🔴 "24 HEURES pour rouvrir Ormuz" : le dernier ultimatum de Donald Trump|LCI
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Vous allez voir que le président américain ne perd pas le nord, continue de menacer bien évidemment Téhéran. Et un nouvel ultimatum nous vient de Washington. 24 heures, dernier ultimatum donné par Donald Trump à Téhéran, 24 heures avant la reprise de la guerre.
Un président ulcéré par les provocations du régime iranien et qui ne croit plus aux négociations. Je vous propose de l'écouter. Ce sont des menteurs, des tricheurs, des personnes malades.
Ce sont des ordures. Vous savez ce que c'est une ordure ? Ce sont des gens malades, dirigés par des gens malades.
Vous êtes probablement dans un avion dangereux à cause de ces crapules auxquelles nous devons faire face. Ce sont des fous pour être honnête avec vous, des fous. Ils sont un peu incontrôlables.
Ils échangent avec d'excellents diplomates, mais je ne sais pas, ils sont un peu fous dans leur tête. Voilà, 24 heures. Tiens, rapide tour de table, 24 heures.
Je commence par vous, Xavier. On y croit. Encore un de plus.
Et qu'est-ce qui se passera après 24 heures ? Les Iraniens vont encore trouver une bonne solution pour poursuivre des négociations qui, en fait, n'ont quasiment jamais lieu. Et en tout cas, pas sur l'essentiel, pas sur le nucléaire.
On se bat pour Hormuz. On discute vaguement pour Hormuz. Alors, pour les Iraniens, c'est à qui ?
Ils sont les maîtres du Détroit. Ils vont organiser la sécurité. Ils vont organiser tous les aspects techniques.
Ça coûtera très très cher. Mais les armateurs devront payer. Ils n'en ont aucun doute.
Alors, surtout pas pour le nucléaire. Restez bien avec nous, parce que vous verrez que pendant que nous parlons, pendant que les Américains tentent de négocier, eh bien, Téhéran, visiblement, reconstruit son arsenal nucléaire. Votre sentiment, général, et je dis bien général, à dessein, 24 heures, 24 heures, pour faire quoi ? 24 heures ou la reprise de la guerre ?
Voilà ce que nous dit Trump. Déjà, reprendre ou prendre simplement le Détroit d'Hormuz ne va pas se produire, vraisemblablement, parce que ce serait déjà fait depuis un certain temps s'il y en avait eu les moyens ou peut-être aussi l'acceptation des pertes que ça aurait impliqué pour les Américains en particulier. En revanche, ce qu'on a vu quand même il y a deux jours, c'est que Trump a dit qu'il allait frapper.
Pour une fois, il avait frappé. Donc, ça nous change un petit peu dans les déclarations, dans l'application de la déclaration. Et là, peut-être que ce qu'il vient de dire annonce qu'il y aura effectivement des frappes sur les Iraniens s'il n'y a pas cette liberté de circulation.
Ça, c'est l'aspect purement militaire et la vision américaine. La conséquence, est-ce que pour autant, les bateaux vont essayer de passer ? Il ne restera suffisamment de capacité de nuisance iranienne pour finalement encore frapper des navires civils, ne l'oublions pas quand même, qui ne sont pas américains.
Et donc, cette frappe des navires civils posera un problème. Donc, oui, il peut y avoir une... montrer ses muscles du côté américain pour dire qu'on continue à mettre la pression en espérant peut-être qu'un jour, il y aura des négociations.
Moi, je n'y crois pas du tout depuis le départ, mais on verra. Peut-être que ça va faire quelque chose. Et puis, d'un autre côté, qu'est-ce qui va se passer pour ces navires ?
Alors, moi, je dirais que pour finir ce sujet, rappelons-nous qu'il y avait en gros 20 000 marins qui étaient pris en otage par les Iraniens pendant ces semaines dernières, qu'il n'y en aurait plus que 6 000 ou moins. et que l'objectif serait effectivement d'abord que tous ces marins puissent partir et ne plus être des otages des Iraniens. Et je pense que le jour où tous les otages marins sur ces navires auront pu partir, peut-être qu'il y aura un moyen de pression de moins de la part des Iraniens et ne laissera plus de liberté de manœuvre aux Américains pour agir militairement d'une manière plus forte.
