Voter pour l’Europe qu’on souhaite | Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Emmanuel MacronFait
« l'Europe n'a traversé aussi durablement la paix que ce que nous connaissons depuis après guerre »
- 5:00Emmanuel MacronChiffre
« les jeunes de notre continent ne connaissent que la crise économique nous avons plongé nombre de pays dans une situation où la jeunesse connaît un taux de chômage d'environ 50 % »
- 7:00Emmanuel MacronFait
« l'Europe est aujourd'hui un continent ouvert dans le commerce international ouvert au monde vivant du monde construisant sa prospérité par cette ouverture »
- 9:00Emmanuel MacronPromesse
« la zone euro doit être sans faiblesse et sans naïveté dans la négociation du brexit »
- 11:00Emmanuel MacronFait
« une monnaie sans budget est voué à l'échec »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
merci beaucoup chers amis je suis très heureux d'être avec vous aujourd'hui à Lyon dans cette belle ville cher Gérard ce beau symbole après avoir traversé le pont nous avons toutes et tous rejoint ce musée des Confluences parce qu'au fond c'est bien de cela dont il s'agit aujourd'hui de savoir comment ensemble quel que soi nos sensibilités politique quel que soient nos origines nationales quel que soient au fond nos provenances et peut-être nos destinéses aux uns et aux autres aux unes et aux autres comment converger pour porter un projet commun pour relever un défi commun et dans cette belleeville de Lyon il y a eu de telles aventures qui ont été relevé parce que c'est une de ces grandes villes européennes où dans des moments de trouble parfois de doute où l'histoire était à réinventer par l'échange par l'ouverture celle du commerce de la culture des arts et de la finance et bien l'Europe c'est aussi réinventé et le défi qui est le notre aujourd'hui vous l'avez les unes et les autres très bien rappelé dans vos propos c'est bien celui de la Renaissance européenne et de la réinvention européenne le défi des réformistes européens c'est d'être à la hauteur au fond de la situation que nous sommes en train de vivre parce que nous avons laissé de trop nombreux défendre une idée fausse de l'Europe pousser des actions troubles inscrire en quelque sorte l'Europe dans une destinée qui n'était pas la sienne la peur la défiance occupe au fond l'espace que nous leur avons laissé et je suis d'accord avec sylvie Goulard c'est notre responsabilité et il faut bien la mesurer nous y avons tous et toutes notre part lorsque nous laissons s'exprimer surtout celles et ceux qui doutent qui sont pour faire sortir la Grèce un jour la Grande-Bretagne l'autre les Pays-Bas ou la France le jour d'après nous ne sommes pas à la hauteur de la promesse un moment tenu mais lorsque nous n'avons plus en quelque sorte une voix de désir à porter nous laissons en effet la place au doute le cynisme la langueur l'irresponsabilité et l'inefficacité sont nos véritables ennemis au moment où nous nous parlons alors on peut déplleorer Gérard coland l'évoquer que doquin préfère au fond ne pas en parler pour des raisons obscures qui ne sont pas en tout cas à la hauteur des enjeux quiconque a à s'exprimer sur ce sujet vital devrait être ici aujourd'hui s'il partage nos valeurs nos défi c'est-à-dire cette volonté de remettre l'Europe à la hauteur de son histoire parler de fond d'Europe trouver des solutions concrètes pour que notre projet avance c'est cela aujourd'hui notre responsabilité et en nous réappropriant des mots que nous avons laissés aux autres aux ennemis de l'Europe celui de souveraineté celui d'identité et celui de démocratie et c'est bien sur cela que nous pourrons retisser le fil de l'histoire européenne parce que l'Europe c'est nous c'est ce que nous en faisons c'est ce que nous en décidons c'est ce que nous décidons de faire ou de ne pas faire et nos défis sont tous aujourd'hui des défis européens vous l'avez rappelé les uns et les autres dans vos contre-rendus et fond de quoi sommes-nous les héritiers dans l'histoire des constructions politiques l'Europe est jeune elle a 65 ans et c'est une construction inédite sur le plan historique et politique je rejoins ce que Pascal l'ami disait tout à l'heure il y a eu en effet un Paris au fond plus encore sans doute pour la zone euro que pour l'Europe qui était que une réalité économique ou monétaire et bien pourrait sécréter elle-même des conséquences politique nous n'avons pas totalement réussi mais il y a au cœur de l'Europe une triple promesse une promesse de paix une promesse de prospérité et une promesse de liberté et c'est au fond cette triple promesse dont nous sommes les héritiers la promesse