Gabriel Attal, Pierre Chasseray - C à Vous - 07/12/2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 37 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:10OuverteRéponse directe
Comment la voiture devient-elle un moteur de cette campagne présidentielle ?
- 2:44OuverteRéponse partielle
Êtes-vous surpris par ce premier sondage (Macron battu au 2nd tour) ?
- 3:50OuverteRéponse directe
Une candidature féminine serait-elle historique en 2022 ?
- 4:23OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron incarnait la modernité en 2017. En 2022, élire une femme serait-il historique ?
- 5:03OuverteRéponse directe
Valérie Pécresse reproche à Macron d'être entouré d'un boys club. Que répondez-vous ?
- 6:41OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous la différence de nature entre le "plaire" et le "faire" selon Pécresse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:35Invité politiqueFait
« La modernité, c'est ce que vous portez en dynamique politique. »
- 5:13Invité politiqueFait
« Moi, je soutiens toujours le fait que non seulement les femmes se présentent en politique et qu'elles occupent des responsabilités. »
- 6:21Invité politiqueFait
« Le bilan d'Emmanuel Macron est calamiteux. »
- 6:27Invité politiqueFait
« Avec Emmanuel Macron, c'est toujours un mandat pour presque rien. C'est toujours un tout petit bout de réforme qu'il fait. »
- 7:46Invité politiqueChiffre
« On n'aurait pas pu aller aussi loin dans nos réformes qui ont permis à notre pays d'avoir le taux de chômage le plus bas depuis 15 ans. »
- 10:05PrésentateurFait
« Pour retrouver ce degré d'agressivité à la tribune et dans la salle, il faut remonter au Front National de Jean-Marie Le Pen et à une phrase qui a coûté cher en 1987 aux leaders d'extrême droite : "Les chambres à gaz, points de détail de l'histoire". »
- 29:51PrésentateurChiffre
« 86% des Français ont une voiture. »
- 34:09PrésentateurFait
« En ce moment les Français font le plein. Le plein coûte de plus en plus cher. »
- 34:53PrésentateurFait
« C'est dur pour la plupart des Français et je pense qu'on n'échappera pas à une baisse des taxes de toute façon. »
- 35:34Invité politiqueFait
« À partir de 2035 il n'y aura plus de véhicules vendus avec un moteur thermique. »
- 35:44Invité politiqueChiffre
« Depuis le début du quinquennat on a multiplié par 4 le nombre de véhicules électriques ou hybrides qui sont immatriculés dans notre pays. »
- 36:33PrésentateurChiffre
« La mesure, j'entends que vous dites que c'est pas assez, c'est quand même 4 milliards d'euros qui sont versés pour compenser cette augmentation des prix de l'énergie et l'inflation qui est constatée. »
- 38:20PrésentateurChiffre
« 1er janvier 2025. Zone à faible émission. 60 à 70% des Français qui roulent actuellement n'auront plus le droit de rouler dans 46 agglomérations. »
- 40:00PrésentateurFait
« Quand vous êtes au SMIC vous avez un 13ème et un quasi 14ème mois grâce aux aides de l'État à la prime d'activité à la suppression des cotisations salariales etc. »
- 43:29PrésentateurFait
« Biden a averti Poutine que la Russie subirait de fortes sanctions notamment économiques en cas d'escalade sur l'Ukraine. »
- 45:44PrésentateurChiffre
« Plus de 10% des 11 millions de Ouïghours seraient passés par ces camps. »
- 48:07Invité politiqueFait
« L'Union européenne a pris des sanctions en mars dernier contre des responsables chinois. Ce n'était pas arrivé depuis 1989. »
Temps de parole
- Présentateur89 %
- Locuteur 32 %
≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Jusqu'à 20h50 avec toute l'équipe, salut à tous les quatre. Pierre sera de retour demain et on l'embrasse. Émilie, votre choix d'actu du jour. Comment la voiture est en train de devenir un moteur de cette campagne présidentielle ? On en parlera notamment avec notre invité, Patrick, votre édito ce soir. Éric Zemmour, Jean-Marie Le Pen, contre les journalistes. Mohamed, votre story du jour. Est-ce que vous savez ce que c'est un deepfake ? Un deepfake plutôt ? Un deepfake ? Ça nous vient des états-Unis, ça consiste à truquer. Le visage d'une personne avec des propos d'une autre personne. L'une des premières victimes en France, c'est le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.
On en parlait tout à l'heure. Qui est ce soir notre invité ? Bonsoir, merci de votre présence. Il sera évidemment aussi question de la crise sanitaire et des annonces hier faites par Olivier Véran et Jean Castex. Mathieu Béliard dans le 5 sur 5 ce soir. Boris Johnson lance un grand plan contre les stupéfiants au Royaume-Uni pile au moment où on retrouve de la cocaïne dans les toilettes de Westminster au Parlement. C'est l'un des sujets de votre 5 sur 5, on y revient tout à l'heure. Alors ce soir, Josiane Balasco, Carole Bouquet, on les avait adorées dans Trop belle pour toi.
Elles sont réunies ce soir sur le plateau de C'est à vous pour deux actualités différentes, mais on est ravis de les réunir. Elles sont nos invitées du dîner à un dîner préparé ce soir par Laurent Lemal, chef du restaurant La Balette à Colioure. Donc c'est dans les Pyrénées-Orientales et ça sent la Côte d'Eveau depuis un petit moment, chef. C'est ce que vous êtes en train de nous cuisiner.
Tout à fait. Donc ce soir, on va vous proposer une Côte d'Eveau-Védeille des Pyrénées-Catalanes,
accompagnée de gnocchi, de panais, pommes de terre, un petit jus à languis fumé au tapioca et persil. Et je vais vous faire découvrir le poncire de Colioure, le punsem. C'est une spécialité catalane. Merci beaucoup, chef. A tout à l'heure. Bonsoir, donc, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement. Merci de votre présence ce soir à J-137 du premier tour. Une campagne qui va devoir faire avec une épidémie qui s'installe, enfin qui est là depuis plus de deux ans maintenant, près de deux ans maintenant. Et alors que pour la première fois, depuis que les instituts de sondage s'intéressent à 2022, Emmanuel Macron est donné battu au deuxième tour.
Sondage Elab pour BFM, 52% pour Valérie Pécresse, 48% pour Emmanuel Macron. Bon, c'est un sondage. On est encore loin du premier tour. Je sais que vous allez me rappeler que Valérie Pécresse a dit elle-même que les sondages, ça va, ça vient, c'est comme la queue d'un chien. Je ne connaissais pas cette phrase. Vous ne connaissiez pas cette phrase ? J'avais parié que... Vous la connaissiez. Valérie Pécresse, le pire cauchemar d'Emmanuel Macron, c'est une prophétie d'un soutien indéfectible de la candidate LR. Mais pour la première fois, ce scénario gagne en crédibilité ? Il y aura un débat dans le cadre de la présidentielle. La campagne n'a pas encore démarré.
Bon, le président de la République n'est pas candidat aujourd'hui. La campagne a démarré. La pré-campagne, on va dire. Mais ce qui me permet de dire que la campagne n'a pas démarré, c'est d'abord que le président ne s'est pas encore déclaré candidat. J'espère qu'il le fera. Ensuite, qu'on se rend compte que les Français... Il ne le fera pas trop tard aussi pour qu'il y ait une vraie campagne. ...le fera au moment opportun. Ensuite, que les Français n'ont pas encore vraiment l'esprit à la campagne. On le voit dans les études d'opinion, mais y compris quand vous vous déplacez. J'ai passé deux jours dans le nord de Sèvres. On ne m'a pas du tout parlé de la campagne présidentielle.
Pourtant, ils sont très attentifs. Ils ont été attentifs au débat des Républicains, au débat entre... Oui, je pense qu'il y a un intérêt pour la politique. ...en Luc Mélenchon et Éric Zemmour, qui parmi à la campagne présidentielle. Aujourd'hui, il y a des préoccupations autour de la crise sanitaire, autour de la relance de l'économie. Il y aura une campagne présidentielle. Et d'ailleurs, heureusement, on est en démocratie. Il y aura un vrai débat, avec des projets et des visions différents. Et puis, il y aura un débat à ce moment-là. Vous êtes surpris par ce premier sondage ? Pas vraiment. Vous savez, il y a toujours...
