MACRON-BAYROU : LES COULISSES D’UNE CHUTE PROGRAMMÉE
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Mais tout de suite, c'est parti pour les indiscrets. [Musique] Au sommaire cette semaine et c'est reparti comme en 24, comme en 2024. Emmanuel Macron risque fort de se retrouver sans premier ministre le 8 septembre prochain.
François Baou a décidé de jouer quiit tout double en réclamant la confiance du député, sinon il part. Les oppositions ont tout de suite annoncé qu'elle voterait non. Emmanuel Macron lui affiche une confiance à toute épreuve mais se retrouve à nouveau en première ligne.
Nil s'a enquêté sur les enjeux et coulisses de cette rentrée politique hors norme. Et vous entendez ce silence ? C'est Marine Le Pen qui reste en retrait du tumulte politique.
Alors que le pays connaît une grave crise de gouvernance politique et une colère sociale qui devrait s'exprimer le 10 septembre dans les rues, la patronne du Ren donne l'impression d'attendre que le fruit Macron tombe pour recueillir le pouvoir. On va tenter d'y voir plus clair dans la stratégie du parti d'extrême droite pour la rentrée. Bonjour Nils.
Salut Lisa. Salut à toutes et à tous. Alors c'est la crise.
Ça y est Nils ? Oui. Et et euh tu l'as dit en introduction, il y a comme un goût de déjà vu hein dans le scénario que Macron et son Premier ministre tentent de vendre au Français.
Il y a un an, Macron prononçait la dissolution de l'Assemblée et imposé un gouvernement de droite avec Barni à sa tête malgré les résultats des urnes qui avaient mis le NFP en tête. À l'époque déjà les observateurs de la politique dont nous au médias les journalistes nous demandions comment ce gouvernement à droite allait tenir sans majorité à l'assemblée. Ça n'avait pas raté.
Barni était tombé au bout de 3 mois et à la place Macron avait sorti de son chapeau Bairou, un politicien sur le retour à la ligne politique flou qui a accumulé les erreurs et les casseroles dont le gigantesque scandale Betaram que nous avons largement couvert aux médias. Il n'empêche on a tenu 8 mois me souff me souffle un soutien du béarné qui trouve que ce n'est déjà pas si mal. Mon interlocuteur met la fin attendue du gouvernement sur le compte de la composition de l'assemblée sans majorité pour le président.
Mais il y a aussi la personnalité de François Bairrou qui pouvait apparaître aux yeux du grand public comme un centriste bontin potentat local mais capable de discuter avec l'ensemble des partis. En réalité le Premier ministre est apparu dans toute sa médiocrité menteur sur Betaram on l'a dit mais aussi sur la situation économique du pays qu'il n'a de cesse de dramatiser sans souffle sans projet. Il n'a cessé de l'ouvoyer pour gagner du temps hein son obsession comme Emmanuel Macron et tenir à Matignon.
Sans compter ses gars et sorti Loufo pour ne pas dire ridicule qui lui ont valuquer du public mais aussi un certain mépris de la part de ses pères. Non. Oui, si au début les impères de François Baou ont pu le rendre touchant aux yeux de certaines personnes comme lorsqu'il cherchait ses papiers lors de son premier discours de politique générale à l'assemblée, il a vite lassé par son côté décalé hein qui tranche avec la gravité de la situation qu'il n'a cessé de marteler auprès des Français.
Et alors là nouvelle gaffe sur les boomers comme on dit lors de son intervention au JT de TF1. Les premières victimes, c'est les plus jeunes des Français à qui on a réussi à faire croire, je disais tout à l'heure euh ça sera dans les livres d'histoire, c'est eux qui sont les victimes, c'est eux qui devront payer la dette pendant toute leur vie et on a réussi à leur faire croire qu'il fallait encore l'augmenter. Euh vous trouvez pas ça génial ?
Tout ça pour le confort de certains partis politiques et pour le confort des boomers comme on dit qui de ce point de vue là considère que ma foi tout va très bien. Je crois moi que la lucidité c'est la première vertu d'une nation et la volonté de s'en sortir. Voilà.
Et finalement le lendemain on dirait qu'il n'assume plus. Vous aviez un propos qui a étonné boomer sur la situation économique. Est-ce que vous réitérez ces propos ?
