Municipales : Paris et Marseille, laboratoire pour 2027 ?
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Deux grandes villes françaises sont sur un bateau. Trois candidats dans chacune d'entre elles. Dimanche, quatre hommes et femmes vont tomber à l'eau. Et qu'est-ce qui reste ? Eh bien peut-être les présidentielles de 2027. Nous avons mis Marseille et Paris dans le téléphone sonne ce soir. De laboratoire peut-être de ce que nous verrons dans à peine plus d'un an à l'échelle nationale. Parce que toutes les deux nous offrent une sorte de répétition générale des tempêtes de cerveau politique qui vont façonner la présidentielle. La gauche entre le PS et les Insoumis. Ça c'est Paris avec Sofia Chikirou qui reste dans la course et qui a donc relancé la possibilité d'une victoire de Rachida Dati.
À Marseille c'est la droite qui voit double avec l'ALR Martine Vassal qui reste, qui n'a pas voulu laisser du champ au RN Franck Alizio. À chaque fois pas de copier-coller. Paris n'implique pas qu'une messe soit dite, pas plus que Marseille. Mais derrière les enjeux municipaux émergent les grandes questions qui vont structurer la présidentielle. L'union des gauches, l'union des droites. La densité aussi du ralliement des électeurs quand leur champion n'est plus sur la liste.
Peut-être même d'ailleurs, et nos invités nous aideront à répondre à cette question, que si la gauche perd Paris à cause d'un éparpillement des voix, ce sera une sorte de Cassius Belli pour la suite qui efface en un scrutin toutes les fusions qui pour certaines se sont déroulées plus tôt 100 heures. Entre RN et LR, Marseille en est l'un des symptômes, pas d'alliance. Paris, elle, montre justement l'esquisse d'une fusion à droite avec cette singularité puisque le RN n'existe pas à Paris. C'est Reconquête qui prend cette place. Ça rend peut-être les choses un peu différentes. Les deux villes, en tout cas, mettent les parties devant la même équation. Comment l'emporter sans rassembler ?
Comment conserver aussi les électeurs modérés dans chacun des camps ? Nous avons jusqu'à 20 heures pour y réfléchir. C'est le téléphone sonne. Soyez les bienvenus. Le téléphone sonne. 01 45 24 7000. Et voici Jean-Louis qui est à Marseille, justement. Bonsoir Jean-Louis, soyez le bienvenu.
Oui, bonsoir. On vous écoute Jean-Louis. Je précise déjà que je suis marseillais depuis toujours.
Ok.
Et que j'ai voté dimanche dernier depuis toujours. Alors mon ressenti. Une situation quasi habituelle où les candidats souhaitent, à mon sens, avant tout, être élus. Et qui semble être une finalité pour eux. Alors qu'au contraire, selon moi, tout commence à ce moment-là. En résumé, une impression de netteté particulièrement floue. Vous acceptez cette expression ? Alors je résume un petit peu la situation. Vous l'avez faite, mais je vais quand même un petit peu la résumer. Payant le maire en place, conserve sa licence changée. Montrant ne pas vouloir de compromission avec elle et fille. Mais selon moi, intérieurement, souhaitant très fort un report des voix et les filles en sa faveur.
Sachant que le candidat et les filles s'est retiré sans consigne de vote. Idem pour Alizio, le candidat RN, qui compte garder son électorat, ne fait pas d'appel aux électeurs de la droite dite classique. Mais espère, lui aussi, très fort, intérieurement, un vote utile de cette droite. Cette droite représentée par Mme Vassal, qui se maintient, car elle ne peut pas s'allier au RN, sous peine de disparaître. Sachant qu'elle a cité dans sa campagne la devise de Pétain, travail, famille et patrie, volontairement ou par erreur. Donc je dirais, en résumé, c'est quasiment du Pagnole. Tous portent beau, mais cela sonne faux.
Eh bien écoutez, merci d'avoir cité Pagnole, en tout cas Jean-Louis, merci beaucoup. Qui résume plutôt bien, effectivement, la situation marseillaise. Puis on va voir jusqu'à quel point on en tire des conclusions qui sont plus larges pour discuter ensemble jusqu'à 20h. Autour de la table, il y a Sophie Dravinel, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes journaliste politique indépendante, il y a Ludovic Vigone, bonsoir. Bonsoir. Journaliste politique à la Tribune dimanche. Et puis il y a aussi Laurence Piron et Victoria Coussa, je vous salue toutes les deux. Bonsoir. Du service politique de France Inter. Votre avis à tous, peut-être Sophie Dravinel, pour commencer. Il a raison, notre ami Jean-Louis.
Est-ce qu'on n'est pas, au fond, à Marseille comme à Paris, mais peut-être aussi ailleurs, où chacun est conforté à la fois dans ses choix, mais aussi dans ses contradictions. C'est-à-dire dans les choix, effectivement, qui sont des choix clairs. LR ne veut pas d'alliance. LFI veut jouer sa carte. Et puis dans les contradictions entre le PS et LFI. La droite entre LR et Horizon. On a l'impression que tout est résumé dans cette grosse ville-là. Absolument. Et moi, je dirais, en plus, pour compléter ce que vous venez de dire, le flou qui entoure aujourd'hui les frontières des partis.
