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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 22 mai 2025 25 min

Pascale Gruny : « Il n’y a pas trop d’aides publiques, mais il faut du contrôle »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pascal Gruny, vous êtes sénatrice à l'air de l'INE. On va commencer en regardant les unes de la presse régionale. Trois titres qu'on a sélectionné.

D'abord la une de Var Matin, c'est la désolation à la une de Var Matin. Au lendemain, des violentes intempéries qui ont frappé le VAR et provoqué la mort de trois personnes. Les habitants mesurent l'ampleur des dégâts.

La deuxième une, c'est celle de la dépêche quel poste au frères musulmans. Un rapport, on l'a vu, commandé par le gouvernement, pointe une menace pour la cohésion nationale. Emmanuel Macron demande des mesures d'ici juin.

Et puis la dernière, c'est celle du télégramotrafic. Les enfants aussi à Rennes. Il est arrivé que la police contrôle des guetteteurs de moins de 15 ans.

De quelle une avez-vous envie de parler ? Euh je peux parler sur les enfants, le narcotrafic parce que finalement ce qui se passe avec les frères musulmans, c'est aussi un un peu ça, un peu ça, mais sur les enfants, c'est vraiment une catastrophe quoi. Et et moi je je voudrais d'ailleurs qu'on mette davantage de moyens pour accompagner les parents parce que il y a ça, il y a la pauvreté et bien entendu c'est plus facile aussi de prendre les enfants parce que derrière la justice des mineurs, même si ici on a voulu avancer le sujet finalement il y a peu de peu de peine et donc les parents les les envoient sur sur le terrain.

C'est c'est vraiment là une précarité affreuse et et des moyens financiers qui devraient pas exister. Donc c'est un combat aussi que mène le ministre de de l'intérieur et finalement il a mis en lumière aujourd'hui aussi avec sa proposition de loi sur le narcotrafic qui est qui est passé euh aujourd'hui qui est qui est devenue loi et je pense que il faudra faire la même chose sur les frères musulmans. Mais justement on va parler he de ce rapport sur les frères musulmans discuté hier en conseil de défense.

Est-ce que Emmanuel Macron a raison de dire que les propositions faites ne sont pas à la hauteur de la gravité des faits ? Alors ça, moi je je ne sais pas ce qui ce qu'il veut dire par là. Je pense qu'il est gêné encore par par le sujet.

Euh et c'est dommage parce qu'un président de la République, il doit être courageux et doit combattre en fait tout ce qui peut faire du mal à la à la République. Donc c'est attendu. Il a trop attendu Emmanuel Macron avant de s'emparer de ce sujet pour vous.

Bien sûr, je sais pas où c'est c'est un déni ou il comprend pas bien parce que sur le terrain quand même on voit que ça grignote de plus en plus et c'est un vrai sujet est difficile à combattre. difficile à combattre. Qu'est-ce qu'il faut faire selon vous justement pour lutter contre cet entrme ?

Ben la première des choses, c'est mettre en lumière. Donc ce rapport c'est ce qu'il fait. C'est pour ça que je fais un parallèle avec le le narcotrafic parce qu'en fait la mise en lumière, vous avez bien vu que ça ça a beaucoup perturbé.

Alors avec euh je dirais un peu de d'attaque forte sur les prisons. Et donc là c'est ça va être la même chose en fait sur l'entrisme des musulmans que beaucoup de Français en fait ne voient pas. Donc là on va on va le le Il y a trop de naïveté sur ce sujet selon vous de naïveté.

Oui oui complètement complètement. Bah on l'entend en plus avec la gauche qui les utilise aussi et et c'est vraiment je dirais urgent parce que moi je le vois partout. Moi, je regarde un peu et je vois que ça avance même pour les municipales et dans les territoires ruraux.

Donc on va on va revenir sur les municipales mais sur les propositions. On a vu dans le journal Gabriel Atal notamment lui veut interdire le voile au mineurs de moins de 15 ans. Est-ce que ça c'est une bonne proposition selon ?

Ah moi je suis d'accord. Il faut pas manipuler les enfants. Vous voyez, on les prend pour le narcotrafic, on va les prendre pour leur mettre un voile et faire avancer justement le frérisme à l'intérieur de de la France et de la la République.

Il veut même s'attaquer aux parents Gabriel Atal qui impose le voile à leurs enfants mineurs. Oui, mais oui, et on commence à le voir en fait. Enfin, moi je auparavant vous voyez pas.

