Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 29 août 2025 48 minFond programmatiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesSécurité

Ukraine, Dette, Europe... La conférence de presse d'Emmanuel Macron aux côtés de Friedrich Merz

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 17:30OuverteRéponse directe

    Sur l'Ukraine, après les frappes russes, comment justifiez-vous l'augmentation de l'aide militaire alors que les systèmes anti-aériens sont déjà saturés ?

  • 18:40RelanceRéponse directe

    Face à l'instabilité politique en France, comment garantir la continuité des engagements franco-allemands ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    La dissolution est-elle inéluctable après le vote de confiance ?

  • 23:00OuverteRéponse directe

    Les réacteurs nucléaires français pourront-ils bénéficier de fonds européens malgré les divergences franco-allemandes ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir donné feu vert au vote de confiance alors qu'il semble voué à l'échec ?

  • 27:00OuverteRéponse directe

    Un sommet tripartite Zelenski-Poutine-Trump est-il encore possible ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:20Emmanuel MacronFait
    « Nous avons pris avec ce conseil des ministres une série de décisions très concrètes qui sont le fruit du travail de nos ministres et de leurs équipes. »
  • 9:40Emmanuel MacronChiffre
    « Ce sont h textes communs très précis de doctrine sur plusieurs sujets techniques qui ont été finalisés et une vingtaine de projets clés que nous avons là aussi finalisé pour notre agenda bilatéral. »
  • 12:00Emmanuel MacronFait
    « Les prochains jours seront déterminants qui marqueront la fin de la période que nous nous étions donnés avec le président Trump et le président Zinski pour obtenir les premières rencontres. »
  • 16:00Emmanuel MacronPromesse
    « La France avait pris le même engagement il y a plus d'un an et cette position doit être rejointe par le plus grand nombre. »
  • 18:00Emmanuel MacronFait
    « Nous partageons ce constat qui a été largement documenté qu'un décrochage de la compétitivité de l'Union européenne par rapport à ses principaux partenaires est largement documenté. »
  • 28:00Emmanuel MacronChiffre
    « Nous sommes 30 pays membres de la coalition des volontaires. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le chancelier, cher Frédéric, mesdames, messieurs les ministres, mesdames messieurs les journalistes, mesdames messieurs, c'est un grand plaisir cher Fredrich et un honneur de pouvoir accueillir à Toulon le chancelier allemand et autant de membres du gouvernement fédéral qui ont beaucoup travaillé pour ce conseil des ministres franco-allemands avec leurs homologues français. En effet, nous avons eu hier à Bregançon une discussion entre nous avec nos équipes puis un un long tête à tête qui a été extrêmement fructueux et amical et je veux t'en remercier. Et nous venons de tenir le 25e conseil des ministres franco-allemands.

Et après avoir répondu à vos questions, nous réunirons le Conseil franco-allemand de défense et de sécurité avec nos ministres des affaires étrangères, de la défense et plusieurs de nos collaborateurs et officiers généraux. Ces réunions très clairement illustrent ce réflexe franco-allemand que nous voulons l'un et l'autre et qui a été au cœur de notre expression dès le 7 mai dernier lors de ta première visite officielle à Paris. Oui.

Et elle est aussi le fruit du travail conjoint que nous avons mené durant tous ces mois. Fond. Tout ce qui m'importe aujourd'hui de de vous dire au côté de monsieur le Chancelier, c'est que nous avons pris avec ce conseil des ministres une série de décisions très concrètes qui sont le fruit du travail de nos ministres et de leurs équipes et qui ont pour vocation de faire avancer l'agenda bilatérale et l'agenda européen de manière extrêmement pratique.

D'abord pour plus de compétitivité de productivité au niveau européen en faisant converger nos positions, je vais y revenir sur plusieurs dossiers techniques pour améliorer aussi notre sécurité européenne avec des éléments clés en terme de sécurité de défense que nous allons prolonger dans un instant. Et au total, ce sont h textes communs très précis de doctrine sur plusieurs sujets techniques qui ont été finalisés et une vingtaine de projets clés que nous avons là aussi finalisé pour notre agenda bilatéral. Alors, ce travail en commun ce réflexe franco-allemand s'illustre au premier chef sur la scène internationale.

Nous l'avons montré ensemble cet été en étant au côté de plusieurs de nos collègues à Washington pour soutenir le président Zelinski. Et en effet, le soutien à l'Ukraine, nos efforts pour obtenir une paix juste et durable sont au cœur de notre agenda. Cette paix, c'est ce que nous voulons, c'est ce que veut aussi le président ukrainien. et je le dis avec d'autant plus de force et de solidarité après ces derniers jours où les attaques ont repris avec force de manière là aussi inédite pour les derniers mois où à nouveau des civils ukrainiens ont été touchés et on le voit bien l'écart qu'il y a entre les prises de position dans les sommets internationaux ou avec les autres dirigeants du président Poutine et la réalité sur le terrain montre à quel point celui-ci est incessaire.

Les prochains jours seront déterminants qui marqueront la fin de la période que nous nous étions donnés avec le président Trump et le président Zinski pour obtenir les premières rencontres et nous continuerons d'exercer la pression pour que des sanctions supplémentaires soient prises par nous-mêmes et nous y sommes prêts mais aussi par les États-Unis d'Amérique pour forcer la Russie à revenir autour de la table des discussions en même temps que nous devons contenir notre soutien. Nous avons hier soir et nous y reviendrons tout à l'heure aussi évoqué la situation au Proche-Orient. Je vais ici vous dire que le désastre humain dans la bande de Gaza est intolérable.

L'état de fam état de famine qui a été déclaré par les Nations Unies est très clairement le résultat du blocage de l'aide humanitaire. Et nous partageons la conviction d'abord qu'il faut absolument cesser le combat, reprendre les accès humanitaires et l'aide aux populations civiles et obtenir un chemin de paix qui soit un chemin politique de discussion avec toutes les parties prenantes. Mais le cesser le feu immédiat dans la bande de Gaza, là aussi une paix durable pour Israël comme pour les Palestiniens et la région ne peuvent être assurés que si une solution politique est mise sur la table dans le cadre d'une solution à deux États.

