Narcotrafic : "A Marseille, des quartiers entiers sont gangrénés par la drogue"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci Étienne blanc merci beaucoup de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu du rô membre du groupe les républiqu rapporteur de la commission d'enquête sénatoriale sur le narcotrafi on va longuement parler dans quelques instants mais d'abord un mot sur l'actualité internationale puisque vous êtes membrre de la commission des affaires étrangères on l'a vu dans le journal cette nouvelle offensive israélienne contre le Hamas et Joe Biden le président américain qui tentent de faire pression sur Benjamin netanahou pour éviter une opération Arafa est-ce qu'il peut y arriver selon vous moi je ne pense pas tant que le Hamas n'aura pas des armé et cette guerre c'est une guerre de survie pour Israël et le 7 octobre qu'est-ce qui s'est passé c'est l'état israélien qui a été attaqué sur le sol israélien et Israël s'est défendu moi je crois que cette défense est légitime alors évidemment c'est extrêmement compliqué sur le plan militaire sur le plan technique parce qu'il y a un mélange entre civil et Hamas dans des hôpitaux dans des lieux publics et donc Israël se trouve confronté à à à à à ce choix épineux cornélien et de détruire le Hamas et en même temps d'avoir des dégâts collatéraux sur la population c'est épouvantable ce qui se passe mais la solution elle est simple elle passe par le désarmement du Hamas on dit entre 700 et 1000 km de galerie sous le sol de Gaza que dans ces galeries il y a des roquettes il y a des moyens techniques des moyens militaires qui sont extrêmement puissants au service de la destruction d'Israël et puis deuxièmement c'est la libération sans condition des otages moi je suis frappé dans le débat public on parle d'échange comme si aujourd'hui au 21e siècle prendre des otages et les négocier comme on négocie du bétail c'est devenu quelque chose d'absolument normal non je crois qu'il faut en revenir aux fondamentaux Israël a droit à la sécurité et cette sécurité elle passe par le désarmement complet du Hamas sur ce qui se passe en raine et avec la Russie est-ce qu'Emmanuel Macron a raison de maintenir la pression sur Vladimir Poutine en excluant pas des opérations terrestres Emmanuel Macron a raison sur ce sujet-là il faut que la France comprenne que ce qui se passe aux frontières de l'Ukraine et de la Russie c'est ce qui peut se passer demain sur d'autres frontières la frontière de la Moldavie la frontière des pays baltes et ce risque il peut se rapprocher dangereusement du territoire européen donc tous les moyens sont bons pour que la Russie ne gagne pas cette guerre c'est un soutien total un appui total que nous devons faire à à l'Ukraine ça passe bien sûr par des livraisons d'armes moi je suis de ceux qui pensent qu'il faut aussi conseiller et lorsqu'on livre des armes évidemment il faut accompagner l'armée ukrainienne et all est très très loin dans cet accompagnement donc moi je n'ai pas été ch très très loin c'est quoi c'est envoyer des soldats là-bas en Ukraine pour aider la formation c'est c'est il faut bien mesurer ces mots il s'agit pas d'envoyer des troupes au sol mais il s'agit d'envoyer des militaires français qui accompagnent l'armée ukrainienne dans l'utilisation d'armes de pointe dans le renseignement dans d'autres domaines et que ces militaires soient sur le sol ukrainien moi en tout cas ça ne me choque pas une seconde on parle de l'actualité du Sénat vous êtes le rapporteur de la commission d'enquête sénatoriale sur le narcotrafic qui poursuit ses travaux hier vous avezuditionné les représentants de la police et de la gendarmerie entre autres on fait le point avec Alex [Musique] bonjour Alex bonjour ran bonjour Étienne blanc bonjour et Alex la commission d'enquête sur le narcotrafic a poursuivi ses auditions hier avec le directeur général de la police nationale et oui Frédéric veau a notamment détailler les opérations place net qui ont pour but de supprimer des points de Deal dans certains quartiers elle mobilise différents acteurs les policiers bien sûr mais également les associations les habitants les élus avec plusieurs étapes mené dans ces opérations et beaucoup de travail pour les policiers écoutez il faut que pendant le temps où l'opération se déroule on ait une présence massive sur la voie public il faut qu'on fouille les caves et les parties communes