de paix c'est celle qui a permis dans l'après-guerre de construire cet espace il n'est dit jamais l'Europe n'a traversé aussi durablement la paix que ce que nous connaissons depuis après guerre nous avons réussi à faire disparaître les conflits intraeuropéens là où l'Europe n'avait connu durant des millénaires que des conflits entre les États-membres et nous l'avons fait sous une forme politique totalement inédite parce que l'histoire de l'Europe à travers les millénaires ça a été ce que le droit médiéval appelait les transfers d'Empire l'Empire romain puis cette volonté de faire revivre ses formes impériales c'est-à-dire ces formes hégémoniques de quelques-uns ou de l'UNS sur les autres l'empire carolingien l'Empire napoléonien l'Empire bismarquin l'Empire nazi l'Europe a été traversée par des moments d'unité politique mais qui ont toujours été des moments de domination cette union européenne notre Europe actuelle c'est une création unique d'un espace politique de paix d'équilibre sans hégémonie et cela nous l'avons réussi la deuxième promesse c'était une promesse de prospérité la promesse originelle or depuis 1960 la croissence de la richesse par habitant a été en Europe supérieure d'un tiers à celle des États-Unis on le rappelle trop peu souvent nous avons réussi durant toutes les décennies qui ont suivi la guerre dans une économie de rattrapage à travers plusieurs grands projets à construire cet espace de prospérité et puis l'Europe c'est cette promesse de Li enfin d'abord la liberté de circulation perçu comme le socle de cette prospérité nouvelle Schengen Erasmus l'euro la suppression des obstacles des frais bancaires au coup d'itinérance sur nos téléphones tout ça c'est ce qui incarne cette Europe de la mobilité de l'ouverture et de la liberté donc pendant des décennies cette Europe a tenu ses promesses elle a réussi à construire des réalisations inédites et cela nous ne devons pas l'oublier au aujourd'hui et nous devons constamment le rappeler sinon c'est trop facile de laisser certaines ou certains qui voudraient installer le doute chacun des secteurs qui traversent des crises dans nos économies ont bénéficié de l'Europe pendant toutes ces décennies mais pour les Européens ces trois promesses fondatrices semblent aujourd'hui trahis parce que le doute s'est installé parce que durant au fond ces 15 dernières années la langueur une forme d'irresponsabilité collective s'est installée les crises syriennes libyennes ukrainiennes les grandes migrations inédites depuis 60 ans les attaques terroristes répété sur notre sol nous ont ouvert les yeux et nous ont reprojeté au fond dans une histoire qui est revenue en Europe avec son lot de drame et elle fait douter beaucoup est-ce que les États ne sont finalement pas plus efficaces est-ce que cette Europe tient encore cette promesse de paix à laquelle nous étions si attachés dans le même temps l'Europe s'est engluée dans une croissance molle plus molle que beaucoup d'autres parce qu'elle n'a pas résolu ses propres paradoxes bien souvent sa propre incomplétude parce qu'elle s'est installé dans des équilibres imparfaits un marché unique certes mais qui n'était pas accompagné de toutes les réformes et parfois de nos propres engagements nous avons notre part de responsabilité dans ces dysfonctionnements une zone certes avec une monnaie commune mais des politiques qui restent extraordinairement diverses et une divergence s'est installée en particulier au sein de la zone euro qui a affaibli cette promesse de croissance nos économies se sont écartées durant les 15 dernières années d'abord sous la facilité parce que nous avions le même taux d'intérêt partout et donc ceux qui étaient peu compétitif et très endettés ont encore durant les premières années accru leurs faiblesse et puis parce que que nous n'avons eu qu'une réponse disciplinaire et non coordonnée dans laaprèscrise en oubliant que le rôle en particulier au sein de la zone euro était aussi de réduire les écarts et on a demandé à beaucoup de pays de faire des efforts budgétaires et des réformes en même temps très vite non plus en s'ajustant par la monnaie mais en terme réel sans forcément en même temps avoir la politique d'investissement qui seul aurait pu aider à une relance et donc oui nos économies se sont écarté notre capacité à croître c'est réduite et si nous n'offrons pas d'autres perspectives à la jeunesse européenne alors nous récolteront la colère imaginez depuis presque 10 ans les jeunes de notre continent ne connaissent que la crise économique nous avons plongé nombre de pays dans une situation où la jeunesse connaît un taux de chômage