Parce que, évidemment, et Louis l'a très bien dit, je crois que c'était Louis, Jean-Louis, notre auditeur, pardon Jean-Louis, les frontières sont évidemment poreuses et de plus en plus poreuses. parce qu'on est en route vers 2027 dans une hésitation entre une recomposition entre la gauche et la droite et un éclatement global des gauches et des droites.
Et là, on le voit très bien à Marseille avec Benoît Payan qui espère aussi bien sur sa droite parce que son ancrage chrétien de justice sociale peut aussi toucher tout un électorat de Martine Fassal qui ne voudra pas, justement, en raison de cet ancrage que j'appelle globalement du christianisme social, le radicalisme du Rassemblement National. Et il sait qu'il aura aussi sur sa droite, contrairement à Paris, ce désistement de Sébastien Delogu qui va laisser libre cours à une alliance très pragmatique qui est finalement celle du patron du PS, Olivier Faure.
Au fond, on a l'impression, Ludovic Vigogne, je vous ai vu, Victoria, ne vous inquiétez pas, qu'il lève le doigt, je trouve ça formidable de le faire comme ça. On a l'impression qu'au fond, chacun a le sentiment d'être conforté dans ses propres choix, au fond. Et c'est peut-être pour ça aussi que chacun est dans ses bottes. LR se dit, mais nous, on n'a pas besoin de cette alliance-là. Et d'ailleurs, il n'est pas question de la faire. LFI, de son côté, et dans un autre registre, peut-être plus parisien, se dit, mais nous, confortés aussi dans notre stratégie-là. Donc, au fond, on se retrouve dans une situation où statu quo, en quelque sorte, non ?
Ce qu'on voit, effectivement, c'est qu'avant cette élection, beaucoup imaginaient qu'on verrait dans certaines villes l'union des droites à l'œuvre. Effectivement, on ne la voit pas, à part quelques exceptions très rares, qui comptent sur les doigts d'une main, mais la frontière reste très étanche. Il y a une exception à Reims pour la cité, mais qui est un cas très particulier. Oui, mais encore qu'il y a un cas très particulier, Bourg-en-Bresse. Bourg-en-Bresse, avec un reconquête, et Vicomte-le-Robert, je crois, quelque chose comme ça, en Seine-et-Marne, où là, le candidat LR a fait alliance avec l'ERN et a été tout de suite exclu par les Républicains.
Du côté des Républicains, la ligne est assez claire, à part ce qui s'est passé un peu aujourd'hui à Nice, mais peut-être qu'on y reviendra après les propos de Bruno Retailleau ce matin. C'est assez clair, il n'y a pas d'alliance avec le Rassemblement National. La frontière reste extrêmement étanche, contrairement à ce que beaucoup disaient. Et on a même vu, au soir du premier tour, Bruno Retailleau désigner clairement le Rassemblement National comme l'adversaire. Donc c'est quelque chose de très clair et qui va durer comme ça jusqu'en 2027. Globalement, dans la plupart... Mais jusqu'en 2027, pardon, après premier tour ? Non, c'est après que les ligues sautent.
C'est après le premier tour, effectivement, que sans doute les Républicains sont un... Là, il y aura sans doute des choix très différents au sein du parti. Et peut-être même un peu en amont. Ou selon la configuration, si Édouard Philippe est le candidat unique de la droite et du centre, il y a sans doute certains LR, je pense à François-Xavier Bellamy, par exemple, qui ne le soutiendront pas et qui feront peut-être... François-Xavier Bellamy, le numéro 2 du parti, qui feront peut-être un autre choix. Vous évoquiez la France insoumise. Là, c'est aussi...
On a vu à cette occasion tout le sens tactique de Jean-Luc Mélenchon qui a su piéger magnifiquement le parti socialiste et faire en sorte que les socialistes dépendent de lui dans un nombre très important de villes et se trouvent pris en contradiction entre leurs déclarations et leurs actes. Victoria d'abord et puis Laurence après. Victoria. Oui, ce que je tenais simplement à souligner, c'est que certains font une lecture très locale du scrutin des élections municipales. Et c'est vrai, finalement, dans deux tiers des communes qui n'avaient qu'une liste, notamment dans les plus petites communes.
Mais il est vrai aussi que le terme laboratoire convient parfaitement aux deux villes, Paris et Marseille, puisque ça cristallise un peu toutes les tensions entre les partis politiques. Et que ce soit à la fois Benoît Payon pour Marseille, à la fois Emmanuel Grégoire, les deux jouent l'équilibriste. C'est-à-dire qu'à la fois, ils ne veulent pas s'allier avec deux insoumis qui, d'ailleurs, font figure de repoussoir, puisque ce sont deux insoumis lignards, comme on dit, très proches de la ligne de Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chiquirou, qui est une très, très proche du leader insoumis. Et il y a Sébastien Delogu, qui a été chauffeur, il me semble, du leader.
Donc, ce rôle d'équilibriste est compliqué, puisqu'ils veulent les voix des insoumis, tout en refusant ce projet d'alliance. Et donne, effectivement, c'est ce qu'on entend chez Jean-Louis, donne ce sentiment qu'il y a des « magouilles », des « tractations » pas très glorieuses pour la politique, et qui peuvent nuire aussi à cette envie d'aller voter.
