Agnès Pannier-Runacher : "Le prix de l'électricité n'augmentera pas le 1er août"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'invité politique Jean-Jacques Bourdin. Il est 8h35. Agnè Panier Runaché est avec nous.
Je l'en remercie. Ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche. Bonjour.
Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Merci d'être avec nous ce matin. Merci de de venir parler notamment du sujet majeur qui préoccupe les Français, la canicule.
Alors euh canicules, on a connu dans le passé, mais maintenant les canicules sont à répétition. Hier soir, cellule l'interministérial de interministériel de crise au ministère de euh l'intérieur. Vous avez dit c'est du jamais vu.
C'est du jamais vu. 84 départements qui sont en vigilance orange. Alors quelles ont été les grandes décisions prises hier soir ?
Alors, c'est pas des décisions parce que ça fait 12 jours que nous sommes dans cette vague de chaleur et ça fait 12 jours que nous agissons parce que nous avons des plans qui sont prêts. Vous savez que j'ai présenté euh en mars le plan national d'adaptation au changement climatique et dans ce plan, il y a un certain nombre de mesures pour préparer justement ces types d'épisodes. Certes qui sont inédits aujourd'hui et qui vont se répéter dans les années qui viennent.
C'est-à-dire, on pourra pas dire qu'on ne savait pas et c'est pour ça que nous nous préparons. Très concrètement, c'est un décret qui est sorti le 17 mai dernier et qui organise la manière dont les travailleurs et les employeurs doivent prendre des mesures dans les périodes de canicule. C'està-dire qu'on ajoute encore des réglementations réglementation.
C'est pas des réglementations. Vous savez l'écologie c'est avant tout protéger les gens. C'est protéger les françaises et les français. c'est protéger les gens contre les conséquences sanitaires, par exemple d'une vague de chaleur.
C'est plusieurs milliers de morts hein, chaque vague de chaleur. Donc par rapport à des oppositions qui nient le climat, le dérèglement climatique et qui surtout nous disent "Mettez le pied sur le frein de l'écologie", nous agissons parce que moi je veux pas qu'on prenne le mur climatique et c'est ce qu'on ferait si on agissait pas. Donc organiser le travail, faire en sorte que les personnes fragiles par rapport à la chaleur soient tout de suite repéré. faire en sorte que les horaires de travail soient déplacés de manière à pouvoir faire euh la partie des travaux les plus importantes autant que possible au moment où il fait le plus frais.
Ce genre de mesure, vous allez me dire c'est du bon sens mais parfois le bon sens il faut le redire aux employeurs pour pas qu'ils mettent en danger euh leurs travailleurs et c'est ce que nous avons fait. C'est aussi le la nation que j'ai annoncé le 5 juin dernier avec mon collègue Bruno Retaillot, ministre de l'intérieur. C'est aussi tout le travail que nous menons sur les îs de chaleur.
Aujourd'hui euh 44 millions de Français sont des dans des communes dont on est capable de dire où sont les endroits où il y a des îot de chaleur. Alors c'est quoi un îla de chaleur ? Et ben c'est un endroit où il fait 4°G 5°gr de plus que la température mesurée.
C'est-à-dire que la température mesurée va être à 38° à l'extérieur dans les jours qui viennent et chez vous il fait 42°gr. C'est insupportable. Et là aussi, c'est un outil pour que les collectivités locales, les maires très concrètement agissent, mettent à l'abri les personnes, mettent les personnes âgées euh euh par exemple dans dans des zones où qui sont rafraîchies, qui sont climatisés parce que encore une fois ce qui est au cœur du sujet, c'est un sujet de santé publique.
Bien euh avec des écoles qui vont fermer 200 hein, mais 200 sur plusieurs écoles, c'est vraiment rien du tout. Oui, oui, 200 écoles, il y aura des mesures, vous l'avez dit, prises par la géothermie. Tiens, ça pourrait être ça rafraîchit le les logements.
La géothermie, la géothermie, c'est une très bonne solution. C'est une solution d'énergie renouvelable, pilotable, qui nécessite des investissements élevés au déparrage, mais qui est très compétitive en prix et surtout qui chauffe et qui rafraîchissent. C'est exactement ce dont on a besoin dans les années qui viennent.
Et c'est pour ça que j'ai lancé moi il y a 2 ans un plan français sur la géothermie pour accélérer le déploiement de la géothermie en France. Bien. Euh le surtourisme le surtourisme pas très bon pour euh hein bah le surtourisme pour l'environnement surtout quand il fait très chaud.
