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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 15 août 2022 12 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sportInstitutions & élections

L'interview : Monseigneur Patrick Chauvet - 15/08

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37OuverteRéponse directe

    La critique d'une religion peut encore mener à la violence, à la haine aujourd'hui ?

  • 0:56FerméeRéponse partielle

    Y compris liberté de blasphémer ?

  • 1:32OuverteRéponse directe

    Cette menace islamiste, elle pèse aussi sur l'église. La sécurité sera renforcée aujourd'hui autour des célébrations ?

  • 1:53FerméeRéponse directe

    Il y a une présence policière aux abords ?

  • 2:14OuverteÉludée

    Pas de célébration, évidemment, à Notre-Dame de Paris. C'est toujours Saint-Sulpice qui prend le relais.

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous y serez le 15 août 2024 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44InvitéFait
    « La liberté, elle est vraiment fragile. »
  • 0:48InvitéFait
    « Liberté d'expression, cet homme a écrit, et on peut écrire que ce soit sur l'église, sur la foi. »
  • 0:58InvitéFait
    « Je ne suis pas pour le blasphème. »
  • 1:28InvitéFait
    « Si aujourd'hui nous ne pouvons pas nous exprimer librement, c'est grave. »
  • 1:40InvitéFait
    « Oui, je sais que là où je vais, c'est-à-dire à Saint-Germain-Loxerrois, à Paris, la police sera là. »
  • 2:41InvitéPromesse
    « Alors, j'y serai sans doute le 15 août 2024. »
  • 2:44InvitéFait
    « Mais le 15 août 2024, je ne suis pas sûr que ça soit encore ouvert. »
  • 2:48InvitéPromesse
    « Normalement, on ouvrira vers la fin 2024. »
  • 3:10InvitéFait
    « Oui, je pense que c'est un pari. »
  • 4:04InvitéFait
    « Ce qui nous fait prendre un peu de retard, c'est qu'on a fait des fouilles. »
  • 4:11InvitéFait
    « On a fait des fouilles, on a vu des choses intéressantes, des belles pièces du jubé qu'on avait enterrées. »
  • 4:39InvitéChiffre
    « C'est-à-dire, ça fait plus de 500 tonnes. »
  • 5:01InvitéPromesse
    « Il me semble que, si tout se passe bien, dans le printemps prochain, on devrait avoir commencé à pointer quelques morceaux de bois et de se dire, ah, ça y est, la flèche, j'espère. »
  • 6:33InvitéFait
    « Le fait que les vitraux vont être nettoyés, tous, ils ont été enlevés, ils vont être nettoyés, sauf les Trois Roses, eh bien, ça va faire une luminosité qu'on n'a pas connue depuis des années. »
  • 7:19PrésentateurChiffre
    « 150 millions d'euros pour la première phase qui était uniquement pour consolider. 550 millions pour la reconstruction qui commence. »
  • 7:27PrésentateurChiffre
    « Sauf qu'il y a eu tellement de dons qu'il va rester de l'argent. 846 millions d'euros récoltés. Il va rester 146 millions d'euros dans l'enveloppe. »
  • 8:21InvitéFait
    « C'est vrai que c'est impressionnant de voir un pape de 85 ans dans une petite voiture, ne pouvant plus marcher, souffrant. »
  • 9:09InvitéFait
    « Je pense que ça peut être effectivement une possibilité. »
  • 10:33PrésentateurFait
    « Parmi ceux qui éliraient un éventuel nouveau pape, il y aura un nouveau cardinal français. »
  • 10:40InvitéFait
    « D'après ce que dit le cardinal Aveline, c'est vrai qu'ils se connaissent bien. »

Temps de parole

  • Invité70 %
  • Présentateur30 %

4,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC, Apolline Matin, Sébastien Krebs. Il est 8h40 sur RMC. RMC, l'interview. Monseigneur Patrick Chauvet, bonjour. Bonjour. Bienvenue dans le studio d'RMC en ce matin du 15 août, fête de l'Assomption pour les catholiques. Vous êtes le recteur de Notre-Dame de Paris, ce qui va nous donner l'occasion de prendre des nouvelles de la cathédrale et du chantier. Bien sûr, d'abord peut-être un mot de l'actualité de cette tentative d'assassinat qui a visé l'écrivain Salman Rushdie vraisemblablement pour des motifs religieux. Qu'est-ce que vous dites ce matin ? La critique d'une religion peut encore mener à la violence, à la haine aujourd'hui ?