C'est pour ça que ça avance et les enfants bien sûr c'est c'est fragile et et en même temps, c'est une grande facilité parce que on a tous en fait de la bienveillance pour pour les les enfants. Donc c'est c'est vraiment le bon sujet. En revanche, dommage que il ait pas suivi avant en fait déjà les propositions qu'on faisait sur le voile notamment Gabriel Atal et Emmanuel Macron.

Bon de la même façon. Vous parliez des des municipales, ce sera dans dans moins d'un an. Il y a un risque d'entrisme selon vous au municipal ?

Oui. Oui. Parce que parce que les les frères musulmans, ils avancent doucement et donc ils vont arriver sur les listes où finalement on essaie de monter des listes avec on va chercher des des personnes qui sont dans des quartiers pour pour avoir une représentation pour que tout le monde soit soit représenté.

Et donc ils vont arriver comme ça gentiment, des gens bien, ils sont dans les associations. On n' pas fait attention que l'association finalement elle prenait aussi le frérisme parce que il cache tout ça. Et donc c'est comme ça en fait qu'ils peuvent arriver.

Et il y avait déjà eu ce débat surtout aux dernières municipales hein avec des des listes. Justement, est-ce que vous craignez que là ça aille encore plus loin et que ce ne soi pas des listes mais euh qui soient dispersé justement sur plusieurs listes et du coup plus caché. Oui.

Oui. Alors plus caché mais quand même quand même caché, c'est-à-dire arriver comme ça sur les listes, juste être peut-être pour l'instant conseiller municipal ou maire d'une petite commune dans laquelle on a peut-être un petit peu de mal à trouver un candidat. Donc c'est plus ça parce que c'est insidieux en fait leur emprise en fait sur Mais est-ce que pour que ce soit insidieux, ça veut pas aussi dire qu'il y a des élus qui cautionne ?

Alors les élus, ils sont comme les Français. Moi je pense que ils le voi pas. Voilà.

Dans dans les villes, oui, parce que on a des grands élus, mais dans les petites communes, pas du tout. Donc donc effectivement la la naïveté. Donc c'est pour ça que ce rapport est bienvenu pour ouvrir les yeux de tous.

On passe à l'actualité du Sénat et vous travaillez sur les aides publiques accorté accordées aux grandes entreprises. Combien coût elles sont-elles toutes bénéfique pour l'emploi ? Vous auditionnez plusieurs grands patrons et le dernier c'était hier Bernard Arnaud qui était devant votre commission d'enquête.

On va voir les temps forts de cette audition avec Stéphane Duget. [Musique] Bonjour Stéphane. Bonjour Orian.

Bonjour Pascal Greni. Bonjour Stéphane. On va revenir avec vous sur cette audition de Bernard Arnaud le PDG de LVMH.

C'était hier donc devant la commission d'enquête aux aides publiques aux entreprise. Oui, une audition très attendue Oriane tant les sénateurs ont eu du mal à trouver une date commune pour interroger Bernard Arnaud. Alors pour rappel, son groupe LVMH c'est le premier groupe de luxe dans le monde.

LVMH c'est l'acronyme de Louis Vuitton Mouette Nessi. Quelques chiffres. L'entreprise compte 75 marques.

Elle a réalisé l'an dernier 85 milliards d'euros de chiffres d'affaires. Elle emploie 215000 salariés dans le monde et elle vm 118 sites de production en France. Et devant les sénateurs, Bernard Arnaud a sévèrement critiqué la politique budgétaire de la France.

Dans la droite ligne de ce qu'il avait déjà déclaré fin janvier, le PDG de LVMH a à nouveau dénoncé la taxation exceptionnelle des grandes entreprises. Il disait en janvier que ces mesures poussent à la délocalisation. des propos qui avaient été alors critiqués.

Bernard Arnaud était accusé de manquer de patriotisme économique. Voilà sa réponse hier devant les sénateurs. Notre groupe est probablement parmi tous ceux du CAC 40 que vous avez interrogé le plus patriote.

Nous sommes d'ailleurs celui qui payant de loin le plus d'impôts en France tout en ayant comme vous l'avez souligné uniquement 8 % de notre chiffre d'affaires en France. On a été victime, enfin je dis victime de les augmentations d'impôts sur les bénéfices déclarés en France cette année de 40 %. Bon, ce que vous aviez déjà eu dans le passé, une augmentation subite de 40 % des impôts.

