Proposition de dissolution : «Sébastien Lecornu veut faire pression sur les députés pour écarte
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europin soir weekend première heure j'accueille mes débatteurs Revel journaliste. Bonsoir Éric bonne année je vous ai pas vuonne année plein de bonnes choses. Oui, écoutez ça ça arrive.
Pour une fois, j'ai battu Raphaël Stinville d'habitude il arrive avec son teint de pêche et bien voilà j'ai une un ton de plus. Bonsoir Raphaël Stinville. Oui, moi aussi directeur adjoint de la rédaction du JDD.
Alors la question qu'on se pose messieurs, est-ce qu'il y aura deux élections pour le prix d'une en mars prochain ? Le couple exécutif brandit la menace. Je vous vois soupirer ERC Revel.
Ouais. Ouais. que c'est n'importe quoi.
Et oui, bah oui, ça ça fait longtemps qu'on y est en plus à commenter notamment ce budget et oui ou non. Est-ce que ce gouvernement va-il se maintenir ? En tout cas, on sent que Sébastien Lecornu est sous pression.
Il s'exprime dans le Parisien ce soir. La motion de censure en verrait un signal dramatique au moment où on cherche un compromis. En tout cas, Emmanuel Macron et Sébastien Lecnu brandissent cette clairement cette menace en cas de chute du gouvernement.
Alors, on sait qu'en ligne de mire, il y a le mer caos évidemment avec la motion de censure du RN et du LFI, mais il y a aussi derrière et c'est tout là le problème, le budget qui revient à l'Assemblée nationale mardi après des discussions compliquées en commission des finances. Bonsoir François Xavier Tekoli. Bonsoir.
Vous êtes vice-président LR, député de de la Haute Corse. On sait que vous-même, les LR et les socialistes sont en ligne de mire. Est-ce que vous êtes sensible vous à ce coup de pression de Sébastien Lecornu ?
Bah, vous savez, stylé comme semble le faire le le Premier ministre, l'hypothèse de ces élections législatives anticipées qui serait organisé en même temps que le municipal, c'est vraiment une manœuvre grossière quoi. Le le seul but, c'est vraiment de faire pression sur les députés afin des afin d'écarter les risques de censure. C'est ça le cœur de cette manœuvre encore une fois du du Premier ministre, hein.
On est dans dans des manœuvres assez lamentables hein, pour être clair avec vous. Euh donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous n'y êtes pas sensible, que vous allez rester droit dans vos bottes et que si quelque chose ne vous plaît pas à l'Assemblée nationale, comme par exemple, je dis ça au hasard, des hausses d'impôts brandies par les socialistes qui eux aussi hein euh sont tentent d'être séduits par Sébastien Lecornu, ça veut dire que vous n'hésiterez pas vous à voter la motion de censure, le cas échéant ?
Écoutez, en tout cas, pour le premier point concernant le le Mercosour, il faut bien il faut bien être conscient que le président reculé, hein. Je pense que la la petite phrase de monsieur Rota notre président disant qu'il y aurait censure s'il y aurait vote du président de la République a fonctionné aussi hein. Il y a une marche arrière leur personne des dupes.
On sait très bien que le président a changé de pied plusieurs fois sur ce sujet. Mais là, on peut quand même quelque part être heureux de ce recul, même si encore une fois, on sait très bien que ça sera difficile. Le combat reste amené avec une petite chance.
Par contre, vous l'avez dit sur le budget, ça sera à mon avis encore beaucoup plus compliqué et bien évidemment euh en tout cas je parle à mon nom puisque nous aurons une réunion de groupe en présence de de monsieur Rotaus qui est pas un Odin mardi à l'Assemblée nationale. Euh mais en tout cas pour moi, je peux vous assurer qu'au niveau du budget, si euh si encore une fois on nous vend l'invendable, je n'hésiterai pas moi bien évidemment à ne pas le voter et et si bien sûr il met en balance son gouvernement à voter une censure. On a vu que certains de vos confrères euh LR euh n'en ont pas fait euh de même ces derniers mois avec des augmentations euh de taxes qui ont finalement été accepté par les LR.
Comment euh comment faire confiance euh aux députés les républicains sur ce point ? Euh François Xavier Cheekoli ? Bah, vous savez, c'est un sujet qui n'est pas simple, hein.
