Islamisme et politique : "LFI n'acceptera jamais l'entrisme religieux", assure Mélenchon|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 44 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la menace islamiste sous forme de séparatisme ou d'entrisme ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Avez-vous le sentiment qu'au sein de votre parti, la différence entre islamisme et islam fait l'objet d'une information suffisante ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Comment prévenir les phénomènes d'entrisme sur les listes municipales ?
- 26:00RelanceRéponse directe
Comment analysez-vous la réalité du phénomène d'entrisme en France ?
- 36:00RelanceRéponse directe
Comment expliquez-vous votre évolution de position sur le voile islamique ?
- 46:00OuverteRéponse directe
Comment concilier liberté religieuse et vigilance face à l'entrisme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 17:00Jean-Luc MélenchonFait
« Nous ne confondons pas l'islam et l'islamisme et nous ne confondons pas l'islamisme avec le terrorisme. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Place en direct. Xavier Breton prend la parole. Vous ne le connaissez pas.
Nous non plus bien évidemment, mais à ses côtés puisque nous sommes à l'Assemblée nationale, il y a Jean-Luc Mélenchon. Le fondateur de l'EFI est entendu par la commission d'enquête parlementaire sur les liens supposés entre les partis politiques et les organisations propageant l'idéologie islamique. À noter d'ailleurs que Jean-Luc Mélenchon que vous allez voir apparaître dans quelques secondes se présente en tant que coprésident de l'Institut de la Boessie et non pas comme chef de la France insoumise pour répondre aux accusations ministère de l'intérieur en mai 2025 en mai dernier sur cette idéologie.
À cet égard, nos travaux permettent de dresser plusieurs constats. Un, les mouvements islamistes présents sur notre territoire représentent une menace bien réelle et désormais documentée par les services de renseignement. de ces mouvements souhaitent affaiblir certains de nos principes républicains comme la laïcité ou de nos valeurs comme l'égalité entre les hommes et les femmes ou la liberté religieuse.
Tr cet objectif les amène naturellement à s'intéresser aux représentants politiques et aux partis politiques. Sur ce point, nos travaux ont permis de constater qu'au niveau local, tous les partis politiques peuvent être concernés. Les élus ne disposant pas toujours de toute l'information nécessaire pour distinguer les intentions de leurs interlocuteurs.
Au niveau national, le risque se concentre sur quelques élus qui affichent une certaine proximité avec des individus pourtant proches des mouvements islamistes. Nous y reviendrons dans le cadre de nos questions. Autre précision sur le fond qui me semble importante au regard de la difficulté à aborder sereinement ce sujet.
Nous traitons bien ici d'islamisme politique, soit de personnes défendant une vision exacerbée de l'islam et cherchant à l'imposer d'abord aux communautés musulmanes présentes sur notre territoire et plus généralement à notre société. Nous ne traitons donc ni de l'islam, ni des musulmans, ni de toutes les décisions qui sont prises de manière tout à fait légitime d'ailleurs par les élus de la nation pour répondre aux besoins exprimés par les membres de cette confession religieuse. De la même façon, nous condamnons sans équivoque les amalgames entre islam et islamisme ainsi que toutes les violences qui peuvent être exercées à l'encontre de personnes au nom de leur religion supposée.
Nos travaux se concentrent donc sur un point très précis. évoqué mais sans être pleinement développé par le rapport du ministère de l'intérieur demain dernier à savoir les rapports entre les mouvements islamistes et les représentants de partis politiques. S'agissant à présent de la méthode et malgré tout ce qui a pu être dit, cette commission ne vise pas un parti en particulier.
Nous ne sommes pas un tribunal et nos auditions se sont déroulées jusqu'à présent dans un climat serein. Simplement, nous essayons d'analyser le plus fidèlement possible des phénomènes sur lesquels l'ensemble de la communauté du renseignement nous a alerté. Nous avons ainsi auditionné des personnalités présentant des points de vues différents proposés par différents commissaires.
Par ailleurs, j'ai personnellement veillé à ce que tous les groupes soient invités à participer au bureau de la commission et qu'ils puissent s'y exprimer librement. Enfin, s'agissant de votre audition, il se trouve que lors de nos auditions, votre parti a été mentionné à plusieurs reprises comme pouvant constituer une cible pour les mouvements islamistes. Il nous a ainsi semblé important de vous recevoir et d'échanger avec vous sur cette thématique.
Aussi, je vous soumettrai, monsieur le ministre, quelques questions en guise d'introduction à nos travaux et je vous proposerai, si vous le souhaitez, de prendre la parole pour un propos liminaire qui pourrait être d'une dizaine de minutes. Puis le rapporteur posera ces questions ainsi que les commissaires qui le souhaitent. Les trois questions liminaires.
Tout d'abord, nous avons été alertés par tous les services de renseignement sur l'importance de la menace que représente l'islamisme politique en France. Sont identifié deux types de menaces. une menace séparatiste soit un repli communautaire de plus en plus marqué dans certains territoires ou certains quartiers qui remettent en question l'adhésion de leurs habitants à nos principes et à nos valeurs républicains et une menace d'entrisme ou d'influence au sein des associations, des institutions ou des mouvements politiques pour faire changer les règles communes.
Que pensez-vous de cette menace islamiste sous forme de séparatisme ou d'entrisme ? Première question. Deuxème question.
Avez-vous le sentiment qu'au sein de votre partie, la différence entre islamisme et islam fait l'objet d'une information suffisante pour permettre aux élus d'identifier les demandes légitimes de nos concitoyens musulmans de demandes relevant davantage du séparatisme ou de l'entrisme. Ces enjeux font-ils l'objet de discussion en interne et votre parti sensibilise-t-il par des formations ses élus, ses militants à ce sujet ? 3è question, enfin un risque d'entrisme sur les listes municipales en vue des prochaines élections du mois de mars prochain a été mentionné à plusieurs reprises au cours de nos auditions, notamment dans des communes situées au sein d'écosystèmes locaux déjà bien constitués.
Comment prévenir ces phénomènes selon vous ? Est-ce un sujet de vigilance pour votre partie ? En vous remerciant pour les éléments que vous allez pouvoir nous donner, je vais vous inviter conformément à l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 apprêté serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.
Je vais donc vous inviter à lever la main droite et à dire je le jure. Je le jure. Je vous remercie et je vous laisse la parole pour votre propos les mineur.
Alors votre micro si vous voulez bien appuyer, je vous en remercie. C'est bon là. Voilà.
Merci monsieur le président. Nous sommes presque réconciliés, vous et moi. Non, obstant la présence nocturne de ce policier venu me remettre une convocation.
Je sais que vous n'y êtes pour rien, mais auparavant vous aviez commis une erreur. La convocation était arrivée au bureau du groupe président du groupe insoumis. Or, je vous rappelle que le règlement nous interdit absolument de faire travailler nos collaborateurs de groupe pour un parti politique, y compris pour des tâches de secrétariat.
Donc, je n'étais pas informé. Je le fus soudainement. Je vous en voulais beaucoup.
Vous m'avez envoyé une lettre extrêmement aimable et je vous en donne acte. Nous avions décider de vous boycotter et vous savez pourquoi ? D'abord parce que l'intitulé d'abord de la commission était insupportable.
On y mettait en cause notre parti. Cut était une C'est pas que ça nous aurait dérangé. Nous sommes capables de faire face à toutes les adversités.
Mais il y avait tout de même un problème. Comment en France une commission parlementaire a interrogé un parti pour voir s'il est conforme aux lois de la République ? est absolument inuiti.
Ça ne s'est pas fait grâce à la sagesse de la commission des lois et il faut l'en remercier. Cependant, je me suis interrogé, alors je termine pour les raisons. Ensuite, le bureau était constitué dans des conditions qui ne convenaient pas au groupes parlementaires puisqu'il ne il se sentait pas représenté et puis parce que les auditions qu'il avait souhaité, mais vous venez de donner votre avis sur le sujet n'était pas possible.
Donc la décision était prise et celle du groupe ça ne me regarde pas. Je me suis demandé pourquoi vous m'invitiez moi et comme je ne trouvais pas de raison etth bien je me suis attribué l'intérêt que vous avez pour mes capacités intellectuel de coprésident de la Boessie. J'ai écrit d'innombrables articles, éditaux, euh livres et autres sur la question de la laïcité au cours disons des trois dernières décennies.
Et donc je me sens capable d'éclairer les points de vue, d'éclairer le point de vue sur des sujets qui sont en effet très délicats du point de vue des principe car la France est une terre de vieille guerre de religion et par conséquent elle doit plus qu'une autre nation être prudente et se souvenir des leçons du passé. La guerre de religion, c'est sous l'ancien régime 11 expulsions des juifs de ce pays. C'est l'invention par le supposé Saint-Louis, en réalité Louis I de la rouelle, des incendies de Torah et de l'expulsion des juifs.
Ensuite, ce furent les guerres de protestants et de catholiques, deux siècles et et et un quart à peu près dans des conditions effroyables. Dès lors, la laïcité dans notre pays n'est pas le résultat d'un colloque savant. Elle est un accomplissement au terme d'une histoire où l'on auparavant tout essayé pour essayer de s'en passer.
Le massacre mutuel, l'expulsion. J'ai parlé des juifs, mais les protestants sont partis à plus de 200000 euh lorsque les dit de Nant a été aboli et pour notre malheur, ils ont été enrichir des pays qui ensuite nous ont mené des guerres implacables. Donc j'ai pensé que c'est à cela et j'espère que c'est à cela qu'on m'appellera dans un instant à répondre aux différentes questions.
Je ne peux manquer de vous taquiner et de vous demander pourquoi vous n'avez pas dans vos auditions consulté des personnes qui me semblaient dans plus grand intérêt que moi sur le sujet que vous avez bien délimité. Vous avez dit "On ne parlera pas de l'islam et cetera. Nous parlons d'un fait, une menace dont je reconnais l'existence évidemment au milieu de bien d'autres mais elle existe et donc la France doit faire attention, agir avec intelligence et dans un instant j'y viens.
Mais pourquoi ne pas avoir auditionné par exemple les vous avez auditionné les rapporteurs monsieur Courtade et monsieur Gouillette ? Monsieur Gouillette est un grand ambassadeur de France qui a été le représentant de notre patrie dans de nombreux pays euh du monde musulman et qui connaît bien son affaire. Et dès lors, moi, j'attache beaucoup d'intérêt à ce qu'il a dit et au rapport.
Je l'ai lu, je l'ai trouvé intéressant, mais je suis presque obligé de vous dire "N'y voyez pas mal", que vous êtes hors sujet. Car dans le rapport, il n'est pas spécialement question des frères musulmans. La question s'est concentrée sur eux et dans un instant, je me poserai, je vous demanderai pourquoi sur eux.
