Retailleau : la droite tient-elle son candidat pour 2027 ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Applaudissements] [Musique] Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens public, débat chronique, reportage et expertise de nos invités. C'est ce que l'on vous propose tous les jours sur Public Sénat pour donner du sens à l'actualité.
Et voici le sommaire de ce 19 mai. Que va faire Bruno Rotaillot de sa très large victoire pour la présidence des Républicain ? Près de 75 % des votes.
Un parti qui compte désormais plus de 120000 militants. Une stratégie de présence au gouvernement validée. Ça pourrait ressembler à un boulevard vers une candidature présidentielle.
Mais quels sont les obstacles ? Le parti LR est-il prêt notamment sur le plan des idées et du programme ? Laurent Voquet peut-il chercher à se venger de cette lourde défaite ?
On en débat dans une minute et puis dans la seconde partie ce sens public, on plonge au cœur du scandale des eaux minérales. La commission d'enquête sénatoriale a rendu son rapport aujourd'hui. Il est à Cablanc pour Nesle Waters, pour ça Marc Vedette Perrier et pour les agents de l'État qui l'ont aidé.
On a révélé ce matin qu'il y avait un rapport qui avait été caviardé à la demande de l'industriel avec des des mention qui ont été bifé, des bactéries, des noms de bactéries, des noms de polluants qui ont été bifés, des paragraphes l'udateurs sur l'industriel qui ont été à sa demande à rajouter dans un triangle de décision qui engageait le cabinet santé, le directeur général de la RS et la préfecture. Si on n'est pas là face à un scandale état, de quoi parle-t-on ? Quelles seront les suites de ce scandale d'État ?
Faut-il retirer l'appellation au minéral naturel à Perrier ? Que pèse cette marque dans le gare là où la source est située mais aussi dans le monde entier ? Ne ratez pas notre débat sur ce thème, ce sera dans tris qu4 d'heure.
Mais d'abord les détails d'un quasi plébiscite ce jour où Bruno Rotaillot est devenu président des Républicains. Clémentine Louise et Fabien RER. Allez, une explosion de joie à l'annonce des résultats hier soir devant le siège des Républicains.
Les soutiens de Bruno Retaillot jubilent. On a la voix cassée. On a la voix cassée.
Donc ça ça montre ça montre que on est on est on est toutes et tous bah contents ici. Pas pour nous, pas pour les jeunes à l'air, pour la France. Le ministre de l'intérieur remporte haut la main avec 74 % des suffrages son duel face à Laurent Voquier.
Un score indiscutable qui fait déjà espérer à ses adhérents le retour en force du parti sur la scène politique. On a plus de chance que ben de recommencer à revenir à un niveau correct chez les LR. Il y a une forme d'espoir.
On a envie de croire en la droite avec lui et ça voilà encore une fois c'est c'est une très bonne chose. Un espoir et déjà un rendez-vous dans tous les esprits l'élection présidentielle en 2027. La personnalité de Bruno Rotaillot euh attire, font revenir fait revenir vers la droite beaucoup de gens qui n'était plus chez nous.
Donc il faut voir comment les choses se font. Moi je pense que on est parti pour effectivement rassembler et être en bonne situation. Rassembler mais aussi s'opposer au gouvernement en place.
Pas facile lorsque l'on est soi-même membre de ce gouvernement mais pas incompatible pour Pascal Gruni. Il faut qu'il reste au gouvernement le plus longtemps possible parce que au moins on a on a une voix forte au sein du gouvernement et il y a très peu de ministres aujourd'hui qui ont cette voix forte et Bruno le fait. Pas incompatible non plus pour Bruno Rotaillot qui se présente en sauveur au sein du gouvernement et espère bien utiliser ses actions comme ministre de l'intérieur pour convaincre les électeurs de droite.
Si nous sommes au gouvernement aujourd'hui, c'était simplement pour éviter le pire parce que si on avait dit non collégialement d'ailleurs notre famille politique au président de la République, il n'aurait pas eu d'autre choix que de donner les clés du gouvernement de la France à la gauche mélanchonisé. Et moi, je me bats. J'essaie d'être utile.
J'ai pris un certain nombre d'orientations que la droite aurait rêvé prendre il y a bien longtemps. Les mois à venir seront décisifs pour le nouveau président des Républicains. Prochaine étape avant la course à l'Élysée.
Les élections municipales en 2026. On est de retour. Et cette question la droite tient-elle son candidat pour 2027 ?
On en débat avec Pascal Perinot. Bonsoir. Bienvenue Pascal.
Vous êtes professeur émérite des universités à à Science P. Vous publier le goût de la politique observateur passionné de la 5e République aux éditions Audit Jacob. Émilie Zapalski, bonsoir Émilie, bienvenue à vous.
Vous êtes communiquante politique fondatrice de l'agence Émilie Conseil. Alexandre Pedro, bonsoir et bienvenue. Vous êtes journaliste politique en charge de la droite au monde et Michael Darbon, bonsoir Michaël. comme tous les lundis éditorialistes politiques.
On peut peut-être commencer Pascal en disant que c'est la la stratégie des ministres LR au sein du gouvernement qui est validée. Oui. Parce que en effet derrière la participation de Bruno Rotaillot au gouvernement et a commencé par le gouvernement Bargnier depuis l'automne dernier, c'est au fond des électeurs de droite qui ont retrouvé ce qu'ils estimaient être la vocation naturelle des Républicains, c'est-à-dire d'être au gouvernement, d'être du côté du Manche. et d'une certaine manière son challenger Laurquier c'est ce qu'il n'a pas compris la stratégie de Laurent voquier qui consistait en particulier dans la dernière période à taper sur la participation de Bruno Rotaillot au gouvernement c'était complètement contreproductif parce que ce qui a fait la popularité de Rotaillot c'est aussi indépendamment de ce qu'il représente c'est aussi sa participation au gouvernement ça nous manquait quoi.