Nous avons pu évoquer aussi les solutions de court terme. Je veux ici dire combien le chancelier a pris la décision très courageuse de cesser toute exportation d'armement susceptible d'être utilisé à Gaza. Je tiens à la saluer.

La France avait pris le même engagement il y a plus d'un an et cette position doit être rejointe par le plus grand nombre et c'est aujourd'hui notre priorité. Parlant de la région, nous avons également ensemble et nos ministres des affaires étrangères ont ont formalisé cette décision commune avec leurs collègues britanniques d'adopter une position de grande fermeté à l'égard de l'Iran pour que le programme nucléaire ne soit pas repris. Et donc compte tenu des violations persistantes par l'Iran de ces obligations, nous activerons la réimposition des sanctions, ce qu'on appelle le mécanisme de snapback.

À moins que l'Iran, dans les semaines qui viennent n'entre dans une négociation sérieuse et transparente qui justifierait de différer cette échéance. Ce n'est pas le cas pour l'instant. Le conseil franco-allemand de défense et de sécurité que nous allons tenir permettra de revenir sur de nombreux autres sujets.

Questions stratégiques, questions capacitaire commune. qu'il s'agisse là aussi de nos capacités communes de bâtir missile dans la longue portée, d'avoir des mécanismes d'alerte précoce conjoint, mais également nous pourrons réitérer l'importance des grands projets d'équipement stratégique qu'il s'agisse de l'avion et du char du futur. Et donc c'est une volonté commune de bâtir plus d'intimité stratégique, de renforcer nos grands projets communs, d'en bâtir de nouveau.

Et je veux saluer euh l'engagement commun de nos ministres et de leurs équipes. L'autre priorité majeure ayant évoqué là les grands dossiers internationaux et la convergence en matière de sécurité, de défense, l'autre priorité majeure de cette relance franco-allemande est évidemment l'accélération de notre agenda de compétitivité dans nos pays et au niveau européen. Parce que nous partageons ce constat qui a été largement documenté qu'un décrochage de la compétitivité de l'Union européenne par rapport à ses principaux partenaires est largement documenté. décrochage en terme de de croissance de PIB par habitant d'innovation par rapport à la Chine aux États-Unis et là les rapports l'État ou Dragi l'ont clairement montré et donc nous sommes aujourd'hui dans un agenda d'action et les différences qui pouvaient exister sur plusieurs dossiers ne facilitaent pas l'accélération européenne.

C'est ce que nous avons réglé ces dernières semaines et consacré lors de ce conseil des ministres. En matière énergétique, nous avons travaillé au réalignement de nos politiques autour du respect du principe de neutralité technologique et de nondcrimination au sein de l'Union européenne à l'égard de toutes les énergies bas carbone. C'est un avancé majeur mais c'est ce que nous partageons pour pouvoir diminuer les coûts, garantir la sécurité d'approvisionnement et atteindre nos objectifs climatiques.

Et au fond, en ayant cet agenda de neutralité technologique et de non discrimination, nous accroissons nos chances d'un agenda qui réconcilie souveraineté, compétitivité et décarbonation. Je salue aussi la décision de lancer une étude par nos opérateurs de réseau pour aboutir à une vision commune à l'horizon 2050 de nos marchés énergétique afin de contribuer au réalignement de nos stratégies énergétiques et au bon calibrage de nos investissements qui bénéficieront à toute l'Europe. Mais le faire en franco-allemand rapprocher notre analyse des besoins de réseau est absolument clé si nous voulons ancrer là une convergence de tous les pays européens.

Et vous savez pourquoi ? C'est parce que notre Europe ne s'est pas bâti en construisant un marché intérieur de l'énergie. Et donc c'est ça ce que nous sommes en train de réparer si je puis dire depuis 2 ans à l'occasion de la crise.

Mais la convergence franco-allemande dans la matière est que l'agenda de politique commerciale de l'Union européenne est un autre grand sujet sur lequel le chancelier et moi-même avons souhaité donner une nouvelle impulsion dans le contexte d'instabilité toujours plus grande des relations commerciales. Nous sommes déterminés à défendre ensemble les législations, la souveraineté numérique de notre Europe. Pas de doute là-dessus.

Quels que soient les propos récents, nos deux pays vont travailler à un nouvel agenda aussi de politique commerciale pour l'Union européenne pour diversifier nos partenariats et chaînes de valeur tout en renforçant la compétitivité européenne et en garantissant des conditions de concurrence véritablement loyales et équitables. Nos deux pays pourront se coordonner dans le cadre de la préparation du prochain G7 don la France aura la présidence ou encore de la task force qui a été créée récemment afin d'avoir un diagnostic partagé sur les relations entre la Chine et l'Europe et les déséquilibres mondiaux et nous en avons eu rapport ce matin. En matière industrielle, nous avons là aussi cherché à garantir une concurrence équitable et nous avons décidé de travailler ensemble pour garantir une préférence européenne dans les secteurs de production industrielle essentiels et critiques, y compris dans notre commande publique.

C'était jusqu'à récemment un tabou européen et nous sommes en train d'avancer là de manière très pragmatique. Nous nous sommes mis aussi d'accord pour porter ensemble auprès de la commission une même approche pour la réforme du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières, ce qui était un point très attendu, afin d'éliminer toute possibilité de contournement et de fuite de carbone. C'est très attendu de plusieurs secteurs industriels, premier chef l'acier et plusieurs autres.

Je crois que c'est là aussi un travail important de nos ministères. Nous appelons également à une mise en œuvre ambitieuse des plans d'action de la Commission européenne visant à soutenir les industries européennes traditionnellement fortes, l'acier que j'évoqué, la sidérurgie, mais également la chimie, l'automobile et nous mènerons ensemble un travail dans les prochains jours pour finaliser une feuille de route commune sur le secteur automobile avant le dialogue stratégique du 12 septembre prochain. La convergence franco-allemande dans tous ces domaines doit permettre d'obtenir des décisions concrètes avant la fin de l'année et nous tiendrons des points réguliers mensuels et nous aurons avec les ministres compétents un point en fin d'année sur tous ces sujets pour que les résultats soient obtenus.