Et alors ces 40 % d'impôts, ça équivaut pour le groupe LVMH à 700 millions d'euros. C'est ce qu'a dit hier Bernard Arnaud. Pascal Gronie, vous y étiez hier, vous avez auditionné Bernard Arnaud.

Qu'est-ce que vous pensez de sa critique contre cette surtaxe des grandes entreprises qui a été décidée dans le budget de cette année ? Bah, c'est-à-dire que on pointe du doigt nos entreprises, nos belles entreprises. Je crois qu'il faut faire attention.

Toutes est question des d'équilibre en fait économiquement. Oui, on a besoin de ces entreprises, on a besoin aussi qu'elle qu'elle ailleent à à l'étranger pour justement bah parler de la France et qu'on continue à avoir une économie aussi à l'international. les taxer, leur demander en fait de participer, je pense que c'est c'est tout à fait normal, mais il faut faire attention, faut pas aller trop loin parce que ce sont aussi des emplois.

LVMH va alors pas licencier mais tout de moins ne va pas remplacer à peu près 1200 postes en France. Donc on voit bien que tout est tout est fragile et LVMH vous avez dit c'est un groupe donc il y a plein d'activités donc il faut toujours garder cet équilibre là et donc conserver nos entreprises parce qu'on parle toujours réindustrialisation à force de taxer les entreprises on en aura plus ici partiront ailleurs et un groupe comme LVMH ça c'est facile finalement de délocaliser et à l'époque Bernard Arnaud Stéphane il ventait d'ailleurs la compétitivité des États-Unis face à la France Oui, c'est un pays dans lequel il est implanté depuis qu'il a racheté Louis Vito en 1989. Rien de nouveau sous le soleil, a-t-il dit hier devant les sénateurs, mais le patron du CAC 40 a aussi assisté à l'investiture de Donald Trump au États-Unis, le président américain qui a ensuite imposé des droits de douane pour l'Europe.

Emmanuel Macron avait à ce moment-là demandé aux entreprises françaises et européennes de ne plus investir aux États-Unis. Éric Lombard, le ministre de l'économie, avait appelé au patriotisme économique des prises de position déplacées selon Bernard Arnaud. Je crois qu'il est très mauvais pour l'État de se mêler de la gestion des entreprises privées hein et en général ça mène à la catastrophe.

Bon donc je pense pas qu'il soit très opportun de tenir compte de des conseils de ce genre d'où qu'ils viennent. Et le patron d'almach est allé plus loin Stéphane en parlant des négociations entre européens et États-Unis sur les droits de Oui. Et s'il ne veut pas recevoir de conseil, Bernard Arnaud en revanche n'hésite pas à en donner.

Écoutez-le. Les États-Unis est le premier marché du monde, c'est vrai pour nous et qu'il est très important d'arriver à trouver pour l'Europe un accord avec les États-Unis. Et je dirais que jusqu'à aujourd'hui, ça me paraît relativement mal parti, hein.

Je pense que la négociation, elle doit être menée de manière constructive, elle doit être menée pour aboutir et donc avec des concessions réciproques. Je me tourne à nouveau vers vous, Pascal Gruni, qu'est-ce que vous avez pensé de ce qu'il dit sur les droits de douanes et sur les négociations entre l'Europe et les États-Unis ? Ben oui, ben les négociations, ça n'est jamais jamais simple.

Et puis là, il y a des enjeux importants. Euh le président des États-Unis est pas quelqu'un non plus de de très facile, c'est moins qu'on puisse dire. Et puis parfois et assez souvent d'ailleurs surprenant dans ces changements aussi de direction.

Mais je crois que Bernard Arnaud a raison quand même, que on peut pas en fait fermer la porte aux États-Unis. Donc il faut essayer d'avancer dans la négociation sans se faire marcher dessus non plus. Et pour les entreprises françaises, c'est un marché qui est important.

Euh, ils ont aussi des entreprises qui sont installées aux États-Unis. Vous savez, à un moment donné, il me semble que c'était Peugeot qui était resté beaucoup en France et qui n'avait pas justement beaucoup d'entreprises à l'étranger. Il a été obligé de le faire parce que ben il y a la compétitivité et donc tout ça est important.

Et franchement, on administre pas les entreprises. Surtout que l'État montre jamais bon un bon exemple dans tout ce qu'il a administré au niveau des entreprises. Vous dites qu' pardon vous dites qu'il a raison mais est-ce qu'il est dans son rôle en fait de de donner ce cet avis-là sur les négociations ?

