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DébatLe Figaro (sur YouTube)· 18 février 2021 28 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéSolidarités & familleSanté

🔴Débat - Vidal a-t-elle RAISON de dénoncer l'islamo-gauchisme?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Gils Madja, la ministre de l'enseignement a-t-elle eu raison d'affirmer que l'islamo-gauchisme gangraine l'université française ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui se passe sur ce place ? Vous avez pas des remontées sur ces sur ces théories, ces moments ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Vincent Trémolet, quel est votre sentiment vous sur le constat que fait la ministre de l'enseignement supérieur ?

  • 24:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que faire appel à la notion d'islamo-gauchisme, c'est pas de la manipulation politique comme le reproche certains ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Faut-il alléger maintenant les restrictions sanitaires Covid ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Gill SmadjaFait
    « Elle a eu tort à 100 %. Elle a eu tort d'abord elle est ministre. Elle est censée incarner les valeurs républicaines, c'est-à-dire elle est censée incarner un pouvoir qui doit rassembler les Français, qui doit pas mettre de l'huile sur le feu. »
  • 12:00Gill SmadjaFait
    « Il y a 10 jours à l'université de Nanterre, il y a un jeune étudiant de 21 ans qui s'est suicidé et je n'ai pas je n'ai pas vu la moindre trace d'un moment d'émotion de la ministre des étudiants. »
  • 18:00Vincent Trémolet de VillerFait
    « Je pense que ce concept, à la différence de ce que vous venez de dire, n'est pas un concept qui est faux. C'est un concept qui a été forgé sur des réalités, sur des textes et sur des textes qui viennent notamment de la gauche. »
  • 24:00Vincent Trémolet de VillerFait
    « C'est un climat qui existe à l'université et j'allais dire et c'est ce que dit Gilles Kppel, ce que dit Bernard Rougier qui a écrit les territoires conquis de l'Istan Pierre ce que dit Pierre Henrivoyau qui est professeur à la Sorbonne de de philosophie politique, ils disent le problème c'est plus que les recherches qui ne qui refusent de rentrer dans ce prisme de l'islamuchisme et des luttes intersectionnelles, c'est-à-dire indigénisme, étude de genre, décolonialisme, n'ont pas de bourse, ne sont pas aidés et sont en difficulté. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver en direct sur Figaro Live. Vous le savez, on attend vos points de vue pour alimenter nos débats dans cette émission. Aujourd'hui, on attend vos points de vue sur le figaro.fr et puis sur YouTube et puis on vous posera quelques questions également sur Twitter.

Elles sont déjà en ligne, vous pouvez y répondre. Je relérai vos réactions, vos commentaires et vos questions auprès de nos invités. Et justement aujourd'hui pour débattre, nous avons le plaisir de recevoir Vincent Trémolet de Viller.

Bonjour Vincent, vous êtes directeur adjoint de la rédaction du Figaro et en face de vous Vincent, nous avons le plaisir de recevoir Gill Smadja. Bonjour Gill, vous êtes directeur de cabinet du maire de Nanterre. Je rappelle que Nanter est la ville préfecture des Hautes Scennes.

Merci à tous les deux d'être ici en direct avec nous. Deux thèmes aujourd'hui vont vous opposer ou en tout cas vont vous permettre d'échanger vos points de vue. Le premier concerne l'islam gauchisme, un terme dont on entend beaucoup parler depuis l'intervention polémique de la ministre de l'enseignement supérieur Frédéric Vidal.

On va y revenir et dans la seconde partie de l'émission, nous parlerons Covid. Bien entendu, la France fait face à une sorte de répis. Euh les courbes montrent en tout cas un plateau depuis quelques semaines, un haut plateau certes, mais les contaminations se sont stabilisées, même si elles demeurent à un niveau élevé.

Et on s'interrogera, faut-il alléger maintenant les restrictions sanitaires ? Je poserai la question à mes invités, mais vous pouvez d'ors et déjà y répondre sur Twitter et sur le figaro.fr.

Allez, on commence avec la polémique suscitée par les propos de la ministre de l'enseignement supérieur, Frédéric Vidal. Tout a commencé. Tout a commencé dimanche dernier sur ces news.

On l'écoute. Moi, je pense que l'islam gauchisme gangraine la société dans son ensemble et que l'université n'est pas imperméable. L'université fait partie de la société.