La coordination entre nos deux pays doit permettre aussi de contribuer à la souveraineté numérique ainsi qu'à la compétitivité économique sur les les technologies de pointe. Nous l'avons largement évoqué ce matin. C'est le cas en matière d'espace où nos deux pays confirment leur engagement sur les lanceurs, sur la constellation Iris Carré et travailleront ensemble en vue des prochaines échéances.

Que ce soit la réunion ministérielle de lésard qui se tiendra en Allemagne ou le sommet sur l'espace que nous organiserons en France l'année prochaine ou encore dans le cadre des négociations à venir sur le prochain cadre financier pluriannuel européen. C'est également le cas en matière d'intelligence artificielle. de calcul de haute performance, de quantiques, de cloud, de semiconducteurs où là aussi il y a une feuille de route commune qui a été consacré.

Enfin, pour soutenir l'innovation de rupture, nous avons eu un très bon texte de doctrine fait par nos économistes qui scandent, si je puis dire, le chemin, qui commence à être mise en œuvre puisque nous avons décidé de mettre en place une mission conjointe avec l'agence allemande Spring Day pour développer en France une initiative similaire et nous renforcerons une coopération entre la Sprint D et BPI France en la matière. La France et l'Allemagne organiseront conjointement un sommet de haut niveau le 18 novembre en Allemagne sur la souveraineté numérique avec la Commission européenne et plusieurs autres Étatsmembres ainsi que les représentants économiques des parties prenantes. Et puis tout cet agenda, c'est aussi un agenda de simplification et là-dessus, nous avons finalisé une feuille de route importante.

Nous avions avancé ces derniers mois pour chercher à alléger les charges de nos entreprises, nos administrations et nous continuerons à porter ce message auprès de la commission, du Parlement et du conseil avec des résultats rapides et concrets que nous souhaitons. Et là aussi, sur plusieurs réglementations attendues, nous avons finalisé une feuille de route commune pour la simplification réglementaire européenne. Et puis nos deux pays travaillent aussi ensemble pour faciliter l'épargne et l'investissement en Europe afin de parvenir à une union des marché de capitaux.

Nos ministres ont fait rapport ce matin de tout le travail qui avait été fait en la matière et à la fois la finalisation de cette initiative. Une action de titrisation aussi et le lancement des initiatives de produits conjoints avec un label européen ont été très clairement soutenu et une mission a été confiée à messieurs cookies et noyer pour améliorer le cadre réglementaire pour le financement des start-ups et des scaleup en Europe qui vient là aussi consacrer cette agenda. Au-delà de toutes ces initiatives économiques pour améliorer notre compétitivité, notre innovation, notre croissance et nourrir les européens, nous avons également abordé l'agenda de convergence franco-allemand, en particulier la synchronisation de nos réformes économiques et sociales.

Nous avons devant nous beaucoup de réformes structurelles à conduit à conduire. Je salué le sommet qui s'est tenu à Berlin le 1er juillet dernier, sommet social franco-allemand qui était une première et j'ai invité les ministres, partenaires sociaux et experts allemands et français à poursuivre ce travail à l'occasion d'un projet sommet que nous abritons en France et que nos ministres pourront justement préparer et qui nous permettra de finaliser cet agenda commun en matière de productivité, de taux d'activité des jeunes et des seniors, d'assurance chômage, de futur du travail, autant de sujets qui sont clés pour nos deux économies et sur lesquelles nous souhaitons avancer ensemble. Ces échanges seront nourris par les travaux menés à notre demande par les économistes du conseil franco-allemand d'experts économiques.

Et je veux remercier ces derniers de tout le travail qui a été fait ces derniers mois et en effet le d'ors et déjà nos ministres ont pu prendre en compte plusieurs de leur expertise mais très clairement là aussi nous avons été nourris par leur proposition très concrète. Enfin, je citer plusieurs autres initiatives franco-allemandes discutées aujourd'hui qui illustrent la coopération bilatérale au service de nos concitoyens. En matière de culture, nous avons décidé l'européanisation de la plateforme allemande franco-allemande et le projet également de coopération entre France médiamonde et la deut chevelleu.

Ces deux projets très concrets ont pour but de démultiplier le travail d'acteurs d'ors et déjà franco-allemands ou français et allemand sur un même agenda, des créations de contenu communes, culture commune, mais aussi une lutte en commun contre la désinformation, les manipulations de notre démocratie, notre volonté de renforcer le sentiment d'appartenance européen. Deuxièmement, nous avons également décidé de renforcer notre coopération bilatérale en matière d'immigration et de sécurité civile. Sécurité civile avec des projets très concret, mais immigration parce que nous avons très clairement un agenda commun.

Mieux protéger nos frontières, mieux prévenir les arrivées avec une volonté de de renforcer la coordination avec les autres pays de l'espace Schengen, mettre en œuvre de manière encore plus rapide et ferme le pactasie d'immigration et améliorer les politiques de retour. avec là aussi un agenda franco-allemand très précis. Enfin, une feuille de route sur la coopération transfère franco-allemande a été signée pour résoudre les problèmes rencontrés par nos concitoyens au service de la formation professionnelle des jeunes, de la mobilité des travailleurs transfrontaliers, de l'accès aux soins dans ces régions transfrontalières.

Et je veux ici saluer également la mobilisation des services de l'État dans ces régions et de tous les élus locaux qui sont extrêmement dévoués à cet agenda. Voilà, mesdames et messieurs, je ne veux pas être plus long, je déjà été, mais l'objectif était de vous dire que ce conseil des ministres franco-allemands et le conseil franco-allemand de défense et de sécurité que nous allons tenir comme nos discussions mais qui sont permanentes au-delà des échanges plus longs que nous avons eu comme hier vous donne à voir à quel point nous avons la conviction l'un et l'autre que nos pays sont face à des défis immenses mais ont la capacité par une intimité plus grande, une amitié entre nous, entre nos équipes, entre nos pays à les relever et nous sommes convaincus que nous pouvons avoir une Allemagne et une France plus efficace avec des résultats concrets en matière économique, en matière sécuritaire dans les mois et les années qui viennent si nous savons articuler et mettre en œuvre cet agenda. Déjà, en quelques mois, nous avons là plusieurs projets très concrets qui sont le fruit du travail commun et nous allons continuer avec force.