Je vous laisse la parole, mais il faut partir dans le golfe. On va retrouver notre correspondant, Pierre-Olivier Danton. Merci beaucoup, Pierre-Olivier, d'être avec nous.
Est-ce que l'on connaît, Pierre-Olivier ? Est-ce que les pays amis, les pays alliés, les pays voisins, là où vous êtes, connaissent les termes de cet ultimatum 24 heures et après ? Ce qui est sûr, Christophe, c'est ce que l'on sait en tout cas, c'est que c'est un message qui a été transmis par l'intermédiaire de médiateurs régionaux des États-Unis vers l'Iran.
Dans ce message, vous le disiez à l'instant, l'administration Trump exige que l'Iran reconnaisse publiquement que le détroit d'Harmouz est ouvert et surtout que l'Iran s'engage à ne cesser ses attaques sur les navires commerciaux. Ce message, vous le disiez, en réalité, c'est un ultimatum, car les États-Unis laissent jusqu'à aujourd'hui à l'Iran pour s'exécuter. Autrement, un responsable américain explique qu'il y aurait de lourdes conséquences en cas de refus.
Je le cite. Si leur position n'est pas celle que nous attendons, alors ce ne sera pas une bonne journée pour eux. Comprenez, les États-Unis brandissent la menace de nouvelles frappes, de la reprise des frappes, comme ils ont pu le faire cette semaine.
Autre menace brandie par Washington, et pas des moindres, c'est celle d'un retour du blocus naval américain dans le golfe d'Omane, celle d'un retour du blocus des ports iraniens pour venir étouffer les exportations iraniennes. Plusieurs indices viennent étoffer cette possibilité, notamment les porte-avions USS Abraham Lincoln et USS George H.W.
Bush qui ont été repérés, positionnés dans le golfe d'Omane à environ 160 km l'un de l'autre, et surtout positionnés dans la zone où avait été mis en place le blocus naval il y a quelques semaines. Voilà pourquoi cette hypothèse est à prendre au sérieux. Merci beaucoup, Pierre-Olivier Dantan.
Précieux, ce que sont vos informations. Et pendant ce temps-là, on vous rejoint, Pierre-Olivier, le Sampcom, le fameux centre de commandement américain, a posté cette nuit de nouveau des images, et oui, ça fait tilt chez les Néral-Chan aussi en général, quand je prononce ces mots, regardez, eh bien des images d'avions qui se préparent, d'opérations militaires depuis ces forteresses navales que sont les porte-avions américains. Est-ce que, Vincent, la politique de l'ultimatum va finir par fonctionner ?
Personnellement, j'en doute. Surtout avec Téhéran. En plus, c'est un ultimatum idiot, puisque le détroit d'Ormouz est ouvert.
Il y a entre 50 et 60 navires qui passent par jour. Là, je parle sous le contrôle d'Oxavier, qui est le spécialiste de marine trafic. Il y a entre 5 et 10 millions de barils de jour qui transitent par jour.
Un peu moins ces jours-ci. Peut-être un peu moins. Au cœur de la crise, ça a baissé, forcément.
Un peu moins ces derniers jours, mais néanmoins avec, d'ailleurs, deux tiers par la route nord, côté iranien, et un tiers par la route sud, donc le long des côtes de Man. Donc, finalement, le détroit n'est pas vraiment fermé. On a entendu Patrick Pouyané, cette semaine, dire que ses traders, son équipe de traders à Genève, prenait des positions, justement, pour charger des navires dans le Golfe.
Maintenant, ce qui serait plus intelligent, c'est de détruire les trois jetés du terminal pétrolier de l'île de Cargue, tout simplement. Ce qui obérait...
Le général fait oui de la tête. Ce qui obérait 80 à 90 % des capacités de chargement iraniennes, ce qui ne provoquerait pas nécessairement de marée noire, puisque les vannes sont fermées, de toute manière. Et c'est extrêmement simple.
Et les États-Unis, avec une boîte comme Schlumberger, qui est la plus grosse boîte par pétrolière au monde, seraient capables, de toute manière, de reconstruire un terminal en six mois. Je veux que je fasse un commentaire. Le problème, en fait, c'est que la liberté de circulation, oui, le détroit n'est pas fermé, mais on ne veut pas que les navires passent par les eaux iraniennes.