0:42
Invité

Eh bien moi je dis que la liberté, elle est vraiment fragile. Liberté d'expression, cet homme a écrit, et on peut écrire que ce soit sur l'église, sur la foi.

0:56
Présentateur

Y compris liberté de blasphémer ?

0:58
Invité

Alors moi je ne suis pas pour le blasphème. Je trouve que cracher sur une religion, ça n'a rien apporté. Mais qu'on soit critique, on peut être critique. C'est-à-dire la crisis, en philosophie, c'est le jugement. On peut porter un jugement. Mais blasphémer, pour moi, ça n'a pas beaucoup d'intérêt. Mais je pense qu'il n'a pas blasphémé. Il a voulu simplement écrire son regard. C'est un regard sûr, et un regard qui était libre. Si aujourd'hui nous ne pouvons pas nous exprimer librement, c'est grave.

1:32
Présentateur

Cette menace islamiste, elle pèse aussi sur l'église. On le sait, plusieurs églises ont déjà été visées. La sécurité sera renforcée aujourd'hui autour des célébrations ?

1:40
Invité

Oui, je sais que là où je vais, c'est-à-dire à Saint-Germain-Loxerrois, à Paris, la police sera là. Ils ont fait une enquête, savoir le nombre de personnes. Donc, ça sécurise.

1:53
Présentateur

Il y a une présence policière aux abords ?

1:55
Invité

Il y a une présence policière au gris. Pas à l'intérieur, naturellement, mais au gris. Et ils seront là pour regarder s'il y a des colis suspects ou s'il y a des gens un peu suspects. Mais bon, à chaque fois, j'allais dire, c'est plutôt nous mettre en confiance.

2:14
Présentateur

Pas de célébration, évidemment, à Notre-Dame de Paris. C'est toujours Saint-Sulpice qui prend le relais.

2:20
Invité

Eh bien non, ça ne sera pas à Saint-Sulpice, c'est à Saint-Germain-Loxerrois. Saint-Germain-Loxerrois, justement. En face du Louvre. Eh bien non, il n'y aura pas, naturellement. Pourtant, le 15 août, vous savez, à Notre-Dame, c'est une très grande fête, et pour cause. Mais c'est vrai que depuis trois ans, eh bien, nous ne sommes pas à Notre-Dame.

2:38
Présentateur

Est-ce que vous y serez le 15 août 2024 ?

2:41
Invité

Alors, j'y serai sans doute le 15 août 2024. Mais le 15 août 2024, je ne suis pas sûr que ça soit encore ouvert. Normalement, on ouvrira vers la fin 2024. Ah, finalement, c'est la fin de l'année 2024. Moi, j'ai milité pour...

2:54
Présentateur

Il a l'air difficile à tenir, cet objectif. Est-ce que rebâtir la cathédrale en cinq ans, avait dit Emmanuel Macron, au lendemain de l'incendie, ça fait donc, bon, on ne va pas chipoter sur les mois, mais ça donnerait avril 2024. Il s'est avancé un peu trop vite. C'est un pari. C'est un pari risqué ?

3:10
Invité

Oui, je pense que c'est un pari. Je ne sais pas si tout Paris est risqué, mais c'est quand même un pari. Non, on ne peut pas, de toute façon, bâcler une restauration. Et puis, ce que nous souhaitons, nous, diocèse de Paris, c'est que, quand on ouvrira la cathédrale, eh bien, tout sera terminé à l'intérieur. Je veux dire, voilà, qu'on ne va pas faire une inauguration, et puis le lendemain, refermer la cathédrale, ça n'aurait pas beaucoup de sens. Donc, c'est vrai qu'il vaut mieux... Voilà. Alors, la date du 8 décembre est une belle fête mariale aussi, et c'est une des fêtes de la cathédrale. Ça serait très bien, le 8 décembre 2024, mais bon...

3:50
Présentateur

C'est encore incertain. Aujourd'hui, le général Georges Elin disait très récemment, la réouverture en 2024, un objectif tendu et compliqué. Il y a toujours des imprévus sur un chantier ? Toujours.

4:00
Invité

Surtout comme un chantier comme Notre-Dame, par exemple. Ce qui nous fait prendre un peu de retard, c'est qu'on a fait des fouilles. Vous savez, dans tout un grand chantier comme ça, on en profite pour faire des fouilles. Alors, on a fait des fouilles, on a vu des choses intéressantes, des belles pièces du jubé qu'on avait enterrées. On a découvert des chanoines qui étaient là depuis le XIVe siècle. Très bien. Donc, on les a sorties. Bon, très bien, on va les remettre un jour. Mais il n'a pas... Est-ce qu'il y a un grand trou ? Or, ce trou, il faut maintenant le combler et il faut qu'il soit bien solide parce qu'on va mettre un échafaudage qui va jusqu'à la flèche.