C'està-dire c'est une belle entreprise hein en France elle a du poids, elle paye ses des des impôts. Donc c'est pas lui qui va administrer non plus l'État mais il peut partager en fait c'est son expérience. C'est c'est quand même assez intéressant d'avoir aussi ce qui ce qu'il peut penser Stéphane plus largement sur cette commission d'enquête.

Oui, cette commission d'enquête sur les aides publiques aux entreprises. C'est ce c'est le sujet de cette commission d'enquête. LVMH dit avoir perçu 275 millions d'euros en 2023.

Qu'est-ce que vous avez appris pour vos travaux de cette audition de l'audition de Bernard Arnaud ? Ben je je trouve qu' qu'il y a pas beaucoup d'aide par rapport à aux investissements et et aux impôts, hein. Plus de 3 milliards d'euros. euh d'impôts et plus de presque 4 milliards d'euros d'investissement.

Euh je je pense que c'est plutôt bien géré. Euh il bénéficie des des aides comme tout le monde. Alors souvent c'est le crédit d'impôt recherche he qui est qui est souvent mis en exerg.

Il y a beaucoup de contrôle, vous savez, sur le crédit d'impôt recherche. Euh je pense que pour cette entreprise là, finalement, elle bénéficie beaucoup à la France parce qu'on a tous les métiers d'art euh et il a toute une partie qui est le design qui ne fait pas partie du crédit d'impôt. Donc c'est pour ça que c'est assez faible.

Donc moi sur sur l'audition de Bernard Arnaud, je pense qu'on a eu un bon un bon échange. Voilà. Après, c'est toujours compliqué.

Il y a toujours le sujet des dividendes aussi. Est-ce que les entreprises qui licencient, est-ce qu'il faut continuer à leur faire bénéficier ? Je pense que pour tout de l'argent public, donc il faut du contrôle.

Je pense. Et justement plus largement puisque maintenant vous arrivez au terme de de vos travaux, est-ce que vous diriez qu'il y a trop d'aides public en France et que surtout il y a trop d'opacité ? Alors euh trop d'aide public, pas forcément parce qu'on a toujours ce souci de compétitivité euh même au sein de l'Union européenne.

Mais en revanche, il faut du contrôle. Il faut que ce soit bien ciblé aussi euh parce que c'est de l'argent public et parce que l'objectif c'est que nos entreprises elles puissent prospérer et et avoir derrière aussi de de l'emploi salarié. Mais est-ce que ça ruisselle forcément au bon endroit ?

Est-ce que les aides publiques qu'elles garantissent la compétitivité, est-ce qu'elles garantissent le maintien des emplois ? Bah pour certaines oui, pour d'autres pas. C'est pour ça que on a la la question de d'y mettre davantage de de conditions par rapport au aux aides publiques dont le maintien des emplois dont pas de délocalisation.

Ça pourrait être les conclusions de vos travaux. Ça ça pourrait être ça pourrait être ça. Euh il faut aussi peut-être simplifier aussi un peu les les dossiers parce que il y a des entreprises plus petites qui finalement renoncent à bénéficier de ses aides parce que benah ils n'ont pas les les effectifs pour les pour les accompagner.

Euh mais en revanche, je pense que c'est important euh que l'État soutienne parce que on est vraiment euh en décalage euh notamment quand on prend les les salaires, on est en décalage avec nos nos voisins et les plus proches quoi. Est-ce que vous y voyez plus clair sur combien ça coûte à l'État ces aides publics, aux entreprises ? Ah ben on a on a un chiffre de 240 milliards d'euros d' d'aide publique.

Après, on n pas le chiffre exact mais à peu près c'est entre 200 et 240 milliards d'euros d'aites public. Donc c'est quand même un gros chiffre quand on voit le le déficit en du budget. Donc c'est c'est comme tout en fait hein, c'est comme chez vous hein, l'argent faut faire attention comment on le dépense.

Merci Stéphane. On se retrouve dans une demi-heure pour parler des compétences des polices municipales que le gouvernement veut élargir et du rapport sur les frères musulmans. Ce sera à suivre effectivement dans le débat du club.

Il y avait une autre audition hier au Sénat pendant que vous auditionnez Bernard Arnaud. C'était celle du ministre du ministre auprès du ministre de l'intérieur, c'est François Noël Buffet. François Noël Buffet qui a défendu devant les sénateurs l'augmentation des pouvoirs des polices municipales.