La ministre a de nouveau insisté sur le sujet en annonçant mardi avoir demandé au CNRS un bilan de l'ensemble des recherches qui se déroulent en France pour distinguer ce qui relève de la recherche académique académique et ce qui relève du du militantisme. Gils Madja, je me tourne vers vous. La ministre de l'enseignement a-t-elle eu raison d'affirmer que l'islamo gauchisme gangraine l'université française ?

Elle a eu tort à 100 %. Elle a eu tort d'abord elle est ministre. Elle est censée incarner les valeurs républicaines, c'est-à-dire elle est censée incarner un pouvoir qui doit rassembler les Français, qui doit pas mettre de l'huile sur le feu.

Et là, au contraire, elle alimente un fantasme. Je récuse totalement ce terme d'islam gauchchisme parce que je considère que ça n'existe, ça ne correspond pas à une vérité scientifique, ça ne correspond pas à un domaine de recherche, ça ne correspond pas à des théories établies. C'est un c'est quelque chose qui a été inventé de toute pièces par des gens qui en fait se servent des attentats terroristes et de l'émotion légitime qu'ils ont créé.

En particulier le dernier en date qui a bouleversé une bonne partie de la France, c'est-à-dire l'assassinat de du professeur Samuel Pati. On se sert de ça pour aller vers d'autres d'autres règlements pour aller vers une stigmatisation d'un certain nombre. Vous savez la la contreverse dans notre pays, la contreverse intellectuelle, scientifique, elle a toujours existé à l'université.

Elle a toujours existé dans les années 80 90, il y avait des controverses sur le révisionnisme à l'université de de Lyon. Aujourd'hui, il y en a une. Il y a des gens qui défendent l'idée qu'il y aurait de l'islamophobie en France.

Je n'en fais pas partie. Je considère qu'il y a la persistance d'un racisme contre les musulmans, mais je n'appelle pas ça de l'islamophobie. Et je pourrais expliquer pourquoi.

Ça, c'est quelque chose qui a toujours existé. la controverse. Mais une chose est la mais quel rapport est-ce que cela a avec le la lutte contre le terrorisme ?

Absolument aucun. Et là, la ministre, vous rendez compte, la ministre des étudiants, des chercheurs, des universités alors qu'elle a elle a un ministère qui aujourd'hui est une maison qui brûle avec des dizaines de milliers d'étudiants qui sont dans la précarité, qui sont dans la dépression morale, vous rendez compte qu'aujourd'hui son principal sujet d'intérêt, c'est l' sur cet aspect et sur cette priorité. Euh Ja, vous êtes directeur du cabinet du maire de de Nanterre, je le disais, il y a une très grande facant Paris Nanterre.

Qu'est-ce qui se passe sur ce place ? Vous avez pas des remontées sur ces sur ces théories, ces moments ? Vous savez ce qui se passe actuellement à l'université de Lanterre ? qu'il y a des milliers d'étudiants qui sont dans un état de dépression morale, qui sont dans l'isolement, qui sont en train de basculer dans la précarité parce qu'ils ne peuvent plus travailler, parce qu'ils n'ont plus de quoi payer leurs loyers, de payer leurs études.

Il y a 10 jours à l'université de Nanterre, il y a un jeune étudiant de 21 ans qui s'est suicidé et je n'ai pas je n'ai pas vu la moindre trace d'un moment d'émotion de la ministre des étudiants. Alors à l'université de Nanterre, comme ailleurs, il y a des points de vues différents sur la question de l'islam, sur le rapport à l'islam, sur la place de l'islam dans la société française. Bien sûr qu'il y a des débats à l'université de comme dans toutes les universités de France évidemment, mais encore une fois, est-ce que est-ce que c'est dangereux d'avoir des débats, des controverses ?

Et puis vous savez, il y a des gens qui défendent un point de vue radicalement inverse. Gilles Kppel et d'autres d'ailleurs que vous accueillez régulièrement dans les colonnes du Figaro. Et je trouve ça tout à fait sain, légitime.

La controverse fait partie de la de la culture française. Ce n'est pas un aveuglement de votre part rapport à une situation ? Ah non, absolument pas.

Absolument pas non parce que je ne connais pas un seul chercheur, un seul universitaire français qui défend qui a qui a justifié les actes terroristes. Je n'en connais pas un seul. Pas un.

Vincent Trémolet, quel est votre sentiment vous sur le constat que fait euh la ministre de l'enseignement supérieur euh est-ce que l'islam gauchisme est une réalité euh dans les universités français pense que c'est une réalité euh c'est dans dans le climat intellectuel. Je pense que la ministre par ses déclarations, par sa volonté de demander au CNRS d'aller faire des recherches là-dessus a commis à la fois une maladresse d'expression et une absurdité de décision. Mais je pense que ce concept, à la différence de ce que vous venez de dire, n'est pas un concept qui est faux.