Le surtourisme ça fait je vous dis je vous parle du surtourisme parce que partout en Europe maintenant on prend des mesures contre le surtourisme. En France pour l'instant ça ne bouge pas beaucoup. C'est pas tout à fait juste Jean-Jacques Bourdin puisque vous avez un certain vous avez une charte qui a été signée par un certain nombre d'élus euh ductoral de station Balné justement pour prendre des mesures pour des qui se plaignaient hein.
Mire de la bolle, maire de Biaritz. Oui. Et c'est eux qui prennent les mesures et c'est très bien comme ça.
Pourquoi c'est important ? Parce que pour les touristes comme pour les habitants, avoir une régulation du tourisme, c'est-à-dire avoir un nombre de touristes qui soit suffisamment nombreux pour faire vivre l'économie mais suffisamment faible pour éviter toutes les dérives du surtourisme. effectivement l'impression d'être débordé par la fréquentation, les mauvaises conditions de de visite, c'est important et nous allons avoir des saisons qui vont être plus longues hein dans les dans les années qui viennent.
Ça c'est aussi un élément du dérèglement climatique. Faire en sorte d'avoir une plus grande régularité de visite avec moins de touristes au même moment, c'est évidemment une bonne mesure. Alors évidemment qui dit chaleur dit sécheresse.
Ça aussi c'est une forte inquiétude. Forte inquiétude pour tout le monde hein et notamment pour les agriculteurs. Sécheresse.
Ce matin, j'avais un producteur de vin qui me disait "Mais je ne comprends pas, il y a des milliards de mètres cubes d'eau qui se déversent du rône dans la mer. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas utiliser cette eau pour irriguer. Non seulement ça existe sur les bords duur Rône, mais ça pourrait exister dans ça pourrait exister en tout le sud de la France.
Il y a peut-être des grands travaux à à engager. D'abord là encore, on n' pas attendu pour engager un certain nombre de d'infrastructures qui permettent de mieux réguler l'eau. Mais attention à ce qu'on raconte, prélever comme ça de l'eau dans un fleuve en pensant que ça va permettre d'irriguer partout, ça ne marche pas.
Ça ne marche pas à tous les coups parce que ça dérègle le système. Jouer euh au petit chimiste en disant avec des ouvrages d'art, je vais récupérer l'eau et je vais bloquer l'aval. Le risque qu'on a, c'est de rendre la situation pire, c'est-à-dire d'assécher encore plus la situation.
C'est pour ça que ce que nous nous faisons, c'est des ouvrages dont on est certain qui permettent de prélever le trop plein d'eau que nous allons avoir l'hiver. Parce qu'un des un des effets du dérèglement climatique pour le faire caricaturellement, c'est trop d'eau l'hiver, des inondations, des précipitation la sécheresse l'été et la sécheresse l'été. Donc prélever ce trop d'eau l'hiver et le restituer l'été, stocker l'eau.
Stocker l'eau mais aussi mais aussi stocker l'eau de manière naturelle. les zones humides. Les zones humides, contrairement à ce qu'on raconte, contrairement à ce que le Rassemblement national raconte, contrairement d'ailleurs à ce que une certaine droite raconte, c'est la meilleure euh la meilleure protection pour les agriculteurs et pour les Françaises et les Français pour stocker l'eau parce que les zones humides naturellement stockent l'eau, l'hiver et la restitue l'été.
Et ça c'est essentiel si on veut lutter contre le dérèglement climatique. Donc il faut être sérieux en la matière. Il faut pas raconter n'importe quoi comme je l'entends beaucoup à droite et à l'extrême droite.
Bon, moi j'aime beaucoup qu'on parle de l'eau parce que l'eau c'est bon c'est essentiel, on le sait. La loi du plomb arrive en commission mixte paritaire aujourd'hui. Cette loi et du nom d'un sénateur qui s'appelle Duplomb que dit-elle ?
Elle veut réintroduire un un néonicotinoïde, je vais y revenir, mais elle veut aussi faciliter le stockage de l'eau. Alors, comment d'abord est-ce que vous êtes favorable à à à la facilitation du stockage de l'eau ? Alors, je vais être très clair.
J'ai contribué à réécrire cette loi pour que la mesure qui est prévue dans cette proposition de loi soit euh je dirais favorable à ce qu'on cherche à faire, c'est-à-dire pas d'accaparation euh d'accaparement de l'eau parce que c'était un des risques de la mesure initiale. Là, quand on fait des mesures de stockage, un, elles sont elles ne dérèglent pas le cycle de l'eau, donc elle crée pas de nouvelles sécheresse. Et de c'est de l'eau qu'on partage.
