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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 28 avril 2026 4 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJustice

Racisme : échange tendu entre Antoine Léaument et Laurent Nuñez à l'Assemblée - 28/04/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 0 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00RelanceÉludée

    Pourquoi la police a refusé d'enregistrer le mobile raciste ? Pourquoi l'agresseur est-il toujours en liberté ?

  • 6:01RelanceÉludée

    Vous n'avez pas répondu pourquoi la police a refusé de prendre les plaintes sur ce phénomène spécifiquement.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Antoine LéaumentFait
    « Dehors, les Noirs et les Arabes, voici ce qu'il leur a crié. Le mobile raciste est évident. »
  • 0:10Antoine LéaumentFait
    « La police a refusé d'enregistrer le mobile raciste, pourtant signalé par plusieurs personnes. »
  • 0:30Antoine LéaumentFait
    « Le racisme, ça commence par des mots, ça finit par des morts. »
  • 2:01Laurent NuñezFait
    « La France poursuit les auteurs de propos racistes, de crimes racistes, quel qu'il soit. »
  • 4:30Laurent NuñezFait
    « Il a été placé en garde à vue et il est convoqué, il fait l'objet d'une COPJ pour violence avec armes. »
  • 5:00Laurent NuñezFait
    « Le procureur de la République a ouvert une deuxième procédure qui englobe la première procédure. »
  • 5:30Laurent NuñezPromesse
    « Notre lutte contre le racisme, elle est intraitable. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le ministre de l'intérieur, en raison de leur couleur de peau, des enfants de 6 à 10 ans ont été ciblés par un homme armé d'une carabine. Dehors, les Noirs et les Arabes, voici ce qu'il leur a crié. Le mobile raciste est évident.

Connu du quartier, l'agresseur se revendique d'ailleurs raciste et fier d'être raciste. Je tiens d'abord à apporter à ses enfants et à leurs parents le soutien de la représentation nationale. [applaudissements] Cette affaire devrait choquer la France entière.

Ce sont des enfants, mais la parole des victimes est né. Ainsi, la police a refusé d'enregistrer le mobile raciste, pourtant signalé par plusieurs personnes. Une mère témoigne, je l'ai dit aux policiers et les gamins aussi avec les vidéos sur leur téléphone, mais les agents n'ont pas enregistré mon témoignage.

Peut-on savoir pourquoi ? Pourquoi le père d'un enfant agressé a dû retourner au commissariat pour exiger que sa plainte soit prise en entier ? Pourquoi a-t-il fallu 4 jours de mobilisation pour que le procureur daigne retenir le mobile raciste ?

Pourquoi l'agresseur est-il toujours en liberté à cette heure ? Cette situation est malheureusement classique. Comme le dit la sociologue Rachid Abrahim, la race tue deux fois.

Une première parce que le racisme tue. Une deuxième parce que la police et la justice ne retiennent souvent pas le mobile raciste. Votre ministère estime à 1,2 million de personnes le nombre de victimes de racisme chaque année, mais les condamnations sont rares.

Pourtant, le racisme tue. Féico Martin à Rambourou, Jamel Ben Jabala, Hem Miraoui, Ismaël à Ali, Abouakar Sissé et tant d'autres. Le racisme, ça commence par des mots, ça finit par des morts.

Combien de meurtres et d'agressions ratistes faut-il pour que votre gouvernement agisse ? La République promet la liberté, l'égalité et la fraternité. Alors, où est-elle quand des enfants se font tirer dessus en raison de leur couleur de peau sans provoquer un puissant élan de solidarité ?

Aurait-il fallu, collègue, que ces enfants aient ma couleur de peau pour avoir le droit à la compassion de la nation tout entière ? [applaudissements] Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunz, ministre de l'intérieur.

Merci beaucoup madame la présidente, mesdames et messieurs les les députés. Monsieur le député Antoine Léomand, j'espère que vous ne croyez pas une seconde ce que vous venez de dire qui est très grave. La France poursuit les auteurs de propos racistes, de crimes racistes, quel qu'il soit.

Quel qu'il soit, soyez-en certain. Soyez-en certain. Et ne tenez pas ce type de propos qui vraiment vraiment jette un gros doute sur notre détermination qui est totale pour lutter contre le racisme, qui est total et nous le démontrons tous les jours.

Dans l'affaire que vous citez, monsieur le député, dans l'affaire que vous citez, les effectifs de police ont été requis dans le département de la Haute Loire dans une commune qui est qui joue le plus envolé pour un individu qui faisait usage d'arm à feu sur la voie publique. Ils sont intervenus immédiatement et ont interpellé cet individu qui effectivement a reconnu faire usage d'une arme à feu pour tirer sur des cibles disait-il puis tirer en l'air disait-il pour intimider des enfants. Donc il a été placé en garde à vue et il est convoqué, il fait l'objet d'une COPJ pour violence avec armes.

Première procédure. Il y a effectivement une seconde procédure. Vous avez raison, il y a une seconde procédure.

J'y viens. une seconde procédure puisqu'il est apparu que cet individu dans d'autres vidéos tenait des propos où il ait il affirmait il affichait sa fierté d'être raciste. Il en était très fier, il le revendiquait et donc le procureur de la République a ouvert une deuxième procédure qui englobe la première procédure.

Croyez bien, croyez bien monsieur le député 1 que cet homme aura répondre des actes qu'il a tenu et que j'insiste, le procureur a étendu son ouverture à la première enquête. Mais surtout, monsieur le député, je veux conclure ma réponse en vous disant, vous avez cité effectivement des crimes odieux, des crimes racistes dont d'ailleurs pour deux d'entre eux, ils ont été qualifiés de terroristes, de terroristes. Et donc croyez bien, croyez bien et c'est la détermination de tout le gouvernement et celle du ministre de l'intérieur, du ministre de la justice que notre lutte contre le racisme, elle est intraitable.

Intraitable et elle ne supporte pas, elle ne souffre pas d'être contestée comme vous venez de le faire. Merci beaucoup, monsieur le ministre. [applaudissements] Monsieur le député, monsieur le ministre, vous n'avez pas répondu pourquoi la police a refusé de prendre les plaintes sur ce phénomène spécifiquement. [applaudissements] Merci monsieur le député.

Racisme : échange tendu entre Antoine Léaument et Laurent Nuñez à l'Assemblée - 28/04/2026 — Antoine Léaument · Pourquijevote