C'est un concept qui a été forgé sur des réalités, sur des textes et sur des textes qui viennent notamment de la gauche. J'ai en tête un texte de 1994 fait par un militantis britannique qui s'appelle le prophète et le prolétariat et dans lesquels il explique que l'islam radical est un mouvement social et que on peut s'appuyer sur l'islam radical pour pratiquer des luttes sociales. Et c'est ça la définition de l'islamogoisme.

C'est-à-dire c'est le passage d'une gauche radicale qui était athée, qui était laïque et qui se fait complaisante avec l'islam parce qu'elle considère que c'est la religion des dominés. J'ai repris la phrase de célèbre de Michel Fouco dans le corrier de Sera. C'est au moment de la révolution iraenne en 1979.

Il écrit "Il n'est pas besoin d'être voyant pour constituer que la religion ne constituait pas une forme de compromis mais bien et bien une force. cette force qui pouvait soulever un peuple non seulement contre le souverain et sa police mais contre contre tout un régime tout un mode de vie tout un monde. Et il y a des intellectuels de gauche, pas tous mais il y en a qui considèrent que l'islam est une force qui va et donc c'est un abandon de la laïcité par une partie de la force.

Voilà exactement et que cette force qui va va permettre d'abattre des citadelles qu'il faut pour cette gauche extrême attaquer qui sont le capitalisme qui sont le christianisme et qui sont Israël. puisque le quand euh euh Pierre André Tagief forge le concept d'islamophobie, c'est au moment de la 2e tifada quand il y a une alliance entre une certaine gauche et le combat des Palestiniens. Donc c'est une réalité intellectuelle.

Ensuite là où Frédidas se trompe, c'est que d'abord elle attaque la recherche et je pense qu'elle ne s'attaque pas à un climat. C'est un climat qui existe à l'université et j'allais dire et c'est ce que dit Gilles Kppel, ce que dit Bernard Rougier qui a écrit les territoires conquis de l'Istan Pierre ce que dit Pierre Henrivoyau qui est professeur à la Sorbonne de de philosophie politique, ils disent le problème c'est plus que les recherches qui ne qui refusent de rentrer dans ce prisme de l'islamuchisme et des luttes intersectionnelles, c'est-à-dire indigénisme, étude de genre, décolonialisme, n'ont pas de bourse, ne sont pas aidés et sont en difficulté. Donc en fait c'est la liberté de recherche qui est plus attaquée plutôt que le fait qu'il y ait énormément de tests qui soi fait sur ce thème de l'islam gauchisme.

Et c'est en ça qu'elle a été imprécise. C'est en ça qu'elle a été maladroite. Et c'est en ça qu'elle a comment presque elle a presque réhabilité quelque chose qu'elle voulait dénoncer par le fait que son approche n'était pas renseignée en fait sur un sujet qui est qui qui exige de quand attendez juste quand Vincent quand Valérie PCR président de la région île-de-Fance ce matin chez nos confrères de de radio classique dit qu'il y a des courants très puissants qui sont à l'œuvre dans certaines facultés.

Elle a raison. Oui, mais c'est c'est ces courants, ils existent euh moins dans la recherche, c'està-dire dans les thèses qui sont fournies. Ça existe mais il y en a mais dans des possibilités de nomination, dans des groupes d'associations d'étudiants dans le fait, je me souviens d'un d'un professeur à Limoge qui s'était élevé contre l'avenue d'Oria Boutedja qui était donc la patronne du patron indigne du parti indigéniste et il a il avait eu vécu des vexations et un certain nombre de disqualifications intérieur de l'université pour cette prise de position.

C'est ça ce climat. Mais ce que ce que je ne comprends pas ce que je ne comprends pas c'est que la ministre demande une enquête. Oui.

Mais une enquête pour pour déterminer quoi ? Une enquête qui va dire quoi ? Qui va déterminer si on a le droit en tant que chercheur de penser et de travailler sur un sujet par exemple sur la question du rapport avec la colonisation, sur la question de la mémoire, sur la question de l'impact que la colonisation peut encore créer dans l'identité des jeunes issus de la diversité.