C'est pourquoi en fin d'année, je me rendrai au-delà de tous les rendez-vous déjà prévus parce que la semaine prochaine, nous serons ensemble à Éviant. Je serai le 18 novembre plus tard à Berlin pour ce sommet sur la souveraineté numérique, mais en fin d'année, nous ferons un point très précis sur tous les chantiers que je viens ici de décrire. Merci à nouveau, monsieur le chancelier, cher fréich, pour ta présence ces de jours et la mobilisation de tout ton gouvernement.

Monsieur le président, cher Emmanuel, d'abord au nom du Vous venez donc de suivre ce propos liminaire de cette conférence de presse commune entre le chancelier allemand et le président Emmanuel Macron. Pour en parler sur ce plateau, Patrick Sachet du service international BFM TV est là. Aurore Malval, rédactrice en chef du site du magazine Marianne et Jérémie Trotin, éditorialiste politique BFM TV.

Merci à vous trois. Alors bien évidemment, on va pas se voiler la face. Ce qu'on attend, c'est la deuxème partie.

Ce sont les questions posées à Emmanuel Macron sur la politique nationale, la politique intérieure puisqu'on attend de savoir ce qu'il pense de cette demande de confiance de François Beou de ce qui va se passer après le 8 septembre. Mais mais Patrick Sos, on va pas bouder notre plaisir. On le rappelle, c'est un c'est un conseil des ministres franco-allemands et bien évidemment, il a été question de l'Ukraine.

Oui, de l'Ukraine. Je fais juste une mini inscise puisque vous parlez de conseil des ministres franco-allemands. Ça va être assez compliqué de de développer sur l'une des annonces qui a été faite, mais ce dialogue stratégique qui s'annonce entre français et allemand sur la dissuasion nucléaire m'a paraît extrêmement important.

J'irai pas plus loin. Pourquoi ? Parce qu'ils ne vont pas aller plus loin publiquement.

Est-ce qu'on va euh comment protéger l'Allemagne de avec notre dissuasion nucléaire ? Impossible de le dire évidemment. Cette dissuasion, elle est française et elle a une dimension européenne.

Ça c'est important. Mais évidemment, il a été question de l'Ukraine notamment après la dernière série de de frappes, la nuit, non pas dernière mais la nuit d'avant, c'est la plus grosse et la plus meurtrière nuit de de frappe russes sur Kiev depuis le mois de juillet avec plus d'une vingtaine de morts et en réponse supplémentaire et bien les Français et les Allemands ont décidé de fournir plus d'aide antiérienne. Ça n'est pas anodin.

Ça coûte très cher lorsque vous voyez déjà pour notre propre défense, on en a pas assez tout simplement. On va être très transparent. des systèmes, ce qu'on appelle Mamba euh pour la France ou Patriot, ce sont des systèmes américains pour les Allemands.

C'est un vrai effort qui est fait par des deux côtés du rein pour continuer à aider les Ukrainiens. On le rappelle, lorsque vous avez 600 euh drones missiles qui vous tombent dessus, c'est la saturation et c'est le but des Russes que les Ukrainiens euh finissent avec des systèmes antimissiles qui soient totalement vides. Donc l'idée de les aider est très important.

C'est la suite également de ce que disait la présidente de la Commission européenne la Van Derlen. On s'achemine vers un nouveau paquet de sanctions à l'encontre de la Russie. Là aussi, je sais bien que les téléspectateurs français se disent "Ça fait 18 paquets de sanctions et il ne se passe rien." On comprend à la fois dans les sanctions, mais aussi dans les frappes cette fois-ci ukrainiennes contre la Russie sur des dépôts pétroliers qu'il est en train de se passer quelque chose.

On voit des fils d'attente devant les stations service russes. On voit que les exportations sont en train également de s'arrêter parce que ça touche vraiment à l'économie et qu'il y a donc la volonté, c'est ce que disait Emmanuel Macron, de pousser et de forcer Vladimir Poutine à la négociation avec tout de même ce petit tacle à Donald Trump et à son sommet d'encorège. Il y a un écart, je cite Emmanuel Macron, il y a un écart entre les sommets et la réalité.

Souvenez-vous, Donald Trump il y a une bonne dizaine de jours annoncé une à deux semaines pour un sommet entre Poutine et Zelenski. On n'est pas prêt de le voir ce sommet-là. Alors euh l'information principale concernant le dossier ukrainien, c'est vous l'avez dit Patrick, la fourniture davantage de défense anti-aérienne.

Pour autant, vous le disiez à l'instant, l'écart entre les sommets diplomatiques et le terrain. On a un Vladimir Poutine qualifié d'inscincère. On a le sentiment que le couple franco-allemand fait ce qu'il peut mais au fond, il peut pas grand-chose face à la Russie.

C'est difficile, j'en profite pour dire que le couple franco-allemand, c'est une expression française. Les Allemands, ils disent le moteur franco-allemand. C'est un peu moins romantique mais plus pragmatique.

Vous comprenez ? Je tombe un petit peu dans les les clichés franco-allemands mais le fait est que effectivement ça reste extrêmement difficile. On a un chancelier qui est beaucoup plus volontariste sur ce dossier que Olaf Scholz qui restait encore à la manière d'une d'une Anguela Merkel sur un passé assez compliqué entre des Allemands et des Russes qui leur fournissaient depuis des décennies et c l'URSS avant l'énergie.

Il a fallu du temps, il a fait une vraie révolution culturelle, presque philosophique des Allemands pour se dire il faut qu'on se détache totalement euh de la Russie et de notre dépendance au gaz. On a Fredrich Schmers qui lui euh est beaucoup plus enclin à soutenir l'Ukraine, peut-être pas jusqu'à euh l'arrivée de soldats allemands sur le sol ukrainien. Il il a tout simplement lui un problème avec sa propre population mais aussi évidemment en terme de diplomatie remettre je me mets un peu dans la peau de Valemre Poutine mais remettre des soldats allemands sur le sol ukrainien 80 ans ou plus de 80 ans après l'opération barberousse et l'envissement de l'URSS par les armées nazis.