Parce que les boomers sont responsables de dramatique dansqu déformez ce que j'ai dit. Alors, je vais dire ce que j'ai dit. Boomer, qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire ceux qui sont les enfants du baby boom. J'en suis. Ceux qui sont nés après la guerre entre 45 et et 65, c'est 20 années ou 25 années là.
Euh et bien c'est une génération qui a été très nombreuse. C'est la c'est la renaissance démographique de la France après la guerre. Alors c'est une expression que votre génération a inventé et que j'ai donc simplement reprise.
Qu'est-ce que je dis ? Je dis que ceux-là qui ont profité de l'aisance de l'aprègerre, qui ont travaillé beaucoup mais qui ont profité de cette de cet élan là, il devrait être aujourd'hui à mes côtés les premiers pour qu'on baisse la dette et pour que ça ne soit pas les plus jeunes qui soient obligés de la payer. Vous avez entendu ce que j'ai dit là ? le le la dette qu'on a accumulé, c'est votre génération qui va la payer, ceux qui sont au travail et ceux qui seront au travail demain.
Et je trouve qu'il y a là quelque chose qui est immoral, que une génération ne pense pas à la génération suivante qu'elle lui impose, sans le lui dire la charge d'avoir à payer pendant des décennies des facilités que nous avons rencontré aujourd'hui. Ça n'est pas normal. Et qui devrait être en première ligne ?
Ben, c'est les parents. Parents, grands-parents. Répond à ceux qui veulent pas qui veulent pas en fait.
Mais ceux qui ne veulent pas, c'est exactement l'objet du débat. Voilà, en fait c'est un peu comme Emmanuel Macron. On n'est pas assez intelligent pour comprendre cette pensée complexe.
C'est vraiment du bairou purju. Et puis Lisa, il a aussi fait preuve de l'acheter, hein, comme le me le faisait remarquer un ministre après avoir appris qu'il comptait donc demander la confiance des députés le 8 septembre. Et bien, il l'avait mis aucun de ses collègues dans la confidence.
Euh alors je je demandais justement à ce ministre si effectivement enfin comment comment ils avaient appris la nouvelle et ben il me dit on a tous fait une tête de 36 pieds de long en réunion puisque euh effectivement bah on avait pas été on avait pas été mis au parfum et donc pourtant ce ministre est pas quelqu'un antibairou parce qu'on sait qu'il y a plusieurs tendances effectivement au sein du gouvernement tout le monde n'est pas proou mais en réalité le premier ministre a traité directement avec Emmanuel Macron qu'il a rencontré au fort de Bréançon la semaine dernière dernière et Emmanuel Macron a probablement fait semblant de croire que ce plan pourrait marcher. Il a pris son risque hein, c'est ce que m'explique un familier de l'Élysée qui cite la phrase favorite du président, souvenir de ces années de banquier d'affaires chez Rothschild. Ah, c'est vrai que dans l'entourage des ministres, pour avoir un petit peu arpenté les couloirs de l'Élysée cette semaine, on l'a dit aussi euh ah mais Baou, de toute façon, on a l'habitude, il fait ça tout seul, on a été pas on n'a pas été prévenu, on commence à avoir l'habitude de sa manière de fonctionner.
Donc, on sentait quand même une petite une petite ranqueur là-dessus et Bairou n'a pas raté ou pas pris l'occasion de négocier en plus avec les oppositions. Oui, absolumentin. Alors, c'est vrai, tu décris très bien cette atmosphère effectivement de retournement contre François Baou là petit à petit tout le monde le lâche.
C'est un peu voilà, ils veulent pas couler avec le navire Bairou. Et puis c'est vrai que il a très maltraité avec les oppositions. Lui qu'on disait enfin qui se voyait en tout cas comme un grand négociateur, un centriste, hein, pur jus.
Euh, il a réussi quand même à se mettre à dos la gauche dont les écolos et le PS qui était pourtant pas fermé au dialogue au départ et surtout le Rassemblement national hein qui constituait quand même son meilleur garde-de contre une censure à l'Assemblée. On rappelle quand même que François Bairou a échappé à plusieurs motions de censure grâce au parti de Marine Le Pen à l'extrême droite. Alors d'abord, il a procrastiné tout l'été hein en prétendant qu'il ne prenait pas de vacances hein.
Il a fait un peu comme Gérald Darmanin. Moi, je ne prends pas de vacances, je trava je travaille. sous-entendu contrairement à ses collègues.