Est-ce que c'est là-dessus qu'elle va déterminer un cadre qu'il faudrait ne pas dépasser ou accepter ? Et ça c'est une régression incroyable, intellectuelle parce que ça veut dire on va créer une espèce de police de la pensée. Et puis vous savez, il y a un personnage de l'État important qui a récemment commandé à un universitaire français, un chercheur, un rapport sur la question du colonialisme, sur le passé colonial, sur les rapports entre les mémoires, sur le rapport qu'on peut avoir encore aujourd'hui avec le passé colonial en Algérie.

C'est c'est le président de la République qui a commandé ce rapport et il l'a commandé à un chercheur, un historien français, Benjamin Stora qui a fait un effectuer un travail remarquable qui a abouti à 22 préconisations. Et bien, vous savez ce c'est ça et et j'approuve totalement ce qu'a fait Emmanuel Macron en commandant ce rapport. Ça c'est la preuve que heureusement que nous avons une recherche intellectuelle dans les sciences sociales qui est tout à fait euh féconde, qui est diverse, qui est et et c'est le président de la République.

D'ailleurs, la ministre, elle a commis une lourde erreur politique en faisant cette sortie au moment où le président de la République sur ces thèmes-là qui sont en cause avait commandé ce rapport. Et d'ailleurs ça, il ne m'étonnerait pas qu'après les élections régionales de juin où il y aura sans doute à nouveau une nouvelle équipe gouvernementale, il ne m'étonnerait pas que madame Vidal ne fasse ne fasse plus partie de c elle a elle a fait des déclarations il y a 3 mois disant que ça n'existait pas. Donc elle a changé de pied même sur le fond.

Ensuite sur le rapport de commander ce rapport au CNRS et doublement absur d'abord c'est pas le travail du CNRS et ensuite le CNRS a fait des déclarations notamment par l'intermédiaire d'Antoine Petit qui un des dirigeants disant qu'aujourd'hui la race devait être le le comment dire le le l'élément d'entrée par lequel on réfléchit sur la société. Donc ça veut dire qu'il il rentre dans les théories qui ne sont pas islamchistes mais qui sont des théories racialistes ou identitaristes. Bon très bien.

Donc c'est pas à lui de faire ça. À mon avis le modèle s'il y avait un modèle de rapport à faire c'est ce qu'on a ce qu'on a fait à l'école avec le rapport au bain sur la laïcité mais c'est-à-dire que vous avez des gens dont c'est le métier et on pourrait regarder par exemple le nombre de thèses en sociologie qui sont faites sur un certain nombre de thèmes et voir si il y a une trop grande importance sur un certain nombre de thèmes et qui empêche la recherche de s'exercer sur d'autres. C'est ça à la limite qu'on pourrait faire mémoire.

Je crois que encore une fois, c'est prendre le problème à l'ouvert. Le problème que dont souffrent les universitaires et ils sont nombreux qui disent qu'il y a un climat islamogauchiste ou que les luttes intersectionnelles les empêchent de travailler, c'est un problème de liberté académique. Ils disent en gros, on ne peut plus exercer la contreverse dont vous vous parliez parce qu'il y a un certain nombre de préalables qu'il faut donner et si on les donne pas et ben on n pas de bourse, on n pas de poste, on n pas de possibilité d'exercer notre métier.

Et encore une fois, Bernard Rougier qui a fait les territoires conquis de l'islamisme, qui est un des livres les plus sérieux sur ce sujet, a été financé par la région Île-de-France parce qu'il n'a pas trouvé de financement à l'université. Et c'est ça, c'est par là qu'il faudrait prendre les choses. Euh je termine simplement Jean-François Brunstein qui est prof à la Sorbonne a fait un papier ce matin chez nous dans lequel il dit exactement ça.

Il dit "Le problème, c'est la liberté académique et qu'au fait la pression est faite de façon diffuse par des groupes d'étudiants, des groupes parfois de profs qui veulent installer sur un certain nombre de thèmes qui sont toujours les mêmes, c'est-à-dire race, identité, genre une doxa et si on sort de cette doxa et ben on est disqualifié. En tout cas, le le milieu universitaire [raclement de gorge] est est en ébullition, hein, depuis que la ministre Frédéric Vidal a demandé eu cette enquête au CNRS. La conférence des présidents d'université s'est exprimée dans un communiqué euh paru le 16 février.

Elle y parle en ces termes. Je cite "L'islamgauchisme n'est pas un concept, c'est une pseudo notion dont on chercherait en vain un commencement de définition scientifique et qu'il conviendrait de le laisser à l'extrême droite qui l'a popularisé." Fin de citation.

