Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewC à vous (sur YouTube)· 23 mai 2025 52 min

Moelle osseuse : 2 sœurs lancent un appel au don pour leur mère - C à Vous l’intégrale - 23/05/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.Casse: Bonsoir et bienvenue dans "C à vous".

On est très contents de vous retrouver pour commenter l'actualité de ce vendredi 23 mai avec Nathalie, Louis, Lorrain et Olivia, qu'on est heureux d'accueillir. C'est la dernière de Nathalie. - N.Saint-Cricq: Ben oui... - A.Casse: Elle n'en a rien à faire! - N.Saint-Cricq: Je suis très sensible, contrairement aux apparences. - Personne n'est compatible dans le monde pour sauver cette femme qui a une leucémie aiguë. - A.Casse: On reçoit Julie Descamps qui a lancé cet appel pour sauver sa mère et Marine Jeantet.

Les excès de vitesse au service de la médecine. - L.Amar: Vous verrez comment une partie des amendes est dédiée à la modernisation des hôpitaux. - N.Saint-Cricq: La grève des taxis: ça se corse pour F.Bayrou. - A.Casse: Vaste coup de filet pour démanteler un réseau pédocriminel. 55 hommes ont été arrêtés, dont un évêque de l'Eglise gallicane.

On reçoit l'homme qui a dirigé cette enquête et L.Ohnona, qui a réalisé un documentaire. - L.Sénéchal: Trump accuse Harvard d'être noyauté par la Chine et refuse que l'université accueille des étudiants étrangers.

Décision annulée par un juge. - A.Casse: Nous irons à Cannes pour la 2e partie de l'émission.

Bonsoir, Babeth. - A.-E.Lemoine: Bonsoir à tous.

Je sais, j'ai ramassé toutes les paillettes que j'ai trouvées sur la Croisette pour les porter ce soir et célébrer la dernière de "C à vous" à Cannes, la dernière montée des marches, marquée par la présence de G.Anderson, la star de "X-Files" de "Sex Education", qui a incarné M.Thatcher.

Elle sera la dernière invitée de l'émission à Cannes. A ses côtés, S.Ashley, la star de "Bridget Jones".

Nous recevrons au Cerrone et Christine and the Queens. Voilà pour le programme. - A.Casse: Merci et à tout à l'heure.

Tout de suite, l'édito de N.Saint-Cricq. C'est le 5e jour de mobilisation des taxis.

On ne peut pas dire que ça s'arrange. Ca pourrait durer, avec des opérations très ciblées. - N.Saint-Cricq: Paris, Pau, la ville de F.Bayrou...

Il y avait même des menaces sur Cannes pour finir en beauté le Festival. Il ne faut pas des milliers de voitures pour bloquer un pays. Nous sommes allés à leur rencontre à Paris.

Klaxons. - On veut défendre son gagne-pain. - Un jour, 2 mois...

Pas de problème. Sinon, on ferme. On se battra jusqu'au bout. - On n'a pas d'écoute.

C'est pour ça qu'on est là et on ne lâchera rien. - Le mouvement va continuer la semaine prochaine tant qu'il n'y aura pas de choses concrètes. - S'il y a besoin de roulement, faites des roulements.

Même si ça peut choquer, s'il faut rester 15 jours, on restera 15 jours! Applaudissements. - N.Saint-Cricq: Côté gouvernement, la réponse est claire: négocier, oui.

C'est ce qui sera fait demain avec F.Bayrou. Céder, il n'en est pas question.

On écoute la porte parole du gouvernement. - On ne va pas faire machine arrière. Il s'agit de faire 100 millions d'économies, entre 100 millions et 150 millions.

C'est 2 % d'économies, des économies faites sur l'efficacité, pas sur le service aux malades. Il n'est pas question de laisser les personnes isolées mal soignées et sans accès aux soins. - N.Saint-Cricq: Ce qui est prévu pour demain après-midi, c'est une remise à plat de certaines choses, les relations avec les VTC, aussi.

Les chauffeurs de taxi s'en sont pris aux VTC pour une concurrence qu'ils estiment injustifiée. On reverra les tarifs, la façon dont les ambulanciers et taxis sont traités. Ce sera demain après-midi.

F.Bayrou pense les calmer. - A.Casse: Quelle est la marge de manoeuvre du gouvernement? - N.Saint-Cricq: Elle est faible.

F.Bayrou ne peut pas capituler en rase campagne. S'il le fait, il sera démonétisé pour la suite.

Il a demandé 40 milliards d'économies. Il se fait un chantre de la rigueur. C'est délicat de dire aux 1res personnes qui hurlent dans la rue: "On va changer." Il devra démontrer que cette réforme ne nuit pas aux malades, qu'elle n'aggrave pas la situation dans les déserts médicaux.

C'est un sujet sensible. Il faudra montrer qu'il y a des compensations pour les taxis. Tous les gouvernements ont peur des blocages dans la rue, des blocages des transports, des dépôts d'essence, l'atteinte à la libre circulation...

Ca fait parfois caler le gouvernement quand ça dure longtemps. La France n'est pas spécialement une adepte de la négociation. On a toujours tendance à menacer.

Je voudrais qu'on écoute les syndicats et leurs réactions. On peut imaginer que ça ne va pas être sympathique demain après-midi. - Le gouvernement a dit qu'ils ne feront pas marche arrière sur la convention de la Cnam.

On ne fera pas marche arrière. - Les agriculteurs en plus, sur Paris...

Taxis et agriculteurs, c'est le combo parfait pour paralyser. - N.Saint-Cricq: "Combo parfait".

Ca risque d'être tendu demain. En France, on est toujours d'accord pour réformer pour les autres, mais pas pour soi, "pas sur mes plates-bandes". Il faudra convaincre les Français du bien-fondé des réformes.