d'environ 50 %. et il ne voit en effet que sommet après sommet des dirigeants qui leur promettent une crise qui s'achève c'est là que nous sommes en train de nourrir les drames européens pas ce forcément d'aujourd'hui ou de demain mais ce d'aprèsdemain à coup sûr c'est là que nous nourrissons le scepticisme européen et le défi économique et politique qui est le nôtre ne doit pas être oublié dans les temps que nous traversons parce que sinon nous générerons nous nouriront la colère la frustration qui demain viendra encore davantage des agréger notre projet et puis la liberté de circuler enfin qui est chaque jour remise en cause pour des raisons de sécurité parce que de plus en plus de dirigeants même certains qu'on aurait pu croire responsable font croire à leurs opinions publiques que c'est en réduisant les libertés en Europe parfois dans leur pays qu'on pourra rassurer les gens et lutter contre les risques auxquels nous sommes aujourd'hui soumis et cette tentation du repli se rejet au fond de l'ouverture c'est cela qui vient également menacer cette promesse et vous le voyez l'Europe est aujourd'hui en risque extrême un risque de désagrégation un risque au fond d'effacement par notre faute collectivement et elle ne retrouvera pas spontanément au fond le cours de son histoire nous devons aujourd'hui prendre des risques prendre nos responsabilités en Europe c'est cela la tâche des réformistes parce que cette Europe est en train de trahir ces trois promesses du fait des circonstances du fait de mauvaises décisions ou du fait de non décision parfois et le brexit en est une parfaite illustration ça n'est pas un acte égoïste le brexit j'entends parfois des voix qui voudrai comme disait Bertold pr qu'on décide de dissoudre le peuple je ne recommande pas ces pratiques elles peuvent paraître commodes ell se retour tourne toujours contre nous mais le brexit il dit quoi il dit un besoin de protection il dit une indignation face à une Europe qui avait perdu son propre cheminement il traduit l'échec d'une société qui a négligé les inégalités il traduit c'est un peu d'ailleurs l'ironie de l'histoire une forme d'échec européen qu'en grande partie la Grande-Bretagne et quelques autres États-membres avaient beaucoup encouragé celle d'une Europe où au fond le marché aurait tout réglé nous n'avions plus besoin de norm commune de sécurité pour les individus elle a traduit de la défiance non pas de la défiance à l'égard d'un étranger lointain mais à l'égard des autres européens des Hongrois des Polonais elle a traduit une peur la peur des perdants la peur de celles et ceux qui ne réussissent pas dans cette mondialisation et qui ne réussissent pas dans cette Europe et oui si nous ne savons pas reconstruire la Renaissance européenne en considérant en écoutant non pas pour être d'accord avec leur colère mais pour la considérer et proposer des solutions si nous n'écoutons pas les perdants si nous ne leur proposons pas quelque chose l'Europe au fond se repliera et se dissoudra et donc ce risque qui nous guettete que nous connaissons chaque jour c'est celui de la crise européenne l'épuisement des idées des méthodes et sans doute aussi permettez-moi cette expression de certaines générations je ne l'emploie pas ici sur le simple sens démographique mais en référence à cette belle formule de Shimon Perez qui dit l'année dernière on est jeune aussi longtemps que la somme des rêves dépasse la somme des réalisations et quand j'entends beaucoup de dirigeants européens dire tout ce qu'ils ont fait durant les sommets précédents mais s' peut dire tout ce dont il rêve pour notre Europe je me dis qu'ils sont vieux et c'est bien le problème de cette Europe aujourd'hui c'est un système qui rend l'â et qui tourne à vide cela a été dit c'est celui des sommets où les uns après les autres comme à Bratislava la semaine dernière on s'enferme à H clos on répète des grands principes et au fond malheureusement et c'est notre responsabilité commune on ne parle plus on ne propose plus de rêves ou de projets on discute les mots du communisme les mots du communiqué pour ensuite aller expliquer à chacune et chacun que ça n'était pas tout à fait cela que nos interprétations sont finalement divergentes que c'est notre interprétation qui a gagné pas la leure et que au fond tout va bien mais partout malgré tout où je me déplace dans le Cantal la semaine dernière en Bretagne un peu plus tôt auprès de celles et ceux qui ont beaucoup perdu ces derniers mois qui parfois doutent j'entends pas un discours de haine de l'Europe ils savent les uns et les autres ce qu'ils doivent à cette Europe j'entends des