Étienne Blanc sur le narcotrafic : « Il faut pénaliser les consommateurs »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
ettienne blan on va commencer en regardant les unes de la presse régionale on regarde trois titres d'abord la Une de Midi Libre et on l'a vu dans le journal à 69 tournant historique le tribunal qui a donc ordonné hier l'arrêt total du chantier de l'autoroute qui doit relier Toulouse et castre pour non respect du code de l'environnement une décision qui pourrait impacter d'autres projets en région la deuxième une c'est celle de cors matin cette photo de Gill siméogne et de Gérald haranin la ripost contre la mafia et lancé Gérald haranin le ministre de la Justice qui a participé hier aux travaux de assemblée de corps sur les dérives mafieuses il a annoncé 17 magistrats supplémentaires pour les tribunaux de lîle et la création d'un pôle spécialisé pardon contre la criminalité organisée et puis la dernière une c'est celle de la voie du Nord ces réponses qui se font attendre sur la crise migratoire une rencontre franco-britannique entre ministre de l'Intérieur Bruno retaillo et Yvette Cooper a eu lieu hier sur la côte d'Opal pour le collectif des maires du littoral ce nouveau déplacement ministériel n'apporte aucune avancée quelle une choisissez-vous laquelle voulez-vous commmenter au choix au choix l'aripost contre la mafia et cette visite hein de Gérald harmanin qui était donc hier sur l'île de beauté qui a assisté aux travaux de l'Assemblée de Corse sur la lutte contre la dérive mafieuse avec de nouveaux moyens moyens qui seront suffisants vous trouvez ça bien que l'État prenne les choses en main je pense que aujourd'hui la réponse de la justice et de la police à la question mafieuse n'est pas la hauteur des enjeux que cela fait piser sur notre société et la mafia est de mieux en mieux organisé on l'a vu avec Jérôme Durin dans nos travaux sur les narcotrafic elle utilise l'argent du narcotrafic à des fins criminelles et elle le fait et avec des techniques nouvelles avec un véritable savoir-faire qui met la puissance publique en difficulté face à cela il faut que notre droit s'adapte et j'ai été frappé de voir comment en Corse aujourd'hui on conteste la loi que nous avons adopté au Sénat qui donne des moyens nouveaux pour lutter contre la mafia il faut bien le dire il faut dire les choses comme elles sont dans ce texte nous sommes inspirés du droit italien notamment sur la question des repentis hein en Italie un repenti peut avoir commis des crimes de sang on peut avoir recours à la procédure des repentis pour qu'il puisse donner tout un réseau en France ça n'est pas possible nous pensons qu'en faisant cela nous nous mettons à la hauteur des enjeux au même titre que quand on règle le problème des Infiltrés civils ou quand on met en place le procès-verbal séparé dans une procédure pour protéger les techniques spéciales d'enquête et j'ai été frappé de voir qu'en Corse une certaine des associations le barreau conteste cela et ça ça m'inquiète très sérieusement on va parler évidemment du narcotrafic dans quelques secondes mais d'abord deux mots sur le reste de l'actualité on l'a vu là aussi dans le journal la première réunion entre les partenaires sociaux sur la réforme des retraite a eu lieu hier Force Ouvrière a claqué la porte au bout de 10 minutes il dénonce une mascarade parce que François Baayou demande l'équilibre du régime pour 2030 François Baayou qui dit ce matin dans Le Figaro qu'en cas de blocage le référendum est une issue pour vous aussi alors d'abord sur le fond je trouve que la position adoptée par Force ouvrière est absolument incompréhensible on peut pas continuer et dans dans dans une situation qui est absolument immorale hein de faire payer les retraites d'aujourd'hui par les génération future nos enfants nos petits-enfants ells vont commencer leur vie professionnelle avec une dette àissale dire ça c'est la matrice c'est le principe puis alors après il y a la position du Premier ministre je dois bien avouer qu'elle m'interroge d'un côté le Premier ministre dit écoutez s'il y a pas de solution trouvée par les partenaires sociaux ben on en restera au système actuel puis d'autre côté il dit finalement il faudrait peut-être passer par la voie d'un référendum donc je trouve cette pensée un peu complexe et en tout cas elle mérite d'être éclairer est-ce que le système par répartition il est encore viable ou est-ce que vous dites s'il est temps de passer à une dose de capitalisation alors moi je suis partisan du système suisse un système mixte et il y a une retraite par répartition qui