Je propose un exercice. Je vous propose 2 reportages. Le 1er, un chauffeur de taxi charmant arrive et qui cocoone une vieille dame ou un jeune monsieur...

Ce n'est pas vous! Une chimiothérapie à 80 km de chez elle...

On se dit que ce n'est pas possible, qu'il est tellement sympa qu'il faut les laisser tranquilles et leur permettre de bien gagner leur vie. Je vous montre un chauffeur de taxi qui laisse son patient, et qui, pendant 2 heures, au lieu d'aller faire des courses, ne fait rien. Vous le voyez rentrer à vide dans son taxi.

Vous vous rendez compte que 2 personnes auraient pu rentrer avec lui et qu'elles n'ont pas été prises en charge alors qu'elles habitent au même endroit. Vous vous dites qu'il faut rationaliser. C'est tout le problème, tout le sujet.

Il faut réformer sans tout ficher en l'air. C'est un sujet sensible. Ce sera un test pour F.Bayrou. - A.Casse: Dès demain.

Merci. 55 hommes ont été interpellés partout en France dans le cadre d'une vaste opération de démantèlement d'un réseau de pédocriminalité, au terme d'une enquête de 10 mois. Un suspect, un homme présenté comme un évêque alsacien, s'est défenestré au domicile d'un proche aujourd'hui.

Il était placé sous contrôle judiciaire. Il était appelé à comparaître aujourd'hui. - Une enquête de l'ombre pour interpeller 55 pédocriminels partout en France.

Des hommes agissant sous pseudonyme, âgés de 25 à 75 ans. - Un ambulancier, un évêque, un grand-père ou un prof de musique... - Parmi eux, le recteur du centre miséricorde Saint-Joseph de Mingosheim.

Il est dans le coma après s'être défenestré. - Selon les enquêteurs, l'ecclésiastique aurait eu des images pédopornographiques depuis 2017. Il aurait dû se présenter cet après-midi devant le tribunal de Strasbourg dans le cadre d'une comparution immédiate. - A.Casse: Bonsoir, le commissaire Q.Bevan.

Vous avez coordonné ce vaste coup de filet. Bonsoir, L.Ohnona.

Vous avez réalisé un documentaire qu'on peut regarder sur le site d'Arte. Il s'agit de "Pédocriminels, la traque". Entre lundi et hier matin, 55 ont été interpellés partout en France, soupçonnés d'appartenir à un réseau de pédocriminalité.

Il y a des profils divers. Un ambulancier, un professeur de musique, un militaire, un fonctionnaire de l'Education nationale...

Parmi eux, des pères de famille ou des célibataires. Ce qui frappe, c'est la grande variété des profils. - Q.Bevan: Absolument.

Une grande variété de profils. C'est surtout une opération inédite par son ampleur et par le ciblage fait d'individus qui échangeaient...

Ca rejoint votre remarque sur la diversité des profils. Ils échangeaient sur une messagerie chiffrée. Dans les communautés criminelles, notamment pédocriminelles, notre spécialité à l'officine de la police judiciaire, on cherche à débusquer ces individus qui complexifient les investigations policières puisqu'ils se masquent derrière des pseudonymes, des messageries cryptées ou non, comme Telegram ou d'autres.

Ca rend difficile les investigations. Néanmoins, on s'adapte. On peut tout de même les identifier en ciblant des individus.

L'important dans cette opération, c'est que les 55 ont tous été en contact avec un pédocriminel initialement interpellé. C'était l'enquête de départ, l'été dernier. Ca a débouché sur 10 mois de longue investigation pour étudier les conversations, infiltrer, réunir des preuves matérielles et permettre d'identifier et localiser les individus que vous évoquez. - A.Casse: Vous allez nous raconter comment vous avez mené cette enquête tentaculaire.

Il y a celui qu'on présente comme un évêque gallican. On va expliquer ce que ça veut dire. Il a tenté de se suicider après avoir été arrêté hier dans une église. - L.Amar: Il a 45 ans.

Il est évêque de l'Eglise gallicane. Cet homme s'est défenestré ce matin chez un proche alors qu'il devait être jugé en comparution immédiate cet après-midi à Strasbourg. Il a été hospitalisé dans le coma.

Son pronostic est engagé. Ca A été un ami proche d'Alain Delon. Il avait béni sa chapelle privée à Douchy.

L'audience de comparution immédiate a été renvoyée au 6 août. Le tribunal a maintenu son contrôle judiciaire. Son avocate a indiqué qu'il reconnaissait les faits. - A.Casse: Qu'est-ce que ça veut dire, "évêque gallican"? - L.Amar: Il appartient à l'Eglise gallicane.

Elle n'est pas reconnue par le Vatican. On ne peut pas dire que ce soit un évêque de Strasbourg. Le gallicanisme date de l'Ancien régime.

Ca a été fondé en France. Voici ce qu'en dit l'ancien directeur de l'hebdomadaire "La Vie", un grand spécialiste des religions. - A.Casse: Qu'est-ce que vous avez retrouvé chez lui? - Q.Bevan: Cette affaire est un drame, avant tout.

Je connais bien ce dossier parce que ce sont des enquêteurs de l'officine qui venait de rentrer de Strasbourg et avec qui j'ai longuement échangé...

C'est aussi traumatisant pour ceux qui ont fait cette enquête. C'est déjà traumatisant de visionner les contenus que nous visionnons. Je ne peux pas m'exprimer sur le fond du dossier.

C'est la difficulté de mettre en lumière cette criminalité, une criminalité de l'ombre, de la honte, souvent de l'inceste et du huis clos familial...