Et on veut que ces navires puissent passer soit au centre, en international, soit par Romane, sans être attaqués. C'est ça, la question. Pardon ?
Il n'y a pas d'international, en fait. S'il y a les trois miles, ou normalement, c'est considéré comme international entre les deux. Non, non.
Ils sont collés les deux zones. Quand vous êtes dans l'ouest du Détroit, à l'est du Détroit, oui, mais dans l'ouest du Détroit, les deux zones sont là. Il peut y avoir des lieux.
Elles se chevauchent, en fait. Non, mais dites ça aux capitaines de navire, à l'équipage, et aux armateurs, et aux assureurs. Non, non, mais...
C'est un peu complexe que de naviguer dans le Détroit d'Ormose. En tout état de cause, l'objectif, c'est que les navires puissent circuler en toute sécurité et ne soient pas imposés de passer par la côte iranienne. C'est ça, l'objectif.
C'est ça qu'il faut comprendre. Oui, mais le verre est dans le fruit depuis le début, puisque depuis le début, dans le mémorandum d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, il est stipulé que l'Iran gérera le Détroit. Pour une période de 60 jours de négociations, ce sera gratuit.
En théorie, c'est gratuit actuellement. Je ne sais pas si certains armateurs payent. Et ensuite, au bon vouloir, des Iraniens et des Omanés.
D'ailleurs, il ne faut jamais oublier les Omanés qui ont un jeu un peu bizarre, un espèce de jeu un peu trouble. Et en fait, la technique utilisée, ce n'est pas celle d'un péage comme sur une autoroute. C'est de dire, il y a des frais techniques, il faut qu'on mette en place des pilotes, il faut qu'on mette en place des remorqueurs, il faut qu'on puisse prévenir des marines noires.
Non, non, mais...
Du racket déguisé. Mais c'est comme ça que le présentent les Iraniens. C'est un peu comme ça que fait la mafia.
Ils ne vont jamais reculer là-dessus et on les voit mal reculer pour le moment. Alors, justement, vous aurez tous la parole. Merci de nous avoir rejoint, Thomas Chenel, parce qu'on va parler d'un jeu de dupe.
La nouvelle illustration que le régime iranien prend vraiment l'administration Trump pour une bande d'imbéciles, ou alors d'une Amérique qui tente de se dédouaner en cas d'échec cuisant, ce qui est tout à fait, Thomas, possible, puisque si l'on en croit les Américains, il y aurait donc, à Téhéran, des gentils Iraniens et des méchants Iraniens. Exactement, c'est la posture des Américains. Nous ne parvenons pas à discuter avec eux parce qu'il y a des méchants membres du régime qui attisent les tensions quand d'autres membres du régime sont moins méchants et capables, eux, de consensus, de compromis.
Nos confrères d'Axios révèlent que des négociateurs iraniens auraient en fait rejeté la responsabilité des tirs dans le détroit d'Hormuz sur les plus dangereux. Ce sont des éléments radicaux au sein du régime qui ont ouvert le feu sur les navires afin, disent-ils, de regagner des moyens de pression. Ces propos ont été rapportés par des membres de l'administration Trump qui corroborent d'ailleurs la déclaration d'un ancien commandant des gardiens de la Révolution.
Lui aussi a rappelé cette posture belligérante du corps militaire très dur dans l'attitude à tenir face aux Etats-Unis. Ils ont assassiné des centaines et des centaines de personnes. Nous devons être parfaitement préparés lorsque nous les affronterons au combat.
Ils ne pourront pas nous tendre d'embuscade ou s'ils le font. Ils ne pourront pas nous retenir. Voilà, c'est là toute la difficulté de ces négociations selon les Américains puisque publiquement, les négociateurs, le corps des gardiens de la Révolution islamique, d'autres responsables iraniens affichent ensemble une position unie, oui, mais dans les coulisses des négociations selon responsables américains, les Iraniens tenteraient en fait de résoudre ces difficultés internes sur les désaccords quant à la stratégie adoptée dans le détroit d'Hormuz, les plus dangereux seraient les auteurs des tirs contre les bateaux commerciaux.