Car des confrées dans l'islam, il y en a de toutes sortes. C'est propre à l'islam même. L'islam n'est pas un système vertical comme l'Église catholique avec un organe qui dit la vérité à laquelle il faut adhérer sous peine d'être excommunié.
Ça n'existe pas. C'est pourquoi sur tous les sujets dans l'islam, il y a toujours discussion et les savants de l'islam ceux qui rendent compte des points de vue à propos de telle ou telle question dans la religion. Pardon de faire cette parenthèse, mais je me suis intéressé à la vie intellectuelle des religions pour la raison qu'elles ont contribué à la formation de la culture nationale des Français.
Euh nous avons euh combien de temps et de discussions de toutes sortes entre savants catholiques pour savoir si tel ou tel encyclique du pape était értique ou pas. Je vous rappelle Philippe Lebel qui fait se prononcer la sorbonne sur la question de savoir si le pape Boniface a le droit d'ordonner qu'on de percevoir un impôt en France et les savants on étaient bien embarrassés d'avoir à obéir à la fois au roi et au pape. Je passe cet épisode, j'y reviendrai si vous voulez, il est tellement savoureux.
Mais enfin, des personnes qualifiées pour bien comprendre de quoi il s'agit. Nous avons avant tout besoin de science et de compréhension de ce que nous affrontons. Quand nous affrontons des terroristes, notre intérêt est de les séparer du reste de la population et de ne leur valoir aucune sympathie.
Et il faut comprendre que dans leur stratégie, il est prévu que nous nous en portions au point, que nous confondions tout. La religion dont il se réclame à tort si l'on en croit les savants musulmans, la religion dont il se réclament, les actes qu'il posent et cetera. C'est ça qu'ils espèrent, qu'on se qu'on s'entretue entre nous, qu'on commence à se disputer entre français parce que celui-ci n'est pas de la bonne religion ou celui-là.
C'est aussi vieux que la guerre de religion entre catholiques et protestants. Chacun imputait à l'autre une connivance avec l'étranger qui existait d'ailleurs. Euh la Ligue de Coné est liée aux Espagnols et de même le parti protestant est lié aux nouvelles principautés protestantes des innombrables Allemagnes qu'il y avait à l'époque comme c'était un délice.
Bien. C'est aussi c'est cousu de fil blanc. Ça a toujours été comme ça.
Et les violences de l'un servent à justifier les violences de l'autre tout le temps. Les terroristes ne font que ça. Espérez que en dénonçant leur activité, on en vienne à la confondre avec l'islam et que dès lors entre français, musulmans, non musulmans et cetera, nous nous affronts.
Donc il faut travailler avec vigilance à l'unité du peuple français. C'est notre tâche permanente à nous. L'unité du peuple français.
C'est pour ça qu'existe la loi laïque de 1905 et qu'il nous revient à tous, quel que soit notre partie, de la faire vivre dans son intelligence spécifique. Alors, la loi de 1905 et la laïcité, redisons-le pour ceux qui nous écoutent à cet instant, ce n'est pas un athéisme d'État. La laïcité, ce n'est pas l'interdiction de ceci ou cela.
C'est une loi de liberté. Et d'où vient-elle ? de la bataille qui est immédiatement commencée entre catholique et protestant puisque le roi venait de Dieu et de sa décision alors de laquelle des deux religions procédait son autorité.
Très vite, les rois s'aperçoivent que de cette histoire, ils ne sortiront pas indemne. Et ils commencent par dire et ben, attendez, nous on est les rois de tous les sujets. Non, c'est pas ça s'est passé comme ça.
Et il a fallu que tout ce ce cheminement du siècle des siècles, 2 siècles et 19 ans, vous avez ensuite un parti royaliste qui se fiche complètement de savoir qui Dieu a choisi et ils disent la loi française, c'est la loi salique, l'aîné de la branche aînée, roi de France. On se soucie pas de savoir d'où il sort. Patatra, il était protestant.
C'est Bourbon de Navar et il a fallu surmonter ça. Et puis il y a la révolution et puis a la commune, j'en passe. Mais c'est pour vous dire le problème auquel nous sommes confrontés n'est pas nouveau et nous devons tenir compte des enseignements du passé ayant pour objectif l'unité des Français.
Donc pourquoi n'avez-vous pas, puisque là vous êtes en train de faire la chasse aux extrémistes, pourquoi ne pas avoir consulté monsieur Lang qui est le président de l'Institut du monde arabe qui a une très grande science et compréhension de ce qui se passe dans le monde islamique ou monsieur Bernard Casneuve qui lui a vécu en première ligne l'attentat épouvantable qui a meurtri notre notre patrie si profondément au Bataclan ou bien tenez et j'arrêterai là c'est la taquinerie monsieur Chevoqué, c'est lui qui a inventé cette commission. Il s'est tellement mal pris qu'il a fallu en changer le nom. Et pour finir, il vous abandonne.
Il vient même pas là pour Il a peut-être des idées. C'est lui qui a inventé l'idée que nous serions responsables, nous les insoumis de je ne sais quelle conivance. Où est passé monsieur Voquier ?
Pourquoi ne vient-il pas ici ? Pourquoi ne vous supplie-t-il pas, président, de pouvoir venir vous tenir informé de ce qu'il a motivé à nous pour chasser comme il le fait ? Je passe à propos de monsieur Rotaillot ou de monsieur Hollande qui étant président de la République ayant avoué publiquement qu'il avait pris des décisions extrêmement rudes à l'égard des ennemis de notre pays si vous voulez bien vous souvenir de ce à quoi je suis en train de faire allusion.
Bref, voilà. Si vous voulez interroger des gens qui ont des lien avec les terroristes, interrogez les membres du Rassemblement national. Mais je veux immédiatement préciser ceci.
Je ne suis pas en train d'accuser le Rassemblement national d'avoir un lien avec le terrorisme, mais deux ces membres ont été pris la main dans le sac, l'un à vendre des armes, l'autre à aider le travail. Je précise bien, je n'en accuse pas le Rassemblement national. Je ne l'ai jamais fait.
Je fais preuve de mesure. Mon domicile a été entièrement saccagé et sur tous les murs, il y avait des slogans du Rassemblement national. Je n'ai jamais accusé le Rassemblement national d'avoir décidé cette agression car je ne le crois pas.
Voilà pourquoi je ne crois pas que le Rassemblement national soit un mouvement qui soit lié aux groupes terroristes. Cependant, les connexions existent pour des raisons qui sont idéologiques et il faut les comprendre. De telles connexions n'existent pas pour nous puisque par définition, nous sommes un mouvement qui postule que la similitude des êtres humains crée leur égalité en droit.
Dès lors, tout ce qui s'apparente de près ou de loin a des distinctions qui reposent sur autre chose, nous les combattons toujours. Nous les combattons au sens de nous ne voulons pas qu'elles deviennent des règles politiques. Alors, me voici tout de même devant vous.
Alors, vous pouvez vous en étonner après ce que je viens de vous dire, mais je veux vous dire pourquoi. Et bien parce que votre commission a déjà produit les documents qui nous innocentent absolument. Qui ? tous les responsables de service de renseignement du pays que vous avez entendu, j'ai lu les contrer-endus.
Aucun ne dit qu'il y a un lien entre nous et les islamistes. Ils disent même le contraire. Aussi bien s'agissant des frères musulmans qui sont en cause dans ce qui nous occupe présentement.
Et bien le rapport de monsieur Courtade et de monsieur l'ambassadeur Gouillette dit, il peut pas être plus clair. Au niveau français, dit monsieur Courtade, je ne connais pas de stratégie constituée d'influence de la mouvance frériste auprès des partis politiques. À l'heure actuelle, certains militants islamistes politiques qui n'agissent pas nécessairement sur ordre mènent au niveau local des stratégies d'influence parfois d'obtention d'avantage voire d'entrise mais dit monsieur Courtade je répète que nous n'avons pas observé ni documenté ou étudié une stratégie d'influence au niveau national sur les partis politiques.
Alors à plus forte raison sur nous. Ceci vient de votre compte-rendu, pas de nos investigations à nous. car nous en menons aussi et je vais vous en dire un mot pour vous mettre en garde contre ce qui vous arrive.
Alors pareil les les responsables de renseignement français ont dit "Nous, on n pas vu ça mais je veux c'est le moment pour moi maintenant de vous mettre en alerte quelque chose se passe d'un peu bizarre dans ce pays. Le député insoumis Carlos Bilongo Martin Zbilongo est rapporteur sur la préparation de la condition de la COP 28. une activité parmi d'autres traditionnelles chez les parlementaires.
Le voici qui se rend là-bas aux Émirats arabes unis et dans son rapport mentionne le fait que il trouve surprenant. Il n'accepte pas l'idée que le responsable de la COP 28 soit lui-même un responsable d'une compagnie pétrolière. Bon, il rentre et il se il s'est voué une haine apparemment absolument indépassable.
Et voici que se mettent en mouvement des services de renseignement qui noyautent ici là et en particulier l'administration française qui se met à pourchasser. Monsieur Bilongo pour une histoire assez confuse, je vous renvoie à lui. Mais monsieur Bilongo a été mis en cause par un service d'intelligence ennemi ennemi puisque personne n'est autorisé dans ce pays à nous espionner ou à nous manipuler.
J'ai le souvenir heureux de monsieur Charles Pasquis qui avait expulsé, je lui ai dit une fois, tu as expulsé 47 diplomates Charles, c'était des diplomates américains. Et il m'avait répondu pas du tout. Moi, j'ai expulsé 47 espiumes.
Voilà comment depuis toujours les Français n'ont jamais amis admis, y compris des puissances amis qu'elle se mêle de nos affaires. Par conséquent, nous avons protesté. Que s'est-il passé ?
Rien. Là-dessus, nous voici partis avec un sondage qui donne lieu à toutes sortes de commentaires dans la presse en disant "Il est manipulé, qui l'a fait ?" Vous avez reçu deux personnes.
Président, il est important, monsieur le rapporteur, monsieur le président, que vous sachiez qui vous a recommandé de d'entendre ces deux personnes, car elles sont liées à un journal qui n'existe pas mais qui est distribué gratuitement à l'Assemblée nationale. Et ce journal est lié à un fond qui lui-même est lié aux Émirati. Tout ça est expliqué dans les documents que je viens de vous transmettre, non pas de nous les insoumis, mais du monde, de Méiapartent 21.