Vincent Trémola. Est-ce que faire appel à la notion d'islamogauchisme, c'est pas de la manipulation politique comme le reproche certains ? Mais alors moi ça me fait rire parce que le concept scientifique d'islam gauchisme, on peut le discuter, mais ce sont les mêmes qui ont fait du privilège blanc, de la fragilité blanche, des fats de théorie, des études de genre, d'un certain nombre de choses, des de des concepts du populisme, un concept scientifique.

Quel est le concept scientifique du populisme ? Moi, j'en sais rien. Il est discutable.

Bon donc le l'islamogochisme est un concept qui a été forgé par Pierre Andetev qui vient pas du tout de l'extrême droite qui est qui est un chevementiste et qui est le plus grand spécialiste les plus grands spécialistes français de la rhtorique antisémite et qui a vu observer une alliance objective mais acceptée par ceux-là même qui l'ont pratiqué entre l'islam radical et certains mouvements sociaux. C'est ça ça c'est une réalité. Alors ensuite est-ce que c'est une réalité scientifique qui exige qu'on fasse des tests dessus ?

Je ne dis pas que cette je ne dis pas que cette hypothèse n'existe pas et je ne dis pas qu'un certain nombre d'intellectuels français ne la partagent pas, mais je dis d'abord que donc le considérer comme un simple slogan politique comme le fait le centre national de recherche scientifique pour vous ça n'est pas que ça. Non, parce que isiste évidemment c'est destiné c'est aujourd'hui c'est devenu une insulte. C'est-à-dire quelqu'un qui est islamogauchi, c'est pas quelqu'un qui qui épose une thèse, c'est quelqu'un qui est un quasiment un complice des terroristes.

C'est ça que ça veut. Et c'est là où il y a un problème, c'est que une chose est et et je suis prêt à parler sur le fond du fait qu'effectivement il y a eu des glissements intellectuels qui ont fait qu'on a confondu la défense d'un certain nombre de classes sociales ou de populations qui sont dans des quartiers qui sont confrontés à des discriminations, à des chômages massifs et tout. On a confondu ça avec le rapport à la religion.

Ça, je pense qu'il y a un problème là-dessus et je pense qu'il faudrait en parler. Mais aujourd'hui, ce n'est plus du tout ça. Aujourd'hui, le thermis, l'amogo gauchochiste, il est employé pour en gros nous dire que finalement on n' plus le droit de s'indigner par exemple du fait que des musulmans dans notre pays sont victimes d'actes racistes.

Il ne faudrait plus le faire. Voilà, ça c'est aujourd'hui ça devrait être interdit parce que sinon on va être soupçonné de de ne plus être laï, de ne plus être ceci ou cela. Et bien non, je suis désolé mais la lutte contre le terrorisme encore une fois la lutte contre le terrorisme elle n'a rien à voir avec l'islam gauchchisme.

Donc vous pensez qu'il y a un problème de clarification aussi entre islam et islamisme qui n'est pas suffisamment clair. On mélange un peu aussi d'où d'où est venu le débat ? Le débat qu'on a aujourd'hui, il vient de ce qui s'est passé avec l'assassinat de Samuel Pati.

Tout vient de là. Tout vient de là. Et et c'est là où il y a un problème, c'est-à-dire que par des glissements successifs, on considère que aujourd'hui les les gens qui même ceux dont vous parlez qui portent un certain nombre de théories qui sont très contestables, on considère que ce serait eux qui qui créeraient en quelque sorte le terro d'actes d'actes qui ont abouti à l'assassinat de Samuel Patti.

Et là, je m'inscris en faux contre ça. Le la lutte contre le terrorisme, c'est pas c'est d'abord une lutte qui doit mobiliser la police, le renseignement, la police antiterroriste, la surveillance pénitentiaire et cetera et cetera. Vous avez quand même des intellectuels, je pense notamment à au livre de d'Emmanuel Tod après je suis Charlie qui ont dénoncé la manifestation du 11 janvier comme une manifestation islamophobe et qui a théorisé le fait que ce qu'il appelait les les les la religion de Mahomé était celle des nouveaux danées de la terre.

Donc est-ce que ça en fait un complice ? Je n'ai jamais dit non, je je ne dis pas ça mais je dis que c'est c'est quand même un climat intellectuel qui est qui est malsin et qu'on peut de façon tout à fait démocratique et civique combattre. Et si jamais il se développe de façon trop importante et hégémonique à l'université, on peut le souligner et on peut le dire et faire et faire attention à ça.