C'est pas de l'eau qui est réservé à tel ou tel propriétaire privé. C'estd expliquez-nous comment d'abord stocker avec des mégabassines avec comment stocker de l'eau ? Comment mieux stocker l'eau en France ?
Vous avez plusieurs façons de de le faire. Je l'ai dit hein, il y a les solutions dites fondées sur la nature, c'est-à-dire recréer une zone humide, c'est une façon de stocker de l'eau. Ça c'est important.
Deuxième chose, vous pouvez effectivement créer euh des récupérer l'eau de pluie et en particulier l'eau de pluie l'hiver et réellement la récupérer et pas la laisser dévaler, ravager les chambres pour aller jusqu'à la mer parce que ça c'est vraiment perdant perdant. La troisième chose, c'est effectivement créer des réserves, des stockages, mais qui ne vont pas nécessairement prélever dans les nappes fréatique ou dans les nappes profondes parce que le risque c'est de dérégler le système et de créer de nouvelles séch. Vous êtes favorable au stockage de l'eau.
Donc moi, je suis favorable à la manière dont c'est écrit aujourd'hui dans le texte qui a été présenté, voté au Sénat. Dans ce texte, il y a l'agrandissement des élevages intensifs. Alors, c'est pas tout à fait exact.
Il y a en fait non parce que là aussi on raconte beaucoup de choses. C'est une façon c'est un allègement des procédures entre autorisation, enregistrement et déclaration des élevages. Mais je veux être très clair pour ceux qui nous écoutent, ce n'est pas la porte ouverte à la ferme des 1000 vaches.
Simplement il y a des situations plutôt que d'être enregistrement en déclaration, on est en enregistrement. Voyez cette technique et c'est en fait éviter de confondre écologie avec bureaucratie et ça je l'assume totalement comme ministre de l'écologie et la réintroduction d'un néonicotinoïde qui s'appelle la cétamide euh qui bah oui qui est utile pour les producteurs de betterave et de noisette en France et qui est utilisé partout ailleurs en Europe. Vous êtes pour ou contre ?
Non, moi je suis contre. Je l'ai dit à plusieurs toujours. Je m'y oppose pour des raisons qui sont fondées, c'est-à-dire euh vous le savez, la France avait interdit dans un texte qui a été voté en 2016 le recours à cinq molécules qui sont des néonicotinoïdes ou assimilé.
La Commission européenne en a déjà interdit trois. Elle a mis la 4e en restriction forte d'usage. La seule qui reste aujourd'hui, c'est l'acétamide.
Et nous avons des études qui montrent que cette molécule n'est pas zodine. Ça fait plusieurs années que nous avons commencé à développer et à investir dans des alternatives. Je trouve contre-productif alors qu'on voit à peu près dans quelle direction va aller la Commission européenne dans les années à venir d'interdire de réautoriser cette molécule comme si elle n'était comme si elle était anodine, ce qui n'est pas le cas, pour ralentir tout le travail qu'on a fait pour déployer de nouvelles alternatives à cette à cette molécule.
Donc pour moi, ce n'est pas une bonne décision. Maintenant euh le Parlement est souverain et la le texte tel qu'il est présenté a mis des verrous à cette réintroduction. C'est pas une réintroduction, on en mettrait partout.
C'est dans des conditions très encadrées. Et donc euh je pense que très encadré Non mais moi encore une fois, je pense qu'il faut pas le faire mais je note que le Parlement a quand même pris en compte les éléments que j'ai pu apporter sur les risques de cette réintroduction en encardrant fortement cette réintroduction. Alors, on attend d'ici 15 jours les mesures François Baou sur les économies à faire, 40 milliards d'euros, les fameux euh 40 milliards d'euros.
D'abord, est-ce que votre budget sera touché ? Est-ce qu'il y aura des réductions euh dans le domaine de l'environnement ? Non, mais Jean-Jacques Bourdin, tous les deux tous les budgets, tous les ministères sont mises à contribution.
On n'est pas dans le monde des bisous nours. C'est normal. Bon, moi ce que je souhaite et ce que je dis c'est que la dette financière n'échappe pas n'efface pas la dette écologique.
