AGRICULTURE : LE LIBRE-ÉCHANGE NE DOIT PAS L’EMPORTER - Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Locuteur 1Fait
« le marché libre et ouvert n'a aucun sens en matière agricole car les saisons les températures le soleil et la pluie ne suivent pas les besoins de régulation des cours des matières premières »
- 7:00Locuteur 1Fait
« le pays qui présente le plus de dérogations sur les pesticides »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
monsieur le président collègue monsieur ministres etc je ne serai pas l'orateur central du groupe la france insoumis je viens pour exprimer une manière de voir à propos de ce débat nous sommes dans ce qu'on appelle un temps un débat un temps partagé cette disposition a été prise au point de départ sur une suggestion mon avis assez malheureuse de mon collègue christian jacob faut quand même pas oublier qu'il a amené dans la discussion et pour terminer évidemment nous y avons droit maintenant alors le temps partagé je n'ai pas l'intention d'en faire la dispute sur le fond mais notons que c'est quand même particulièrement désagréable et inadapté ce n'est donc plus le sujet qui délimite l'ampleur des débats c'est une décision de type technocratique en effet elle existe elle est là nous avons soit le temps partagé à 30 heures soit le temps partagé à 50 heures et qu'il pleuve qu'il neige qu'il vente qu'il s'agisse de la guerre de la paix de l'agriculture ou du règlement des chemins de fer c'est remboursé 50 heures le résultat donne quelque chose d'extravagant nos collègues majoritaire du groupe majoritaire la république en marche bénéficient soit de 7h25 soit de 12h55 d'intervention pour leurs parlementaires je sais que il ne les utiliseront pas parce que quand on est dans la majorité on se trouve du côté de la loi qui est proposé et on ne voit pas l'importance de venir en rajouter derrière pour surabondé en commentaire non mais j'ai connu cette situation aussi et c'est normal que ce soit comme ça et tandis que ceux qui s'y opposent et quand même dans une démocratie le point de vue de l'opposant c'est quand même ce qui fait le sel de la vie hein sinon il n'y a pas de débat et bien voilà cette fois ci être panthers 17h25 pour la république en marche 2h55 pour la france insoumise dans le cas des 50 heures nous y sommes c'est presque 13h pour la république en marche et 4h30 pour la france insoumise je pense que ce n'est pas une bonne manière d'agir d'autant que nous n'avions pas abuser j'ai connu un des débats où on fait deux puis on dépose des centaines d'amendements c'est pas le cas là nous en avions sans disque ont été présentés à la commission défendu un par un avec cohérence on est d'accord on n'est pas d'accord vous n'êtes pas d'accord mais ils ont leur cohérence et je sais que vous la respectez vous la connaissez et puis on arrive ici bas il faut soi-même couper dans le dans son propre travail si bien que sur 110 nous nous défendrons d'un moment que 40 or ce sont 110 propositions et vous nous entendre et à certains moments dire défendu défendu ce n'est pas que nous soyons fatigué ce n'est pas que nous ayons rien à dire c'est qu'on a rompu le temps et c'est vrai pour d'autres dans cet hémicycle je pense par exemple à mais mes collègues corse qui sont non inscrits les députés trois députés corses vous savez l'importance de la question agricole en corse 1 eh bien il avait prévu vain un amendement ils ne pourront défendre que trois alors même qu'il s'agit d' une des questions les plus cruciales est intéressante dans le débat à avoir sur le sujet je ne sais pas comment on en est arrivé là sinon par une très mauvaise organisation des débats qui conduisent à cette aberration et dans le cas qui nous occupe aulas voit bien l'aberration parce que ça vient d'être dit d'une manière que je trouve assez remarquable par notre collègue de gros l'agriculture est en europe et en france à un moment de franchissement de seuil souvenons nous que après la guerre les structures agricoles dépassé que nous connaissions ne permettait pas l'autosuffisance alimentaire du continent et 7 à la faveur d'un gouvernement du général de gaulle et de monsieur pisani que s'est mis en place le seul mode de gestion raisonnable qui est de l'agriculture à mes yeux c'est à dire la planification le marché libre et ouvert n'a aucun sens en matière agricole car les saisons les températures le soleil et la pluie ne suivent pas les besoins de régulation des cours des matières premières que sont les matières premières agricoles et en moins de 20 ans l'europe est devenue auto suffisante le seul point sur lequel nous avons marché laisser le marché ouvert et libre c'est la production des protéines végétales parce que les américains voulaient pas on a laissé sa ouvert et c'est le seul poids sur lequel on est devenus immédiatement minoritaires pardon nous avons été immédiatement à suffisant et nous le sommes restés et aujourd'hui il faut inventer toutes sortes de stimuli pour obtenir qu'on fasse des protéines végétales si je le rappelle c'est pour montrer qu'il est possible de faire face aux problèmes que d'une dent mode d'agricole sur par rapport à un autre à condition de prendre le temps de bien y réfléchir et pas de travail et à comment dire à des productions cosmétiques de l'organisation de l'agriculture mes collègues loïc prud'hommes et françois ruffin pour préparer ce débat ont passé des heures non seulement commission mais avec les professionnels avec les syndicats et notamment évidemment vous l'imaginez avec la confédération agricole mais aussi avec les associations environnementales c'est tout ce travail qu'on ne pourra pas mettre à la disposition de la plénière de l'hémicycle puisque n'en n'auront pas le temps et je le regrette parce que beaucoup de nos concitoyens suit nos discussions et b apprennent en nous écoutant à se faire eux mêmes un point de vue ensuite vote comme c'est la vocation du régime républicain en connaissance de cause il faut pour cela que des points de vue contraires se présente car cette au prix de la contradiction que le souverain existe si nous sommes