La seule chose que je pourrais dire, c'est qu'une fois que les individus sont mis à jour, il y a des mécanismes psychologiques qui font qu'il est difficile d'assumer publiquement. Je ne veux pas commenter l'enquête en cours. La décision judiciaire n'est pas tombée. - A.Casse: Vous avez enquêté sur les pédocriminels.

Vous constatez souvent qu'ils ne supportent pas d'être arrêtés? Au contraire, certains sont soulagés au moment de l'arrestation? - L.Ohnona: Pour avoir beaucoup discuté avec les services de police, il y a des personnalités, parfois, qui sont soulagées d'être arrêtées.

Ils disent presque: "Enfin, vous voilà." Ce n'est pas la majorité, mais ça peut arriver, parce que c'est une vie de honte, de culpabilité, de secrets. Certains n'attendent qu'une chose: être découvert.

Pour les autres, comme disait Q.Bevan, c'est une vie de honte et l'exposition est impossible à assumer. Ils pensent être anonymes.

Ils ont un sentiment d'impunité, comme s'ils n'étaient jamais attrapé. Les enquêteurs sont derrière et finissent par les trouver. - A.Casse: Il y a cet homme, un fonctionnaire de l'Education nationale, qui était potentiellement avec des enfants.

Il y a ceux qui étaient prêts à utiliser leurs propres enfants et ceux qui consommaient des contenus pédopornographiques. - Q.Bevan: Il faut identifier les individus qui téléchargent et diffusent du contenu pédocriminel.

On ne fait pas la distinction à l'office mineur. Il ne faut pas différencier ce qui se passe sur Internet et ce qui se passe dans la vie réelle. Qu'est-ce qu'on regarde comme images sur Internet?

Des viols et des abus sur des enfants diffusés massivement...

Ce sont des faits...

C'est une fenêtre qui met en lumière des faits qui se déroulent dans l'intimité familiale, dans l'inceste, avec des victimes, quand elles sont jeunes et soumises à une relation d'autorité parentale mais pas seulement...

Ca peut être un proche qui a accès à des enfants. Il n'y a pas de distinction à faire. Les individus qui consomment ou diffusent ces contenus sont parfois eux-mêmes les producteurs et les réalisateurs de ces images.

Ils filment les crimes qu'ils commettent sur des enfants de leur entourage. Tous ces individus...

On avait des individus qui proposaient leurs enfants à partager avec d'autres pédocriminels. On a un dossier où le mis en cause...

Nous avons démontré qu'il était celui qui avait incité et conseillé un père de famille à abuser de son nourrisson de quelques mois dans un autre dossier. C'est l'horreur de cette criminalité. Je pense que ce type d'opérations met aussi en lumière la difficulté à appréhender judiciairement et policièrement cette criminalité et à en parler. - A.Casse: Même pour nous.

C'est des monsieur Tout-le-Monde. On les connaît, mais on n'arrive pas à les détecter. - N.Saint-Cricq: Vous avez tous les âges, tous les milieux sociaux, tous les niveaux de culture, toutes les CSP?

C'est très large? - A.Casse: Catégories socioprofessionnelles. - Q.Bevan: C'est une bonne question.

C'est ce qui fait que c'est compliqué d'appréhender cette population criminelle. En matière de criminalité organisée, vous avez des profils de criminels qui attirent l'attention par des modes opératoires...

Il y a des modes opératoires dans les atteintes axées sur les mineurs, mais sur la détection des comportements, c'est difficile. Il y a des personnes de tous les âges et de toutes les catégories sociales. Il y a des ouvriers, une personne précarisée, une victime dans son enfance...

C'est peut-être un cliché qu'on a dans la tête pour s'imaginer ce qu'est un pédocriminel. On se dit qu'on n'en connaît pas, qu'on n'en a jamais rencontré. Il y a l'ingénieur inséré dans la société, un père de famille,... - N.Saint-Cricq: Un grand-père, même. - A.Casse: Ils ont tous appris à utiliser toutes les ressources numériques et à communiquer par ces messageries.

Dans votre reportage, on voit comment ces messageries ont décuplé les pulsions. - Dans les années 50, si quelqu'un avait des tendances déviantes, il n'avait personne avec qui en parler. Donc aucun réseau pour discuter ou échanger des vidéos.

Maintenant, les pédocriminels se regroupent en communautés sur le Web. C'est encore plus dangereux car ça renforce leurs pulsions et fantasmes. Ca les décomplexe totalement. - A.Casse: Ces messageries alimentent les fantasmes et servent de moteurs à leurs pulsions. - L.Ohnona: Les messageries, les forums de discussion sur le darknet et sur l'Internet classique...

C'est partout. Je me suis baladée plus que je ne l'aurais souhaité dans ma vie sur ces forums de discussion. J'ai été frappée...

Un jeune homme de 16 ans disait: "Je pensais que j'étais déviant et fou. Je viens de tomber sur vous. Je ne suis pas seul." Tout le monde lui dit qu'il n'est pas seul et qu'il faudrait faire ça et ça pour se protéger.

Ils se légitiment entre eux. Ils se partagent leurs images et leurs fantasmes. C'est des images qu'ils produisent ou qu'ils récupèrent auprès d'autres pédocriminel.

Il y a une normalisation accélérée par la technologie. - A.Casse: Et même une impunité.

Ils se disent qu'on ne les trouvera jamais. - L.Ohnona: Absolument.

C'est là où les forces de police internationales...

C'est une coopération de plusieurs services à l'international. Ils travaillent d'arrache-pied. C'est difficile mentalement pour eux.

Ils sont exposés à des choses horribles du matin au soir. Ils ne lâchent rien. A la fin, ils font des opérations qui ont du succès et qui permettent d'arrêter ces personnes. - A.Casse: On parle de la messagerie Telegram créée par un milliardaire russe.