interrogations j'entends parfois des indignations parce qu'on a au fond voulu se débarrasser d'une Europe qui protégeit qui régulait j'entends de l'inquiétude parfois de l'indignation contre une Europe trop tatillonne ou trop bureaucratique parce qu'on l'a laissé faire et s'occuper de choses qui n'étaiit pas non plus totalement sa fonction première mais partout la lucidité que face à nos défis nous avons besoin de cette Europe qu'elle fait partie de la réponse alors comment au fond recréer ce désir d'Europe parce que c'est bien de cela dont il s'agit c'est bien de cela en effet dont nous avons besoin notre réponse à nous réformiste parce qu'elle l' mis le disait tout à l'heure ça n'est pas d'aller expliquer aux gens qui n'ont pas bien compris ce serait trop facile et ça ne marche plus c'est de savoir comment nous recréons cette Europe chaude ce désir cette volonté d'aller de l'avant et ma conviction c'est en reprenant le pouvoir sur des mots des concepts fondamentaux que nous avons laissé aux extrémistes que nous avons laissé aux anti-européens et c'est là où en effet Rico le disait tout à l'heure nous devons au fond quitter les voies parfois trop confortable des réformistes ou des gens raisonnables et aller dans la bataille sur le terrain ça passera par la souveraineté et l'efficacité qui l'accompagne ça passera par la revendication de notre identité européenne et par une vitalité démocratique retrouvé c'est cela que finalement nous devons porter pour combattre le discours de fermeture pour combattre ces idées trop faciles imposées par certains la souveraineté d'abord parce que c'est à cette condition que nous construirons notre rapport au monde que nous retrouverons le CEL de l'aventure européenne nous avons besoin pour être un espace ouvert au monde d'avoir des protections nous avons confondu des notions pourtant radicalement différentes nous avons brouillé au fond les messages et se faisant les actions nous avons confondu la protection et le protectionnisme l'Europe est aujourd'hui un continent ouvert dans le commerce international ouvert au monde vivant du monde construisant sa prospérité par cette ouverture et la France au premier chef nous en avons besoin mais par contre nous n'avons pas pour autant à être un continent ouvert à tous les vents sans aucune protection et là-dessus nous avons parfois accepté au fond des facilités je l'ai vécu en tant que ministre dans le cœur de la crise sur l'acier attaqué depuis 18 mois par les Chinois les Indiens les Russes faisait un véritable et qui continue à faire un véritable dumping sur l'acier nous sommesnous parfaitement défendus je ne le crois pasavons poussé la solution est européenne et donc il s'agit pas de dire c'est l'Europe notre problème l'Europe ce sont celles et ceux qui nous attaquent indumement mais l'Europe ne réagit pas assez vite elle prend deux à trois fois plus de temps que les Américains à imposer les tarifs et elle impose des tarifs 5 à 10 fois supérieur aux Américains nous viendrait-il à l'esprit de dire que les États-Unis sont un continent proteniste non simplement si nous ne sommes pas en capacité d'expliquer à nos travailleurs et la Grande-Bretagne a eu à vivre ça à portealbot il y a quelques mois en plein brexit alors expliquez qu'au fond nous avons eu des surcapacité en Europe nous les avons réglé à travers des plans successifs douloureux pour certaines régions nous avons eu des défis de compétitivité nous les avons réglé en innovant en investissant en demandant des efforts à nos travailleurs mais qu'en même temps lorsque nous sommes attaquer indument nous savons nous défendre pour protéger nos industries et nos travailleurs parce que la liberté à des règles et parce que ces règles doivent être respectées et parce que le bon espace pour les faire respecter c'est l'Europe c'est cela la souveraineté de la même façon nous sommes en train de vivre aujourd'hui un défi migratoire et nous sommes en train de confondre là aussi souverainisme et nationalisme et c'est cette deuxième confusion qui est en train de nous faire perdre la bataille ces deux notions n'ont rien à voir où sont les vrais souverainistes aujourd'hui où sont celles et ceux qui veulent construire la protection des individus légitimes la cohérence d'un espace politique commun face à des risques des défis nouveaux le défi migratoire en particulier ils sont européens les souverainistes parce que la bonne capacité à répondre à ces défis elle est européenne notre réponse est européenne en protégeant justement en construisant une vraie politique de développement de traitement humain des réfugiés sur les e d'origine ou