Jean-Claude Tissot : « La loi Duplomb est un texte opportuniste »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Jean-Claude Tissau, vous êtes sénateur socialiste de la Loire. On va parler de tous ces sujets avec vous, mais d'abord on va regarder les unees de la presse régionale. D'abord la une du courrier Picard Agriculture.
Une proposition rejeté pour être accepté. C'est en photo cet échange entre la ministre de l'agriculture Annie Jeunevar et le président de la FNSEA Arnaud Rousseau venu manifester hier devant l'Assemblée nationale. La deuxième une c'est celle du progrès et ce témoignage non.
L'euthanasie n'est pas un crime. Témoignage de Michaell, il vient de Suisse. Sa mère et sa tante ont eu recours à l'assistance médicale au suicide.
Alors qu'on le disait, les députés votent aujourd'hui les textes sur la fin de vie. Et puis la dernière, c'est celle du télégramerte rouge, la cour des comptes qui a avertie hier d'un risque de crise de liquidité de la sécurité sociale en 2027 en raison du dérapage hors de contrôle de ces dépenses. La SQ qui pourrait être incapable d'emprunter pour payer les prestations qu'elle doit aux assurer.
Quelle lune choisissez-vous ? Ben écoutez, non pas que les deux que le l'euthanasie et la sécurs, mais je vais rester si vous voulez bien sur la problématique agricole parce qu'elle nous occupe beaucoup c temps-ci et et la photo que vous montrez à travers la une du courrier Picard est assez révélatrice et moi je rajouterai un troisième personnage à la place de celui qui est de dos, c'est Laurent Duplomb parce qu'en fait là on on discute de cette fameuse on l'appelle d'ailleurs la loi du plomb à mon sens et je l'avais dit en séance publique, on faut pas l'appeler la loi du plomb, on ferait mieux de l'appeler la loi Rousseau ou la loi FNSA parce que immanquablement et on c lobi Ben évidemment, on l'a vu tout au long de ses débats et il s'en cache presque pas. Il s'en cache pas.
La même après la du plomb, il est il écoute et de façon très attentive ce que peut dire Laurent Rousseau. Donc cette cette est assez révélatrice. En fait, aujourd'hui, on a on on assiste à à l'émergence d'un triptique et et de de circonstances peut-être, mais en tout cas, madame Jeunevard est l'air, monsieur Rousseau patron de la FNSEA, Laurent Duplomb chef de fil des Républicains ici au Sénat et qui se cache pas de de sur ce texte là.
Voilà. Et en l'occurrence, il il et il se qualifie de cette manière-là. Euh euh il il porte un texte qui sait clivant.
Donc euh voilà, c'est cette photo est assez révélatrice quoi. On va revenir évidemment sur ce texte et sur ce qui s'est passé hier en séance à l'Assemblée. Mais cette mobilisation des agriculteurs, elle est quand même moindre que les dernières mobilisations, notamment il y a un an.
Il y a une lassitude aujourd'hui chez les agriculteurs ? Non, elle est moindre. Mais vous avez raison de de remarquer de faire cette remarque, elle est moindre parce que ça concerne pas tous les agriculteurs.
Il faut sans sans faire la genèse de cette ce texte-là, mais réfléchir d'où il est parti. En fait, il est parti ce texte-là de du printemps 2024 quand tous les paysans étaient dans la rue de droite comme de gauche, rappelez-vous, pour dire on veut du revenu. Et je me souviens parfaitement pour être allé les voir sur sur place, c'est mon métier.
Donc je savais bien quelles pouvaient être les premières doléances si c'est si ce n'était que du revenu du revenu du revenu. Et tout doucement, on a dévié justement vers cette possibilité de de réintroduire des substances qui ont été interdites dans les années 2018, 19, 20 et ça a été l'occasion qui a fait le Laron. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui quand on dit les agriculteurs sont dans la rue, c'est une infime partie des agriculteurs français qui sont dans la rue.
Vous vous êtes aussi agriculteur, quel est votre état d'esprit aujourd'hui ? Quel est l'état d'esprit de vos collègues ? Alors, de façon générale et pour être très franc, aujourd'hui, on a des cours qui vont pas mal.