Évidemment ça ne passe pas mais il a envie de d'en donner plus. Pourtant et bien pour l'instant ça ne fait absolument pas fléchir Vladimir Poutine qui a encore qualifié Emmanuel Macron d'insultant et a exprimé vraiment sa dénonciation en tout cas de grossièreté selon lui après le fait que Emmanuel Macron et parlé d'ogre pour qualifier Vladimir Poutine. Jérémy Trotain, un petit mot sur les les derniers mots d'Emmanuel Macron avant avant de laisser le chancelier allemand prendre la parole.

Il a donné des rendez-vous. Il a donné des rendez-vous en novembre. Il a donné des rendez-vous à la fin de l'année et on le sait en France côté national, il y a une petite musique qui monte du côté des partis d'opposition appelant à la démission d'Emmanuel Macron.

C'est c'est une façon tout de même ancreux d'affirmer je suis là, je reste là. Oui. Oui.

On voit que le chef de l'État en plus c'est ce que les échos qu'on a eu dernièrement à la fois au conseil des ministres qui se montrait extrêmement combatif et qu'il était pour lui hors de question bien sûr de lâcher cette présidence de la République d'ici à la fin de son mandat. C'est aussi important d'avoir une forme de stabilité à l'international, d'avoir un président qui le montre là encore, qu'il est aux manettes et jusqu'au bout euh pour montrer à ses interlocuteurs que la France n'est pas le grand malade de l'Europe malgré l'instabilité politique qui pourrait arriver très prochainement à l'issue probable de la chute de François Bairou la semaine prochaine. En tout cas, ce qui est intéressant aussi de constater, c'est que ce couple franco-allemand, il a du mal à danser le tango parce que quand l'Allemagne va mal et queil y a une forme d'instabilité et que il faut du temps pour créer une coalition et finalement au moment où on a un intercolo important et fort qui est le nouveau chancelier, c'est de notre côté en réalité qu'il y a une nouvelle forme d'instabilité politique et de faiblesse dans ce couple ou ce moteur franco-allemand.

Parce que là, les dossiers qui ont été évoqués, si on revient sur l'Ukraine, Gaza, une grande fermeté à l'égard de l'Iran, une convergence sur la sécurité et la défense et même malgré ces rendez-vous qui ont été fixés d'ici à la fin de l'année, si on n pas de gouvernement d'ici 10 jours, c'est un c'est au moins un trimestre de perdu. Alors, Aurore Malval, euh on voit on évoquait tout à l'heure le le déplacement de François Bairou à la foire de Chalon, mais on a le sentiment que son avenir est est scellé, son avenir politique à Matignon et donc la pression se fait de plus en plus forte sur le président de la République avec peut-être à terme dans quelques semaines, peut-être dès le 8 septembre, la nécessité soit de trouver un remplaçant à François Bairou, soit peut-être de convoquer de nouvelles élections législatives. On sent le président qui est là est en première ligne et c'est la raison pour laquelle on va l'entendre et on va l'interroger dans quelques dans quelques minutes.

Oui, effectivement, on est quasiment certain. En tout cas en l'État, on peut dire aujourd'hui c'est arithmétique he les partis qui ont décidé de ne pas voter la confiance, non seulement de pas la voter, mais de voter contre. Même si François Baou en reçoit certains en début de semaine, peu de chance quand même qu'il arrive à les convaincre de changer leur vote ou de changer leur position.

Donc on se dirige vers à minima un changement de gouvernement ou euh pourquoi pas la dissolution. Alors Emmanuel Macron l'a dit cet été, il l'a répété. Alors il a d'abord dit en juin qu'il ne voulait pas de dissolution mais que il n'allait pas se priver d'une arme constitutionnelle.

Ensuite dans l'interview qu'il avait donné à nos confrères de Paris Match où il faisait d'ailleurs les louanges de François Bairrou, il disait peut-être un peu plus fermement non à la dissolution. Là, évidemment, on revient euh certains dans la majorité, je pense notamment à Gérald Armanin qui euh en a parlé comme étant euh une probabilité. Euh Édouard Philippe dit qu'elle est même inéluctable.

Donc, on se retrouve avec une grosse pression euh sur Emmanuel Macron, mais je dirais c'est la même pression en fait depuis l'été dernier et la première dissolution. On a on passe par des différences peut-être degrés mais euh ça n'est pas un changement de nature et euh et c'est vrai qu'Emmanuel Macron a toujours été de ce point de vue-là euh très clair. Il veut aller jusqu'au bout de son mandat.

Euh je ne pense pas qu'il sera euh sensible ni qu'il souhaite être enfin se se laisser déstabiliser par les appels justement à une éventuelle démission et d'autant que on se rapproche de l'élection présidentielle. C'est-à-dire que ce qui ce qui pouvait être dit l'été dernier lorsque effectivement on ne trouvait pas de gouvernement et qu'il y avait une une pression même sur Emmanuel Macron lorsque le gouvernement de Michel Barnier est tombé, bien là en fait on avance quand même assez vite vers 2027. On est déjà quasiment en campagne.

On a en tout cas un grand nombre de candidats à déclarer. Donc je pense qu'on n'est pas non plus dans la même situation que lorsque le gouvernement de Michel Barnier était tombé qu'un autre aurait pu tomber juste derrière. Effectivement, Emmanuel Macron d'ailleurs a déjà commencé hein selon certaines indiscrétions à à consulter en tout cas ses proches, à voir qui est prêt euh pour repartir pour former éventuellement un un nouveau gouvernement.

Jérémy Trotin euh c'est donc très particulier euh ce ce conseil des ministres franco-allemands sans le premier ministre d'ailleurs qui et qui lui est un chalon champagne essae tant bien que mal de sauver sa peau. C'est c'est vrai que c'est une drôle de partition. On aurait pu imaginer au contraire que François puisse s'afficher à côté du chef de l'État aujourd'hui montrer qu'il y avait qu'une une forme d'équipe finalement une une un des leaders qui étaiit qui étaient proches pardon j' mis priorité au direct on écoute les questions posées au président de répè contraire dans les deux pays après les discussions aujourd'hui pour un chancel fédéral est-ce que c'est d'accord que des réacteurs nucléaires français fonctionnent également avec des budgets européens.