Parce que c'est une candidate sérieuse, une adversaire sérieuse d'Emmanuel Macron. Je commente assez peu les sondages en général. Si j'étais venu il y a quelques semaines, vous m'auriez demandé de commenter le fait qu'Éric Zemmour était au deuxième tour de la présidentielle. Il y a toujours... Enfin, la nouveauté, c'est qu'elle est candidate quand même. Oui, il y a toujours un effet... Depuis samedi. Il y a toujours un effet post-primaire ou post-congrès. C'est de la curiosité. À l'époque de François Fillon, Benoît Hamon même, je crois, a été monté jusqu'à 18% dans les sondages au lendemain de la primaire. Voilà, maintenant, encore une fois, il y aura un débat.
Il y aura un beau débat, j'espère, qui permettra aux Français de trancher. Emmanuel Macron incarnait la modernité politique en 2017. En 2022, élire une femme à la présidence de la République, ce serait historique ? Moi, je pense que la modernité, c'est ce que vous portez en dynamique politique. Et oui, il y a une modernité dans cette majorité autour du président de la République depuis 2017. qui consiste à dire que si on veut être efficace, si on veut faire les transformations qui sont nécessaires pour le pays, il faut dépasser les clivages partisans et il faut rassembler.
On n'aurait pas pu porter de telles réformes, de telle ampleur sur le marché du travail, sur la fiscalité, sur l'apprentissage, si on n'avait pas eu ce large rassemblement au-delà des camps politiques. On n'aurait pas pu agir à la fois pour baisser les impôts et pour renforcer les services publics. On n'aurait pas pu agir à la fois sur l'économie et sur l'écologie. Mais une candidature féminine, quand on reproche si régulièrement Emmanuel Macron d'être trop entouré d'hommes, d'avoir un boys club autour de lui à l'Elysée ? Moi, je soutiens toujours le fait que non seulement les femmes se présentent en politique et qu'elles occupent des responsabilités.
Vous savez, en 2017, il y a eu un record de nombre de femmes élues députées dans une majorité à l'Assemblée nationale. C'est notre majorité qui l'a permis. Et depuis 2017, on a une politique qui consiste partout dans la haute fonction publique, dans des postes à responsabilité, à promouvoir des femmes. On a, il y a quelques mois, nommé pour la première fois dans l'histoire de notre pays, une femme à la tête des CRS dans notre pays. On a des femmes, je crois que c'est maintenant 42% des postes, des nominations de postes de hauts dirigeants dans la fonction publique, qui sont pour des femmes. Et c'est très bien.
À l'Assemblée nationale, dans notre majorité, vous avez plusieurs commissions parlementaires qui sont présidées par des femmes. Il n'y en a jamais eu autant. Donc moi, évidemment, je défends la place des femmes en politique. Donc une femme première ministre, éventuellement, si Emmanuel Macron est candidat. Je souhaite que le président soit candidat et qu'il soit réélu, évidemment. Valérie Pécresse qui multiplie les attaques à l'égard de son potentiel adversaire du deuxième tour. Entre le président sortant et moi, il y a plus qu'une différence de ligne politique. Il y a une différence de nature. Il est dans le plaire. Moi, je ne dis pas à chacun ce qu'il a envie d'entendre.
Je suis dans le faire. Le bilan d'Emmanuel Macron est calamiteux. On a besoin d'une autre politique avec des professionnels. Avec Emmanuel Macron, c'est toujours un mandat pour presque rien. C'est toujours un tout petit bout de réforme qu'il fait. Alors, contrairement aux extrêmes, nous allons tourner la page Macron, mais sans déchirer les pages de l'histoire de France. Un commentaire sur la différence de nature que souligne Valérie Pécresse entre le plaire et le faire ? Je crois que pour le coup, on parlait tout à l'heure des citations. C'est une phrase que le président de la République a employée en premier il y a quelques années. Mais vous savez, on est en démocratie.
Vous pouvez avoir des oppositions, heureusement d'ailleurs, qui critiquent. L'important, c'est de savoir aussi ce qu'on propose pour le pays. Moi, j'ai entendu hier Valérie Pécresse dire « J'avais un projet dans le cadre de la primaire, mais maintenant, il faut que je la saisonne, le pimente avec les idées d'Éric Ciotti pour maintenir l'apparence d'une unité entre des lignes politiques qui sont en réalité assez irréconciliables. » Et donc, voilà, ça sera intéressant de voir ce qui en ressort. C'est une sorte de tambouille politique. On verra le projet qui est porté. Et puis le projet de nous aussi, j'espère, qu'on défendra parce que le président de la République se sera porté candidat.
Quand c'est vous, c'est le rassemblement, et quand c'est les autres, c'est la tambouille. Non, je ne crois pas. Vous savez, je pense que là, il y a une vraie divergence de conception de la politique. Nous, on considère qu'on est plus efficace quand on fait travailler ensemble des gens qui viennent de partis politiques ou d'horizons politiques différents, mais qui sont d'accord sur l'essentiel et sur les réformes, que quand on fait travailler ensemble des gens qui viennent peut-être du même parti politique, mais qui ne sont pas d'accord sur l'essentiel entre eux.
Encore une fois, on n'aurait pas pu aller aussi loin dans nos réformes qui ont permis à notre pays d'avoir le taux de chômage le plus bas depuis 15 ans, d'avoir une croissance locomotive en Europe si on n'avait pas eu ce large rassemblement. On apportait des réformes, la réforme de la SNCF également, dont on disait depuis des années qu'elles étaient impossibles à porter en France. Si ça avait été un camp politique seul qui avait défendu dans une vision partisane de la politique ces réformes, je ne suis pas sûr qu'elles auraient pu être adoptées, qu'elles pourraient s'appliquer aujourd'hui en France. C'est aussi ce qui permet d'avoir une action politique qui est très large.
Moi, je suis très fier qu'on ait à la fois porté des réformes qui sont classiquement présentées comme des réformes de droite, mais aussi des réformes qui sont classiquement présentées comme plus à gauche. La PMA pour toutes, toute notre mobilisation autour de l'écologie. Et c'est ça que permet ce large rassemblement, mais encore une fois, de personnes qui peut-être ont eu des engagements politiques différents, mais qui s'accordent sur des réformes. Parce que je pense que c'est ce dont le pays a besoin. On a commencé à en porter et j'espère qu'on pourra continuer. Il y a Valérie Pécresse, mais face à la probable candidature du président sortant, il y a également Éric Zemmour.
Patrick, vous revenez sur son début de campagne, marqué par la violence, particulièrement contre les journalistes. Oui, violence contre des militants de SOS Racisme, on en a parlé hier. Violence contre le candidat lui-même, agrippé par un spectateur dont on ne connaît pas la motivation. Il plaît de l'accident, on sait seulement que c'est un adhérent LR. Et violence contre les journalistes insultés, menacés, bousculés, parfois à frapper, au point que la direction de l'AFP, l'agence France Presse, envisage d'appointer des vigiles pour protéger ses reporters dans les futurs meetings du candidat.
Éric Zemmour qui, pendant ce temps, joignait la parole au geste en faisant huer les journalistes et en promettant à son public de les en débarrasser. Inlassablement, inlassablement, nous allons nous débarrasser de cette idéologie hors sol qui ne vive que d'argent public et de journalistes militants. Les journalistes et médias dénoncés à 12 reprises dans son discours parce qu'ils promeuvent le mondialisme, le vivre-ensemble et l'immigration de masse. Tiens, pourquoi d'ailleurs le vivre-ensemble ? Qu'ils inventent des polémiques sur des livres écrits il y a 15 ans, le traitent de tous les noms, le classe à l'extrême droite, fouillent dans sa vie privée et veulent sa mort sociale.
Il y a beaucoup de Trump dans ce discours-là. Est-ce qu'il y a des précédents en France ? Les journalistes qui suivaient les derniers meetings de François Fillon il y a 5 ans ont passé des mauvais quarts d'heure quand le candidat accusait la presse de l'avoir torpillé. Il est arrivé à Jean-Luc Mélenchon et même à François Bayrou en 2007 de faire huer les médias. Mais pour retrouver ce degré d'agressivité à la tribune et dans la salle, il faut remonter au Front National de Jean-Marie Le Pen et à une phrase qui a coûté cher en 1987 aux leaders d'extrême droite. Les chambres à gaz, points de détail de l'histoire, énorme tollé.
