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interviewFrance Culture (sur YouTube)· 1 avril 2018 58 min

"Vivre ensemble" et université : l'Esprit public du 1/04/2018

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] 2 à merci d'être avec nous sur france culture voici l'esprit public un autre regard sur l'actualité de la semaine avec nos visiteurs du dimanche aujourd'hui le philosophe françois xavier bellamy la journaliste du monde sylvie kauffmann le politologue dominique reynié et le directeur général de terra nova thierry pech au sommaire ce dimanche universités comme un esprit de mai et pour commencer le vivre ensemble version mac rond [Musique] l'essor de l'islamisme angle mort d' emmanuel macron avait écrit le journal le monde mercredi lequel macron avait sans doute répondu à sa manière mercredi à l'occasion de la cérémonie nationale en l'honneur du nouveau héros de la république le colonel beltrame hommage soigneusement organisés pour qu'on y voit la nation rassemblée autour d'un héros français le président macron choisissant de revivifier le roman national plutôt que de réveiller les fractures hexagonal un moment d'union républicaine au beau milieu d'une semaine marquée par le récit d allah ouakbar du terroriste pénétrant dans le super u les témoignages sur la foi catholique du gendarme qui lui avait certainement donné le courage du sacrifice une semaine marquée ensuite par la mort de mireille knoll assassinés parce que juive bref une semaine qui rappelait la vivacité dans notre pays de la question des religions des identités des radicalités et du fameux vivre ensemble alors face aux accusations de naïveté de laisser-faire d'un laurent wauquiez face à la permanence d'un salafisme que manuel valls vous l'êtes interdire qu'attendent est on vraiment du président macron et parole un grand discours sur la laïcité une réorganisation de l'islam de france ou plus concrètement des actes pour ces professeurs dépassé par exemple qui ne pouvaient plus abordé en classe certains sujets ou encore pour ces quartiers qui se vivait comme abandonné et ghettoïser vivre ensemble qu'elles étaient en la matière le catéchisme d' emmanuel macron ou internes qui rote le cas là film c'est pas pour donner un cours de droit mais ce que nous devons l'attaqué de tours et moyens bien sûr en fermant des mosquées s'est fait en expulsant des imams kadhafistes quand ils sont étrangers mais nous devons refuser que ce courant religieux ce courant politique s'implante se diffuse pas seulement à travers internet mais dans notre pays et c'est vrai aussi pour les frères musulmans se demandent solennellement elle est marron le sortir de sa cave naïveté et d'avoir enfin le courage de prendre les mesures qui s'imposent pour protéger les français les atours religieux dont ils se parent ne sont que le dévoiement de toute spiritualité est la négation même de l'esprit car il nie la valeur que nous donnons à la vie valeur nié par le terroriste de trèbes valeur nié par le meurtrier de mireille knoll qui a assassiné une femme innocente et vulnérable parce qu'elle était juive et qui ainsi a profané nos valeurs sacrées et notre mémoire thierry pech ceux qui attendent toujours le grand discours mac rognant sur la laïcité l'islam dans la république ils peuvent attendre encore longtemps cela c'est possible c'est probable je vais revenir à votre question mais je voudrais dire quand même sur arnaud belle trame quelque chose je crois que la réponse que cet homme a apporté à l'islamisme et la plus terrible qui lui était apportée depuis plusieurs années parce que les islamistes il croit que nous ne croyons en rien ils pensent que eux seuls ont le courage de sacrifier leur vie pour leur cause ils ont eu sous les yeux un sacrifice démocratique ils ont eu un martyr pour la vie pas un martyr pour la mort comme ils le font mais un martyr pour la vie je crois qu'il faut bien sûr célébré le courage de cet homme mais il faut célébrer d'une certaine façon cette idée que la démocratie y est plus grande que nous et qu'elle mérite parfois qu'on aille jusque là pour elle comme d'autres hommes n'ont fait dans la guerre autrefois ou comme d'autres le feront dans le futur j'avais ces pages de thucydide dans l'histoire de la guerre du péloponnèse dans l'esprit d'une certaine façon en écoutant le président rendre hommage à la belle trame il rapporte les propos de périclès qui rend hommage aux morts athéniens la guerre et périclès commence par décrire ce qu'est la cité démocratique et dit voilà la cité dans ces hommes n'ont pas voulu se laisser dépouiller et il dit aux athéniens qui sont là sachez que chez nous la liberté se confond avec le bonheur et le courage avec la liberté j'ai trouvé que ces mots pouvait résumer ce qu'on avait ce qu'on avait vécu ces derniers jours alors pour revenir à votre question du midi ça fait plusieurs fois qu emmanuel macron remet à plus tard un discours qu'il doit prononcer sur la laïcité et je crois qu'il a raison je pense que ces questions on était sûr dramatiser dans les cinq années qui viennent de s'écouler sur dramatiser au point d'être un noeud coulant qui s'est resserré sur la gorge du pouvoir politique jeudi ces questions parce qu'on les a malheureusement mélanger la laïcité les mesures d'exception pour répondre au terrorisme le débat sur l'islam le débat sur l'islamisme salafisme et je vois bien que certains voudraient qu'on revienne à ce moment de passion à la faveur d'un événement tragique donc que je que je viens d'évoquer c'est précisément le cas de manuel valls qui demande à ce que une idée soit interdite j'ai trouvé que la réponse qu avait apporté le premier ministre devant les députés à l'assemblée cette semaine en disant on n'interdit pas une idée était particulièrement pertinente et bienvenus on interdit des actes on interdit des appels à la haine interdit des mots qui peuvent avoir évidemment des conséquences mais on peut pas interdire une idée en soi mais des mosquées mais on ne peut pas rentrer dans les cerveaux absolument alors cela l'idée que ma qu'on se fait de la laïcité n'est pas mystérieuse il en a parlé à bien des reprises et on sait bien qu'il se reconnaît dans une dalli cité libéral aristide-briand celles qui pensent que l'état est laïc mais pas la société que l'espace public n'est pas l'espace de l'état mais l'espace du public de la société que donc il faut pas imaginer que la laïcité soit une espèce de religion de ceux qui n'en ont pas comme avait dit régis debray qui viendraient affadir et comme on dire des colorés tout toutes les manifestations publiques donc je crois que là il a été très clair là dessus mais le fait de ne pas de remettre à plus tard un grand discours sur ce sujet me paraît me paraît bien venu voilà enfin que les bellamy en effet de voir emporté cette semaine pour souligner la naïveté présidentielle celle de laurent wauquiez celle de manuel valls en effet a repris cette idée au départ du journaliste mohamed sifaoui de décréter une interdiction forte politique symbolique du salafisme est ce qu'elles sont audibles ses voix dans la france de l'après attentats il y avait de toute évidence un problème de moments et clairement il ya un moment pour pour la politique il ya un moment aussi pour l'union maintenant il est certain que après le moment de l'union est évidemment ce qu'il disait thierry sur arnaud beltrame est vraiment fondamental je crois aussi comme vous que nous avons vécu pour la première fois depuis très longtemps une véritable victoire contre le terrorisme une victoire paradoxale puisque à la fin le le nombre de morts ne change pas armé beltrame a donné sa vie pour une autre et donc du point de vue purement numériques qu'il ne s'est en fait rien passé mais sur le fond la vérité échappe aux chiffres