Et monsieur le président, que valent tous ces documents face à l'instabilité euh politique de votre gouvernement dans la politique énergétique, il y a des décisions de principes différentes en France. France et en Allemagne, mais cela n'est pas un obstacle à notre coopération. loin de là, nous sommes convenus d'une coopération encore plus autre en politique énergétique.

Catarina R et leur homologue l'ont présenté aujourd'hui lors de la Réunion et dans les réseaux d'énergie, nous allons également coopérer étroitement et dans la sur la question à savoir si l'énergie nucléaire sera appuyée par des euh fonds euh européens. Euh on va défendre notre position aprèselle. Peut-être vous avez déjà deviné ma position, mais c'est une euh question que nous aurons à décider à Berlin.

Mais encore une fois, s'il y a peut-être des expériences historiques différentes dans certains certains domaines politiques, ce n'est pas une raison pour laquelle on ne peut pas approfondir la coopération avec la France. Monsieur Chancelier ainsi redit les choses et je veux ici dire combien toutes les énergies bas carbone souveraines produite en France sont importantes justement pour réconcilier ces objectifs que nous avons de part et d'autres du rein et dans toute l'Europe un objectif de compétitivité de souveraineté et de climat sur ce qui est ici décidé et soutenu je je veux dire ici que ça n'est pas contingent aux échéances à venir. D'abord je ne veux pas préempter ces échéances.

Vous avez raison de dire qu'il y a des échéances importantes dans la vie parlementaire euh du pays, mais euh elle dépendent d'un vote qui va se tenir euh dans quelques jours. Donc, je me garderaiis bien ici de le de préter ce vote ou de le commenter par respect pour les parlementaires, mais le Premier ministre a posé une équation simple qui me semble factuelle et qui me semble d'ailleurs au cœur de la convergence franco-allemande et du constat que tous les partis de gouvernement peuvent faire. Ensuite, nous avons ces dernières années connu des vies politiques en Allemagne et en France différentes, mais elles n'ont jamais empêché le couple franco-allemand d'avancer quand il avait de l'ambition.

Et donc, je me porte là vous parlant d'un endroit où je serai dans les 20 mois qui viennent pour vous dire que la feuille de route, les feuilles de route que nous signons avec les ministres engagent la France dans sa continuité. Elles sont importantes et parce qu'elles sont l'intérêt fondamental de l'Allemagne, de la France et notre politique européenne. Donc c'est le fruit d'un travail commun des ministres, du solide et il y a des débats, il y a de la vigueur dans la vie politique française en ce moment.

Pour autant, je pense que ce dont la France a besoin, c'est de détermination, d'ambition et de stabilité. Enfin, sur l'Ukraine et le soutien à l'Ukraine dans le contexte que nous connaissons, il est multiforme. C'est d'abord un soutien diplomatique.

Nous ne pouvons laisser négocier d'autres pour l'Ukraine et donc pas de négociation sans sans l'Ukraine sur quelque sujet que ce soit. La deuxième chose, c'est que nous avons remis à Washington ensemble dans le bon ordre les discussions, d'abord les garanties de sécurité avant toute discussion sur les territoires. Et puis c'est un soutien concret d'abord militaire que nous continuons d'avoir par des formations du transfert de matériel et de capacité.

Nous continuerons dans les prochaines semaines à court terme, mais c'est la construction aussi d'un soutien dans la durée. Une paix juste durable n'est possible que s'il y a des garanties de sécurité. Et c'est le sens même de cette coalition des volontaires que nous avons bâti en février dernier.

Nos chefs d'étatmajors ont fait un travail très important depuis la réunion de Washington et je remercie pour préparer tout cela et les dernières heures ont encore permis d' de finaliser les contributions de chacun des pays. Nous sommes 30 pays membres de la coalition des volontaires. 30.

Et de savoir qui fait quoi et qu'est-ce que c'est le soutien très concret à l'Ukraine pour une paix juste et durable ? C'est d'abord une armée ukrainienne robuste. C'est la première armée d'Europe aujourd'hui, l'armée ukrainienne.

Et donc, c'est de savoir qui est prêt à la former, l'équiper, la financer et comment. La deuxième chose, ce sont les forces de réassurance. Et donc, qu'est-ce qu'on est prêt à envoyer ?

Pourquoi, dans quelle capacité air, terre et MER ? Et la troisième chose, ce sont les forces d'appui qu'on pourrait positionner dans les pays voisins. Et donc, c'est ce qui est en train d'être finalisé.

Et nous tiendrons dans les prochains jours avec monsieur le chancelier Fredrich Mertz avec notre collègue et ami le premier ministre Kir Starmer l'ensemble des collègues et avec le président Zelinski une nouvelle réunion sans doute mixte mais avec plusieurs qui seront en ligne de la coalition des volontaires pour rendre compte justement du travail de nos chefs d'étatmajors dans les derniers jours et faire un point la semaine prochaine après la fin de l'échéance qui avait été fixée pour lundi. Cler, monsieur le président, euh la perspective d'un sommet entre les présidents Zelinski et Poutine paraît définitivement enterré. Dans ce cas, est-ce que vous allez discuter de cette question prochainement avec le président Trump où on avez-vous déjà parlé ?

Et considérez-vous qu'un somét triatéral avec le président est encore possible dans ces circonstances où la porte de la diplomatie est-elle définitivement en train de se refermer ? Dans ce cas, est-ce qu'on passe immédiatement à de nouvelles sanctions ? Est-ce que vous allez immédiatement augmenter les livraisons d'armes dont vous avez parlé dans un document final ?

Et enfin, une question pour monsieur Macron. Moscou vous reproche aujourd'hui des insultes grossières ou vulgaires. Que leur répondez-vous ?