Sauf que le sentiment qu'on a, Laurence Perron, jusque-là, c'est que c'est la stratégie LFI qui a fonctionné, et c'est le PS qui s'est pris les pieds dans le tapis, puisqu'il y avait une ligne claire de certains au PS, François Hollande, qu'on a entendu, Raphaël Glucksmann, qui est place publique, et d'autres aussi, qui disaient « alliance, pas question ». Ailleurs, il y en a eu plein, même pas « alliance », d'ailleurs, « fusion ». Il y a une vraie différence entre fusion et enlever la liste.
Effectivement, de fusion technique, en réalité, on parle de fusion. C'est une coalition, c'est un accord qui ne dit pas son nom. Et de la même manière, le PS, aujourd'hui, nous explique qu'il n'y a pas d'accord national. Quand il y a neuf villes de cette importance, Toulouse-Limoges, Clermont-Ferrand, Nantes, Avignon, Grenoble, Besançon, où les listes ont fusionné, on est quasiment dans un accord national. Donc il y a une forme d'hypocrisie de la part des dirigeants du PS, c'est-à-dire aujourd'hui, on a été obligé, afin, alors, ils reprennent ce terme de « front républicain » pour s'opposer à la droite.
On a été obligé de s'allier avec, en gros, le diable et les filles, tout en expliquant, par exemple, qu'à Toulouse, Piquemal n'est pas, François Piquemal, n'est pas exactement un proche de Mélenchon, ce qui est assez faux, parce que, de toute façon, il a été complètement formé. Tous les jeunes députés de LFI, qui ont été envoyés au front de ces municipales, sont des proches de Mélenchon, formés par Mélenchon. Donc, le PS se raconte une histoire, précisément, et c'était le thème de l'émission, en vue de la présidentielle.
Et il y aura sans doute, à la fin du second tour, un règlement, à mon avis, un peu à hockey corral au sein du PS, entre la ligne « droitarde » portée par François Hollande, etc., et la liste portée par des gens un peu comme Arthur Delaporte, qui, eux, sont plutôt pour des alliances, en tout cas, quand c'est nécessaire.
Puisqu'on est pile dessus, je voudrais qu'on écoute Mathieu, qui prend la suite de la conversation. Bonsoir, Mathieu.
Bonsoir, Fabien. On vous écoute. Je vais vous appeler à propos de Marseille, parce que moi, j'ai été très choqué du fait que le maire sortant ne veuille pas s'allier à LFI. LFI, je l'ai trouvé très responsable, du coup, en se retirant. Mais en prenant le risque de perdre ses voies, il risque de faire passer l'ESN. Et franchement, l'ESN, à Marseille, ça mérite de bûcher.
Merci, Mathieu, pour votre appel. Ce que je trouve intéressant, Sophie Dravinel, c'est qu'au fond, c'est évidemment une bataille électorale, c'est aussi une bataille de récits, en fait. Et on a l'impression que le récit, j'ai presque envie de dire plus le récit mélenchoniste que le récit LFI, a fonctionné. Peut-être que le récit RN marche aussi. C'est vraiment une histoire de récit. Oui, absolument, parce qu'en vrai, en réalité, sur leur terrain, ni le Rassemblement National, ni LFI n'ont vraiment... Ce n'est pas un carton plein, effectivement. Non, mais non, pas du tout. Ils n'ont pas pété les scores, si je peux me permettre. Ils ont vraiment...
On le voit pour le Rassemblement National, ils ont passé de 325 listes en 2020 à 482 en 2026, plus 4300 candidatures. Ils passeront sans doute pas plus de la vingtaine de villes par rapport à la dernière fois où ils étaient 13. Donc, en fait, rien que pour le Rassemblement National, voilà. Et pour les Insoumis, c'est pareil. Il y a des villes comme Évry, dont on ne parle pas, qui étaient... Oui, ils avaient beaucoup d'espoir. Oui, ils avaient beaucoup d'espoir. Le centriste a été réélu au premier tour. Des proches de Jean-Luc Mélenchon, à côté de Montpellier, qui ont été éliminés dès le premier tour aussi, et d'autres.
Donc, en revanche, et par exemple à Roubaix et Saint-Denis, qu'il ne faut pas occulter, Roubaix, il y a eu 37% de participation. Et je pense que le récit à Roubaix, comme d'ailleurs à Marseille, s'incarne dans les choix qui ont été faits des candidats, qui sont beaucoup issus de la diversité. Et ça, c'est une force de Jean-Luc Mélenchon, qui a joué la campagne présidentielle pendant toute sa campagne, avec des choix de thèmes extrêmement puissants, extrêmement mobilisateurs, pour le préparer, lui, à entrer sur ce terrain. Et là où il a réussi quand même, par rapport à Renaissance, par exemple, c'est vraiment à introduire ses candidats dans les villes et à les faire élire.
Pardon, allez-y Victoria, pardonnez-moi.