et nous le voyons ici mieux qu'ailleurs de fait nous avons montré à travers lui il nous a donné de montrer dans le geste qu'il a donnée qu'effectivement nous étions de ceux qui sont prêts à mourir non pas pour tuer mais pour sauver et si j'ai un tout petit point de désaccord avec ce que disait emmanuel macron dans l'extrait sonore qu'on a entendu c'est qu'il ne s'agit pas de la valeur que nous donnons à la vie et il s'agit de la valeur de la vie alors maintenant comment comment réagira 7 à cette situation aujourd'hui est de fait après le moment de l'union il faut aussi se posent des questions qui soit proprement politique et il est vrai que il y a une naïveté qui n'est pas tant celle manuel macron que de celle de toute une classe politique pendant très longtemps une naïveté qui n'est pas tant à l'égard d'une idée qu à l'égard d'une organisation qui est en train de se mettre en place je crois que c'est de cela qu'il s'agit aujourd'hui je ne sais pas si on peut interdire une idée je pensais à un débat passionnant mais il me semble qu'on l'a déjà fait le racisme est aujourd'hui par exemple considéré comme un comme un délit est traité comme un délit et le racisme est une certaine idée qui a été pénalisé littéralement à l'intérieur de notre droit mais je crois qu'ici ce qui est en jeu ça n'est pas de pénaliser une idée ce qui est en jeu c'est de s'attaquer directement à une organisation et de ce point de vue là oui nous faisons collectivement preuve d'une coupable naïveté et il me semble que le gouvernement aujourd'hui fait preuve d'une coupable naïveté pour ma part je n'attends pas le grand discours d' emmanuel macron sur la laïcité mais nous pouvons attendre collectivement les actes le 15 mars gérard collomb était en algérie il a rencontré le ministre des cultes algérien docteur en sciences islamiques ouahmed aïssa qui a annoncé avec lui que l'algérie allait renvoyer sans imams en france pour le ramadan il ya quelque chose de sidérant dans cette situation alors même que l'algérie depuis 2006 a interdit la liberté religieuse alors même que l'algérie est aujourd'hui en proie avec la montée d'une radicalisation qui fait que même des musulmans algériens sont violemment attaqué et parfois condamnés pour une défense d'un islam plus modérée nous allons faire venir en france des imams algériens pour prêcher un islam que nous ne compterons pas et c'est notre ministre de l'intérieur qui l'annoncent qu'est ce qu'on dirait comme le remarque et jeannette bougrab dans le figaro avec raison qu'est ce qu'on dirait si mise de l'intérieur annonçait que on va faire venir des prêtres d'autres continents pour venir combler les vides de nos de nos paroisses en quelque chose de complètement sidérée alors oui il s'agit pas de parler il s'agit pas de dénoncer des idées il s'agit pas de contester maintenant des concepts mais d'entrée vraiment dans l'action et de fait nous savons aujourd'hui que dans notre pays est en train de se mettre en place une organisation articulée pensée méthodique pour propager cet islam de haine pour propager ce radicalisme islamique qui évidemment va contre la pratique de beaucoup de musulmans qui voudraient concilier leur foi et leur identité française nous devons permettre à ces musulmans de vivre sereinement dans la communauté nationale et nous le leur devons en particulier en nous opposant à ses discours de haine et en le faisant avec une véritable énergie ce qui ne se fait pas aujourd'hui au fond françoise et bellamy vous avez l'air de dire comme manuel valls qu'il faut dessiner emmanuel macron et le faire entrer dans une sorte de combat de guerre culturelle avec ces islamistes là sylvie kauffmann est ce que précisément emmanuel macron refuse l'idée de rentrer dans ce genre de guerre je ne sais pas s'il refuse je crois qu'il l'a voulu prendre son temps on a vu qu'il ya eu plusieurs signes il a annoncé des choses qui ne sont pas venus on attendait des plusieurs expressions comme il avait dit je crois en décembre il a reçu les responsables du culte et il y avait un grand discours en effet annoncé il y avait aussi une instance de dialogue multilatéral qui a aussi été plus ou moins annoncée qui n'a pas pris forme j'aurais tendance à dire avec thierry qu'il a raison de prendre son temps parce que ce sujet a été tellement important tellement explosif qu'il y a eu tellement de tentatives avant et d'échecs que l'idée de prendre son temps de réfléchir pour essayer cette fois-ci de pas raté son coup a du sens le problème c'est que le terrorisme lui ne prend pas son temps et que on a été cette question a été réveillé donc avec l'attentât de trèbes et de manière vous avez souligné tous les deux françois xavier tir et l'héroïsme et le sacrifice du colonel beltrame thierry parle de sacrifices démocratique il y a une autre dimension qui est le sacrifice chrétiens et et là on a une dimension nouvelle qui est ce contre narratif en fait chrétien et l'irruption de la foi chrétienne dans toute cette question on a eu une semaine plus que vous l'avez souligné tout à l'heure enfin dix jours même très religieux le fait religieux s'est invitée quasiment dans un pays laïc qui revendique la laïcité comme un élément de son identité on a eu la foi chrétienne de manière extrême si je puis dire enfin la plus sacrée officiel on a eu la foi juive avec ce l'assassinât de deux mirage que nole est là et la réaction assez forte qui lie a eu contre cet antisémitisme et puis on a ce dévoiement de la foi musulmane mais qui est le salafisme djihadiste mais qui nous rappelle que l'islam est la deuxième religion de france et qu'à partir de cette foi musulmane des horreurs se produisent donc et tout ça finalement rentrer un peu dans ce que je crois être enfin ce que j'ai lu être là la conception de la laïcité de macron qui est une cité qui ne renie pas le fait religieux qui ne rejette pas la religion qui veut l'inclure week est une laïcité qu'on décrit comme ouverte comme apaisée comme des passionnés comme laïcité de collaboration fragile et plein de choses il ya tout un tas de l'épithète et des adjectifs qui décrivent cette cette laïcité qui intègre le fait religieux et qui le considèrent que l'état doit être neutre mais ne doit pas effacer la religion donc voilà maintenant il ya cette question alors qu'est ce qu'il va faire avec ça je n'en sais rien mais je pense que maintenant il faut qu'ils s'y attellent de manière plus urgentes qu'il ne l'a fait sans doute jusqu'ici non pas qu'il ait négligé mais qu'il pensait qu'il fallait prendre son temps comment disais tout à l'heure et là est la question qui se pose par dessus tout c'est comment structurer l'islam comment organiser ses 7,7 ce culte des musulmans de france en ce qui concerne le terrorisme je crois que les la naïveté non je moi je ne pense pas que les politiques sont naïves je crois qu'ils ne savent pas comment faire on a un arsenal juridique extraordinaire extrait we extraordinaire au sens propre du terme je ne sais plus combien de lois on a on a introduit pour lutter contre le terrorisme on a quand même mais même dans la loi de 1905 on a des mesures qui nous permettent d'interdire des réunions politiques dans les lieux de culte de de punir les gens qui font pression sur d'autres à des fins religieuses donc l'arsenal il est là on voit bien que le problème il est ailleurs il est dans l'éducation il est dans notre société il est beaucoup plus profond que juridique vous semblez tous les trois madonna par là a dominé assez d'accord pour dire qu'il faut pas s'attendre à de grandes déclarations présidentielles sur la religion les religions c'est la fin de cette laïcité de combat il n'y aura pas en tout cas dans l'expression à proprement parler de guerre culturelle contre le salafisme il ya l'action coulisses des