assure pour l'essentiel la solidarité entre les générations et puis en complément il y a une retraite par capitalisation qui permet à tous de profiter du développement de la richesse économique quand on regarde la situation de de la Bourse on prend l'indice du CAC 40 sur les 30 ou 40 dernières années il y a une augmentation régulière grosso modo ça ça double tous les 10 ans pourquoi est-ce qu'il n'y a que les privilégiés qui peuvent profiter de cette situation je crois que ça n'est pas sain il faut que l'ensemble des Français puisse en profiter c'est une très très bonne réponse autre sujet c'est la question migratoire et François Baayou qui a durci cette semaine le temps avec l'Algérie il menace de suspendre les accords il y aura un débat sur l'accord de 68 au Sénat mardi mais François baayrou dans le même temps il veut éviter toute escalade est-ce qu'il a été assez ferme selon vous moi je pense qu'il faut plus de fermeté il faut respecter le peuple algérien mais il faut bien comprendre que nous avons affaire à un gouvernement qui n'est pas un gouvernement démocratique il faut dire les choses comme elles sont l'exécutif algérien est sous la tutelle des militaires et de l'armée algérienne et ça depuis la création du FLN depuis la guerre d'Algérie depis indépendance algérienne donc c'est un pays dans lequel la liberté n'existe pas liberté de la presse liberté pour les jeunes de s'exprimer quand on sait le nombre d'étudiants qui ont été incarcérés voire même un un nombre d'entrex qui ont disparu non nous ne sommes pas dans un régime démocratique et dans un système de cette nature il faut parler avec fermeté et avec autorité et je trouve que sur ce sujet-là le gouvernement actuel en dehors de Bruno rotaillot et de Gérald d'manin il faut le reconnaître je trouve qu'il y a un flou voilà il y a besoin de plus de fermeté d'une ligne clair pour moi elle est simple hein c'est la remise en cause de l'accord de 68 il n'a plus aucune raison d'être et c'est un échange euh vous vous vous souhaitez qu'un certain nombre d'Algériens bénéficient de visa ben en échange vous nous permettez de reconduire à la frontière les OQTF et vous êtes obligé de les récupérer une fois qu'on a dit ça on a dit l'essentiel et moi je suis absolument persuadé que dans les 6 mois qui viennent le gouvernement algérien reprendra une négociation mais sur les bases qui donnent à la puissance française une véritable une réalité depuis des mois vous travaillez sur la lutte contre le narcotrafic des travaux de votre commission d'enquête et né une proposition de loi qui a été votée à l'unanimité par le Sénat un trafic de drogue qui s'étend sur l'ensemble du territoire zone rurale coq en stock c'est le titre du reportage réalisé par notre journaliste Fabien rard il nous rejoint pour en [Musique] parler bonjour et Fabien après avoir conquis les grandes villes le trafic de drogues s'étend donc désormais aussi aux zones rurales et au ville moyenne de notre pays c'est l'un des constats de la commission d'enquête sur le narcotrafic dont Étienne blanc était le rapporteur et c'est ce que vous avez voulu vous documenter Fabien dans le reportage qui est diffusé demain sur notre antenne effectivement donc ce constat c'est que les zones rurales sont devenu en fait une une part de marché comme les autres pour les les trafiquants de drogue alors pour parler de ça on on aurait pu en fait aller à peu près n'importe où en France mais nous nous avons choisi de poser notre caméra dans l'Orne et dans la Manche de départements de Normandie qui sont en proie à une banalisation de la cocaïne un produit désormais plus facile à trouver que le cannabis nous disent les les consommateurs et cela en raison de ce qu'on appelle l'ubérisation du trafic c'est-à-dire la livraison à domicile en passant commande sur les réseaux sociaux dans la Manche nous avons rencontré un consommateur en rémission qui nous raconte la difficulté de décrocher face face à cette facile déconcertante d'acheter de la cocaïne même quand on habite à la campagne on chopé un G 80 90 € alors que maintenant moins de 60 € on en a un on trouve du produit partout maintenant il suffit de se connecter à des réseaux comme snapchat ou ou autres pour tomber sur des vendeurs qui font leur publicité quoi même pour 2 g ils sont prêts à livrer à faire 20 30 km pour venir vous livrer à domicile directement où il y en a certains qui proposent soit des cadeaux ou sinon le jour de son anniversaire de nous offrir 1 g si on achète 2 g on nous donne un bou cheat c'est devenu très facile quoi c'est ça qui est devenu dangereux quoi alors ce monsieur