Très rapidement, et à mobiliser un électorat abstentionniste sur lequel il compte s'appuyer, et urbain sur lequel il compte s'appuyer en vue de la présidentielle de 2020. Et le cas de Saint-Denis est vraiment intéressant, parce que le candidat est un candidat qui vient au départ du Parti communiste, qui a été formé par les communistes. Bally Bagayoko. Voilà, et qui est quelqu'un qui a un niveau exceptionnellement conscientisé. C'est quelqu'un dont on va sans doute entendre parler au-delà même de la ville de Saint-Denis. C'est-à-dire que le travail qu'il a fait à Saint-Denis est un travail exceptionnel.
Et il faut dire aussi, pour reparler du PS qui tenait la ville depuis seulement 2020, que c'est aussi un camouflet. Parce que Mathieu Annotin a gagné cette ville et il l'a perdu. Bally Bagayoko a gagné la ville aussi, mais il a bénéficié d'un très très fort désaveu
du maire sortant. Pour revenir là-dessus, Ludwig Wiggen et peut-être sur le récit dont on parlait à l'instant avec Sophie Dravinel. La réalité aussi, effectivement, c'est que LFI, je caricature un peu, ne sort pas des centres-villes. Le RN ne rentre pas dans les centres-villes. Donc, ce qu'on voit aussi, malgré tout, c'est que les talons d'Achille de chacun sont aussi respectés, si j'ose dire,
dans ce premier tour d'élection municipale. Oui, et d'ailleurs, Jordan Bardella, auprès de quelques proches, l'a reconnu. Ça reste très compliqué pour son parti dans les grandes villes. Il reste un vrai plateau de verre, sauf à Marseille, à Nice, avec Éric Ciotti, mais c'est un cas particulier. Mais il y a quand même dans beaucoup de métropoles un seuil que le RN n'arrive pas à passer. Après, restons quand même calmes, il y a un deuxième tour à cette élection. Donc là, on tire des conclusions qui peuvent être aussi un peu amendées, voire démenties.
dimanche prochain, ça va être très intéressant de voir comment l'électorat de gauche modérée réagit dans une ville comme Toulouse, de voir si c'est la stratégie choisie par Emmanuel Grégoire à Paris de ne pas faire alliance avec LFI ou bien celle de Johanna Roland à Nantes, la numéro 2 du PS qui, à elle, a fait alliance avec LFI, qui réussit. Il y aura des réponses dimanche soir qui aussi vont colorer la lecture qu'on va avoir de ce scrutin et les enseignements qu'on va pouvoir tirer en vue de la présidentielle de 2027.
On va à Paris. Et puis, je vous ai vu, Sophie Dravinelle, aussi. À Paris, d'abord avec vous, Michel. Bonsoir.
Bonsoir.
On vous écoute.
Bonsoir, France Inter. Merci pour vos émissions. Ma question concernait la candidature de Mme Dati, qui est donc l'objet de pas mal de procédures judiciaires, dont certaines assez lourdes. Et je voulais savoir s'il y avait une règle au cas où elle serait inéligible pour l'indignation du maire. Est-ce que c'est le premier adjoint ? Ou est-ce que ça sera... Bref, est-ce qu'on vote, j'ai l'impression, un peu à l'aveugle ? Et je n'ai jamais entendu de réponse de sa part à ce sujet. Voilà.
Merci beaucoup, Michel. Qui veut répondre ? Sophie Dravinelle. Alors, j'ai juste, moi, un indice. Parce que je n'ai pas une réponse précise et judiciaire. Mais j'ai un indice. J'ai posé la question à plusieurs des maires qui sont sur ces listes. Je me dis, alors, comment ça se passe si jamais, en septembre prochain, elle est écartée ? Ce ne sera pas en septembre. Parce que le procès a lieu en septembre. Absolument.
Et donc, le jugement a lieu au début de l'année 2027. Absolument.
Je dis septembre parce que ce sera le moment symbolique où on aura une idée, où on pourra avoir une dépiste. et eux-mêmes ne savaient pas me répondre ou ne souhaitaient pas me répondre.
Alors, il y a un point quand même qu'on peut préciser à notre auditeur. C'est que c'est le conseil municipal qui se réunira si Rachid Ladati était inéligible, se réunira et élira un nouveau maire. Ce ne sera pas le premier adjoint qui deviendra automatiquement maire. Il y aura un vote du conseil municipal.
Du conseil de Paris. On a sur WhatsApp François qui dit ceci. Mais enfin, quand allez-vous admettre que les municipales ce sont des histoires locales avec des acteurs locaux et des villes qui ont une histoire différente, des bilans municipaux différents, des projets différents où les acteurs, quelles que soient leurs étiquettes, ont leur autonomie et ne sont pas que des pions dirigés par les partis. Il a raison, François. Non, c'est bien. Exactement. Mais c'est là que j'allais vous emmener. Quand on regarde, par exemple, dans les... Dans les histoires.
Et puis surtout dans un récent sondage Ipsos qui date de là, du 15 mars, quels sont les deux parties qui votent le plus pour des raisons nationales que locales, le Rassemblement national et la France insoumise ?