Par conséquent, et que se passe-t-il ? Je m'empresse de dire aux Émiratis qui éventuellement m'écoutent que je n'ai rien contre eux, ni à faire, il n'en veut pas. Mais il n'empêche qu'ils ont manipulé.
Ils ont manipulé et ils se donnent pour objectif, c'est le l'objectif de ce journal écran de veille de provoquer des débats publicss. Et c'est eux qui par compétition avec le Qatar ont imaginé qu'il fallait mettre en cause des frères musulmans pour mettre en cause le Qatar. Sans doute il y a-t-il des frères musulmans en France ?
Bien sûr, il y a de tout en France, sur tous les sujets. Et par conséquent, pourquoi n'y aurait-il pas des frères musulmans ? On dit, d'après le rapport, qu'il y en a dans h mosquées.
Il y en a 2600 de mosquées en France. Par conséquent, rien d'autre que ce qu'on doit regarder en faisant attention et surtout en évitant de se donner en spectacle pour donner de l'importance ou de la visibilité à des choses qui parfois n'en méritent pas si on veut vraiment qu'il n'en ait pas. Voilà pourquoi je vous mets en garde, je vous dis comme en tant que compatriote, attention, il y a une puissance extérieure à la France qui manipule et s'ingère dans toutes sortes de circonstances pour mener ses comptes avec le Qatar.
Mais c'est normal dans le monde, ce qu'on appelle le monde musulman, et là personne ne m'en voudra d'appeler le monde musulman Qatar et Emirati qui sont deux pays parmi les 24 qui mettent l'islam, c'està-dire la religion dans leur constitution. Il y a des luttes d'influence. Ce que je n'accepte pas, c'est que la France soit le terrain de jeune, c'est lutte d'influence et que de manière tout à fait, j'en suis absolument persuadé, honnête, comme vous l'êtes par vigilance, vous vous trouviez impliqué là-dedans à aider des manœuvres auxquelles aucun d'entre vous n'a jamais eu idée de participer si peu que ce soit et y compris à cet instant.
Voilà pourquoi je crois que nous avons le groupe insoumis à déposer son article 40. Me permettez-vous maintenant sur les mots de vous dire encore une ou deux choses ou bien pensez-vous passer tout de suite aux questions ? Je vais vous proposer de le dire très rapidement de qu'on puisse avoir un échange si vous avez entendu.
Alors la la première je vais presque vous répéter président et il faut que ceux de nos compatriotes qui nous entendent sachent que vous moi, monsieur le rapporteur, d'autres ici qui ne sommes d'accord sur rien sommes au moins d'accord sur ce point. Nous ne confondons pas l'islam et l'islamisme et nous ne confondons pas l'islamisme avec le terrorisme. Je leur disant le porte-parole de tout le monde ici au nom de ce pays.
Nous ne confondons pas. Et dès lors, une fois qu'on a dit ça, c'est simple. L'islam est une religion.
L'islamisme est un fondamentalisme qui est en gros a deux branches. L'une qui est quiétis qui dit de toute façon nous on s'occupe pas de tout ça. On ne s'occupe que d'une chose veillez au respect de la loi de Dieu que nous pratiquons dans notre intimité, dans notre maison, dans nos manières de faire.
C'est pas si loin de l'idée que nous-même on peut accepter sans aucune difficulté et d'autres prétend en faire des lois politiques. Et d'ailleurs, il y a des pays comme la Turquie qui se réclame de l'islamisme politique. Alors là, nous sommes en désaccords complets nous français parce que nous ne croyons pas à ça pour la raison que j'ai invoqué tout à l'heure qui est que nous séparons la religion de la politique.
Mais aujourd'hui, 60 % de nos euh de nos compatriotes ne pratiquent pas de religion. si bien que la majorité du peuple français n'a pas été confronté à au voisinage de la pratique religieuse. Dans ma génération, le le christianisme et le catholicisme étaient extrêmement présent au village, à la ville.
On croisait sans arrêt des fois des gens en uniforme religieux, tout ça n'existe plus. Et nous étions obligés pour ceux d'entre nous par exemple qui étaient des des catholiques ou des protestants euh croyants, pratiquants, qui allait à la messe mais qui allaient aussi au Parti communiste ou au Parti socialistes de voir comment on accordait tout ça, ce que la population n'acceptait pas toujours. Bref, nous séparons et nous ne confondons pas, nous discernons.
Le terrorisme est une forme d'islamisme meurtrier qui est une stratégie de combat, c'est-à-dire par le terrorisme provoquer l'effondrement de la société se déchirant entre elle-même. Mais nous devons étendre la réflexion et moi je l'ai toujours dit pour mon pour ma famille politique, il y a le terrorisme. Bien sûr, le mot ne veut pas dire la même chose dans des circonstances de résistance. les résistants français étaient traités de terroristes et dans d'autres situations.
Mais d'une manière générale, la lutte militaire violente, quel que soit le cadre dans lequel on est, à l'intérieur d'une société est désapprouvée. Nous, mouvement, nous comme mouvement, nous combattons toutes les formes de violence islamistes ou même de gauche. Un point encore et et j'aurai fini pour cette introduction.
Je veux vous parler des conditions dans lesquelles, je vous l'ai dit en début, la laïcité est née de la nécessité de la liberté du culte. La laïcité est donc d'abord protectrice de la liberté du culte, pas de son interdiction. Et dès lors que cette confrontation permanente à l'exercice du culte est posée à un français, c'est toujours un sujet pour lui un peu plus délicat que pour d'autres qui accepte que l'on colle côte à côte tous les dans des ghetau, toutes les les croyances.
Nous français, nous ne condamnons jamais une opinion, nous condamnons une pratique. Ce sont donc toujours des actes et des pratiques. Pour le reste, la liberté de conscience est absolue et d'ailleurs incontrôlable, vous le savez aussi bien que moi.
Nous ne pouvons donc combattre que des actes et dès lors, la laïcité ne combat que les pratiques interdites par la loi. Point final. Et quand les Américains ont inventé cette idée que nous pourchions les religions parce que nous avions une querelle avec une secte, nous leur avons dit nous n'avons aucune querelle avec quelques sectes que ce soit hein.
Il s'agissait tel de scientologie nous ne faisons qu'une chose, punir les escroqueries. Voilà comment les Français abordent cette question. Merci.
Merci monsieur Mélenchon pour ce propos liminaire. Quelques éléments rapides d'abord avant de vous poser les questions concernant la la convocation. Voilà.
Elle elle été envoyée dans les mêmes formes que pour madame Tondelier. Ça a été plus rapide avec madame Todelier mais je nous sommes satisfaits que nous puissions nous rencontrer aujourd'hui. Alors pourquoi vous parmi les les invités encore une fois nous ne sommes pas tribunal donc nous n'accusons pas telle ou telle personne.
C'est il faut être très clair. C'est simplement par rapport à la fois bien sûr au aux responsabilités que vous avez dans le que vous avez eu dans le parti éléfir étant fondateur et puis c'est également votre éclairage votre histoire dans la gauche et et notamment des évolutions que vous avez pu avoir. On va pouvoir y revenir sur des sujets comme le vo et cetera où ça peut effectivement nourrir notre réflexion.
Pour le choix des auditions, les frères musulmans, c'est le titre d'ailleurs du rapport du ministère de l'intérieur. Il ça a été choisi là-dessus. Ils indiquent bien dans le rapport que les frères musulmans sont plutôt en décroissance d'influence dans notre pays, mais que leur stratégie d'entrisme est celle qui inquiète le plus en ce moment les services.
Donc nous, on s'inscrit dans la le prolongement de cette réflexion. Vous vous indiquez, vous étoniez que le président du groupe de la droite républicaine soit pas là. C'est effectivement un droit de tirage de notre groupe.
Nous sommes cignataires dans le groupe et à ce moment-là, comme ça se fait à l'intérieur d'un groupe, vous l'avez été vous-même président, il peut y avoir effectivement des des représentations qui se font et donc c'est moi qui qui m'en charge au niveau de de cette commission d'enquête. quand vous vous interrogez euh sur les les comprer-rendus en disant voilà qui qui ne montre rien, je pourrais vous donner des citations de la DGSI, de la DNRT, de la DRPP, de la DGSE qui indique qu'il y a effectivement un risque d'entrisme politique dans notre pays qui est qui existe, hein. Ils le disent très clairement et donc c'est tout à fait normal.
Il ne cible pas vous en particulier. Voilà, c'est très clair. Mais il y a effectivement de l'entrme politique, le c'est c'est cité et là où vous allez être cité, c'est dans des cas effectivement de contact, mais on va le faire au moment des questions, de membres de votre parti qui peuvent être en contact avec des des représentants d'organisation euh euh islamistes.
Euh enfin sur le le sondage de de l'hop, moi je respecte le travail qui est fait par l'Institut qui est un des plus anciens dans notre pays. Vous avez fait une saisie de tit de l'article 40. Maintenant c'est de l'ordre judiciaire.
Nous n'avons pas à nous en occuper au niveau de notre audition, mais ça nous semblait normal par rapport à l'actualité que nous auditionnons. Et j'indique d'ailleurs que les cinq premières minutes de l'audition du représentant de l'FOP ont été consacré à une explication de la méthodologie de ce sondage euh qui a permis effectivement de de d'éclairer certains points. Nous envenons maintenant aux questions et et et aux réponses et je vais donc inviter monsieur le rapporteur à poser ces questions.
J'aurai l'occasion de le faire et ensuite ce sera les collègues qui voudront le faire. Monsieur le rapporteur, merci monsieur Mélenchon pour vos propos liminair. Mes chers collègues, avant de vous entendre, monsieur Mélenchon sur les questions que j'avaé, je souhaite rappeler le cadre précis et la nature même de nos travaux.
Une commission d'enquête, ça a été dit, n'est pas un tribunal. Elle ne juge pas, elle ne condamne pas, elle n'instruit pas à charge et contrairement à ce que j'ai pu entendre beaucoup dans la presse, elle n'a pas les moyens d'investigation du système judiciaire et c'est pas fait pour ça. C'est un outil parlementaire au service de la représentation nationale chargé d'établir les faits et de formuler des propositions pour prévenir ou corriger en ce qui nous concerne les phénomènes d'entrisme qui pourraient toucher des responsables publics, des organisations ou des partis politiques dans notre pays.
C'est dans cet esprit de lucidité, de responsabilité que nous devons situer nos travaux. Car si nous sommes réunis aujourd'hui, c'est aussi parce que la France a été frappé dans sa chair par le terrorisme islamiste. Depuis 2012, 50 attaques ont été perpétrées sur notre sol dont 24 mortels, faisant 274 morts et plus de 800 blessés. de Toulouse à Monteubanc, de Charlie Hebbdau au 13 novembre, de Nice à Saint-Étienne du Rouvret jusqu'aux horribles assassinats de Samuel Patti et de Dominique Bernard.