renseignements il ya ce nouveau récit national célébrant un un héros républicain est ce que c'est suffisant dominique reynié mais moi j'ai le sentiment j'ai déjà eu l'occasion de le dire à ce micro je vais pas répéter l'argument mais il ya d'un côté une affirmation du fait religieux dans le monde qui est incontestable est documenté qui nous concerne aussi concerne le monde dans sa généralité mais par les effets de la global de façon très très spectaculaire et par les effets de la globalisation à la fois je dirais communicationnel les réseaux le religieux est très présent et beaucoup plus qu'avant il le sera désormais beaucoup par les effets des mouvements migratoires le religieux dans sa diversité et sa conflictuelle it et se donne à voir aussi plus que auparavant et ce sera plus marqué dans les années qui viennent moi je dirais bye bye la laïcité celle que nous avons connue n'existera plus jamais et ce n'est pas la peine de fouiller dans la loi de 1905 pour savoir si les dispositions s'ils trouvent ça ne se produira plus en ces termes désormais les présidents devront parler de religion plusieurs fois par an de façon très substantielle pour faire face à des sujets religieux qui vont s'exprimer c'est on avait depuis quand n'avait-on pas à parler d'un sacrifice inspiré par le christianisme ça fait très très longtemps qui manifestement relève aussi de cela ça fait très longtemps et nous aurons ceci désormais et nous n'avons pas et là c'est un peu je dirais la force paradoxalement un d'emmanuel macron c'est qu'il n'a pas lui parce que personnage par son absence de responsabilités antérieures significative je veux dire avant d'avoir été président en tant que ministre de l'économie il n'est pas concerné par ce n'était pas causer dans ces sujets là même s'il a pu s'exprimer à tel ou tel moment il n'a il n'est pas il ne trimballe pas cette impossibilité d'en parler sans dire des bêtises ou sans prendre des risques donc ça c'est aussi de ce pot niveau là une scansion et nous avions nous avions nous les français c'est très particulier à la france nous avions à réalité c'est pour ça que je ne suis pas d'accord sur le petit sûrs et de textes 1905 est plein d'intérêt mais c'est pas ça qu'on a retenue on n'a retenu que la religion allait disparaître pas qu'elle allait être réservé à l'espace privé qu'elle allait disparaître l'interprétation général c'est ça le fait religieux c'est de l'ordre de l'intimé même pas du privé du for intérieur c'était cette idée là je ne dis pas que c'était l'idée de la loi et je ne dis pas que c'était l'idée de telle ou telle partie de cette et française mais l'interprétation général c'est nous en avons fini avec la religion eh bien on en a pas fini avec la religion mais en plus elle fait un retour non seulement dans les pays qui sont qui vivent une forme d'insécurité existentielle parce qu'il ya une grande relation il ya beaucoup de pauvreté mais aussi dans nos pays pour ces mêmes raisons mais aussi parce qu'il y a je termine là dessus il ya beaucoup de sollicitations éthique radical dans notre société sur les ciseaux génétiques sur l'utérus artificiel sur le réchauffement climatique qui vont solliciter chez nous des catégories de pensée de réflexion qui vont pour pour certains bien correspondre à des états d'esprit religieux est ce que vous êtes d'accord avec cette analyse thierry pech est ce que réellement emmanuel macron aurait renoncé à jour des guillemets pour le dire une religion laïque et c'est vrai qu'il ya eu l'occasion de s'exprimer en réalité à maintes reprises sur le sujet pour dire qu'il renonçait au seul côté régalien et autoritaire de l'état qui organiserait seules les instances religieuses une certaine maire il a eu l'occasion de dire qu'il attendait des cultes qu'il se réorganise eux mêmes oui je pense que c'est pas c'est pas à l'état de dire ce qu'est le catholicisme ce que doit être le judaïsme ce que doit être l'islam donc c'est effectivement au culte de s'organiser sous contrainte d'ordre public naturellement mais c'est pas à l'état de dire comment doit s'organiser l'église où comme on doit s'organiser demain différents il ya eu des présidents qui a assumé de dire qui mais les anglais l'islam de france on connaît le résultat il s'est rien passé du tout en résiliant réalité des institutions qui sont dans un état de désintérêt publics avancés on va dire des intérêts parfois dans leurs propres communautés confessionnelles concernés donc c'est pas franchement une réussite je veux revenir à quelques points qui ont été évoqués si vous voulez bien sûr effectivement on a cru que la laïcité à la française on a cru palais des législateurs qui n'avait pas du tout cette idée en tête ce que vous avez dit dominique on a cru que c'était le chemin d'une sécularisation qui au bout du compte conduirait à un monde sans dieu un monde sans sans religion ça c'est une croyance très française en réalité tout autour de nous sait pas ce qui s'est passé et c'est pas du tout c'est possible c'est pas du tout le sens de l'histoire en réalité est par ailleurs j'ai envie de dire moi j'ai pas peur du retour du religieux j'ai pas peur de sortir dans le monde dont la pauvreté symbolique était infini d'un monde dans le matérialisme espèce de paganisme et est comment dire une impasse sur tous les grands événements de la vie donc je pense que le religieux peut apporter à la société bon mais c'est pas de l'ordre de l'état s'est pas de l'ordre de la puissance publique je pensais et puis surtout si le religieux apporte avec lui dans ses valises la violence le terrorisme et c'est là c'est un problème effectivement mais il faut dissocier les choses c'est pas le religieux le problème c'est cette espèce de d'intoxication des esprits qui conduit à penser qu'on peut aller chercher la rédaction dans la mort où c'est surtout l'intrusion du fait religieux dans l'espace public par exemple dans l'espace scolaire est ce que le ans dans ce domaine là précisément il ya aujourd'hui une réponse qui vous semblent satisfaisantes sylvie kauffmann villes françaises est belle oui je voulais réagir surtout revenir sur le retour autour du fait religieux il ya une image qui m'est restée en mémoire de ces derniers jours c'était la messe du dimanche des rameaux à trèbes et qui est très significatif de ce qui s'est passé ces derniers temps en réalité toute cette communauté s'est retrouvé dans cette église de trèbes il y avait avec l'évêque de carcassonne le préfet de l'aude en grand uniforme la procureure de la république les élus les responsables de la gendarmerie et six responsables locaux musulman je crois que l'imam d'une mosquée de carcassonne et et c'est assez intéressant que aujourd'hui on est vu ce besoin de se retrouver de tout le monde dans une église catholique voilà et je autre autre chose sur emmanuel macron il faut pas oublier que lui même a un parcours religieux assez intéressant qui le kill qui fait aussi son originalité sur cette question il a et il s'est converti enfin il a été baptisé à 12 ans de sa propre initiative il a une éducation jésuite voilà après si j'ai bien compris il n'a il n'a plus beaucoup pratiqué mais il a un rapport avec la religion qui est très particulier voilà et dernier point sur la loi de 1905 la loi de 1905 en effet elle elle est fondatrice pour nous tous pour notre pays mais elle date là l'époque il n'y avait pas d eau pratiquement pas d'islam en france et il n'y avait pas non plus de réseaux sociaux si je peux dire pour répandre cette cette idéologie mortifère du salafisme voilà du coup j'ai oublié votre question je vais passer la parole à françois xavier bellamy puisque nous parlons de laïcité ancrons là dans quelque chose de réellement concret jean michel blanquer le ministre de l'éducation a annoncé cet hiver la