Aujourd'hui, on le voit, nous sommes face à une vague de canicule. Tout le monde me dit mais il faut absolument rénover thermiquement les écoles, les bâtiments publics, les iPads bien sûr, mais du coup il faut investir et donc il faut mettre les économies là où on en a vraiment besoin et il faut maintenir les budgets là où on en a vraiment besoin. lorsqu'on fait ces ces rénovations ter et votre budget sera maintenu et moi je souhaite que mon budget soit maintenu en particulier sur les politiques les plus importantes, celle d'adaptation au changement climatique en particulier, celle aussi qui nous permet de lutter contre le dérèglement climatique, c'est-à-dire en faveur de la baisse des émissions de gaz et effets de serre.
Quand on parle du bonus pour les voitures, c'est une mesure concrète pour les Françaises et les Français et pour baisser les émissions de gaz à effet. Je vous dis ça parce que les responsables politiques s'intéressent semble-t-il un peu moins à la protection de l'environnement. Vous l'avez remarqué, il y a pas que les responsables politiques et je le dép sont les mêmes qui aujourd'hui se plaignent de la situation face à la canicule qui il y a 3 semaines votait des choses absurdes à l'Assemblée nationale et nous disait "Mettez le pied sur le frein de l'écologie".
Mais l'écologie, je le redis, c'est la protection des Françaises et des Français. La protection contre les catastrophes climatiques, c'est le fait de leur permettre de se chauffer à bon compte, de se refroidir à bon compte sans être dépendant des énergies fossiles qui sont à l'autre bout du monde. Refroidir à Bon, ça coûte cher toujours.
On va en parler Agnèch. Est-ce que vous pensez sincèrement que lorsqu'on se chauffe au pétrole ou gaz et qu'il y a une guerre au Moyen-Orient, on se chauffe ou on se refroidit à bon compte ? Non.
Et donc quand on a la chance d'être la France, de produire du nucléaire, de produire du renouvelable, de le faire à un coût raisonnablement compétitif, est-ce qu'on ne doit pas continuer ? Moi, je pense que oui et je pense que c'est absurde de s'empêcher de développer du nucléaire et de développer du nucléaire je vais revenir sur le coût de l'électricité, le coût du gaz, je vais y revenir panière une haché mais j'ai il y a des économies à trouver. Vous êtes d'accord avec moi ?
J'ai j'ai deux trois questions quand même sur la simplification parce qu'on nous parle beaucoup de simplification mais pour l'instant je ne vois pas grand-chose venir. Je voulais simplement vous demander à quoi sert le secrétariat la planification écologique du gouvernement. À quoi ça sert le secrétariat général à la planification écologique ?
Son travail c'est de piloter la mise en œuvre de toutes nos politiques écologiques de manière interministérielle. Je m'explique, il y a pas que le ministère de la transition écologique qui fait des politiques écologiques. Dans les transports, vous avez besoin de décarboner le transport.
C'est le transport maritime, c'est le transport aérien, c'est le transport euh routier. Euh c'est des mesures que vous devez piloter en interministériel. Euh lorsque vous êtes à Ber, il faut que la fiscalité, elle soit adaptée à la transition écologique.
Je donne un exemple. Il est absurde de taxer plus les énergies décarbonées, l'électricité que les énergies carbonées, le gaz. Or aujourd'hui en France, un français paye deux fois plus de taxes sur l'électricité que sur le gaz.
L'électricité, c'est fait en France avec des entreprises françaises et des employés français. Le gaz s'est importé depuis les États-Unis, le Moyen-Orient, l'Algérie ou la Russie. Et ce n'est donc pas fait avec ou avec assez peu d'employés français.
Vous le voyez des mesures écologiques, il y en a dans tous les portefeuilles et avoir une vigie qui s'occupe de cette mise en œuvre et qui s'occupe aussi de la territorialisation avec les maires c'est important. Oui. Agnècher, je vais revenir sur les taxes parce que de plus en plus de taxes vous disiez mais oui, les Français vont payer de plus en plus de taxes et notamment sur l'électricité.
Je vais y revenir. Alors alors ça c'est une rumeur urbaine. C'est absolument faux.
Mais bien sûr que c'est la TVA va passer de 55 à 20 ou pas ? Mais je attendez sur l'électricité mais le la TVA est à 20 % aujourd'hui donc 20 % donc elle va pas que les taxes électricité vont augmenter ou pas mais monsieur Bourdin non les taxes sur l'électricité elles ont vocation à baisser je viens de vous le dire typiquement parce qu'il baiss alors c'est une décision qui sera prise par le parlement mais moi je le redis moi je le redis moi je le redis il est absurde de taxer plus le gaz que l'électricité l'électricité Non [Musique] so concret le 1er août, est-ce que le prix d'électricité va augmenter ? Oui ou non ?