Ces crimes ont bouleversé durablement notre pays. Ils ne relèvent ni de fait isolés ni d'une dérive marginale. Ils s'inscrivent dans un continuum idéologique, celui de l'islamisme politique qui sous des formes légalistes ou violentes, cherchent à fracturer notre société, à délégitimer nos institutions et à miner les fondements mêmes de la République.
Cette réalité nous oblige car en amont du passage à l'acte terroriste, il existe des écosystèmes d'influence, des stratégies séparatistes et parfois des démarches d'entrisme identifiées de longue date par les services de l'État et par les chercheurs. Comprendre ces dynamiques, c'est contribuer à prévenir ce qui un jour peut menacer l'intégrité de la nation. Depuis plusieurs décennies, notre pays est confronté à la diffusion progressive d'une idéologie, l'islamisme qui dépasse largement la seule question religieuse.
Comme l'ont rappelé de nombreux chercheurs et autorités auditionnés par notre commission, l'islamisme est avant tout un projet politique mobilisant des normes religieuses comme levier d'organisation sociale et pour certains courants comme moyen de transformation de l'État. Vous évoquez les frères musulmans et il y en a d'autres. En France, cette implantation a pris la forme d'écosystème d'influence mant lieu de culte, association, structure éducative et relais communautaire.
Les services de renseignement comme les chercheurs que nous avons dictionnés ont montré que ces structures, sans être toutes clandestines ou violentes, peuvent façonner des contresciétés en tension avec les règles communes. Certaines mouvances développent même des stratégies d'entrisme destinées à influencer des institutions, des collectivités ou des élus, tout en masquant leurs intentions derrière un discours conforme aux valeurs républicaines. Face à cela, notre commission a une responsabilité claire : établir les faits, mesurer les risques et déterminer si certains responsables publics peuvent se retrouver en situation de proximité, d'influence ou d'instrumentalisation par des réseaux poursuivant des objectifs incompatibles avec les principes de laïcité, d'égalité et de liberté.
Alors, monsieur Mélenchon, notre démarche n'est pas partisane. Elle s'inscrit dans la continuité des alertes formulées par les services de l'État, par les universitaires et par les élus locaux. Elle répond à une conviction simple.
Une République forte doit regarder lucidement ce qui peut fragiliser son unité. C'est dans cet esprit de rigueur, de respect, de vérité que nous entendons aujourd'hui. Votre parole compte, le président l'a dit parce que vous êtes une figure majeure de la vie publique française.
Elle compte aussi parce que certains discours, certaines alliances militantes ou certains relais associatifs suscitent des interrogations légitimes auxquelles cette audition doit permettre d'apporter des réponses claires. Monsieur Mélenchon, les travaux de la commission ont mis en évidence dans plusieurs communes de notre pays des situations où des individus ici de mouvance islamiste ont pu exercer une influence ou accéder à des responsabilités locales. Je pense par exemple au cas de Colombe où le directeur du cabinet du maire cumulait ses fonctions municipales avec celle de responsable d'une mosquée et d'une école coranique identifiée comme vecteur d'un enseignement problématique ou encore au cas de ville-neuve d'asque, Valencienne ou douché mines où des personnes proches d'un écosystème frériste ont été élus ou placé à des postes d'influence.
Ces exemples illustrent Oui. Ces exemples illustrent un phénomène d'entrisme qui peut toucher n'importe quelle formation politique lorsque la vigilance se relâche, y compris dans la sphère locale. À cet égard, une autre forme d'entrisme davantage idéologique a été revendiquée publiquement en 2022 par madame Auia Boutja qui est fondatrice du parti des indigènes de la République. s'adressant à propos de votre candidature à l'élection présidentielle, elle déclarait, je la cite he dans ce Magma, il y a un butin de guerre qui s'appelle Mélenchon.
C'était une espèce de laïcar de dingue, disait-elle, et aujourd'hui, il dit des choses qu'il n'aurait jamais dites il y a 15 ans. Cette phrase vous désigne donc explicitement comme une sorte de cheval de 3 présenté comme un instrument permettant de faire avancer un agenda politique hostile à ce qu'elle appelle elle-même les laïcars et assumant une logique d'influence sur un candidat. aux plus haut de fonction qui était l'élection présidentielle.
Mes mes questions sont les suivantes. À la lumière de ces exemples concrets, qu'il soit locaux, organisationnel ou plus idéologique, comment analysez-vous la réalité du phénomène d'entrisme en France ? Et selon vous, quelle ligne rouge et quelle garantie doivent s'imposer à l'ensemble des formations politiques, y compris celle qui vous est proche, pour éviter que des acteurs poursuivant un agenda incompatible avec les principes républicains puissent instrumentaliser un mouvement ou un candidat.
Monsieur Mélenchon, votre votre micro s'il vous plaît, votre micro. Je remercie le rapporteur pour la précision de sa question, mais je commence d'abord par des blé et des incertitudes. Vous avez donné des exemples d'entrisme.
Vous vous appelez ça comme ça, pourquoi pas ? Euh aucun ne me concerne ni concerne le mouvement insoumis. Et je voudrais que vous compreniez pourquoi ça paraît difficilement possible que cela ait lieu avec des insoumis.
Il faut comprendre la la matrice intellectuelle du mouvement insoumis. Sa matrice essentielle, c'est l'humanisme qui dit que l'être humain est l'auteur de son histoire. Sur ce plan, il a une interconnexion facile avec la pensée de ceux qui croient.
Pourquoi ? Parce que ce les religions qui attribuent un libre arbitre à l'être humain disent que c'est par sa décision qu'il fait le bien ou le mal. Dans l'islam, on dit que c'est pas Dieu qui a fabriqué le mal, c'est les êtres humains qui font le mal.
On dit quelque chose de similaire dans le christianisme. Quoi que on identifie la personne du diable comme un acteur de cette aventure spirituelle. Dans parmi les laïques, on dira les laï le monde n'est pas adapté.
Disons ceux qui n'ont pas de de foi religieuse, on dira que la conformité avec les principes de la morale que l'on s'assigne crée le bien et le mal. Donc sur ce plan, on a un terrain commun. Après, on passe à d'autres choses, c'est l'égalité et la similitude absolue des êtres humains entre eux.
Et là commence toutes sortes de discussions politique sur l'étendue des droits et des devoirs de chacun. Le principal devoir étant de respecter euh le droit des autres. C'est la raison pour laquelle le mouvement insoumis dans ses formations initiales comme dans celle qu'il fait au fil de l'année a toujours un compartiment antiraciste et laïque.
Nous avons nous formons nous avons une école de formation avec des stages régionaux, des stages nationaux. L'un est un stage national qui dure 6 mois, 1 an 6 mois et euh dans lequel on vient tous les 15 jours à une rencontre nationale, le mouvement prenant en charge les frais que cela déclenche pour ceux qui y viennent. Et dans la formation de base, il y a pour toutes les promotions, toutes sans exception, les deux cours sur le racisme et le cours sur la laïcité de l'État.
Le cours sur la laïcité est donné par monsieur le philosophe Benoît Schnakenburger qui est par ailleurs aujourd'hui le président de la libre pensée. Vous imaginez qu'une telle présidence lui donne une vigilance spéciale sur la question de la foi. Et comme notre but n'est pas d'endoctriner mais de faire réfléchir, il va de soi que chaque fois qu'il vient et bien il se heurte à des amis qui trouvent ses formules excessives et qui de ce fait réfléchissent puisque existe entre nous comme vous l'imaginez une grande tolérance de d'échange des points de vue.
Ensuite donc toutes les promotions de cadre de notre organisation sont confrontées à cette double formation. Celle qui va sur le racisme prend donc en compte absolument toutes les formes de racisme, l'antisémitisme, la négrophobie, que sais-je encore, tout ce qui est répandu par l'ennemi pour euh je vous parle avec mon vocabulaire là, diviser le peuple. Car pour nous, l'acteur de l'histoire et le peuple, nous l'avons décrit d'une manière matérialiste et nous pensons que notre adversaire, l'oligarchie, est incapable de dominer la société si elle ne divise pas le peuple.
D'où la vigilance spéciale à ne pas accepter d'être divisé par le racisme euh et la vigilance sur la laïcité. Et donc nous passons notre temps à expliquer ça euh la part mais nous le faisons avec assez comment dire nous sommes des militants politiques. Je vais pas vous apprendre ce que c'est.
Vous êtes vous aussi un militant politique, vous êtes un député. Vous savez que l'enjeu de la vie politique c'est la conscience. La meilleure manière d'intervenir dans la formation des consciences, ça n'est pas de donner des ordres, c'est de faire comprendre l'environnement d'une idée.
La question de la laïcité de l'État est fondatrice pour nous pour éviter queon vienne à réclamer de l'État des mesures qui protègent telle ou telle chose. Nous passons notre temps à expliquer. La liberté républicaine est une liberté absolue.
Nous n'interdisons pas, par exemple, il y a dans notre pays la liberté de l'interruption volontaire de grossesse. Mais personne n'est obligé d'avorter. personne mais ceux qui veulent celles qui veulent le faire peuvent le faire parce que la loi le permet de manière assez étrange, on a permis que la profession médicale puisse faire valoir une clause de conscience pour refuser de de d'accomplir euh l'acte d'avortement.
Je ne vous cache pas que personnellement, si je comprends ce que ça peut représenter pour quelqu'un qui est croyant, d'un autre côté, je vois là un un biaet, une exception à la loi qui pourrait être ensuite étendu. Car si les fonction car ceux qui ont une fonction publique, quelle qu'elle soit une utilité sociale, peuvent se réclamer à tout instant de leur propre conviction religieuse pour empêcher que la liberté des autres s'exprime, il y a un problème. Je ne vous dis pas, je ne mets personne en cause à cet instant.
Je dis que de temps à autre, nous sommes placés devant une contradiction qui euh nous pose problème, nous interroge et et quoi à la fin ? Et ben à la fin, on applique la loi et puis voilà. Voilà, c'est ce que je fais.
Donc alors ça c'est la réponse de fond pour le mouvement euh pour le mouvement insoumis. Et alors est-ce que ça nous protège de tout ? Bah non, bien sûr que non.
Nous ne sommes pas protégés nous-mêmes, ni du sexisme, ni de la bêtise, ni de tout ce qu'on voudra. Ce sont des influences de la société et il y a lieu de les combattre dans nos rangs lorsqu'on les aperçoit. Tous les partis sont confrontés à ça, tout le monde.