Il a été arrêté l'été dernier à son arrivée en France et mis en examen. La justice lui reproche notamment de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels sur la messagerie. Depuis cette mise en examen, Telegram coopère davantage avec vous?

Comment avez-vous pénétré cette messagerie cryptée, chiffrée? - Q.Bevan: Sur la coopération de Telegram, on peut en parler...

L'interpellation de P.Durov...

Je connais bien ce dossier. J'ai contribué à la procédure qui a initié cette arrestation. Ils ont engagé un changement de politique clairement à la fois sur la modération des contenus et la coopération avec les forces de l'ordre.

Pendant longtemps, c'était un argument marketing de la plateforme. On ne va pas entrer dans le détail, mais la plateforme proposait des outils pour renforcer l'anonymat et l'absence de traçabilité. Ils coopèrent davantage.

Ces opérations ont été facilitées par le changement de politique de Telegram. On attire l'attention...

Telegram n'est pas seule. D'autres messageries ont des progrès à faire. La communauté pédocriminelle est très présente sur Telegram, et nous l'avons constaté, parce que nous supervisons la filière sur l'ensemble de la thématique pédocriminelle...

On a une vision d'ensemble. La fermeture de certains sites, comme Coco.fr, qui a beaucoup fait parler, notamment pour son utilisation dans l'affaire dite des viols de Mazan...

Ca a provoqué un déport vers d'autres messageries. C'est aussi un comportement général dans la société. On utilise moins d'ordinateurs physiques.

On va moins sur les forums. Les messageries chiffrées ou non sont un outil de communication pour les criminels. Ils trouveront toujours un endroit.

C'est la force des services spécialisés...

Il faut s'adapter. Il y a quelques années, on vous aurait répondu qu'on avait un mur en face de nous et qu'on ne pouvait pas aller plus loin à cause de Telegram. Ce n'est plus le cas.

Il y a une forme de coopération. On attend davantage sur la réactivité. Il y a des services d'urgence où on peut avoir rapidement des réponses.

Dans des procédures récentes, vous savez qu'une fillette va être abusée dans les 48 heures. On attend une réponse en 24 heures. D'autres acteurs du numérique, d'autres plateformes ont un canal d'urgence pour permettre d'obtenir une réponse, si c'est techniquement possible, dans les 24 heures.

Ce n'est pas le cas de Telegram. - A.Casse: Vous savez que le drame va avoir lieu et vous ne pouvez pas l'empêcher? - Q.Bevan: Exactement.

On a pu l'empêcher par d'autres outils et d'autres moyens d'investigation dans ce dossier, surtout dans un service spécialisé à compétence nationale, mais ce n'est pas toujours le cas. Il y a un changement de politique dans la coopération. On attend davantage de réactivité, de modération et de moyens consacrés à cela. - O.Leray: Au procès de J.Le Scouarnec, 20 ans de réclusion criminelle.

Des mesures de sûreté sont demandées en plus à cause du risque élevé de récidive de l'ancien chirurgien pédocriminel. Dès 2004, son nom apparaît dans une enquête du FBI sur un réseau international de pédophilie. Pourtant, il a fallu 13 ans pour le démasquer.

Pour vous, ça montre la nécessité de partager mieux les informations au niveau mondial pour stopper ces réseaux? - Q.Bevan: L.Ohnona a beaucoup partagé avec les services étrangers.

On a fait beaucoup de progrès depuis 2004. L'Etat a des connaissances techniques, des techniques d'enquête, du cadre légal et réglementaire dans lequel nous évoluons...

Il y a toujours des sujets d'actualité sur le respect de la vie privée. On coopère quotidiennement. Hier encore, je discutais avec des Américains qui avaient identifié une cible potentielle en France.

Nous sommes pourvoyeurs désormais, avec un service et une filière de la police judiciaire, qui est montée en puissance et en compétences sur le traitement de cette criminalité...

Nous échangeons tous les jours avec les services étrangers. C'était moins le cas en 2004. - N.Saint-Cricq: Il n'y a pas de femmes? - L.Ohnona: Des femmes pédocriminelles?

C'est 97 % d'auteurs masculins. Peut-être qu'il y a un sous-signalement des femmes pédocriminelles. Il y a peut-être des choses qu'on ne voit pas qui passent sous les radars.

En l'état actuel des choses, 97 % des auteurs sont masculins. - A.Casse: Merci beaucoup...

Je suis désolée...

Il faudra revenir. On recommande votre documentaire: "Pédocriminels, la traque". Merci.

On passe à la Story de L.Amar. - Puisque beaucoup de gens font des infractions sur la route, au moins, ça sert à quelque chose.

Cet argent sert à aider les gens comme nous qui sont handicapés. - L.Amar: C'est l'histoire d'un miracle, l'histoire de patients qui retrouvent le pouvoir de marcher et de tenir sur leurs 2 jambes.

Ca se passe au CHU de Rennes qui a des équipements flambant neuf, financés grâce aux excès de vitesse des automobilistes. Vous roulez trop vite, vous vous faites flasher par un radar, vous payez une amende et une partie de la somme est reversée aux hôpitaux pour améliorer la prise en charge de centaines de malades. Ca a été mis en place au moment du passage à 80 km/h sur certains axes, en 2018, parce que les autorités tablaient sur une hausse des infractions.

Grâce à ce cercle vertueux, je vous présente Anne-Marie, 81 ans. Elle peut à nouveau marcher grâce à un exosquelette. Nous l'avons rencontrée. - On regarde loin devant.

On fait un 1er pas à droite. Décompte. Un pas à droite... - C'est la plasticité cérébrale.