Selon le négociateur américain, certains Iraniens auraient même dit on a merdé, on a fait une erreur, oui, mais continuons à discuter. Bon, cette lutte de pouvoir au sein du régime iranien relayée depuis des semaines par l'administration Trump empêcherait d'arriver à ces négociations. Des éléments plus gentils au sein du régime iranien souhaiteraient parvenir à un accord, mais ils devraient reprendre en main la situation avec les plus méchants.
Cette multitude d'interlocuteurs, c'est exactement ce que Donald Trump est fustigé dans son langage bien à lui il y a quelques semaines. Leurs dirigeants ont tous disparu. C'est là une partie de notre problème.
On ne sait pas du tout à qui on a affaire. Ils appellent, c'est Mohamed, et je leur dis êtes-vous un dirigeant ? Nous recherchons un dirigeant.
C'est le seul pays au monde où personne ne veut être à la tête de l'État. Ils espèrent désormais les Américains qu'après la rencontre qui se déroule à Mascate aujourd'hui, peut-être ils pourraient reconnaître ces fameuses erreurs menées par des éléments radicaux. Merci beaucoup Thomas.
Savoureux, mais sans dit long quand même sur l'administration Trump et surtout sur qui il y a en face. Surtout, ce qu'il y a, c'est que ce qu'on voit, c'est que depuis le début, depuis qu'il y a eu l'effondrement de la gouvernance de la République islamique d'Iran, c'est qu'aujourd'hui, on voit bien clairement ce qui se passe. C'est-à-dire qu'on a d'un côté des négociateurs, Galibaf, et de l'autre côté, on a les passes d'Aran avec Vaidi.
Et on voit bien que là, il y a deux lignes directrices qui sont en opposition. L'une qui veut plus ou moins aller vers une forme d'accord et encore, il faudrait savoir ce qu'il y a dans cet accord réellement, puisque là, on a une feuille de route, on n'a pas un accord. Et que de l'autre côté, vous avez bien vu, que Vaidi arrive à mobiliser les Iraniens, donc ces 30, 25, je ne sais pas combien de pourcents de la population qui dit pas d'accord.
Il y a eu des manifestations en Iran contre ces accords. Donc aujourd'hui, on voit bien qu'il y a une légitimité qui est en train de se faire à la fois du côté des passes d'Aran et du côté de la population pour rejeter cet accord. Et de l'autre côté, on a une diplomatie de la République islamique d'Iran qui continue à jouer ce jeu.
Donc on voit bien que là, il y a une antinomie entre les deux. On va retrouver Bessabé en Israël. Merci beaucoup Bessabé d'être de nouveau avec nous.
La question est simple. Est-ce que là où vous êtes, on considère également qu'il y a des gentils Iraniens et des méchants Iraniens ? Et puis on écoutera d'ailleurs un de ces méchants Iraniens, en l'occurrence, dans quelques instants, le chef des gardiens de la Révolution, le fameux Ahmad Ouahidi.
Vous verrez que le message est plutôt clair à destination des Américains, d'Israël et du reste du monde, mais également de ceux qui négocient actuellement avec Téhéran. Alors que dit-on Bessabé en Israël ? Oui, alors effectivement, au sein du régime, du point de vue israélien aussi, il y a ceux qui sont plus radicaux et ceux qui sont moins radicaux.
Alors ceux qui sont moins radicaux veulent négocier pour permettre au régime de survivre. Les plus radicaux, effectivement, trouvent que c'est la fermeté, en fait, qui permettra la survie du régime. Et du point de vue israélien, finalement, la solution n'est pas ni dans les bons ni dans les mauvais dans le régime.
Elle se trouve hors du régime. L'objectif d'Israël, c'est un renversement ni plus dit moins du régime. Et parmi les plus radicaux, on rappelle qu'hier, vous avez le secrétaire du Conseil suprême national de sécurité iranien qui a même déclaré qu'en cas de nouvelle frappe sur l'Iran, eh bien, Israël, cette fois-ci, ne serait pas épargné.
Donc, on voit bien que le ton monte chez les radicaux du régime iranien. L'agence, vous savez, nationale iranienne face même véhiculer des appels à tirer sur le port de Haïfa, au nord du territoire israélien. Pour l'instant, évidemment, l'armée israélienne est en alerte maximale, surtout depuis le 7 octobre.