Et on voit, par exemple, qu'en 1981, la victoire de François Mitterrand est précédée par une vague, entre guillemets, rose-rouge aux élections municipales. En 1965, c'est pareil, juste une montée de l'opposition au pouvoir gaulliste, ça donne, mais 60 ans derrière. Alors, il y a des contre-exemples, bien sûr, mais ça peut dire quelque chose. Ludovic Vion est parti pour les contre-exemples. Les régionales de 2021... Je parle des élections municipales. Oui, mais bon, les élections municipales de 2020... Les élections municipales de 2020 sont un contre-exemple et 2014 aussi. Et les élections municipales de 2001 où la gauche gagne Paris et Lyon.
Un an plus tard, Lionel Jospin n'est pas au second tour d'eau. Donc, il ne faut pas non plus trop extrapoler. C'est un peu ce que je disais tout à l'heure. Cet auditeur a raison dans une grande partie des communes. C'est sûr que nous, on zoome sur toutes celles où il y a tous ces enjeux politiques, d'appareils, etc. Mais c'est vrai que dans une grande partie des communes, il y a effectivement des maires qui soit n'ont pas d'étiquette, soit ne la montrent pas. On sait par exemple, même Éric Ciotti, même Éric Ciotti qui est soutenu par le RN à Nice, fait une campagne très locale finalement où il agite très peu de programmes ou de propositions de l'extrême droite.
Donc, on voit qu'effectivement, il y a des enjeux locaux mais dans des villes, dans certaines villes et dans certaines villes dans lesquelles on fait un zoom. Et juste aussi, une dernière chose, on parle beaucoup du RN et de LFI dans ces élections mais il faut aussi rappeler que ces municipales montrent surtout que les partis de gouvernement, l'EPS et LR, restent majoritaires dans les territoires. En termes de voix, par exemple, 5 millions de voix pour la droite, 5 millions de voix pour la gauche et ensuite, pour le RN, c'est moins d'un million et pour LFI, c'est 654 000 voix précisément.
Et puisqu'on est là avant de retourner au standard, LR qui a mangé horizon ou pas, Sophie Dravinel ? Eh bien justement, ça n'est pas clair du tout. Et là, pour cela, il va falloir attendre le deuxième tour de voir un peu l'équilibrage global. Une chose est certaine, je rejoins ce que vous disiez sur, moi je dirais plutôt, la gauche et la droite ou la droite classique ou la gauche classique contrairement aux extrêmes ou aux partis populistes comme on veut. parce que je pense que ce qui est important dans ces élections aussi, c'est la montée des listes divers, divers droites ou divers gauches.
Et j'allais dire cette défiance vis-à-vis des partis politiques qui s'est aussi exprimé localement et on voit bien que les stratégies données nationalement n'ont pas eu forcément de réponse au niveau local. Alors après, les chefs de parti, je pense à Olivier Faure parce que j'étais un peu spécialiste, je suis un peu spécialiste de la gauche, c'est plutôt, c'était opposé à des unions avec les filles, etc. Et puis en fait, il se fait déborder partout à Limoges, il se fait déborder à Clermont-Ferrand. Il se laisse se faire déborder. Il se laisse se faire déborder tout à fait parce que ça l'arrange, parce que lui voit la suite.
Mais je pense à Strasbourg, par exemple, l'ancienne maire Catherine Trottmann qui fut maire il y a 25 ans, PS, qui est PS et qui s'allie à Horizon justement et qui dit quelque chose de ce qui va se passer par la suite potentiellement. Strasbourg, c'est vraiment, on a l'impression qu'on est dans le double exemple en fait, le symbole du PS qui est coupé en deux mais le symbole aussi finalement d'une droite républicaine qui est coupée en deux à Strasbourg. C'est la définition de tout ça à la fois.
Absolument, mais d'une possible recomposition aussi dont je vous parlais initialement des partis avec la possibilité d'avoir un gouvernement d'union nationale ou d'Horizon qui reste très fort avec Édouard Philippe qui a quand même réussi un sacré pari au Havre et qui est sorti assez fort et qui pour moi est le plus mieux placé en tout cas à l'heure actuelle parmi ceux du centre droit. On s'interroge pour savoir jusqu'à quel point ces municipales sont le laboratoire de 2025 et précisément à Marseille et à Paris qui sont deux villes emblématiques ce soir dans le téléphone sonne.
France Inter le 18-20 01-45-24-7000 Nous sommes avec Ludovic Vigogne avec Sophie Dravinel avec Laurence Perron avec Victoria Coussa et avec vous Florence bonsoir. Jean-Baptiste pardonnez-moi Florence je ne vous ai pas oublié c'est promis mais Jean-Baptiste d'abord qui est à Paris pardon Jean-Baptiste on vous écoute.