Euh voilà, que ce soit dans bovin, en ovin, viande, en lait, on a des cours qui sont bons, donc il faut relativiser les choses. Mais ça veut pas dire attention à ce que l'arbre cache pas la forêt. La la la problématique structurelle est toujours là.
Donc, il faut être très attentif à à à maintenir, c'est une agriculture viable dans notre pays. Moi, je pense et la question des revenus aussi, elle a elle a pas vraiment été résolu ? Non, la question des revenus est pas la question des revenus a absolument pas été gérée et c'est pour ça que je parle d'un texte de opportuniste aujourd'hui.
Pour vous, la loi du plomb c'est un texte opportuniste, bien sûr, c'est un texte politique, c'est un texte ultra politique et et et et profiter justement d'un mécontentement du monde agricole de l'année dernière pour faire passer des éléments qui sont presque inadmissibles. Comment peut-on imaginer aujourd'hui en 2025 continuer de promouvoir une agriculture qui était on va dire dans le sens de l'air du temps il y a 50 ans ? C'est impensable.
C'est impensable. Et ben justement on va revenir sur ce texte et sur ce qui s'est passé hier à l'Assemblée. On l'a vu he les agriculteurs mobilisés pendant que les députés examinaient donc cette loi du sénateur Duplomb qui vise à lever les contraintes liées au métier d'agriculteur.
Mais l'examen du texte a tourné court. On voit ça avec Alex Poussard. [Musique] Bonjour Alex.
Bonjour Arian. Bonjour Jean-Claude Tissau. Bonjour.
Et Alex. Hier l'Assemblée nationale a donc rejeté avant même de l'examiner la proposition de loi du plomb pour lever les contraintes de l'agriculture. Oui Orian.
Alors on va d'abord rappeler ce que contient cette proposition de loi qui avait déjà été, on le rappelle adoptée par la majorité de droite du Sénat en janvier dernier. Ce texte reprend certaines revendications du syndical à FNSEA. Il réautorise l'usage de l'acétamy prix d'un pesticide tueur d'abeille qui est autorisé dans le reste de l'Union européenne.
Ce texte, il facilite aussi la mise en place de mégabassines tout comme l'augmentation de la taille des élevages. Alors, la gauche dénonce les reculs environnementaux de cette proposition de loi et à l'Assemblée nationale, effectivement, députés insoumis et écologistes ont déposé des milliers d'amendements pour modifier le texte, mais aussi pour enliser les débats. C'est ce qu'on appelle de l'obstruction parlementaire.
Et pour éviter d'examiner ces milliers d'amendements, et bien la droite a déposé une motion de rejet du texte hier dès le début de l'examen de cette proposition de loi. On va écouter le rapporteur les républicains de cette proposition de loi, le député Julien Dive. 3500 amendements ont été déposés dont 1200 propositions qui créent des articles additionnels, soit une loi désormais de plus de 1200 articles, non pour enrichir le texte, mais pour l'asphyxier, pour désintégrer le débat.
J'appelle cela du sabotage organisé. C'est pourquoi avec les quatre présidents de groupe, monsieur Laurent Voquet, monsieur Gabriel Atal, monsieur Marc Fenot, monsieur Paul Christophe, j'ai choisi de déposer cette motion de rejet préalable et cette motion de rejet a été adoptée par l'Assemblée nationale grâce aux voies du socle de gouvernement, bloc central, les Républicains et aussi aux voies du rassemblement national. Il n'y aura pas donc il n'y aura donc pas de débat sur ce texte à l'Assemblée nationale, mais la navette parlementaire va continuer, on va en parler.
Et donc et bien hier euh les députés de gauche dénonçaient une manœuvre antidémocratique. Ce que nous venons de voir est un précédent antidémocratique qui est extrêmement inquiétant puisque et la Macronie et la droite et l'extrême droite ont réinventé une nouvelle forme de 493 qui vise à ce que un texte qui est un texte très important avec des enjeux très importants sur la santé des Françaises et des Françaises ne sera pas discuté une seule seconde dans cet hémicycle. Les insoumis qui en réponse à cet épisode déposeront une motion de censure du gouvernement.
