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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 10 novembre 2021 4 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

L'édito de Patrick - Nucléaire : la grande incohérence du quinquennat Macron - C à vous - 10/11/2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:03FerméeRéponse partielle

    Mais Fessenheim était une centrale en fin de vie.

  • 2:03OuverteRéponse directe

    Maintenant, Emmanuel Macron a changé d'avis, veut relancer le nucléaire, mais qui voudra d'une centrale à côté de chez lui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Invité politiqueFait
    « Je n'ai pas été élu pour ma part sur un programme de sortie du nucléaire, mais sur une réduction à 50% de la part du nucléaire dans notre mix électrique. »
  • 0:21Invité politiqueChiffre
    « Concrètement, 14 réacteurs de 900 MW seront arrêtés d'ici à 2035. »
  • 0:27Invité politiqueFait
    « Ce mouvement commencera à l'été 2020 avec l'arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim. »
  • 1:11InvitéFait
    « Malgré son grand âge, 43 ans, l'autorité de sûreté nucléaire l'avait jugée en bon état de marche. »
  • 1:14InvitéChiffre
    « Elle employait 2000 personnes, faisait rentrer 35 millions d'euros de recettes fiscales par an, alors que pour sa fermeture, l'État a dû verser à l'EDF 400 millions de compensations. »
  • 1:25InvitéChiffre
    « Fessenheim produisait chaque année 12 TWh, c'est-à-dire 12 milliards de kWh d'électricité propre, 90% des besoins de l'Alsace. »
  • 1:48InvitéChiffre
    « L'essentiel de la production a été compensé par des centrales à gaz ou à charbon en Allemagne, soit quelques millions de tonnes de carbone en plus rejetées chaque année dans l'atmosphère, 6 à 10 millions d'après la filière nucléaire. »
  • 2:45InvitéChiffre
    « La Cour des comptes évalue la construction de six réacteurs EPR à 46 milliards d'euros. »
  • 3:21InvitéFait
    « C'est-à-dire les 50% de nucléaire, 50% d'énergie renouvelable, ça n'est pas incompatible avec la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. »
  • 3:59InvitéFait
    « Les besoins d'électricité vont exploser au cours des prochaines années. »

Temps de parole

  • Invité62 %
  • Invité 225 %
  • Emmanuel Macron9 %
  • Présentateur3 %

4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Oui, même si l'annonce était attendue, il s'agit de la relance du nucléaire, de la promesse de construction de nouvelles centrales, parce que le quinquennat d'Emmanuel Macron, il avait commencé comme ça.

0:10
Emmanuel Macron

Je n'ai pas été élu pour ma part sur un programme de sortie du nucléaire, mais sur une réduction à 50% de la part du nucléaire dans notre mix électrique. Et je tiendrai cet engagement. Concrètement, 14 réacteurs de 900 MW seront arrêtés d'ici à 2035. Ce mouvement commencera à l'été 2020 avec l'arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim.

0:34
Invité

Alors certes, ces 50%, ce n'est pas lui qui les a inventés. Ils ont été mis dans la loi sous François Hollande. De même que l'arrêt de Fessenheim, que l'ancien président socialiste avait brandi pendant sa campagne de 2012 comme un gage donné aux écologistes, fermeture retardée, puis officialisée cinq ans plus tard par Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, quelques semaines avant l'élection de 2017. Mais rien n'obligeait Emmanuel Macron de tenir les promesses de François Hollande, promesses finalement réalisées à l'été 2020, quand Fessenheim a été débranchée.

1:03
Présentateur

Mais Fessenheim était une centrale en fin de vie.

1:06
Invité

Pas du tout. Malgré son grand âge, 43 ans, l'autorité de sûreté nucléaire l'avait jugée en bon état de marche. Ses réacteurs auraient pu tourner jusqu'en 2041. Elle employait 2000 personnes, faisait rentrer 35 millions d'euros de recettes fiscales par an, alors que pour sa fermeture, l'État a dû verser à l'EDF 400 millions de compensations. Et surtout, Fessenheim produisait chaque année 12 TWh, c'est-à-dire 12 milliards de kWh d'électricité propre, 90% des besoins de l'Alsace, ou l'équivalent de plus de 3000 éoliennes, ou la totalité de la production d'énergie solaire en France.

Résultat, même si les renouvelables ont en partie pris le relais, l'essentiel de la production a été compensé par des centrales à gaz ou à charbon en Allemagne, soit quelques millions de tonnes de carbone en plus rejetées chaque année dans l'atmosphère, 6 à 10 millions d'après la filière nucléaire. En tout cas, le bilan écologique, social et financier est désastreux. Les élus alsaciens sont intarissables sur le sujet.

2:03
Présentateur

Bon, maintenant, Emmanuel Macron a changé d'avis, veut relancer le nucléaire, mais qui voudra d'une centrale à côté de chez lui ?

2:08
Invité

Eh bien, ceux qui en ont déjà une, puisque le projet d'EDF, c'est de construire des réacteurs EPR sur des sites de centrales déjà en place. Les premiers de la liste devraient être Penly, en Normandie, à côté de Dieppe, et Graveline, dans les Hauts-de-France, entre Dunkerque et Calais. Des extensions espérées, attendues par les élus locaux de tous bords dans ces deux régions. Graveline, qui est la plus importante centrale nucléaire d'Europe de l'Ouest, assure déjà 30% des recettes de la communauté urbaine de Dunkerque. Deux réacteurs EPR en plus, ce serait jusqu'à 7000 emplois supplémentaires durant la phase de construction.

Alors, pour l'instant, aucun détail sur le processus de décision, le nombre de réacteurs de calendrier. Ce n'est pas un petit chantier. La Cour des comptes évalue la construction de six réacteurs EPR à 46 milliards d'euros. Mystère aussi sur les 12 autres réacteurs qui devaient fermer. Mais quoi qu'il en soit, sur le nucléaire, ce quinquennat aura débuté par un engagement de fermeture pour s'achever par une annonce de réouverture. Comme vous dites dans votre livre, Bruno Le Maire, quand on voit la manière dont le nucléaire est vilipendé. Vous dites ça pour le déplorer. Oui, je le déplore. Je précise juste que l'engagement du président de la République peut être tenu.

C'est-à-dire les 50% de nucléaire, 50% d'énergie renouvelable, ça n'est pas incompatible avec la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. Oui, si la consommation augmente beaucoup. Si la consommation augmente et surtout si on construit aussi beaucoup d'énergie renouvelable. Et moi, je vais vous dire, ce n'est pas fromage ou dessert, c'est les deux. Il faut à la fois accélérer le déploiement des énergies renouvelables, le solaire et l'éolien, en particulier l'éolien offshore, sur lequel je trouve que nous avons pris trop de retard. Et il faut également accélérer la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. Pourquoi ? Parce que ça prend du temps. Parce que ça prend du temps.

Et surtout, regardez dans vos usages quotidiens. Qu'est-ce qui est frappant ? On utilise de plus en plus d'électricité. L'électricité pour la voiture, pour la domotique, pour les télécommunications, pour les transports. Donc les besoins d'électricité vont exploser au cours des prochaines années. Si on veut produire de l'électricité sans émettre de CO2, il n'y a pas 36 solutions. Il n'y a pas de professeurs Nimbus qui vont nous inventer un truc nouveau. C'est soit du nucléaire parce qu'il n'y a pas de CO2, soit des renouvelables. Nous nous proposons de faire les deux.