D'ailleurs, ça a fait beaucoup plaisir au ministres, hein. C'était le la première cassure entre guillemets. Et puis euh d'ailleurs, un l'un de ces ministres me confier début août qu'il ne comprenait pas, je cite, à quoi Bairou occupait ses journées.
Voilà. Donc euh et puis les socialistes notamment qui sont les plus gouvernement compatibles si j'ose dire ont attendu en 20 un signal de Matignon qui n'est jamais venu. Mais en plus François Baou les a accusé de ne pas avoir répondu à ses appels.
C'était au direct du 20h de TF1 lundi dont on a déjà vu un extrait assez maladroit de sa part. Autant te dire que ça n'a pas plus du tout aux oppositions regarder le coup de gueule de Marine Tondelier, la patronne des écolos. Bon, je vais en discuter comme c'est toujours le cas avec les présidents de groupe parlementaires à l'Assemblée nationale Cyril Châelin et au Sénat Guillaume Gontard.
Mais on va se dire les choses, on est déjà allé le voir deux fois. On l'a écouté parler, on l'a entendu dire à à Cyel Châelin et à moi que on était pas encore né, je sais pas quoi. Donc on a rien compris.
On lui a entendu quand on lui posait des questions sur les sujets environnementaux qu'en fait il avait fait des pistes cyclables à peau. Donc tout allait bien se passer et au deuxème rendez-vous, il nous a quand même expliqué que là c'est à mi pride, il avait des preuves que c'était pas dangereux pour la santé et au-dessus de ces notes, il y avait des grands logos du ministère de l'agriculture qui comme chacun sait est un expert en matière de santé. Ah bah non, c'est raté.
Et donc voilà. Et là quand je l'entends dire à la télé, bon là maintenant c'est sûr, je vais discuter, il lui reste un compte à rebour de 12 jours pour tout vous dire. Moi je pensais que ce soir il allait annoncer sa démission anticipée pour en finir voilà de fiasco.
Non lui dit reste 12 jours alors là je vais commencer à discuter. Alors qu'il a fait il a attendu la fin de la session parlementaire pour faire des des propositions qui sont inacceptables pour les Français et il le sait. Il a fait ça ce jour-là pour pas qu'il y ait de débat parlementaire possible.
Il attend juste avant le début de la reprise de la session parlementaire pour là mettre sa confiance en jeu en disant que c'est pas vraiment de la confiance mais ça s'appelle un vote de confiance mais c'est pas sur la confiance. On a rien compris. Et là quand il se rend compte que tout le monde dit "Bah oui, bah nous on va répondre qu'on a pas confiance, voilà, on va voter contre." Il dit "Attendez, attendez là, je vais vous recevoir." Bah c'est un peu tard quand même.
Et surtout en disant "J'ai pas pu leur parler avant parce qu'ils étaient en vacances, c'est même insultant." Et il dit, "Du coup, non, j'ai appelé tout le monde, moi il m'a pas contacté. Je sais par les journalistes qui veut me voir et ça vous voyez, il fait comme tout depuis le début à l'envers." Voilà.
Alors, évidemment euh ça pose quand même un certain nombre de questions et ça pose aussi un gros problème à Emmanuel Macron. Alors, il n'a évidemment aucun scrupule à être débarrassé de Bairrou qu'il déteste. On rappelle quand même que François Bairrou s'est imposé à Matignon, hein.
C'était pas du tout le premier choix d'Emmanuel Macron. Euh, alors évidemment le président l'a appelé son ami en public la semaine dernière. Toi et moi, on sait ce que ça veut dire.
Quand Emmanuel Macron commence à parler d'amitié concernant son premier ministre, c'est comme Édouard Philippe, 2 mois après, il est mort politiquement ou en tout cas, il est éjecté du gouvernement. Et euh le problème c'est que Emmanuel Macron, si Bairrou effectivement n'obtient pas la confiance du Parlement, ce qui a l'air d'être en bonne voie, va se retrouver sans fusible hein, puisque le premier ministre quand même à Matignon est censé être le fusible du président, c'est-à-dire il prend les coups à sa place. Et là, ben Macron va se retrouver un petit peu à poil.
On se pour reprendre l'expression du célèbre compte d'Andersen, le roi est nu. Et preuve que la situation est grave, la dissolution n'est désormais plus écartée par le locataire de l'Élysée. Je pense que tu en as eu peut-être l'écho aussi lors de ton déplacement après le à l'Élysée, après le conseil des ministres, mais euh l'entourage effectivement d'Emmanuel Macron répète aux journalistes, il ne va pas se priver d'un pouvoir constitutionnel et même des finelles comme Gérald Darmanin évoquent désormais publiquement cette éventualité dire.