Sur la dernière question, je je n ces qualificatifs, je ne suis jamais grossier ou vulgaire. Mais quand on dit qu'il y a un ogre aux portes de l'Europe, image qui a été prise par plusieurs, je crois que ça qualifie ce que les Geéorgiens, ce que les Ukrainiens et beaucoup d'autres nations ressentent très profondément, c'est-à-dire un homme qui a décidé d'aller vers une dérive autoritaire autocratique et de mener un impérialisme révisionniste des frontières internationales. Sur votre première question, nous en avons évidemment longuement parlé avec monsieur le chancelier.

Nous voulons espérer qu'une telle réunion bilatérale à laquelle le président Poutine s'est engagé au prés président Trump lorsque nous étions à Washington. C'est sa proposition. À l'issue de la longue réunion que nous avons eu ensemble il y a quelques semaines à Washington, l'appel a donné lieu à cette proposition du président Poutine au président Trump.

Je vais voir le président Zelinski. Si ça n'est pas tenu lundi, échéance qui avait été fixé par le président Trump, je crois qu'une fois encore, ça voudra dire que le président Poutine se sera joué du président Trump. Je pense c'est pas une bonne chose.

C'est pas une bonne chose pour nous tous et donc ça ne peut pas rester sans sans réponse. Et donc les prochains jours, je pense seront consacrés. Nous parlerons l'un et l'autre au président Trump dans le weekend.

Nous verrons lundi ce qu'il en est. J'espère que cette réunion va se déclencher et se tiendra. J'espère que la réunion trilatérale se tiendra.

Si nous devions constater la semaine prochaine qu'une fois encore après des mois de promesses non tenue, ça n'était pas le cas, nous plaidrons très clairement pour que des sanctions primaires et secondaires soient prises qui contraignent davantage la Russie et la conduisent à revenir autour de la table des discussions. Avec notre visite la semaine passée à Washington, nous avions associé l'espoir que la réunion euh que nous attendions entre le président Poutine et le président Selins pourrait avoir lieu en l'espace des deux euh semaines comme c'était promis. Et j'ai dû constater déjà cette semaine que le président Poutine n'est apparemment pas prêt à rencontrer le président Selenski.

Il formule des conditions euh préalables qui sont inacceptables. Lors de l'entretien téléphonique qu'il a mené avec le président Trump il y a 2 semaines, cela paraissait vraiment autre chose. Euh en fait, je suis pas vraiment surprise puisque ça fait partie de la stratégie de ce président russe d'agir exactement comme cela.

Donc la semaine prochaine, nous allons encore une fois débattre sur la manière de procéder. Je plaide euh pour qu'ensemble, c'est-à-dire nous les Européens avec le gouvernement américain euh discute longuement avec les Américains sur les pas à à suivre. Il doit y avoir une occasion euh motif pour que le président Poutine se réunisse avec le président Selenski et peut-être d'autres interlocuteurs.

Il doit y avoir cette disposition de la part du côté russe à à commencer à cesser le feu. Mais je ne me fais pas d'illusion là non plus. Peut-être cette guerre va encore durer de longs mois. vaut mieux qu' soit préparé et on est préparé à cette possibilité en étroite concertation avec les Européens, avec les États-Unis et la coalition des volontaires.

Comme l'a dit Emmanuel Macron, ce sont pays du monde entier qui ont un grand accord pour aider l'Ukraine et qui le font. Et cette coalition des volontaires et maintenir son unité, c'est l'une de nos tâches les plus importante et nous avons réussi à le faire la semaine dernière, c'est-à-dire d'avoir une position européenne complètement unie et pour parler avec le président américain et pouvoir développer une position commune entre l'Europe et les États-Unis, c'était quand même un exploit Euh, on parle encore de tarifs. Je saluerai si l'administration américaine pouvait également faire cela avec d'autres pays dont les achats de gaz ou de pétrole financent les caisses de guerre russes.

C'est un processus de longue haleine qui demande beaucoup de patience mais aussi beaucoup de lucidité. et la lucidité est celle-là. On ne va pas laisser tomber l'Ukraine.

L'Ukraine ne se bat pas toute seule. Elle se bat pour tout l'ordre politique et la liberté politique de notre continent tout entier et on sera à ses côtés puisque c'est dans notre propre intérêt. [Musique] Merci.

Ma question s'adresse à vous deux. Vous avez parlé beaucoup de la souveraineté numérique de l'Europe. En même temps, il y a l'avertissement du président Trump euh de décider des tarifs additionnels qui contre des pays qui peut-être décident de d'impôts additionnels contre des entreprises tech américains.

Est-ce que vous avez cette crainte de nouveaux tarifs de la part des États-Unis ou est-ce que ce Digital Service Act de l'Union européenne, est-ce que vous allez maintenir cette position ? Et monsieur le Chancel est une question de politique intérieure aujourd'hui. On a dépassé pour la première fois depuis 2015 les 3 millions de chômeurs en Allemagne.

Qu'est-ce que cela veut dire pour la politique allemande ? Je veux commencer avec la deuxème question. Je l'ai dit aujourd'hui lors de mon intervention inaugurale de au conseil des ministres franco-allemands qu'on a entendu ce chiffre aujourd'hui, ce qui est une preuve qu'il faut réformer le marché du travail.

Il faut des réformes de la politique économique, des procédures d'autorisation et cetera. Nous voyons une grande disposition à investir en Allemagne. Vous vous souviendrez de la réunion avec une soixantaine d'entrepreneurs allemands qui m'ont dit que qu'ils vont investir 600 milliards d'euros dans les sites allemands et d'ouvrir de nouveaux sites.

Mais bien sûr, cela dépend des conditions cadre euh pour pouvoir réaliser ces investissements. Actuellement, l'Allemagne n'est pas vraiment attractive pour ces investissements. Il va falloir améliorer les conditions cadre.

Nous avons ce problème d'un manque de compétitivité par rapport au prix. On va y travailler et on est en train de le faire et déjà au sein de la collection. En ce qui concerne la souveraineté numérique, ce n'est pas avec euh une grande joie, mais en voyant les nécessités, nous avons accepté une politique commerciale asymétrique avec les États-Unis par rapport au tarif.