Et au lieu de se corriger ou de s'en prendre à lui-même, Le Pen dénonçait alors une machination médiatique. Il accuse la presse d'avoir déformé ses propos, ce qui était stupide parce que tout le monde avait entendu ses propres mots. C'est comme ça qu'une semaine après l'émission de RTL, en clôturant sa fête des Bleus-Blancs-Rouges au Bourget, Le Pen appelle le peuple à se dresser contre les journalistes et leur quatrième pouvoir.
Quand un pouvoir sans contrôle, sans limite, sans morale,
les idées et les hommes, il est temps que le peuple se lève pour mettre de l'ordre chez lui.
Même effet que chez Zemmour, ce jour-là, des journalistes ont été insultés, molestés, dans la foulée déjà du discours précédent, celui du numéro 2 du FN, Jean-Pierre Stirbois. J'étais dans la salle comme reporter et j'ai retrouvé l'enregistrement. — Les charognards seront déçus. On ne fera pas dire à Jean-Marie Le Pen ce qu'il n'a pas dit. On a même utilisé une putain pseudo-journaliste réputée pour tapiner dans le monde des médias pour attaquer Le Pen. Trop, c'est trop ! — Voyez le climat. Alors je dois dire qu'après ces insultes, plusieurs journalistes ont décidé de se lever et de quitter la salle.
Mais comme nous étions dans les premiers rangs de la grande salle du parc des expositions du Bourget, il y avait à peu près 15 000 personnes. Ça a été une très longue remontée sous les injures et les crachats des militants. Alors avec ce souvenir, je laisse cette interrogation. Pour la suite et pour la profession, est-ce qu'il faut à tout prix couvrir et subir les discours de haine qui mettent la sécurité des journalistes en danger ? — Éric Zemmour marche sur les traces de Jean-Marie Le Pen ? — Oui, mais d'abord, Zemmour fédère encore plus largement que Le Pen dans les jeunesses nationalistes et les groupuscules d'ultra-droite, d'où d'ailleurs les violences de dimanche.
Et puis grande différence, alors que Le Pen se plaignait de sa sous-exposition médiatique, Éric Zemmour, lui-même issu des médias, était très largement exposé et même surexposé. J'ai consulté les tableaux de temps de parole de personnalité relevés par le CSA sur le mois d'octobre pour les deux premières chaînes d'info en continu. Sur BFM TV, c'est Éric Dupond-Moretti qu'on a le plus entendu, 4h25. Suive Éric Zemmour, 3h34, Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Gabriel Attal, vous êtes 7e, je vous le signale, avec 1h26. Sur CNews, Jean Castex en numéro 1, 11h08, mais avec des diffusions de nuit. Puis Éric Zemmour, 9h11, Emmanuel Macron et Jean-Michel Blanquer, vous êtes 5e, là, 4h23.
— À chaque fois, vous vous en mettez pas assez pour que j'apparaisse. — Ben non, là, 5e, c'est tombé juste avant qu'on n'avait plus la place. — 4h23. En tout cas, Éric Zemmour est de très loin la première personnalité d'opposition et le premier futur candidat vu et entendu en septembre et en octobre. Merci. Qui ? — C'est-à-dire que les médias ont autant parti fabriquer le monstre qui se retourne contre lui ? Je n'irai pas jusque-là. En tout cas, ils ont contribué à faire émerger et à rendre possible la candidature d'Éric Zemmour, c'est évident. — Il n'empêche, j'imagine, que vous condamnez les violences à l'égard de la presse. En tout cas, c'est ces appels à la violence. — Bien sûr.
Moi, je crois que les candidats aux élections, les responsables politiques, ont une responsabilité dans le climat d'une élection et d'une campagne. Vous avez rappelé que c'est déjà arrivé par le passé que des candidats fassent siffler ou huer des journalistes dans des meetings. Non seulement nous, en 2017, Emmanuel Macron, évidemment, c'est pas livré à ça, mais je ne sais pas si vous vous rappelez, ça avait surpris à l'époque. Quand il prononçait le nom d'un adversaire politique, il pouvait arriver que la salle, spontanément, se mette à siffler ou huer. Et là, il est stoppé tout de suite en disant « Ne les huez pas, ne les sifflez pas, votez ».
Et je pense que le climat d'une élection, il dépend aussi de l'attitude des responsables politiques. Et ça vaut pour Éric Zemmour... — On se souvient quand même de Emmanuel Macron qui déclarait juste après l'affaire Benalla « Nous avons une presse qui ne cherche plus la vérité ». Ça, c'était des propos qui avaient profondément marqué la profession. — Non, mais parler d'une catégorie de la presse qui peut éventuellement déraper, je pense que... — C'était plus général que ça. — C'était plus général, oui. On s'en souvient. — Enfin, je crois pas, pour le coup. Voilà. Après, moi, je suis préoccupé par le niveau de violence dans le débat politique.
On parle de Zemmour, évidemment, mais aussi quand on a entendu Jean-Christophe Lagarde, patron de l'UDI, qui parlait de mettre une balle dans la tête d'Éric Zemmour. Voilà. C'est des mots qui, pour moi, n'ont pas leur place dans le débat politique. — Mais il n'y a pas eu de condamnation officielle du gouvernement des violences qui se sont déroulées à Villepinte ? — Ah ben si. Moi, vous savez, j'ai été interrogé en tant que porte-parole du gouvernement, pas plus tard que ce matin, d'ailleurs, sur une grande radio. Et j'ai eu l'occasion de dire que c'était extrêmement choquant et de condamner ce qui s'est passé. Il y a des images qui sont particulièrement choquantes.
On voit un jeune homme, visiblement, sur-entraîné. C'est vrai que ça rappelle ces stages commando qui peuvent exister dans certains groupuscules. — Qui s'en prend notamment à une jeune femme en lui donnant des coups. Enfin, je crois que c'est l'image qu'on voit là. — Exactement, voilà. — Qui sont... Enfin voilà, c'est profondément choquant. Et j'espère vraiment que l'enquête qui a été ouverte permettra de retrouver les auteurs. — Les attaques visent aussi depuis dimanche directement le président de la République. Attaque réitérée ce matin sur BFM TV. — On a l'impression de quelqu'un qui n'a pas en fait les idées claires sur rien.
Qui un jour va dire « L'OTAN est en état de mort cérébrale » et puis le lendemain va faire des mamours aux Américains qui l'ont humilié et qui nous ont humilié. C'est un type qui va dire « Un jour, la colonisation est un crime contre l'humanité » et puis quelques années plus tard, il va dire « Ah, le FLN se sert d'une rente mémorielle. » Ce type n'est pas fini. Ce type dit tout et le contraire de tout. Donc moi, je dis « Oui, Emmanuel Macron, c'est le vide et c'est un adolescent qui n'est pas fini ». — Un adolescent qui n'est pas fini. Les attaques sont un nominem. Est-ce que ça va pousser le président à lui répondre, à descendre dans l'arène, à précipiter son entrée en campagne ?
— Je pense que c'est des propos qui n'appellent objectivement pas de réponse. Je veux dire, on voit bien qu'Éric Zemmour manie en permanence l'insulte, l'invective. Vous savez, moi, depuis que je suis au gouvernement, je vois au quotidien ce que la fonction de président de la République demande comme capacité à se maîtriser, comme calme, comme sans froid, comme capacité à rassembler aussi. Et je crois qu'Éric Zemmour, finalement, il prouve par lui-même chaque jour qu'il n'en est pas capable.
Quand on passe son temps à insulter les autres, jusqu'à faire des doigts d'honneur aux Français dans la rue, quand on passe son temps à hystériser le débat, à monter les gens les uns contre les autres, je crois sérieusement pas qu'on est en capacité d'être président de la République, surtout dans un moment comme celui que traverse notre pays. – Le Covid ? – On y vient dans une seconde, mais… – Oui, un mot, on a appris cet après-midi l'arrestation d'un suspect à Roissy, suspect d'avoir participé à l'assassinat du journaliste Khashoggi, journaliste saoudien très critique et qui a été découpé en morceaux à l'ambassade saoudienne en Turquie.