création d'unités laïcité dans toutes les académies pour aider justement les professeurs intervenir à leurs côtés sur le terrain dans des situations précisément la laïcité serait menacée donc si j'ai bien compris mise en place des équipes pluridisciplinaires avec des juristes des psychologues des pédagogues c'est suffisant c'est dérisoire il y a peut être la tente d'un discours sur la laïcité et puis il ya des actes dont les enseignants par exemple ont besoin aujourd'hui françois que j'avais bel ami sinon je crois que c'est une bonne initiative parce que c'est vrai que beaucoup d'enseignants beaucoup de chefs d'établissement et est très démuni face aux difficultés qu'il pouvait rencontrer mais n'utilisons pas le mot de laïcité pour nous cacher les vrais problèmes liés tout à l'heure je parlais de naïveté je crois que notre débat peut être pourrait risquer de sombrer aussi dans cette difficulté ce qui fait aujourd'hui la difficulté que nous rencontrons ça n'est pas le retour du religieux en général ça n'est pas le religieux en tant que tel ce sont des phénomènes effectivement passionnant à observer mais nous la difficulté que nous rencontrons aujourd'hui c'est l'islamisme c'est pas le retour du radicalisme chrétien ou juif c'est fondamentalement de cela qu'il est question et si vous parlez de cette difficulté vis-à-vis de la laïcité dans les écoles c'est parce qu'aujourd'hui nous voyons j'ai les vécus comme enseignant de plus en plus de jeunes qui nous parle avec des discours d'une incroyable virulence par est par exemple à l'égard de à l'égard des juifs parce qu'ils sont obsédés par une haine qui est entretenue en eux à partir de la situation de la palestine et d'état d'israël nous voyons des jeunes qui conteste au nom du coran d enseignement de philosophie enseignant de biologie d'enseignement d'histoire et c'est ça aujourd'hui notre problème notre problème n'est pas le religieux ce n'est pas un problème de laïcité c'est un problème qui a trait à l'art la religion chrétienne a pu entretenir avec l'êta en france des relations d'une incroyable conflictuelle it et bien sûr mais aujourd'hui nous ne sommes plus en 905 et nous avons devant nous à faire face à cette question là et je dirais du coût d'un autre pour pour compléter ce propos que si nous parlons de façon trop collective trop englobante du fait religieux nous aurons pen a désigné ce qui fait la difficulté est peut-être aussi ce qui fait une partie de la solution je suis entièrement d'accord avec thierry pech quand il dit que le monde dont nous héritons était marqué par une très grande pauvreté symbolique et de fait qu'est ce qui a laissé place à ce délire islamistes notamment dans l'esprit et dans le coeur de beaucoup de jeunes en france qui sont nés en france qui n'ont grandi qu'en france qui me connaissent même pas le pays dont leurs parents leurs grands parents sont issus ce qui a laissé place à ce délire c'est le fait que nous n'avions rien à leur proposer d'alternative tiers notre projet de société c'était d'ouvrir plus de supermarchés le dimanche pour aller pousser nos caddies même le dimanche et consommer encore plus et notre utopie c'était la croissance et notre projet c'était l'émancipation de l'individu et la conquête de nouveaux droits individuels mais ça ne comble pas une vie ça ne remplit pas une vie et les jeunes que nous rencontrons et les élèves que nous avons il ne cherche pas dans la vie une occasion de consommer mais il cherche d'abord une occasion de donner leur vie pour quelque chose de plus grand qu'eux et c'est dans ce sens justement que arnaud beltrame sans doute nous rend un immense service c'est-à-dire qu'ils montrent que nous avons quelque chose à partager ensemble quelque chose qui nous dépasse or rien appeltans les jeunes aiment les attire autant rien appeltans aussi le coeur humain que ce qui peut constituer pour nous une occasion de nous dépasser et deux singles à une piste de solution est peut-être de nous permettre de retrouver non pas dans la foi chrétienne parce que l'état évidemment n'a rien à faire avec le fort interne mais dans une certaine tradition spirituelle nourrit de la tradition judéo-chrétienne nourrit de l' influence du monde grec et du monde latin de retrouver un modèle qui vaille la peine d'être proposée qui vaille la peine d'être fait qui vaille la peine d'être transmis ce que nous n'avons pas su faire ce que nous n'avons même pas su nommer est-ce que nous n'arriverons pas à nommer si nous continuons de faire de ce problème un problème général de laïcité ou de rapport au religieux alors je ne sais pas s'il ya un retour d'une spiritualité dans ce début de quinquennat macron en tout cas y entrent cette semaine il est vrai cette nouvelle figure de l'héroïsme incarné par le connais beltrame et puis ya aussi le monde rit elle et les banlieues qui sont évidemment un fait dont on ne peut pas ne pas parler dès lors qu'on aborde ces sujets là avec la démission très concrète et très réel cette semaine de stéphane gatignon le maire de sevran cette ville de 50 mille habitants c'est l'une des plus pauvres du 93 fin connaisseur des banlieues françaises il quitte son mandat de maire il dit mon but a toujours été de faire péter le ghetto mais je crois que les gouvernements successifs ne partage pas cet objectif on continue à faire de la banlieue un monde parallèle structuré comme une société précaire ça c'est le monde réel dominique reynié et ça a à voir avec ce dont nous parlons alors oui oui c'est évidemment le monde réel ça à voir aussi avec ce dont nous parlons on pourrait d'ailleurs y consacrer du temps 7 à cette démission qui par certains aspects dans les propos tenus par est excessive et même injuste parce qu' énormément de moyens ont été consacrés aux banlieues françaises c'est vrai tout à fait injuste de laisser penser que ça n'a pas été le cas que ce soit pas suffisant c'est possible mais énormément de moyens ont été consacrés et puis moi je voudrais que le relier à la question que nous évoquions à l'instant parce que malgré tout j'aimerais ajouter que je ne crois pas qu'on puisse je voudrais leur dire je ne crois pas qu'on puisse comme nous le faisons jusqu'ici qu'on s'en réjouisse ou qu'on s'en lamente mais c'est un fait séparer le religieux et le politique ce qu'on observe en europe aujourd'hui récemment par exemple dans les élections locales le néerlandaise c'est l'installation de partis islamistes qui présente des candidats et qui ont des élus de plus en plus nombreux et avec des liens très forts avec la l'espèce la turquie avec des pays qui ont des vraies stratégies politiques et donc de quelques manières qu'on regarde cette réalité et ça vaut aussi pour les quartiers évidemment qui sont en difficulté qui sont ghettoïsés parce que nous ne savons pas bien probablement les intégrer à notre propre système de politiques publiques mais aussi parce que il y a dans ces quartiers des habitants qui sont qui ont un intérêt la ghettoïsation parce qu'ils sont associées etc enfin tout ça mais quand même maintenant très connu il ya vraiment cette espèce de deux d'impuissance ou de désir de rester d'impuissance contre la ghettoïsation de désir de rester à ghettoïser pour des questions qui sont d'ordre relevant de trafic ou bien même de communautarisme religieux mais surtout attention parce que l'étape dans laquelle nous entrons c'est l'islamisme comme projet politique qui s'organise et encore une fois qui commence dans différentes démocraties européennes 7 si facile dans nos systèmes nous en sommes si fiers et a raison de se présenter à une élection qui commence à développer un programme de 2 voilà de politique pure pour terminer cette première partie de l'accusation de naïveté ce mot qui est revenu régulièrement dans la semaine à les