Biomimétisme : du vivant à l’innovation durable ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 25:00OuverteRéponse directe
Les travaux sur le biomimétisme s'inscrivent-ils dans une logique d'application industrielle ?
- 26:00OuverteRéponse directe
Faut-il enclencher plus de formations ou de démonstrateurs nationaux ?
- 27:00RelanceRéponse directe
Le biomimétisme d'ancienne génération a-t-il un impact environnemental ?
- 28:00OuverteRéponse directe
Comment le biomimétisme peut-il accompagner la rénovation du bâti ancien ?
- 29:00OuverteRéponse directe
Peut-on fabriquer des bouteilles en verre bioinspiré à coût raisonnable ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Quelles solutions biomimétiques pour la protection des forêts contre les incendies ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:00Fait
« L'innovation va toujours beaucoup plus vite que la réglementation. »
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Mes chers collègues, nous allons débuter nos travaux. Nous allons consacrer notre dernière réunion de cette année 2025 à une thématique liée à la compétence de notre commission en matière de biodiversité, en matière de développement durable, le biométis. Le biomimétisme et pour reprendre la définition figurant sur le site de l'ADEM euh est une stratégie d'innovation qui consiste à s'inspirer des organismes et processus vivants pour faire évoluer les technologies, les organisations, l'économie et la société vers plus de sobriété en matière d'énergie, d'efficience, de durabilité.
Quand le biobyimétisme est évoqué, il est souvent fait référence à l'exemple du velcro, système de fixation autoagrippant créé en 1941 en s'inspliquant des en s'inspirant des fleurs de Bardane ou encore à celui du train à grande vitesse japonais le Shinkansen dont l'avant a été dessiné par référence au bec et à la tête du martin pêcheur. Mais le biobyimétisme englobe desités réalité très varié et bien plus larges que ces deux exemples comme nous de comme nous le diront nos intervenants de ce matin et soulève des enjeux majeurs au carrefour de la biodiversité, de l'innovation et de l'économie. Cette thématique peu connue du grand public n'a pas été absente des réflexions et inspiré nos politiques publiques au cours de la dernière décennie.
En 2015, le conseil économique, environnemental et social a ainsi publié un avis sur le sujet. Nous avons d'ailleurs choisi de reprendre le titre de cet avis pour intituler notre table ronde de ce matin. La même année, le biomimétisme a été promu dans la stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable.
En décembre 2021, l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, l'OPEX a publié une note scientifique sur ce sujet. Nous avons ce matin convié des intervenants au parcours et au point de vue complémentaire permettant d'éclairer notre commission. Je les remercie vivement d'avoir accepté notre invitation.
Nous avons le plaisir d'accueillir ce matin monsieur Taric Tetchak, directeur du pôle stratégie inspiré du vivant à l'Institut des futurs souhaitables qui pourra notamment nous présenter l'historique et les enjeux scientifiques du biobimétisme. Une approche ancienne dont la conceptualisation scientifique est récente. Madame Patricia Ricard, présidente de l'Institut océanographique Paul Ricard.
Euh madame Ricard a été membre du Conseil économique et social de 2010 à 2015 et l'autrice de l'avis du CE sur le biomimétisme. Nous comptons sur vous madame pour nous présenter cet avis et les propositions qu'il comprenait mais aussi pour évoquer les initiatives prises dans la dernière décennie. Madame Jeun Viève Chanissen, directrice de la formation tout au long de la vie à l'École nationale supérieure de création industriel mais également administratif comme madame Ricard du centre d'étude et d'expertise en biomimétisme.
Madame Sangissen pourra nous présenter le CBIOS, son rôle d'interface entre les modes industriels, académiques et institutionnels, mais aussi les enjeux spécifiques en matière de formation. Nous regrettons enfin l'absence de Emmanuel Druon, président de de l'entreprise Pocho, engagé dans une démarche de biobimétisme qui ne peut finalement être présent ce matin. Sans plus tarder, je vous cède la parole mesdames messieurs.
Non, sans vouloir remercier encore une fois votre présence parmi nous. À la suite de vos interventions liminaires, je donnerai la parole aux membres de la commission afin qu'ils réagissent à vos propos et puissent vous interroger. Vous avez la parole.
Je vous remercie infiniment de votre invitation. En une dizaine de minutes, je vais essayer de de vous dresser le portrait de ce que du potentiel du biomimétisme, ce qui est un vrai challenge parce que il y a un potentiel qui peut aller à différentes échelles, de la cellule à l'écosystème en terme de inspiration que l'on peut prendre au sein de cette diversité du vivant. Et peut-être pour dire que l'art de s'inspirer de la nature pour innover, c'est vieux comme l'humanité. probablement que nos ancêtres chasseurs cueilleurs regardent euh les espèces chassées, les thermites construire leur termitièr pour euh inventer des techniques, des armes, des techniques agricoles aussi, pourquoi pas en regardant la façon dont par exemple même euh certains insectes ont inventé l'élevage bien avant nous.
Les pucerons par exemple sont élevés par certaines fourmis, on ne sait pas mais en tout cas c'est vieux comme l'humanité et c'est bien normal. Euh parmi le monde occidental, évidemment, on a une figure un petit peu comme le Léonard de Vincy qui est disait "Observez la nature, c'est là qui est votre futur." Ce qui est plus récent, c'est le fait de mettre une intention particulière qui est celle de répondre aux grands enjeux environnementaux de l'époque.
Et ça, c'est une américaine, Janine Bus, qui en 1997 a posé dans le mot biomimétisme cette intention là. On pourrait dire pour le faire très simplement que le biomimétisme est une philosophie de la conception qui intègre intrinsèquement des objectifs comme répondre aux enjeux du dérèglement climatique euh de l'érosion de la biodiversité également aux enjeux humanistes. Euh et ça c'est une norme maintenant qui commence à définir un peu ces différents termes qui existe. norme ISO, la TC 266 qui a posé un peu de clarté et je vous cacherai pas que dans le grand public, on mélange un petit peu plusieurs termes comme la bioinspiration, la bionique et même dans le passé, ces termes ont évolué dans les années 70 bique voulait dire bioinspiration.
Et puis il y a une comment dire une série, peut-être certains d'entre vous s'en rappellent, l'homme qui valait 3 milliards où c'est devenu de plus en plus robotique, prothèse alors que c'était pas le cas dans les années 70. En tout cas, biomimétise, biomimicry en anglais, c'est de l'écoconception inspirée de la nature. Et c'est outillé.
C'est outillé. Il y a des méthodes euh on peut partir d'un modèle biologique qu'on trouve déjà inspirant. C'est le cas de George de Mestral que vous euh citiziez donc qui se promenait avec son chien.
La fleur de barbane s'accroche au poil du chien et c'est comme ça que le velcro est apparu en observant et on a déjà le modèle quelque part sous les yeux. C'est aussi, je pourrais citer euh la peinture qui émite la surface autonettoyante de la feuille de lotus. On a déjà la feuille de lotus.
Il suffit de comprendre, c'est pas si simple des fois, comment ces ces propriétés déperlantes euh sont provoquées par la surface de la feuille de lotus et qui permet d'autonettoyer les poussières et les incrustations. Et ce qui est beaucoup plus compliqué, c'est quand on a un problème à résoudre et qu'on a pas le modèle vivant potentiellement source d'inspiration a priori. Et donc, il nous faut partir en quête d'une solution.
C'est le cas du Shinkansen par exemple et bien ou bien d'autres innovations que vous connaissez dans votre quotidien comme les winglets au bout des ailes de certains avions de et bien c'est imiteré des de certaines plumes des rapaces pour casser les turbulences et donc améliorer quelque part la pénétrabilité dans l'air. En tout cas, c'est outillé. On a des méthodes pour pouvoir accompagner ça et peu de gens savent compris en France que même notre célèbre tour Effel est indirectement bioinspiré puisque Gustave Effel avait travaillé avec un ingénieur allemand qui avait étudié la coupe sagitale de l'os de fémur humain pour voir où la matière était répartie principalement sur les lignees de force et avoir une structure résistante et légère en même temps.
Antonio Gaudi. Évidemment, vous connaissez tous ces exemples en Espagne où lui mélangeait esthétisme, rappelant le vivant, mais également analyse structurelle. Et maintenant, on a de plus en plus d'acteurs évidemment dans le biomimétisme et l'architecture, l'urbanisme où on sort de ces exemples historiques.
Je voudrais maintenant vous illustrer par des exemples plus récents et franco-français. J'en ai sélectionné que quelques-uns, mais imaginez que la bibliothèque est beaucoup plus large. Ici, c'est une start-up française qui a fait parler d'elle un petit peu pendant les Jeux Olympiques car ils ont ils sont partis du constat en fait grâce à un ingénieur qui s'appelait monsieur Drevet que chez les poissons, il y avait pas d'élices et chez les mammifères marins non plus et que des millions d'années d'évolution ont conduit par des chemins différents au même type de solution pour se déplacer dans un milieu liquide, c'est-à-dire une membrane ondulante.
Et c'est comme ça que le moteur Phoenix a été mis au point qui se base sur l'ondulation. Ça a des tas d'avantages, moins de stress mécanique, on peut beaucoup plus finement régler le rythme. Ça a donné aussi le même type de concept lieu à des valves cardiaques par exemple.
Mais là, je me concentre juste au Phoenix parce qu'ils ont descendu la scène avec Serena Williams, Raphaël Nadal et c'était une manière de de de prouver pendant les Jeux Olympiques leur preuve de concept sur un moteur 250 chevaux. On peut s'intéresser à la forme, on peut s'intéresser aux matériaux et là les matériaux dans le vivant, on les retrouve partout et il y a des structurations à différentes échelle de l'échelle nano à l'échelle macro. On a des propriétés absolument remarquables de la soie d'araignée, de la coquille d'ormo qui a épaisseur imit épaisseur similaire et plus performante que la curasse d'un charcler hein si on prend à épaisseur égale et pour la soie d'araignée c'est pareil beaucoup plus performante que de l'acier et beaucoup plus souple capable de retrouver sa forme initiale sans déformation la question des matériaux est un immense sujet comme je le disais tout à l'heure donc il y a des principes de conception des matériaux comme par exemple ne pas mettre de la matière là où c'est inutile mais bien calculer là où c'est absolument nécessaire ce qu'on appelle le design paramétrique où on va faire des structure légère et dans l'automobile ou dans le déplacement d'équipement si on est sur des véhicules électriques, il va falloir faire des arbitrages entre le poids pour le transport et le poids pour éventuellement inutile finalement dont on pourrait se débarrasser.