Est-ce que cette arrestation qui montre une volonté de la police de procéder, d'aller au bout de cette enquête sur cet assassinat au lendemain de la visite, du retour d'Emmanuel Macron d'Arabie Saoudite, où il a rencontré MBS, le prince héritier ? Est-ce que c'est un hasard ? Est-ce que c'est un signal ? Est-ce que le gouvernement a laissé faire cette arrestation ? – Moi, je n'ai pas d'informations à confirmer ou infirmer sur ce sujet-là. On a toujours été très clairs sur cette affaire Khashoggi. On a toujours condamné ce qui s'est passé qui est absolument innommable. Voilà, il y a eu un déplacement du président de la République dans le golfe Persique, notamment en Arabie Saoudite.
Il n'y a aucune complaisance. Il y a la nécessité d'avoir des échanges pour avancer sur des enjeux absolument fondamentaux. La lutte contre le terrorisme dans la région, la stabilité de la région. Ça va jusqu'à la question du Liban où il y avait besoin d'un réengagement de l'Arabie Saoudite. La visite du président de la République l'a permis aussi. Voilà, donc là-dessus, on est extrêmement clairs sur ce sujet-là.
– Pour revenir sur la crise sanitaire, hier, Olivier Véran
et Jean Castex ont présenté
la réponse du gouvernement
pour freiner cette cinquième vague. fermeture des discothèques
pendant quatre semaines dès vendredi, les travails renforcés, vaccination des enfants envisagés d'ici au 20 décembre et puis le protocole relevé au niveau 3 pour les écoles primaires, donc avec le masque maintenant qu'on doit porter dans les cours de récréation. Mais les mesures dans les écoles ne vont pas assez loin pour un certain nombre de médecins comme l'infectiologue Gilles Pialou et il était notre invité hier soir.
– Est-ce qu'on continue à considérer que les enfants sont moins protégés même si effectivement ils sont plutôt moins malades,
moins de formes graves, etc. Tout le monde sait ça, c'est vrai, mais moins n'est pas zéro, mais ils sont moins dépistés, ils sont moins vaccinés, ils sont moins
avec des mesures barrières, on en a parlé des capteurs de CO2, on ne les a jamais vus arriver les capteurs de CO2. Pourquoi les enfants tout d'un coup on s'aperçoit qu'ils sont finalement moins bien pris en charge sur cette question-là
que les adultes ? C'est un vrai sujet de société.
– On les dépiste assez, les enfants ?
– Oui, les dépistages qui ont vraiment augmenté, notamment chez les enfants. C'est très dur, vous savez, de fixer la ligne de ce que vous considérez comme le bon niveau de mesure quand on parle des enfants. Moi, je m'inscris en faux avec ceux qui considèrent que les mesures qui s'appliquent aujourd'hui qui ont été renforcées seraient des mesures légères. Je veux dire, moi, je n'ai pas d'enfant, j'ai un petit frère de 9 ans, c'est objectivement très difficilement supportable pour des enfants que de devoir porter le masque à l'école. Ce que je sais, c'est que c'est encore plus insupportable que de devoir fermer les écoles.
Donc, on a un protocole sanitaire qui est un protocole sécurisant qui a été renforcé, qui nous permet de tenir notre objectif qui est de laisser les écoles ouvertes parce qu'on sait que ce qu'il y a de pire pour les enfants, c'est de devoir fermer les écoles. Et en France, c'est vrai qu'on a fait ce choix-là, on a laissé les écoles deux fois plus ouvertes qu'en Allemagne, trois fois plus qu'en Italie, quatre fois plus qu'aux États-Unis et on ne le regrette pas quand on a vu ce qui s'est passé dans un certain nombre de ces pays, notamment en termes de retard accumulé pour les enfants.
C'était ça la priorité ? C'est pour ça qu'on n'a pas rallongé les vacances de Noël comme ça a été le cas en Belgique ?
Oui, c'est vrai que nous, on a fait le choix de l'école ouverte avec des protocoles sanitaires et encore une fois, on ne le regrette pas du tout. On a vu ce qui s'est passé notamment aux États-Unis. Vous avez des études sur le retard qui a été accumulé par les enfants qui sont objectivement très inquiétants, y compris en termes de découverte de l'autre, de capacité à apprendre en société. Je pense que c'est très important que de maintenir les écoles ouvertes. Il fallait renforcer le protocole parce qu'on voit qu'il y a une circulation du virus qui est réelle, notamment chez les enfants. C'est ce qu'on a fait. Et puis les dépistages aussi qui ont augmenté.
Votre petit frère de 8 ans, il se fera vacciné dès que ce sera possible pour les enfants ? Ça, il faut demander à ma maman. Non, mais en tout cas, vous y serez favorable. Vous le conseillerez de le faire ? Moi, ce que je conseille toujours quand on me pose la question pour les enfants, c'est d'en parler avec le pédiatre ou avec le médecin traitant. Voilà. Mais je pense que ma mère fera vacciner mon petit frère. À cause de la pandémie, Valérie Pécresse a décidé de ne pas tenir meetings physiquement comme c'était prévu s'an dernier prochain. C'est une sage décision et le candidat Emmanuel Macron sera très attentif à la tenue de ces meetings.
Il n'y a pas de consigne qui est donnée d'interdire les meetings. D'ailleurs, le Conseil constitutionnel a été très clair sur ce sujet-là, sur le fait que pour ce qui est des réunions politiques, de la démocratie, il fallait que ça puisse continuer à se tenir. En revanche, c'est évidemment très important que quand des meetings se tiennent, ils donnent le cadre sanitaire le plus sécurisant possible. Voilà. Ça peut être mettre en place le pass sanitaire. On ne peut pas l'exiger. Ce sera le cas, par exemple, dans les meetings du candidat Emmanuel Macron ? Je pense. Vous savez, on a fait une réunion de la majorité à la mutualité il y a une semaine, un peu plus d'une semaine.
Il y avait le pass sanitaire qui était en place. Le Conseil constitutionnel dit qu'on ne peut pas l'exiger. Mais ne serait-ce que pour envoyer un message ? Je pense que c'est important. Et puis surtout, le port du masque dans la salle. Voilà, c'est les images de la mutualité.
Tout le monde avait bien son masque. Sur les images
du meeting d'Éric Zemmour, objectivement, j'ai vu quand même des images.
Des personnes sans masque quand même.
Là, on voit quand même des gens qui portent le masque. Mais en revanche, sur d'autres meetings, j'ai vu des images qui m'ont interpellé. Effectivement, on voyait très peu de personnes qui portaient le masque. Et là, je pense que c'est important dans des lieux clos qui brassent beaucoup de monde d'avoir le port du masque. Une campagne où vous souhaitez, j'imagine, avoir une part active. Vous ferez du porte-à-porte ou pas, Gabriel Attal ? Quand on sera en campagne, oui, bien sûr, sur mon temps libre, sur mes week-ends. En appliquant les conseils qu'on vous avait donnés et que vous donniez également à des bénévoles. Là, on s'est dit qu'en match qui était réuni au mois de novembre dernier.
Vous racontiez, vous évoquiez quelques souvenirs croustillants de porte-à-porte quand derrière, par exemple, la porte d'un Français qui s'ouvre, il y a une dame totalement nue assise sur le canapé et qu'on vous propose gentiment d'entrer pour un café. Morale de l'histoire, Gabriel Attal ? Je ne suis pas rentré pour un café. Mais oui, c'était une réunion où on demandait des anecdotes sur nos premières campagnes et effectivement, j'ai raconté cette anecdote. Donc, il y a des consignes très précises et qu'il ne faut jamais regarder à l'intérieur. Ce que je racontais, c'est qu'on m'a toujours dit la première consigne, c'est quand la personne t'ouvre, tu la regardes dans les yeux.
Il ne faut pas que la personne ait l'impression que tu regardes derrière elle, que tu es curieux pour regarder dans son appartement, etc. C'est un peu intrusif. Puis la deuxième consigne, c'est de ne pas rentrer chez les gens, ne serait-ce que parce qu'il faut en faire des portes. Donc, on ne peut pas trop s'arrêter et boire des cafés partout. Effectivement, j'ai raconté que la première porte qui s'était ouverte, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder un peu derrière. Et puis, il y avait cette dame qui était sur son canapé très à l'aise. Très à l'aise. Donc, je n'ai pas respecté cette règle-là, mais que je ne suis pas rentré pour boire le café. C'est ce que je racontais dans cette réunion.