On pourrait on pourrait dire ça pour pour prendre un verb à team des militants qu'on a entendu là dans le bien sûr si vous voulez sous la 5e République vous regardez LR et avant les partis euh qui comme le RPR ou d'autres la vocation naturelle d'ailleurs on disait la droite de gouvernement ça veut tout dire hein comme d'ailleurs peu à peu depuis François Mitteran il y a maintenant une gauche de gouvernement mais le PS c'est moins bien joué que LR Oui. Comme dit Zapalski, vous vous retenez quoi prioritairement ? la victoire, la largesse de la largeur de cette victoire pour les français chiffre oui qui s'approche de 75 % c'est quand même inattendu et c'est très fort je pense pour les LR parce que ça montre que c'est le leader quand on entend parler de rassemblement c'est vrai que ça justifie il y a quelque chose qui est légitime à rassembler et que les têtes qui dépasseraient une au hasard le renvoquier bah elles auront moins de légitimité à aller à l'encontre de ça après ça veut pas dire que c'est gagné pour autant parce que pour rassembler c'est vrai que Bruno Retaillot il est quand même sur une ligne très dure qui frôle parfois le territoire de l'extrême droite he dans son langage, dans sa rétorique, dans ses décisions.
Donc il va falloir voir comment il élargit, comment il ouvre aussi à d'autres thématiques que l'immigration et la sécurité. D'ailleurs, on l'a entendu rapidement dire euh il faut qu'il y ait un programme, il faut qu'on travaille, il faut qu'il y ait des idées nouvelles. En fait, il y a tout à faire ce 75 % il est très fort.
Et on on reprend aussi peut-être de cette histoire des républicains où il y avait un chef qui se déclarait presque naturellement, qui se décrétait naturellement. Je pense à Sarkozi et d'ailleurs il y a un déplacement prévu he Sarkozi Retaillot demain. Et c'est comme si voilà LR recomposé avec cette tradition qu'il y en ait un qui se décrète.
Mais bon, l'histoire est pas finie hein parce qu'il y a encore 2 ans devant nous avant la présidence. Bien sûr et on a pas fini d'en parler et les obstacles sont nombreux. Euh Alexandre Pedro, est-ce que vous avez quand même été surpris, je reste sur le le score 75 25 par la la faiblesse du score de leur invoqué pour avoir discuter avec le l'entourage de Bruno Rotaillot mercredi jeudi alors après avec journalist il était prudent on filé autour d'un score de 60 40 on se dit voilà on est un peu près sûr de nous mais il y avait quand même une certaine méfiance et au moment de l'annonce du résultat par Anunver elle commence elle donne le score en nombre de voix de leur invoquer 25000 stupeurs dans la salle en disant 25000 ça va pas faire beaucoup pourcentage.
Donc une surprise généralisée. Euh je sais que Philippe Juvin avait envoyé un petit SMS à à Bruno Rotaillo pour lui dire qu'il fera 75 % mais c'est un des rares à à avoir un pronostic aussi optimiste. Donc vraiment une surprise et ce qui est intéressant c'est que le discours de Laurent Voquier au pire on voulait on a l'impression que c un discours qu'il avait écrit pour 45 %.
Il a pas changé une ligne et c'est pas du tout un discours qui acte l'ampleur de la défaite. Ça m'a ça a surpris beaucoup de gens notamment dans l'entourage pour taillot. Ouais.
Alors, on va évidemment consacrer de longues dans ce débat à Bruno Retaillot. Donc, je propose qu'on en consacre quand même quelques-unes à Laurent Voquier assez assez vite hein. Vous êtes d'accord avec moi ?
Pascalino, soyons sympa quand même. Euh, il va quand même avoir du mal à se remettre de cette claque. La Oui, il va avoir du mal parce que quand vous regardez la manière dont les patrons de ce parti ont été élus, on parlait de Nicolas Sarkozi, quand Nicolas Sarkozi est élu 2 ans après 2012, et bien il fait, si ma mémoire est à bonne 64,5, c'est-à-dire 10 points de moins que ce que fait Retaillot.
Donc pour lequer, oui, euh c'est une claque, une claque sévère euh qui euh h est d à plusieurs facteurs. Euh d'abord, sa campagne n'a pas été comprise euh par nombre de d'adhérents. Ce côté un pied dedans, un pied en dehors euh par rapport à la euh à la participation de LR au gouvernement, véritablement ça ne passait pas. on est dedans ou on est en dehors, hein, mais on n'est pas dans cette position extrêmement floue, sinuse qu'il a voulu adopter.
Et puis, parlons clair, on sait très bien que depuis de très nombreuses années, Laurent Vequier a un problème avec l'opinion. pas simplement l'opinion publique française, pas simplement la gauche qui ne lui a jamais voué une passion excessive, mais même à droite. Mais même à droite.
Mais bien sûr, il y a un problème de sincérité, hein. C'est c'est tout le monde dit ça. C'est c'est c'est quoi ?
C'est presque de l'ordre de de l'irrationnel. Oui, c'est de l'ordre de l'irrationnel. d'hommes et de femmes qui ont eu à foudr et parfois les trahison de leur invoqué mais quand vous êtes là depuis longtemps forcément vous trahissez toujours un jour quelqu'un ou quelquune et ça lui colle à la peau.
On le voit dans les enquêtes qualitatives vous savez sur les images. quelque chose qui lui colle à la tête auprès de gens qui sont véritablement des gens de droite qui partagent sur le fond les orientations de leur invoqué. D'ailleurs, quand on regarde la cartographie, on s'aperçoit qu'Andor et encore pas de l'ensemble de son bastion d'Auvergne Ronalpe, c'est pour lui une claque nationale.
Ouais. Vouz intervenir, il y a un marqueur de ce moment où fait où le voquer a perdu le contact avec les Français, la droite et bien sûr une partie de l'opinion. C'est la fameuse affaire des enregistrements à l'école de Lyon à l'école à l'école de management où il avait laissé voilà les filtrer ce qu'il pensait réellement des Français leur disant qu'il voilà il leur disait du bullshit d'habitude de la télévision et que il allait pas faire du bullshit.