Nous sommes des êtres humains dans une société libre. Par conséquent, ça circule et nous nous pensons que nous donnons les moyens. À chaque grand événement en fid d'été que nous faisons tous les séances consacrées spécifiquement à la question des racismes de toutes sortes et de la laïcité de l'État.
Il est important de savoir que dans ce domaine, nous n'avons pas de difficultés particulières avec les musulmans qui sont où dans nos rangs ou que nous rencontrons dans la société. Pourquoi ? Parce que l'islam en France est un islam qui est essentiellement influencé par son origine maghrébine et l'origine maghrébine est elle-même extrêmement liée à la période arabo-andalouse de l'histoire de l'Islam.
Et donc nous avons affaire à un islam malquide, c'est-à-dire un islam qui dit dans les pays où vous êtes, vous respectez la loi du pays où vous êtes. Donc ça c'est un point ah c'est quand même considérable parce que il n'y a pas de problème. On a eu un autre problème avec l'église catholique parce que je vous rappelle ben oui ben pardon, je suis obligé de le dire mais c'est la vie. 1906 l'encyclique Venernos, elle dit que il y a pas de loi supérieure à celle de Dieu et que penser qu'il faut en appliquer une autre est criminelle.
Donc euh l'explication a été violente. Je vous rappelle que l'église catholique non obstant le point de vue de nombre de catholiques qui ne partageaient pas son point de vue. Le point de vue clérical était que la République c'était un malentendu provisoire.
Il a fallu attendre 1920 pour que l'Église catholique reconnaisse du bout des lèvres la République française dans un pot à Alger. C'est vous dire bref. ou c'est l'évêque d'Alger, je ne me rappelle pas mais Alger mélangé à ça.
En tout cas voilà maintenant tout ça est beaucoup plus simple à gérer. Si bien que celui qui viendrait faire de l'entrisme religieux se fait plus vite repérer que n'importe quel autre. Et évidemment que notre mouvement n'acceptera jamais l'entrisme religieux, ni de confier des responsabilités à quelqu'un qui dirait "Je le fais parce que je suis catholique et je vais expliquer les vertus catholiques ou les vertus juives ou les vertus protestantes qui sont des vertus respectables mais qui n'ont rien à faire dans notre organisation ni dans dans nos candidatures." Donc sur ce plan, je ne crois pas que mais si vous avez des difficultés à nous à nous à nous signaler, faites-le.
Après quand même, vous êtes des élus. Comment ça se passe ? Vous faites des listes non ?
Dans votre coin tout le monde arrive au perd. Merci mon mélange on va laisser la parole pour la deè question à monsieur le rapporteur. Monsieur le rapport le continuum politique, je vous retrouverai après.
D'accord. Monsieur Mélenchon, on sait que l'islamisme politique repose sur l'exacerbation de normes religieuses utilisé au service d'un projet politique et qu'il peut s'appuyer dans certaines circonstances sur des marqueurs identitaires visant à distinguer ou à séparer une communauté de la société commune dans le cadre de stratégie d'influence ou d'entrisme. Plusieurs chercheurs auditionnés ont d'ailleurs souligné que certains comportements ou symboles lorsqu'ils sont instrumentalisés peuvent devenir des levier d'affirmation politique et de pression sociale.
À la lumière de nos travaux, une question se pose concernant la cohérence du discours politique sur ces marqueurs identitaires parmi lesquels le voi l'islamique. Vous-même avez exprimé au fil des années des positions assez différentes. En 2010, vous considériez qu'on ne peut se dire féministe en affichant un signe de soumission patriarcale et que le voile constitué un stigmat que l'on s'inflige ?
Je vous cite he monsieur Mélenchon, "En 2015, vous qualifiez encore le voile de signe de soumission. Mais en 2025, 10 ans plus tard, vous avez déclaré avoir changé de regard et estimé que vouloir interdire le voile au mineurs serait une violence, une insulte, un mépris." Dans ce contexte et alors que notre commission n'examine pas la foi des individus en aucune façon, mais l'utilisation possible de symbol religieux à des fins politiques par certains réseaux en ce qui nous concerne islamiste, j'aimerais vous interroger très factuellement.
Comment expliquez-vous cette évolution de vos positions sur le voile ? Faites-vous aujourd'hui une distinction entre le port du voile pour une femme adulte, par une adolescente ou par une fillette au regard des phénomènes d'influence que l'on peut observer de la part de réseau islamiste ? et vous inscrivez-vous toujours pleinement dans le cadre de la loi de 2004 qui protège l'espace scolaire en interdisant les signes religieux ostensibles dans les écoles, les collèges et les lycées.
Plus largement, comment un responsable politique peut-il selon vous concilier la défense de la liberté religieuse et la nécessaire vigilance face à l'utilisation d'un marqueur religieux comme instrument d'entrisme ? Merci monsieur le rapporteur. Monsieur Mélenchon, merci monsieur le rapporteur pour cette question bien précise et je veux vous faire la réponse aussi précise que possible.
Je commence d'abord par ce qui me concerne puisque vous avez évoqué mon évolution et à juste titre mon point de vue a évolué. Mais il n'a pas évolué que sur l'islam. Il a évolué d'une manière générale.
Je viens d'une famille catholique de formation catholique. J'ai été enfant de cœur et ma mère était extrêmement croyante. Grâce à quoi, j'ai été protégé du racisme qui régnait dans les communautés françaises d'Afrique du Nord où les propos étaient pas spécialement légers et délicats à propos des musulmans.
J'en ai été protégé grâce à ça. Je ne peux donc que la remercier. Et là-dessus, ayant rompu avec la foi chrétienne, à partir du moment où le divorce de mes parents leur a valu d'être excommunié, je suis devenu une sorte d'enragé euh de la laïcité, ce qu'on appelle ensuite toute ma vie, on m'aura pourchasser pour cette histoire de religion.
Alors, on disait à l'époque Mélenchon, il y a rien en tiré, c'est un laïcar, donc on peut pas lui parler. Euh bon et puis ma foi, je faisais avec. J'allais chercher ma section socialiste dans le village de Montégu à la sortie de la messe puisqu'ils allaient tous à la messe sauf moi.
Et bon, ma fois on arrivait à se supporter assez bien et ça s'est plutôt passé tranquillement. Et puis la vie avançant, oui, j'ai renoncé à une forme d'anticléricalisme grossier duquel je veux m'excuser auprès de ceux que j'ai pu blesser dans le passé. Voyez-vous, quand une seule fois dans votre vie, vous croisez un groupe dans lequel il y a une bonne sœur, dont vous vous êtes moqué et qu'ensuite vous la retrouvez morte après avoir été torturée par des bourreaux d'extrême droite de l'Amérique latine, plus jamais vous ne pouvez dire quelque chose contre.
Ce n'est plus possible humainement et de même pour des prêtres. Si bien que le lacar que je suis a fait se lever toute une salle au moment où on m'a remis un diplôme en Argentine en évoquant la mémoire de nos 32 compatriotes assassinés par les dictateurs fascistes de l'Argentine. Et dedans, j'ai fait ma pause spéciale pour le curé et les deux bonnes sœurs en pensant que peut-être ça me vaudrait de là où ils m'observent un peu de leur faveur de les reconnaître comme mes compatriotes et le combat extraordinaire qu'ils ont mené qui grandit l'idée qu'on se fait de la France puisqu'ils en sont morts.
Ils en sont morts comme des gens qui défendaient la liberté. Alors ce que j'ai jugé bon de faire concernant le christianisme et les catholiques en particulier, je le fais pour les musulman mais dans un autre contexte car les catholiques ne font pas l'objet fort heureusement en France de persécution de de discrimination comme c'est le cas pour les musulmans aujourd'hui. Je ne vous en accuse pas mais l'ambiance est épouvantable.
Ici un sondage qui raconte n'importe quoi là-bas je ne sais quoi. Ça n'arrête pas les musulmans parci les musulmans par là. Tout le monde ne fait pas preuve de vos discernements, hein.
Et ça y va. Et la l'fenseuse des droits, la défendeure des droits dit "Il y a maintenant une progression de la discrimination religieuse contre les musulmans qui est terrible. J'en bien au fond de votre affaire le voile.
Ah là là, ça me rappelle le président de Rugie qui a été président de cette assemblée. Au début que nous voici constitués un groupe d'insoumis, mes camarades à la demande des femmes de notre groupe décident que l'on ne porterait plus de cravate. Moi, pour un bon mot, j'y cède parce que après les 100 culottes qu'il y ait des sans cravates, ça me réjouissait.
Nous voici donc sans cravat et au bureau de l'assemblée, un collègue, je sais plus lequel ou si je me rappelle, je ne vous dirai pas lequel, je ne vais pas me moquer de lui, dit "Alors, il faut il faut avoir une tenue décente. Vous allez mettre une cravate et même des chaussettes." Des chaussettes ?
Oui, certains de vos collègues n'ont pas de chaussettes. Bon, alors je je connais quand même de rougie depuis un moment. Je lui dis "Écoute, si vous votez qu'on doit mettre des chaussettes et des cravates, on les mettra.
Mais je vais te dire une chose, ce qui va devenir intéressant, c'est quand tu vas nous expliquer ce qu'est une tenue descente pour une femme. Et de Rugi qui est quand même quelqu'un d'intelligence s'énerve et dit "Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Allez, il y a la marre." Et donc on n' plus parlé ni de chaussettes ni de cravates euh dans ce là même problème.
Tiens, ça tombe sur les femmes. Alors, j'ai pensé en effet comme ça se disait autour de moi que c'était un signe de soumission et je regardais un peu narquis les photos de ma propre famille. Ma grand-mère avec un foulard sur la tête, ma mère avec un foulard sur la tête, ma sœur avec un foulard sur la tête parce que autrefois tout le monde mettait un foulard sur la tête.
Et sinon, on disait d'une femme qu'elle allait euh comme vous mesdames en cheveux et ça ne se faisait pas. Il fallait avoir un foulard sur la tête. Donc tout le monde portait un foulard.
Voici que maintenant les musulmans en portent les musulmanes et vous dites comme un signal. Bon, je ne vais pas contester que certaines personnes portent un foulard comme un signal religieux de leur appartenance à la religion musulmane. Il y a des Français qui portent des croix très visibles, y compris des collègues, à qui il a fallu les faire retirer et cetera.
Bon, on connaît tout ça, donc je ne vais pas vous dire non, ce n'est pas vrai. Oui, c'est vrai. Il y a des gens qui mettent ça sur la tête comme un signal religieux.
Bien, à nous de faire preuve à ce moment-là de discernement. C'est l'État qui est laïque en France, c'est pas la rue. Et les adultes s'habillent comme ils l'entendent, sauf si leur tenue venait à choquer quoi ?