Dans cette réunion. Voilà, c'était dans un documentaire qu'on pouvait découvrir hier sur TF1. Vous restez avec nous, on continue à évoquer l'actualité. C'est l'heure de la story de Mohamed Bouhefsi. Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous. Les campagnes de désinformation auront-elles une influence sur cette élection ? Au cœur des inquiétudes, les deepfakes, Mohamed. En 2018, cette vidéo avait créé un énorme buzz aux Etats-Unis.
For instance, they could have me say things like, I don't know, President Trump is a total and complete dipshit. Now, you see, I would never say these things, at least not in a public address, but someone else would. Someone like Jordan Peele. Moving forward, we need to be more vigilant with what we trust from the Internet.
Pendant de longues secondes, vous avez cru voir le président américain Barack Obama avant de découvrir l'humoriste Jordan Peele. L'ancien président des Etats-Unis a été l'un des premiers grands dirigeants à être victime de deepfakes. Cette technologie consiste à bidonner des vidéos en mettant des propos dans la bouche de personnes qui ne les ont jamais prononcées. Ça repose sur l'intelligence artificielle et parfois, c'est quasiment invisible à l'œil nu, comme cette vidéo de Tom Cruise après une partie de golf. Et pourtant, sur cette vidéo, ce n'est absolument pas l'acteur américain mais un deepfake. À la base, cette technologie a été utilisée à des fins humoristiques.
Et oui, Marine Le Pen ne parle pas arabe. Problème depuis plusieurs mois, les deepfakes sont utilisés à mauvaise gestion et notamment pour propager des fausses rumeurs. Plusieurs dirigeants politiques s'inquiètent notamment de l'ingérence de pays étrangers dans la campagne présidentielle en France en 2022. Cette technologie pourrait être alors utilisée pour nuire à un candidat et donc le calomnier. Le deepfake, c'est d'abord un immense brouillard que l'on peut créer. Et si on se met à bombarder d'informations complètement fantaisistes, parfois contradictoires, on va se retrouver avec l'idée que plus rien n'est tout à fait vrai.
Je crois que le but du deepfake, ça n'a jamais été de faire croire que c'était vraiment vrai mais de semer le doute. Et ça, c'est la chose la plus importante parce qu'à la fin, le doute profite toujours à des personnalités qui sont radicales. Pour faire face à ce risque, l'exécutif a décidé de renforcer les effectifs de l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information. L'État a décidé d'investir un milliard d'euros supplémentaires pour augmenter la protection et accélérer le développement des services de cyberespionnage.
L'objectif est de créer des algorithmes pour bloquer directement leur diffusion sur les réseaux sociaux et éviter surtout que les personnes puissent s'échanger sur ces vidéos sur des messageries privées. Gabriel Attal, vous avez été l'une des premières victimes d'un deepfake en France. C'était il y a quelques semaines sur Twitter. Je vous dis, c'est qu'encore une fois, il y a un engagement dans le cadre de la campagne présidentielle, je crois que c'est attendu par beaucoup de Français, de permettre un vote électronique aux Français qui le souhaitent.
Et cet engagement, encore une fois, il est réactivé, il est renforcé par la crise sanitaire qui doit nous conduire à donner davantage de moyens de participer aux élections. Alors, vous aviez tweeté au départ deepfake avant de corriger, c'est plutôt un gros fake. C'est mal fait puisque ce sont vraiment vos propos. En revanche, tous les bandeaux dans la vidéo ont été changés et donc, ce n'est pas vraiment un deepfake mais un très gros fake mais ça pourrait arriver durant cette campagne présidentielle. Gabriel Attal, est-ce que vous, comme le gouvernement, êtes inquiet par ce genre d'utilisation et ce genre de deepfake ? Il y a une préoccupation. C'est vrai que c'est une vidéo.
Ils ont repris en fait une vidéo d'une de mes conférences de presse qui datait il y a assez longtemps et en fait, ils ont mis tout autour des bandeaux de BFM TV qui donnaient le sentiment que ça avait été prononcé aujourd'hui. En plus, c'était un extrait coupé qui n'était pas dans le contexte, etc. Ça a été partagé plusieurs centaines de milliers de fois et donc, évidemment, c'est une préoccupation. Parce que vous avez démenti mais l'info a circulé. Il y a toujours plus de gens qui voient l'info que de gens qui voient le démenti derrière. Donc, oui, il y a une préoccupation. Il faut faire la part des choses entre ce qui peut être de l'ordre de la parodie.
On a vu certaines des images qui peuvent être de l'ordre de la parodie. Moi, ça ne me dérange pas si c'est assez clairement inscriné. Clairement parodique, oui. Et puis, des deepfakes qui seraient faits vraiment dans l'objectif de nuire à un candidat et qui en plus pourraient être de manière automatique partagée pour toucher beaucoup de monde. C'est ça la préoccupation avec des ingérences étrangères. Donc, effectivement, on a renforcé les moyens pour se protéger de ça. Vous avez su qui avait fabriqué ce gros fake et est-ce que vous avez des moyens d'agir ? Non, je crois qu'une des premières personnes qui l'avait partagée c'était Florian Philippot.
Mais je ne sais pas qui vraiment est à l'origine de la vidéo en elle-même. C'est facile à fabriquer ça. C'est plus facile à fabriquer qu'un deepfake. Mais c'est pour ça qu'on a renforcé les moyens de l'ANSI. Et d'ailleurs, l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information propose et va proposer des formations aux équipes de tous les candidats, quels que soient leurs partis, parce que c'est évidemment un enjeu qui peut concerner tous les partis. Et il faut que sur ce point-là, tous les partis et tous les candidats puissent avoir leur équipe formée pour réagir. Il y a aussi un enjeu et une responsabilité des plateformes.
Il y a des recommandations qui avaient été faites en ce sens, notamment par la députée Laetitia Avia, pour que quand il y a un montage ou un deepfake qui n'est pas clairement écrit que c'est une parodie, il y ait une obligation de retrait du contenu par les plateformes. C'est vers ça qu'on doit aller. Ça fait aussi partie des enjeux de la présidence française de l'Union européenne que d'avoir une meilleure régulation des plateformes sur ces sujets-là. Merci beaucoup Mohamed. A tout à l'heure pour la StoryMedia. Ça pourrait bien devenir un moteur de la campagne présidentielle l'automobile, cher aux Français, Émilie. Oui, 86% des Français ont une voiture.
Alors parler aux Français, c'est un peu parler aux automobilistes et dans l'air du temps qui veut qu'on aille vers la transition écologique, vers l'électrique, qu'on abandonne peu à peu la voiture traditionnelle dite polluante et qu'on aille d'ailleurs vers toujours plus de sécurité. Certains candidats n'hésitent pas à prendre la direction inverse avec des propositions plus clémentes avec les conducteurs et leurs possibles infractions. Des propositions basées sur la fameuse phrase prêtée à Georges Pompidou « Il faut arrêter d'emmerder les Français ». On passe son temps à emmerder les Français. Moi, je pense qu'il faudrait arrêter cela. Par exemple, il faudrait... Je vous donne un exemple.
Par exemple, supprimer le permis à pourcentage. Non, je ne le supprimerai pas. Je donnerai un capital de points beaucoup plus important pour tous ceux qui travaillent avec leur véhicule. Je suis pour la disparition de la suppression des points pour les petits excès de vitesse. Tous les excès de vitesse en dessous de 20 km à heure, on ne perdra plus de points. On pourrait être un tout petit peu plus tolérant, un peu moins raquetteur. Les points maintenant, c'est un racket organisé par l'État.
Marine Le Pen veut également reculer sur les 80 km à heure, repasser aux 90, tout comme Nicolas Dupont-Aignan. Éric Zemmour veut lui revenir
sur la limitation à 30 km à heure en ville, mesure d'Anne Hidalgo qui a vu une victoire dans son application à Paris mais aussi dans 200 communes françaises avec le double objectif de réduire la pollution mais aussi d'augmenter la sécurité. Proposition vue comme une chasse faite aux voitures, ce à quoi est opposée sa désormais concurrente Valérie Pécresse. Elle expliquait sur ce plateau qu'il fallait arrêter d'emmerder les Français. Oui, mais l'écologie des résultats, c'est l'écologie qui fait baisser la pollution. Voilà. Ce n'est pas celle qui emmerde tout le monde. Et celle-là, elle emmerde tout le monde. Si je résume votre pensée. Vous avez un peu dépassé ma pensée. Je ne l'ai pas mangée.