Et là, les eau d'oiseaux par exemple sont des modèles absolument extraordinaires. Vous avez une optimisation de la résistance pour un minimum de poids. Et puis vous, on peut s'intéresser au processus de fabrication.
Là, c'est pas la tellement la forme, c'est le fait que par exemple si on prend une feuille, c'est un panneau solaire absolument remarquable qui est fabriqué à température ambiante dans de l'eau avec des ressources disponibles autour de la plante parce qu'elle peut pas bouger. Nous faisons des panneaux solaires techniques à haute pression, haute température qui ont besoin de terres rares qui viennent de l'autre bout du monde. Évidemment, la feuille c'est bien plus qu'un panneau solaire.
C'est aussi une zone de captation de carbone. C'est une zone où finalement on a une émission d'oxygène qui est un déchet de la photosynthèse. Et c'est comment s'inspirer finalement de la photosynthèse pour faire de la photosynthèse artificielle.
Il y a plusieurs équipes y compris en France qui travaillent sur ce sujet. Si je fais un petit focus sur les matériaux, je vous parlais tout à l'heure de la coquille de l'oru. Voilà à quoi ça ressemble.
En fait, on a des principes de conception qui vont alterner couche dure, couche tendre, couche dure, couche tendre. À partir de matériaux au départ qui sont plutôt fragile, on obtient une extrême solidité par l'agencement complexe. Et quand on voit l'apparition de technologie comme l'impression 3D, on commence à ouvrir un champ des possibles qui était très peu envisageable jusque dans les années 80 90. des agencements complexes qui permettent des propriétés émergentes.
Si vous voulez un exemple, vous prenez une feuille de papier, vous la pliez, vous la repliez, vous finissez si vous avez suffisamment de papier par faire un lit sur lequel vous pouvez vous coucher alors qu'au départ la feuille est fragile. C'est ça que je veux dire par l'agencement complexe et la possibilité de le maîtriser. Vous avez aussi des matériaux qui sont capables de réagir à l'environnement sans énergie.
Je prends l'exemple de la pomme de pain qui a été la source d'inspiration. Ici, vous avez une pomme de pain qui va s'ouvrir ou se fermer en fonction de la température et de l'humidité. par propriété des matériaux, des fibres qui vont plus ou moins réagir aux mêmes conditions.
Et à ce moment-là, vous avez des enveloppes de bâtiments qui vont s'autoérer quand c'est nécessaire et s'ouvrir passivement simplement par propriété des matériaux. Un autre exemple d'application euh à l'échelle du bâti. Et puis vous avez aussi des choses extraordinaires à l'échelle micro et nano.
Ce que vous voyez, c'est l'œil l'œil pardon, la la l'aile, merci d'un papillon qu'on appelle le papillon morpu. Et le bleu que vous voyez, c'est une couleur qui n'est pas dû à un pigment. Ce qu'on appelle une couleur structurelle, c'est l'illusion du bleu.
Et comment ça marche ? que vous si vous creusez à l'échelle nanométrique la photo que vous voyez en dernier et bien vous avez des petits peignes qui vont filtrer les longueur d'onde et ne laisser passer que la longueur d'onde bleue. Et donc vous avez des possibilités de de créer des effets des effets avec un minimum d'énergie simplement encore une fois en maîtrisant l'agencement complexe à cette échelle-là à partir finalement de la structuration des matériaux.
Je voudrais aussi vous parler d'un exemple qui m'a particulièrement frappé il y a quelques années qui est lié aussi à des explorations en partie française. Monsieur Jacques Livach qui vient de nous quitter était au Collège de France une des personnes vraiment qui a poussé ce thème-là. Vous voyez l'organisme que je que j'illustre ici il y en a plusieurs en fait dans le cercle.
Ce sont ce qu'on appelle des diatomés et tout en bas le squelette d'une éponge en vert qui fait à peu près cette taille et qu'on retrouve entre autres autour de l'Antarctique et dans pas mal de zones à travers le monde dans les grandes profondeurs en général. Ce qui va m'intéresser, c'est pas la forme là, même si elles ont des formes extraordinaires, c'est le fait que ce que vous voyez messieurs dames, c'est du verre. Du verre fabriqué dans de l'eau à 2° Celus pour euh l'éponge qui s'appelle la Corbeille de Vénus.
Et nous, quand on fait du verre, on a besoin de plus de 1000° Celus. Vous imaginez l'empreinte carbone ? Est-ce qu'on est capable nous homo sapiens sapiens s'autoproclamé de faire aussi bien qu'une éponge des diatomées qui ont des millions d'années et de faire du verre dans de l'eau ?
Et bien la réponse est oui. Si notre intelligence est appliquée dans la bonne direction, il y a le procès des seul GEL qui a été mis au point par Jacques Livage et qui est développé également par Clément Sanchez connecté au Collège de France qui nous permett pas encore de faire des doubles vitrages mais des bains dans lesquels on peut faire des dépôts de verre et ça ouvre un champ des possibles qui était inimaginable à 1000° Celus. Vous avez la possibilité de mélanger des matériaux que vous brûlez si vous êtes à 1000° Celus.
Vous pouvez faire des dépôts de verre sur du lin par exemple. Vous pouvez mettre des bactéries intéressantes pour la peau ou pour la dépollution dans des microbies de verre et cetera et cetera. Un champ des possibles qui s'ouvre.
Et je finirai pour la dernière minute par vous montrer une étude qui a été faite au sein de l'université de Bat à la fin des années 90 début 2000 où ils ont comparé dans des brevets des milliers de brevets comment la performance s'est expliquée. Est-ce que c'est par beaucoup de matière et d'énergie ou est-ce qu'on joue sur l'information ? La même étude a été faite dans les systèmes vivants.
Vous remarquerez quelque chose. Le vivant est extrêmement sobre en matière et en énergie grâce à un design intelligent de l'information. Qu'est-ce qu'une fleur ?
Une fleur, c'est du marketing intelligent qui dit à un insecte ou un oiseau, "Ne perds pas ton temps à aller au hasard. Il y a de la ressource pour toi ici, tu vas me rendre un service et en même temps tu vas trouver quelque chose qui t'intéresse. Les hormones, les fourmis qui laissent des hormones, euh les GPS que l'on a dans nos voitures sont basés sur l'algorithme des fourmis pour optimiser le chemin.
Et vous avez des tas d'exemples qui nous montrent que si on n'est pas dans l'info obésité mais dans un design intelligent de l'information, on peut avoir des processus extrêmement sobres en matière et en énergie. Et c'est le cas quand on l'oublie, je finir avec ça. Beaucoup beaucoup de nos innovations dont on parle beaucoup sont en fait indirectement bioinspirées.
Il n'y aurait pas d'intelligence artificielle sans analyse des réseaux neuronaux, sans algorithme de la sélection naturelle. Et le monde des algorithmes est un monde extrêmement riche en potentiel, que ça soit la le fonctionnement d'un banc de poisson, l'algorithme des fourmis, la façon dont fonctionne nos neurones et les cerveaux dans différents euh règnes animaux, dans différents espèces animales, il y a un potentiel énorme. Je vous remercie de votre attention et je passe la parole à Patricia.
Merci Taric, toujours intéressant de de voir tes présentations. Mesdames et messieurs, merci beaucoup. Bonjour, bonjour et merci beaucoup pour cette invitation.
Alors moi je vais revenir sur un rapport que nous avions commis avec la la section environnement dans le et à l'époque j'étais je faisais partie du groupe de personnalités qualifiées au moment où le conseil économique social et environnemental venait de s'ouvrir à à la dimension environnementale puisque il est passé de conseil économique et social puis avec un changement de loi organique la partie environnementale est arrivée. C'était il y a 10 ans et ce rapport a eu lieu quelques mois avant la COP 21 dont on célèbre aujourd'hui les 10 ans. Alors c le biomimétisme était difficile à l'époque.
J'ai j'ai eu beaucoup de mal à essayer de faire passer ce rapport qui au départ ne doit être qu'une étude exploratoire et ça a été pour vous dire la le dernier l'avant-dernier trava travail enfin l'avant-dernier sujet de de la mandature tant il a fallu faire le siège du bureau pour expliquer quels étaient les enjeux du biomimétisme. Au fur et à mesure des auditions, le sujet a éveillé l'intérêt non seulement de la section mais de de plusieurs groupes et nous avons décidé en cours de route de transformer cette étude exploratoire en conseil et avis. ce qui nous a permis de faire des propositions.
Alors, à l'époque, les propositions étaient au nombre de quatre et peut-être effectivement est intéressant de voir l'évolution de ces propositions pour voir ce qui reste encore à faire euh pour atteindre le la la finalité de de ces recommandations. Donc, dans un premier temps, il était évident qu'il fallait donner de la visibilité au biomimétisme. Comme Taric vient de vous l'expliquer, c'est une approche complexe, c'est une approche indisciplinaire.
Ce n'est d'ailleurs toujours pas une discipline puisqu'elle appelle toutes les autres disciplines euh à à à pour sa pratique. Et donc, il fallait euh définir euh et probablement l'ancrer euh dans un peut-être dans un dans un peut-être aujourd'hui, ça serait très difficile de rattacher le biomimétisme à un ministère parce qu'il serait aussi pertinent au ministère de la recherche, au ministère de l'agriculture, au ministère de l'environnement bien sûr, au ministère de l'énergie. C'est-à-dire qu'on a affaire à une une approche qui est totalement transverse et comme vous le savez, la transversalité est quelque chose qui est difficile à inscrire dans un champ réglementaire d'un côté et dans un champ administratif.