Euh, je vais parler un petit peu au nom de mes collègues, mais d'un côté, vous avez une bonne part de nos concitoyens qui nous réclame à à corps et à cris euh un peu de stabilité, hein. C'est vrai qu'on vient de de nulle part et on voit pas très bien où on va d'ailleurs, hein. Et donc, on a ces gens-là qui nous parlent [rires] et qui nous demandent un minimum de stabilité et donc une volonté quelque part de trouver un budget.
Et de l'autre, il en va de notre responsabilité de ne pas perdre notre ADN, hein. Quand on voit ce que demande encore le Parti socialiste non content d'avoir déjà, entre guillemets, fusiller le PLFS, euh on en vient à nous demander encore 10 milliards de dépenses en plus, mais je veux dire, on est à l'opposé, à l'exact opposé de ce que nous on demande. Donc, je crois qu'il faudra prendre nos responsabilités.
En tout cas, je parle encore une fois pour moi, si on nous vend l'invendable, il faudra pas hésiter à censurer ce gouvernement. Vous savez, les LR ne doivent pas oublier qu'ils étaient dans l'opposition à la Macronie depuis 2017. Il s'agit fait bien de le rappeler parce que je pense que de nombreux auditeurs l'ont l'ont perdu de vue ces derniers mois.
Non non mais je je le dis à à cœurs et à cors et à je crois que aujourd'hui voilà nous on a on a fait partie des derniers résistant. N'oublions pas que monsieur Macornu monsieur pardon Luc Cornu est l'un des premiers à avoir rejoindre 2000 [rires] à avoir rejoindre en 2017 le président de la République. Aujourd'hui il porte la responsabilité comme d'autres hommes politiques qui étaient à droite de de de ce bilan quelque part hein ou plutôt de ce non bilan.
à nous d'être vigilant là-dessus et en tout cas pour ma part, je suis plus proche de la ligne de la présidence de de du parti que que de peut-être certains de mes collègues députés. Alors, la présidence du parti, c'est Bruno Retaillot. Euh vous l'avez évoqué tout à l'heure, le Mercur, c'est aussi l'objet euh ça fera l'objet d'une motion de censure du RN et de LFI euh la semaine prochaine.
J'aimerais bien éclaircir quelques points avec vous François Xavier Checoli parce que Bruno Rotaillot avait dit qu'il ne brandirait pas cette motion de censure si Emmanuel Macron disait non au traité. Effectivement, il a voté. Donc, vous l'avez rappelé, ça remplit vos exigences.
Mais ce matin chez Elliot de Val, Jonas Hadad a affirmé qu'il fallait que la France saisisse la Cour de justice européenne, sinon ce serait la motion de censure. Alors, on a on a du mal à comprendre. Quelle est clairement votre ligne chez les Républicains ?
En tout cas, la ligne et les consignes de Bruno Retaillot. Mais vous avez raison de le souligner. Je crois qu'il y a un peu trop de lignes qui s'expriment parfois dans ma famille politique et moi je suis un légitimiste.
Aujourd'hui, on a un président qui a été élu à 75 % comme vous le savez des voix lors de l'élection qui s'est tenue l'année dernière. Donc je crois qu'aujourd'hui il incarne parfaitement cette ligne. Aujourd'hui le président de la République a reculé.
Il faut en être conscient. Je pense qu'il était pas parti du tout pour voter le traité, enfin pour voter contre le traité. Je pense qu'il il allait sans doute s'abstenir à mon avis ou voter pour.
Donc c'est déjà quelque part un changement de sa part. On voit que quand finalement on monte le temps, on peut obtenir des choses. En tout cas, pour ma part, bien évidemment, je crois pas qu'il faille aujourd'hui au moment où je vous parle, mais j'attendrai la réunion de groupe bien sûr, sanctionner ce qu'on vient d'obtenir en disant qu'il fallait ne pas le voter.
Vous voyez, je pense qu'il faut un peu de cohérence. Mais ça ça change pas grand-chose, hein, pardonnez-moi. François Xavier Cheekoli, c'est c'est symbolique hein ce nom.