gars portées à l'égard du président macron il peut faire du tort il peut s'inscrire durablement dans ce quinquennat sylvie kauffmann je ne sais pas quand on voit que l'opinion publique dans lé sont dans les quelques sondages qui ont été faits réclament des des mesures plus dures et c'est sur le cas dans ce genre de situation là la gauche a été en face qui reste de la gauche a plutôt soutenu manuel mac os et avec cette intervention très observé de jean luc mélenchon dans l'hémicycle faisant applaudir la majorité voilà ensuite non je pense qu'il faut on revient aux questions de base que qui ont été posées ici aussi c'est que faire avec comment lutter contre cet extrémisme dans les quartiers donc que l'a7 ghettoïser les utilisations favorise de toute évidence voilà quels sont les quels sont les moyens de le faire quelles ce que l'éducation alors il ya le rapport le rapport borloo un qui sort dans quinze jours qui était incroyablement attendu comme s'il s'agissait d'un ministre bis c'est ce qu'il ne suscite pas trop d'attentes ce rapport la face justement à l'immensité de ce chantier dont parlait silvert l'instant thierry pech comment lutter contre le salafisme et la ghettoïsation des banlieues c'est gentil jugé oui c'est bien à lui dira saâdane a commis d'autres solutions vous avez deux jours alors je suis désolé je vais pas vous répondre il est fier une autre fois peut-être p on attend le rapport borloo et pour le très content qu'on attende son rapport vous pouvez l'imaginer mais n'est-ce pas normalement secondaire d'un lycée brassens et pas du tout secondaire mais ce qui serait naïf c'est pas aujourd'hui on reproche à ubs qui serait naïf de penser qu'on ferait une loi on dirait que le salafisme c'est interdit et tout irait mieux mais les salafistes sont foot mais ils s'en foutent je dirais salafistes qui sont dangereux qui préparent des attentats ça les fait rigoler mais l'audition de l'eau à d'ailleurs le problème le problème que j'ai avec ce que vous disiez françois-xavier sur sur ce sujet c'est que s'il s'agit d'une organisation nommée la montre est là où est l organisation web c'est que c'est pas une organisation c'est une multitude de foyers de gens qui décroche ou de jeux ou de gens fragiles utiliser manipulé par par la chose que moi c'est à dire s'ils sont manipulés oui mais comme il dit il quand vous dites une organisation mais je veux dire par là que s'est organisée il se passe quelque chose qui est comme le disait denis caniche je crois profondément kiki et qu'ils aient pensé alors je ne dis pas qu'il ya d'organisation des mois sans ce n'est pas le cas voyez c'est ça le problème y'a pas une organisation avec une hiérarchie est bien sûr mais c'est pas ce que je veux dire citation oui mais ça change tout un façon de lutter contre parce que c'est un phénomène diffus et hausse qui serait naïf c'est de penser qu' on ferait des grandes lois on prononcerait des internats prime serait réglé on les a les lois et problème n'est pas du tout régler donc le dispositif existait cette guerre culturelle dont nous avons parlé au début de ce débat elle est engagée mais le maquereau ira-t-il ou pas dans cette guerre là ce sera le mot de la fin sur cette première partie c'était vraiment c'est à lui qu'il faut poser la question moi je venais de la vitre ans dimanche prochain 26 fin de cette première partie nous partons à présent prendre le pouls du mouvement étudiant france culture l'esprit public emilie aubry [Musique] l'histoire a retenu que mai 68 avait commencé le 22 mars parce que des garçons de la cité u de nanterre avait investi le bâtiment des filles et que le doyen de la fac un dénommé grappin avait envoyé les forces de police jeudi 22 mars 2010 huit autres facs autre doyen monsieur pétel doyen de la fac de droit de sciences politiques de montpellier aurait laissé entrer deux bandes de costauds cagoulés vraisemblablement issu du gud syndicat étudiant d'extrême droite planches de bois et barres de fer à la main pour déloger des étudiants réunis en assemblée générale le doyen pétel et un professeur ont depuis été placé en garde à vue mercredi dernier est suspendu suspecté d'avoir participé ou organisé ces violences alors tandis que depuis plusieurs semaines on lisait des articles sur le thème et si c'était la jeunesse qui ébranlait jupiter constatant çà et là des mouvements de contestation contre les nouvelles procédures d'entrée à l'université cette fois les faits semblent elles à tolbiac bloqués depuis lundi à paris la fac du mirail à toulouse le campus de la victoire à bordeaux blocus illimité à la fac de lettres de montpellier sans oublier le 22 mars dernier où des lycéens s'est essayé à ressentir le grand frisson du mois de mai alors aujourd'hui on est le 22 mars on est au lycée ronsard à vendôme et se passe un truc un petit peu fou fou fou regarde on n'a pas vu ça encore on n'a pas vu ça des recrutements 68 mai 68 la vous dit quelque chose oui ça vous dit quelque chose donc en fait il y à un blocus devant le lycée et donc c'est pour la réforme la nouvelle réforme la loi vidal elle est donc la sélection des facs et nous on a décidé du coup de manifester et de bloquer le lycée ont fait un petit reportage vous laisse voir ça parce que j'attends c'est une prise de conscience que même ceux qui n'y soit pas à la fac qui n'est pas intention d'aller à la pac se rendre compte que finalement ben l'université non sélectif c'est quelque chose qui est une fondamentale de notre système simple la galère je trouve pas ça toujours très juste on va privilégier un élève finalement et des compétences ce général c'est à dire pendant tout on a pu passer sur nos points forts également ouais on sait pas justement bas je pense que ça fait du tri wen que je pensais bien parce que j y en a il ya quand même pas mal même si eux mêmes si on aseptise que c'est pareil quand même pas mal de glandeurs donc du coup bah voilà pour ce reportage qu'on a trouvées sur les réseaux sociaux sur un délice hier devant d'hommes qui ont donc joué à mai 68 et qui ont tourné ce reportage sérieusement se passe-t-il ou non quelque chose dans le monde étudiant sur deux thématiques pas d'agression une présence de l'extrême droite dans les campus c'est ce qu'on a vu à montpellier et pas de sélection à l'entrée des universités sachant que nous sommes quelques jours après la fin de parcours supin ce nouveau dispositif pour choisir son orientation universitaire sylvie kauffmann alors il se passe quelque chose comme vous l'avez dit il il ya des blocages il y à des grèves est ce que c'est le début d'un grand mouvement social je suis je dois reconnaître que je suis absolument incapable de le dire je bien sûr il ya cette cette réaction contre cette frustration ou ce mécontentement manifesté çà et là contre la la loi orientation réussite des étudiants donc sur l'accès à à l'université sur la réforme de l'accès à l'université et ce refus de la sélection qui est ce mot extraordinaire qui bloque tout en fait qui est vraiment alors parlé de symbole tout à l'heure là on en a vraiment un et l'extrait 7 cet étudiant qui disait que vous avez dans l'extrait sonore que vous aviez une lycéenne qui disait l'université non sélective est un fondement de notre société comme si c'était une réussite de notre société alors que je pense que tout le monde a conscience maintenant que c'est un échec terrible voilà maintenant c'est vrai que ce mouvement ne prenez pas il avait commencé il a commencé depuis plusieurs semaines dans certains endroits et il y à au moins deux endroits où il s'est durcie pour des raisons locales à toulouse je crois qu'il ya un problème de gouvernance de l'université où le dans lequel le ministère est intervenu directement et puis il ya cet incident absolument extraordinaire de montpellier