Ensuite, il y avait tout un travail d'inventaire à faire pour voir à quel point euh la France était bien placée à une échelle européenne ou à une échelle internationale et essayer de mettre en en évidence ce réseau qui qui est déjà un petit peu actif mais qui ne se reconnaît pas toujours comme tel. C'est-à-dire que certains laboratoires de recherche vont avoir des des actions et des études qui se rapprochent de la démarche biomimétique mais qui ne serait qui ne se revendique pas comme tel. Et donc aujourd'hui euh si on veut structurer euh ce paysage, il est intéressant d'avoir euh les acteurs et c'est je me permets de le dire, c'est ce que le CBIOS fait depuis une dizaine d'années également.
Et puis en fait euh vraiment comprendre euh que cette que ce cette approche biomimétique peut aujourd'hui répondre à tous ces enjeux dont on parlait pas encore à l'époque qu'on va qu'on pourrait peut-être aujourd'hui mettre sous les sciences de la durabilité. Si on revient sur le le l'exemple du plastique ou du verre, si vous voulez faire les les gens qui veulent arrêter le plastique mettent souvent en avant en avant la dimension polluante des et des microparticules de plastique notamment dans les eaux et dans l'océan. Et ceux qui mettent en avant le l'utilisation du verre vont aller dire "Oui, mais attention, vous dégagez du carbone." Il se trouve que là, on aurait la possibilité d'avoir une une une réponse innovante qui permettrait de répondre à ces triples doubles enjeux de de la durabilité.
Aujourd'hui, lorsqu'on parle de durabilité, on on s'inscrit dans un Nexus qui consiste à faire attention à évidemment le changement climatique, donc les émissions carbone, la lutter contre l'érosion de la biodiversité qui ne fait que s'accélérer et bien sûr maintenant depuis un petit peu plus récemment euh la prise en compte de l'océan dans lequel j'incluai également tout le le service hydrique puisque la plupart des pollutions arrivent par les les fleuves et les rivières. Nous avons aujourd'hui une nouvelle approche au Nusienne qui va être le grand cycle One Health, c'est-à-dire que nous avons aujourd'hui euh la compréhension des enjeux communs de l'humanité et de la nature. Euh la santé de l'un dépendant de la santé des autres.
Donc nous avons euh ici euh un petit peu de travail à faire sur la visibilité donnée au biomimétisme et notamment son son j'allais dire son accrochage ou son intégration au à un ministère de référence de manière à pouvoir euh être plus perceptible et plus facile à à utiliser et à promouvoir. Ensuite, nous avions essayé d'identifier les obstacles. Comme vous l'a expliqué Taric, nous sommes dans des enjeux de complexité, nous sommes dans des enjeux de taille et par exemple, il est très difficile dans des règlements actuels et dans des législations actuelles de trouver une place cohérente et efficace pour le biumimétisme.
On avait à l'époque pris l'exemple de l'agriculture et notamment la permaculture dont vous avez sans doute peut-être entendu parler qui aujourd'hui effectivement montre son ses avantages notamment sur la la le fait d'avoir sur des petites surfaces des rendements tout à fait intéressants. À l'époque de ce rapport nous avions auditionné les les gestionnaires de la ferme du bec et loin et leurs ferme faisait moins de 1 hectare. Il était très difficile d'avoir une des propositions sur des des enjeux agriculture quand on était sur une surfice une surface aussi réduite.
On avait également mise en place la notion de d'architecture. On voit aujourd'hui que les enjeux thermiques si si la durabilité a fait a fait des des efforts sur les les panneaux solairri l'éolien nous avons encore une lutte à faire sur l'adaptation et notamment sur tous les enjeux thermiques que ce soit le chauffage ou l'air conditionné. Nous allons vers des vers des des températures et des régimes climatiques qui laissent percevoir que ces enjeux vont être de plus en plus importants.
Nous avions proposé que des approches biomimétiques soient questionnées notamment dans les appels d'offre lorsque l'État commande un chantier d'intégrer cette nécessité d'étude biomimétique en tout cas d'en explorer les potentiels et d'en prévenir les acteurs. Nous avions également amélioré la recherche et le développement. Donc là, on s'était heurté de plein fouet à cette difficulté d'inscrire dans des cases bien significatif quelque chose qui est éminemment transdisciplinaire et euh et transversal.
Enfin, nous avions pensé qu'il était temps de remettre un petit peu de science du vivant euh dans le paysage éducatif. Euh aujourd'hui, les enfants sont totalement bercés par la technologie, que ce soit dans les outils qui les intéressent. on reviendra pas sur les réseaux sociaux, les téléphones portables, l'ordinateur et un engouement extraordinaire pour l'intelligence artificielle.
Mais cette intelligence artificielle serait un outil extraordinaire d'exploration du vivant. Mais encore faut-il que ce vivant soit perçu comme une information, comme un data, comme une richesse. Euh notamment, je pense à la à la à la France avec ses territoires d'outre mer, avec sa biodiversité et notamment certaines espèces endémiques.
Et il faudrait peut-être redonner dans le paysage éducatif et notamment dans les petites classes cet intérêt et cette importance du vivant peut-être à travers un éclairage biomimétique pour comprendre que la la biodiversité peut-être non pas seulement un problème mais qu'aujourd'hui on peut la mettre un petit peu plus davantage sous le sous le l'éclairage des solutions. Ensuite nous avons effectivement renforcé le la l'enseignement supérieur. Dans un monde idéal, il faudrait pouvoir mettre du biomimétisme dans chacun des cursus, que ce soit bien sûr réglementaire, qu'il soit la science de l'ingénieur, qu'il soit voilà, c'est-à-dire que la le biomimétisme faisant tellement appel à toutes les toutes les disciplines qui aujourd'hui structurent nos compétences professionnelles, industrielles, de recherche, voilà, il faudrait vraiment avoir la possibilité d'avoir des des cursus un petit peu plus souples et pouvoir mettre du biomimétisme, je dirais un un petit peu dans dans chaque université.
Voilà, en fait c'est ces ces quatre ces quatre recommandations euh aujourd'hui on on trouver des des chemins un peu à la façon de l'eau. Notamment dans dans l'industrie par exemple, je sais pas si tu as parlé de l'Oréal mais l'entreprise L'Oréal qui est qui est une une grande entreprise internationale qui qui fait le sa richesse économique sur une innovation tout à fait remarquable euh et pratique depuis quelques années déjà. euh cette approche biomimétique et a même au sein de son conseil euh de son comité euh de direction euh Green Science Officer.
Donc une personne dont la la responsabilité est d'explorer justement euh ces sciences du vivant pour y aller pour aller y trouver euh de de l'innovation que ce soit sur les produits, sur les packagings, mais également sur la façon de s'adresser au consommateur. Donc là, on est vraiment dans une optimisation d'excellence de cette approche. On va retrouver également notamment au niveau de l'agriculture et et là je vous parlerai peut-être du groupe Pernoricar que je connais mieux.
Aujourd'hui, l'agriculture régénérative est quelque chose dont on parle souvent, c'est c'est inscrit dans la démarche de durabilité, dans la CSRD de l'entreprise. Et en fait une une économie régénérorative, c'est une économie qui va rechercher la capacité à maintenir les services écosystémiques, à ramener le le la biodiversité dans dans les dans les dans les cultures et qui va justement avoir cette approche dire win win, c'est-à-dire avoir à la fois une production agricole tout en régénérant les écosystèmes dont dont elle dont elle a besoin pour pour bien fonctionner. Moi, je vais vous donner une autre exemple également qui là je là je vous parlerai de bon sens et de souveraineté alimentaire.
Il est évident que nous allons vers des vers des régimes climatiques et des une érosion des sols qui laisse penser qu'on n'est pas dans une équation idéale pour produire plus de nourriture, pour plus de d'individus avec une meilleure qualité, moins d'énergie, moins d'eau. Là, je vais vous emmener au Sénégal puisque l'Institut scénographique Paul Ricard travaille beaucoup sur la pêche durable et sur la pissiculture et sur l'aquaculture. Et nous avons dû réagir assez rapidement à l'effondrement des petites pêcheries côtières.
Euh et nous sommes partis avec la fondation Volia car nous avons remarqué que les femmes euh qui étaient à l'époque s'occupaient de de du traitement et de la vente des poissons juste lorsque celui-ci arrivait sur la plage euh se sont retrouvés totalement démunis puisque les les pêcheries se sont effondrées. Les hommes sont partis à l'usine de farine de poisson mais les femmes sont restées un peu démunies et se sont reconvertis avec plus ou moins de bonheur et d'adresse dans un maréchage de fortune. Nous avons réalisé que ce faisant elles avaient accès à de l'eau et nous leur avons proposé de de devenir aquacultrice, c'est-à-dire pissicultrice.
En fait, on utilise l'eau qui sort du pompage lorsqu'elle est bien fraîche, oxygénée. On est on fait des bassins entre la le pompage et l'irrigation. Et donc du coup, ces poissons vont venir enrichir naturellement par leur rejet, hein, par leur fécessir enrichir cette eau qui du coup avec un système de goutte à goutte va être enrichi.
Donc là, nous avons rés nous avons nous apportons une réponse naturelle au à la problématique des engrais qui sont de toute façon trop chers pour elle. Nous avons également perçu que le fait d'avoir ces bassins de poisson leur donner quelque chose qui pourrait être assimilable à un compte en banque. He on a ces femmes n'ont pas accès au système bancaire, la santé des enfants.
Voilà. Et en fait, on s'est rendu compte que tout simplement en remettant une chaîne trophique, une chaîne alimentaire avec tout simplement des productions primaire, nous arrivions à à résoudre des des des problématiques qui demain seront vraiment sensibles. Ce projet a reçu le prix du Conseil mondial de l'eau et dans une dernière étude sur la sur les sciences de la durabilité, c'est un projet qui aujourd'hui adresse 10 objectifs de développement durable sur un total de 17.
Voilà, c'est ce que la c'est l'observation de la nature qui nous permet de recréer ces chaînes trophiques. Et on se rend bien compte que là où nous aujourd'hui nous avons des enjeux euh entre économie et écologie, entre développement durable et rentabilité, on se rend compte que la nature euh adresse des solutions que nous ne pouvons peut-être pas toujours percevoir car nous sommes plutôt formatés en en silo. Nous avons des domaines de compétences et d'expertise qui sont souvent qui s'inscrivent dans une seule discipline et que peut-être une des plus grandes difficultés aujourd'hui serait de d'animer cette conversation interdisciplinaire, cette conversation entre le monde industriel, le monde de la recherche, le monde de la biologie.