Bonsoir merci de m'avoir appris voilà moi j'ai 48 ans et j'ai milité avec la France Insoumise du 10e arrondissement pour la première fois de ma vie d'ailleurs et pas tant d'ailleurs par mélanchonisme mais plus parce qu'il me semblait que la France Insoumise incarnait un point de stabilité vis-à-vis du glissement fasciste de notre pays voilà enfin ça c'était mon prologue j'entends bien allez-y voilà mais par contre on a fait une belle compagnie en 10e notre candidate avait 20% et on est ravis même si on ne s'attendait pas à gagner on est contents maintenant je suis extrêmement déçu voire en colère par l'attitude d'Emmanuel Grégoire à qui il n'aurait vraiment pas coûté grand chose d'obtenir ma voix et celle de la plupart de mes camarades s'il avait fait preuve d'un minimum de magnanimité vis-à-vis de Sofia Chiquirou en l'occurrence je pense qu'on risque de prendre Dati comme maire c'est un drame pour à mon avis une majorité de parisiens et en fait ça sera entièrement sa responsabilité ou plutôt son irresponsabilité qui nous sera amené ici
voilà merci Jean-Baptiste pour votre appel ce que j'entends dans ce que dit Jean-Baptiste Ludovic Wiggen c'est que ce qu'on va tester aussi mais ça aussi c'est du laboratoire 2027 c'est les reports oui est-ce que les reports vont se faire comme chacun l'entend quand on entend notre ami Jean-Baptiste
ce serait bien de lui demander d'ailleurs à Jean-Baptiste non il est prêt à voter visiblement non
j'ai cru comprendre que vous n'étiez pas prêt à faire ça Jean-Baptiste ah non
ben voilà on avait bien compris après on verra dimanche soir si c'est Jean-Baptiste ou Emmanuel Grégoire qui ont eu raison dans lequel des deux a eu raison de ce choix Emmanuel Grégoire il a fait un autre pari d'abord il a dit durant toute sa campagne qu'il ne s'allierait pas avec Sofia Chikirou avec qui les relations sont extrêmement tendues on l'a dit lors de cette émission Sofia Chikirou est quand même l'emblème de la Frente Insoumise voilà c'est une députée vraiment qui est très proche de Jean-Luc Mélenchon et ensuite Emmanuel Grégoire il veut séduire plutôt l'électorat centriste de Pierre-Yves Bournazel Clément Bonne des personnalités comme Clément Bonne qui était numéro 3 sur la liste de Pierre-Yves Bournazel c'est cet électorat-là qu'il va essayer d'aller chercher dans cet entre-deux-tours aujourd'hui l'élection est extrêmement serrée sur le papier Emmanuel Grégoire a 80 000 voix un peu moins de 80 000 voix de retard sur Rachida Dati elle les favorite sur le papier après il y a l'arithmétique il y a la dynamique l'arithmétique est favorable à Rachida Dati la dynamique était favorable au soir du premier tour à Emmanuel Grégoire parce qu'il a fait un très gros score que personne n'attendait 38% qu'il était 13 points devant Rachida Dati qui a été un peu secoué par cette contre-performance dimanche soir on verra qui l'emporte dimanche ce que ça dit aussi parce que c'est le cas aussi pour le coup à Paris
vous parliez de la personnalité effectivement de Sofia Chikirou ce qui changera aussi et c'est en ça que notre histoire de laboratoire peut avoir du plomb dans l'aile ou pas c'est qu'à un moment il y aura des personnes quand même et c'est ça qui va changer enfin moi je déteste la tarte à la crème de la rencontre entre l'homme et un pays mais enfin à la fin on vote quand même pour une personne
il y avait déjà ça puisque de toute façon dans cette élection où les règles ont été changées la fameuse loi PLM Paris Lyon Marseille on vote deux fois nous à Paris on vote une première fois pour son maire d'arrondissement et une deuxième fois pour donc c'est deux salles deux ambiances à Paris voilà donc Sofia Chikirou c'est 12% c'est parce qu'elle porte les valeurs de LFI mais c'est aussi parce que c'est elle qui les porte
qui est aussi députée de Paris par d'ailleurs donc ancrée là pour le coup Sophie Dravinel oui elle est très ancrée mais elle a fait le choix aussi d'une campagne très radicalement opposée à celle d'Emmanuel Grégoire avec des propos extrêmement durs contre beaucoup de personnes dans des médias alternatifs dans lesquels elle était invitée elle a eu des vraiment on a eu le sentiment qu'elle brûlait les vaisseaux susceptibles et volontairement de rejoindre des alliés potentiels de gauche ce qui n'était pas du tout le cas de Sarah Knafo de l'autre côté par exemple pour Paris et Sarah Knafo qui a fait le choix de se désister dans un choix plus prudent on verra s'il est payant pour l'avenir en tout cas on ne lui fera pas payer à elle l'échec éventuel de Rachida Dati si jamais elle devait jouer et là pareil pour éviter de faire des copier-coller trop rapides Ludovic Vigogne est-ce qu'on peut imaginer dans une élection municipale où chacun si je puis dire est dans son carré on a effectivement entendu des noms d'oiseaux volés entre LFIST et PS mais y compris à droite aussi à bien des égards parfois d'ailleurs entre LR et Horizon et aussi évidemment entre LR et l'URN est-ce qu'on se dit qu'avant des présidentielles ça vole aussi haut que ça ou au contraire parce qu'on sait qu'à la fin l'enjeu est autre on verra de toute façon quelque chose de plus apaisé ou est-ce qu'au contraire cette violence-là
est aussi un signe de ce qui va se passer d'ici un an et demi ?