qui est quand même incroyable avec ses deux professeurs mise en examen donc là on est dans un schéma j'espère assez exceptionnel voilà après est-ce que ça va s'étendre il y a aussi des facteurs dont on tient toujours compte dans ce genre de situation le week-end de pâques les vacances qui arrivent bientôt les partiels qui ne sont pas loin tout ça peut aussi jouer les ministres qui s'emploie à déminer a appelé au calme rassurer un qui a rappelé notamment l'ouverture cette semaine de 22 mille places supplémentaires notamment dans les filières les plus demandés parce que malgré tout il pêche ce débat sur la sélection et ne peut pas être évacués si rapidement il existe de fait on a entendu ces lycéennes on va comme rapidement rappelé que désormais que le parcours sup avant les lycéens formulé 24 veut un par ordre de préférence aujourd'hui ses 10 veut sans hiérarchie avant tout lycéen devait avoir une place en fac aujourd'hui il y a encore 7 cette incertitude et puis il ya cette nouvelle note subjective qui est mise par le professeur principal pour évaluer la capacité de l'élève à réussir dans la formation vise et ça aussi ça n'existait pas avant il n'est pas encore totalement elle n'est pas résolue encore la question de la sélection ne sait pas encore ce qu'elle peut générer en france non mais elle a déjà d'abord avant même la réforme la sélection ça existe c'est une hypocrisie de dire à la sélection arrive elle est là elle est là de la pire des façons elle est là sous la forme d'un darwinisme social qui s'habillent dans une rhétorique égalitaire sept sites c'est fascinant la france ce point de vue là en gros vous avez trois filières vous avez une filière laquelle on ne touchera pas parce que c'est le joyau dans la bijouterie français c'est les grandes écoles et classes préparatoires aux grandes écoles là les effectifs sont stables ils vont continuer à l'être vous avez une deuxième filière sélective dont on parle jamais parce qu'elle est faite pour les fils des classes populaires les enfants etc le sélectif cours sts bon et en fait c'est plus tellement les enfants fins et plus seulement les enfants des classes populaires qui y vont et c'est ça le problème c'est là on en parle pas non plus parce qu'au fond les gens qui parlent comme nos bas on s'intéresse pas tellement en fait ce qui se passe dans les lycées pro du lycée techno et filière courte puis une troisième filière qui est la fac et à la fac la sélection aussi elle se fait à la fac tout le monde réclame le droit d'entrée mais c'est pour aller au champ de bataille au terme de la première ou de la deuxième année avec des taux de chute des chèques qui sont considérables notamment pour les enfants qui viennent pas des bacs généraux qui se retrouvent là parce qu'ils n'ont pas trouvé il ya un reproche majeur qui est fait à la philosophie de cette réforme faisant non sans l'écossé l'idée d'inscrire désormais cette orientation dans quelque chose de prêt professionnalisant de façon beaucoup plus trop rapide mais je crois que ça c'est pas vrai alors la réforme qu'est ce qu'elle dit un le bac reste un ticket d'entrée pour le supérieur c'est un poids deuxièmement soit dit en passant les frais d'inscription et les frais de sécurité sociale étudiante baisse y a pas de sélection par l'économie ensuite elle dit on a un problème d'articulation entre le 10 et de supérieur et d'orientation et ça il faut le résoudre on peut pas continuer à envoyer et contingent de milliers de dizaines de milliers d'enfants dans des filières où ils vont à la mort deux en un an deux ans plus tard par comment on fait on fait les attendus et puis on dit aux établissements du supérieur devait prendre de responsabilités je vous racontais une scène si vous me donnez une minute bien sûr que j'ai trouvé tout à fait exemplaire vous avez une équipe pédagogique donc d'une faculté qui est demandé par 5000 élèves mais qui n'a que 700 places bon il est prof disent on va quand même pas trier on va quand même pas prendre les meilleurs alors quelqu'un dit bon à ce moment là on va tirer au sort a n'ont pas tiré au sort voilà comment on fait mais en fait la réponse c'est que tout le monde souhaite une seule chose c'est que ce soit fait par quelqu'un d'autre et si possible un algorithme qui est pas de responsabilité parce que personne ne veut faire ce choix mais le problème c'est que vous avez des contingents démographique extraordinaire qui arrive aujourd'hui dans le supérieur vous allez avoir en 2018 40 min sik bacheliers de plus par rapport à 2010 est la rentrée 2010 8 peut être spectaculaire donc ça va faire 30 3000 étudiants de plus parce qu'il ya ceux qui n'ont pas poursuivi dans le supérieur c'est 33000 y vont aller où ils vont pas aller en classe préparatoire parce que là les effectifs sont stables et bougeront pas ils vont pas aller tellement rester est ce parce que même si la ministre a dit qu'elle allait créer des places et ceseda qu'il faudrait en créer on ne peut pas en créer non plus une infinité donc ils vont aller à la fac et ils vont y rester deux ans ils seront rejoints l'année d'après par trente mille étudiants supplémentaires + 60 milles en 2 ans donc il ya un vrai problème démographique qui n'a rien à voir avec la pertinence de la réforme parce qu'il faut faire de l'orientation parce qu'il faut aider des gens à aller dans les directions où ils peuvent construire leur vie tout simplement bon mais par ailleurs vous avez une question démographique qui explique légitimement je crois le malaise qui est en train de s'exprimer alors se tourner à deux enseignants l'un à sciences po ena en classes préparatoires sur à ce plateau pour illustrer parfaitement la théorie de thierry pech français que j'avais bel ami et je veux rappeler du coup vous enseigner la philosophie certains en ce moment en classes préparatoires mais vous connaissez bien aussi les problématiques du secondaire est-ce que vous pensez que quelque chose peut se cristalliser autour de cette réforme est ce que selon vous elle revient en effet sur quelque chose qui appartenait à l'identité française à la fin à savoir de refuser la sélection à l'entrée des universités la vérité c'est que l'université paie aujourd'hui l'échec de notre système scolaire c'est à dire qu'au fond elle paye l'échec du cpe on a des cohortes d'élèves qui sortent de l'enseignement primaire puis secondaires en ayant du mal à maîtriser les éléments les plus fondamentaux de la drac cure de la connaissance et ces jeunes là qui ne sont du couvent retenue nulle part quand ils se présentent pour des filières sélectives le seul lieu qui est obligés de les accepter pardonnez moi de parler comme ça c'est absolument atroce mais c'est un fait c'est l'université aujourd'hui vous avez des dizaines de filières universitaires mais quatre d'entre elles concentrent 50 % des demandes la plus importante c'est staps c'est le sport ensuite psychologie et ensuite droit c'est à dire que vous avez et je me médecine à parce que médecine ya une sélection extrêmement c'est la quatrième mais il ya une sélection extrêmement forte qui se fait à la fin de la première année donc donc clairement moi je les ai vus comme ressort de terminale enseignants en sus voilà quand vous n'êtes pas pris effectivement dans une dent 1 minute et qui est une filière sélective quand vous êtes dans un lycée où on ne sait même pas ce que c'est que nos classes préparatoires vous allez candidater à la faculté et vous vous retrouvez dans des amphis de sport parce que quand vous avez l'impression de ne rien maîtriser des éléments les plus fondamentaux y compris dans la lecture de l'écriture vous allez être attirés forcément par quelque chose qui vous qui vous qui vous touche qui vous parle mais évidemment ces jeunes là quand on sait que vous