Non. Et ça ça avait été annoncé. Il va baisser de 3 %.
Le 1er août. Le prix de l'électricité ne bouge pas. Il ne bouge pas.
Il ne bouge pas. Il ne baisse pas. Il n'augmente pas.
Non, il ne bouge pas. Et ça avait été annoncé il y a 6 mois par rapport à tous ceux qui nous expliquent que le prix de l'électricité Attendez, je vais jusqu'au bout. Je vais jusqu'au bout.
Au 1er février, nous avons baissé le prix de l'électricité de 15 %. Oui. C'est le résultat d'une politique que j'ai mené quand j'étais ministre de la transition énergétique pour produire plus d'électricité en France et faire baisser les prix.
C'est le résultat des actions du gouvernement parce que certains au Rassemblement national s'en prévalent. Non non, c'est pas eux qui l'ont fait, c'est nous. Ce sont les mêmes qui nous ont expliqué l'année dernière que le prix allait augmenter.
Ils nous ont dit que le prix allait augmenter en août. C'est faux, il n'augmente pas. Et donc j'en ai assez d'entendre des euh prophètes de malheur expliquer que le prix de l'électricité va augmenter.
Donc il augmentera pas au mois d'août. Il n'augmentera pas au mois d'août. Est-ce que l'abonnement la TVA sur l'abonnement va augmenter ?
La TVA sur l'abonnement la décision a déjà été prise. Elle va augmenter mais la TVA sur l'abonnement elle est à 20%. Voilà donc elle est passée de 55 à 20.
On se demande pourquoi mais bah oui oui mais attendez elle elle est passée l'année dernière donc ne mélangeons pas tout Jean-Jacques Bourd vous annoncez une pseudo hausse alors que l'électricité je le redis pour ceux qui nous écoutent n'augmentera pas elle n'augmentera pas elle n'augmentera pas au premier et dans les mois qui suivent l'année prochaine et dans les mois qui suivent ça dépendra effectivement de nos capacités de de production mais vous savez comme moi mais nous produisons beaucoup et nous produisons beaucoup mais non mais ça fait baisser les prix Jean-Jacques Bourdin arrêtons de dire que nous produisons puisque vous parlez des prix c'est une richesse comment expliquer oui c'est une richesse pour la France on est d'accord mais alors comment expliquer que nous ayons un prix d'électricité moyen en Europe quand je compare avec les autres pays d'Europe on est moyens et ben parce qu'on taxe plus c'est assez simple parce qu'on taxe trop parce qu'on taxe plus non mais je vous pose la question est-ce qu'on on taxe trop Jean-Jacques Bourdin je le redis très simplement lorsqu'on taxe l'électricité 36 € du MW Water, c'est le niveau de l'assise électricité auquel on applique en plus une TVA à 20 %. Et lorsqu'on taxe le gaz à 18 € du MWh sur lequel on applique une taxe de 20 %, il y a un problème. Comment se fait-il qu'on taxe une importation de quel d'un produit qui est mauvais pour le climat et qui coûte cher moins qu'un produit que nous produisons en France et qui est bon pour le climat ?
Expliquez-moi. Et c'est et le Sénat d'ailleurs l'avait constaté et avait proposé déjà l'année dernière de baisser la taxation sur l'électricité. Bon donc pour les mois qui viennent l'année prochaine vous ne savez pas trop quel sera mais vous savez que le budget n'est pas encore arrêté.
On est au mois de juin et et nous allons avoir un projet de moctobre et on attend la PPE hein. La PPE le décret quand ? Alors, le décret euh Marc Feratciègue de l'énergie et moi-même, nous souhaitons qu'il soit pris avant la fin de l'été.
Pourquoi ? Parce que si ce euh décret sur la programmation plurée annuelle de l'énergie n'est pas pris, nous ne pouvons ni faire le nouveau programme de nucléaire, ni faire les programmes en matière de renouvelable. Et je rappelle ici que pas de nucléaire, pas de pas de renouvelable, ça fera augmenter la facture de l'électricité.