Il se trouve que la France est totalement impuissante et que ça ne change rien Raphael Stinville et que Ursula Van Lyon s'apprête à à signer au Paraguay se ce se traiter en dépit de de du nom de la France. Euh est-ce que justement, puisque vous n'êtes pas dupe de de du sens et de de des des manœuvres d'Emmanuel Macron qui en accédent finalement à votre souhait, celle des agriculteurs de ne pas signer ce en tout cas de ne pas accepter ce Mercosur en l'État euh puisque vous n'êtes pas dup, est-ce qu'il ne faudrait pas aller au bout de la logique et finalement euh peut-être euh accéder enfin voter contre voter les motion de de censure de du Ronal national et du et de LFI. Si vous étiez absolument cohérent avec cette cette ligne qui est de s'opposer au mercur, bah si vous voulez, je comprends votre propos, mais quelque part, nous avons demandé à ce que le gouvernement enf le président de la République ne vote pas le traité, il a voté contre.
Donc le censurer quelque part alors qu'il vient de faire pour une fois ce que nous nous demandions. Pour quel effet, monsieur le député, pour quel effet ? J'ai envie de vous dire ce traité va s'appliquer euh jusqu'à tant que les les eurodéputés euh à leur tour vote.
Exactement. Mais je crois que la véritable issue, elle se trouve peut-être là bien sûr avec une saisie également de de la de la de la pardon de la juridiction européenne qui si le Parlement européen, pardonnez-moi monsieur le député, si le Parlement européen l'a saisi hein et pas pas si le pays hein, pas si la France saisit cette cour hein, c'est c'est une différence et une nuance importante. Tout à fait, il faut 150 députés à mon avis mais on a bon espoir d'y arriver.
Euh je vous rappellerai quand même aussi que il il y a de quoi se poser beaucoup de questions sur la manière dont a été conduite cette affaire. Euh encore une fois le saucissonnage du traité pour éviter qu'il ne soit pas validé euh dans chaque pays mais qu'il passe de cette manière-là. À mon avis, là aussi on est dans quelque chose qui ne respecte absolument pas ni la règle ni l'esprit des des des instances européennes.
Donc je crois que ce combat, il faut continuer de le mener. Euh bien évidemment le député sur la hiérarchie des normes par exemple, il faut se battre pour qu'enfin le le droit national prévo prévale sur le droit européen parce que c'est peut-être tout là le le point. Mais en tout cas, c'est une des solutions.
Ce serait une révolution, mais à mon avis, en tout cas, je partage totalement ce point de vue. Vous savez, je suis moi-même agriculteur, hein. Donc, je vais vous dire une chose.
Aujourd'hui, on demande aux Français, aux agriculteurs français de se battre avec des armes qu'il ne possèdent plus. On a une superposition des normes bien au-delà de ce que demande l'Europe. On a une concurrence déloyi qui est ainsi créée.
Vous voyez bien, il y avait cette évolution qui était dans la loi du plomb. On a eu droit à une campagne calomnieuse, diffamatoire. D'ailleurs, j'en ai parlé euh puisque je suis membre de la commission d'enquête sur le visuel en en demandant aussi à la présidente donc de France Télévision s'il était normal que des gens qui n'ont aucune compétence en matière environnementale ni en matière scientifique puisse s'exprimer d'une manière absolument, j'ai envie de vous dire totalitaire sur ces sujets et emporter souvent l'adhésion des gens par mes connaissances.
Voyez, donc là aussi on est en train de tuer petit à petit notre agriculture. Et je vais vous dire une chose, je pense que ça va bien au-delà de de cette affaire du du traité avec l'Amérique du Sud. C'est c'est c'est tout ce système aujourd'hui qui prévaut sur l'agriculture qui est en train d'amener l'agriculture française vers sa fin.
Vous savez, c'est c'est pas une manière de noircir le tableau. On voit chaque jour que ça sera de plus en plus compliqué. Oui.
Et vous vous cultivez quoi François Xavier Checoli ? Quel est votre domaine ? va pas forcément vous surprendre si je vous dis les clémentines corse.
Voilà. Ah voilà. [rires] Bon c'est c'est pas du c'est c'est c'est pas du bœuf.
C'est c'est vrai que le voilà le le secteur beauin est davantage touché en effet. Mais effectivement, on apprécie beaucoup les les Clémentines Corse dans ce studio. Merci à vous François XV chez Coli d'avoir été avec nous et on se retrouve dans quelques instants pour la suite de nos débats avec Éric Revel et Raphaël Stinville.
François-Xavier Ceccoli