Mais pour le gouvernement lui-même et bien cette utilisation de la motion de rejet était justifiée. Pourquoi est-ce qu'on en est arrivé là ? La motion de rejet, c'est une motion qui rejette l'obstruction.
Imaginez-vous que sur un petit texte en nombre d'articles, vous avez 3500 amendements. C'était l'assurance que ce texte n'irait pas à son terme, qu'il ne serait jamais qu'il n'irait jamais jusqu'au vote. Donc les parlementaires ont effectivement rejeté cette obstruction mais le débat d'abord jeis dire qu'il a déjà eu lieu, plus de 70 heures en commission.
Il aura lieu ensuite il y aura un débat en commission mixte paritaire avec des sénateurs, des députés. Il y aura des amendements. Mais oui, puisque cette proposition de loi, même si elle n'a pas été examinée à l'Assemblée, elle va continuer son chemin parlementaire.
Mais c'est la version votée par la majorité de droite du Sénat qui va faire l'objet d'une négociation entre sep députés, sep sénateurs dans ce qu'on appelle la commission mixte paritaire. Le but de trouver une version commune de ce texte et en cas d'accord de cette négociation et bien cette proion de loi du plomb sera soumise au vote dans les deux hémicycles du Parlement. Jean-Claude Tissau, la gauche aurait pu pendant le débat l'Assemblée nationale modifier ce texte, faire passer certains amendements.
Ça a d'ailleurs été le cas lors de l'examen en commission, mais les insoumis, les écologistes en ont décidé autrement en déposant des milliers d'amendements. Certains parlent d'obstruction parlementaire et du coup il n'y a pas de débat à l'assemblée. Est-ce que la gauche ne sait pas tirer une balle dans le pied ?
Moi, j'ai une autre lecture. La mission première d'un parlementaire, c'est de justement d'amender des textes et euh si on doit se limiter avec un nombre d'amendements, euh la règle change quelque peu. Moi je pense qu'on peut voir euh alors peut-être que il y a des amendements, moi je les ai pas vu les amendements qui avaient été déposés évidemment 3000 c'est beaucoup mais euh des amendements où parfois on ch change une virgule pour le coup, on sait tous faire ça, un coup c'est la droite, un coup c'est la gauche en fonction du texte qui qui est à l'étude.
Non mais la question qu'il faut se poser, c'est pourquoi il y a qu'une semaine d'étude ? Pourquoi il y avait de pourquoi on a le calendrier parlementaire a été aussi restreint ? Si on s'imaginait bien qu'il allait y avoir du débat pour qu'on a pas mis de semaines ou tr semaines en fait c'est le calendrier parlementaire qui a limité le le débat c'est pas le nombre d'amendements qui ont été déposés.
J'entends madame Jeunev qui nous dit, je l'avais j'avais pas entendu, je l'ai entendu maintenant là, qui nous dit immancablement on a un temps trop restreint. Mais c'est à sa main le le le calendrier parlementaire. Il suffisait de mettre des ordres de débat supplémentaires pour avoir le temps de faire tous les de débattre de tous les les amendements qui ont été déposés.
C'est la base du parlement. Moi je trouve quand même le Sénat n'a pas eu 3 semaines pour débattre de ce texte. Non mais le c'était la première lecture chez nous et puis faut appeler un chat un chat.
Ici, il y a une majorité sénatoriale qui a besoin de personne pour faire passer un texte. Donc on peut, on sait très bien et nous sommes très lucides et moi en tant que chef de fil pour sur l'agriculture, nous savons très bien que l'obstruction ici ne se fabrique pas de la même manière qu'elle peut se fabriquer à l'Assemblée nationale parce que du coup c'est la version qui a été adoptée en janvier par la droite du Sénat qui du coup va faire l'objet de cette négociation. Est-ce que c'est pas une erreur stratégique de la part des insoumis ?