Ce mot bullshit lui colle à la peau et un français il y a beaucoup de français qui s'en souviennent en tout cas ça infusé quoi du coup la campagne la campagne ensuite en tout cas celle-là je très honnête je m'en souvenais pas donc on rappelle toujours transparent avec les téléspectateurs les téléspectatrices j'avoue que je me sou en fait c'est vraiment le le le marqueur l'événement marqueur et cette campagne elle a été au fond elle n'a pas été celle qui a qui a qui a montré la puissance politique de Rotaillo parce qu'effectivement il a il a un problème de résultat et il a encore beaucoup de choses à prouver C'était la campagne de la sincérité contre l'insincérité et quelque part c'est ce qui a été triché. Alors je veux bien entendre la spécialiste en communication politique sur évidemment sur peut-être sur cette campagne mais sur les les mots les les attitudes d'un Laurent Vier. Je pense qu'il y a deux choses.
Il y a une question d'image. C'est vrai que les gens sentent ce côté un peu faucheton, he je vais dire le terme, ce côté un peu tacticien qui va essayer de dire ce qu'il arrange au moment pour imaginer des coups derrière ça. Ça se sent malheureusement en terme d'image, de conseil en image, c'est très difficile d'arriver à quel à avoir de l'authenticité avec quelqu'un comme ça.
Ça se sent énormément et c'est quelque chose de très désagréable. On ne fait pas confiance. Il y a autre chose, c'est je pense qu'il a loupé le coche euh de la réalisation du pragmatisme d'y aller quand même.
C'est le le la rampe de lancement du ministère de l'intérieur, le choix de Bruno Retaillot d'y aller. La renvoquier, il a loupé le coche de de il a refusé, il voulait y aller mais Soubarnier, il n'a pas voulu finalement. Baou, voilà, Bairrou ne voulait pas de lui.
Donc, il a loupé ce coche là. Et quelque part, je pense qu'en face le fait que Retaillot mette les mains dans le camboui dans une situation quand même complexe parce que il est sous Macron, enfin en tout cas sur sous un socle commun et ben ça montre aux gens que il est prêt à faire des choses. qu'on a de l'autre côté Laurent Voquier qui est allé sur la surenchère quand même des termes et je finirai là c'est que j'ai l'impression quand même que les Français même si et et les LR aussi les gens de droite même s'ils veulent des mesures très très fermes, quand on parle d'aller envoyer les OQTF à Saint-Pierre et Miclon un peu dans des expressions trumpiennes, je suis pas sûr que ça plaisse tant que ça et on l'a vu avec Éric Zemour donc il est allé un peu loin dans la rétorique il me semble aussi de ce côté.
Je voudrais revenir sur la question effectivement de ce refus de de du ministère de l'économie, refus de Bery. Comment il le justifiait ça dans dans dans les discussions le renvoqué qu'il n'aurait pas eu les mains libres pour mener la politique que la droite souhaitait mener sans doute avec des hauses d'impôts pour faire passer le budget et ça il s'est refusé. Brun Rille lui a dit "Tu fais une erreur d'ailleurs à ce moment-là." Après il c'est vrai que c'était un ministère plus casse, j'allais dire beaucoup plus difficile que le ministère de l'intérieur.
Oui, le ministère c'est le ministère idéal pour comme rampe de lancement. On peut exister médiatiquement. On a vu Charles Pasquois, on l' vu avec Nicolas Sarkozi, Bercit plus compliqué.
Il a essayé de à nouveau deedemander Bercy sous François Baou avec un ber très très élargi. François Baou lui a proposé le ministère du travail en lui disant "Tu parles tout le temps du travail, prends ce ministère. Parle de l'assistana surtout." Voilà l'assist.
Exactement. Il a il a refusé du moment où Bruno Rotaillot a pris cette exposition médiatique à Bovau, c'était fini pour l'envoquer. Il avait pas beaucoup de datou dans sa manche.
Cette campagne là, je la comprends stratégiquement. Qu'est-ce qu'il avait d'autre à à mener ? Je trouve qu'il a plutôt fait une bonne campagne, on va dire physiquement en terme sportif.
Il a fait 120 déplacements. J'en ai fait quelquesuns avec lui. 5 si je trouvé plutôt bon dans le relationnel avec les avec les militants, même avec les journalistes.
C'est pas toujours le cas mais politiquement il n'y avait plus d'espace pour lui. Et ça ça s'est cristallisé au moment où Bruno Rota est allé à Bovo et pas lui. Ouais effectivement.
Alors Bruno Raillot, justement, on va toujours beaucoup trop vite nous, nous autres journalistes, mais peut-être que c'est aussi un peu de la faute des politiques. Enfin, regardons ce que Bruno dit, ce que j'ai fait avec les adhérents, il était sur TF1 dimanche soir, hier soir. Ce que j'ai fait avec les adhérents, on peut le faire avec les électeurs.
Bon, moi ce que j'entends c'est OK, être président du LR, ça permet de se projeter président de la République. Est-ce aussi simple ? Michael, vous savez, d'abord on se demande ce qu' ce qu'ils ont tous avec l'ascension, le fait de gravir des montagnes.
François quand il a été à Matignon, il a dit j'ai l'évrest devant moi et et maintenant la formule de Bruno Rotaillot, c'est colline après colline. He donc traduire, ne pas brûler les étapes, franchir et après jusqu'à l'Élysée. En fait, Bruno Bretillo, c'est un peu une grande ambition gérée en bon père de famille.
En l'occurrence la prochaine colline, elle a quand même des allures quand même de grand sommet parce que le défi qui va se poser au nouveau président de LR, il peut se résumer ainsi. On font comment passer de près de 80000 électeurs supporters, en gros le Stade de France on va dire plus ou moins à près de 22 millions d'électeurs qu'il faut rassembler pour pouvoir décrocher donc la présidence de la République. présenté comme ça, il y a un côté un peu mission impossible tant les obstacles sont nombreux car en fait il martel on l'a entendu hein le retour de la droite forte assumé décomplexé mais pour occuper quelle place s'il va être candidat en 2027 que choisir est-ce qu'il va être à la gauche du le peno bardellisme ou est-ce que il va être à la droite du filippo macronisme à ce point de cul effectivement il faudra choisir ou alors donc sera lié effectivement à Édouard Philippe qui lui a expliqué à Marseille on l'a entendu en meeting qu'il est toujours à droite et et qu'il veut en temps justement rassembler de ce point de vue là ou alors il doit créer il peut créer l'Union des droites à l'Italienne pour jeter des ponts entre le RN et la droite.