tous d'accord et que nous faisons consensus le souverain ne l'est plus parce qu'il ne lui reste plus qu'à suivre tandis que quand nous discutons et nous ne sommes pas d'accord le souverain redevienne serein parce que c'est lui qui tranche par ces bulletins et là c'est pas rien nous avons à vaincre un défi j'ai évoqué tout à leur autosuffisance à la sortie de la guerre mais il y a toujours un contenu social derrière la question agricole qui est l' équilibre entre les catégories sociales du pays ne perdons pas de vue que les progrès considérables de l'agriculture qui ont été faits sur un mode kong reproduirait pas aujourd'hui mais qui à l'époque semblait convenable semblait raisonnable envers lui de faire baisser les prix agricoles jusqu'au point où le patronat des grandes industries n'avait pas besoin d'augmenter les salaires parce que comme le l'alimentation représentait 20% du budget des familles quand on comprime et le prix des légumes le prix du pas le prix de tout ce que vous voulez qu'ils venaient de la terre et qui nourrit la famille et bien y avait pas besoin de compenser par des augmentations de salaire si bien qu en quelque sorte les paysans ont payé pour un ralentissement la lutte de classes dans notre pays je le dis parce qu'il ya toujours un contenu anthropologique sociale à des choses qui d'abord n'apparaissent pas comme tel là nous avons à vaincre un autre défi pas seulement celui de l'autosuffisance alimentaire et je vous mets en garde le libre-échange tels que nous concevons l'ouverture avec le c'est à l'ouverture avec le mercosur qui va amener des millions de tonnes de produits de 2 qui venant d'amérique du sud tout ça va être un choc gigantesque sur les marchés des matières premières et il est peu probable que l'agriculture française diverses et variées telle qu'elle est aujourd'hui résistant un choc de cette nature nous devons régler ça il ne faut pas laisser le libre échange l'emporter en agriculture il ne le faut pas il ya péril de mort et ne me dites pas que parce qu'on va vendre du lait aux chinois ça va compenser les bovins qu'on n'aura pas dans notre pays tout ça n'a pas de sens nous avons besoin d'une ouverture et nous avons besoin pardon d'une ouverture de nos productions maximum de produits qu'on fait sur place et nous avons besoin de répondre aux défis écologiques non ce n'est pas un à côté c'est le coeur de la sphère les méthodes de productions agricoles actuelles ont épuisé la terre et sont en train d'épuiser tous ceux qui étudient la fertilité des sols savent que celle-ci régresse bon alors ça mérite quand même qu'on puisse en parler et que le public tout entier en tant qu' on n'est pas ici une discussion on s'arrange sur deux trois choses il y aura on ne tiendra pas or à cette discussion et après on règle reste avec l'afd soir et on s'arrange dans les bureaux comme c'est le cas depuis maintenant plus de vingt ou trente ans où il ya une cogestion du fait de l'agriculture entre le syndicat fnsea et les pouvoirs politiques successifs qui se sont trouvés à cet endroit là nous avons besoin de cette agriculture parce que nous avons un défi sanitaire et personne ne peut dire qu'il n'existe pas avoir répandu comme nous l'avons fait tant de produits et de pesticides être le pays qui présente le plus de dérogations sur les pesticides à une conséquence que nous connaissons d'abord sur la santé des paysans qui sont les premières victimes de ce système est ensuite sur la santé de la population le ministre le sait il en conviendra sans doute un moment il n'est ce n'est pas le dire ce n'est pas l'en accusé mais il y a un rapport entre cette façon de travailler la terre et les maladies endémiques dans un avant on constate on le sait donc c'est un défi pour nous le défi sanitaire le défi social et enfin le défi de l'organisation de l'idée que nous faisons de la terre de sa place particulière dans notre société si nous voulons une agriculture vivrière paysanne fondée sur la participation de petites entreprises eh bien il faut que nous trouvions 400 mille paysans de plus pour tenir cette agriculture la rectifier les structures de la taille des terres qui sont mises à la disposition des paysans nous les trouverons pas en claquant des doigts les campagnes se vident et ceux qui se suicident un paysan tous les trois jours croyez-vous pour les remplir il suffira de décider non il faudra former du monde il faudra avoir ans il faudra donner leur vie de paysan mais si c'est être paysan pour être tout seul trouvé de misères de toutes les manières possibles eh bien vous ne les trouverez pas et à un moment donné nous seront abandonnés à devoir courir derrière ce qu'ils produiront à notre place combien même avant nous un pays si riche et si développés voilà pourquoi nous sommes si chagrin de voir que le temps de parole sera limité ce n'est pas parce que nous voudrions protester d'une manière générale c'est parce que le sujet vaut la peine et vaut mieux que 50 heures de discussions parce que dans quelques mois la discussion va avoir lieu au niveau mondial et à ce moment là le ministre a besoin quel qu'il soit je le dis tranquillement quel qu'il soit quel que soit son parti il a besoin d'être très fort quand il arrive parce qu'il est le français et qui est une des premières agricultures du monde si nous n'avons pas des bases très fermes pour la protection de notre système c'est à dire si tous les maillons de la chaîne ne sont pas étroitement bien à briquet le ministre ne peut pas tenir le choc dans une discussion internationale surtout quand tout ce qui s'y trouvent ne crois qu'aux libre échange pour des raisons que vous connaissez voilà j'ai fini de vous dire nos regret tout à l'heure vous allez entendre logique plus d'hommes et françois ruffin ils vont expliquer comment nous abordons cette discussion et j'espère que néanmoins sur les 40 amendements qui nous resterons nous arriverons à vous convaincre que peut-être on pourrait cheminer ensemble pour faire avancer le texte qui est présenté à cette heure et il est dans les conditions que je viens de décrire merci
Jean-Luc Mélenchon