avez chaque année plusieurs dizaines de milliers d'étudiants qui rentrent en staps c'est très difficile d'imaginer quel sera leur avenir professionnel pour beaucoup d'entre eux donc en fait notre société repose je suis d'accord avec thierry pech sur une immense hypocrisie dont le bac et le dernier mot et dont la conséquence massive est payé par l'université et par les étudiants qui rentre à l'université sur la base de ce grand mensonge que nous avons entretenues et que ces jeunes d'ailleurs assumant alors même qu'ils ont choisi de jouer le jeu de la république puisque ils ont été jusqu'au bac et ils vont jusqu'aux études supérieures qu on leur décrit comme un moyen d'insertion dans la société donc là il ya évidemment un problème massif henry scolari drame met fin à ce moment son nom le vrai drame la réforme est encore très timide par rapport à ce qui est ce qui constitue le l'enjeu majeur si si on voulait dire la vérité aux jeunes il faudrait évidemment que les filières qui les accueillent vérifie qu'ils sont capables de suivre les études proposées est ce que ça sera la noce la seconde après relations saines désaccord avec ce que dit thierry pech à l'instant c'est que c'est pas tellement le champ de bataille qui fait la mortalité universitaire je veux dire par là le fait que effectivement la fin de l'année de licence vous avez un étudiant sur deux qui a disparu du circuit ce qui fait 7 cette mortalité universitaire pour reprendre le mot de la sociologie c'est c'est simplement le fait que ces jeunes sont totalement incapables ils sont pas préparés à suivre des cours de fac et donc il ya évidemment un mensonge colossal et et si on voulait faire en sorte que tout ce qui entre à l'université soit capable d'en suivre les exigences il faudrait organiser une véritable sélection ce que la loi vidal ne fait pas en réalité elle se contente de 2 fixé à 1 attendu j'avais une deuxième chose à dire très brièvement il ya un débat je ne suis pas tout à fait favorable à cette loi pour plein de raisons parce que je pense que d'ailleurs c'est ce nouvel algorithme était essentiellement en défaveur des élèves et le but est de gommer surtout les les aléas qu'on avait rencontré dans apb mais qui ne seront pas en fait amélioré par par par consupe un des points les plus dramatiques c'est le fait qu'on puisse plus hiérarchisé ses voeux qu'on se rende compte quand même pas ce que ça veut dire pour un élève d'être propulsé au hasard dans dix veut qu'il est contraint de faire au choix sans pouvoir dire ce qui compte le plus pour lui enfin bon c'est un détail mais il ya un débat sur le débat lui même c'est à dire sur la manière de vivre le débat et je saisis l'occasion qui m'est donnée ici de faire ressurgir une colère d'étudiants devant le fait de la bienveillance collective que nous partageons à l'endroit de l'occupation des facs c'est totalement hallucinant je veux dire par là que nous sommes tous d'accord pour considérer qu'il est normal de condamner la violence qui consiste à faire sortir des étudiants d'un humain d'un amphi à coups de barre de fer mais la violence qui consiste à empêcher des enseignants d'enseigner à empêcher des étudiants d'étudier n'est pas moins importante elle est toute aussi scandaleuse comment se fait-il que le doyen pétel soit en garde à vue depuis maintenant 48 heures et qu aucun étudiant ne soit en garde à vue pour l'occupation des facs je crois qu'il est normal de pouvoir faire grève même si le concept de grève en matière d'études devrait pouvoir être relativisée mais faire grève ça veut dire ne pas travailler ça ne veut pas dire empêcher les autres de travailler et si les jeunes qui sont leur dire empêcher de travailler dans l'histoire sociale oui mais enfin ça ça suffit comme ça tout ça constitue un abus du droit de grève et on en est tous d'accord je veux dire coeur du travail si jugée politique non le faire du travail un sujet politique ça veut dire effectivement organiser sa propre désertion son retrait de 2 de l'activité économique il y aurait même un sujet sur le fait que la grève constitue un moyen d'action étudiante mais passons c'est vraiment un détail le point vraiment fondamental c'est que si les étudiants sont de gauche il devrait considérer que effectivement une année d'études ça coûte cher pour beaucoup d'étudiants et que paralysé comme on le fait aujourd'hui dans une espèce de ambiance tranquille moi ce reportage qu'on a entendu tout à l'heure il me fait sourire mais à moitié parce qu'il ya vraiment quelque chose de tragique et de scandaleux dans le détournement qui fait d'un bien public qui est l'accès à la connaissance des nations enfin sur quoi je crois que nous venons d'entamer un débat passionnant et que nous allons essayer de mener jusqu'au bout en tout cas sur la notion de grève mais en fait ce qui est ce qui est frappant c'est que ce le thème d'un pays qui n'arrivent pas à accepter la sélection mais qui la pratiquent dans ce secteur-là de façon absolument obsessionnel puisque même dans les grandes écoles comme chacun le sait on entend régulièrement parler il skie de fausi non seulement être reçu mais sortir bien classés avec des numéros 1 de numéro 2 et même des majeurs du premier coup vous avez ça vous avez deux majeurs du premier couple était le plus jeune majeur du premier coup on se l'appliquent à l'obsession de ce genre de choses c'est fascinant la france pour ça on a battu les chinois auquel on a à peu près emprunter ce système qui fabrique effectivement des mandarins fait qu'il fabriquait des mandarins et on a très clairement accepté que dans le public tous les moyens les plus importants soient données aux filières les plus sélectives c'est pas simplement une hypocrisie c'est une injustice même un scandale politique et c'est assez triste de voir moi je trouve des étudiants j'espère sincère occupent des universités au nom de la lutte contre la sélection c'est vraiment fabriquer le malheur futur de ce qu'ils veulent représenter au kit veulent défendre et j'ajouterais que aujourd'hui les étudiants les lycéens qui se retrouvent dans l'université dans cette université qui souffrent énormément c'est très difficile je dis moi je franchement je lève mon chapeau aux présidents d'université aujourd'hui qu'ils acceptent le job en général qu'ils acceptent le job parce qu'il faut bien porter tout ça et c'est extraordinairement difficile les étudiants qui arrivent là ils ne sont même pas désireux d'être là où ils se trouvent où est la construction d'un projet est là il faut absolument est d'ailleurs la réforme insiste et se trouve que c'est très bien mois sur la construction d'une orientation parce qu'il est essentiel de le faire dans le secondaire malheureusement le corps enseignant alors je suis sans doute un catégorique en disant cela il faudrait y mettre beaucoup de subtilité de statistiques mais malgré tout on encourage les lycéens à aller à l'université on les encourage c'est la voie normale il n'est pas sûr que ce soit une bonne idée de le percevoir en ses terres et vous avez en france 50% les étudiants en psychologie d'europe dont nous sommes un pays qui part pour profil on va pouvoir profiler en 50 % et nous avons gelé ajoute quand même le record de consommation notamment des derniers dépresseurs donc on a beaucoup de psychologues évidemment là le sa nouvelle débat sur la consommation d'antidépresseurs en france aujourd'hui pour terminer cet esprit public thierry pas germé comme qu'on revienne sur ce qu'a dit françaises avaient la mine à l'instant ce mouvement qui pourraient ou pas se cristalliser dans les universités et dans les lycées ans qu'il rêverait juste une espèce comme ça de nostalgie d'un mai 68 qui fait encore fantasmer beaucoup cette génération mais qui ne reposerait pas sur grand chose