que nous avons appelé romain dans le documentaire consommer du CRAC le CRAC c'est un dérivé de la cocaïne fabriqué en la mélangeant avec d'autres produits afin de pouvoir la fumée et c'est un produit extrêmement addictif qu'on associe le plus souvent à des publics très marginaux en grande précarité mais ce que constatent en fait les professionnels de santé dans la Manche c'est que le craque fait désormais des dégâts auprès d'un public plus inséré romain qu'on vient d'entendre c'est un père de famille qui a un job stable dans dans l'industrie et cette circulation à bas bruit du craque sur le territoire c'est aussi le ce qu'a constaté Laetitia Mirande quand elle a pris ses fonctions de procureur de la République à alançon la préfecture de l'or je ne vous cache pas que quand je suis arrivée à alançon en juillet 2022 j'ai été confronté à des problématiques en lien avec le trafic de stupéfiants que je n'imaginais pas dans une ville de cette taille là pour la zone un peu plus rurale on a du trafic de stupéfiants que je qualifierais de plus classique avec des produits tels que le cannabis de l'héroïne de la cocaïne mais qui reste néanmoins très prignant avec un phénomène d'ubérisation du trafic de stupéfiants pour la ville d'Alençon on a une problématique liée aux stupéfiants mais avec une dominante liée au craque qui est plutôt un produit qu'on trouve dans les grosses agglomérations et qu'on trouve de façon assez étonnante dans cette petite ville notamment dans un quartier très précis donc le quartier dont parle Laeticia Mirande c'est une toute petite cité en apparence paisible située à l'entrée de la ville d'Alançon avec des écoles des servic publics mais les familles qui vivent subissent depuis des années la présence de plusieurs points de Deal nous nous sommes rendus sur l'un d'eux pour ce documentaire alors les pouvoirs publics ne restent bien sûr pas les bras croisés dans le cadre d'un plan craque à à Lançon les policiers harcèlent les points de Deal procèdent à des arrestations à des saisies mais ils ne parviennent pas à éradiquer le problème car il manque de moyens pour remonter les filières ouais et tien blanc ce trafic de de drogue il pèse sur des quartiers il pèse sur des communes il y a eu les opérations plac net lancées par Gérald armmanin est-ce qu'elles ont été efficaces ou est-ce qu'elles n'ont fait que déplacer le problème ailleurs elles ont déplacé le problème les opérations place net étaient utiles hein en bas de votre immeuble vous avez un point de l vous êtes temp doit savoir qu'il est délocalisé mais il se reconstitue et s'il se reconstitue pas physiquement il se reconstitue de manière dématérialisée ça vient d'être très bien dit et maintenant la livraison avec des commandes sur Internet c'est devenu quelque chose d'habituel ça appelle une réflexion sur la consommation hein pas de consommation pas de trafic de la consommation un développement du trafic et aujourd'hui en donc sur les consommateurs faut pénaliser les consommateurs il faut pénaliser les consommateurs il faut faire des campagnes de prévention j'ai vu que le gouvernement lancer des campagnes puissantes et et c'est une c'est une très très bonne chose il y a un sujet quand on consomme de la cocaïne on peut-être quand on est pris sanctionner par ce qu'on appelle une amende forfaitaire d'lectuelle elle est à 150 € elle est à 150 € pour le salarié modeste comme pour le cadre supérieur il faut changer ce système et il faut comme dans un centre de pays d'europee que la sanction elle correspond à un mois de salaire à 2 mois de salaire quand il le faut donc il faut adapter notre système et là il faut bienie le reconnaître et dans notre rapport on a travaillé sur le narcotrafic on n' pas travaillé sur la consommation c'est un autre sujet mais la France comme un certain nombre de pays d'Europe vont être obligés de fatteler et et de manière extrêmement vigoureuse très bien alors nous on a suivi justement les forces de l'ordre sur le le terrain pour pour ce ce tournage en zone rurale la lutte antistup c'est d'abord l'affaire de la de la gendarmerie donc nous les avons suivi sur une opération de de contrôle routier dans l'ordre et ça peut paraître banale comme ça mais il nous explique pourquoi le contrôle des flux en zone rurale bien c'est le Le Bé àas la première étape en lutte en matière de de lutte antistupéfiant c'est quand la dernière fois vous avez consommé hier soir hier soir ouvrez votre manteau s'il vous plaît rien dans les poches ici non [Musique] vousz vous avez consommé dans votre véhicule monsieur il y a un moment ouis il y a un cul joint