ça dépend les cas si on prend celui de Paris on voit bien qu'Edouard Philippe a géré ce second tour avec un seul objectif qui était celui d'être celui qui aurait permis éventuellement la victoire de la droite en vue de 2027 Edouard Philippe l'a géré comme ça à Paris en incitant très fortement Pierre Bournazel à faire alliance avec Rachida Dati dont Pierre-Yves Bournazel n'avait pas spontanément envie il a aussi on parlait tout à l'heure de Strasbourg où le candidat Horizon a rejoint Catherine Trottmann hier Horizon a mis à l'écart Pierre-Jacques Boffix cette fameuse tête de liste Horizon parce que et a apporté son soutien au candidat LR à Strasbourg Jean-Philippe Wetter donc Edouard Philippe a géré vraiment cet entre-deux-tours en ayant en tête la présidentielle de 2027 et l'idée qu'il puisse être celui qui rassemblera la droite et le centre Victoria Cousoy après Florence qui nous attend depuis 12 minutes la pauvre ce qui est sûr c'est que pour le parti d'Edouard Philippe pour le parti Horizon il est très regardé notamment par les Républicains qui espèrent finalement que le parti se plante parce que c'est municipal c'est un test aussi pour le parti Horizon qui se revendique être le parti des maires alors qu'on voit très bien que localement il y a pas mal de maires qui sont en difficulté alors pas Edouard Philippe d'après le premier tour mais Christian Estrosi c'est un exemple à Nice on sait que ils sont attendus au tournant là-dessus et notamment pour jauger pour se compter pour se comparer aussi en vue de la présidentielle et c'est en ça aussi
effectivement que cette élection est un laboratoire pour savoir qu'est-ce qu'on représente rien ou beaucoup de choses Florence pardon Florence mais c'est à vous vous avez le droit vous avez même le droit de prendre du temps on vous écoute
d'accord et bien je précise que j'ai toujours voté PS mais le PS s'est droitisé au fur et à mesure je trouve François Hollande nous a amené Macron qui se présentait ni de droite ni de gauche mais qui vient de plus en plus à droite et pour tout cela le PS a trouvé très très malin de participer au Mélenchon bashing si je puis dire notamment en récreditant l'idée que Mélenchon serait antisémite ce qui est une fable Mélenchon est provocateur Mélenchon a beaucoup de défauts mais c'est par exemple toutes les histoires sur Efti-Nepstein je suis désolée mais j'écoute France Culture France Inter j'ai entendu l'une et l'autre prononciation donc pas beaucoup d'intervenants
après si je puis me permettre ça dépend si on le fait en meeting si on insiste dessus ou pas enfin il y a aussi la manière
je n'ai jamais pensé que l'un ou l'autre pouvait être antisémite qu'aucun intervenant or dès que c'est Mélenchon bon ben voilà il suffit d'un mot d'une phrase et on ne s'écoute pas le discours tout entier jamais ça c'est pas possible et c'est quand même dommage donc en fait pour moi le PS vraiment piégé tout seul dans la mesure où il a participé à tout cela il était très content de le faire il espérait pouvoir diminuer les parts d'audience les parts de vote de l'EFI ça n'a pas marché et maintenant il est coincé dans son propre jeu j'ai une gentillesse j'habite Grenoble où ça va marcher j'espère que nous n'aurons pas carignons mais si j'étais à Marseille ou si j'étais à Paris je serais très triste
merci Florence pour votre appel enfin je veux dire c'est l'éléphant au milieu de la pièce mais là-dessus c'est la grosse question Mélenchon c'est celle-là à la fin au bout du compte on arrive toujours à cette question absolument c'est la question Mélenchon et je pense que Florence vous incarnez parfaitement le succès si je peux me permettre en tout cas prétendu succès de Jean-Luc Mélenchon et qui passe beaucoup pour être un succès de récit un succès de communication et de fait les autres ont aussi pris le bâton pour se faire battre et une fois de plus Jean-Luc Mélenchon a récupéré la mise parce qu'il la récupère souvent et il la récupère souvent de façon efficace et ceux qui ont essayé de se construire contre lui voilà après ça ne dit pas du tout de la suite je pense que ce que cela dit pour rejoindre ce que vous nous disiez précédemment sur la polarisation et les risques d'une campagne extrêmement tendue c'est que Jean-Luc Mélenchon n'a rien perdu de sa verve et de son envie d'y aller et qui va rendre la situation extrêmement bordélique si je peux utiliser ce terme parce que lui-même parle de bordélisation de campagne il en parle comme d'une stratégie voilà mais de fait stratégie qu'il va employer
il y a quand même chez à la France Insoumise grâce à Jean-Luc Mélenchon un corpus idéologique qui tient la route alors on dit que ça tient aussi au fait qu'il n'y a pas beaucoup de démocratie interne mais est-ce qu'on se pose la question avec les LR
alors je ne sais pas s'il tient la route mais en tout cas il est solide en tout cas
c'est solide ils ont un institut de formation et l'institut la Boétie qui produit effectivement des chercheurs à Toulouse par exemple on s'est rendu compte que dans les milieux très liés à l'aérospatiale les ingénieurs avaient beaucoup voté à l'EFI j'ai vu Jean-Luc Mélenchon
c'est la même chose à Grenoble c'est la même chose à Grenoble