Bref, comment passer de la droite trocadéro au code rotaillo pour rester dans la sémantique mission impossible ? C'est pas facile effectivement Michaell d'autant plus que il veut pour l'instant rester ministre de l'intérieur. Selon lui c'est le meilleur endroit pour être à la fois visible des Français et l'ornier sur les électeurs d'Emmanuel Macron.
Oui, mais selon adage militaire, tout programme est fait pour être bouleversé. Donc c'est-à-dire en fait à quel point on a encore peine effectivement à envisager comment va se dérouler l'avenir de Bruno Rotaillot qui qu'on a vu désormais voilà président de LR, grimpeur de colline. Bon, prochain obstacle, jusqu'à quand en fait rester au gouvernement s'il veut incarner un projet de rupture pour la droite et pour assembler les Français, est-ce que la rentrée difficile sur le budget qui se prépare bah lui faut venir l'occasion de sortir volontairement ou involontairement ?
Vous savez, une seule personnalité a réussi ce tour de force. de de il y a avec une campagne même chimiquement pure hein, c'était Nicolas Sarkozy entre 2002 et 2007 qui avait séduit des électeurs du Front National jusqu'au centre gauche. Et de ce point de vue-là, c'est comme ça qu'il avait réussi à à se faire élire tout en restant à l'intérieur du système chirakien.
Donc il prenait une rupture tout en étant à l'intérieur d'un système. Depuis, ils cherchent tous à récupérer un peu le même grâ électoral. Donc plus leur pour l'heure en fait Bruno Raillot, on le voit, il est créé à 8 % tension de vote dans les sondages sur 2027.
Donc euh voilà, pour celui qui aime franchir étape après étape, et bien il va pouvoir regarder le paysage parce que le chemin est encore très long. Effectivement, il est encore très long avec ce ce premier dilemme à trancher euh euh Pascal Perinot, euh le dilemme Bovau, pendant combien de temps doit-il rester au ministère de l'intérieur ? si vous voulez, pour l'instant, il faut qu'il reste parce que ce qui a fait son succès euh voilà, il doit le conserver euh un certain temps pour qu'il montre d'ailleurs qu'au-delà des déclarations fermes, il y a des mesures dont il va pouvoir euh euh être le maître et regarder l'effectivité d'engagement qu'il a eu sur différents dossiers.
Donc je crois qu'encore pour de nombreux mois, il doit rester à beauvau. Cependant, au bout d'un moment, on sait très bien que Bruno Rotaillot, et il en a les moyens, doit s'émanciper de certains traits de son image. Il ne doit pas être cornéé.
Corné d'abord par la presse. On voit bien comment la presse en fait l'éternel ministre de de l'intérieur répressif, proche du Rassemblement national et cetera. Bon quelque part c'est la presse et c'est certains de certaines de ces déclarations certaines de ces déclarations.
Bah oui mais quand vous voulez quand vous voulez reconquérir les électeurs du Rassemblement national, vous faites comment hein ? Vous faites comment ? sur le terrain de l'ordre et sur le terrain de l'autorité, sur le terrain de l'immigration et sur le terrain.
Il faut pas oublier tout de même qu'aujourd'hui je regarde nos dernières enquêtes au Sévip à Sciencep, c'est des Français qui considèrent qu'il y a trop d'immigrés. 63 %. Ce qui veut dire d'ailleurs que toute une partie de l'électorat de gauche partage également, regardez ce qui se passe au Danemark avec une première ministre de gauche où des mesures que ne reniraient pas Bruno Rotaillot ont été prises par un gouvernement de gauche.
Il en est de même sur la violence. 89 % des Français considèrent que la violence augmente dans la société hein. Donc ces fondamentaux, ils sont partagés par beaucoup d'électeurs.
Bien au-delà de la droite. Ça touche le centre. Mais il ne faut pas qu'il se laisse enfermer dans un corner et que donc maintenant qu'il donne à voir ce qu'il a à dire sur le social, sur l'économique.
Et là, on sait, on l'avait suivi quand il était ici patron du groupe LR au Sénat sur l'écologie, hein. Il a écrit un livre par exemple très intéressant sur l'écologie. Il faut qu'il donne à voir cet aspect-là pour reconquérir ce qui est le plus important, c'est les électeurs de droite qui sont partis chez Macron plus qu'au c'est là où il y a le plus d'électeurs à récupérer.
On y reviendra là-dessus sur le le travail programmatique et et le travail des idées parce que je pense que c'est un chapitre important mais sur le la personnalité peut-être de Bruno Rotaillot Alexandre Pedro, est-ce que depuis 8 mois qu'il est au ministère de l'intérieur est-ce que vous l'avez vu changer c'estàd au fur et à mesure commencer à se à avoir cette ambition présidentielle poindre au détour d'une phrase ou en tout cas de celles et ceux qui l'entourent. peu avant euh le début de la campagne, il avait posé la question à Manasrou qui son directeur de campagne a dit "Hmman, est-ce que j'ai changé ?" Et euh moi j'ai euh depuis que j'ai pris le j'ai pris mon poste, j'ai beaucoup fréquenté Brun Rotaillot, quelqu'un d'assez facile d'accès.
Et ce qui est intéressant, c'est que je suis allé voir des réunions publiques, il y avait quelque chose qui avait changé dans leur rapport avec les gens. Les gens venaient le voir presque pour le toucher, un peu comme on touche star un footballeur parce qu'on l'a vu à la télé et ça qu'on pour lui a pris des cafés dans un TG avec Brun Rotario il y a un an c'était pas ça. Donc il y a quelque chose qui a changé dans sa nature.
Alors est-ce que lui il a le virus plus chez les autres ? Et après ça infuse quoi voilà ça infuse. Regarde les autres change façon de vous d'être.
Lui, c'est pas quelqu'un qui avait le virus à la présidentielle quand il avait 15 16 ans, contrairement à leur voquier qui pensait avant même de se raser. Euh après, c'est quelqu'un qui a toujours besoin d'être convaincu. Me dit son entourage, pourquoi il a pris le groupe à la au Sénat ?