qui reste moment il oui oui non mais qu'on soit d'accord ah oui non ici en zone rurale comme dans l'orde on a énormément de consommation de stupéfiants donc effectivement la cocaïne est une drogue que l'on retrouve de plus en plus alors aujourd'hui on a un chien s B ça veut dire stupéfiant arme Bill donc c'est un chien qui est dédié au trafic de stupéfiants notamment et c'est comme ça aussi qu'on a du renseignement on a du renseignement qui nous permet ensuite d'ouvrir des enquêtes plus complexes et de d'essayer de remonter les filières alors remonter les filières c'est ce qui s'est passé justement euh dans l'Orne récemment tout commence en février 2024 un accident de la route en apparence banale qui va mettre les gensarme sur la piste d'un réseau de trafiquant basé à l'aigle dans le nord du département avec des ramifications jusqu'aux Pays-Bas cette enquête il nous la raconte en détail dans le documentaire elle a été couronnée de succès puisque plusieurs cibles ont écopé de de lourd de peine de de prison mais ce que disent les gendarmes c'est que c'est un travail extrêmement chronophage c'est des jours des nuits à planquer dans des voitures à éplucher des écoutes téléphoniques en tout ce sont donc cinq militaires qui ont travaillé à pleint tempemps pendant 7 mois euh sur 7 mois entiers sur ce dossier sans rien faire d'autre on sait que les gendarmes sont aussi tiraillés par d'autres missions au moment des interpellations c'est monté à une centaine de militaires tout ça pour démanteler un seul réseau euh alors Étienne blanc euh on on entend donc ce besoin de de moyen de des enquêteurs est-ce que euh c'est pas d'abord une question d'effectif la réponse face à se rademarer du narcotrafic la question des effectifs c'est un des sujets ce n'est pas le seul la complexité de la procédure c'est une autre question et l'inadaptation du droit pénal et du Code de procédure pénale à la lutte contre le narcotrafic notamment l'impossibilité et et nous l'avons corrigé dans la loi d'utiliser ce qu'on appelle les Infiltrés civils c'est-à-dire de repérer un trafiquant et de dire tu restes dans le réseau tu continues à trafiquer mais tu nous dis tout et et là vous accélérez les procédures quand vous disposez pas de ce système vous vous privez de moyens d'investigation extrêmement puissant donc oui évidemment des moyens supplémentaires mais aussi une adaptation du droit à cette véritable déferland que représente le trafic de drogue en France les chiffres d'ailleurs que vous donnez dans le reportage de Fabien ils sont assez hallucinants 6,5 milliards de chiffres d'affaires 240000 personnes qui travaillent dans les réseaux de narcotrafic vous dites vous-même que vous avez été frappé par l'ampleur du phénomène est-ce que le phénomène il a pris trop d'ampleur pour qu'on puisse encore lutter pour moi c'est une grande question comment se fait-il qu'on a attendu si longtemps pour aller aussi loin il a fallu un travail sénatorial pour pour que pour la première fois on prenne le problème de la consommation de la base jusqu'au sommet qu'on comprenne la complexité de ces entreprises on l'a dit avec Jérôme Durin et le narcotraficque c'est comme une entreprise commerciale c'est comme un système de grande distribution il y a un consommateur il faut l'approvisionner donc il faut aller acheter le produit en Amérique du Sud en Afrique du Nord ensuite il faut le transformer il faut le transporter il faut l'acheminer après il faut cacher l'argent du crime donc c'est une entreprise extrêmement complexe cette entreprise complexe à mon avis elle a pas échappé aux différents ministres de l'Intérieur et de la justice depuis des années c'est un peu le problème français vous c'est pas le seul on a une dette de 3300 milliards on a l'impression de le découvrir aujourd'hui la France a une difficulté à comprendre les problèmes qui vont se poser à elle dans les 5 10 ou 15 ans et la drogue elle fait partie de pour moi de ces interrogations pourquoi est-ce qu'on non on ne s'en est pas saisi plutôt c'est qu c'est un manque de courage politique c'est un manque de courage il y a d'autres priorités vous savez le problème du politique c'est qu'il satisfait l'instant et qu'il a beaucoup de peine à regarder à 5 ou 10 ans mais ça correspond pas aux échéances électorales au Sénat et et je crois que c'est une particularité une spécificité du Sénat on est peut-être un peu plus déconnecté de médiat hein de cette réactivité politique donc quand on prend un dossier de cette nature on n'est pas soumis à la pression électoral et on peut faire un rapport qui a qui a du sens vous dites