Alors, l'autre possibilité qui est évoquée en sous-main, euh, c'est l'article 16 de la Constitution qui revient voilà comme un diable sorti de sa boîte. Euh donc l'article 16 de la Constitution permet au président de la République de s'arroger les pleins pouvoirs en cas de situation de crise. Alors évidemment, on en est pas encore là, mais n'oublions pas que l'année dernière, en 2024, quand le même scénario avait déjà été joué, le président avait fait venir à l'Élysée d'éminents constitutionnalistes et juristes.
De mémoire, c'était le journal l'opinion qui l'avait révélé pour connaître les modalités de cet article. Donc le fameux article 16 qui n'a pas été utilisé depuis de Gaul en 1961 lors du PCH des généraux à Alger. Voilà, donc ça remonte quand même.
En attendant, Macron, je cite, fait comme s'il avait encore la main. soupire l'un de ses anciens conseillers qui a gardé de bons contacts au château. Euh et d'ailleurs, le Figaro relate que mardi soir, le président donc a réuni une soixantaine de ses collaborateurs dans la salle des fêtes à l'Élysée pour vanter son bilan et les appeler à rester combatif face à la situation politique.
Et donc cet ancien conseiller me dit "On ne sait pas trop ce qui relève de l'inconscience ou de la méthode courée chez le chef de l'État." Et une autre mauvaise surprise pour Baerou, c'est venu du Rassemblement national. C'est ton deuxème sujet.
Et oui, puisque quelques heures après que Baou a annoncé qu'il allait se soumettre à un vote de confiance à l'Assemblée, le parti d'Extrême droite a fait savoir qu'il ne la voterait pas cette confiance parce que s'il s'était abstenu, le premier ministre aurait pu atteindre le quorum nécessaire de voie effectivement pour se maintenir. Mais non, peu après, Marine Le Pen a précisé la position de son groupe qui votera, je cite évidemment, contre la confiance au gouvernement de François Bairou. Euh voilà, on le voit euh s'afficher ce fameux tweet.
Alors ça euh effectivement François Bairou ne s'y attendait pas et d'ailleurs pas plus qu'Emmanuel Macron selon mes informations. Euh Marine Le Pen n'a pourtant voté aucune des huit motions de censure qui ont visé le gouvernement. Il y en a huit, hein, quand même entre février et début juillet.
Euh mais la donne politique et sociale a changé. Les frontistes ont lu les sondages comme les autres parties. On rappelle que plus 3/4 de France des Français sont contre Bairou.
Et puis tu l'as dit en introduction, il y a ce fameux mouvement du 10 septembre alors qui suscite une réaction mitigée au sein du Rassemblement national. On en a parlé pour préparer cette émission euh puisque le Rassemblement national a fait savoir qu'il n'avait pas vocation, je cite, à être l' ni à être l'instigateur ni l'organisateur de manifestation et d'ailleurs, il ne donnera pas officiellement de consignes assez sympathisants. C'est ce qu'a assuré vendredi dernier la députée Edwich Diaz qui est aussi vice-présidente du parti.
à la FP et en fait on peut dire que le RN se signale par un double discours sur les questions économiques et sociales. Le parti s'affiche comme un parti des petites gens alors qu'il épouse en réalité une politique violemment antisociale. Alors on sait que Bardella dans ses discours a déjà dénoncé le soi-disant assistana concernant les prestations sociales.
Le RN a aussi reculé sur le report de l'âge de départ à la retraite puisqu'il a dit que c'était plus une priorité. Euh hier d'ailleurs, il y avait euh la journée euh de rencontre entre les politiques et les grands patrons, hein. C'était au MEDF euh effectivement et euh on a vu Bardella qui a voulu donner des gages effectivement au patronat avec ce petit Laus qui a beaucoup fait ricer sur les réseaux sociaux.
Regardez ça. Et moi je pense que le problème dans notre pays et l'un des indicateurs dont personne n'a parlé aujourd'hui, c'est que la productivité de l'économie française entre 2017 et 2025, elle stagne. Et le sujet essentiel, c'est qu'il n'y a pas assez de gens qui en quantité travaillent dans notre pays.