dans des pays tiers ce que nous n'avons pas souffert collectivement au Liban en Turquie en Jordanie en ayant une vraie politique de souveraineté commune lorsqu'il s'agit de protéger nos espaces et en particulier avoir une vraie politique de garde-côte et de garde frontièr qui permettent justement de protéger nos accès communs et pas simplement par subsidiarité de certains États-membres pas simplement de manière au fond trop pusileanime avoir une vraie politique de coopération en matière de gestion des identités et de renseignement la réponse est là elle n'est pas dans le rétrécissement sur les frontières nationales qui en aucun cas ne permettent de régler les défis migratoires qui sont aujourd'hui les nôtres nous pouvons être aujourd'hui souverain et humain dans cette Europe parce qu'en même temps que l'Europe est le seul espace qui protège chaque État membre a apprendre dans ce défi sa part de responsabilité et la France aussi nous ne parlons pas là de migrants économiques nous parlons là de réfugiés de femmes et d'hommes qui ont pris leur risque ça n'a rien à voir qui sont arrivver chez nous et j'entends certains pas très loin d'ici qui ose dire qu'on protège notre pays en trahissant ses valeurs qui ose dire qu'on va protéger la France en fermant les frontières nationales et en en ne remplissant pas au fond ce qui est le cœur de notre devoir moral c'est cela le visage qu'on veut donner à la France c'est cela la réponse objective efficace qu'on veut donner à ces défis c'est non seulement irresponsable mais c'est une trahison profonde la être souverain c'est agir efficacement dans cet espace commun c'est-à-dire ensemble construire les réponses à ces défis qui en effet se jouent à l'échelle européenne comment relever le de la transition énergétique si ce n'est en ayant un vrai marché du CO2 européen comment répondre au défi du numérique c'était évoqué tout à l'heure si ce n'est en ayant une vraie régulation européenne qui seu est crédible face aux acteurs américains ou chinois et donc oui la souveraineté est européenne si on veut s'en donner les moyens responsable si on veut avoir une véritable politique et une véritable ambition parce qu'elle est la clé d'une véritable puissance européenne et en même temps d'une cap à protéger les citoyens européens l'Europe est le niveau pertinent sur ces grands défis la souveraineté c'est aussi la monnaie et cela a été évoqué pour tout à l'heure pour le brexit c'est la raison pour laquelle la zone euro doit être sans faiblesse et sans naïveté dans la négociation du brexit les chambres de compensation ne pourront pas continuer à agir comme avant depuis Londres le passeport financier n'est envisageable que si l'ensemble des règles du marché unique dont libre circulation sont scrupuleusement respectés parce que l'euro c'est un projet plus vaste un projet au fond aussi politique il est de bon ton de dire que l'euro au fond aurait été une erreur non son inachèvement est une faute et c'est pourquoi si nous voulons tenir cette promesse en effet la décision est maintenant politique l'achèvement de cette zone est une initiative politique celle qu'il y a quelques mois nous avions proposé abri cette volonté d'avoir un budget commun à la zone euro pour favoriser la croissance permettre la convergenence économique et sociale entre les États-membres faire face au crises qui frappe la zone entière certaines de ces économies une monnaie sans budget est voué à l'échec et là aussi je regrette que ce sujet soit totalement oublié aujourd'hui dans les réunions et les sommets qui ont suivi le brexit parce que la zone euro doit être relancé par plus de solidarité et plus d'investissement les étatsmembres ont une responsabilité la France au premier chef continuer et intensifier les réformes c'est à ce titre que nous construirons notre propre crédibilité et notre capacité au fond à redynamiser le couple franco-allemand mais dans le même temps l'Europe et la zone euro ont une responsabilité en terme de solidarité et d'investissement sans cela nous laisserons périr dans chaque pays les réformateurs qui prendront leur risque parce qu'ils prendront des décisions difficiles aujourd'hui dont les effets ne sont perceptibles que demain ils empéront les conséquences politique immédiate si nous ne savons pas les accompagner et cela c'est aussi notre défi le deuxième mot que nous avons à reconquérir c'est celui d'identité parce que oui et cela a été très bien dit par Pascal lamis tout à l'heure sur beaucoup de sujets les Européens partagent l'essentiel et au fond c'est ça le socle même de notre souveraineté ce pourquoi nous avons fait cette