oui et bien pourquoi parce qu'en fait Mélenchon a travaillé cette question de l'espace et qu'il s'est associé des chercheurs c'est aussi
la polarisation du milieu scientifique je ne crois pas
que ces gens soient oui mais c'est quand même étonnant c'est à dire que ce n'est pas des gens qu'on attrape uniquement avec comment dire de l'émotion ce sont des gens qui réfléchissent le vote LFI est un vote réfléchi
ils sont beaucoup en défiance du milieu politique
oui mais c'est pareil pour le RN
mettez-vous au milieu Ludovic Dugogne est-ce qu'on dit c'est au fond ce qu'on disait tout à l'heure le récit en tout cas a fonctionné après il faut voir ce qu'il y a derrière le récit
voilà je le redis un peu il y aura dimanche un deuxième tour si François Piquemal la tête de liste de la France insoumise à Toulouse échoue s'il échoue lourdement face au maire sortant d'hiver droite Jean-Luc Moudin on montrera aussi ça dira aussi les limites de Jean-Luc Mélenchon de ses troupes c'est quelqu'un qui ne permet pas forcément de gagner alors qu'aujourd'hui sur le papier le total gauche est très favorable à François Piquemal c'est aussi ça qu'on pourra tester mais Toulouse est tout de même une ville qui de toute façon vote à gauche effectivement à toutes les élections nationales sauf aux élections municipales c'est quand même l'anomalie et si Moudin qui est réélu d'une certaine manière c'est dans l'ordre des choses en 2008 il y a eu un maire socialiste et Pierre Cohen il a fait certes un seul mandat mais malgré tout on a bien vu que la gauche avait encore progressé ces dernières années et à l'époque les filles n'existaient pas
absolument
allez-y Victor
je le dis au passage mais le 13-14 est à Toulouse sur France Inter demain donc du coup cette conversation pourra se prolonger bien longuement
Victor Yacusa et si Jean-Luc Mélenchon se sort aussi fort de cette séquence c'est parce que en effet les filles gagnent cette bataille du récit et c'est aussi parce que le PS s'est totalement illisible ces dernières semaines il y a ce communiqué qui a été comme une rupture et qui condamne les ambiguïtés sur l'antisémitisme de Jean-Luc Mélenchon et des Insoumis et derrière ces fusions à peine une semaine ou deux après ce communiqué donc la position du PS est illisible et d'ailleurs quand on voit ces derniers jours des cadres du parti socialiste ils sont désorientés écartelés sonnés et ils savent que là sur ce coup ces municipales ils ont perdu la bataille
mais alors est-ce qu'ils sont illisibles effectivement comme vous dites ou est-ce que simplement c'est une mauvaise lecture aussi du pays en imaginant que tout le monde au fond sera lié à la figure de Mélenchon ou est-ce que dans une élection municipale précisément on oublie cette figure-là et c'est pour ça aussi que ça a donné ce genre de résultat-là en quoi il s'est trompé en nationalisant au fond à outrance aussi est-ce que le PS s'est pas trompé dans sa stratégie Sophie Dravinel ?
Je pense que beaucoup d'électeurs ont cherché chez Jean-Luc Mélenchon cette stabilité dont nous parlait notre auditeur parisien tout à l'heure par rapport justement à des errances idéologiques alors le terme est un peu fort mais à des hésitations idéologiques qui se poursuivent courant élection du secrétaire national du PS après l'une après l'autre il y a toujours cette même hésitation entre des lignes d'alliance avec un centre-gauche ou des lignes de radicalisation et qui ont essayé d'être contenus dans des alliances ensemble de socialistes d'écologistes de communistes et d'insoumis mais ça n'a pas suffi et je pense que le terrain parle Alain pardon on n'a pas le temps de vous prendre parce qu'il nous reste moins d'une minute mais Alain qui voulait répondre à Jean-Baptiste tout à l'heure dit non mais c'est qu'il ne voulait pas voter Grégoire exactement Emmanuel Grégoire dit non mais ce n'est pas la faute du PS parce que chacun a sa part de responsabilité et là pour le coup pour le vote c'est votre part de responsabilité c'est ce que dit Alain c'est ce qu'on disait tout à l'heure sur le fait qu'on verra et on lira comment les votes se reportent ou pas la dernière question que j'ai pour vous justement sur Paris est de savoir si ce seul vote là de Paris c'est à dire que si la gauche perd Paris parce que les voix se sont éparpillées est-ce que c'est tellement haut et tellement grand Paris que ce sera un casus belli pour la présidentielle suivante un vrai casus belli entre le PS et la France Insoumise
oui en tout cas ça colorera toute la lecture du scrutin c'est la capitale on n'imaginait pas forcément une alternance et si Paris bascule et si la droite l'emporte effectivement ça donnera une coloration à tout ce scrutin et en plus de la manière dont ce sera passé avec la gauche entre les différentes familles de gauche ça relancera le débat au lendemain des élections municipales au sein du PS qui s'annonce très vif et ça tue l'idée d'une candidature du PS facile en tout cas c'est à dire que là ils sont censés passer par une primaire ça paraît compliqué qu'un socialiste s'il perd Paris puisse porter les couleurs de l'ensemble de la gauche
ça dit les enjeux de cette élection parisienne mais aussi les autres bien sûr merci beaucoup les amis à très bientôt