On l'écoute. Le premier c'est d'accroître les prérogatives tout en confortant les polices municipales dans le rôle de proximité. J'y reviendrai.

Le deuxième, c'est renforcer la capacité d'agir sur le terrain. Le troisème, c'est mieux connaître la montée en compétence, mieux reconnaître pardon la montée en compétence et l'engagement des polices municipales. C'est une affaire sonante et trébuchte, mais c'est pas seulement ça.

Et il y a d'autres choses. Le 4e axe, c'est la coordination avec les forces de sécurité intérieure et les communes. Et le 5e axe qui est d'accompagner les évolutions des polices municipales et des gardes champettes par le renforcement des formations et les exigences déontologiques.

Est-ce qu'il a la bonne méthode François Noël Buffet ? Il faut augmenter les pouvoirs des polices municipales parce qu'elles grenit selon vous. Je Oui, je pense euh déjà parce que les polices municipales, il faut qu' qu'on les protège aussi en fait parce que euh ils sont pas armés et donc ça ça peut être compliqué.

Un pouvoir de dissuasion aussi et sont proximité, ils sont très importants en fait partout parce que ils ont la connaissance du terrain et ils peuvent apporter beaucoup sur le renseignement. Donc donc oui, il faut il faut davantage les armées pour qu'ils puissent aussi être respectés. On va parler de l'actualité dans votre département.

On va à Land. Tout de suite, on retrouve Morgane Guérard. Bonjour Morgane.

Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes journaliste au mensuel La Gazette de Picardie. Morgan, avec vous, on va parler de la gronne des agriculteurs qui ne s'éteint pas.

Oui, bonjour. Bonjour madame Greny. Vous connaissez l'importance du sujet de l'agriculture dans l'ine et en Picardie.

Les agriculteurs viennent de se mobiliser et prévoient encore de le faire parce que les engagements pris en 2024 pour simplifier leur métier ne sont pas tenus. Euh vous avez consigné une proposition de loi visant à lever les contraintes de l'exercice du métier d'agriculteur euh qui a été adopté au Sénat. Euh mais à l'Assemblée nationale, cela coince.

Est-ce que vous comprenez la colère des agriculteurs ? Mais qu'est-ce que cette loi pour Ah, on va déjà répondre à la première question Morgane et on va essayer de vous reconnecter pour la deuxème. Est-ce que vous est-ce que vous comprenez cette colère des agriculteurs Bien entendu.

Bien entendu. Et je les soutiens. Moi, j'ai j'ai encore eu la semaine dernière justement la présidente du syndicat agricole du département de de Line pour lui dire tout mon soutien et lui demander justement ce qui ce qu'ils allaient faire pour contrecarrer en fait l'opposition à l'Assemblée nationale parce qu'en fait il faut se mettre à la place des agriculteurs.

On leur demande toujours de de nourrir tout le monde et puis on leur met des contraintes sans arrêt sur les produits phytosanitaires bien entendu que les voisins peuvent utiliser et pas et pas chez nous. Un revenu agricole qui est qui est compliqué, les alléas climatiques plus tout ce qui est administratif dont ils ne peuvent plus et les contrôles. Donc tout ça tout ça mis bout à bout.

Je vais vous dire, il y a aucune profession en fait qui est autant entravée, gênée, pointée du doigt aussi des fois parce que les gens comprennent pas leur métier. Donc oui, je comprends tout à fait la grogne des agriculteurs que je soutiens complètement. Morgan, on vous a retrouvé pour votre deuxième question.

Euh oui, je voulais vous parler aussi des pesticides. Bah, vous parlez des néonicotinoïdes. Euh les agriculteurs dénoncent souvent une distorsion de concurrence par rapport à leur confrère européen.

Euh quand est-ce qu'on va pouvoir avancer sur ce sujet selon vous ? Ben, j'espère que ça va avancer là avec euh avec l'Assemblée nationale. Mon collègue Julien Di qui est député de de l'INE et de ma circonscription s'y attache hein parce que c'est c'est le c'est le rapporteur.

Oui, on peut pas avoir des règles différentes. On est dans l'Union européenne et là on crée une concurrence entre les les États les États-membres. Et là, les agriculteurs ne comprennent pas du tout.

Vous avez la Belgique, nous on a une frontière belge he département de de laine et on n pas la même chose les mêmes produits qui peuvent être utilisés d'un côté. Est-ce que vous entendez les opposants à cette loi du plomb ? En tout cas à cette partie de la loi qui disent réintroduire les néonicotinoïdes.