Europe c'est que nous ne sommes pas semblables mais nous partageons tellement il n'y a pas un espace politique économique et culturel comme l'Europe dans le reste du monde il n'y a pas un espace qui combine la liberté individuelle la protection collective on ne le retrouve ni en Amérique ni en Afrique ni en Asie nous souhaitons des échanges commerciaux régulés la préservation de sécurité indiv iduelle et transparente il n'y a aucun espace qui porte cette culture commune celle qui a voyagé entre nos États-membres cette Europe des musées de la culture de la littérature de la myol Européa qui rayonne au fond sur toutes ces périphéries cette Europe des cafés dont parlait George Steiner qui fait que dans l'intimité même de nos vies de nos promenades de nos expérien quotidienne nous savons quand nous sommes en Europe et quand nous n'y sommes pas c'est bien parce qu'il y a tout ça en Europe parce qu'il y a cette identité qui n'est pas un rétrécissement qui est ce bouillonnement unique qui fait que nulle part ailleurs dans le monde il n'y a autant de culture de diversité dans un espace si réduit avec cette vocation à l'universel qui nous rassemble tous c'est ça l'Europe et c'est parce que nous avons cette identité commune que nous voulons et que nous pouvons être une puissance vis-à-vis du reste du monde être un espace avec ces valeurs qui nous rassemblent si l'Europe n'avait pas cette identité elle pourrait se permettre ce que nous sommes en train de faire mais c'est quand nous l'oublions quand au fond nous retombons dans le piège historique qui est le nôtre celui des petites différences entre nous que nous commettons les pires erreurs et oui les réformistes européens ont ce mot à reprendre à leur compte ils sont les porteur de l'identité européenne d'une ambition pour cette identité européenne c'est-à-dire d'être à la hauteur des des grands moments de notre histoire collective ces moments où à chaque fois nous avons réinventé ce qui nous tenait ensemble dans les moments les plus durs en ne cédant rien à la peur en ne cédant rien aux antagonismes parce que ce qui nous rassemble est beaucoup plus large que ce qui nous sépare enfin cette Europe elle ne pourra renaître pleinement partir que si nous prenons tous et tout ensemble pleinement le risque démocratique et je le dis parce que la tentation parfois des réformistes des progressistes européens ça a pu être de dire nous savons entre gens intelligent bien éduqué partageant les mêmes objectifs ce qui est bon pour l'Europe ne nous précipitons pas de demander au peuple ce qu'il en pense viendra le moment et il suivra c'est un peu notre l'Europe s'est faite comme ça par cette avant-garde éclairée ce serait une erreur de continuer avec cette méthode ce serait une erreur parce qu'on laisserait alors la vitalité démocratique aux extrêmes à ceux qui doutent et on l'entend déjà le concert de référendum qui est en train de naître partout en Europe Marine Le Pen ici qui propose grande démocrate un référendum sur l'Europe et beaucoup d'autres l' lu oî le pas donc nous ne devons pas avoir peur des peuples nous dev simplement construire cette nouvelle aventure européenne avec nos peuples ce qui est différent ce qui n'est pas la démagogie du référendum ce qui n'est pas la question posée à tout le monde demain êtvous content avec l'Europe la réponse on la connait je crois que nous sommes en train de la partager la question c'est quelle Europe voulons-nous ensemble reconstruire qu'est-ce qu'on va perdre avec l'Europe si on l'abandonne est-ce qu'on répondra mieux à la crise du lait sans Europe moi j'ai plutôt le sentiment que c'est un affaiblissement de certaines réponses européennes qui nous a conduit là et un défaut d'anticipation de notre part la clé aujourd'hui de notre réponse elle est au fond ni dans les conclaves diplomatiques qui se succèdent fatigué ni dans le référendum d'fouoir elle est dans une exigence démocratique apaisée éclairé c'est pourquoi ce que nous proposons à quoi je crois très profond c'est d'organiser un vaste débat dès l'an prochain à un moment politique clé celui des élections entre autres en France en Allemagne et aux Pays-Bas et de lancer dans toute l'Union européenne des conventions démocratiques pendant un an dans chaque État selon des modalités ouvertes laissant la place au choix des gouvernements et des collectivités d'organiser un débat européen sur le contenu de l'action de l'Union sur les politiques qu'elle mène sur les priorités qu'elle doit avoir en coordonnant ce débat parce qu'il ne s'agit pas d'avoir 27 projets demain mais bien de sortir de cette discussion avec un projet unique