A peine. Pas sur cette mesure-là mais l'idée de dire qu'on ne puisse plus du tout circuler en voiture dans la région est absolument ubuesque et ça, ça n'est pas possible. À gauche, on n'est pas avoir de propositions populaires non plus. Ainsi, quand le président Emmanuel Macron lance sa réforme du permis de conduire pour réduire le temps de passage de l'examen et son prix en moyenne à 1 800 euros en France, Jean-Luc Mélenchon y voit là une inspiration directe d'une de ses propositions dont il se revendique le père puisque dès 1990, le député Jean-Luc Mélenchon voulait rendre le permis gratuit pour tous. Proposition qu'il avait d'ailleurs réintégrée
à son programme en 2012.
On a fait une proposition de loi en 1990 en faveur du permis de conduire gratuit. Pourquoi ? Parce que c'est une charge pour toutes les familles mais pour chaque individu et lorsqu'on cherche de l'emploi, j'ai observé à l'époque j'étais maire adjoint à la jeunesse que le fait d'avoir ou non un permis de conduire changeait tout.
Bonsoir Pierre Chasserey, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes. 40 millions d'automobilistes ça veut dire 40 millions d'électeurs potentiels. Vous surveillez les propositions des candidats et vous dites qu'en ce moment les propositions les plus intéressantes viennent de l'extrême droite de Marine Le Pen. Moi j'ai dit ça ? Oui ? Non je n'ai pas dit. En revanche il y a une chose... Si, aujourd'hui hélas les bonnes propositions en matière de péage notamment se situent dans les extrêmes. Ah sur les péages ? Oui, ça fait partie des propositions pour les automobilistes.
Mais j'ose espérer qu'il n'y a pas que les extrêmes qui vont s'occuper des automobilistes parce que sinon ça sera absolument dramatique. Non, j'espère justement que tout le monde va prendre la mesure et sortir un petit peu justement de ces positions totalement extrémistes. Par exemple aujourd'hui... La nationalisation par exemple des autoroutes ça c'est pas intéressant. C'est extrême mais ça vous intéresse quand même. C'est des tarifs de péage qui soient moins chers ou des formules mathématiques qui ne conduisent pas systématiquement à une augmentation systématique des prix au 1er février. Ce qui sera le cas là au février prochain.
Ce qui va malheureusement être le cas ça sera la plus forte augmentation depuis 10 ans sur le prix des péages. Qu'est-ce que vous réclamez alors ? Moins cher ? C'est tout à fait possible puisque je ne suis pas le seul à le dire. L'association 40 millions d'automobilistes on a quand même deux renforts de poids. C'est la Cour des comptes et l'autorité de régulation de la concurrence. Donc quand on est du côté de l'autorité de la régulation de la concurrence et de la Cour des comptes on peut estimer qu'on n'a pas tout à fait tort. Il y a le prix des autoroutes, des péages et le prix du carburant.
L'indemnité de 100 euros annoncée par Jean Castex ça n'était pas à la hauteur des attentes des automobilistes ? Je suis désolé Gabriel Attal mais ce n'est pas à la hauteur des attentes des automobilistes et je pense que vous en avez tout à fait conscience il va falloir faire quelque chose. Le dossier carburant n'est pas fermé il est ouvert. On n'en parle plus médiatiquement parce que l'épisode médiatique a été coupé par ce geste de 100 euros. Mais ce n'est pas fini. En ce moment les Français font le plein. Le plein coûte de plus en plus cher. C'est du pouvoir d'achat en moins. Quand vous amputez sur le pouvoir roulé vous amputez sur le pouvoir d'achat.
Il faut comprendre que l'automobiliste j'en ai marre d'entendre systématiquement c'est pour emmener les enfants à l'école ou pour aller au travail. Je me suis rendu compte depuis que je suis dans l'association 40 millions d'automobilistes qu'en zone rurale par exemple c'est l'accès aux soins. C'est capital. C'est aussi du temps social. Il faut sortir un petit peu de ce débat où seule l'écologie ou une vision écologistissime prévaut. Je pense qu'il faut revenir un petit peu les pieds sur terre et que si tout le monde souhaite une voiture moins polluante moins énergivore ça va souvent ensemble. En tout cas pour l'instant ce qu'ont besoin les Français c'est de faire le plein.
Le prix de l'énergie est en crise. C'est dur. C'est dur pour la plupart des Français et je pense qu'on n'échappera pas à une baisse des taxes de toute façon. Gabriel Attal qu'est-ce qui est au programme ? Non mais on voit bien qu'il y a des responsables politiques qui considèrent qu'ils vont se constituer comme candidats en étant pro-bagnole ou anti-bagnole. On l'a vu dans les extraits qui ont été montrés. Nous on n'a jamais été là-dedans. D'abord on n'est pas encore en campagne on n'est pas encore candidat mais on considère qu'il faut être pro-sécurité routière on l'assume et oui pro-transition écologique. Donc en baissant la vitesse sur la route les 80 km heure notamment.
Oui une mesure qui a ensuite été adaptée avec la possibilité pour les collectivités locales de l'adapter. Et puis pro-transition écologique. Il faut bien se rendre compte qu'il y a maintenant une décision qui a été prise au niveau européen. C'est-à-dire qu'à partir de 2035 il n'y aura plus de véhicules vendus avec un moteur thermique. Et donc la question c'est comment est-ce qu'on prépare cette échéance et comment on accompagne les Français. Depuis le début du quinquennat on a multiplié par 4 le nombre de véhicules électriques ou hybrides qui sont immatriculés dans notre pays. On ne l'a pas fait en étant dans une logique brutale de punition.
Il y a eu un moment l'épisode taxe carbone on est revenu dessus mais en augmentant multipliant l'accompagnement via le bonus écologique la prime à la conversion. Et donc nous c'est cette logique-là qu'on poursuit. Il y a un enjeu de pouvoir d'achat. C'est vrai évidemment. Mais précisément c'est aussi une des raisons d'aller vers cette transition. Parce que la réalité c'est qu'on sait et là c'est des décisions mondiales sur la réduction des barils de pétrole etc. des forages que c'est des prix qui risquent de continuer à augmenter sans cesse dans les années à venir. J'ai un problème monsieur Attal.
Il y a aujourd'hui une transition à gérer et c'est vrai que dans ce contexte-là C'est à moyen ou long terme mais à court terme. Et la question c'est comment vous faites entre les deux. Et c'est vrai que là nous on considère qu'il faut accompagner et qu'il faut aider les Français. La mesure j'entends que vous dites que c'est pas assez c'est quand même 4 milliards d'euros qui sont versés pour compenser cette augmentation des prix de l'énergie et l'inflation qui est constatée. Non c'est pas pour les automobilistes c'est pour tous les Français qui gagnent en dessous de 2000 euros. Parce que vous avez d'autres prix qui augmentent.
Vous avez des prix Donc ce n'est pas une mesure automobiliste c'est pas pour les carburants. En revanche je voudrais revenir sur la voiture électrique. J'ai un petit souci la voiture électrique il faut l'essayer pour se rendre compte qu'aujourd'hui elle n'a pas l'autonomie qui permet à une famille de se déplacer. Ça c'est le premier point. Le deuxième point que j'ai relevé et ça c'est ce qui gêne un peu les Français c'est comme le manque de cohérence sur les limitations de vitesse. Vous savez je partage un point commun avec Emmanuel Macron le 80 km heure je considère que c'était c'est une connerie tout comme lui. Donc il faut revenir dessus il faut avoir ce courage politique.
Et puis la deuxième mesure ça doit vous irriter aussi. Vous faites une prime à la conversion. J'ai trouvé ça super. Pour l'achat d'un véhicule plus récent moins polluant de critère 2 notamment. Ce sont des véhicules qui sont par exemple menacés d'interdiction notamment dans la ville de Paris. Il y a un manque de cohérence. Comment voulez-vous que les Français s'y retrouvent ? D'un côté vous versez une prime pour un véhicule qu'on peut acheter et derrière on n'aura pas le droit de rouler avec. Avouez que ça manque de cohérence.
Ce qui est certain c'est que vous avez des villes des municipalités qui ont la possibilité qui ont des outils qui leur sont donnés par la loi de restreindre la circulation. Donc c'est pas cohérent. Et donc ça devient un enjeu de choix politique aussi pour des élections des élus locaux quand les Français ont à se prononcer sur les programmes ou sur la politique qui est menée au niveau local. L'important c'est d'avoir une cohérence au niveau national. Et nous on a toujours été dans cette logique. Il y a eu l'épisode de la taxe carbone. On a vu ce que ça a donné. Les gilets jaunes. Mais c'est aussi ce qui a achevé de nous convaincre qu'on ne fait pas la transition par la brutalité.