il faut qu'on récupère les appartements qui sont occupés par des squatterurs il faut qu'on remette en état les parties communes qui sont dégradées ou par des peintures ou ou parce que les boîtes au lettres ou les portes d'entrée sont sont détruites il faut qu'on enlève les épaves ventouses sur les parkings des des cités dans lesquelles on conduit ces opérations voilà beaucoup de travail pour les policiers dans ces opérations place net et d'ailleurs le président de la République Emmanuel Macron veut accélérer la cadence de ces opérations et en promet 10 par semaine sur le territoire français alors dans cette lutte contre le narcotrafic le directeur général de la police nationale a également évoqué le problème de la corruption corruption de basse intensité au sein des autorités et même au sein de la police écoutez les machetteurs parmi les le dispositif qu'il mettent en œuvre pour contrer l'action de la police ils essaient de savoir ce qui se passe dans les services de police les organisations criminelles veulent savoir s'ils sont des objectifs de la police nationale ils veulent savoir s'ils sont surveillés et ils veulent savoir à quel moment éventuellement ils peuvent être des cibles dans l'action des des services de police et ce sujet la corruption qui revient souvent dans les auditions de la commission d'enquête et hier les sénateurs vous avez également auditionné la chef de l'ofast qu'est-ce que c'est alors l'ofast est l'office central antistupéfiant qui coordonne les services de lutte contre le narcotrafic et contre le blanchiment qui est lié à ce trafic alors la chef de l'offast a expliqué hier au sénateur et bien la difficulté de ce type d'enquête contre des grandes organisations criminelles avec des masses de données à gérer et puis des criminels qui utilisent des techniques très sophistiquées pour que la drogue échappe aux enquêteurs comme par exemple le balisage des paquets de cocaïne et Stéphanie charbonniier est également revenu sur le rôle important des informateurs dans ces enquêtes et puis des policiers qui travaillent avec ces sources un travail parfois difficile pourquoi les policiers aujourd'hui euh sont moins en moins enclins à recruter des sources et en traiter déjà c'est extrêmement chronophage chronophage passer des heures au téléphone ou en rendez-vous avec un informateur qui euh va vous apporter tout tout types d'information euh durant euh euh durant des heures il est très important que le policier ou le gendarme traitant de source puisse savoir où il va c'est-à-dire que quand un dossier est apporté à à l'autorité judiciaire il faut que les choses soient dites clairement sur les limites en fait qui ne doivent pas être franchis Étienne blanc première question sur ces fameuses opérations place net pour faire tomber les points de Deal le président de la République communique beaucoup dessus est-ce que ça fonctionne sur le terrain alors c'est évidemment un succès quand il s'agit d'assurer la tranquillité publique quand vous avez un point de D en bas de chez vous quand il est détruit quand les appartements voisins où sont stockés les drogues ou est stocké l'argent parfois des armes sont détruits enfin quand on arrive à évincer la drogue dans ses appartements dans ses parties communes dans la rue c'est évidemment un succès pour le voisinage mais ce sont des opérations d'ordre public la question qu'il faut se poser c'est de savoir si c'est utile pour la destruction du trafic oui ça le déstabilise mais les consommateurs vont se fournir ailleurs les points de Deal souvent se délocalisent la clientèle qui était là va se reporter sur un autre point de Deal donc c'est important ça donne satisfaction à la population mais ça n'est pas suffisant pour détruire le narcotrafic qu'est-ce qu'il faut faire de plus il faut aller beaucoup plus loin et c'est la question qui va être posée dans le cadre des conclusions de de nos travaux c'est pourquoi cette commission d'enquête s'est mise en place elle s'est mise en place on dire sous la pression de deux types de événements les premiers événements c'est ce qui s'est passé à Marseille d'ailleurs ce sont deux sénateurs les républicains qui ont proposé que se mette en place cette commission d'enquête 83 morts à Marseille en 2 ans dans des conditions absolument épouvantables ce que nous avons appris et ce que nous avons vu c'est épouvantable c'est pire que de la barbarie ce sont des