de s'élever au-delà des clivages partisans au-delà des clivages nationaux pour précisément entre nos pays construire une réponse commune il ne s'agit pas ici de croire à une démocratie participative miraculeuse je vous rassure je n'ai pas cette naïveté en considérant que au fond elle livrerait toutes les solutions que les responsables politiques n'ont plus le courage ou la lucidité de proposer mais soumettre à la discussion collective demander à chacun de réfléchir de proposer avec ces débats dans les régions dans les assemblées parlementaires au Parlement européens par des consultations en ligne peut redonner confiance et créer un formidable élan je le crois très profondément c'est cela l'Europe chaude dont dont nous parlions tout à l'heure et nous en avons besoin parce que ces débats partout en Europe donneront une vitalité une réalité à un démos européen qui aujourd'hui n'existe pas parce que N nous avons construit au fond les règles collective pour le fracturer jusqu'ici en 28 débats se nourrissant de ces débats les gouvernements européens élaborer une feuille de route un projet pour l'Europe traçant les priorités d'action de l'Union et leur calendrier de mise en œuvre pour les 5 à 10 ans à venir parce qu'à chaque fois que l'Europe a avancé elle a avancé grâce à une feuille de route de 10 ou 15 ans par des projets refondateurs en prenant des risques il ne s'agit pas là de construire un document de 200 pages qui ne sera lu par personne qui donnera lieu à des débats abscons à des déformations et donc au résultat que nous connaissons parfaitement en France mais une feuille de route brève avec quelques défis communs des actions précises la consolidation de la zone euro avec la création d'un budget commun le renforcement de notre politique commerciale avec une puissante politique antidumping la création d'un fond européen de défense pour développer des capacités communes et cetera et cetera et ce projet pour l'Europe ce projet clair c'est ensuite lui que nous pourrons soumettre à référendum mais avec un principe identifié déjà rappelé par plusieurs que chacune et chacun qui suivra ce projet puisse avancer à son rythme que cette Europe ne soit plus non plus une Europe de l'obstruction ou parce que l'un ou l'autre doute celles et ceux qui veulent avancer ne peuvent plus progresser nous avons besoin pour recréer cette Europe du désir d'avoir une Europe des projets l'Europe a avancé quand quelques-uns ont pris des risques parfois des risques fous et que les autres à ce moment-là se sont mis à les regarder en se disant c'est formidable ce qu'ils sont en train d'entreprendre j'ai envie d'en être l'Europe recule depuis qu'elle s'enlis dans des règles au fond où un seul peut tout bloquer et où le doute de l'un peut contaminer tous les autres et donc cette vitalité démocratique elle impose aussi une exigence et oui elle donnera lieu à coup sûr à une Europe à plusieurs vitesses elle est déjà là mais à une Europe plus vivace à une Europe qui aura été discutée avec nos peuples voulus et à une Europe qui avance sur deux nouveaux projets avec une nouvelle volonté commune l'Europe serait ainsi relégitimée le débat démocratique serait ravivé les peuples ne seraient pas tenus à l'écart affirmer notre engagement pour une Europe souveraine protectrice efficace promouvoir notre identité dans le monde prendre le temps du débat ouvert pour restaurer la confiance voter pour l'Europe qu'on souhaite et non contre l'Europe qu'on rejette assume mais le choix du peuple sans le craindre voilà les principes à mes yeux qui peuvent précisément recréer ici et je l'espère partout en Europe du désir d'Europe parce que c'est cela dont nous avons besoin alors je ne sais pas s'il faut être comme le disait tout à l'heure Enrico des optimistes de long terme pardon comme le disait Lionel je veux que nous soyons en tout cas des déterminés de court terme parce que la bataille se mène maintenant parce que si nous ne la menons pas avec nos idées mais sur le champ de bataille en prenant tous les risques collectivement nous aurons tous et toutes pris une responsabilité historique celle de ne pas risquer celle de ne pas choisir celle de laisser une Europe dont nous avons tout compris mais qui est en train de se désagréger sous nos yeux qui est en train de douter d'elle-même où on laisse la voix à celles et ceux qui l'insultent donc optimiste de long terme oui parce que déterminer dès à présent à nous battre sur chacun de ces domaines parce que la bataille européenne est vitale parce que cette bataille européenne c'est aussi une bataille française merci pour votre attention
Emmanuel Macron