Et je crois que ça c'est peut-être la recommandation la plus urgente que nous pourrions faire aujourd'hui, c'est d'explorer justement toutes ces réussites, tous ces sex stories. On on je serais tenté aussi de de parler des carrés de moquettes, mais là le temps me vient à manquer. Voilà, c'est-à-dire que derrière ces innovations, il y a non seulement l'adaptation et la et et l'adaptation et la mitigation de du changement climatique, mais il y a également des enjeux économiques et des enjeux tout simplement de de de part de marché, si vous me permettez cette expression très économique.
C'est-à-dire que s'il y a vraiment un endroit où la la nature rime avec la rentabilité et la durabilité, c'est vraiment cette approche biomimétique. Je vous remercie. Je donne la parole.
Très bien. Financement, c'est un peu bizarre. Merci.
Bonjour à tous et à toutes. Merci de cette invitation. Euh je vais parler à double titre aujourd'hui.
Effectivement un titre de membre de du CBIOS. Euh et puis aussi au titre de euh responsable de formation pour euh les adultes mais pas que. Voilà.
Euh donc je voudrais déjà vous parler, vous présenter euh le CBIOS qui est le centre européen d'excellence en biomimétisme. Il a été créé dans le milieu des années 2010 vers les années 2010 à 100 liss euh et il a été créé parce que la il s'agissait de répondre à une ambition nationale de porter haut le biomimétisme en France. Il faut savoir que l'Europe fait partie euh des des enfin l'Europe est en pointe et représente pratiquement 40 % des publications mondiales.
Euh et toute la démarche de création du CBIOS a été portée par les pouvoirs publics, donc comme l'a mentionné Patricia, comme l'a dit très justement Taric, du Sénat jusqu'au saisé par les services du premier ministre et de la présidence et les présidences de la République. Et aujourd'hui, c'est un c'est une démarche dont se saisissent plusieurs régions pour avoir des qui ont avec des impacts territoriaux intéressants, notamment la Nouvelle Akitaine, la Bourgogne Franchectée, l'Île-de-France, la région sud, la Guyane, le biomimétisme et les innovations en outreem. Voilà.
Sur des sujets qui parfois mériteraient certainement plus de moyens si on se compare à ce que font nos collègues en Europe. Voilà. Euh nos missions.
Euh il s'agit pour nous principalement de produire du savoir, des outils. Ça c'est une première mission. C'est important comment est-ce qu'on rend les choses plus accessibles et plus manipulables par l'industrie, les organisation.
Euh il s'agit aussi de travailler sur structurer les démarches effectivement pour les rendre effectivement implémenta et pragmatique. Et enfin, il s'agit aussi pour nous d'accompagner les organisations, que ce soi des entreprises ou que ce soi des des des politiques publiques ainsi que les démarches d'innovation. Donc on a aussi un gros travail sur la question de faire évoluer tout ce qui va être innovation, start-up et entreprise ou intégrer aussi ces questions dans pour donner de nouvelles pratiques aux entreprises dans leur façon de concevoir.
Donc pour nous, le biomimétisme est vraiment un levier de renouveau industriel et aussi de de conservation de la biodiversité. C'est vraiment une promesse de mieux vivre pour chacun. Euh et toutes les transitions que nous subissons ou que nous vivons aujourd'hui euh numérique, écologique, industriel, euh toutes les disruptions euh elles peuvent effectivement bénéficier de ces nouvelles idées qui pourront améliorer le quotidien des entreprises mais aussi des industries, de nos agriculteurs, de nos citoyens et de nos enfants et enfin de tout l'environnement dans lequel ils vivent et nous vivons.
Alors, ces initiatives sont encore limitées. Les efforts et les soutiens publics privés doivent accélérer pour passer à l'échelle et avoir un impact. Euh comme le signalit Patricia, effectivement, nous aurions besoin véritablement d'intégrer la question du biomimétisme dans les services de l'État, de le rattacher à un port qui soit identifiable et qui soit pérenne.
Ça pourrait être le commissariat général au développement durable, ça pourrait être l'ADEM, ça pourrait être le Messeri. Euh l'idée c'est quand même aussi de sortir des silos parce qu'aujourd'hui beaucoup de choses sont adressées par secteur, par département. Euh et là, on est sur un sujet qui a une vision transversale, holistique et qui est capable de de d'embrasser la complexité, de la gérer.
Euh et c'est pour ça qu'effectivement il faut il faut considérer aussi que ce sont des démarches qui peuvent aller euh qui peuvent s'inscrire sur une temporalité qui est un peu différente de ce qu'on a l'habitude de voir et en tout cas qui sont assez proches de celles que l'on a en innovation de de rupture ou technologique. L'autre chose importante pour nous, ce serait effectivement qu'on travaille sur un financement structurant en vue d'un intérêt général. C'est-à-dire que nous avons besoin de développer des actions d'utilité publique, des plateformes qui soient accessibles au plus grand nombre de nos entrepreneurs, mais aussi de nos enseignants, de nos organisations, de nos territoires publics pour qu'effectivement ils puissent transformer leur scénario de vie et leur futur vers des choses plus désirables.
Et là, je salue aussi effectivement les travaux que nous faisons avec le musée d'histoire naturelle, l'Institut des futurs souhaitables pour donner effectivement d'autres perspectives à tous ces acteurs. L'idée aussi, c'est de replacer la France comme en position de chef de fil en Europe, euh de travailler sur la maturation de nos start-ups. Nous avons beaucoup beaucoup de ressources intellectuelles, entrepreneuriales en France et elle demande à être accompagnée.
Euh il s'agit aussi de développer des outils stratégiques et Tari vous a présenté tout à l'heure Astéria rapidement. Asteria est une plateforme qui est qui émane du CBIOS. Nous avons créé cette plateforme pour travailler sur faciliter l'accès aux données biologiques pour travailler sur des solutions bioinspiré.
Euh cette plateforme travaille aussi avec des intelligences artificielles mais tourné véritablement vers le bien commun et vers un travail de transformation de nos techniques, de nos pratiques et de nos usages de conception. Euh c'est pour cela que je vous parlerai aussi des relations que nous avons avec le CBIOS en tant que école nationale supérieure de création industrielle. Euh depuis 2012, notre école travaille sur les questions de biomimétisme.
Alors l'école fait partie des 10 premières écoles européennes. Elle est première en France. C'est un floron du ministère de la culture et de l'industrie qui se sont réunis pour passer au-delà des silos et travailler de façon transversal.
Et nous travaillons sur tout ce qui va être création industrielle, design et tourner vers l'innovation. Euh il faut savoir que les premières formations diplômantes en biomimétisme en France sont apparues uniquement vers 2020. Euh souvent euh les formations jusque-là ont été euh saupoudrées sous forme de module, de sensibilisation et uniquement pour des professions très ciblées comme les ingénieurs et les architectes.
Pour notre part, donc nous avons été sollicités par le CBIOS en 2019 et il se trouve qu'à l'intérieur de l'école, nous avions déjà des gens qui étaient très avancés au niveau exploration sur comment appliquer le biomimétisme dans l'innovation. Euh donc nous approchons un biomimétisme que nous avons couplé au design afin de former de nouveaux professionnels de des concepteurs, des designers, des ingénieurs et des architectes, mais aussi tous les autres métiers chargés de projets. Donc aujourd'hui, j'ai dans mes élèves à l'école des gens qui sont aussi déchargés de production dans le bâtiment, dans l'industrie, mais aussi des RH, des élus, des gens qui s'occupent de politique publique et qui travaillent à effectivement la transformation de leur pratique.
Donc nous avons travaillé sur une alliance du biomimétisme et du design parce que d'un côté nous avons une approche très technique par le biomimétisme mais vous le savez. Donc par exemple, on peut parler des recherches aérodynamiques pour réduire sur sur les sur les plumes d'oiseau pour pour la SNCF. Mais euh vous avez remarqué aussi que la transition écologique, la façon dont on peut changer nos notre façon de de travailler, de concevoir, ça passe par nos usages, notre nos cultures, notre envie et surtout la proposition d'un futur qui soit désirable et que l'on a envie d'adopter, je dirais presque sans effort puisqueeffectivement il est désirable.
Et là, je salue encore le les travaux de l'Institut de futur souhaitable dans ce sens. Euh donc du coup, ben le travail sur la culture, les usages, les habitudes, le expériences des utilisateurs, c'est le travail des des designers, des concepteurs, des architectes. Et par exemple, nous avons travaillé avec l'Organisme national des forêts pour travailler contre sur la lutte contre la prolifération d'éthique en milieu forestier avec des réponses sur basé sur l'étude et la vie d'éthique pour effectivement trouver des moyens de lutter contre elle sans forcément avoir accès enfin utiliser de de la chimie de la chimie très très forte.
Voilà. Donc en quelques années finalement nous avons formé environ 550 personnes. C'est très modeste, une sensibilisation poussée pour les concepteurs et les designers.
Et puis euh je dois remercier pour cela le ministère du travail et France Compétence. Pour la première fois cette année a été certifié un diplôme d'experts en accompagnement à la transition par la bio-inspiration et le design euh qui permet de former toutes sortes de professionnels sur ce métier de la de la bioinspiration, du biomimétisme et de trouver des moyens de l'implémenter véritablement dans les équipes de travail et les métiers. Alors, quelques exemples de ces travaux que nous avons pu faire euh qui vous donneront une idée de des de la largeur de l'éventail d'application.
Euh nous avons par exemple travaillé avec le KNÈ sur les questions de gouvernance dans l'espace, ça c'est un sujet un peu chaud aujourd'hui, mais aussi de de nettoyage de l'espace puisqueaujourd'hui on a un problème d'accès à ce à cet espace euh avec Saint-Gobin sur des scénarios de futur industriel. Qu'est-ce qu'on fait dans un monde où le sable disparaît, qu'on fabrique du verre ? on en a parlé tout à l'heure euh des gens comme les élus de la ville de camp sur la requalification d'une riche industrielle, des grands groupes industriels aussi comme NHS sur la prévention en santé parce qu'effectivement la biodiversité, l'environnement sont aussi des conditions syéquanones par rapport à nos notre état de santé générale. avec l'Institut Pasteur et en groupe pluridisciplinaire, nous avons travaillé sur des sujets épidémiques contre sur la lutte contre les moustiques.