aussi que le narcotrafic il s'adapte il utilise les nouvelles technologie est-ce que du coup les narcotrafiquants ont toujours une longueur d'avance aujourd'hui ils ont une longueur d'avance c'est la raison pour laquelle dans notre texte nous avons dit attention il faut pas tout dire dans un dossier pénal hein quand vous utilisez une technique spéciale d'enquête si vous la mettez dans le dossier pénal le criminel en est informé il le communique à ses réseaux et votre technique spéciale d'enquête elle a plus aucune valeur donc c'est pour ça qu'on a mis en place ce que nous appelions le dossier coffre dans le rapport qui sera en fait le procès-verbal séparé où on dit voilà les les conditions dans lesquelles on a pu techniquement appréhender le réseau cela nous ne l'écrivons pas et nous ne disons pas comment ça se passe donc il y a un certain nombre de dispositifs qui sont des dispositifs particulièrement utiles la loi elle est suffisante aujourd'hui la loi un narcotrafique vous auriez aimé aller plus loin vous alors moi je pense que c'est une étape c'est c'est ce que nous disons dans notre rapport les narcotrafiquants ils s'adapte avec une facilité déconcertante quand par exemple le Surinam bloque le trafic de drogue en direction de l'Europe le trafic qui se reporte sur la Guyane à l'aéroport de Cayenne on est de plus en plus présent le trafic qui se reporte sur la mer des Caraïbes sur la Guadeloupe et sur la Martinique quand la France quitte le le Mali le Burkina Faso et le Niger ça redevient une route d'acheminement de de la drog ils ont une capacité d'adaptation il faut que nous soyons très mobiles et je pense que notre texte sera utile mais il appellera évidemment d'autres dispositif législatif le moment venu Fabien dans votre reportage il y a aussi la la nécessaire question de la prévention alors pour revenir à alançon Orian où dans le cadre du Plan craque les pouvoirs publics insistent en effet sur le volet préventif donc le répressif c'est la la préfecture le préventif c'est piloté par l'agence régionale de santé Normandie euh ce sont des actions menées notamment dans auprès des des scolaires nous en avons filmé une pour ce documentaire l'idée ce n'est pas de parler de craque à des petits collégiens bien sûr mais c'est plutôt de les sensibiliser au au danger des addictions en général et donc de retarder la première consommation chez des ados qui seront pour certains confrontés à la cigarette au cannabis s'ils ne le sont pas déjà ou à d'autres substances et le but donc c'est de diminuer à terme le nombre de consommateurs et et par conséquent de baisser le le ce qu'on appelle le coût social des addictions qui comprend donc les coûpts de police et de justice mais aussi les coûts de santé mais la prévention c'est vraiment du du très long terme don les effets ne sont pas mesurables dans l'immédiat c'est un travail de fond qui doit aussi faire partie de de la réponse c'est un travail qui manque aujourd'hui bien sûr aussi il faut se poser une question pour la France l'alcool fait mal au fois on a fait des campagnes contre l'alcool qui ont marché et le tabac fait mal au poumon on a fait des campagnes sur les paquets de cigarettes des des campagnes sur les Grand les grands médias ça a marché on l'a pas fait pour la drogue c'est surprenant donc il faut s'y mettre et il faut un travail de prévention il en a lancé une une campagne pour un peu sensibilisement que Bruno rotaillot a pris ce sujet et là encore on peut regretter qu'il est fallu attendre Bruno rotaillot au ministère le le le le const je c'est tout simple moins de consommateur moins de trafic est-ce que vous dites aujourd'hui alors qu'audelà évidemment du du problème de santé publique le narcotrafic ça va devenir une menace pour la démocratie nos démocrati bien sûr et et le qu'est-ce qui se passe pour que leur entreprise prospère ils sont obligés de faire taire un certain nombre de services qui les gênent dans leur trafic faire taire la police la gendarmerie faire taire la justice comment est-ce qu'ils s'y prennent bah ils achètent c'est la corruption et attention il y a un certain nombre de signes qui laissent entendre que la France sur cette question de la corruption a du retard hein c'est le policier qui va consulter un fichier et donner des informations il a pas le droit de le faire il le fait c'est le greffier qui va laisser passer une formalité ce qu'on appelle les évasions judiciaires ça fait tomber une procédure c'est dans les prisons l'introduction de téléphone l'introduction de drogue c'est sur un port un container déplacé avec l'œil bienveillant et complaisant