C'est la capacité du cerveau à se réorganiser après un accident pour récupérer la fonction d'un membre supérieur ou de la marche. - Je suis derrière pour tenir la structure, l'exosquelette, aider la dame à faire le transfert d'appuis d'un côté et de l'autre. - Ca me fait du bien.

Ca me donne envie de marcher. Je suis stable. - On travaille l'automatisation et l'endurance.

On essaye de récupérer plus vite et peut-être plus de capacité de marche. - Ca change tout. - L.Amar: Elle a été victime d'un AVC en mars.

Toute la partie droite de son corps est paralysée. A chaque fois qu'elle se tient debout et qu'elle fait quelques pas, c'est la même émotion. - J'arrive à tenir debout... - Avec l'exosquelette, vous marchez combien de temps? - Une demi-heure.

Mes enfants me disent que je fais des progrès. Ca me fait du bien. C'est bon pour le moral.

Je vais remarcher. Je serai indépendante. Voilà, autonome. - L.Amar: Vous sentez son émotion.

Elle est très mignonne. Pour bénéficier de ces appareils, le CHU a dû participer à un appel d'offres. Il fallait notamment justifier que les victimes d'accidents de la route pourraient en bénéficier.

Pour Anne-Marie, c'est une série de petits pas, mais un grand pas pour le CHU de Rennes, qui dispose de 7 exosquelettes mais aussi de 3 autres équipements de haute technologie acquis grâce à l'argent récolté par la Sécurité routière. - On voit l'illusion du mouvement de son bras droit. On a fait un enregistrement du mouvement de son bras gauche, son bras sain.

La machine transforme cette vidéo en mouvements du bras droit qui ne bouge pas. On rallume des petites lumières qui ont été éteintes dans le cerveau. C'est notre dernière acquisition.

Quand on a eu un traumatisme important des membres inférieurs, il y a un défaut d'équilibre. L'objectif est de restaurer l'équilibre pour que ce soit bien au niveau du centre de gravité entre nos 2 pieds pour avoir une meilleure qualité de marche. - L.Amar: 330 000 euros ont été récoltés grâce à ce dispositif pour le CHU de Rennes.

Le CHU n'aurait pas pu investir autrement cette somme. - Ca coûte environ 170 000 euros. Pour les autres équipements, c'est autour de 50 000 ou 60 000 euros.

Ce fonds permet d'acquérir ces équipements et de pouvoir proposer de meilleures prises en charge de patients. Ce genre de projet permet de faire des acquisitions qu'on n'aurait probablement pas faites, ou alors pas tout de suite. - L.Amar: Un nouvel appel au projet sera lancé dans les prochaines semaines. 52 millions d'euros sont alloués aux hôpitaux pour les moderniser.

Ca représente 4 % des recettes issues des radars automatiques. - A.Casse: On suivra le parcours d'Anne-Marie.

Chaque année, 2000 patients en France ont besoin d'une greffe de moelle osseuse. C'est souvent leur dernier espoir, mais les chances de trouver un donneur compatible sont très faibles, environ 1 sur 1 million. Jackie, 58 ans, est en rémission d'une leucémie aiguë.

Elle attend toujours ce greffon vital. Ses filles ont lancé un appel bouleversant sur les réseaux sociaux. La vidéo a été vue plus de 2,5 millions de fois. ... - A.Casse: Bonsoir, M.Jeantet.

Vous êtes directrice de l'Agence de biomédecine. Bonsoir, Julie Descamps. Vous êtes la fille de Jackie.

Elle souffre d'une leucémie aiguë qui lui a été diagnostiquée en novembre. Elle espère bénéficier d'une greffe de moelle osseuse pour guérir définitivement. Mais c'est très difficile de trouver un donneur.

Il y a 1 chance sur 1 million? - J.Descamps: Tout à fait.

La compatibilité est très rare. Elle dépend d'un antigène HLA, qu'on peut caractériser comme des étiquettes génétiques sur la moelle osseuse. Comme il en existe des millions, ça rend la compatibilité très rare. - A.Casse: Alors qu'entre frères et soeurs, il y a 1 chance sur 4? - J.Descamps: Oui.

Mais le frère de ma mère n'est pas compatible, malheureusement. Le temps qu'il y ait de nouvelles inscriptions, que les prélèvements soient retournés au CHU, ça prend du temps. - A.Casse: On va tout reprendre dans l'ordre et expliquer ce qu'est la moelle osseuse.

Vous vous souvenez sans doute de la série d'animation "Il était une fois...

La vie"? C'était très bien expliqué. - La moelle des os, un organe original disposé tout au long du squelette.

La plus importante des usines où sont fabriqués les globules du sang. Chaque jour, 200 milliards de globules rouges, 15 milliards de globules blancs, 500 milliards de plaquettes... - A.Casse: C'est bien expliqué? - M.Jeantet: Parfait! - A.Casse: Comment on fait une greffe de moelle osseuse? - M.Jeantet: La greffe de moelle osseuse, c'est pour traiter essentiellement des cancers du sang.

C'est une des principales indications. Quand les gens ont un cancer du sang, on commence par une chimiothérapie pour essayer d'enlever la partie cancéreuse. Puis on va prendre la moelle de quelqu'un d'autre, qui est saine.

Ca se fait par une prise de sang. C'est quelque chose de très simple. Quand on donne, on reconstitue notre moelle osseuse en 8 jours. - A.Casse: Il n'y a aucun effet secondaire sur le donneur? - M.Jeantet: Non, et vous pouvez sauver une vie.

Eventuellement, un peu de fatigue, mais vous n'êtes pas hospitalisé. En 8 jours, vous êtes remis à neuf. Et la moelle que l'on prend chez vous...

Attention, ce n'est pas la moelle épinière! On mélange souvent les deux. C'est dans les os.

Ca se fait dans la hanche. C'est en général pour des greffes chez des enfants...