Les équipes avec l'Institut Pasteur constitué d'ingénieurs, de scientifiques et de designers ont remporté 3 années de suite des médailles d'or au MIT à l'IGEM. C'est le c'est le concours sur la biologie de synthèse. Euh nous avons aussi travaillé avec l'Agence pour l'innovation, pour la défense, avec les sapeurs pompiers sur la lutte sur une lutte plus efficace contre les feux de forêt, ça c'est en cours, ou le séréma sur des politiques publiques par rapport effectivement euh au territoire et à l'habitat.
Voilà. Donc pour nous, l'axe biomimétisme et design, ça permet de faire évaluer évoluer pardon nos matières nos manières de concevoir vers plus d'autonomie, la de plus de souveraineté aussi euh de travailler sur notre économie, la soutenabilité de nos modèles de vie auquels nous tenons beaucoup et puis aussi nous et puis effectivement aller vers donc ces ces futurs souhaitables que nous aurons décidé plutôt que subis. Euh pour nous, il est pour le CBIOS comme pour l'ENC, il est important de poursuivre la formation de tous les professionnels euh sur toutes les échelles et dans tous les domaines.
Euh comme le disait Taric et Patricia, euh pour nous aujourd'hui, ce que l'on constate c'est que le rythme des formations et les démarches soutenues sont encore trop modestes encore par rapport aux enjeux de santé, de vitalité de nos productions agricoles et industrielles. et qui aux enjeux de nos territoires et qu'il faudrait accélérer et soutenir durablement ces démarches et l'accès à la formation des professionnels mais aussi de tous les autres publics avec des financements, des formations et puis un accès à ses connaissances pour tous les âges dans tous les cursus. Enfin, si tout ceci est mis en place, on aura peut-être plus de visibilité parce qu'aujourd'hui, il y a un vivier de professionnels formés.
Mais effectivement, c'est très difficile dans le contexte actuel de les rendre visibles puisqueeffectivement bien notre focal est sur des sujets plus brûlant d'actualité malheureusement, mais les sujets de de transformation de nos pratiques pour effectivement les rendre plus résilients, plus vivables, plus soutenable, et bien c'est maintenant qu'il faut qu'on y travaille toujours en voilà toujours quelle que soit le l'actualité parce que effectivement ce sont des sujets de fond euh et qui nous impacte tous pour notre futur. Voilà, je vous remercie beaucoup et nous attendons vos questions. Merci à tous les trois pour vos propos liminaires.
Je vais donner la parole à Stéphane de Miller. Merci monsieur le président et merci à nos trois intervenants pour ces propos vraiment passionnants. Vous avez cité tout à l'heure monsieur Chcha l'architecte Catalan Godi.
Je vais le citer également puisqu'il disait à la fin du 19e, l'architecte du futur construira en imitant la nature parce que c'est la méthode la plus rationnelle, la plus durable et ça nous concerne bien sûr ici dans cette commission et la plus économique. Euh la nature n'est effectivement pas qu'un décor, c'est un ingénieur de plus de de presque 3,8 milliards d'années. Et j'ai beaucoup lu par le passé une dame que vous connaissez probablement, c'est Emmanuel Pouba qui est directrice de recherche au CNRS et au Muséum national d'histoire naturelle et elle a écrit des choses absolument passionnantes sur sur le sujet.
Alors en ce qui me concerne, ça ne choquera pas et ça ne surprendra pas mes collègues, je m'intéresse tout particulièrement à l'aéronautique et je rappelle que l'aéronautique est née elle-même d'un d'un regard posé sur le sur le vivant. Bien avant les les calculateurs et les composites, ce sont les oiseaux qui ont montré la voix, qui ont inspiré la finesse des ailes et la conception des matériaux. Léonard de Vinci d'ailleurs avait déjà commencé à à travailler le le sujet et aujourd'hui cette source d'inspiration est plus actuelle que jamais puisque l'aéronautique réapprend à observer la nature pour consommer moins.
Alors vous avez cité un exemple tout à l'heure, moi je citerai un autre exemple qui est celui de l'albatros qui parcourt des milliers de kilomètres en exploitant les vents presque sans battre des ailes. Cette capacité exceptionnelle a nourri la recherche sur les trajectoires de vol et et l'optimisation énergétique avec ces ailes longues et fines. Il a aussi influencé la conception d'elles à fort allongement.
L'aéronautique s'inspire aussi des insectes pour des structures permettant d'alléger les appareils où elles s'inspirent encore des des oiseaux migrateurs dont on s'inspire pour les trajectoires de vol afin d'économiser du carburant. Bref, le myo le biomimétisme nous rappelle toujours que l'innovation la plus performante n'est pas toujours celle qui domine la nature, mais elle est bien celle qui s'en inspire avec humilité et intelligence. Et j'aimerais vous poser deux questions euh même si vous avez partiellement répondu à à l'une d'entre elles.
Ma première question concerne les travaux sur le biomimétisme. S'inscrivent-ils également dans une logique d'application industrielle ? Madame Seng Guinsen a a évoqué très rapidement deux trois sujets et notamment euh sur le le sujet de de l'aéronautique.
Avez-vous connaissance de recherche particulière dans ce domaine ? Et ma deuxième question concerne plus l'aspect national. Considérez-vous qu'il faille enclencher plus de formations sur le sujet comme l'a évoqué d'ailleurs madame Ricard dans dans ses propos, plus de démonstrateurs nationaux ou plus d'incitations économiques ? donner et je vais donner la parole à Michel Webbert.
Oui, merci. Merci monsieur le président. Merci pour cette intéressante table ronde.
Je trouve que l'exemple qui a été pris par mon collègue de est très intéressant parce que en effet s'il en prend l'un des premiers exemples ou un des plus fameux exemples de biomimitisme, on peut parler de l'aviation et c'est vrai que de le prendre de cet angle là, c'est intéressant. Néanmoins, en gros, j'ai un peu tendance à dire que il y a le biomimétisme d'ancienne génération qui a un impact sur l'environnement et il y a le biomimétisme à recréer qui doit limiter l'impact sur l'environnement. C'est peut-être là-dessus qu'il y a un débat de fond qui est à avoir entre nous parce que combien même on s'inspire, la question si l'on veut rester cohérent et face aux enjeux que l'on a aujourd'hui, c'est d'en faire un usage qui nous permette en quelque sorte de répondre aux enjeux et de réussir la transition.
Et et je crois que de ce point de vue là, on a sans doute beaucoup à apprendre, mais on a aussi énormément de risques à prendre et ça m'intéresserait de savoir, j'étais pas là au début de la table ronde mais de savoir votre avis sur le sujet. Et puis peut-être aussi un un témoignage dans cette commission et à certains autres niveaux de responsabilité qui sont les miens puisque je président la Fédération des parcs naturels régionaux de France. On a travaillé sur alors bien sûr les enjeux bioclimatiques, je pense à la rénovation du bâtiller ancien à à à l'utilisation à l'occupation de l'espace.
C'est un sujet qui est important pour nous. Euh il y a souvent des débats ici dans cette maison, notamment sur les questions d'urbanisme, hein, du fameux zéro artificialisation euh des sols. Euh et donc euh euh il y a peut-être aussi là un un sujet à traiter, c'est-à-dire comment est-ce que le biomitisme peut-être un atout, un accompagnement pour par exemple la rénovation du bâti en ancien. un des sujets qui pour moi me tient à cœur euh dans en utilisant des des des matériaux qui ont des vertus on le sait peut-être bioclimatique tel qu'on a connu par le passé que l'on redécouvre aujourd'hui et peut-être que de ce point de vue-là il y a aussi quelque chose à apporter.
Et puis dernier sujet, c'est bien sûr celui de l'agriculture. Et j'ai pas besoin de vous dire que en matière d'agriculture forcément il y a des des interrogations à avoir. Si ma collègue Nico Bonnefo était là, elle vous parlerait sans doute de la santé des sols puisque nous avons nous-même ici eu un débat sur la santé des sols et là encore avec des expérimentations qui sont menées actuellement sur les microfermes par exemple qui sont un exemple de en forme d'innovation biomimétique et peut-être que là encore on a beaucoup à prendre de ce que vous avez enfin de ce que vous proposez expérimenter.
Merci. Y a-t-il d'aut d'autres prises de parole ? Oui.
Jean. D'abord, je voudrais vous remercier pour l'éclairage que vous nous avez donné. Vous nous avez fait découvrir beaucoup de choses quefin personnellement j'abordais pas.
Je de deux sujets. La le premier c'est sur la production de verre. Euh est-ce qu'on peut envisager euh sur le plan économique de fabriquer des bouteilles euh un coûte raisonnable qui remplacerait nos bouteilles plastiques ?
Et le corolaire, c'est euh est-ce que ces bouteilles on peut les recycler après ? Le deuxème sujet, euh j'ai entendu madame parler de protection de la forêt contre l'incendie. Donc travaille avec le Céma et avec les SD.
Est-ce que vous pouvez un petit peu développer ? Merci. Y a-t-il d'autres intervenants ?
Et bien sil n'y en a pas, je vais donner à nos invités. Alors effectivement dans comme vous l'avez dit un Clément Adler, l'aéronautique aussi bien les oiseaux que les chauves-souris d'ailleurs et bien avant Léonard de Vincy. Donc dans l'aéronautique, il y a énormément de lien avec la bioinspiration.
Et je fais aussi un du coup je rappelle quand même pour faire le lien avec votre question monsieur que bioinspiré veut pas dire forcément soutenable et durable. Euh et donc c'est pour ça que le mot biomimétisme a été défini et qu'il est maintenant posé dans une norme. C'est une forme de bioinspiration qui correspond à l'ensemble écoconception.
Et dans l'aéronautique comme ailleurs, à partir du moment où on est dans une intention d'écoconception, on peut après plus ou moins avancer en fonction du contexte dans lequel on est dans une durabilité superficielle ou profonde. C'est un peu la métaphore d'une partie d'échec. Vous pouvez pas faire tout de suite échec et math.