Au début, il voulait pas y aller en disant je viens d'arriver dans le parti, je suis personne. Il a fait le convaincre. Il a fait le convaincre à nouveau pour prendre la présidence de de LR.
Donc je pense qu'il y aura encore un travail pour le convaincre. Je suis pas certain que il se projette complè. Il y a encore une à mon avis, il y a encore une petite réserve au fond de sa tête parce que il a pas il y a pas ça depuis le l'enfance comme ça. un mot Michael et ensuite alors c'est vrai que il peut avoir cette il donne cette apparence là de dire je prends à chaque fois je oh j'ai l'impression de découvrir qu'il y a un poste qui arrive oh que il joue bien mais en réalité il ne rate en fait aucun aucun passage et il suffit de demander à quoi c'est un fausse modestie alors c'est ces motsl sont pas les vres he sont les mêm non mais oui non c'est une sorte de au fond de faux candeur voilà c'est-à-dire que en réalité il donne le sentiment de de d'être comme ça d'arriver quelque part de de rien demander mais en fait je pense qu'il a déjà il voit déjà l'objectif suffit de demand demander à Philippe de Villier ce qu'il en pense.
Comment il a il lui a piqué toutes les places en vendé, comment il s'est retrouvé, il a pas compris ce qui est arrivé et en fait il joue énormément je pense sur cette attitude et qui qui qui marque dans son image et qui est en rupture avec le président actuel de ce côté un peu moine soldat aux attitudes modestes, courtois, poli et qui en réalité lui permet quand il le faut d'être assez assez dur et déterminé. Oui, avec un mot qui revient souvent dans ces discours, c'est le le le mot honnêteté aussi. c'est un mot assez fort et jeis rebondir sur ce que Pascal disait tout à l'heure, c'est sur la durée de son bail place au ministère de l'intérieur.
On l'avait évoqué, vous étiez avec nous jeudi Émilie, mais il y a un moment où on va aussi le juger sur ses résultats. Pour l'instant ça va encore même s'il y a de des faits de violence qui qui s'enchaînent jour après jour, il j'ai le sentiment que dans l'opinion, il en est pas encore comptable. Donc ça va quand même arriver.
Pour l'instant, il a tout à gagner pour y rester. D'ailleurs, c'est ce qu'il a décidé de faire. tant qu'il peut, il a agité des circulaires, des instructions pour essayer de contourner ce qui est impossible, c'est-à-dire passer une loi euh au l'Assemblée, au Parlement.
Donc là, c'est assez malin. C'est vrai que ça peut pas durer indéfiniment et puis même cette semaine, il est reçu enfin, il est en déplacement en tant que ministre et il est reçu en tant que président DLR pour les discussions sur la proportionnelle avec Bairou. Donc il y a un moment où ça va quand même un petit peu coincer mais je pense qu'il a intérêt à tenir le plus longtemps possible tant qu'il ait pas ce décalage.
Bizarrement comme pour Gérald Darmanin, les Français sont pas trop en question des des mauvais résultats. Souvenez-vous Darrmanin, ministre de l'intérieur, il communiquait beaucoup sur des objectifs, il avait peu de résultats et on lui on lui reprochait pas trop ça. Donc j'ai l'impression que ça peut encore durer et que ça lui permet d'avoir une fenêtre de tir.
Je voudrais juste revenir sur le social les électur après pardon jein parce que on a on a un chapitre vraiment programme qui est très important bien sûr bien sûr c'est un chapitre essentiel de ZBA je ne l'oublierai pas mais mais cette victoire très large de de Bruno Retaillot elle donne aussi des ailes et on le comprend à ses soutiens écoutez le député européen François Xavier Bellami hier soir avec cette élection on est redevenu le premier parti de France on était 44000 adhérents il y a 3 mois on est 122000 aujourd'hui Et moi, je veux dire à tous les Français qui croient que cet espoir est là, je les appelle tous à nous rejoindre parce que ça n'est qu'une étape, une première étape, mais les étapes qui viennent vont être absolument décisives et on aura besoin de tous les Français qui tiennent à ces idées pour pouvoir reconstruire cette famille qui demain relèvera la France. Et j'accueille Steve Jourdin sur ce plateau. Bonsoir Steve, bienvenue pour effectivement tenir cette promesse.
On va parler des chantiers qui attendent Bruno Retaillot. Que va-t-il changer pour le parti LR ? Bah faut reprendre le le programme du candidat Retaillot Thomas.
Il était baptisé la droite fière et sincère. Son mot d'ordre est simple. Rendre le pouvoir de décision aux militants sur le terrain.
Fabriquer un parti moins centralisé. Bruno Rota a fait trois promesses très concrètes. Thomas 1, la mise en place de référendum interne, le lancement de référendum d'initiative militante et 3 l'organisation de commission d'investiture décentralisée.
Hier au moment de de sa victoire, il est revenu sur cette ambition démocratique. Je veux rendre le parti à nos militants. On ne veut pas composer, construire, bâtir demain un grand parti populaire si on ne donne pas la parole. la décision aux militants par des référendums internes.
Je veux leur donner un bulletin pour décider et une voix aussi pour paèiser au sein de notre partie. Mais il y a une question évidemment centrale. Les LR vont-ils changer de nom ?
Non non, les Républicains devraient rester les Républicains. Au moment du Congrès. De février, l'hypothèse d'un changement de nom revenait en force après la pagaille provoquée par l'affaire Sioti.
Mais aujourd'hui, les choses semblent claires. Ça serait très con. Thomas de changer de nom.
Nukoufi, un proche de Bruno Retaillot qui estime que l'étiquette LR fait encore sens pour beaucoup d'électeurs de droite. Une étiquette dont le parti aura sans doute besoin pour les élections municipales et comment euh le parti présidé nouvellement par Burot va-t-il se préparer ? Alors, le scrutin aura lieu en mars 2026 et la prochaine grande échéance électorale.
Les LR n'ont pas attendu l'élection d'un nouveau président pour se mettre en marche. La commission nationale d'investiture a déjà commencé l'audition des candidats potentiels. Bruno Rotaillot avait promis he que ces candidats seraient systématiquement désignés au niveau des fédérations et non plus au niveau national. les contenus du calendrier très resserré.