corps découpés ce sont des victimes brûlées vives au chalumeau ce sont des choses qu'on ne peut pas imaginer quand quand on a été proche comme je l'ai été dans des affaires criminelles là on a changé de degré donc ça c'est la première pression sur Marseille parce que Gérald harmanin Éric dupometti ils sont aujourd'hui pour parler entre autres de cette lutte contre le trafic de drogue vous y avez été vous il y a quelques jours dans le cadre de cette commission d'enquête qu'est-ce que vous en retenez alors il y a la violence dont vous venez de nous nous parler qu'est-ce que vous en retenez retient que Marseille est un port donc que la drogue y arrive assez facilement à la fois par la mer mais aussi par les autoroutes route on retient qu'à Marseille il y a des quartiers entiers qui sont ggrainés par la la drogue et que c'est mis en place à Marseille un système une sorte d'entreprise qui fonctionne qui se développe et qui utilise tous les moyens pour prospérer c'est la drogue c'est un chef d'entreprise qui est en France ou parfois à l'étranger et sont des clients sont les consommateurs et et cette entreprise elle est organisée elle organise ses transports elle organise la transformation du produit elle organise la distribution c'est une entreprise libérale et à Marseille on a le sentiment qu'il y a une entreprise qui s'est créé et que cette entreprise aujourd'hui elle continue à prospérer je je vous disais que cette commission d'enquête elle s'est mise en place sous le sous sous deux types de pression la première ce sont ces ces meurtres répétés eu qui ont concerné Marseille mais il faut pas stigmatiser Marseille non plus c'est aussi Dijon puisque ces derniers jours il s'est produit des événements graves à Dijon mais et la deuxième pression c'est ce qui se passe aujourd'hui dans un certain nombre de pays européens on parle de la Belgique où on parle de la Hollande où le narcotrafic commence à prendre une place auprès des institutions ce sont des pressions sur des services d'état c'est en Hollande une pression sur la famille royale de Hollande pression en Belgique sur le ministre de la Justice assassinat de journalistes assassinat d'avocats et là on s'aperçoit que le quand on parle de narco-état qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire une influence des narcotiques sur le fonctionnement de la puissance publique c'est ce qu'il faut éviter à la France et c'est pour cela que cette commission d'enquête est à notre avis très important mais est-ce qu' aujourd'hui la bataille est perdu c'est ce que vous ont dit certains magistrat sur non on a des magistrats qui nous ça ils ont l'impression de vider l'océan avec un dé à coudre et on les comprend une foule de dossier qui arrivent dans le bureau du procureur de la République et une foule d'éléments qu'il faut comprendre sur des écoutes des milliers de de de conversation qu'il faut écouter donc c'est vrai que pour les magistrats c'est une tâche gigantesque ils ont pas parfis l'impression d'être dépassé et moi je crois que la France peut s'honorer d'une justice qui est totalement dédiée aujourd'hui dans certains secteurs du territoire national à la lutte contre ce narcotrafic avec des magistrats remarquables des policiers remarquables ils ont des difficultés ils ont des problèmes de moyens de moyens techniques ou autres tout ça ça sera dans notre rapport le directeur de la police a évoqué hier des problèmes de corruption de basse intensité au sein des autorités public parfois au sein de la police c'est un sujet qui revient dans certaines auditions de cette commission d'enquête est-ce que ça vous inquiète bien sûr quand je parle de narco-état c'est cela quand vous regardez ce qui se passe en Équateur en Haïti aussi ce sont des gang souvent financé par le narcotrafic qui sont rentrés au sein des institutions de ces pays et qui les ont totalement gangrené police douane justice docker dans certains dans certains secteurs et c'est cela qui qui qu'il nous faut éviter et c'est contre cela qu'il faut lutter alors disais tout à l'heure le chiffre d'affaires en France du narcotrafic il est entre 3 et 6 milliards d'euros on dit en général 3 milliards de résultats net et 6 milliards de chiffres d'affaires je rappelle par comparaison que le budget de justice il est de l'ordre de 10 milliards d'euros c'est-à-dire qu'on a un chiffre d'affaires qui est de l'ordre de 50 % du budget de la justice