La plupart du temps, vous devez bouger peut-être un petit pion qui semble pas très impressionnant. peut-être simplement réduire déjà l'empreinte énergétique à travers des propriétés de surface des avions par exemple pour déjà consommer moins de carburant fossil et puis peut-être aller plus loin un jour pour aller jusqu'à vraiment une durabilité beaucoup plus profonde. Mais ça ne se fait pas en fonction des chaînes de valeur hein.
Si c'est une start-up s'il y a peut-être plus de marge de manœuvre quand il y a une longue histoire industrielle et bien on a une phrase au sein de l'institut les solutions du 20e siècle sont dévenues le problème du 21e. Et donc il nous faut prendre en compte cela et puis essayer de bouger. Donc moi ce que je vais vérifier avec mes clients, c'est toujours qu'il y a cette intention là et je vais pas forcément juger du premier mouvement.
Je j suis en train d'essayer de d'analyser quelle partie on est en train de jouer. Est-ce que c'est le business as du jou où on continue à créer des externalités négatives, c'est-à-dire des impacts systémiques ou est-ce qu'on essaie d'aller dans cette direction qui s'inspire de 3,8 milliards d'années d'existence de la vie sur terre pour avoir de la circularité de la conception de matériaux avec une chimie compatible avec le vivant. Et pour être plus précis, il y a par exemple des explorations au sein d'Airbus sur des cloisons aussi à l'intérieur des avions pour pouvoir faire ce qu'on appelle du design paramétrique, comme je le disais tout à l'heure, mettre de la matière seulement là où c'est nécessaire sans sacrifier les propriétés structurelles.
Il y a aussi la peau de requin qui a inspiré une surface parce que les pots de requin sont très fortes pour faciliter les écoulements laminaires. Et donc si vous imitez la structuration de la peau, j'ai pas le trop le temps de rentrer dans les détails, vous facilitez les écoulements laminaires. vous réduisez aussi la résistance et donc vous vous dépensez moins d'énergie inutilement.
Donc il y a des propriétés de surface comme ça qui sont aussi exploré. Évidemment aussi sur les formes, les vols, vous l'avez dit comme les vols doigts en formation pour ensemble, un peu comme les les cyclistes hein quand ils sont en train de faire voilà ensemble dépenser moins d'énergie. Tout ça aussi est exploré.
Ça pas encore vraiment été testé à ma connaissance mais à part dans le domaine militaire quand même mais sur les vols civils pas encore vraiment. Mais en tout cas, c'est exploré et cetera et cetera. Et je voudrais vous citer quand même un oiseau extraordinaire, la bargeerousse que m'a fait découvrir d'un point de vue de ces performan là en tout cas mon ami Gautier Chapelle qui est capable de faire une migration extrêmement longue et qui digère une partie de ses muscles à la fin quand elle a plu d'énergie.
C'est comme un peu comme si l'avion consommait une partie de son moteur et que ça pouvait ensuite être réversible sans aucun problème. Donc là aussi, il y a encore matière à creuser pour imaginer des systèmes qui s'approchent des performances métaboliques de certains animaux. C'est étudié aussi dans l'automobile, la performance métabolique dans les différents régimes d'un cheval par exemple et comment cela peut aussi inspirer les régimes moteurs pour minimiser les déchets.
Parce que c'est ça ce qu' fait notre organisme, on a un maximum de performance pour un minimum de déchets organique. Sinon on a des crampes, on a des problèmes. Je vais être peut-être pour aller sur d'autres parties de la question.
Pour moi, ce qui est le plus intéressant du point de vue de la bioinspiration, c'est ce que Lucien a appelé les solutions fondées sur la nature. Pour qu'il y ait biomimétisme, il faut qu'il y ait un acte de design ou de conception inspirée du vivant. Même si pour le moment c'est mis dans des compartiments différents, si on lutte contre les î de chaleur, si en ville par exemple, si jamais on conçoit les les industries comme notre ami de Pocheko qui a pas pu être là aujourd'hui, Emmanuel Druon l'a fait sur son site avec cette idée d'une santé commune, santé individuelle, des parties prenantes internes qui sont en train de travailler dans l'usine, santé également de la gouvernance puisque à l'époque quand il avait repris Pochos qui fabrique des des enveloppes, il y avait de grandes crises de gouvernance y compris prix de du harcèlement et cetera et puis senter des écosystèmes qui nous rendent de fiffés services dont l'air que l'on respire, l'eau dont on a besoin et on se rend compte maintenant qu'il y a des assureurs qui commencent à regarder sur les territoires y compris pour les activités industrielles quelle est la proportion de et qui existe et ce qu'il y a encore des zones humides qui peuvent servir de tampon lors d'événements climatiques extrêmes et je pense entre autres à au projet assumé comme biomimétique de Suè environnement la zone libule qui consiste à observer les zones fonctionnelles d'un maré pour pouvoir pouvoir faire des de l'épuration de micropolluant en sortie de station d'épuration.
Là, c'est du biomimétisme et pas simplement de l'utilisation de la nature. C'est qu'il y a un acte de conception où on recrée les zones différentes du maré qui permettent plus ou moins de dépollution. Je m'arrêterai là pour le moment.
Je sais pas si c'est pas très ça. Oui. Alors moi je je veux bien venir sur la la problématique de la zéro artificialisation nette qui est qui est assez symptomatique de la façon dont nous construisons peut-être nos règlements aujourd'hui.
C'est que nous les concevons jamais à l'ône de ce que nous savons pas encore. C'est que nous essayons de mettre ce qui nous semble être des solutions consensuelles. Donc souvent le consensus n'est pas non plus une accélération de l'innovation.
Et en fait, si on si on zoome arrière, si vous permettez cette expression, la zéro artificisation nette était faite pour justement laisser cette place à la nature. Mais est-ce que si on inversant en inversant le problème, on essayait d'avoir des villes et des et des des actions d'urbanisme qui finalement viendraient à reproduire les services écosystémiques que la ville a détruit dans un premier temps ? Donc en fait, je pense que si on arrive à avoir la notion d'impact, vous parliez des risques positifs et des enfin d'exités positive et négative, je pense que si on arrivait à avoir un petit peu des audits d'impact, que ce soit sur l'adaptation, l'économie de l'eau, la toxicité, la gestion des déchets, on pourrait voir la ville comme un territoire, on pourrait voir la ville comme un écosystème, on pourrait rentrer dans cette fameuse économie circulaire dont maintenant euh les les gens sont enfin la la notion est un petit peu plus facile à comprendre et on ne je pense que l'ar le fait de de cesser un développement urbain ne rend pas la ville forcément plus verte. en revanche, l'inscrire euh et et avoir un un petit peu comme ça un inventaire de tout ce qui peut-être amélioré en terme de gestion de l'eau, en terme de gestion des flux.
Euh les les calories d'un côté qui peuvent être voilà les les frigos des supermarchés sont des sources de calories qui peuvent permettre d'avoir d'autres adaptations comme de la pissiculture ou de la ou ou de l'aquaponie. Voilà. En fait, si on arrivait à regarder euh un ensemble, un lottissement, une ville, même à l'échelle d'un immeuble, de l'immeuble à la ville, il faudrait que chaque action soit perçue comme un écosystème à part entière qui ferait justement un petit peu l'inventaire de tout ce qui pourrait être amélioré et de tout ce qui mériterait innovation.
Et là, je pense que cette notion d'artificialisation deviendrait obsolète. Voilà, je sais que c'est un petit peu compliqué à comprendre aujourd'hui et en revanche, c'est surtout euh je voudrais revenir aussi sur quelque chose, on en a pas parlé lors de nos présentations. Euh aujourd'hui, on a la compétitivité entre nos différentes entreprises en au niveau régional, national.
On a la compétitivité au niveau européen et on a surtout la compétitivité mondiale et aujourd'hui les l'actualité est pleine d'exemples euh qui ne vont pas vers plus de durabilité ou de santé ou de ou de respect de normes sociales. Euh si on arrivait à avoir des plateformes d'innovation où on ferait euh chose étrange, travailler des des concurrents ensemble, par exemple, prenez des des concurrents du du du secteur euh de la construction ou du secteur de de l'énergie, voilà, faire travailler ensemble nos concurrents sur des plateformes d'innovation. où on pourrait justement avoir toutes ces disciplines réunies avec le le avec l'université, avec l'entreprise publique, avec le le service public, avec l'entreprise privée.
Et et je voudrais attirer votre attention sur un sujet que nous que nous animons à l'institut, ce sont les galpas, ce sont les groupes d'actions locaux pour la pêche et l'aquaculture. C'est issu du fond européen le fait en pas, le fond européen pour les affaires maritimes, la pêche et l'aquaculture. Et c'est un système très ingénieux qui va redistribuer les fonds européens au ministère de l'environnement.
ça redescend dans les régions et les régions le confient aux acteurs du du du territoire. C'est quelque chose de terriblement efficace qui permet en plus des financements qui ne sont pas énormes parce que ça aussi c'est un problème aujourd'hui, c'est comment financer une innovation et des démonstrateurs sans euh avec des sommes euh moins importantes. Il est paradoxalement aujourd'hui plus difficile de trouver des petites sommes d'amorçage pour lancer des études et des démonstrateurs que de financer des grandes structures.
Donc voilà. Donc je pense que le territoire est la l'excellente échelle pour mettre en place ces solutions biodynamiques euh biomimétiques et et surtout l'ar l'artificialisation est à mon sens et ça n'engage que moi, peut-être au bout du compte une impasse qui fermerait la possibilité de se servir du territoire comme un démonstrateur d'excellence et d'adaptation avec des solutions inspirées par la nature. Merci.
Et réponses complémentaires à rapporté. Euh oui, parce qu'il y a pas mal d'autres questions qui ont été posées. Donc je vais essayer de faire je vais essayer de faire court.
Alors euh sur la question d'effectivement aéronautique et biomimétisme. Oui, bien sûr. D'ailleurs, on travaille avec on a travaillé avec les NAAC he l'école nationale de l'aviation civile à Toulouse euh voilà sur le futur de l'aviation euh parce qu'ils posent aussi ils se posent pas que des questions techniques, ils se posent aussi des questions euh humaines et de responsabilité.