On ne fait pas la transition en sans doute. On n'est pas dans la transition. En ce moment c'est la rupture. La transition c'est quelque chose de doux. Là on est dans la rupture. Je vais vous donner une date. 1er janvier 2025. Zone à faible émission. 60 à 70% des Français qui roulent actuellement n'auront plus le droit de rouler dans 46 agglomérations. Si les villes le décident ? Agglomérations. Si les villes le décident ? Agglomérations. Ce n'est pas l'État qui décide. Monsieur Attal. Agglomérations. Les petites villes qui sont autour de la grande ville aussi. Mais ce n'est pas l'État qui décide des zones à faible émission. On leur donne une possibilité.
Mais l'État peut aider les automobilistes à assurer cette transition financièrement en fait. C'est ça ? Non mais c'est surtout le rôle de l'État derrière de corriger l'erreur politique lorsqu'elle se fait à l'échelle d'une agglomération. Parce que c'est là que c'est dangereux. C'est dans la loi maintenant. C'est surtout que c'est un outil qui est donné. La loi donne des outils aux élus locaux, aux maires qui peuvent décider de mettre en place des ZFE, des zones à faible émission. Il n'y a pas d'obligation de le faire. On aura Gilets jaunes puissances dites. Après vous aurez des débats au niveau municipal sur ces questions-là. Gilets jaunes puissances dites. Mais évidemment.
Vous imaginez une taxe de 3 centimes de plus de carburant il y a 3 ans avait mis la France dans la rue. Vous imaginez sincèrement qu'en privant 70% des Français de circuler dans des agglomérations. C'est-à-dire les petites villes autour des grandes villes. Vous allez avoir quoi comme résultat ? C'est une ségrégation par l'argent. C'est de l'écologie par l'argent. Soit on a les moyens de s'acheter la voiture qui va bien, qui fait plaisir et on a le droit de rouler avec. Soit on n'a pas les moyens et dans ces cas-là soit on reste chez soi ça s'appelle un confinement soit c'est coronavirus dans le métro.
C'est pour ça que vous avez bien vu que vous avez aujourd'hui l'espace politique des personnes qui proposent des choses extrêmement brutales. Moi je suis là pour vous aider. Et que nous on n'est pas dans cette ligne-là. Par ailleurs derrière les gilets jaunes il y avait aussi des années voire des décennies de sous-rémunération du travail en France et les mesures qu'on a prises ensuite qui font qu'aujourd'hui quand vous êtes au SMIC vous avez un 13ème et un quasi 14ème mois grâce aux aides de l'État à la prime d'activité à la suppression des cotisations salariales etc. C'est aussi une réponse politique qu'on va apporter à ce moment.
Aider l'emploi c'est aider aussi les automobilistes à aller justement se rendre à un entretien d'embauche. Pour cela il faut de l'argent il faut mettre du carburant. Moi je suis là pour vous aider. Si demain j'ai envie de dire si hier vous m'aviez écouté on n'aurait pas eu gilet jaune. On n'aurait pas eu 80 km heure on n'aurait pas eu des mesures inefficaces. Écoutez-nous C'est une évidence. Il suffisait d'écouter. C'était aussi simple que ça. Bon ben voilà peut-être qu'on va vous écouter à partir de maintenant. Merci Pierre Chasserey d'être venu ce soir sur le plateau. C'est à vous. On continue à évoquer l'actualité. C'est le 5 sur 5 de Mathieu Béliard. Oh il n'y a pas de jingle.
A très silencieuse de Mathieu Béliard. On a entendu de vos pas du coup sur le plateau. Bonsoir à toutes. Il est en panne à la jingle. D'autant que je vais parler des bruits de bottes aux frontières de l'Union Européenne. Oui c'est autrement moins drôle. Ce n'est pas qu'une image des bruits de bottes au sens propre et c'est un vrai parfum de guerre froide alors que Joe Biden et Vladimir Poutine ont échangé aujourd'hui en vidéoconférence selon des documents américains rendus publics en fin de semaine dernière. Vous voyez là par exemple une photo satellite. La Russie positionnerait des troupes et du matériel tout le long de la frontière. Des chars, de l'artillerie.
Moscou se prêterait à déployer 175 000 soldats. Vous voyez cette carte où l'on distingue l'Union Européenne à l'ouest, la Russie à l'est mais aussi le Donbass contrôlé par des forces séparatistes pro-russes et bien sûr la Crimée annexée il y a 7 ans en 2014. On parle d'escalade de menaces aujourd'hui d'une Russie prête à la guerre et d'un Vladimir Poutine qui fait douter l'Occident. En tout cas, les intentions russes ne sont pas claires dit le secrétaire général de l'OTAN alors que d'une seule voix France, Royaume-Uni, Italie, Allemagne et USA appellent à ce que la souveraineté de l'Ukraine soit respectée. La crainte de la Russie, un rapprochement Ukraine-OTAN.
Une ligne rouge, une provocation peut-on lire et c'est ainsi que Moscou maintient la pression.
Face à ces menaces,
la crainte d'une escalade et tout de même évidemment la réponse de Washington.
Alors l'objectif à présent,
c'est de calmer le jeu. On parle d'un côté d'une invasion possible en début d'année prochaine, de l'autre, de nouvelles sanctions financières. Exercices compliqués pour Biden et Poutine qui échangeaient en visioconférence deux protagonistes qui ne s'apprécient pas forcément.
Donc vous savez Vladimir Poutine, vous pensez qu'il est un killeux ? Oui, je le fais. Donc quel prix il doit payer ?
Le prix qu'il doit payer, vous le verrez bientôt.
Et Joe Biden, Patrick,
a communiqué à l'issue de cette vidéo. Voilà, c'est la Maison-Blanche qui vient de faire savoir que Biden a averti Poutine que la Russie subirait de fortes sanctions, notamment économiques, en cas d'escalade sur l'Ukraine. Apparemment, les éléments qui viennent d'être révélés montrent que l'échange a été tendu entre les deux présidents russes et américains. Et Biden avait dit juste auparavant qu'il appellerait les grands dirigeants occidentaux, dont Emmanuel Macron, l'italien, l'anglais et l'allemand, après son échange téléphonique avec Moscou. Donc voilà, il y a quelque chose de collectif et de mondial.
Sous la banderole de l'OTAN, peut-être Gabriel Attal, Emmanuel Macron, qui disait en 2019 que l'OTAN est en état de mort cérébrale. Finalement, on voit que ça compte au moins pour les Russes. Il y a des échanges qui sont en cours, vous l'avez dit, des échanges diplomatiques. Le président a eu un certain nombre de ses homologues hier. Il y a eu cet échange aujourd'hui avec Joe Biden et il doit y avoir d'autres échanges. Il y a une préoccupation, c'est vrai, et on l'a toujours dit de manière très claire depuis plusieurs mois, on est attaché à ce que l'intégrité territoriale de l'Ukraine soit respectée. Et donc il faut aller vers un apaisement. C'est pour ça que ces échanges ont lieu.
On a une préoccupation, mais on pense aussi qu'on peut aller vers l'apaisement par ce dialogue. Les États-Unis annoncent un boycott diplomatique des Jeux de Pékin 2022. Oui, par boycott diplomatique, il faut comprendre que les athlètes pourront participer, mais que les officiels ne se déplaceront pas.
Et les mots utilisés
sont importants. Génocide, crime contre l'humanité. Depuis plusieurs années, la Chine est accusée de vouloir « rééduquer » par la force, la torture des populations chinoises d'une ethnie majoritairement musulmane, les Ouïghours. Vous voyez là des images extraites d'une vidéo d'une vingtaine de minutes tournée par un YouTuber chinois. Cette vidéo montre au monde les camps de détention de rééducation du Xinjiang, région la plus à l'ouest de la Chine. Ces dernières années, plus de 10% des 11 millions de Ouïghours seraient passés par ces camps.
– Sous-titrage Société Radio-Canada, et les policiers ont demandé à me prendre mon couverture et laisser me… – Et bend over. – Bend over. – Don't do this. Don't do this. I cried. Please don't do this.