Ça j' je sais pas c'est une erreur. Oui, on pourrait moi je le qualifierai pas d'erreur je pas je veux pas revenir sur ce que je viens de dire mais je pense que la la responsabilité importe essentiellement au calendrier parlementaire parce que imaginez-vous sur n'importe quel autre texte si on dit bon ben voilà il y a 1000 amendements ça suffit on nen dépose plus parce qu'on aura pas le temps de d'en parler ben on sabote notre propre mission nous parlementaires. Moi je trouve quand même relativement grave que le rapporteur du texte Julien Dim qu'il donc veut soumet un texte au parlement pour qu'il en soit débattu et comme il voit qu'il sera trop débattu puisqueil y a trop d'amendements, il retire son texte.
Bah c'est juste une c'est un camouflet pour lui. Justement après cette utilisation de la motion de rejet, est-ce que selon vous Jean-Claude Tissa les socialistes doivent voter la motion de censure du gouvernement qui va être déposée par les insoumis ? Ah ben je pense que oui.
Enfin après on va voir. Ils doivent s'y associer aussi. Ah ben je pense que ça doit être une motion de censure commune de la gauche pour vous.
Ah ben je pense que oui. Après évidemment que ils sont souffrant à l'Assemblée nationale mais je sais pas ce que Boris Valot fera mais en tout cas moi je si j'avais un avis à donner je le donnerai dans cet esprit. Oui.
Sur le fond du texte l'une des mesures les plus controversées c'est la réintroduction temporaire d'un néonicotinoïde la cami interdit en France depuis 2018 alors qu'il est autorisé dans le reste de l'Union européenne. Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA se défend de recul environnemental. dans l'écoute.
Moi, je n'entends personne dire que depuis 20 ans, on a largement réduit notre utilisation des pesticides, que l'agriculture française est une des plus durables au monde et qu'à chaque fois qu'on produit un peu moins en France, c'est un peu plus d'importation bien souvent produit avec des normes qui sont bien moins disantes que les nôtres. C'est aussi la vie de nos territoires. Qu'est-ce que vous dites à Ard Rouss ?
Il se trompe, il se trompe de combat. Ce que je disais tout à l'heure en en démarrant l'émission. C'est-à-dire que mais qui viendrait à l'idée à qui viendrait l'idée de continuer de promouvoir une agriculture d'il y a 50 ans ou d'il y a 60 ans ?
Autant sans faire revenir trop en arrière, mais il y a 50 60 ans, 70 ans, on a dit aux paysans allez-y, produisez, produisez, produisez, faut nourrir la France. Et on a donné des outils à ces paysans-là du a été la découverte de la chimie et on a tapé tapé tapé tapé. J'en ai fait partie.
Mes parents en ont fait partie, ma génération de mes parents en ont fait partie. aujourd'hui forcé de constater qu'on n plus dans ces er dans c dans dans cette dynamique là et et comment peut-on imaginer prendre en référence des gens qui polluent plus que nous pour pour que nous h paysans français puissions continuer à polluer parce que c'est c'est aussi simple que ça quoi. L'argument de la concurrence desloyales qu'on entend pour vous il est pas entendable.
Vous avez entendu tout à l'heure dans le journal cet agriculteur qui dit mais en Allemagne a 25 km de chez moi, ilorisé par bien sûr les bêviers, les gens qui font de la noisette, les gens qui font de la serise bien sûr c'est une catastrophe cette concurrence déloyale mais est-ce qu' il faut regarder quel par quel bout on attrape le la problématique les les gens de droite disent puisqu'ils ont le droit de polluer à sur les autres États européens donnez-nous l'autorisation de polluer parce que ça veut dire ça ça veut dire ça la on parle on n pas parlé de santé on n pas parlé de la santé des sol gens C'est quand même pas une vue de l'esprit quand on voit la la l'augmentation des cancers pédartriques, quand on voit les algues vertes, quand on voit les nappes fréatiques pollu polluer. Regardez, il y a pas longtemps, on a démontré les sources, on a retrouvé des traces de pesticides d'insecticides, était pas tombé du ciel donc enfin c'est tombé du ciel. Mais donc la mais donc la France doit être plus exigeante que les 26 autres pays de l'Union européenne, même s'il y a quand même en Europe des normes environnementales importantes, des études scientifiques, mais la France doit toujours être plus que vous avez aussi remarqué que euh il y a quand même 1000 scientifiques, 1000 savants, enfin plus de 1000 savants, 1000 scientifiques mais sachant qui nous disent que réintroduire de la cétrast environnementale et de santé humaine.