c'est considérable et ce chiffre d'affairire il sert parfois à corrompre alors à corrompre qui la presse en est fait lescoou on a eu des affaires dans la police des affaires dans la gendarmerie des affaires dans la douane on a des affaires che docker on a eu des affaires dans des services administratifs de collectivité territorial tous les secteurs peuvent être concernés par parce que vous avez la possibilité avec des moyens financiers quasiment illimités attention c'est 3 à 6 milliards par an et cela dure depuis des années donc ce sont des sommes considérables qui ont été blanchies et qu'on peut mettre à disposition du crime donc c'est là où il faut que la France comprenne qu'on est à notre avis mais on le détaillera en tout cas on se pose la question est-ce que nous ne sommes pas sur le point de bascule est-ce que nous ne sommes pas sur le point de bascule comme l' la Belgique ou comme l' la Hollande et si nous sommes sur le point de bascule il est encore temps de réagir alors on comprend votre question tout à l'heure des magistrats qui ont dit qu'ils étaient un peu découragés des policiers qui ont l'impression je vous dis de de de vider l'océan avec une petite cuillère mais la question qui va se poser pour la France il est encore temps de réagir quels moyen faut-il mettre comment quelles sont les conditions juridiques de lutte contre le narcotrafic et tout cela ça sera dans notre rapport Alex une question sur les informateurs ça a été évoqué par la chef de l'aufaste c'est un travail difficile de travailler avec les sources et d'ailleurs les policiers sont parfois réticents à aller vers des informateurs sur ces questions sur sur ces enquêtes sur le narcotraphic et puis la loi est assez muette sur le sujet il y a peut-être un trou dans la raquette faut mieux encadrer mieux protéger les les policiers dans dans ce travail alors ça sera un sujet que nous aborderons vous savez que la Commission en enquête n'ayant pas achevé ses travaux on ne peut pas vous délivrer tout ce que nous dirons et qu'est-ce que nous constatons nous constatons que dans un certain nombre de pays d'Europe c'est le cas de l'Italie mais elle elle a mis en place une législation spécifique en raison du mouvement de la mafia on constate qu'aux États-Unis la police n'a pas de limite c'est issu de cette lutte contre la drogue contre la French Connection dans les années 1970 donc on a un certain nombre de pays qui sont parfaitement démocratiques et qui ont utilisé ces techniques de renseignement ces techniques d'entrrisme ce sont des dispositifs qui permettent de pénétrer les réseaux sous l'anonymat et ensuite d'apporter des éléments de preuve aux juges pour démonter ces ces réseaux de narcotraphique tout ça c'est aujourd'hui très encadré et tout cel c'est lourd à gérer donc c'est ce que nous ont expliqué les policiers et sur cette question évidemment nous ferons un certain nombre de propositions alors il y a a évidemment la la question du du manque de moyens que peut faire l'état là-dessus bah d'abord de manière générale et moi j'écouté ce matin les information tout le monde demande des moyens nouveaux l'éducation nationale dans le domaine social les départements la police la justice et cetera et en même temps nous apprenons que Monsieur le Maire vient de s'apercevoir que la France est un pays très endetté que les taux d'intérêt augmente et qu'on arrive plus à boucler le budget donc on va être obligé d'augmenter les impôts grosso modo donc pour vous être obligé d'augmenter les impôts parceque Bruno Le Maire dit que non he écoutez enfin bien sûr mais enfin en général quand monsieur le maire dit quelque chose la réponse c'est le contraire enfin je constate cela depuis 7 ans vous saz il est quand même là depuis 7 ans et la situation que nous connaissons actuellement il y est quand même un peu pour quelque chose alors évidemment quand on entend la police et quand on entend la justice qui demande des moyens nouveaux il faut se situer dans ce contexte là et comprendre qu'aujourd'hui les moyens public sont extrêmement limités et je pense qu'ils le seront de plus en plus dans les dans les mois et dans et dans les années qui viennent donc évidemment qu'il faut parler moyens ça veut dire une réaffectation d'un certain nombre de moyens qui ne sont pas forcément employés là où il faut dans le domaine de la sécurité dans le domaine de la justice donc nous parlerons de cette de cette