Par leur nudité, c'est pas le cas. Sinon, pour le reste, le seul habit qui soit interdit, c'est la burka. Et bien, depuis que ça a été interdit, vous n'en voyez quasiment plus.
Et c'est comme ça. Ça prouve queen général les gens respectent la loi, hein. Même ceux qui sont un peu olé olé, ils veulent faire des démonstration.
Quand il s'agit de la loi, tout le monde est fait du même bois, hein. Voilà. Alors maintenant, allons plus loin.
Les gens se mettent ce qu'ils veulent sur la tête. Des kipas, des chapeaux en fourrure, des voiles dans la rue. La rue n'est pas laïque.
Mais par contre, pour accomplir le service de l'État, ah là, ça n'est plus pareil. L'État est laïque, donc personne ne met de moile, personne ne met de chapeau de toutes sortes et ainsi de suite. Voilà.
Après, il faut faire preuve de discernement suivant les circonstances pour ne pas en venimer les problèmes. Et puis curieusement, ça tombe encore sur les femmes. Mes collègues, pardon, monsieur le rapporteur, qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse quand quelqu'un se met un foulard sur la tête ?
Vous comptez faire quoi ? Courir dans la rue et lui dire "Enlevez ça, vous êtes une islamiste. La personne vous dira pas du tout, il pleut, je mets ça sur ma tête, vous n'en sortirez pas.
Vous voyez bien que ce n'est pas praticable. Alors après, on parle des enfants. Problème compliqué car la loi reconnaît à chaque parent le droit de transmettre ses valeurs à ses enfants et les pratiques qui vont avec.
Après tout, on pourrait dire à quelqu'un qui emmène son gosse à la messe le dimanche, et bien tu le prives de sommeil. On ne fera pas ça, on n'est pas fou. Euh les parents transmettent leurs convictions.
Et à propos euh du voile, je me suis posé la question moi-même, est-ce que c'est quoi ce truc ? D'abord, est-ce que c'est euh une obligation ? Non, ce n'est pas une obligation.
Pourquoi je dis ça ? Parce qu'il y a des obligations. Par exemple, les les un groupe de sénateurs propose d'interdire le jeûne dans le Ramadan.
Mais c'est les cinq devoirs de l'islam de faire Ramadan. Vous avez l'intention d'empêcher les gens jeû comment vous allez faire ? Personnellement, je pratique le jeûne intermittent.
Ça n'a rien à voir avec le Ramadan. C'est Ramadan toute l'année. Qu'est-ce que vous allez me demander de faire surveiller si je jeûne pour des raisons religieuses ou pas ?
Vous voyez monsieur le rapporteur, ce que je veux vous dire c'est que c'est inextricable. Et puis c'est toujours la même histoire. C'est les femmes, elles mettent en en voile, elles ne doivent pas faire si j'ai donc posé la question à une de mes amies croyantes musulmane qui fait ses cinq prières, ce qui est en exploit, faut se lever à 5h du matin pour faire la première prière.
Et je lui dis "Mais pourquoi toi qui est féministe qui enseigne à ta fille toutes ces choses, pourquoi tu tu mets elle dit mais moi je mets pas de voile, c'est pas une obligation. Je fais mes cinq prières parce que c'est dans les cinq obligations avec le Ramadan, le pèlerinage et l'omone. Bon ça je le fais mais moi je suis pas soumis à un homme à ce moment-là.
Elle me dit "Moi, j'en ai pas d'homme. Je suis soumise à Dieu. Alors, vous êtes des militants comme moi.
Si vous voulez vous disputer avec Dieu, vous avez perdu d'avance parce que personne n'est jamais arrivé à rien sur ce sujet. Tous ceux qui ont essayé d'extraire la foi par moyens violents ne sont arrivés à rien, par des moyens de persuasion. La foi est-elle rationnelle ?
Vous savez que moi, si vous avez la foi ou ceux qui l'ont eu que ce n'est pas un acte de raison, c'est un autre degré de relation au grand tout. Qu'est-ce que vous faites ? Et bien moi, je ne sais pas.
D'accord. J'ai fait j'ai tapé aux portes pour vendre le programme commun et quand les gens me disaient c'est très bien tout ce que vous nous dites, c'est bien vous y croyez mais vous êtes allié avec des communistes qui croient pas en Dieu. Nous on vote pas pour ceux qui croient pas en Dieu.
Qu'est-ce que vous voulez que je leur dise ? Et ben rien. Alors on passait à la porte monsieur Mél.
J'ai pas fini. Je vais attendez je prends juste une question de vous allez pas la dire mais question de méthode c'est que pour tout le monde puis on a une audition avec le garde des sauts à 15h30 donc je je Ah non c'est pas moi le pire. és on a jamais dit ça monsieur le ministre et donc qu'on ait le temps à la fois le rapporteur pour se poser ces questions et vous vous invitez effectivement à ce qu'on soit dans un format un peu plus compact.
Je vous en prie pour le dernier mot que vous je termine sur mon format compact je vous lance le défi monsieur le rapporteur pour que vous vous soyez dans le même embarras que moi pour trancher des questions de cette nature vous me parlez du voile et des enfants qui l'omile. Et que dites-vous de la circoncision ? Elle concerne des jeunes enfants qui on ne demande pas leur avis.
Elle est présente dans deux religions et maintenant présente dans l'immerce des gens qui n'ont pas de religion mais qui considèrent que c'est une bonne chose de le faire. Personne ne pose jamais la question. Ça c'est pas un problème.
Les voiles sur la tête des filles, oui, c'est un problème. Et la circoncision, il y a des gens pour qui c'est un problème qui disent "C'est une maltraitance. Comment allons-nous nous sortir de ça ?" Monsieur le rapporteur, monsieur le président, comme je suis là, je ne sais pas vous répondre, mais si vous avez des lumières, n'hésitez pas à nous les donner.
Vous aurez posé la question, monsieur le rapporteur. Merci monsieur Mélenchon. Les travaux de notre commission ont mis en lumière un phénomène préoccupant.
C'est l'usage stratégique par certains réseaux islamistes du terme islamophobie pour euh délégitimer toute critique de leur idéologie, affaiblir la vigilance républicaine et nourrir un récit de confrontation entre les musulmans et le reste de la société. Les services de l'État nous ont alerté sur la dangerosité d'un tel usage qui confond volontairement la critique d'un projet politique avec la stigmatisation de croyant, créant ainsi un brouillage dont les mouvances radicales tirent profit. De plus, en assimilant volontairement, avec l'emploi de ce terme, toute critique de l'islamisme à une hostilité envers les musulmans, il fabrique des adversaires, il désignent des cibles.
Il cherchent à réduire au silence celles et ceux qui font l'étude de leur idéologie comme on a pu le constater à travers les menaces d'ailleurs reçues par certaines personnes auditionnées dans notre commission. Je pense notamment à la chercheuse Florence Bergeot Blackler, à Nora Busini, Emmanuelle Razavi, à Bernard Rougier et d'autres. Ces menaces ont été déclenchées précisément en réaction à leurs travaux sur l'islamisme, ce qui illustre la mécanique de mise en danger que les services de l'État nous ont décrite.
Une accusation militante suivie d'une exposition publique puis d'une menace réelle. Notre commission ne peut ignorer ce climat. La République ne saurait accepter qu'un mot soit utilisé pour intimider, délégitimer ou susciter des menaces contre des chercheurs, des journalistes ou des responsables publics.
Parce que défendre la liberté d'expression, c'est protéger ceux qui contribuent à éclairer la nation, même lorsque le leurs analyses nous dérangent. Dans le même temps, la réalité statistique impose une forme de lucidité. Selon les chiffres de 2024 du ministre de l'intérieur, notre pays a recensé récemment environ 240 actes antimusulmans que nous devons dénoncer avec la plus grande rigueur contre plus de 1600 actes antisémites alors même que la population juive est près de 10 fois moins nombreuses que la population musulmane.
Ainsi, si les actes visant nos concitoyens musulmans appellent évidemment une condamnation ferme et résolue, l'antisémitisme demeure encore aujourd'hui malheureusement la haine la plus meurtrière, la plus persistante et la plus massivement dirigée contre une minorité religieuse en France. Plusieurs services auditionnés ont souligné que lorsque le terme islamophobie est utilisé d'une manière militante et extensive, il peut contribuer même involontairement à alimenter certains ressorts antisémites. En diffusant l'idée fallacieuse d'une guerre menée contre les musulmans et en désignant en creux les juifs comme des bénéficiaires supposés de l'ordre républicain.
Ce discours active des schémas complotistes déjà mobilisés par les mouvances islamistes radicales. Vous-même, monsieur Mélenchon, avez rappelé par le passé votre réticence à employé ce terme avant d'expliquer avoir changé de position. Comme pour le voile, d'ailleurs, cette évolution mérite d'être comprise dans un contexte où la clarté des mots est essentielle à la cohésion nationale.
Mes questions sont nos clés suivantes : comment selon vous conciliez la lutte indispensable contre les actes antimusulmans avec la nécessité de prévenir l'usage idéologique du terme islamophobie lorsqu'il peut brouiller la critique légitime de l'islamisme et nourrir par ricocher des imaginaires antisémites ? Pensez-vous qu'un usage trop extensif de ce terme puisse contribuer à renforcer ses ressorts ? et comment maintenir dans le débat public une frontière nette entre la critique d'une religion, la dénonciation d'une idéologie politique et la protection de tous nos concitoyens contre le racisme ?
Merci monsieur le rapporteur. Monsieur Mélenchon, tu dis des questions vastes hein. Bon alors euh d'abord euh je suis d'accord avec vous pour dire que les mots ont une grande importance parce que c'est eux qui fixent euh la réalité à laquelle nous accédons, hein.
Pas de mot, pas de pensée. C'est un point de vue matérialiste et je suis content de vous retrouver sur ce terrain. Les mots ont leur importance.
Alors oui, en effet, moi au départ, j'étais hostile à l'utilisation du mot islamophobie parce qu'on me disait "Mais alors tu nous interdis de critiquer quand on utilise le mot islamophobie, tu es interdit de critiquer l'islam." Et donc je m'étais dit, "Non, on va pas utiliser cette expression là, on va en utiliser une autre qui vaut pas mieux qui s'appelle haine des musulmans." Et puis la discussion avance et je vois que l'usage commun autour de moi se fait sur le mot islamophobie.