Donc c'est aussi ça. Donc on doit être nous la France moteur pour aller vers une suppression de ces produits-là. Alors bien sûr que c'est compliqué.
Moi, j'ai été paysan et je sais bien ce que c'est qu'une ferme. C'est un PQB. C'est compliqué de changer l'orientation euh culturelle, c'est très compliqué.
Mais c'est là le rôle de la puissance publique. C'est-à-dire OK, on sait que euh vous allez pas pouvoir utiliser du dimétoat pour mettre sur vos cerises, mais on va vous accompagner pour financer des filets, financer euh euh des aides, enfin différentes matériel. Un principe qui avait été acté, c'est pas d'interdiction sans solution.
Pour vous, ça c'est pas un bon principe. Mais les solutions il y en a pour peu qu'on veuille les entendre. Linrae faut fait des propositions.
Les chercheurs ont trouvé des alternatives mais sauf que bah les secteurs de la betterave et de la noisette disent qu'il eux ils n'ont pas d'alternative. Mais si il y en a des alternatives, c'est ils mentent. Alors la noette je connais moins mais les betterviers et ils le savent très bien.
Par exemple les endives, les producteurs d'endives, ils nous disent il y a pas de solution d'alternative. Ils s'en sont à la 11e année de dérogation. Il y a des alternatives mais elles sont compliquées à mettre en place et j'en conviens.
Et c'est là où la puissance publique française doit accompagner ses mutations. C'est obligatoire. par exemple la réintroduction du loup.
Alors j' dire avec les cononidoï quel est le lien mais c'est si on réintroduit le loup dans les campagnes françaises, on met à mal l'élevage qui est sur le même territoire. Et comment ça se passe la réintroduction ? Comment on l'accompagne ?
On l'accompagne en donnant des outils, des moyens financiers, humains aux éleveurs qui sont sur sur ces territoires là. Donc quand on veut accompagner une mutation, on y arrive. Il faut faire la même chose avec les néonicotinoïdes.
C'est inadmissible. Mais je pense vraiment et et je l'ai dit main de fois et vous le savez très bien le le point de vue qu'on a nous les socialistes ici au Sénat, il faut absolument regarder la problématique par l'autre côté de la Lournette. Merci Alex.
À tout à l'heure. À tout à l'heure. On verra le baromètre au doxa de ce mois-ci et que François Baot est devenu le premier ministre le plus impopulaire de la 5e République.
Et on se retrouve dans une demi-heure pour en parler. On va aller voir l'actualité dans nos régions avec vous Jean-Claude Tisson. On va à Toulon dans le VAR.
On retrouve Guillem Ricavi. Bonjour Guillem. Merci beaucoup d'être avec nous. directeur délégué de Varmatin Guillem.
On va parler d'un autre conflit, d'une autre colère avec vous, c'est celle des taxis. Vous vouliez interroger Jean-Claude Tisso là-dessus ? Oui, effectivement parce qu'on voit bien que les taxis sont en colère partout en France depuis le 19 mai.
Ils se mobilisent notamment contre la réforme euh du de la tarification, du remboursement de la sécurité euh sociale, du transport sanitaire. Euh tout cela dans un contexte où les VTC, ces fameux véhicules à chauffeur se sont imposés. Est-ce que la crise que traverse la profession n'est pas tout simplement la conséquence de l'ouverture au marché de CVTC ?
Il y a plus 10 ans, c'était un jeune ministre de l'économie de François Hollande qui avait fait cela, Emmanuel Macron. Alors, je sais pas si c'est la conséquence de ces de cette autorisation là, mais en tout cas, je pense que la crise des taxis est révélatrice d'une crise territoriale. Euh aujourd'hui, on a parlé de la semaine dernière des déserts médicaux ici, enfin la semaine dernière, il y a 15 jours au Sénat.
En fait, c'est la conséquence de ça. Pourquoi on a autant besoin sur nos territoires ruraux de taxi de taxi VSL entre autres ? Pourquoi ? parce que on a eu une disparition de toutes les structures médicales auprès de nos territoires.