organisation et puis nous parlerons aussi des procédures parce qu'il y a parfois des procédures qui sont extrêmement lourdes donc extrêmement coûteuses et qui sont pas forcément très efficaces et je pense que la France aujourd'hui de manière très générale elle doit se poser une question simple est-ce que les moyens publics sont bien affectés est-ce qu'ils sont bien utilisés la France a un problème de gestion de l'argent public et bien c'est vrai pour tous les services d'état et c'est vrai aussi pour la justice et pour la sécurité donc nous aborderons évidemment aussi cette question et on espère que vous viendrez nous reparler de ce rapport au moment de sa remise mais ça sera bien volontiers à cette HE du matin vous ferez l'effort allez c'est pour la bonne cause Alex à tout à l'heure tout à l'heure dans dans le club on parler de la Corse puisque le gouvernement est d'accord pour inscrire l'autonomie de la Corse dans la Constitution sauf que d'autres régions aimerait du coup aussi leur autonomie et on parlera évidemment de tout ça on va aller chez vous on va à Lyon où on retrouve romain Blachier bonjour Romain merci beaucoup d'être avec nous éditorialiste à lyonm on va parler avec vous de la réforme de la loi PLM la loi Paris Lyon Marseille et son mode de scrutin particulier et vous allez interroger le sénateur notamment sur les conséquences sur la métropole de Lyon oui bonjour monsieur le sénateur euh alors moi la question qui se pose c'est euh cette réforme de la métropole comment vous la voyez est-ce que euh on voit certains projets qui demandent un retour aux communes euh est-ce que c'est pas un peu un retour en arrière aux communalisme est-ce qu'on risque de ne plus avoir de projet d'envergure avec chaque commune qui voudrait faire les choses dans son coin même si on peut comprendre les maires qui ont envie de pouvoir continuer à décider euh est-ce que c'est pas aussi cette réforme de la métropole parce que bah c'est la gauche qui est majoritaire dedans et que la majorité présidentielle est minoritaire qu'elle veut changer les règles du jeu voilà pour vous quelle métropole pour demain comment est-ce qu'on vote pour le président ou la présidente de la métropole et quel pouvoir par rapport au maire il y a deux choses vous avez posé une question sur la loi PLM la loi PLM c'est pas la métropole la loi PLM c'est les neuf arrondissement de la ville de Lyon je suis de ceux qui pensent qu'il faut changer ce système il faut un vote unique sur une unique pour l'ensemble de la ville de Lyon avec une élection directe comme le propose Emmanuel Macron exact une élection directe proposition elle est pas très nette du du côté d'Emmanuel Macron on l'a pas encore bien comprise elle doit être affinée mais vous votez sur les l'ensemble du périmètre lyonnais ensuite le le conseil municipal qui est issu des urnes élit un maire il élit aussi des adjoints et le maire désigne des adjoints qui deviennent Mair d'arrondissement vous avez à ce moment-là une concordance politique entre la majorité de la municipalité et les arrondissements ça facilite bien les choses et puis il y a un deuxième sujet c'est le sujet de la métropole la métropole c'est simple la loi maptam a mis en place un scrutin direct à Lyon ce qui ne se fait nulle part ailleurs en France au moment des élections municipales on vote pour son maire et on vote aussi directement dans le cadre de circonscription pour le Conseil métropolitain moyen en quoi on arrive à des incohérences vous avez des maires qui étaient sur une liste qui a été battu aux élections métropolitaines donc ils sont Mair de leur commune ils ont été élus dans leur commune mais ils ont pas été élus au Conseil métropolitain et puis vous avez un opposant qui lui a été élu au Conseil métropolitain mais qui a été battu à la commune et quand il s'agit de parler d'aménagement du territoire quand il sagit de parler de transport quand il s'agit de parler d'urbanisme d'un certain nombre de questions sociales vous avez l'opposant qui dit mais c'est pas à vous Monsieur le Maire d'en parler c'est à moi parce que je suis au Conseil métropolitain donc vous avez un conflit de légitimité ici au Sénat on protège la légitimité des communes et la proposition de que j'ai faite c'est ça c'est de dire écoutez désormais ce conseil métropolitain il n'est pas élu au scrutin direct comme ça il y aura plus de confli de légitimité ce sont les communes