Je m'en vais donc regarder dans quelles circonstances il intervient. Et je vais vous dire, monsieur le rapporteur, que ceux qui se font à nos cerveau en en déduisant de l'islamophobie que c'est une forme qui conduit à l'antisémitisme, pardon, mais c'est vraiment des gens très préoccupés et bon je respecte la complexité de leur pensée, mais je ne vois pas le lien entre les deux. Par contre, ce que je peux vous dire, c'est que le mot islamophobie est un mot d'usage international qui donne lieu tous les ans à l'initiative de l'Organisation des Nations- Unies, à une journée de lutte contre l'islamophobie qui a lieu le 25 mars.
Par conséquent, je me sens maintenant libre de l'utiliser et je l'ai utilisé bien avant de m'être aperçu que le NU l'utilisait pour une raison, c'est que dans la haine des musulmans, il y a le mot haine N2. Et pour ma part, je haie les nazis et je n'ai pas l'intention de changer d'avis. Je pense que la plupart d'entre nous ont ça au même point.
Joël et nazi, voilà, c'est une haine que je trouve saine, salutaire, qui m'entretient bien et que j'essaie de transmettre à d'autres. Le mot n'est pas bon. Islamophobie, ça parle bien.
Pourquoi ? Parce que il y a islam et il y a phobie. La phobie c'est quelque chose qui échappe à la raison, qui est de l'ordre de la déraison.
Par exemple, les gens qui ont la phobie des araignées, vous en connaissez forcément quelqu'un autour de vous. Peut-être vous-même êtes pro à cette phobie ou une autre. D'autres c'est les mouches, euh d'autres c'est je ne sais quoi.
Enfin bon, l'esprit humain est ainsi fait que nous avons tous nos démons intérieurs qui surgissent sous des forme fantasmée. Et bien pour moi, l'islamophobie, le mot est particulièrement bien adapté. Quand vous regardez les gens qui sont en proie à l'islamophobie, même quand ils sont, je ne mets je mets de côté les gens qui ont une critique sur la religion musulmane par exemple parce qu'ils sont d'une autre religion, mais c'est une critique, c'est de l'ordre de la raison, c'est de l'ordre du l'islamophobie, c'est les gens font n'importe quoi.
Ah mon dieu, un musulman, ils vont faire c, ils vont faire là, ils vont nous égorger, ils vont nous tirer dessus. C'est de la folie. Ce n'est même plus rationnel.
On ne peut même plus parler. C'est pourquoi j'estime que le mot est bien utile parce qu'il décrit un comportement irrationnel. Alors, j'ai lu que il aurait telle ou telle origine le mot, mais que voulez-vous ?
Les mots sont les mots, nous n'en avons pas tant que ça. Je vais vous prendre un autre exemple. Par exemple, récemment, il a été décidé que ceux qui étaient contre le sionisme étaient des antisémites.
Ça n'a rien à voir pour plein de gens. Le sionisme est un point de vue politique et l'antisémitisme est un point de vue raciste. Donc ça n'a rien à voir.
Donc on peut être euh antisioniste sans être euh raciste. On peut être sioniste sans être pour autant antici ou anticela. Donc voilà un usage qui a été fait abusif du mot.
Exactement comme on peut penser que le mot islamophobie contient toutes sortes de choses et parmi elles des choses que nous n'accepterions pas. Mais ce n'est pas parce que nous refusons l'assimilation antisémitisme et hostilité au sionisme que nous allons rejeter le mot antisémitisme. Parce que l'antisémitisme c'est une réalité à combattre.
De même, l'islamophobie est une réalité à combattre. Je préfère moi, si vous voulez me dire que je combats une phobie que de combattre une haine dont je ne saurais plus que faire. Je peux expliquer à quelqu'un pourquoi il est absurde de d'avoir sur les musulmans un regard réducteur qui les ramène euh à ceci ou à cela.
Moi, j'ai jamais dit que l'Église catholique était responsable du du massacre en Norvège de 70 jeunes assassinés par un illuminé euh qui se réclamait de la religion catholique pour le faire. La religion catholique n'a rien à voir avec ça. Lui, il est en prison mais il sert aujourd'hui d'idole à toutes sortes de gens qui continuent à utiliser de son son nom.
Nous les gens de raison et surtout nous les Français qui sommes des praticiens de la de la laïcité, à chaque pas, nous devons faire attention à pas donner à manger aux extrêmes, à ceux qui voudraient à tout prix que tout soit en conflit. Voilà ce que j'ai à vous dire et je ne saurais vous dire mieux que en adoptant ce mot et bien ça me permet de mieux comprendre la tâche que j'ai à faire dans la lutte contre le racisme. Merci monsieur Mchon, monsieur le rapporteur pour votre dernière question.
Notre notre commission a examiné en détail le rôle de certaines organisations qui souscouvert de défense des droits ont contribué à diffuser une vision militante de l'islamophobie visant à délégitimer l'action de l'État et entraver la lutte contre l'islamisme politique. C'est précisément ce qui avait conduit en 2020 à la dissolution du CCIF par le ministre de l'intérieur qui était alors Gérald Armanin suite à l'assassida au Samuel Patti. Disolution qui avait été confirmée, vous le savez, monsieur Mélencher, par le Conseil d'État au regard des objectifs poursuivis par cette organisation.
Or, depuis cette dissolution, un groupe présenté comme son prolongement direct, le CCIE, opère désormais depuis la Belgique avec possibilité de poursuivre les mêmes activités sur notre territoire. Le 10 CCIE a même avait même été convié à participer à une réunion dans les murs du palais Bourbanc. Mes questions sont les suivantes.
Que pensez-vous de la dissolution du CCIF ? Et au-delà de votre opinion sur cette dissolution, pensez-vous qu'il est conforme à l'exigence démocratique que des groupes dissous par nos institutions et dont la dissolution a été juridiquement confirmé retrouve une forme de reconnaissance institutionnelle en étant accueilli ici au sein du palais Bourbon. Merci monsieur Mélenchon.
Je je vous réponds comme le ferait tous ceux qui ont à répondre à des questions complixées avec toutes sortes de tiroirs. Bon, cet organisme a été dissous, le CCI, nous en sommes d'accord, je l'ai observé comme vous. Il l'a été après un meurtre abominable qui nous soulevait tous de dégoût et nous inspiré tous des sentiments de vengeance ou des réprésailles pour essayer de de dissoudre en nous tout ce cette révolte qu' avait créé cette cet événement.
Mais après, il y a le droit que voulez-vous ? Alors, le Conseil d'État dit "Oui, on peut dissoudre mais la Ligue des droits de l'homme, mais le syndicat des avocats de France, mais le syndicat de la magistrature qui ne sont pas des organisations gauchistes euh en tout cas pas à mes yeux, peut-être vutre, mais pas à mes yeux." Donc des organisations de professionnels du droit qui disent "C'est absolument intolérable, on a fait une erreur pas possible.
Et le conseil n'a pas dit oui, il faut le dissoudre. Le conseil qui a donné son avis a dit oui, vous pouvez le dissoudre. Il n'a pas dit vous devez le dissoudre.
En tout cas, voici ma réponse à ce moment. Embarrasser que je suis comme tout le monde quand on se trouve dans une situation d'un côté vos meilleurs amis à qui vous avez le plus grand respect pour leur et vous dites je me je me fie à eux de de l'évaluation de ce qui est juridiquement acceptable ou pas et un conseil une institution de l'État. Bon alors voilà, je dis comme la Ligue des droits de l'homme, comme le syndicat des avocats de France, comme le syndicat de la magistrature, comme attaque et comme la Fédération nationale de la libre pensée que cette organisation n'aurait pas eu n'aurait pas dû être dissoute.
Si j'avais un doute sur le fait qu'on puisse dissoudre d'une manière aveugle, et bien par exemple, je n'en ai plus depuis que j'ai vu qu'on est qu'on a dissous la jeune garde, organisation antifasciste qui n'est coupable ni responsable de rien, mais qu'on a dissou à la faveur d'un jour où le gouvernement avait besoin d'en dissoudre deux d'un coup, un à droite, un à gauche. Donc on a dissous ça pour pouvoir dissoudre les soulèvements de la terre le même jour. Bon, tout ça procède plus de la politique politicienne que du fond.
Mais moi, je suis attaché à rester lié à ma famille intellectuelle et de pensé parce qu'elle m'aide à penser et à décider et dans cette circonstance, elle me permet ça. D'ailleurs, vous savez, je sais qu'on m'avait fait un reproche similaire au moment de la participation à la manifestation du 10 novembre. Vous permettez que j'en parle ou quelqu'un d'autre a prévu de m'en parler ?
Peut-être, peut-être vous, monsieur le rapporteur, ou quelqu'un d'autre. Bon, alors j'en parle très rapidement avec votre permion. Oui.
Alors, il y a eu une attaque euh à la mosquée de Bordeaux. Deux pauvres papés qui sortaient de là, se prennent des coups de fusil. Et que se passe-t-il ?
Rien. C'est-à-dire pas la moindre trace de de de mobilisation. Des organisations décident d'appeler à une marche et après avoir discuté, comme vous imaginez, oui, non, oui, non, on y va, on y va pas, qui est-ce qui appelle ?
Qui est-ce qui n'appelle pas ? on décide d'y appeler parce que on se sent en sympathie et en adhésion avec la masse considérable de gens ensuite qui s'est révélé être présente le jour de cette manifestation le 10 novembre. Et comme il s'est trouvé que dans la manifestation, il y a quelqu'un qui a crié un slogan mais qu'est-ce qu'on y pouvait une personne crie dieu est grand.
Ma fois déjà c'est un problème d'aller lui dire on n'est pas d'accord parce queil y en a qui pensent qu'en effet Dieu est grand et peu importe la langue dans lequelle on le dit et puis d'autres qui pensent que c'est pas le moment. Bref, on nen finirait plus mais je veux moi en finir. La marche a eu lieu, on me l'a reproché des dizaines de fois.
Pourquoi ne l'-ton pas reprocher aux autres appelants ? Attaque, la CGT, la FSU, la Ligue Droit de l'homme, NPA, Europe écologie les verts ? Pourquoi ?
Parce que c'est absurde. Nous étions tous là, nous sommes tous de gauche, nous sommes tous laïques. Et je termine sur un mot à la fin, monsieur le président, on chanta la marseillaise sur la place.
Et bien moi, je regrette de ne pas être resté jusqu'à la place. Bien, nous en venons. Merci monsieur Rapport pour vos questions.
Nous enons aux questions des collègues ici présents. Commencer par madame Tevna pour le le groupe PR. Merci beaucoup.
Alors effectivement euh monsieur Mélenchon, on va aller droit au but. Je pourrais vous parler de la montée de l'antisémitisme dans notre pays. Vous rappelez que les actes antisémites représentent 60 % des agressions à quatre acteurs religieux alors que la population juive constitue moins de 1 % de la population.