Donc pour aller faire une visite en maternité, bah la maternité à 80 km, évidemment qu'on peut pas y aller autrement qu'en taxi parce qu'on a plus de transport en commun. Euh il y a l'allongement de la durée de vie, il y a l'accompagnement de toutes les personnes qui doivent subir des chimios, des dialyse, tous ces gens-là et ben ils sont en augmentation et tant mieux. On peut on se soigne bien mais on est immanquablement tributaire de ce déplacement individuel qui est le taxi.
Guillem, vous avez une autre question sur un autre sujet. Vous vouliez parler des défaillances d'entreprises ? Oui, effectivement, une question de conjoncture.
On a vu qu'après une année 2024, record en la matière, les défaillances d'entreprises se poursuivent massivement euh en ces premiers mois de l'année 2025. Euh ce sont surtout les TPE et les et les petites entreprises qui ont été touchées. Est-ce qu'il faut s'inquiéter pour les plus grandes structures également qui pourraient voir leur nombre de défaillances augmenter ?
Bon, on peut toujours s'inquiéter, c'est évident. Nous dans mon territoire sur le département de la Loire, on a dû accompagner, on va dire, la disparition de casinos et c'était ce sont des milliers d'emplois et et oui, c'est vrai. Et et ce que je crains et ce que nous pouvons craindre, c'est que la défaillance des petites entreprises aujourd'hui, ben ce soit pas un petit peu l'amorçage d'une défaillance de structure plus grosse et il faut qu'on soit très attentif à accompagner du mieux qu'on pourra ces entreprises là.
Et le gouvernement suffisamment pour vous. Jamais assez. Jamais assez.
Après, comment le gouvernement doit accompagner des structures sur tout le territoire français ? Ça ça reste à définir. J'aurais pas la prétention de vous répondre là quoi.
Guillem, c'est bon, vous aviez autre chose ? Tout est bon. Allez, on regarde la de matin, Guilève.
On la regarde ensemble. Mauvaise conduite, c'est le comportement violent et agressif au volant qui reste préoccupant. et c'est la une de votre journal ce matin.
Merci beaucoup Guillem Ricaavi d'avoir été avec nous depuis le VAR. On va parler de l'actualité politique, actualité dans votre partie aujourd'hui Jean-Claude Tissau puisque c'est la première étape du congrès du PS, le vote des adhérents sur ce qu'on appelle les textes d'orientation. Il y a trois textes.
Celui soutenu par Olivier Fort, celui soutenu par Nicolas Mayer au Signol, celui soutenu par Boris Vallot. Vous vous soutenez Olivier Fort ? Est-ce qu'aujourd'hui ces jours à la tête du PS sont comptés ?
Bah dans la mesure où sa candidature est enfin si ce son poste est remise en en jeu si je dire évidemment on peut dire que les jours sont comptés. Moi je reste assez serein au vu du travail qu'il a fait au vu de la campagne électorale qu'il a pu faire le sa visible dans tous les territoires, les propositions qu'il peut nous faire les soutiens qu'il a. Vous avez vu les les les les grands élus qui l'ont soutenu, les maires qui le soutiennent.
Moi, je suis assez serein. Après, on faut faire attention. Euh il y a une primaire enfin une un congrès chez nos collègues de droite, il y en a qui se croyaient victorieux, ils ont pas été victorieux.
Donc je suis plus et et certes modeste. Donc ce qu'on peut dire c'est que au lendemain du 2e tour au mois de juin, ça sera un socialiste qui gagnera quoi. Et c'est ça qui est important parce que il y aura un deuxième tour.
Là il y a trois textes ce soir. Ensuite ce sont les deuxers qui seront soumis au vote le 5 juin et c'est l'un des deux qui sera donc premier secrétaire. Est-ce que dans l'entre de tours, on peut appeler ça comme ça, vous redotez une alliance antifort ?
Je sais pas. Je pense que la sagesse ou le la réalité politique nationale, les les candidats n'iront pas vers un antifort primaire, si j'ose dire. Aujourd'hui, c'est quand même pourquoi on fait de la politique tous autant qu'on est, c'est pour changer la vie des gens.