C'est un peu plus impactant pour sauver un enfant. En général, on le fait. Mais dans 80 % des cas, c'est juste une prise de sang qui dure quelques heures.

C'est comme quand vous donnez votre plasma...

Ensuite, on fait une perfusion pour la personne en attente de greffe. Les cellules migrent, c'est merveilleux...

Elles vont directement retrouver l'endroit où étaient les autres cellules avant, puis elles prolifèrent, permettant à la personne de reconstituer son sang. - A.Casse: Qui peut donner? - M.Jeantet: Les moins de 36 ans.

Enfin, c'est pour s'inscrire sur le registre...

On peut vous appeler un peu plus tard, mais en général, la loi prévoit que ce soient des gens de moins de 36 ans qui s'inscrivent. Il faut des gens très jeunes. - A.Casse: On peut s'inscrire jusqu'à 36 ans.

Mais supposons que ce soit déjà fait, vous pouvez m'appeler jusqu'à mes 60 ans? - M.Jeantet: Absolument.

Mais on a besoin plutôt de jeunes hommes...

On prend tous les jeunes, parce qu'ils ont une meilleure moelle. Pour le patient, c'est beaucoup mieux. Ce sera une meilleure qualité de reconstitution.

Et si possible, des jeunes hommes. - A.Casse: Pourquoi plus les hommes que les femmes? - M.Jeantet: Quand vous êtes une jeune femme, vous pouvez tomber enceinte, avoir des fausses couches ou autres.

Du coup, vous avez un peu de l'ADN du papa de l'enfant, qui peut immuniser. On n'a pas toujours le même groupe sanguin que son enfant. Ca peut immuniser la moelle et c'est moins bon pour le patient greffé.

Mais on prend aussi les jeunes femmes, j'insiste! - A.Casse: Vous avez dit que la vidéo que nous avons diffusée était super.

Elle a suscité des inscriptions? Il y a eu 10 000 inscriptions sur le site de don de moelle osseuse alors que sur toute l'année dernière, il y en avait eu 15 000 seulement. C'est génial? - J.Descamps: Tout à fait.

Mais ce n'est pas uniquement lié à cette vidéo. Ca a joué, il y a eu un pic...

Mais il y a aussi eu une campagne digitale par l'Agence de biomédecine. Il y a beaucoup d'actions sur le terrain. Les associations font aussi beaucoup de choses.

Ca a fait boule de neige. Une vidéo est sortie, d'une maman qui a besoin d'une greffe de moelle osseuse pour son enfant. C'est devenu viral. - A.Casse: En voyant ça, vous vous êtes dit quoi? - J.Descamps: Que c'était génial.

On ne s'y attendait pas, avec ma soeur et mes parents. - A.Casse: On va écouter votre mère.

Elle réagit ce soir. - Comment remercier mes filles? Comment leur témoigner ma reconnaissance?

C'est tellement fort que je n'ai pas les mots. Habituellement, une maman fait tout pour ses enfants. Aujourd'hui, c'est l'inverse qui se produit.

Alors, merci pour tout. Je suis tellement fière de vous...

Merci pour tout ce que vous m'apportez. Vous me portez dans cette épreuve difficile. C'est vous qui me portez, qui me stimulez.

Merci beaucoup. Je vous aime, les filles. - A.Casse: Ca lui a donné beaucoup de force? - J.Descamps: Oui, ça la stimule, ça la rebooste.

Ca ne peut que la rebooster quand on voit autant de campagnes de sensibilisation, et les inscriptions. - A.Casse: Je voudrais qu'on soit clairs: pourquoi c'est si difficile de trouver le bon donneur? - M.Jeantet: Parce qu'on a une carte génétique, la carte de notre système immunitaire, qui est très précise et qui nous est propre.

C'est très varié car ça reflète la diversité du monde. On vient de plein d'origines différentes. On est tous un peu uniques, sauf dans notre fratrie très proche.

C'est très important, cette compatibilité, sur les anticorps dont on parlait. Ca va conditionner la réussite de la greffe. On essaie de trouver la plus grande compatibilité, soit au sein du registre national, on a 400 000 donneurs potentiels en France...

Plus on en a, mieux c'est! Je rappelle que c'est très simple de s'inscrire, sur le site de don de moelle osseuse. On reçoit ensuite un kit à la maison.

C'est très simple de donner. Il faut juste être un peu patient. Avec l'appel aux dons, on a pas mal de monde, mais c'est une bonne chose! - A.Casse: 40 millions de donneurs potentiels dans le monde? - M.Jeantet: Oui, c'est une vraie solidarité internationale.

Les donneurs peuvent donner pour un Français, mais aussi pour un patient américain, allemand, tchèque, qui aurait besoin d'une greffe...

On peut avoir des "frères de sang" dans le monde entier, dans les 2 sens. On joue sur cette solidarité. - A.Casse: On peut savoir si ça a vraiment aidé quelqu'un?

On est informé? - M.Jeantet: Pas toujours, surtout quand c'est à l'étranger.

C'est plus compliqué. Mais c'est toujours très important, ça génère toujours un grand espoir pour les patients. Il faut se dire que ça sert toujours à quelqu'un, d'une manière ou d'une autre. - O.Leray: Dans certains cas, la greffe de moelle osseuse ouvre aussi d'autres portes.

Il y a un espoir pour le VIH. Une patiente est entrée en rémission 3 ans après avoir reçu une greffe de moelle osseuse pour soigner sa leucémie aiguë. C'est un cas rare, même exceptionnel.

Ca apporte un nouvel éclairage sur la recherche? Ca peut faire avancer vers un traitement contre le VIH? - M.Jeantet: Contre le VIH, ça va dépendre.