Vous savez, ici, les Israéliens ne prennent plus aucun risque sur le plan militaire et dans le renseignement. Malgré tout, les experts considèrent que l'Iran, pour l'instant, en tout cas, n'a aucun intérêt à ce que Israël, finalement, se joigne aux frappes ou ne participe à cette potentielle escalade. Ce serait trop dangereux alors qu'il est pour le régime iranien.
Merci beaucoup, Béthsabe. Oui, je vous laisse juste. On a des images en direct.
C'est très intéressant dans le contexte dans lequel nous sommes. Regardez, images en direct à la télévision d'État iranienne. Il s'agit d'un message qui est actuellement délivré.
C'est un grand absent. Mojtabar Khamenei, il n'était pas aux obsèques de son père ni tout au long d'ailleurs de ces cérémonies qui, à travers le pays, ont duré six jours. Peut-être un mot sur ces images que l'on voit.
Qui veut réagir ? En fait, c'est un message qui est délivré par Baïdi puisque à chaque fois, apparemment, Mojtabar Khamenei serait dans les mains des gardiens de la révolution islamique et il déciderait de le faire parler ou pas selon la conjoncture. Donc, c'est le scénario des principaux services de renseignement occidentaux.
C'est-à-dire qu'il n'est plus libre en fait de ses paroles et tout ce qu'il énonce, ce sont les gardiens de la révolution islamique. On ne sait pas du tout dans quel état physique il est et il a toujours été très proche d'eux en plus. Il a toujours été très proche de Baïdi.
C'est un ancien de le gardien de la révolution islamique. On peut penser effectivement, comme le dit Vincent, qu'il est utilisé par les plus durs des gardiens de la révolution dans une espèce de bonne parole due au guide suprême. Encore une fois, c'est un message qui est lu.
En Iran, courait l'humeur comme quoi il pourrait diriger une prière à com' dans l'après-midi. A priori, ça semble tout à fait impossible. Physiquement ?
C'est ce qu'il se disait en Iran. Dans ce cas-là, il se serait rendu. C'était assez étonnant.
Alors, il y avait un gros risque pour lui de se rendre aux obsèques de son père, évidemment. D'autres s'y sont rendus. On parlait d'Amadu Haïdi.
Haïdi, notamment, s'y est rendu. Oui, c'est aussi peut-être la solution qu'ils ont trouvée comme on ne sait pas dans quelle situation ils se retrouvent. On va construire ici une certaine image mythique de cette personne qu'on ne le voit pas, qui envoie des messages, on ne l'entend pas savoir.
Un peu comme le même caché, en fait. C'est très bien dans la martyrologie iranienne. Oui, on ne sait pas, en fait.
Donc là, c'est, entre guillemets, une sorte de solution pour l'instant pour tenir cette mythe qu'il y a vraiment un successeur à Ali Khamenei. Mais je dirais une autre chose, justement, parce que ça fait partie aussi de cette vie de bons et méchants. Je crois que si on regarde, en tout cas, je parlais avec beaucoup des analystes israéliens ces derniers jours, on ne croit pas vraiment à cette théorie.
On ne croit pas vraiment qu'il y a deux camps qui tiennent des positions contradictoires. Au contraire, les deux positions, s'ils existent, ce sont des positions complémentaires. Justement, c'est ça l'effet que ce qui est des négociations iraniens.
Certains ont quand même été évincés lors de ces obsèques. La branche des négociateurs, la branche politique, c'est quand même retrouvé parfois coupé d'interviews dans des médias d'État et viré de certains rassemblements lors des manifestations. Donc, il y a quand même un message qui est donné.
Alors, soi-disant aussi pour des mesures de protection et de sécurité pour éviter qu'ils ne se fassent lyncher par la foule. C'est pire. C'est pire.
Mais je crois que ce qu'a dit tout à l'heure Robert Sélém est important. c'est qu'au niveau du Conseil de sécurité iranien, c'est Ouahidi qui a fait en sorte qu'aujourd'hui la personne qui dirige est quelqu'un qui est issu du corps des passes d'Aran et c'est lui qui l'a poussé. Ce qui veut dire qu'aujourd'hui il est en train de mobiliser la rue.