ou est ce que réellement il peut exister aujourd'hui une espèce d'incertitude ou sentiment d'angoissé des jeunes face à ce début de quinquennat macron et face à ce qu'ils auraient proposé pour la suite de leur parcours universitaire on peut s'émouvoir que les gens qui occupent des facs empêche d'autres personnes de de travailler c'est un débat mais c'est pas exactement la question que vous posez pas ce que vous dites est ce que ce mouvement a une forme de légitimité et comment oui je pense qu'il ya un malaise de la jeunesse dans ce pays mais c'est presque une évidence bon et donc on attrape le premier sujet qui passe futile inappropriée parce que je pense que vraiment cette loi n'est pas contre leurs intérêts pas du tout et personnellement je la soutiens contrairement à françois xavier parce que je pense que il faut faire ce travail d'orientation 2 voilà de de continuité dit ses supérieurs qui n'est qu'ils n'aient jamais fait mais bien sûr que la jeunesse a mille raisons aujourd'hui d'être anxieuse être angoissé et singulièrement celles qui se retrouvent aujourd'hui dans des universités qui ne sont pas prêtes à accueillir de tels flux de gens qui pour certains d'entre eux je suis moins catégorique que vous françois-xavier mais je vous rejoins en partie qui pour certains d'entre eux ne sont pas du tout préparé à ça pas du tout veut dire que dès que des des lycéens de bac pro bac technologique arrive dans des filières générales parce que ils n'ont pas trouvé ce qu'ils voulaient c'est à dire du sélectif cours avec une formation professionnelle derrière que ce soit sts et iut etc c'est pas bien c'est pas bien c'est pas bien pour eux c'est bien pour personne on perd du temps on perd de l'argent à perdre on perd de l'espoir l'espoir que ces jeunes portent dans la vie mettent dans leur vie bon donc que cette jeunesse soit angoissé et qu'elle dise bon maintenant ça suffit je le comprends très bien je le comprends très bien et c'est pour ça que le carburant est là pour qu'un mouvement sais pas s'il aura lieu mais pour qu'un mouvement important prennent forme dans les semaines qui viennent ce serait malheureux que cette fois en fasse les frais parce que c'est une encore une fois c'est une bonne loin et je crois que c'est dans cette direction qu'il faut aller alors elle vient beaucoup de questionnements cette fin de semaine sur la façon dont va se dérouler la semaine prochaine avec réellement l'entrée en vigueur de ce concept joliment appelée grèves perlées a priori la journée de mobilisation mardi sera très difficile un train sur dix seulement la grève des éboueurs également est ce que cette fameuse cristallisation qui fait tant fantasmer les éditorialistes dans différents médias vous la voyez à l'oeuvre sylvie kauffmann pour les jours qui viennent la convergence des luttes en effet en deux sets je sais pas j'ai l'impression qu'on est au bout d'un parcours d'un système et les gens on compte en conscience maintenant que par exemple apb ça ne pouvait plus marcher ça a explosé on on utilise beaucoup ce terme à propos d'un bébé le système a explosé la sncf ce n'est pas satisfaisant ça ne marche pas après est ce que les sites est ce que les solutions proposées sont les bonnes c'est un autre débat elles ne sont sans doute insuffisante à chaque fois mais je crois que les français ont conscience maintenant d'un d'un moment où certains mécanismes sont à bout de souffle et qu'il faut les changer je crois pas que dans ce sens là je ne pense pas que 2018 soit comparable à 1995 sans parler de mai 1968 dominique reynié vous appréhendez mai 68 ou 95 la semaine prochaine non j'imagine que j'ai 15 secondes pour répondre non non je vois pas de je vois pas de rapport ça ne veut pas dire qu'il ne se passe rien ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas beaucoup de préoccupations il ya beaucoup évidemment dans les jeunes générations ça ne signifie pas que l'université va va bien et qu'on s'étonne de cette de cette crise c'était va très mal je le redis et cette crise se comprend de ce point de vue là elle peut se déployer elle peut prendre de l'ampleur aujourd'hui sans préjuger du futur aujourd'hui on a affaire un phénomène de minorités hyper active qu'ils soient qu'ils savent faire qui sont organisés et qui généralement sont un lien avec des partis politiques ou des syndicats qui n'arrive pas à être représentés de manière significative soit dans l'espace politique soit dans l'espace syndicales et c'est ça qui est un peu je dirais le point d'attentes si nous en restons là le mouvement va s'essouffler et s'éteindre si à partir de là si c'est un noyau de départ si à partir de là il ya une sorte de de déploiement de d'affirmation de ce mouvement et d'extension au fond à d'autres publics là il est possible que quelques choses deviennent problématiques on sait que pour les gouvernements quels qu'ils soient c'est le type de conflit qui par définition est difficile à anticiper c'est comme un feu qui couve qui peut s'éteindre ou au contraire prendre beaucoup plus donc il ne faudrait pas mépriser ce qui se passe d'ailleurs pas ce que fait ce gouvernement ne pas être sûr qu'il ne va rien se passer ensuite mais aujourd'hui ça reste encore très largement entre les mains de minorités part active aux 117 incertitude aussi france exergue un ami oui elle et elle est immense et de fait on a on a parlé tous ensemble ici de cette injustice très profonde que notre système scolaire recouvre si si les jeunes qui arrivent aujourd'hui à l'université n'ont pas les moyens de d'en suivre les attendus ce n'est pas par leur faute mais c'est par la faute de notre système éducatif qui n'a pas su transmettre et les fondamentaux à des jeunes quel que soit leur milieu social d'origine et de ce point de vue là on pourrait rêver non pas d'un anti mai 68 mais d'une d'une forme de de prise de conscience collective de moments collectifs qui consisterait à reconstruire ce qui a été ce qui peut-être a été déconstruit parfois dans nos systèmes de transmission au profit d'abord deux des plus défavorisés des plus déshérités à l'intérieur de la société contemporaine sylvie kauffmann non je je pense juste je voulais revenir j'ai sur cette question de la de la sélection et c'est vrai que quelle est la finalité au fonds de la formation supérieure c'est le travail c'est là c'est l'intégration du monde du travail bon jusque là aussi c'est qu'on a ce parmi les facteurs d'anxiété dont vous parliez tout à l'heure il y avait quand même ce chômage de masse qui n'est pas résolu et qui particulièrement cruelle pour les jeunes la grande différence avec 68 une des grandes différences et qu'en 68 il devait y avoir 25% de d'une classe d'âge qui est qu'accéder aux supérieurs à peine aujourd'hui on est à 70 % des gens qui parlent aujourd'hui dans les universités les étudiants sont pas les fils de la grande bourgeoisie ce sont des fils de la société française de façon beaucoup plus pluriel que ça et donc ce qui si ce mouvement prend ce qu'on entendra c'est pas des bourgeois rouge pas ça ils seront peut-être rouge mais seront pas seulement des bourgeois et il faudra s'y faire et essayer de comprendre ce qui se passe on observera tout cela ces prochains jours merci beaucoup thierry pech heavy kaufmann française a et b lamy et dominique reynié d'avoir été nos visiteurs du dimanche en ce 1er avril merci à céline leclercq et caroline chaussée qui ont préparé avec moi cette émission à l'udc jean reno qu'il a réalisé à la technique aujourd'hui inès de bruyne et nicolas andreu [Musique] tout de suite bien sûr c'est l'heure de retrouver et notre ami alain cru gère pour son déjeuner dominical qui nous emmène aujourd'hui déjeuner dans les vignes entre buzet et agen alors levant un verre et à dimanche prochain [Musique]