Ce ne sont pas tous les patients atteints du VIH qui ont besoin de moelle osseuse. Mais ça donne un espoir pour des patients qui ont d'autres types de cancers. Je m'occupe aussi de greffes d'organes, par exemple.

Certains patients ont aussi besoin d'avoir une greffe de moelle en même temps, parce que ça joue...

La moelle osseuse, c'est merveilleux. La nature sait se régénérer. Ce sont des cellules qui se régénèrent ad vitam aeternam.

Ca peut nous donner des solutions pour un certain nombre de pathologie: le VIH, la drépanocytose, des gens qui ont des maladies du sang très douloureuses. Vous faites une greffe et ils sont guéris à vie! Ce n'est pas grand-chose à donner, même si on remercie tous ceux qui donnent...

Mais ce n'est pas un geste très impactant sur le plan personnel. Encore une fois, on se régénère en moins de 8 jours, et vous sauvez des vies. Vous permettez à des gens de ne plus jamais souffrir. - A.Casse: Je vous donne le nom du site.

Vous restez avec nous, on passe au 5/5. Bonsoir. D.Trump interdit à l'université d'Harvard d'accueillir des étudiants étrangers. - L.Sénéchal: C'est un coup de tonnerre.

Harvard est la plus ancienne et la plus prestigieuse université américaine. Elle a été fondée vers 1630, bien avant la fondation des Etats-Unis. 150 prix Nobel sont sortis d'Harvard.

Elle est pourtant dans le viseur de D.Trump. Surtout avec les manifestations de soutien à Gaza ces derniers mois, qui ont parfois donné lieu à des débordements.

Au-delà de ça, Harvard, ce serait un ramassis de gauchistes, d'antisémites et d'agents de l'étranger, selon l'administration Trump. ... - L.Sénéchal: La Chine aurait noyauté Harvard...

La Chine a réagi et affirme s'être opposée à la politisation de l'éducation et martèle qu'il s'agit de la réputation internationale des Etats-Unis. 1300 étudiants chinois sont actuellement inscrits à Harvard. A Pékin, les jeunes qui voudraient étudier aux Etats-Unis sont très inquiets. ... - L.Sénéchal: Même la princesse Elisabeth de Belgique, la fille aînée du roi des Belges, aurait été interdite de poursuivre ses études à Harvard. 1 étudiant sur 4 est étranger, dans l'université.

C'est un brassage qui est l'essence même d'Harvard, selon une Franco-Américaine qui a passé 5 ans là-bas. - La 1re personne que j'ai rencontrée sur le campus n'était pas américaine. Il y avait des centaines de nationalités.

On confrontait des histoires, des historiques, des types de gouvernements, des pensées politiques. Là, c'est un rêve qui s'effondre. Ca ne ressemblera plus à Harvard. - L.Sénéchal: Harvard contre-attaque et porte plainte.

Un juge a déjà suspendu la décision de D.Trump. Ca va prendre du temps, car il ira sûrement en appel jusqu'à la Cour suprême.

Cette mesure est la dernière d'une longue liste du président contre l'université. ... - L.Sénéchal: Trump a aussi privé Harvard de quasiment 3 milliards de dollars de subventions.

Voilà qu'il remet le couvert sur les droits de douane. Il menace de taxer les importations de l'UE de 50 % supplémentaires dès la semaine prochaine, ce qui fait déjà plonger le cours des bourses. 1,65 % pour le CAC 40 et même Wall Street fait en ce moment plus de 1 %. - A.Casse: Même si on sait qu'il ne fait pas toujours ce qu'il dit...

Le Premier ministre israélien donne un coup de canif à la démocratie. - L.Sénéchal: La Cour suprême a interdit à B.Nétanyahou de nommer un remplaçant au patron du Shin Bet, démissionnaire.

Mais le Premier ministre passe en force. ... - L.Sénéchal: "Cette nomination est impérative", écrivait encore ce matin B.Nétanyahou.

Un peu comme si chez nous, E.Macron ne respectait pas une décision du Conseil constitutionnel. B.Nétanyahou est de plus en plus isolé en Israël et à l'international.

Le soutien à Gaza gagne jusqu'au Festival de Cannes. Il est décidément très politique, cette année. On a vu le comédien et rappeur S.Zermani monter les marches, keffieh sur l'épaule, en solidarité avec les Palestiniens.

Ce sont désormais 900 personnalités du cinéma qui signent une tribune contre le génocide à Gaza. Depuis ce matin, il y a même C.Deneuve qui fait partie des signataires.

L'activiste J.Assange aussi, fondateur de WikiLeaks. Il a d'ailleurs monté les marches.

Il fait l'objet d'un documentaire et il a dévoilé ce t-shirt blanc sous sa chemise avec un carré noir, composé du nom de 4986 enfants morts à Gaza depuis le début de l'opération militaire israélienne au lendemain du pogrom du 7-Octobre. - A.Casse: Les activistes du climat se mobilisent... - L.Sénéchal: Opération au siège de la BNP Paribas, qui tenait son AG.

La banque est accusée de financer l'industrie du pétrole par les activistes d'Extinction Rebellion. Ils ont été évacués manu militari. - Champagne! - Vous n'avez pas le droit, monsieur... - On pousse! - L.Sénéchal: Il y a eu 7 interpellations.

Dans le viseur d'Extinction Rebellion, les objectifs climatiques de TotalEnergies qui ont été revus à la baisse. 1/4 du total sur les 7 prochaines années alors qu'au départ, c'était 1/3 qui était prévu. - Nous souhaitons dénoncer les principales banques qui continuent à financer des énergies fossiles.

On a tendance un peu à oublier que la planète est en train de crever, qu'on va crever si on continue comme ça. Perso, je me demande s'il y a assez de lucidité de la part de nos dirigeants et de nos puissants. C'est désespérant. - L.Sénéchal: L'an dernier déjà, l'AG de TotalEnergies avait été perturbée par des activistes du climat.