Cette promesse ne devrait pas voir le jour pour le prochain scrutin. À attendre tout de même peut-être Thomas une nouvelle composition de cette commission nationale d'investiture. Elle est aujourd'hui présidée par la députée Michel Tabarot.
Et si on regarde le calendrier, quels sont les prochains grands rendez-vous du parti ? Il y aura un grand congrès du parti qui portera sur la réforme des statuts, c'est-à-dire sur l'organigramme avec comme question notamment la place de Laurent Voquier et de ses proches dans les instances dirigeantes. Ce congrès devrait avoir lieu à l'automne.
Bruno Rotoya souhaite à cette occasion faire adopter une nouvelle charte des valeurs. Il aimerait selon ses mots que l'R ne soient plus un robinet d'utier. Donc clair, il veut muscler très clairement le projet de la droite dans la perspective de la présidentielle de 2027.
Et à noter Thomas qu'un conseil stratégique du parti aura lieu dès demain et sans doute un bureau politique la semaine prochaine. Merci beaucoup Steve Jourdin. Alors le chantier des idées, on y vient Alexandre Pedro, je commence avec vous.
Où en sont les LR de ce de ce côté-là ? Est-ce qu'ils ont travaillé depuis le psychodrame Éric Sioti ? Alors LR clairement est un astre mort depuis un an.
Quand vous passez devant le siège place du palais Bourbon, vous ne voyez personne. Donc il y a un il reprend un parti qui était vraiment au point mort. Donc il doit ramorcer une vie militante, des conventions, un travail sur le corpus idéologique.
Il y a en gros il y a tout à faire. Après les muscles d'idées, c'est ça sera les idées de Bruno Rotaou. on imagine pas autre chose que ces idées.
Donc il y a il y a voilà donc c'est vers une droite dure, une droite décomplexée sur l'immigration, sur la sécurité et après il y a cette promesse évidemment de de s'élargir sur d'autres questions comme l'éducation, l'environnement mais après il y a toujours cette promesse là à droite et à la fin on revient quand même toujours sur les fondamentaux parce que c'est ça qui fait venir Ouais. pense pensent-il les électeurs ? Bah, c'est ce que disait Pascal Perino euh tout à l'heure quand on quand on pas d'idée.
C'est çaème. Pas d'idée. Alors, je peut-être que tout le monde pense pas ça autour de de la table.
Émilie Zapalski, vous vous commenciez à dire tout à l'heure, voilà en dehors effectivement des questions sécuritaires euh sur quel thème vous attendez-vous Bruno Rotillot ? Ben euh c'est vrai que les questions sécuritaires et d'immigration, c'est ce qui rassemble un peu tout le monde. Et on a vu euh aux épisodes avant, par exemple SioTi qui avait, vous souvenez-vous euh au à la primaire euh des LR en 2022 pour la présidentielle, il avait été vu comme un outsider parce que justement il avait ses idées fermes qui ont infusé, sauf qu'après coup, quand il a été à la présidence DLR, il a essayé de faire un grand écart avec des idées différentes.
Donc je et Valérie PCR pareil, on a vu le résultat, c'est-à-dire moins de 5 % à la présidentielle. Donc probablement, il va vouloir garder cette ligne dure, mais il va falloir ouvrir sur d'autres sujets. Euh quand on veut taper sur euh des électeurs du Rassemblement national, essayer de les rapatrier, euh bah il faut parler de social parce que en tout cas le Rassemblement national version Marine Le Pen, il y a énormément de questions de pouvoir d'achat, de société, de ces gens qui se sentent un peu abandonnés, qu'elle a réussi à rapatrier, même des ouvriers qui auparavant votaient plutôt à gauche.
C'est pas tout à fait la même chose côté Bardella mais il y a quand même tout cet aspect là qu'il va falloir quand même ouvrir et voir. Pour le moment, on voit pas du tout cette ligne là chez Retaillot puisque la seule qui existe, c'est les fondamentaux. Bon évidemment, il est ministre de l'intérieur donc forcément il pas sur ces thèmes qu'on l'attend précisément.
Après il va falloir il va falloir ouvrir d'autres thématiques. Moi je pense qu'il y a en effet le travail le sujet de l'assistana préférée de Bruno de Laurent Veier. Il va falloir qu'ils ouvrent à d'autres sujets.
Pour l'instant, les LR sont inexistants sur tous les thèmes et les thèmes qu'il développent, c'est surtout des thèmes qui tapent sur les qui tape au niveau de l'extrême Alors, est-ce que vous êtes aussi critique Pascal Perino sur le manque de travail des LR depuis un an ? Ah oui, le manque de travail ça. Oui oui oui un moment parce que je me raccrochais au posons la question autrement qui d'autre sont les partis qui travaillent et là vous aurez un côté waterl mor quand vous regardez le paysage politique.
Donc les l sont pas si exceptionnels que alors je vais poser la question différemment. Est-ce que est-ce que c'est plutôt si on parle de questions économique et social dans quelle voilà de de dans quelle branche de la droite se se situe plutôt libérale par exemple. au plan économique et social, c'est plutôt libéral.
C'est un homme en effet qui est persuadé qu'il faut, comme les Français d'ailleurs que l'État fasse confiance aux entreprises et leur donne plus de liberté dans le système actuel. En cela, il est très différent du logiciel économique de Marine Le Pen et même de Jordan Bardella quoi qu'on en dise. Donc c'est un homme qui est plutôt sur une ligne de libéralisme tempéré, de libéralisme de libéralisme social.
Euh faut pas oublier qu'un il y a un poids lourd derrière lui hein. C'est le l'actuel président du Sénat, Gérard Larch, qui représente tout de même au sein de la droite une sensibilité sociale. Donc qui n'est pas absente chez Bruno Rotaillot quand on discute avec lui, c'est assez intéressant de voir que c'est présent, c'est pas un libéralisme sec à la Fatcher.
D'autre part, j'en parlais tout à l'heure, c'est un homme qui a réfléchi sur l'écologie. C'est suffisamment rare pour être mentionné à droite. Il y a un ouvrage qui est un ouvrage assez intéressant sur le sujet.