Ensuite, vous pourrez vous citer tellement d'autres théories qui disent que l'islam est en soi porteur de terrorisme et cetera et cetera. Donc vous avez aussi vous avez aussi les les deux opposés. C'est la fin de ce débat.

On va passer au débat suivant. Juste avant je vous livre quand même un certain nombre de commentaires qui sont faits par les internautes qui sont très nombreux et et j'aimerais les vous les vous en faire part. Giselle sur YouTube, c'est une minorité qui grandraine la majorité mais qui commence à être puissante même si tout le monde ne se lasse pas ou ne se laisse pas piéger pardon.

Cela crée un climat délétaire qui peut influencer les plus fragiles et perturber le bon fonctionnement des universités. Pas de 44 sur le figaro. Frédéric Vidal a tout mon soutien et a raison de dénoncer la gangraine islamiste gauchiste dans nos facultés.

Paul sur YouTube, je pense que si cette montée n'est pas freinée, elle mènera vers quelque chose de similaire à l'Afrique du Sud des 20e et 21e siècle. On commence d'ailleurs à voir certains effets apparaître. Procès en racisme systématique monté de l'insécurité, discrimination positive.

Le ménoman le mélomane sur YouTube, on en est plus malheureusement au stade de la thèse. L'islamogauchisme est bien est bien une réalité présente partout, il faut le dénoncer. Général Escape sur YouTube, ces débats entre guillemets des colonialistes ont des positions antifrançaises, non mixité, néoralisme, tout cela est un danger pour la société française.

Euh Yve sur le figaro.fr, il n'y avait que nos gouvernements qui ignoraient cette montée inquiétante. KMBH sur YouTube, c'est un leur pour nous faire voter dans le bon sens.

Euh Nicole 06 sur le Figaro. Quand on voit qui a le droit de faire des conférences et qui n'en a pas le droit, dire que ce constat est faux, est honteux et enfin ilvette sur YouTube. Tout cela est bien pire que le Covid.

Et bien justement le Covid. On y va. Merci Yvette pour cette transition.

Un débat sur le Covid. On vous pose cette question sur les réseaux sociaux. Faut-il alléger maintenant les restrictions sanitaires Covid hashtag Covid-19 ?

On c'est vrai qu'en France, on en discute en ce moment d'une possible réouverture des musées, mais l'incertitude sanitaire demeure, elle plane encore. Je vous propose d'écouter ce que disait l'épidémiologiste Didier Pité ce matin sur France Interre. On est dans une phase où on est dans un plateau qui est un un plateau stable, relativement élevé avec un un nombre de transmissions qui continue à se faire.

Et bien évidemment, on est dans une sorte de vigilance armée de manière à éviter justement de devoir payer avec un retour de l'épidémie à des taux plus élevés. Les contaminations sont stabilisées mais demeur à un niveau élevé, on est je crois à 25000. Nouvelle contamination en 24 heures.

Est-ce que vous pensez que la France fait face à un répi avant un boom épidémiologique ? Ben moi, je pense que je pense que je lis et je lis des chiffres et euh tous les gens qui nous av les fameux spécialistes, vous savez ceux qui à longueur qui monopolise les antennes, les fameux épidémiologistes, virologues, infecciologues qui nous avait annoncé qu'après Noël, ça serait horrible, il y aurait une explosion euh des contaminations, il y en a pas eu. Ah mais après le jour de l'an par contre, vous verrez, ça sera terrible.

Il y aura une explosion, il y en a pas eu. Et là après ce que le le président des rois aussi et le président de la République qui a décidé et j'approuve totalement cette décision de ne pas procéder à un nouveau confinement, les mêmes disaient ça va être ça va être une boucherie, ça va exploser de partout, les hôpitaux vont être débordés et ça ne se ça ne s'est pas produit. C'est-à-dire que depuis maintenant plus d'un mois, on est exactement au même niveau.

Il y a même une légère baisse de 10 % si j'ai lu. Voilà. Vous approuvez la décision d'Emman Macron pour vous un joli coup politique réussi.

Totalement. C'est pas un coup politique. Je pense que c'est je pense que le prix à payer d'un confinement était beaucoup trop élevé par rapport à les réalités de de l'évolution de l'épidémie.

Aujourd'hui et bien il y a un peu moins de gens dans les hôpitaux qu'il y a qu'il y a 10 jours. Voilà. Et donc je pense que la la le niveau d'action du gouvernement doit être proportionné à la réalité de l'épidémie.