Donc c'est irresponsable de la part des partis politiques qui aujourd'hui ne sont pas sérieux et au Parlement ont bloqué ce texte et pris et voté contre l'intérêt des Françaises et des Français. Nous avons besoin nous avons besoin pas de statut COD nous avons besoin d'un programme sur le nouveau nucléaire. Nous avons besoin de continuer à développer des énergies renouvelables dont je dis ici qu'une grande partie d'entre elles sont très compétitifes parce que là aussi on raconte tout et n'importe quoi.
Les éoliennes marines ça produit de l'électricité moins cher que le nucléaire le nucléaire historique et donc ça fait baisser la facture. Ce n'est pas le cas de toutes les énergies renouvelables, mais il y a des énergies renouvelables qui font baisser la facture des Françaises et des Français et nous voulons les développer. Et vous souhaitez freiner le développement des éoliennes sur terre ?
Alors sur les sur les éoliennes terrestres, première question, la question du prix. Le prix des éoliennes terrestres, le coût des éoliennes terrestres aujourd'hui est plutôt plus compétitif que ce qui est le coût du futur nucléaire. Ça, il faut l'avoir en tête.
Ensuite, ça dépend des régions. Moi, je suis élu du pas de calé. J'habite dans le pas de calé.
Oui, dans les Ha de France on a fait deux fois deux fois ce qui était notre objectif pour 2030. On peut maintenant temporiser. On n pas besoin de mettre des éoliennes en plus dans d'autres territoires.
Ce n'est pas le cas. Est-ce que vous demandez un moratoire sur l'installation d'éolienne terrestre dans certaines régions ? Je ne demande pas un moratoire.
Je pense qu'il appartient au président de région et c'est d'ailleurs leur mission de faire leur propre programmation et pluréannuelle de l'énergie. Elles y ont d'ailleurs elles l'ont démarré et de produire les énergies renouvelables dans les quantités dont elles ont besoin. Et donc dans certains territoires, on peut mettre effectivement le pied sur le frein des éoliennes parce qu'on en a bout.
C'est le cas des Haut de France dans d'autres territoires et vous avez beaucoup d'élus qui souhaitent faire des éoliennes. Je le redis ici, moi quand j'étais ministre de l'énergie, je recevais plus de courriers de la part d'élu qui me disaient pourquoi mon projet est bloqué que de courriers d'élus qui me demandaient de bloquer des projets d'éoliennes terrestres. Donc dans d'autres territoires, il faut faire plus d'éoliennes terrestres.
Ça dépend. On a plusieurs technologies en matière d'énergie renouvelable. Vous avez de l'hydraulique, vous avez de la géothermie, vous l'avez dit, vous avez des éoliennes terrestres, des éoliennes marines, du photovoltaïque.
Et en fait, c'est assez simple, il faut pas mettre ses œufs dans le même panier. Euh euh un mot pour terminer sur euh ça vous concerne aussi, ça concerne l'environnement, c'est la cigarette interdite sur les plages, dans les parcs, aux abords des bibliothèques et écoles. Vous souhaitez qu'on étende encore un peu plus l'interdiction ou pas ?
Je sais pas moi, la terrasse des cafés par exemple. Écoutez, moi je je suis une ancienne fumeuse, donc je sais ce que c'est que euh la petite cigarette euh voilà qui qui permet de de passer à à autre chose. Donc je pense qu'il faut être soucieux de de la liberté de chacun.
Néanmoins, sur les plages, c'est une bonne décision. Vous n'imaginez pas la pollution sur les plages des méga que auquels nous faisons face. Nous nettoyons des plages, il y a des milliards de mo.
C'est vraiment insupportable. C'est une pollution qui qui abîme tout, hein, qui abîme y compris la qualité des eaux. Les gamins qui trouvent des des cigarettes dans la plage, c'est pas une bonne idée.
Donc je pense que c'est une bonne décision. Euh sur sur les terrasses, vous avez pas d'avis. Sur les terrasses, je il y a des cendriers d'abord sur les terrasses.
Lorsqu'on est à l'air libre, c'est pas tout à fait la la même chose. Mais lutter contre la pollution des cigarettes, c'est pas négligeable. Et vous savez qu'on qu'on jette des milliards de tonnes de plastique dans la mer, c'est une pollution très dangereuse et qui est en train d'avoir un impact sur notre santé qui n'est pas du tout négligeable et là encore qu'on sous estime totalement. dans la cigarette, il y a du plastique et il y a aussi beaucoup de produits qui sont très dangereux pour les pour les fonds enfin pour les eaux pour Merci Agnè Panché d'être venu nous voir ce matin Jean-François Kell juste après les infos de 9h Yeah.
Agnès Pannier-Runacher