Donc son spectre est beaucoup plus large que ce qu'il donne à voir aujourd'hui. Ce qu'il donne à voir, c'est en effet euh le ministre des cultes et le ministre de l'intérieur. On peut pas lui lui reprocher.
Et là, oui, c'est un message d'une droite, j'allais dire conservatrice. Vous avez le terme conservateur et peut utiliser en France. Je dirais pas d'une droite réactionnaire, mais c'est la droite conservatrice comme il y a une droite conservatrice en Espagne, une droite conservatrice également en Allemagne, une droite conservatrice bien sûr en Grande-Bretagne et en cela sur le terrain culturel, sur le terrain des grands sujets régaliens, oui, c'est un conservateur société et et qu'est-ce qui le différencie d'une Marine Le Pen à ce moment-là ou d'un Jordan Bardella qui qui eux se sont euh d'une certaine façon recentrés ? différence principale avec justement les dirigeants du RN, c'est que s'il a la capacité de faire de passer un un pacte avec les partenaires sociaux, là ce sera gagné pour lui.
Parce qu'en réalité le cœur de l'architecture de cette campagne parfaite qu'on évoquait Nicolas Sarkozi, c'est qu'il est allé voir les syndicats en particulier la CGT et qu'il leur avait dit je ferai les heures défiscalisé laissez-moi faire identité nationale. Thba avait topé et c'est comme ça qu'il avait pu passer. Bernard Tibbau qui secrétaire général de de la CGT.
L'architecture principale de la victoire de Nicolas Sarkozy, c'était d'avoir embarqué aussi les syndicats en leur disant "Je ferai du pouvoir d'achat pour les plus populaires." Et c'est ça qui a fonctionné parce que derrière il a pu poser aussi le reste de son programme. Si Bruno Retaillot n'arrive pas à articuler ce pacte avec les syndicats et les partenaires sociaux, ce sera compliqué pour on a titré notre débat là la droite tient-t-elle son candidat pour 2027 volontairement la droite et pas LR parce que parce que Alexandre Pedro à droite il y en a beaucoup des des LR ou des anciens LR qui qui oui même chez qui qui postulent et encore aujourd'hui c'est pas parce que Bruno Retaillot vient de très largement remporter ce scrutin que il est d'office le le le candidat naturel.
Il faut toujours se méfier de ces soutien d'un jour. Ils peuvent devenir vos adversaires de du lendemain. Dans les soutiens d'un jour de Brun Rota il y a David Lisnard qui ce matin a expliqué que lui voulait faire une primaire parce qu'il se voyait quand même un peu à l'isé.
Il y a Xavier Bertrand qui est en embuscade. Il y a évidemment le renvoqué donc il y a déjà la question à trancher au sein de LR et après et puis après il y a les anciens LR un Édouard Philippe un Gérald Darmanin et cetera et cetera. Il y a des gens chez LR qui vous disent plutôt of the record, il va falloir un moment s'entendre avec Philippe, avec Renaissance pour dégager un seul candidat à la présidentielle.
Ça c'est un discours qui pour l'instant n'était pas audible surtout pendant une campagne interne mais c'est un discours qui peut le devenir peut-être à l'automne 2026 quand les sondages ne vont pas décoller. Il y aura un principe de réalité qui va peut-être se rappeler à Brun Retailleer. Ouais. avec des appels du pied qui viennent aussi de l'autre côté.
Écoutons Marion Maréchal, elle était chez le confrère de Sud Radio ce matin. Elle prome évidemment son idée du lion des droites. Bruno Rotaillot prend exemple sur Georgia Meloni.
Georgia Meloni, vous savez qui est aujourd'hui dont le parti est notre allié au niveau européen. Et bien Georgia Meloni, qu'il aille au bout de ce modèle. Georgia Méloni, elle a fait une grande alliance aujourd'hui dans son pays qui va du centre droit jusqu'à la droite nationale.
Et donc j'espère que bah à travers ce modèle de réussite et de succès sur les questions et économiques, il en tiendra aussi et bien des leçons sur bah la dimension de cette alliance nécessaire. Alors avec qui faire alliance ? Oui, elle parle elle parle de Rota mais en fait c'est c'est plutôt Laurent Voquet qui a dit qu'on pourrait rassembler qui pourrait rassembler de Darmanin à Saraknafo donc elle prend un peu ses rêves pour des réalités peut-être et puis en plus elle fait une deuxième aussi drôle d'interprétation parce que Georgia Méloni une fois arrivée au pouvoir elle a pas fait tout ce qu'elle avait dit en terme migratoire notamment donc bon peu importe c'est pas la même histoire politique le parti pivot l'Union des droites en Italie c'était le parti de Sylvio même si ça c'est inversé aujourd'hu intéressant chez Bruno Raillo déjà il donne son sa cible son ennemi.
C'est la gauche mélanchonniste. Je trouve que c'est malisé pardon gauche mélanchonisée. Donc c'est la gauche.
Ça veut dire que ir assez large he puisque une fois qu'on enlève cette gauche mélanchonisée, ça laisse énormément de choses. En gros, il dit un petit peu ce que dit Édouard Philippe en moins élargi, c'est-à-dire essayer de voir au niveau des républicains tout ce qu'il peut retrouver. C'est assez malin.
Et la deuxième chose, c'est de pas justement se déclarer tout de suite pour 2027 pour éviter euh les primaires, pour y aller tout doucement et faire dans son style ce qu'on décrit depuis le début. C'est d'ailleurs assez féminin. C'est plutôt euh euh travailler, euh verrouiller ses arrières, euh avoir des idées nouvelles et ensuite faire miroiter ces choses-là et monter en puissance.
Et alors je disais tout à l'heure, on va toujours trop vite et on va pas enjamber le la prochaine les prochaines élections qui sont les municipales. Et et là ça peut être très intéressant Pascal Perino parce que si LR se sort bien alors évidemment c'est ainsi mais de ces élections municipales, on peut légitimement imaginer que Bruno Retaillot en tirera profit en tant que patron de de ce parti. Oui.