Donc on a travaillé sur ces sujets-là. Euh application industrielle bien sûr, le par exemple le CBIOS a accompagné plus de 150 projets en recherche et développement ces dernières années. Je pense même par exemple précisément à une petite start-up qui a travaillé sur l'allègement des matériaux en en partant de l'analyse des structures osseuses et qui a développé un brevet pour effectivement appliquer ce principe à tout ce qui est bâtiment structure donc des applications industrielles et pragmatiques très précises.
Voilà. Ensuite effectivement et bien plus de formation. Oui, on l'a dit, ce serait intéressant de voilà de de ne pas voir que la biologie, que la science, que la technique, mais effectivement les relier entre elles parce qu'effectivement elles ont des liens.
Peut-être que c'est cette question des silos qui est un petit peu compliqué aujourd'hui euh parce que il y a une interaction de de tous ces domaines. Et puis effectivement voilà, quand on retourne les gens vers la nature, c'est aussi c'est aussi un grand niveau de satisfaction et d'ouverture. Voilà, ça n'est pas que de le de la technologie, c'est aussi globalement tout ce qu'ils aiment dans leur vie.
Donc c'est je pense que c'est quelque chose qui doit pouvoir être développable sans trop de résistance. Vous avez parlé aussi de la protection. Oui, il y avait une question sur la protection des forêts, la protection incendie.
Alors, il y a eu deux projets. Euh l'Office nationale des forêts travaille en interne sur sur des projets de d'innovation, euh mais nous avons travaillé avec eux sur un projet très précis qui est la protection des forestiers dans un enfin dans un système climatique où la température a fait exploser la population d'éthique qui porte des maladies extrêmement dangereuses pour l'huin pour les bêtes. Et donc effectivement, on a travaillé sur des parcours d'utilisateurs pour analyser comment on peut protéger les forestiers avant, pendant et après. en s'inspirant de systèmes bio enfin de bio biomimétique notamment sur des des principes de de décourager l'accrochage des des tiques, trouver un moyen effectivement de euh de comment dire de de vérifier effectivement leur leur passage.
Voilà, on a mis en place tout un système euh ça c'est une première partie. Et puis un deuxième euh dossier qui est en train de se faire et là c'est avec l'Agence pour l'innovation de la défense et les sapeurs pompiers qui nous ont posé des questions sur comment effectivement être plus efficace dans la lutte incendie. Voilà.
Donc je comprends qu'on fasse le lien de des forêts au aux incendies, c'est clair. Mais là, les incendies, c'est dans tous les théâtres d'incendies, que ce soit en ville ou en forêt. Et comment est-ce qu'on peut euh améliorer la sécurité des personnels qui interviennent sur ces euh sur ces espaces et en même temps améliorer leur efficacité ?
Donc là, ils se sont beaucoup, de ce que je sais, au point où ils en sont, sur l'étude puisqu'elle est en cours. Ils sont en train de travailler sur quelque chose qui épuise beaucoup les personnels en cours sur un théâtre d'opération au moment où ils sont pris dans les fumées. Qui est un, Taric le disait, voilà, parfois c'est un petit changement qui peut tout changer.
Euh et effectivement, par exemple, on s'est aperçu que les tuyaux qui sont apportés sur place, ils ont un énorme coefficient de frottement. Ils épuisent les personnels. C'est un véritable danger pour les pompiers eux-mêmes d'une certaine façon.
Donc on ils sont en train de travailler sur une inspiration à partir des escargots, des serpents pour travailler sur effectivement des euh des tuyaux qui seraient beaucoup plus faciles à à déployer sur le à manier sur le terrain. Voilà, donc là une application très pratique euh d'une inspiration biomimétique. Voilà.
Merci bien monsieur Tchaz J'ai oublié de répondre à une question. Oui. Concernant excusez-moiis c'est un bel exemple vert qui montre que en fait on a on a dans nos métiers ce qu'on appelle l'échelle TRL.
TRL c'est-à-dire que c'est le niveau de maturité en fait d'une technologie. Quand on est dans un un TRL bas, ça a été mis au point par la NASA entre autres pendant les premières phases de la conquête spatiale. Un TRL bas, c'est qu'on est dans le laboratoire encore.
TRL c'est qu'on est déjà sur des objets ou des services qui sont déjà sur le marché et qu'on est dans l'incrémentiel, de l'amélioration. Et là, on est à mi-chemin avec cette histoire de verre. Et évidemment, plus on est bas dans le TRL, plus il faut soutenir pour pouvoir passer à l'échelle.
Euh pour le moment, il y a quelques applications donc du procédé solgel qui sont plutôt par exemple des semelles de fer à repasser pour faciliter en fait le repassage mais aussi le toit de l'opéra de Pékin pour faciliter des propriétés déperlantes. Il y a quelques explorations qui avaient été faites à l'époque par Jacques Livage qui étaient plutôt des bactéries enfermées dans des microbilles, ce genre de choses. et on n'est pas encore, il y a pas encore à ma connaissance de bouteille faites en procédé sol gel et je pousse beaucoup les acteurs actuellement pour faire de l'expérimentation.
Et évidemment la filière est pas encore là, c'est pas le même procédé de fabrication, c'est pas le même procédé aussi de récupération. Peut-être que la bouteille en question, il faut la garder plus longtemps chez soi. Peut-être que c'est le le réemploi qui est qui est la solution et pas forcément le recyclage dans ce cas-là.
Mais en tout cas, le point clé ici, c'est que c'est un changement de paradigme énorme dans la façon de produire et donc la façon aussi de mieux gérer l'énergie et la matière engagée. Euh mais il y a encore tout un chemin à faire et et je dirais que c'est l'occasion pour moi de dire que actuellement il y a une estimation qui a été fait en 2023 par nos amis Newcil qui sont aussi membres de la de la SKICK. On n pas dit Mel CBIOS c'est une société coopérative d'intérêts collectifs ce qui permet d'avoir aussi bien des grands groupes que des collectivités.
On est orienté vers le bien commun et l'institut fait partie d'ailleurs du CBIOS en tant que qu'actionnaire de la SKIC. On est à 620 millions d'euros à peu près de levée de capitaux euh dans la direction du biomimétisme en France actuellement avec des exemples comme ceux dont j'ai parlé tout à l'heure hein, donc Phoenix, Corve pour les valves cardiaques, beaucoup dans le biomédical, pas mal dans l'agriculture avec ce qu'on appelle la confusion hormonale aussi, comment lutter contre les ravageurs en imitant les hormones sexuels ou d'autres types d'hormones qui vont créer de la confusion et éviter que ces ces ravageurs soient potentiellement actifs. Et donc je vais citer Olivier Amand qui travaille pour l'institut Michel Ser qui dit "Dans le vivant on prend du temps pour préserver de la matière et de l'énergie et nous on fait exactement l'inverse.
On veut gagner du temps mais à grand renfort de matière et d'énergie." Donc c'est aussi une façon différente de concevoir la performance et de concevoir la manière aussi de produire en terme d'empreinte matériaux. 14 tonnes pour un français et une française en moyenne avec des immenses disparités de niveau de vie.
Mais pour assurer notre niveau de vie, il y a 14 tonnes de matière. Le sac à dos qu'on don qu'on ne voit pas, c'est ça. Et bien le vivant, vous l'avez vu avec le schéma que j'ai montré tout à l'heure, c'est une sobriété en matière en énergie.
Et comme un certain président de la République, je veux pas faire de politique ici a dit, ce n'est pas pourtant le retour à la lanterne des Amiches, loin de là. C'est arrêter des gaspillages qu'on ne qu'on se permet encore et que la nature ne se permet pas parce que sinon l'évolution fait le tri. Oui, je vous en prie.
Allez-y. Euh je je voudrais vous doner de deux petites phrases parce que le plus difficile quand on entend parler du biomimétisme, c'est qu'on trouve ça formidable. Mais quand on revient à la maison ou sur le territoire, on a un petit peu de mal à transmettre cet enthousiasme et tout le monde n'a pas la chance d'avoir Taric dans dans sa poche pour convaincre ses élus.
Moi, j'ai deux phrases que j'aime beaucoup. La première, c'est l'âge de pierre, c'est pas arrêté faute de pierre. C'est-à-dire que l'innovation, elle a toujours été dans dans la même dans dans le principe même de de l'évolution de l'être humain.
Et l'autre qui permet peut-être plus de comprendre cette notion de rupture, c'est pas en essayant d'améliorer la bougie qu'on a inventé l'ampoule. Et lorsque en fait on s'acharne à refaire des bouteilles, on veut utiliser peut-être le nouveau plastique des diatomées pour faire la même bouteille que la bouteille d'une marque de d'eau minérale bien connue. Le biométisme, ça nous invite aussi à aller observer les façons et les procédés de la nature, comment la nature transporte du liquide, comment la nature voilà et en fait c'est c'est probablement cette complexité disciplinaire qui qui qui se qui est nécessité pour atteindre le fameux TRL opérationnel.
Et alors pour se faire et et d'ailleurs ça c'est quelque chose qui me tient beaucoup à cœur, je recommande aujourd'hui d'avoir des des plateforme collaborative de d'innovation qu'on appelle le carré magique. Le carré magique c'est vous allez prendre un acteur académique, le premier pilier c'est la science. Aujourd'hui, on voit bien qu'on ne peut plus rien faire sans sans cette interface scientifique, sans le sans la l'accompagnement des scientifiques, scientifiques, ingénieurs, enfin tout tous les gens qui vont coconstruire cette connaissance et et vont la diffuser.
Le deuxième pilier, c'est l'économie, hein, économie finance, c'est tous les c'est tous les gens qui vont transformer cette connaissance en en rentabilité, en en mouvement économique pour le plus grand bien de tous. Le troisème pilier qui est essentiel, alors là, ça va être le pilier de la société civile dans lequel je vais mettre les les ONG bien sûr, les médias bien sûr et les syndicats qu'on oublie trop souvent. Tous les gens dont la métier est de faire de la diffusion d'information et et de pousser ou ou de ou d'empêcher l'acceptation sociétale.