C'est-à-dire, ça fait plus de 500 tonnes. Donc, voilà. Là, on a pris un...

4:45
Présentateur

C'est-à-dire qu'il faut imaginer, à l'intérieur de la cathédrale, aujourd'hui, il y a un énorme trou au niveau du sol. Voilà.

4:51
Invité

Là, juste en dessous de la voûte qu'on a à reconstruire, et la flèche. Bon, on va le faire.

4:58
Présentateur

Cette flèche, quand est-ce qu'on va commencer à la voir apparaître, cette nouvelle flèche ?

5:01
Invité

Il me semble que, si tout se passe bien, dans le printemps prochain, on devrait avoir commencé à pointer quelques morceaux de bois et de se dire, ah, ça y est, la flèche, j'espère. En tout cas, je ne sais pas si ça sera le printemps ou le mois d'avril, qu'importe. Mais je pense que l'année prochaine, on verra, naturellement, la flèche poindre.

5:22
Présentateur

Il va falloir accélérer le rythme sur le chantier pour essayer de tenir ce délai de 2024 ? Oui, là, au mois d'août actuellement,

5:29
Invité

il y a des gens qui travaillent dans la cathédrale. Mais c'est vrai qu'après, il y aura sans doute des équipes qui vont faire 2 x 8, je pense. Ah oui, on va... Ah oui, il faudra travailler. Alors, il faut trouver les hommes, il faut trouver les entreprises, ça c'est fait, le choix a été fait, et maintenant, ils se sont engagés. Les entreprises ont accepté, parce que le général était là, et le général a dit 2024.

5:53
Présentateur

C'est sa mission, le président l'a dit. Oui, oui, oui, le président l'a dit.

5:57
Invité

Et j'ai aimé la ministre de la Culture qui a dit au général, vous avez de la chance parce que c'est une année bisextile, donc on gagne un jour. Ah oui, effectivement, on gagne un jour en février.

6:08
Présentateur

Alors, on nous promet une métamorphose visuelle à l'intérieur de la cathédrale. Décrivez-nous un peu à quoi ça va ressembler le jour où on retrouvera Notre-Dame. Alors, vous allez être très frappé par la blancheur.

6:20
Invité

Voilà, parce qu'on est en train, c'est peut-être un travail qui est long, mais on est en train de nettoyer toute la cathédrale et donc on retrouve la beauté des pierres. Et donc ça, c'est vrai qu'on n'a jamais vu la cathédrale comme cela. Le fait que les vitraux vont être nettoyés, tous, ils ont été enlevés, ils vont être nettoyés, sauf les Trois Roses, eh bien, ça va faire une luminosité qu'on n'a pas connue depuis des années. Donc, j'allais dire, quand vous allez rentrer, vous n'allez pas reconnaître parce qu'on était habitué à une cathédrale un peu sombre et là, on va avoir une cathédrale lumineuse.

Ce qui veut dire d'ailleurs qu'il y a tout un travail qui se fait aussi au niveau de l'éclairage. Parce que l'éclairage sera aussi changé du fait que le lieu va être différent. Les chapelles, quand on va se promener, on va faire le tour du déambulatoire, dans le chevet, vous verrez toutes les peintures revenir, c'est de toute beauté. Ça, c'est de toute beauté.

7:16
Présentateur

Alors, le budget des travaux est colossal. Il a été précisé récemment. 150 millions d'euros pour la première phase qui était uniquement pour consolider. 550 millions pour la reconstruction qui commence. Sauf qu'il y a eu tellement de dons qu'il va rester de l'argent. 846 millions d'euros récoltés. Il va rester 146 millions d'euros dans l'enveloppe. Qu'est-ce que vous allez en faire ?

7:37
Invité

Eh bien, on va faire les travaux que je devais faire avant l'incendie. C'est-à-dire refaire le chevet. Les arcs boutants, il y en a un qui s'est détaché. Et on a besoin du chevet. Il faut changer pierre pour pierre. Donc, vous savez, c'est un travail difficile, compliqué. Il faut enlever une pierre parce qu'on ne peut pas simplement dire on va refaire le là.

7:58
Présentateur

Donc, en tout cas, cet argent restera pour Notre-Dame ? Oui, pour la restauration extérieure.