Et pour le moment voilà. Et donc pour répondre à votre question, est-ce qu'il faut alléger un peu le dispositif ou pas ? Est-ce qu'il faut alléger ?

Moi je pense que oui. Donc ça veut dire que le statut quo sur lequel on est pour l'instant depuis le 16 janvier dernier, on est en couvre-feu avancé à 18h au lieu de 20h sur tout le territoire. On est en effectivement dans ce statut quo est-ce que ce statut quo doit durer ou il faut il faut au contraire la léger maintenant ?

C'est c'est déjà un semi-confinement en fait 18h mais moi je partage absolument ce qui ce qui vient d'être dit. Je pense que on a eu l'affrontement entre deux deux visions. Une qui était une vision de data, de modélisation, de courbe et de projection et une autre qui était une vision de la réalité du moment.

Et Emmanuel Macron a eu l'intelligence et le cran de de prendre cette vision là et je sais pas si c'était un coup politique mais c'était le retour de la politique. C'est-à-dire c'est la politique qui dit maintenant c'est nous qui décidons et c'est pas vous les scientifiques qui allaient décider. Ça veut dire que ça décrédibilise pas un peu la parole des scientifiques ?

Écoutez en en le le fin octobre quand quand on Macron reconfine pour la deuxième fois, il dit deux choses. Il dit quoi que l'on fasse selon les modélisations de l'Institut Pasteur, il y aura 9000 personnes en réanimation le 15 novembre. Quoi que l'on fasse, il y en a eu 5000.

H et il dit nous prenons cette décision parce que nous risquons 400000 morts. Bon et les chiffres sont 10 fois moins importants. Le 7 décembre la même institut pasteur publie une projection dans que nous publions dans le Figaro dans lequel il dit le 15 décembre on sera en dessous des 5000 des fameux 5000 contaminés par jour et donc on pourra tout réouvrir et ça n'est pas arrivé.

Donc la C s'est trompé dans le côté négatif et dans le côté positif. et le président de la République a pris des décisions d'une extrême gravité en fonction de ses projections. Comment voulez-vous qu'il accepte aujourd'hui que les mêmes qui lui font les mêmes projections et comme vous le disiez qui disait après Noël, après la galette des rois et après les crêpes de la chandeleur, il va y avoir un effet et que cet effet ne vient pas.

Alors ce qu'il disent c'est que l'effet viendra. Euh bon bah à force d'annoncer qu'il va neiger, oui, le jour où ils neige, ils diront qu'ils ont eu raison. Mais pour le moment, le président de la République a raison de naviguer à vue en regardant les chiffres, en essayant voir et puis si jamais il est indispensable à un moment euh de de faire un confinement très rapide, il le fera.

Après, sur les restrictions, moi je pense que on peut pas raisonner en disant oui, non. Enfin, c'est-à-dire qu'il faut maintenant essayer de mesurer ce qui est bureaucratique, ce qui est symbolique et ce qui est sanitaire. Je prends un exemple très concret et qui peut apparaître comme provocateur, mais il y a un consensus scientifique pour expliquer que le masque en extérieur sert à rien.

Vous allez demander à tous les épidémologistes, il disent à part sur un marché ou donc quand les endroits sont regroupés, ça sert à rien. Bon alors peut-être on le garde parce que voilà comme ça on le garde à l'intérieur mais on peut on pourrait réfléchir là-dessus. On va passer 4 ans avec ça.

Il y a un certain nombre de décisions. Les théâtres, pourquoi euh un théâtre dans lequel on se lave les mains, on a un masque, il y a un siège sur deux serait moins dangereux, plus dangereux qu'un TGV qu'on prend pendant 2 heures pour aller ou que le RER qu'on va aller prendre ? On est compressé.

Tu penses que c'est une histoire de ventilation également. Ben et alors il y a peut-être une histoire de ventilation mais il y a en tout cas on n' pas la il y a un certain nombre de décisions qui sont prises et quand on en parle avec des politiques et vous devez le faire il ils vous disent vous leur dites mais sur le plan sanitaire ils disent bon on sait pas mais c'est ça faut bien choisir problème c'est qu'en fait jusqu'à présent si vous voulez on on a fermé les cinémas les théâtres les musées mais on n jamais été capable de prouver que les cinémas les théâtres les musées étaient des des foyers de contamination on n jamais pu le prouver et donc pourquoi on ne ferait pas l'inverse c'està-dire par exemple pourquoi est-ce que le gouvernement ne déciderait pas qu'à titre expérimental dans une ou deux régions, on décide l'ouverture des cinémas, des théâtres, des musées pendant une semaine, 15 jours et on fait le bilan à la fin des des 15 jours. Si vraiment ça se traduit par une augmentation des hospitalisations en particulier en réanimation, à ce moment-là, on arrête.