Donc c'est pas en se déchirant au sein d'un parti qu'on va changer la vie des gens. Donc je pense que on va continuer à défendre nos lignes politiques les uns et les autres. On verra qui sera en tête.
Si nous en faisons partie et ben je participerai et on participera évidemment à à nouveau continuer à aller voir les militants pour leur dire voilà pourquoi il faut soutenir la ligne de Olivier Fort et je j'espère qu'il y aura pas un antifort primaire de base quoi. Boris Valot risque d'être un peu le le faiseur de roi de cette de cette élection. Vous pensez qu'il rejoindra Olivier Fort dans entre deux tours ?
Ah je pense rien du tout. Je sais pas ce qui sera. J'attends.
On peut en parler demain matin mais aujourd'hui je veux pas. Est-ce qu'il a pas trop tergiversé Olivier Fort notamment sur l'alliance ? Oui non avec la France insoumise en prenant ses distances en faisant un moratoire puis finalement en s'allant avec au législative.
C'est pas si simple de commenter ce ce genre d'exercice parce que quand on est aux manettes, quand véritablement il faut négocier parce que c'est c'est aussi de ça qu'on parle, comment on s'associe sur tel programme, sur tel projet dans tel territoire, c'est compliqué. Donc jeter la pierre à quelqu'un qui devait prendre des décisions que personne voulait prendre, c'est un peu simple quoi. Comment s'est perçu dans votre territoire par exemple la position du PS vis-à-vis de la France insoumise ?
Bon, elle est clair. Elle est clair. Moi, j'ai jamais eu un quelconque une quelconque affinité avec la France insoumise.
Je suis un élu de territoire. J'ai été maire, j'étais président de communauté de commune, j'ai été conseiller départemental. Voilà, je suis quelqu'un de reconnu comme tel, élu de gauche, militant socialiste.
Voilà. Pour vous aujourd'hui pour vous, il faut rompre avec la France insoumise et c'est toute alliance. Oui, je pense.
Oui. Il a il avait pas mis trop de temps à le faire Olivier Fort ? Bah, je sais pas.
En tout cas, il a mis le temps qu'il devait qu'il pensait être le mieux quoi. Vous parliez tout à l'heure du Congrès des Républicains. Le Congrès des Républicains, durant la campagne, le nombre d'adhérents a triplé.
Ça a été une campagne visible, médiatique. Vous, on a l'impression que votre campagne, elle passe un peu sous les radars. Comment vous l'expliquez ?
Il y a pas un élan ? On sent pas un élan chez les adhérents du PS ? Bah déjà, on était moins bas que le que les républicains.
Donc eux, il fallait absolument qu' qu'il trouvent des voies pour que leur leur leur vote joue. Voilà. Mais je sais pas, en tout cas dans les territoires, nous on a eu une augmentation il y a quelques temps, il y a quelques années.
Euh on on on recommence à être enfin on na une vraie force de gauche, les socialistes reconnu comme tel. Donc je sais pas s'il y a plus de dynamique ou moins de dynamique que les que les républicains. On verra.
Moi je pense vraiment qu'on verra au soir du pour vous. Le vainqueur du Congrès, il doit être le candidat à la présidentielle du PS. Ah ça ça aide quand même quoi.
Après est-ce qu'il y aura une primaire ? Ça sera Vous êtes favorable à la primaire ? Oui je suis favorable à la primaire.
Qui va d' où la primaire ? Nous à gauche on gagne que rassembler donc faut aller Mais il faut une primaire interne ops il faut une primaire qui va des écologistes à François Ruffin. Rapha Lu de de de de de de des écologistes à François Ruffin.
C'est pas une primaire propre PS. Merci beaucoup. Merci Jean-Claude Tissau d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure dans 20 minutes dans le club.
On verra le baromètre au doxa la côte de popularité d'Emmanuel Macron qui remonte. Celle de François Bairou qui continue de baisser. Analyse de tout ça dans 20 minutes.
Mais d'abord on accueille notre prochaine invité François Patria qui nous rejoint. Ah.
Jean-claude Tissot