– Si vous voulez des gens qui confèrent, vous utilisez l'électrique-bâton. Nous vous mettons deux électriques sur les tirs et les couvertures sur les genitals while the person is tied up. The result is better. – You just confess. You just admit what you have done. It's good for you. – Some cops would play the good cops and some would play the bad cops. After we beat them, we'd offer them a cigarette.
– Les Américains annoncent donc un boycott diplomatique
des Jeux de Pékin. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères leur a répondu. – Je veux dire, le député de l'électrique-bâton n'est pas un élevé et un élevé de l'électrique-bâton. Les militaires ne sont pas en train de vous de l'inviter. Ils ne sont pas de l'électrique-bâton. Le député de l'électrique-bâton va-t-il permettre les gens et les gens de l'électrique-bâton de l'électrique-bâton de l'électrique-bâton de l'électrique-bâton et de l'électrique-bâton et de l'électrique-bâton. – Au moment, Gabrielle Attal,
de la mobilisation internationale pour la joueuse de tennis Peng Shui, écoutez ce que nous avait répondu la ministre déléguée chargée des Sports. – C'est le seul élément de pression aujourd'hui qu'on ait sur la Chine. C'est quand même les Jeux olympiques dans quelques mois. Moi, évidemment, j'ai toujours été d'avis que le mouvement sportif doit se positionner à minima sur les droits de l'homme, voire revenir sur sa neutralité légendaire. Voilà, surtout quand on parle de ces sujets-là aujourd'hui. Il n'y aura pas de délégation au-delà
de celle des ministres aux Jeux olympiques. Mais s'il faut et si nous souhaitons ensemble, si nous décidons qu'il n'y ait pas de représentation ministère, voilà, je ferai une croix
sur ma carrière et ma passion pour le sport. – Les Ouïghours, Peng Shui, Taïwan, aussi entre autres dossiers extrêmement complexes avec la Chine. Est-ce qu'on va suivre les Américains sur ce dossier et boycotter les Jeux de Pékin ? – On a toujours été très clair, notamment sur la question des Ouïghours. Dénoncer le travail forcé, les violences sexuelles et reproductives, les agressions qui sont menées. On n'a pas la main qui tremble, on a pris des sanctions. L'Union européenne a pris des sanctions en mars dernier contre des responsables chinois. Ce n'était pas arrivé depuis 1989. À l'époque, c'était après Tiananmen.
Donc les États-Unis, effectivement, ont dit qu'on envoie nos athlètes, on n'envoie pas de diplomate ou de représentation diplomatique. Donc on a vu cette annonce qui a été faite. Il y a en ce moment des discussions au niveau européen parce qu'on aimerait coordonner une position européenne. On sait que c'est ça qui… – Mais quelle est la préconisation de la France ? – C'est ça qui… Il y a des discussions en cours. C'est ça qui est efficace. C'est quand même d'essayer d'être unis et d'avoir une position diplomatique au niveau européen. – Est-ce que Roxana Maracinanou va devoir faire une croix sur sa présence à Pékin ? – On le verra. Mais encore une fois, l'important, c'est d'être efficace.
Il y a des sanctions qui ont été… – L'important, c'est d'être cohérent aussi. – Oui, d'être cohérent. – Il y a 20 minutes, vous nous disiez tout à l'heure sur Khashoggi, c'était horrible, mais il faut des échanges, il faut continuer de parler à l'Arabie saoudite. Et Emmanuel Macron a eu raison d'aller serrer la main de MBS qui était en quarantaine diplomatique depuis des années. Et là, vous nous dites que sur la Chine, on réfléchit au boycott. – Je vous ai dit qu'il y a une discussion européenne en ce moment, mais vous savez, j'assume ce que je vous ai dit de stabilité dans la région du Liban, etc. Vous devez avancer avec des pays qui ont un rôle et qui ont une influence. Voilà.
Et la question sur la Chine, c'est comment est-ce que vous êtes efficace ? Il y a des sanctions qui ont été prises. On sait qu'il y a d'autres enjeux, d'autres discussions qui vont arriver, notamment la discussion d'un traité de libre-échange entre l'Union européenne et la Chine qui peuvent être des éléments de pression. Donc la question, quand vous devez prendre une décision, c'est est-ce que c'est la plus efficace ? Est-ce que c'est avec ça que le plus efficacement vous faites progresser les choses ? Quelques idées de gîtes insolites. On va changer de sujet. Parce que le monde n'est pas joyeux, joyeux. Je me suis dit qu'on allait terminer par un petit sourire.
Les paysages enneigés, c'est joli, mais parfois, c'est galère. Alors d'abord, une info qui a une semaine. Ça vient du nord de l'Angleterre à cause d'une tempête de neige. Des dizaines de personnes sont restées bloquées. Oui, j'ai cherché des bonnes nouvelles. Dans un pub, buffet, diffusion de films sur projecteurs et soirée karaoké. Regardez, c'est assez court.
Alors certains sont prêts
à payer cher pour passer un week-end entier comme ça dans un pub. Mais si je vous en parle, c'est qu'on vient de vivre l'équivalent ou presque au Danemark. Vous allez me dire ce que vous préférez d'ailleurs. Même contexte, à Alborg, au nord du pays, tempête de neige qui a piégé personnel d'un magasin Ikea ainsi que clients et naufragés de la route. J'ai choisi le lit qui avait l'air le mieux, mais je ne connais pas son nom. Je l'ai juste choisi car il est très confortable.
Notre voiture était trop enneigée. On ne pouvait pas rentrer à la maison. On a entendu qu'il y avait des gens ici,
alors on a tenté notre chance et on est venus ici voir s'ils nous autorisaient à rentrer.
J'ai envie d'essayer un matelas un peu plus dur parce que chez moi, le mien est assez mou. Ce soir, je vais pouvoir comparer et voir si j'ai vraiment besoin de changer.
La nuit au pub ou la nuit chez Ikea ?
Quitte à être coincé pour une nuit, c'est vrai qu'un endroit où il y a des lits, c'est plutôt plus confortable. Ce qui n'empêche pas de faire un karaoké à capella. dans le magasin. C'est le même temps. C'était le choix de Gabriel Attal. Merci beaucoup d'être venu ce soir. Ce n'est pas tout de suite à vous. C'est ce qui s'appelle un trio magique. Carole Bouquet, Josanne Balasco, Gérard Depardieu. Où sont les filles ? La voilà, on voit la lune. Viens. Qu'est-ce que tu faisais dans ta caravane à te bourrer et te fasse deux pâtes ?
Carole, elle arrive.
Vous étiez ensemble dans les caravanes ? Elles sont ensemble tout le temps, elles mangent. Ah, la Carole ! Ah, ben, c'est pas trop tôt. Où sont les fayettis ? Tiens. Je suis boulevertée. Qu'est-ce que c'est ton problème ? C'est un problème d'amour. Merci de ridiculiser mon thé. Vraiment, c'est agréable.
ça te recourage vraiment
dans l'acte d'écrire. Carole Bouquet, Josanne Balasco, on est très heureuses de vous réunir. C'est 30 ans après le tournage de Trobelle pour toi. Oui. Oui. Et alors ? On l'a changé ? Pas d'un poil. Vous êtes merveilleuse. Et alors ? Avec Gabriel Lattal est d'accord avec moi. Ça vous a valu le César de la meilleure actrice, Carole. Le plaisir de tourner avec Josiane et surtout de faire attendre Gérard Depardieu qui avait l'air très amusé de votre complicité. C'est ce qu'il racontait là qui vous attendait des heures pendant que vous potez dans votre caravane. C'est absolument faux. Il ment, Gérard Depardieu. C'est un menteur. D'abord, c'est un mode de base. C'est un menteur.
C'est une première nature. C'est pas une seconde nature. C'est une première nature. Absolument pas. Mais vous en avez gardé un excellent souvenir. Un très très bon souvenir. Merveilleux. Espèce de patte. C'est comme ça qu'il vous appelait, Gérard Depardieu. Vous n'avez même pas entendu ? Non. C'est une drôle d'insulte. Moi, j'ai jamais entendu ça. Non, mais je ne sais pas,
et à mon avis, il avait disparu et Josiane a eu une idée de comment aller le chercher. À tout de suite pour la fin de l'histoire. À tout de suite.
Gérard Depardieu attrapé par les blouds. À tout de suite.
Gabriel Attal