Greenpeace avait déroulé une énorme banderole dans le quartier de La Défense. Le patron du géant français de l'énergie a pris la parole tout à l'heure. Il reste aujourd'hui encore droit dans ses bottes. - P.Pouyanné: Nous faisons le choix de maintenir le cap de notre stratégie de transition équilibrée.

C'est la bonne voie à suivre. Elle va nous permettre de résister face aux turbulences du monde dans lequel nous évoluons et d'être plus résilients. - L.Sénéchal: TotalEnergies ne va pas soumettre au vote sa stratégie climat.

Elle affirme être devenue la société la plus engagée dans une stratégie énergétique, dans le secteur. - A.Casse: On est à une semaine de la finale de la Ligue des champions. - L.Sénéchal: C'est le samedi 31 mai à Munich.

Douche froide pour l'instant pour les supporters à cause du prix et du nombre de places mises en vente: seulement 19 000 pour chaque équipe. C'est peu pour un stade qui compte en tout près de 80 000 places. - Derrière les buts, tu es en haut, tu as le vertige, tu es mort!

Les places les moins chères, 6300 euros! A ce prix-là, tu rentres sur le terrain! - L.Sénéchal: Cette finale est quand même un rêve éveillé pour les Parisiens et un cauchemar, au contraire, pour les Marseillais.

Ils refusent qu'un autre club français remporte une Ligue des champions comme eux. - Personne ne veut que le PSG gagne la Ligue des champions. - Quand on est de Marseille, on ne peut pas supporter Paris. - On est les seuls à l'avoir en France et on veut rester comme ça. - L.Sénéchal: Du coup, les Marseillais se ruent sur les maillots de l'Inter Milan, l'équipe adverse.

Ces maillots partent comme des petits pains. - Tout le monde veut le maillot de l'Inter. Toute l'année, il n'y a aucune demande!

Et là, on dirait que tout le peuple devient intériste...

C'est la folie. On va prier pour que l'Inter gagne. - L.Sénéchal: L'Inter Milan serait une équipe trop faible pour le PSG... ... - L.Sénéchal: Attention, tous les Marseillais ne sont pas contre le PSG, loin de là.

D.Deschamps, par exemple. Mais c'est une question sensible... - Est-ce que l'ancien Marseillais que tu es verrait d'un mauvais oeil le succès de l'Inter? - D.Deschamps: Vous n'êtes pas sérieux, de poser une question comme ça?

Il faut poser une question sur le Vieux-Port! Moi, je suis sélectionneur. Il y a une équipe française, évidemment que ce serait la meilleure des choses pour le football français.

Mais bon...

Toutes les questions sont possibles! - L.Sénéchal: C'est pour notre collègue.

J'ai une petite question monde à l'envers. 93, quand Marseille était en finale de la Ligue des champions contre Milan, à votre avis, quel a été le comportement des supporters parisiens quand Marseille a gagné? - A.Casse: Il y a un piège, non? - L.Sénéchal: Vous allez voir...

On a trouvé la réponse en images. - C'était hier soir autour de minuit. Regardez ces images tournées sur les Champs-Elysées.

Partout, la liesse et la joie spontanées des amoureux du foot, venus fêter ensemble la victoire historique de l'OM en Coupe d'Europe. Ils étaient des milliers la nuit dernière. Concert de klaxons, chants à la gloire de Marseille...

Tout le quartier des Champs-Elysées était complètement couvert. - L.Sénéchal: Peut-être beaucoup de Marseillais à Paris ce soir-là!

On verra s'il y a des Parisiens sur le Vieux-Port... - A.Casse: Aux Etats-Unis, une présentatrice en passe d'accoucher est restée à l'antenne jusqu'au tout dernier moment. - L.Sénéchal: Elle présente la matinale sur la chaîne locale CBS dans l'Etat de New York.

Elle a eu au départ une petite envie pressante avant le direct. ... - L.Sénéchal: Effectivement, pendant les magnétos, elle contrôlait le temps de ses contractions.

Ensuite, pendant la matinale, ses collègues la soutenaient. Le présentateur météo était prêt à l'emmener le moment venu. ... - L.Sénéchal: Elle a finalement donné naissance, tout s'est bien passé, un peu plus tard à son premier bébé. - P.Cohen: Sur le plateau? - L.Sénéchal: Non, à la maternité.

On ne connaît pas le nom. - A.Casse: Merci.

Merci, mesdames, d'avoir été nos invitées. J.Descamps, on souhaite de tout coeur que votre mère trouve un donneur.

Tout de suite, on va à Cannes pour la dernière partie de "C à vous". C'est la dernière? - A.-E.Lemoine: Oui, c'est déjà la fin, mais le public cannois est au rendez-vous.

Comme depuis le début de cette quinzaine...

Demain, la Palme d'or sera remise à l'un des films en compétition. C'est la fin de cette magnifique quinzaine. - B.Chameroy: En attendant, c'est l'heure de décerner nos palmes.

La palme de la meilleure question est décernée à P.Cohen! La palme de la performance la plus dingo est décernée à P.Lescure!

La palme du meilleur costume, smoking vert sapin, pour Mohamed! La meilleure maîtresse de cérémonie, A.-E.Lemoine! - A.-E.Lemoine: Merci!

On n'est jamais mieux servi que par soi-même. - B.Chameroy: Clairement! - A.-E.Lemoine: Dans un instant, nos invités après 20h, avec lesquels on va parler de cinéma.

C.Lelouch, qui a signé l'affiche du Festival cette année, mais aussi G.Nakache, G.Anderson et S.Ashley,