Alors c'est temporaire, c'est un certain type de néonicotinoïde mais c'est un recul environnemental. Mais c'est certains types et c'est c certaines plantes. Les les néonicotinoïdes en fait c'est pour vous protéger les les abeilles dont on a besoin bien sûr en en biodiversité mais les abeilles elles butinent des fleurs.

Je sais pas en si on vous a déjà offert un bouquet de fleurs de betterave mais moi jamais. Voilà et pourtant j'ai biné les betteraves quand j'étais jeune. Donc il faut arrêter en fait.

Et puis on a quand même quelque chose aussi, c'est que si on supprime un produit, on avait toujours dit qu'il fallait trouver son remplaçant. Donc la recherche, la recherche, la recherche. Merci Morgane, merci beaucoup d'avoir été avec nous.

Morgane Guérard, journaliste au mensuel la gazette de Picardie et on va voir votre une. Merci beaucoup Morgane d'avoir été avec nous. On termine par les républicains et on l'a vu dimanche soir ce score très élevé de Bruno Rota qui a donc été élu président du parti.

Le score est difficile pour le renvoquier. Est-ce que pour vous Laurent Voquier il va se raller au rassemblement ou est-ce qu'il va devenir un opposant interne ? Ah mais j'espère bien qu'il va pas être un opposant interne.

Ce serait euh je dirais contredire quand même sa campagne. Il est il a il n'a pas dit ça. C'est vrai que c'est dur et je comprends pour pour lui le score est est fort.

Vous attendiez un tal non bien sûr bien sûr que non parce qu'en plus euh Lauren Voky a fait aussi une une belle campagne, il est allé partout. Euh en revanche, Brun Bruno Rotaillot, il incarne il incarne les idées de droite. Moi, je je l'ai entendu he de de mes militant.

Il est venu à à Saint-Quentin. Il parle de la République et puis il a un côté neuf aussi en fait que Laurent Voquier n'a pas. Il a déjà été président DLR mais bien entendu aujourd'hui c'est rassembler le parti.

Non, j'espère bien que que Laurent ne va pas aller euh euh plus à droite. D'ailleurs, ce serait rejoindre Éric Sioti qui a disparu euh de la scène médiatique. Donc en fait, il y a pas d'alliance avec euh avec la droite, il y a carrément une absorption.

Donc je sais pas si c'est si c'est son choix. Je pense que mais c'est ce qu'il avait dit dans cette campagne. Il avait invoqué un rassemblement qui de Gérald Armana Saraknafoit pas la bonne piste.

Ah bah pas du tout hein. Moi je trouve sincèrement Eric Sioti on en entend plus parler donc voilà. Donc est-ce que c'est ça qu'on veut qu'on veut ?

Non. Nous aujourd'hui, on a nos idées bien à droite qu'on a parfois oublié. Voilà, des sujets que justement on n pas on n'avait pas pris sur sur l'immigration, sur le le renforcement de de la sécurité et ça Bruno Retaille depuis moi je le connais depuis 2014, ce sont ses sujets.

Il y a un tas de propositions qui sont encore dans les tiroirs qu'il a initié ici au Sénat. Il y a un sondage qui est paru hier dans le Figaro, sondage de l'OP qui donne Bruno Rotaillot à 16 %, Édouard Philippe à 21 %. Édouard Philippe est 2e, Bruno Rotaillo 3e derrière le RN.

Ils peuvent être candidats tous les deux. Euh c'est compliqué ça hein. Je pense que Qui doit se ranger derrière l'autre du coup ?

Ah ben vous n'allez pas être surprise Édouard Philippe bien évidment. derrière Bruno Rillot bien sûr alors qu'il est 2è et Bruno Roillot 3e dans les Oui mais ça c'est pour l'instant hein voilà il est il est moins aussi sur sur la scène publique. Je pense que oui c'est ça la France elle est à droite et Édouard Philippe il est pas à droite.

Il est moins à droite. Et puis Édouard Philippe il a été dans le macronisme le en même temps et je ne sais pas si les Français sont très contents du en même temps. Merci Pascal Grunier.

Merci beaucoup d'avoir été notre invité. Dans 20 minutes, notre débat entre deux maires Florence Portelli pour les LR, Luc Carvounas pour le PS. Ce sera à suivre mais d'abord on va accueillir notre prochaine invité.

Vous le connaissez un peu, c'est votre président de groupe Pascal Gr Matna qui nous rejoint. Oh.