Et LR devrait relativement s'en tirer correctement. Pourquoi ? Parce que il y a quelque chose qui est très surprenant depuis de nombreuses années en France, c'est que vous avez un reclassement phénoménal des forces politiques au plan national.
Mais au plan régional, qu'est-ce qui se passe au plan local ? Les deux grands partis, ça reste le PS à gauche et LR à droite. Le grand parti dans les régions, dans les départements, dans les communes, c'est LR, hein.
Donc il il va renouer. D'ailleurs, on le voit dans l'organisation du parti, il a bien compris ce message, hein. Cette décentralisation, ça cherche un LR au plan national qui est profondément malade, s'adresse au LR qui est beaucoup moins malade au plan local afin d'essayer de s'appuyer sur ces féodalités locales qui sont une réalité et croyez-moi, des gens et des maires qui étaient assez loin de Retaillot vont aller vers Retaillot parce qu'on va vers le succès.
Et donc pour les municipales, si en effet ces élections municipales se traduisent par un bon scorellaire, il y aura une dynamique favorable pour Ottaillot. Il y a déjà des signes dans les urnes. regarder tout de même comment les législatifs partiels et en particulier celle qui s'est passé hier la gauche est éliminée au second tour enourgogne.
Tout à fait son éloire et vous avez au second tour un affrontement entre un LR et le RN et c'est très intéressant parce que la dynamique comme dans beaucoup de départements c'est la dynamique qui se passe du côté de LR. Elle l'air sentir beaucoup mieux qu'en 2024. Donc au-delà du phénomène Rotaillo, il y a quelque chose qui se passe.
Tout cela demande à être confirmé. Tout cela peut-être bien sûr infirmer. Mais il y a quelque chose qui se passe dans l'électorat.
Euh il y a LR revient en grâce. Ouais simplement il lui reste beaucoup de chemins à parcourir. Juste sur le municipal, il il faudra des victoires emblématiques parce que ça un petit la plus grande ville LR aujourd'hui c'est Nim parce que par exemple Toulouse n'est pas une ville LR Jean-Luc Moud n'est plus chez LR.
Donc il va falloir gagner des grandes villes et pour gagner des grandes villes, il va falloir s'allier avec le modem Renaissance. Euh donc euh ça demande on on me disait il va faire un peu de dentelle hein pour euh faire passer l'idée que bah on va s'aler peut-être pour gagner Nant avec le modèle et Renaissance mais c'est pas un accord national donc il faut faudra quelques victoires symboliques. Voilà pour Bruno Rot et il y a une vraie reconquête du du lectorat urbain pour aussi rapidement la décision la plus symbolique sera sur Paris.
Oui. Est-ce que effectivement euh Bruno Rota euh président de LR donne son blancin pour pouvoir soutenir effectivement euh actuellement la ministre de la culture néacroniste et ne pas mettre de candidat LR en face. Voilà.
Donc là et et de ce point de vue-là la critique par anticipation de Laurent Vequi en disant Voter Retaillo c'est la dissolution dans le Macronisme trouvera en tout cas une une expression sur le terrain des municips. Tiens, on va terminer avec la question de l'organigramme du futur parti. Écoutez cette militante cette militante proche de Laurent Voquier militante en Haute Loire on est au puit envelet Valérie Bé je suis déçu bien sûr forcément je suis déçu parce que Laurent a mené une telle campagne avec un tel courage et une telle un tel investissement bien sûr je suis déçu mais très sincèrement je connais Laurent je sais qu'il va relever les manches il est pas on n'est pas à terre ce qu'il a montré il a donné un chemin il a donné une direction on est tous derrière lui même si on est que 28 % aujourd'hu J'espère que monsieur Rotaillot pourra l'entendre.
Je souhaite qu'il ait l'élégance de lui mettre une place à ses côtés, qu'il puisse travailler ensemble pour un joli projet pour 2027. Il va effectivement être scruté cet organigramme. Est-ce qu'il y aura une place pour Laurent Voquier ou pour les vokéristes ?
Alors les voquistes, on peut supposer qu'il aura pas le Roqué ne sera pas numéro 2 du parti. Lui ne le souhaite pas. Bruno ne le souhaite pas.
Et puis les numéros 2 du parti Shell finissent ça finissent souvent mal. Virginie Calmels, Natal Cusque Morisé, Rien Pradier. Donc il y a peu des personnalités auprès proche de Laurent Voquier qui ont qui vont être dans l'organigramme, c'est des gens comme peut-être Jeffrois Didier, Vincent Jean-Brun qui sont plutôt en plutôt de bonne relation avec Bruno Rota.
Donc ces gens-là seront d'organ grram et Laurent Voquet sera membre de droit de plusieurs instances de LR, la CNI, le bureau politique, conseil stratégique mais lui-même je ne pense pas qu'il soit dans le dans les postes stratégiques exécutif plutôt. Est-ce que Laurent Voquet a un pouvoir de nuisance depuis depuis l'Assemblée nationale ? Je je sais pas si les députés LR Pascal Perin font sont forcément prêts à à tirer à tirer contre voilà sur le papier un président de groupe parlementaire. en effet peut avoir un un rôle qui est un rôle gênant pour le la direction du parti qui ne sera pas de la même sensibilité.
Je n'ose pas parler de couleur, tout à fait la même sensibilité. Mais vous savez quand on a affaire à un succès aussi important que celui de vient de vient de connaître Rotaillot, il va y avoir des rallims. C'est-à-dire que le tiers de députés rotéistes, ça va évoluer.
Les députés, ils sont pas complètement fous. Très souvent, ils ont des relais locaux. La question municipale les intéresse et ils ont envie que ce succès nourrisse le succès de LR et bien sûr leur succès.
Donc je crois que Laurent Veoquier si il avait envie d'une guerriia sera appelé à une certaine prudence. Merci beaucoup. Merci à tous d'avoir participé à ce débat.
Je rappelle le titre de votre livre Pascal Perino, le goût de la politique, un observateur passionné de la 5e République aux éditions. Odil Jacob, Alexandre Pedron vouli évidemment dans le quotidien. euh le monde.
À très bientôt sur euh sur Public Sénat. [Musique]
Bruno Retailleau