Je l'ai déjà dit au président américain et je le répète ici, la question à savoir comment l'Union européenne régule tout le marché numérique et comment elle définit impôts sur les entreprises. C'est une expression de la souver souveraineté européenne et on ne va pas accepter par qui que ce soit euh nos menaces de représailles contre l'Europe. Nous savons par nous-mêmes que nous pouvons et devons améliorer euh nos réglementations, mais nous le faisons dans notre propre intérêt et euh pour notre intérêt.

Et ça sera certainement pas parce que il y a eu des interventions, des propos d'un pays qui n'a peut-être même pas de rgl régulation. On peut bien sûr débattre sur le fond, mais la souveraineté législative de l'Europe et dans les États membres ne peut pas être remise en question par personne. Sur le dernier point est celui de la souveraineté numérique.

Je souscris pleinement et nous en avons longuement parlé ensemble à ce que vient de dire monsieur le chancelier. Les décisions fiscales et réglementaires, c'est le monopole de nos parlements nationaux et pour ce qui est des régulations numériques, du Parlement européen. Et donc nous ne laisserons personne d'autre décider pour nous de cela.

Et donc à coup sûr, si des telles mesures étaient prises, elles relèveraient de la coercition et elles appelleraient une réponse des Européens. Mais nous ne pouvons laisser aujourd'hui menacer notre secteur du numérique ou les régulations que nous avons choisies pour nous-mêmes et qui sont une nécessité. Et donc là-dessus, nous serons inflexibles et il y a une très forte convergence franco-allemande.

Au-delà de ce sujet des régulations et des menaces sur justement les décisions que nous avons pu souverainement prendre et qui continueront d'être souverainement prise, la souveraineté se définit aussi en terme concret, c'est d'avoir des solutions industrielles et c'est tout le sens du sommet qui s'organisera à Berlin le 18 novembre prochain et que avec plusieurs autres collègues européens nous porterons ensemble et avec la Commission. C'est dire que nous avons besoin aussi de bâtir des acteurs et des solutions européennes. Nous y œuvrons en terme d'intelligence artificielle, en terme de quantique.

Nous avons aujourd'hui beaucoup de retard dans ce domaine en matière de cloud où nous sommes dépendants de solutions qui sont américaines et nous ne voulons pas tomber dans une même dépendance aussi sur les questions spatiales qui sont très libres. C'est pour ça que la souveraineté, ce sont nos règles et là-dessus, nous serons inflexibles. Les Européens décident pour eux-mêmes et personne d'autre et nous répondrons par les mécanismes qui existent. d'anticoerition si nous étions menacés ou imposés de tarifs sur ce point.

Et ensuite, nous devons travailler à la souveraineté concrète, c'est-à-dire nos solutions, nos industriels et nos réponses. C'est notre agenda. Santé.

Monsieur le Chaneler, monsieur le président, bonjour Hugo Capelli BFM TV. Monsieur Macron, cette question est pour vous. Vous avez déjà parlé de l'importance de la stabilité en France au vu du contexte international.

Pourquoi donc avoir donné ce feu vert à ce vote de confiance à l'Assemblée qui à ce stade semble voué à l'échec ? Et si suite à ce vote de confiance, il y a un blocage politique puisqu'une dissolution est inéluctable ou faut-il même démissionner comme le réclament certains responsables politiques ? Merci.

Alors d'abord, j'ai une longue discussion avec le premier ministre. Estce qu'il a raison de de mettre en vérité en responsabilité les forces politiques et parlementaires face à la situation qui est connue du pays et qu'il avait exposé après la session parlementaire en juillet et je crois que c'est fait avec méthode. Il y a un travail qui a été conduit par le gouvernement.

Le premier ministre expose un plan. Il faut rentrer ensuite dans le temps des discussions sur les mesures techniques. C'est ça le budget.

La question de confiance qu'il pose, elle est pas pour lui pour le gouvernement. Elle est pour dire est-ce que vous êtes d'accord avec le constat et les principes ? Parce que si vous êtes pas d'accord avec le constat et les principes, on va pas pouvoir se mettre d'accord sur les mesures techniques.

C'est ça la question qui est posée. Donc je pense qu'elle est posée dans le bon ordre. Elle est posée avec le sens du responsabilité, avec un constat qui est établi et avec ce je crois très profondément des des principes d'effort partagés et au fond le défi qui est le nôtre n'est absolument pas insurmontable.

Il suppose de la rigueur, c'est-à-dire nous engager dans un mécanisme de réduction de certaines dépenses tout en gardant nos priorités, notre défense, notre sécurité, nos investissements d'avenir et en continuant d'investir dans notre recherche, notre éducation, notre santé et de continuer à créer des emplois. Et vous savez quoi ? On l'a déjà fait.

Si vous prenez entre 2017 et jusqu'à la crise Covid, nous avons baissé les déficits publics en ayant une politique de stimulation de la croissance et de baisse du chômage. Voilà. Donc il faut simplement que tout le monde prenne ses responsabilités.

Donc moi, je veux croire que le travail que le premier ministre va mener dans les prochains jours va permettre de convaincre que même s'il y a des désaccords sur les mesures techniques, parce que tout est évidemment à discuter, même s'il y a des désaccords sur telle ou telle solution, il peut y avoir au moins des chemins d'accord. sur le constat. Je note d'ailleurs que de l'autre côté du rein, il apparaît que un parti conservateur avec un parti socialiste arrive à travailler ensemble sur des constats communs.

Ils ont des différences sur puis les règles en discutant enfin ils ont quand même un constat commun. Donc c'est pas totalement fou ce que propose le premier ministre. Ça existe pas si loin de chez nous et ça marche.

Donc je pense que c'est possible. Pour le reste, je ne fais pas de politique fiction. Il y a juste une de vos hypothèses que je peux tout de suite tourner, c'est que pour ce qui me concerne, je crois dans la démocratie.

La démocratie consiste à ce que des gens votent pour un mandat donné. Le mandat qui m'a été confié par les Français et par personne d'autre est un mandat qui sera exercé jusqu'à son terme conformément à l'engagement que j'ai pris à l'égard des Français n'en déplaise y compris à ceux qui ont été défaits à plusieurs reprises lors de ces mêmes élections. Monsieur le président, monsieur le Chancel, cette conférence de presse est désormais terminée.

Merci à tous et très bonne journée. Merci beaucoup.