Mais si on constate au contraire que finalement ça ne pas grand-chose, et bien là, on les tend petit à petit à l'ensemble du territoire national. Mais je ne vois pas aujourd'hui par exemple un musée. Vous vous avez un masque, vous ne parlez pas, vous regardez des tableaux, qu'est-ce qui fait que qu'on pourrait être contaminé par les par les par les personnages des tableaux qu'on regarde ?

On va être contaminé comme ça ? une une levée des restrictions régionalisées en fonction des zones on va dire les plus vertes. C'est une idée qui pourrait pour faire son chemin du bon sens là il y a des gens qui ont de la chance qui sont euh à la montagne qui sont devant des pistes qui vont mont à pied et puis qui vont descendre à ski.

Euh euh moi j'aimerais qu'on m'explique en quoi le fonctionnement d'une remontée mécanique à partir du moment où ces gens sont là euh et s'ils font attention dans la queue sur un téleskiqui, il y a un risque. J'aimerais qu'on qu'on l'explique. Alors on peut me dire que c'est parce qu'il y aura des accidents euh et que donc s'il y a des accidents, ça va remplir des lead d'hôpitaux qui ne seront pas utilisés pour le Covid.

Mais il y aura de toute façon ces gens sont partis et ils peuvent avoir des accidents. Donc là ça fait partie des décisions qui rejoignent ce qu'on a appelé l'absurde distance. C'est-à-dire que elles ne sont pas directement intelligibles sur le plan sanitaire.

Et je pense que ça fait naître dans la population une défiance qui est malsaine. C'est-à-dire que l'opinion se dit "Mais est-ce que ces interdictions ont un but réel autre que de pouvoir dire nous avons pris cette décision et comme ça nous nous sommes couverts et nous avons montré que nous nous étions des gens prudents Donc je pense qu'il faudrait être beaucoup plus fin peut-être territorialisé faire comme vous dites des expérimentations. Il y avait pas de masque, il y avait pas de geste barrière, personne ne savait comment ça marchait.

Et cette étude dans laquelle il le reconnaît, il dit les restaurants étaient fermés, donc il prend les lieux plus ou moins clandestins, les lieux qui ressemblent. Bon, ça me paraît quand même un peu faible. Je pense au restaurateurs qui se disent peut-être qu' faudrait qu'on ait des éléments un peu plus concrets pour nous dire pourquoi en faisant des tablés passés avec pas trop de gens, on arriverait pas à ouvrir.

On arrive à la fin de ce débat. Je suis désolé, il est 17h31, on est un petit peu en retard. Euh sur la question qui vous était posée sur Twitter, "Faut-il alléger maintenant les restrictions sanitaires ?

Vous êtes 57 % à répondre favorablement et 43 % à dire non. Majorité plus nette sur YouTube puisque à cette même question, vous êtes 78 % à nous dire que oui, vous voulez que ces restrictions sanitaires soient allégées. Quelques commentaires d'internautes, merci encore de les avoir postés sur Twitter. 4 nous dit "Ouvrez les restaurants, laissez les professionnels de la montagne travailler et traitez les vrais problèmes à la racine.

Donnez des moyens à la santé et rendez-nous notre liberté." Pierre, sur YouTube, il y a plein de lieux où les précautions sanitaires sont simples à faire appliquer comme les cinémas, les théâtres ou les musées. Christian sur le figaro.fr, cela n'est pas cela ne s'est pas produit puisque nos habitudes ont changé.

Et enfin, on citera Jill sur YouTube. "Ce couvre-feu à 18h ne sert à rien. Les gens vont quand même boire un coup chez des amis.

à 18h, on ne peut pas faire ses courses. Du coup, on s'entasse tous les samedis. Voilà, ce sera le mot de la fin.

Merci encore de nous avoir suivi. Merci à nos invités d'avoir exprimé leur point de vue en direct et on se retrouve bientôt sur le figaro.fr faire et en tout cas à demain pour ceux qui suivent point de vue.

🔴Débat - Vidal a-t-elle RAISON de dénoncer l'islamo-gauchisme? · Pourquijevote