de la douane ou des dockers et cetera et cetera et vous savez les magistrats Mexicains qui sont venus en France ont dit attention il y a un certain nombre de signes chez vous qui laisse entendre vous n'êtes pas un arcoétat mais si vous ne faites rien vous pourriez le devenir le le reportage de Fabien il insiste aussi beaucoup sur le fait que aujourd'hui ce trafic de drogue ce narcotrafic qui s'étend sur tout le territoire et y compris en zone rurale est-ce que les maires les élus locaux ils sont prêts face à à ce trafic alors les maires en parlent beaucoup ils disent mais attendez on comprend pas il y a un gamin de 18 ans qui a une voiture à 150000 € aller chercher essayer de savoir ce qui se passe il y a un commerce où il y a jamais personne mais le commerce est vendu il fonctionne et il a pignon sur rue donc les élus locaux ont quelque chose à faire dans le texte nous leur permettons par exemple de dénoncer cela au préfet et le préfet peut saisir un fond de commerce en tout cas lui interdire son activité donc ou bien sûr David Lisnard l'a très très bien dit dans dans dans ses interventions prayant de l'Association des Maires et dit si vous vous appuyez pas sur les élus locaux vous vous privez de ce contact direct avec la population cette connaissance du terrain qui est absolument irremplaçable merci Fabien Fabien votre reportage zone rurale coqu en stock il est à voir demain à 18h30 sur notre antenne Isra évidemment disponible sur notre site Internet et nos réseaux merci beaucoupbien pour ce reportage très instructif on va aller chez vous à Lyon pour terminer où on retrouve Sandrine chaber bonjour Sandrine merci beaucoup d'être avec nous rédactrice en chef adjointe au progrès on parle d'un tout autre sujet avec vous et de la modification envisagée du mode de scrutin pour les prochaines municipales à Paris Lyon et Marseille oui bonjour Orian bonjour Étienne Blon alors cette réforme de la loi PLM c'est un serpent de mer on en parle à chaque chaque élection ça retrouve une certaine actualité puisqu'il y a un projet de loi pour en ce sens qui va être déposé qui va être examiné pardon à l'Assemblée nationale à partir de la mi-mars ce projet de loi qui devrait permettre aux électeurs de Paris Lyon et Marseille d'élire directement leur mare alors ma question elle s'adresse au sénateur et au Conseiller Municipal de Lyon que vous êtes Étienne blanc est-ce que vous êtes favorable comme 80 % des Lyonnais selon un récent sondage à cette réforme et si oui est-ce qu'il faut la faire à un an seulement des élections municipales alors moi j'y suis extrêmement faveur pour une raison simple c'est une évidence démocratique à Lyon vous pouvez être élu maire de Lyon avec moins de voix que votre adversaire et c'est arrivé dans l'histoire de Lyon dans l'histoire des élections municipales donc il faut mettre un terme à ce système là qui est un système qui n'est pas démocratique fait des choses comme elles sont ensuite il y a la question du délai c'est un peu ennuyeux de le faire aussi près d'une élection c'estàdire environ à un an d'une élection parce que ça va donner le senti ent je veux pas utiliser le terme de tripatouillage mais d'une adaptation d'un système électoral à des préoccupations qui sont purement électoraliste donc cela c'est un peu ennuyeux mais je pense que c inconvénient et il n'est rien par rapport à l'enjeu démocratique donc moi je suis favorable à système j'ajoute une chose c'est que il mettra un terme une situation qui est invraisemblable vous avez des maires d'arrondissement qui ne sont pas de la même couleur politique que le maire de la ville donc en fait ce sont des minus àins ils n'ont pas de responsabilité ils ont pas de PO dès qu'ils font quelque chose le maire de la ville ou là là attention c'est un concurrent politiquement c'est mon adversaire donc ils n'ont aucun pouvoir ils ont le titre mais ils ont pas les pouvoirs il faut arrêter cela mettre de la démocratie dans le système merci beaucoup Sandrine chaber merci d'avoir été avec nous la une du progrès tout autre sujet c'est Stéphane Plazza condamné quel impact sur les franchises du rô merci Sandrine d'avoir été avec nous merci Étienne blanc merci mer beaucoup et je rappelle que le documentaire Fabien dans lequel évidemment vous figurez zone rurale coq en stock et donc avoir demain 18h30 sur notre Antine dans 20 minutes on parlera du conclave sur la réforme des retraites Force ouvrière qui a claqué la porte hier l'accord aboutira-t-il ce sera la question du club mais d'abord on accueille notre prochaine invité Christophe guiloui nous rejoint
Étienne Blanc