qui éliront leur représentant au conseil métropolitain comme ça se passe partout ailleurs en France alors vous avez dit mais c'est un retour en arrière mais quand on a mis en place un système qui ne marche pas et la question c'est pas de revenir en arrière la question c'est de mettre en place un système qui marche et qui met un terme à ces conflits de légitimité et puis la critique qui est faite c'est dire ben puisque vous avez perdu les élections vous voulez une 3ème mi-temps et la 3è mi-temps ça sera un changement du mode de scrutin non la la la question n'est pas là la question aujourd'hui c'est de mettre un terme à cette incohérence qui efface les communes de la métropole de Lyon elles perdent le pouvoir et là il y a une question très politique qu'est-ce que nous voulons est-ce que nous voulons qu'en France et à Lyon en particulier les maires les communes soient au cœur de la vie politique moi je crois que c'est la réponse parce que le maire c'est la proximité c'est la connaissance de sa population c'est la connaissance de sa ville et plus encore c'est un attachement viscéral à un territoire et ça si ça n'est plus respecté je crois que c'est un changement profond et c'est néfaste pour le fonctionnement de nos institutions romain vous avez une autre question sur la précarité énergétique oui alors en fait comme vous le savez monsieur le sénateur il y a une explosion de la misère sociale en ce moment en France vous avez par exemple 40 % de rencontrre en plus par le Samu social de la ville de Lyon une explosion des que au resto du cœur et làdans se pose la question de la précarité énergétique il y a de plus en plus de gens qui arrivent pas à payer leur factur en matière d'électricité et là on voit le gouvernement vous avez parlé tout à l'heure à juste titre de la gestion des moyens publics qui alors que l'année dernière il y a déjà eu un débat sur l'énergie en France veut en relancer un la région auvern Ronal duquel vous êtes également premier vice-président euh elle veut et c'est une région également qui produit énormément d'énergie qu'elle soit nucléaire qu'elle soit hydraulique qu'elle soit dans plein de domaines et il y a eu récemment un certain nombre de décisions prises par le président voquier sur les énergies renouvelables voilà comment vous vous voyez l'avenir énergétique de la France sachant que la France est le seul pays d'Europe qui est en retard sur la production d'énergie renouvelable alors c'est une question très importante poser un ronalpin d'abord je suis plus premier vice-président de la de la région je l'ai été longtemps et mais c'est une question très importante que vous posez la région vernronalp a été la première région nucléaire de France très longtemps elle était reconnue en Europe et dans le monde pour son savoir-faire et voici que par des politiques mises en uvre sous pression des écologies de Madame voanet on a détruit cette filière renalpine de l'énergie nucléaire c'est la destruction de créalville ce sont les attaques régulières contre nos réacteurs nucléaires notamment sur la centrale du budget la région veronalpe et la France disposait d'une énergie à foison qui était une énergie à faible prix on a voulu la détruire renouvelable par mais attendez c'est très important c'est très important on a détruit cette filière pour des raisons politiques parce que Monsieur Hollande c'est un accord politique avec les écologistes parce qu'à une époque Monsieur François miteran a ouvert la porte à des accords avec les écologistes oui on a détruit la filière nucléaire le résultat c'est un enchérissement colossal des coûts de production de l'énergie voilà le résultat donc il faut reprendre et relancer cette filière nucléaire je suis très heureux d'apprendre qu'il y a un PR qui va s'installer sur budget ça va permettre d'apporter une réponse mais pas que il faut développer les technologies nouvelle il faut développer les technologies avec les électrons la filière aux électrons rapides merci merci Romain Blachier la Une de Lyon Mag insécurité drogue sex la nuit en danger à Lyon c'est à la Une de Lyon Mag merci beaucoup merci pardon je me suis trompé c'est neutron rapide c'est pas électron on vous pardonne merci merci beaucoup Étienne blanc merci d'avoir été avec nous et on espère vous retrouver au moment des conclusions de votre commission d'enquête sur le narcotrafic merci d'avoir été notre notre invité
Étienne Blanc