Il est anormal qu'alors que le premier emploi stable soit de 27 ans en Allemagne, qu'il soit de 23 ans en France, il faut pousser les jeunes plus tôt sur le marché du travail. Il faut mettre en place le collège modulaire. C'est une erreur que de considérer que toute une classe d'âge, que toute une génération doit être poussée vers des bacs + 5 à l'université.
Parce que la réponse aussi aux besoins de main d'œuvre de nos entreprises, c'est de faire ce qui se fait en Allemagne ou en Suisse, c'est de mieux orienter plutôt plus jeunes et de revaloriser les métiers manuels. Voilà. Et pour cause, Bardella n'a aucune expérience professionnelle autre que la rente politique puisqu'il travaillait comme assistant parlementaire avant d'être élu.
Et puis le RN reste ambigu dans ses intentions vis-à-vis du patronat en s'opposant à une nouvelle réforme de l'assurance chômage tout en faisant souffler le chaud et le froid autour de la flat taxe. Deux grands dossiers défendus évidemment bec et ongles par le patronat comme l'a noté libération aujourd'hui. Dans tous les cas, le journal note tout de même que cette année le RN a été reçu comme tous les autres partis sur un pied d'égalité alors qu'il était encore perçu comme un danger l'an passé par le patron de l'organisation.
Décidément, le capitalisme se nourrit du fascisme et c'est un sujet qu'on a beaucoup parlé dans l'instant Porsché he l'émission économique donc que je fais avec Thomas Porchet. On le sait très bien que l'extrême droite c'est une escroquerie sur le plan économique. C'est un programme extrêmement libéral.
Et on se rappelle aussi de Jordan Bardella qui avait soutenu Bernard Arnaud en disant "Oh, il se lève plus tôt que ses salariés." Donc faut pas oublier ce genre de choses. Mais en tout cas, c'est vrai que l'attitude du RN, elle a un petit peu bousculé au niveau de au niveau de l'État et d'Emmanuel Macron, non ?
Oui, oui, il y a eu un vrai désarrois à la tête de l'État. Euh et d'ailleurs mes sources macronistes insisteraient sur le coup de Massu que représente ce Volt face du RN vis-à-vis de Bairou et aussi vis-à-vis d'Emmanuel Macron hein. Le dernier conseil des ministres mercredi euh auquel tu as assisté en tout cas à sa sortie euh s'est déroulé dans une ambiance crépusculaire hein selon un participant avec je cite une intervention uniquement du président dans ses souvenirs de campagne.
Ça commence à remonter et un byro, je cite très en retrait comme s'il était déjà parti, on avait le sentiment que lui et le président avait eu une discussion difficile avant donc la Réunion me confie ma source. Et toi alors Elisa, tu étais à l'Élysée mercredi comme je l'ai dit. Est-ce que tu as pu glaner quelques infos ?
Alors à l'Élysée dans l'entourage des ministres, on voit qu'ils essaient de garder la face, de dire c'est pas la fin, on est combatif, le fameux élément de langage que tu as rapporté d'Em Emmanuel Macron. Mais on sent la crise venir quand même. Euh Baou, tu le disais, compter sur l'abstention du RN et sur une ego avec le PS.
Et ça a vraiment étonné en fait que les deux parties euh annoncent le nom de au vote de confiance aussi rapidement. En fait, il pensaiit qu'il pourrait encore un petit peu négocier. C'était pas vraiment dans les plans.
Et on voit aussi qu' martelé l'esprit de responsabilité avec l'argument de là c'est pas un vote pour ou contre Bairou, c'est pas un vote pour ou contre le budget, mais c'est au moins s'entendre sur les sur le diagnostic qu'il faut dépenser moins et produire plus. Alors, normalement, les socialistes ne veulent pas dépenser moins et produire plus. Et puis en coulisse, des ministres grognent un peu, hein, vraiment sur l'attitude du PS jugé comme politicienne pour gagner des électeurs à l'approche des municipales.
Je cite une ministre, le PS est censé être un parti de gouvernement. Et c'est là qu'un journaliste lui a dit bah peut-être qu'ils ont aussi quelques convictions politiques. Ça, je laisserai débattre les gens aux médias.