8:03
Invité

Il faut refaire les gargouilles. Il faut refaire... Non, non. La cathédrale est abîmée, même à l'extérieur. Et donc, je pense que c'est l'occasion aussi de remettre à neuf un tel bâtiment. Un chef-d'oeuvre.

8:16
Présentateur

Monseigneur, je voudrais qu'on dise un mot du pape François. Est-ce que vous êtes préoccupé par son état de santé ?

8:21
Invité

Eh bien, j'ai regardé, j'ai suivi son voyage au Canada. C'est vrai que c'est impressionnant de voir un pape de 85 ans dans une petite voiture, ne pouvant plus marcher, souffrant, parce qu'on le voyait...

8:37
Présentateur

Souffrant du genou, notamment.

8:39
Invité

Du genou, oui. Souffrant du genou, diminué par le fait même. Il a toute sa tête. Il a toute sa tête, mais c'est le corps qui a l'air du mal. Et donc, voilà, c'est vrai que je compatis un peu, parce que, voilà, quand on a une mission comme lui et qu'on est handicapé...

8:59
Présentateur

Il va jusqu'à évoquer lui-même la possibilité de se mettre de côté. Il l'a dit dans l'avion qui le ramenait du Canada. L'hypothèse d'une démission, aujourd'hui, est une possibilité ?

9:09
Invité

Je pense que ça peut être effectivement une possibilité. C'est vrai qu'on a beaucoup parlé sur le fait qu'il avait créé des cardinaux, que fin août, il y aura les cardinaux, donc il y aura les électeurs, tout est prêt pour qu'il y ait une élection. Ça ne veut pas dire que le pape va démissionner. Tant qu'il a toute sa tête et que son ministère n'est pas bloqué par... Voilà. Mais c'est vrai que c'est un peu...

9:36
Présentateur

En tout cas, ça n'est plus tabou, aujourd'hui, dans l'Église, depuis que Benoît XVI l'a fait, finalement. Il a ouvert la voie aux autres, c'est-à-dire que la mission du pape, aujourd'hui, n'est plus forcément à vie, comme ça a pu l'être le cas dans le passé. C'est vrai.

9:48
Invité

Je pense que c'est une bonne... Pour moi, c'est une bonne décision. Je pense que quand on n'est plus capable de gérer l'Église catholique, ce n'est pas rien. Vous savez, la vie d'un pape, ce n'est pas rien. Je pense que Benoît XVI a eu beaucoup d'humilité, se rendant compte qu'il n'avait plus les forces nécessaires. Et je crois que le pape, François, fera sans doute la même chose, si vraiment... Il ne faut pas non plus qu'il y ait trop de papes à la retraite, parce que ça va être compliqué pour les placer. Mais enfin, bon, ça, c'est le problème du Vatican, ce n'est pas moi. On va faire un EHPAD pontifical.

10:26
Présentateur

Vous parliez de nouveaux cardinaux. Parmi ceux qui éliraient un éventuel nouveau pape, il y aura un nouveau cardinal français. Oui, le cardinal Aveline, l'archevêque de Marseille. C'est un choix personnel du pape ? Ils sont particulièrement proches ?

10:40
Invité

Ah ça, alors là, vous me demandez des choses. D'après ce que dit le cardinal Aveline, c'est vrai qu'ils se connaissent bien. Le cardinal Aveline, c'est vrai, est très attaché à Marseille. Il est attaché à tout ce projet du rayonnement de Marseille et de la Méditerranée. C'est un lieu stratégique. Et pour le pape, c'est un lieu important. C'est le lieu aussi des drames, de l'immigration et tout. Et donc c'est vrai qu'il doit y avoir des liens particuliers entre le Monseigneur Aveline et puis le pape.

11:11
Présentateur

Merci Monseigneur Patrick Chauvet d'être venu ce matin sur RMC, recteur de Notre-Dame de Paris. Belle célébration pour ce 15 août. Vous n'irez pas au bout des travaux de Notre-Dame, je précise, puisque vous quittez Notre-Dame pour l'église de la Madeleine.

11:24
Invité

Et oui, je m'en vais à partir du 1er septembre. Mais vous savez, je quitte un échafaudage pour trouver un autre échafaudage. Donc voilà, je serai le curé des échafaudages. C'est la liste en travaux.

11:35
Présentateur

Merci beaucoup Monseigneur Chauvet. Belle journée à vous.

L'interview : Monseigneur Patrick Chauvet - 15/08 · Pourquijevote