C'est lui qui a le message le plus déterminant d'un point de vue de la politique iranienne et aujourd'hui il est en train de verrouiller les institutions. Donc demain la question c'est qu'est-ce que vaudra la parole des négociateurs qui aujourd'hui sont en face des Américains si toutefois il y a encore de la parole ? Oui, moi j'avance à une autre théorie disons que même si vraiment il y a ce sentiment comme si la foule est contre les négociateurs à la fin même si là ça sert le scénario iranien quand ils sont face à Washington parce qu'ils se disent oui il y a énormément de pression sur nous il faut absolument vous Washington que vous faites des compromis parce qu'on ne peut pas contrôler la foule donc tout ça entre à la fin dans le même scénario avec le même but le but c'est l'hégémonie iranienne dans la région donc est-ce qu'on arrive là-bas à travers les négociations tant mieux si ça ne marche pas par la force mais les deux positions à la fin se complimentent l'un à l'autre alors il nous arrive bien évidemment de Téhéran quelques explications contexte sur cette prise de position encore une fois on va certainement revoir ces images de Moshtaba Khamenei le fils d'Ali Khamenei six jours d'obsèques et un message c'était il y a quelques instants on va venger la mort de l'ayatollah Khamenei général on parlait négociations on parlait ultimatum il y a un instant on parlait des bons et des méchants on n'a pas l'impression que le régime iranien veut céder quoi que ce soit non mais les négociations ne peuvent pas aboutir vu de toute façon la liste de revendications des Iraniens qui en fait revendiquent déjà la victoire on se met de l'autre côté comment voulez-vous que Trump avec tous les moyens qu'il a engagés et le discours qu'il a tenu en permanence puisse accepter cet état de fait il n'a rien dit jusqu'au 4 juillet il a autre chose à faire aujourd'hui dans une autre logique la preuve c'est qu'il commence à donner l'ordre de frapper aujourd'hui il y a un ultimatum qui est rappelé quand même en disant vous libérez le droit de passage dans le détroit d'Hormouz et nous sommes dans ces situations là donc aujourd'hui en plus on peut ajouter ce qu'on dit depuis 3-4 jours les appels au meurtre du Donald Trump ça ne va pas ranger les choses on n'est pas dans un processus je dirais de négociation en revanche qu'il y a peut-être une communication adaptée pour faire croire qu'on met la pression par la parole certes mais le problème c'est qu'avec des gens comme les Iraniens les actes ils existent et quand il y a des actes potentiels il y a un moment où on doit réagir on va venger la mort du guide oui et de sa femme aussi Zahra Ramenei qui est morte donc le 23 février à l'occasion de la frappe donc qui a tué Ali Ramenei donc Zahra Ramenei a perdu une grande partie de sa famille dont son épouse et sa fille je crois une fille non ? les cercueils étaient déjà on pourra revoir ces images positionner les uns à côté des autres avec des photos on va venger la mort du guide bon il pouvait mais de toute façon pour les Iraniens tout ça tombe bien puisqu'ils n'ont aucune intention depuis le début de négocier quoi que ce soit Hormuz absolument pas et puis de toute façon c'est un peu leur assurance vie ou leur arme fatale ils peuvent doubler par Bab el-Mandeb s'ils veulent bloquer aussi la mer rouge grâce aux outils qui n'ont pas bougé une oreille ou quasiment pas il y a eu quelques tirs mais vraiment ça a été extrêmement faible et surtout surtout surtout in fine ils ne veulent pas que l'on parle du nucléaire donc tant qu'on est sur ces arguities par rapport au détroit d'Hormuz qui est un détroit extrêmement important mais pour eux il n'y a pas de problème ils arrivent à exporter leur pétrole ils ne veulent entendre parler de rien ce que pourrait faire Trump aujourd'hui peut-être une des seules choses c'est de remettre en place son blocus alors que les Iraniens remettraient en place le leur vraiment de manière ferme sur le détroit d'Hormuz mais autrement la solution militaire ne semble pas apporter grand chose à la situation en fait le piège dans lequel est tombé Donald Trump il n'y a pas un détroit qui ne semble pas qu'il n'y a pas d'hormuz qu'il n'y a pas d'hormuz