Et le dernier pilier qui est essentiel, c'est effectivement l'institution, le territoire et l'État ou ou ça peut remonter de l'ONU l'Europe. Voilà. C'est-à-dire que si vous arrivez à mettre en place des coalitions avec des représentants de chacun de ces piliers, vous allez faire évoluer la réglementation en même temps que l'innovation.
Vous allez faire attention à l'acceptation sociétale combien combien d'innovations formidables se sont heurtées euh à des manques de compréhension ou à des des manques d'acculturation des acteurs qui auraient dû accompagner qui en ont été les freins pour des raisons toujours valables. Mais on voilà, ne voyant qu'une partie du problème, souvent on a du mal à avoir une vision plus efficace. Donc voilà, donc le carré magique et l'intégration de la science et par la avec l'économie, avec les réseaux sociaux et et les gens qui sont là pour faire diffuser la l'information et la et la partie réglementaire et territoriale est importante.
Et un dernier point, l'innovation va toujours beaucoup plus vite que la réglementation. Et je pense que c'était une des une des une des recommandations que nous avions fait dans ce rapport, c'était d'avoir des des des je sais plus comment on avait appelé ça, mais des endroits d'expérimentation où effectivement le soit sous décret préfectoral, soit où on puisse avoir de l'innovation en marche. On a besoin de montrer, on a besoin de démonstrateur et il faut avoir des zones d'innovation.
Voilà, c'était des zones d'innovation prioritaires. On avait appelé ça un zip. Voilà, il faut ziper la France pour que ça a mieux.
Voilà. Merci beaucoup. Merci.
J'apporterai juste euh une pierre à l'édifice de ce qui a été dit en réponse aussi à monsieur Weber. Euh pour moi euh effectivement la question est véritablement de changer les scénarios scénarios d'usage, scénario de vie. Si c'est pour ça qu'en fait on on essaie de former des concepteurs euh sur ces questions-là, que ce soit des ingénieurs, des designers, des architectes, des urbanistes euh et même les scientifiques parce qu'aujourd'hui euh une réponse technologique ne suffit pas.
On ne peut pas appréhender une solution technologique. Il faut qu'elle soit implémentée dans des usages, dans une un scénario de travail, que ce soit pour une entreprise sur des processus de production, que ce soit dans un objet pour la façon dont on va le toucher, l'utiliser. Euh et ces scénarios autres, ça va permettre aussi de de proposer autre chose.
C'est pas la voilà l'idée véritablement de d'inventer un futur enthousiasment en changeant de paradigme et de façon de travailler plutôt que de dire "Ah faut pas faire c, faut pas faire ça, faut plus faire c, faut plus faire ça." Donc en fait, comme l'a très justement souligné Patricia, bah voilà, le jour où on a inventé l'ampoule, personne n'a pleuré sur la bougie. Voilà.
Donc c'est ce travail-là qu'il faut qu'on fasse et c'est pour ça qu'il est important de mélanger les sciences humaines, les sciences dures, euh qu'elle l'économie que ces gens-là travaillent ensemble pour effectivement pouvoir implémenter le biomimétisme qui tout seul peut paraître un petit peu sec et difficile à manipuler. Voilà. Merci.
Il y a-t-il parmi nos collègues des interventions, des précisions complémentaires ? Oui, Gilberuc, juste pour équilibrer les présidents de la République, il y a un président de la République il y a quelques années qui avait dit qu'il fallait redonner du temps au temps. Voilà, j'invite tout le monde à y réfléchir.
Et pour ma curiosité, est-ce qu'aujourd'hui on est arrivé à comprendre et à reproduire la ce qui est capable de faire une mouche quand elle va se poser au plafond ? Allez-y. Alors, il y a le geek qui est ser de modèle hein sur les la façon d'adhérer.
Alors, je vais pas rentrer trop dans les détails parce que ça nous menerait trop loin ce qu'on appelle les forces de Vand Derval. Donc, c'est des liaisons très très fines. Euh et je pense qu'il y a encore un on a 8 millions d'espèces connues de la science et probablement beaucoup plus sur terre et on on a comme modèle biomimétique une infime fraction.
Donc, le potentiel, il est énorme. Et je vous enjoins si vous aimez ce genre de question. Il y a un livre magnifique qui a été écrit par un journaliste scientifique euh américain qui vient d'être traduit en français qui s'appelle Un monde immense où en fait il traite des sens et des capacités de de plein d'espèces et vous regarderez plus votre chien ou votre chat de la même façon une fois que vous aurez lu ce livre.
Et il parle entre de la mouche et de la capacité de la mouche à aussi percevoir des choses que nous ne percevons pas parce que ou même la pieuvre et cetera. Donc non, il y a encore plein de choses à faire et dans la robotique, ça a été pas mal exploré quand même. Euh et là, on n'est pas forcément dans le bioyémétisme.
Encore une fois, on peut s'inspirer la nature sans forcément répondre à des enjeux de soutenabilité et humaniste. Mais oui, ce sont des modèles qui sont qui sont explorés. Juste ça me permet de de dire une phrase.
Vous savez, je fais partie au sein de l'institut de ceux qui pensent que la place de la biologie dans les prochaines étapes, c'est un peu les germes d'une nouvelle renaissance comme la révolution copernicienne l'a été. Et on le voit même avec l'IA encore une fois, sauf qu'on n'a pas pris conscience de ça. Euh on est en train de voir même le langage des organisations changer.
On parle de l'ADN d'une organisation, d'écosystème d'acteurs. On est en train de biologiser des mots qui venaient de la révolution industrielle où on parlait de la boîte des rouages d'une organisation et ça dit quelque chose d'assez profond sur notre besoin de retrouver notre connexion au vivant. La France a un rôle extraordinaire à jouer.
On a pris un temps d'avance grâce au CBIOS, je dois le dire. Je vais pas faire de fausse modestie mais c'est encore très très loin du potentiel. Et j'ai pu voir des embarquements d'équipe dans les industries, chez les étudiants.
Ça provoque un enthousiasme chez les équipes et dans une période où on est tous un peu déprimé, je pense que ce facteur de désirabilité, ce facteur d'embarquement, c'est pas rien. Oui, je serais tenté d'ajouter que le mot qu' n'a pas encore été prononcé, ça serait peut-être ce mot de réconciliation puisque le biomimétisme, loin de séparer la biologie de la technologie, invite l'un à inspirer l'autre et invite un à visiter l'autre. Et il est vrai que quand on voit l'accélération de l'Aillet et cette phase de construction des de la capacité de l'Ayet qu'il faut nourrir euh et donc imaginez la la l'extraordinaire accélération que peut apporter La à à toutes ces toutes ces connaissances biologiques et probablement pour l'instant c'est le Muséum qui structure toutes ces connaissances.
Or, il y a dans tous les laboratoires de France, qu'il soient privés ou public ou les universités ou les écoles, il y a énormément de de connaissances biologique qui mériteraiit euh d'être peut-être réuni en tout cas ou ou on voilà d'être je c'est on va vers les on va demain demain la la connaissance sera vraiment la valeur la plus importante et je crois que cette connaissance du vivant la France est très bien placée à travers ces territoires d'outre mer à travers ces différents laboratoires. La la France est à la fois high-tech et très bio et nous avons tous les éléments nécessaires pour avancer et probablement entraîner avec nous. Voilà sur cette aventure formidable.
Merci. Je vais redonner la parole à Stéphane le Miller. Oui.
Non, je veux pas rajouter trop de de questions dans le débat mais on s'inspire des animaux. Est-ce que les animaux s'inspirent de nous ? Déjà, déjà nous sommes un animal.
Oui, c'est pour ça. D'accord. Et Darwin même disait, même en parlant d'intelligence, on est en train de découvrir ces dernières décennies des tas de choses.
Moi, j'ai la chance d'être aussi chef d'expédition polaire. J'ai mis en en pause ma carrière et j'ai vu des animaux, des oiseaux entre autres utiliser l'humain, donc s'inspirer de nous. En tout cas, il y a des collaborations interespèces qui existent depuis très longtemps.
Je parlerai des imaragen par exemple qui pêchent avec les dauphins où il y a vraiment une interaction entre les deux hein et aussi de certaines tribus qui vont utiliser un oiseau qu'on appelle l'oiseau indicateur qui va avoir un sifflement particulier pour euh indiquer qu'il a trouvé du miel. Un sifflement vers les humains et il travaille ensemble. Et puis finalement, je vais prendre un dernier exemple, c'est peut-être, je sais pas si certains d'entre vous ont des chats.
Euh bon, c'est un un animal qu'on qui nous accompagne depuis des centaines de des dizaines de milliers d'années au moins, qui a été appu apprivoisé il y a des dizaines de milliers d'années. Euh et savez-vous qu'un chatle que vis-à-vis des humains. Pourquoi ?
Parce que ça ressemble beaucoup aux pleurs d'un enfant et donc on a du mal à résister au miolement d'un chat. Donc oui, les chats imitent les humains. Bien, merci.
Merci. Et en conclusion, je voudrais je voudrais vous dire que vous avez mis en lumière en valeur deux points majeurs qui sont ces points des points importants et au cœur de l'expertise de notre commission. euh la la formidable richesse de notre écosystème.
Écosystème qui doit inspirer notre société, inspirer notre économie, notre matière de vivre, d'anticiper les défis de demain. Et le le le deuxème point, c'est le caractère transversal de l'approche biomyimétrique qui fait écho au fait que le développement durable n'est pas une discipline en tant que telle mais doit être prise en compte dans toutes les dimensions de l'action publique. Merci pour votre précieuse collaboration et merci à à mes collègues pour votre présence et les questions que vous avez pu évoquer.
Et il y a des sujets importants, je vous verrai 2 minutes parce que vous avez un sujet qui me préoccupe énormément, c'est celui du développement d'éthiqu travailler sur ce sujet parce que c'est vraiment quelque chose de d'important dans nos territoires ruraux pour nos forestiers, pour nos agriculteurs et c'est un sujet aussi, il faut quand même qu'on alerte un petit peu la médecine sur ce sujet mais je manquerai pas d'évoquer sujet avec vous. Merci
Jean-françois Longeot