Mais le président de la République en fait aurait dit que la situation est préoccupante financièrement mais pas cata en tout cas. Et autre info, la suppression des jours fériers, c'est pas le truc des républicains, mais ils vont quand même voter euh car il faut de la responsabilité. Donc voilà, au pouvoir, on s'étonne vraiment de la de l'attitude du PS et du RN car je cite "La censure ou le vote sur le budget existe encore même après le vote de confiance." Voilà, un peu l'état d'esprit et ils nous ont promis qu'ils n'ont pas parlé du après 8 septembre.
On en a pas parlé, on pense qu'au 8 septembre. Pour l'instant, on n pas parlé du après ça reste des promesses et des offres. qu'on sait comment ça se passe.
Oui. Et puis surtout l'ambiance est pas tout à fait en coulisse. En tout cas, l'ambiance c'est pas tout à fait la même et notamment chez les conseillers puisque tu sais nous journalistes on a des en général on a des offs aussi on a des dialogues avec les les conseillers ministériels.
Donc c'est c'est l'entourage en fait des ministres he qui travaillent chacun sur leur dossier thématique et puis eux en fait bah clairement sont déjà en train de préparer leur CV et de relancer leur chasse à l'emploi. Je sais pas si voilà en tout cas si le discours officiel effectivement se veut volontariste et pas kata pour reprendre les mot d'Emmanuel Macron, il y a quand même une atmosphère de fin de règne. Alors désormais effectivement Marine Le Pen réclame comme Mélenchon une dissolution voire une démission du président interme.
Alors pourquoi ? Et bien elle a l'espoir que celle-ci débouche sur la cohabitation avec elle ou Bardella à Matignon. Et donc en ce cas effectivement le RN aurait déjà les clés du pouvoir avant 2027.
Et puis il y a une peut-être une raison moins avouable hein à ce refus de voter la confiance à François Bairou. Marine Le Pen, on le rappelle, a été condamnée à une peine d'inéligibilité, j'ai réussi à le dire en première instance à l'issue de son procès sur l'affaire des emplois fictifs au Parlement européen. Pour le moment, théoriquement, elle ne peut plus se présenter à une nouvelle élection.
Ça veut dire là si effectivement Macron dit sous l'assemblée et qu'on va tous devoir retourner dans l'isoloir comme l'année dernière, ça veut dire qu'elle ne pourra pas se représenter actuellement effectivement elle est député. Alors, il se dit dans le petit milieu politico-médiatique que la patronne des députés RN pourrait tenter un coup de force juridique et politique en se présentant malgré tout à l'élection si Macron décidait de dissoudre l'Assemblée. Euh c'est vrai que Marine Le Pen n'a jamais caché son intention de mettre au pas le Conseil constitutionnel et puis elle s'en prend aussi régulièrement aux juridictions européennes comme la Cour européenne des droits de l'homme.
Et c'est vrai aussi que ces deux juridictions n'ont pas encore tranché sur la question de son inéligibilité. Alors, une candidature dans le Pas de calé pourrait servir de ballon d'essai avant celle de 2027. C'est en tout cas dans les cartons de la patronne du RN.
Et puis Lisa, rappelons-nous qui a été nommé récemment président du Conseil constitutionnel grâce à l'abstention bienveillante du RN. Et bien Richard Ferrand, un fidèle du président et à l'époque l'attitude du RN avait fortement interrogé une partie de la classe politique dont le défunt député LR Olivier Marlex qui avait parlé effectivement d'un deal secret entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Alors évidemment, on fait pas de complotisme mais moi j'avais fait un sujet pour politis à l'époque et effectivement des sources macronistes m'avaient assuré que Richard Ferrand effectivement bénéficier d'une certaine bienveillance de la part du pat de la patronne du Rassemblement national.
De là à penser que le RN attend un renvoi d'ascenseur pour permettre à Marine Le Pen de se présenter. Malgré tout, il n'y a qu'un pas. Merci beaucoup. [Musique] Et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de Les indiscrets.
J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. La situation politique est inédite, historique et plus on le dit, plus c'est vrai. Face aux 105 millions d'euros du milliardaire ultra conservateur stérin qui veut installer l'extrême droite au pouvoir, le média lance repost, une contreoffensive vitale et citoyenne.
C'est notre unique chance de bâtir une chaîne d'info populaire et indépendante, capable de percer sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne pour donner enfin la parole à celles et ceux qu'on ignore. Ensemble, reprenons le terrain et protégeons notre démocratie. Soutenez-nous sur campagne.v.fr.
FR. Bonne journée [Musique]
Emmanuel Macron