Je pourrais alors vous demander pourquoi vous semblez voir de l'islamophobie partout et de l'antisémitisme nulle part. Je pourrais ajouter que cette minimisation de l'antisémitisme participe à créer un terrain propice à l'entrice islamiste. Mais je sais que face à ce phénomène pourtant préoccupant, vous allez faire le tribun comme vous savez souvent le faire.
Théatraliser pour esquiver ou transformer cette question en long cours d'histoire pour m'expliquer que je me trompe. Alors aujourd'hui, je ne vous demanderai pas de répondre à ces questions déjà posées 1000 fois. Je vous demande plutôt de nous éclairer sur les agissements de ceux que vous faites élire au sein de nos institutions nationales et européennes qui portant notre écharpe tricolore semble pourtant ne pas du tout vouloir défendre notre pays.
Cutionnez-vous que votre députée européenne Rima Hassan et des liens assumés avec des associations liées aux frères musulmans type l'Alab. Pouvez-vous nous dire si vous cautionnez sa présence à une manifestation en Jordanie pour la mort du terroriste sinoir ? Comment voyez-vous la proximité de plusieurs élus insoumis avec Shain Azami, agent d'influence lié au régime iranien qui sera jugé dans quelques mois et pour qui plusieurs députés de votre famille politique viennent encore de signer une tribune cette semaine ?
Pouvez-vous nous confirmer que vous avez apporté votre soutien à Julien Terry, enseignant qui avait fait une liste de 20 génocidaires à boycotter, les personnalités de confession juive qui avait part qui avait partagé d'ailleurs un visuel représentant des clichés antisémites. En répondant, je l'espère, à ces questions, monsieur Mélenchon, montrez-nous aujourd'hui devant cette commission que vous n'êtes pas devenu, malgré vous ou par calcul, le cheval de 3 idéal de l'entrice islamiste dans notre politique française. Je vous remercie.
Merci chers collègues. Monsieur Mélenchon, allez-vous vous me montrer que vous n'êtes pas le cheval de 3 d'un pays étranger qui cherche à faire passer ses assassinats pour une cause noble ? Je ne vous poserai pas la question, je connais la réponse.
La réponse est non. Vous n'êtes pas l'agent d'un pays étranger. Bien de même, pourquoi voudriez-vous que moi je sois l'agent de ceci ou de cela ?
Je suis l'agent de moi-même, des insoumis, de la pensée humaniste, d'un radicalisme que je ne pas mais qui n'a rien à voir avec le racisme, quel que soit le racisme. Mais je ne peux pas vous cacher l'agacement qu'il y a de voir sans cesse montrer pattees blanche devant des inquisiteurs de circonstan qui vous enjoignent de dire ceci, de dire cela. du calme.
Moi, j'ai une vie qui témoigne pour moi. Vous n'étiez pas né, j'étais en train d'aider à quitter l'URSS alors que j'étais procommuniste. Je j'ai passé mon existence à mener ces batailles-là.
Il n'y a pas une fois où l'on peut me prendre en défaut puisque j'ai des juges, quelle que soit la situation. Alors, je vous ai répondu quoi que ce ne soit pas le sujet de la commission et je pense que le mieux est qu'on en reste au sujet de la commission. Mais je suis prêt à venir.
Invitez-moi une réunion, celle que vous voulez, avec qui vous voulez pour que je puisse venir expliquer en quoi consiste la bataille contre l'antisémitisme que nous menons. Car nous la menons. Quant aux statistiques, elles ont une très grande importance et c'est la raison pour laquelle j'aimerais que l'État, le ministère de l'intérieur établisse les statistiques et pas les organisations associatives liées aux différentes communautés.
Nous avons besoin de savoir exactement où nous en sommes, mais s'il y avait un seul crime, on serait contre. Voyez-vous, quand madame Mirille Knol a été assassiné dans les conditions dont vous vous souvenez sans doute, nous appelâmes nous groupes, j'étais le président du groupe, à la marche qui devait se faire. Tous les groupes ont signé, nous y sommes rendus.
Nous avons téléphoné la veille pour prendre nos précautions auprès du CRIF pour lui demander d'assurer notre sécurité. Il nous a dit qu'il ne pouvait pas le faire. Nous sommes venus quand même.
Nous avons été agressés par une organisation juive qui est considérée comme terroriste en Israël comme à New York et qui a couvert d'insultes les femmes qui étaient parmi nous et qui nous a agressé et personne ne nous a défendu ce jour-là. Qu'ai-je dit à la sortie et je maudit tout le monde, j'ai dit je ne confonds pas garantie illuminé et je veux que chaque juif du plus modeste village de ce pays sache que s'il a un problème, il aura les insoumis à ses côtés pour le défendre. Nous n'avons aucune raison de faire quelque concession que ce soit.
J'ai vu qu'on me dit que c'est par euh euh clientélisme. Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Vous figurez que les musulmans sont clients de politique antisémite.
Mais c'est une vision raciste. Des musulmans, ça n'existe pas. Et croyez-vous qu'il soit sensible à autre chose quand il m'écoute à part à mon art de parler ?
Qu'est-ce que je raconte quand même ? Ce sont des gens munis d'un cerveau et ils entendent des revendications sociales avec lesquelles ils se retrouvent. Pourquoi ?
Parce qu'il se trouve que les musulmans à cette étape de notre histoire font partie des catégories sociales qui ont été qui ont commencé à la première marche et maintenant ils sont en train de monter à toute vitesse. Gloire à la au peuple français ainsi composé. Alors après madame Rima Hassan franchement écoutez vous vous fatiguez pas de la prendre pour cible mais oui mais ce n'est pas vrai elle a pas participer à une marche pour machin pour truc pour bidule qui fait que je suis obligé de me tenir informé à chaque instant de ce que tout le monde fait pour pouvoir y répondre non elle est à une marche qu'elle lieu toutes les semaines et toutes les semaines comme elle se trouvait là elle est allée à la marche.
Voilà la marche. Elle n elle n'a aucune elle s'est elle s'est excusée. Elle s'est elle s'est expliquée 10 fois sur cette affaire.
Je ne vous dis pas qu'on ne commette pas d'erreurs, madame. Je ne vous dis pas ça. Nous en commettons.
Et quand nous en commettons, nous nous excusons pour avoir dit des choses qu'il ne fallait pas dire ou parce que nos adversaires, jamais, j'en ai jamais entendu un seul dire "Ah ben non, j'aurais pas dû parler comme ça à monsieur Mélenchon." Alors, je dis au rapporteur Mathieu Bloc il y a un instant a montrer le lien qu'il y a à créer une ambiance avec les violences que l'on déclenche. Nous autres, moi je viens du mouvement socialiste, nous en savons quelque chose parce que c'est pour ça qu' est comme ça qu'on nous a assassiné.
Je reste à force de le présenter comme un ami de l'Allemagne et la reste et cetera, il s'est trouvé un dingue pour aller lui tirer dessus. Bon, figurez-vous que moi j'ai fait la l'objet de deux tentatives de meurtre, n'est-ce pas ? Dans le premier cas, le premier commando, il s'est pris 9 ans de prison et dans le 2è 18.
Donc je sais de quoi vous parlez monsieur le rapporteur et j'ai pas l'intention moi si peu que ce soit de le créer pour les autres. J'aime la joute, j'aime la polémique, j'aime la dispute. Ça m'est agréable de participer au sens philosophique à la dispute mais pas à ça.
Pas à la menace physique, pas à l'intimidation, pas au meurtre et cetera. Aucun d'entre nous ne l'a fait et ne le fera jamais. Et si quelqu'un a un comportement ambigu, alors je le lui dirai, vous me le signalerez, je lui dirai.
Il faut pas faire comme ça. Parce que moi, Mélenchon, qui suis un méditerranéen, je parle avec les mains et avec les yeux, mais le reste du temps, il faut tous baisser dans ton et j'y suis disposé. Votre question ensuite c'était à Paris Hassan l'enseignant.
Alors madame, mais vous serez vous-même la première à vous alerter de ce qui se passe dans ce pays ? Voilà que des gens complètement illuminés se mettent à pourchasser les influences de ceci, de cela dans l'université. Quand est-ce que ça arrive ?
On a jamais vu ça en France. Il y a une liberté universitaire depuis Robert de Sorbon. Ça date du 6e siècle.
Donc c'est vous dire que ça fait un moment que dans ce pays, on dit que dans les universités, on raconte ce qu'on veut. Figurez-vous, j'exagère peut-être avec la date pour Robert de Sorbon, mais c'est comme ça. C'est-à-dire Mais oui, vous allez voir madame pourquoi je vous dis ça.
Parce que monsieur Thiis, c'est un enseignant. C'est un enseignant. Et voici qu'on a trouvé une porte d'entrée pour commencer la chasse à l'enseignant du supérieur que l'on prendrait dans en défaut.
Qu'est-ce qu'il a fait ? Il a pris une liste de gens qui signait une tribune. Et prenant cette liste de gens, il cite qui sont les signataires.
Il y a dedans un curé. Alors c'est dire que comme comme juifs on fait mieux qu'en curé. Et il les cite, il dit cela faudra se rappeler, ils soutiennent le génocide.
Est-ce que c'est une bonne idée de faire ça ou pas ? Il n'a pas été prudent car aujourd'hui il suffirait de citer un seul nom pour que ça déclenche une affaire. Alors après d'autres gens trouvaient ceci cela parce qu'ussitôt il y a des armées qui se mettent en mouvement pour aller vous chercher sous chaque cheveux si vous avez pas un pou.
Bon lui il a critiqué une tribune et les signataires de cette tribune et j'ai défendu cet homme et je vous préviens que je vais défendre tous ceux qui à l'université auront des points de vue iconoclastes. Cet enseignant n'est pas antisémite, ne l'a jamais été. Il ne l'est pas et il ne le sera jamais.
Si vous me prouvez le contraire, madame, je serai le premier à vous donner raison et aller lui dire "Je change d'avis. Venez me démontrer qu'il l''est pas." Mais je vous mets tous en garde.
Attention au confort, à la facilité qui consiste à prendre un adversaire et à la harceler sans vous rendre compte du précédent concret. Moi et d'autres, nous ne permettrons pas qu'à l'université, on fasse la chasse au malpensant. Voyez ce que ça donne aux États-Unis d'Amérique.
Soit monsieur Thierry a eu un comportement antisémite, il sera pourchasser et condamné pour ça. Soit il ne l'a pas et alors on lui fout la paix et on ne le menace pas et onessaie pas d'intimider les autres. Voilà ce que je peux vous répondre.
Je ne peux pas faire mieux que de vous dire dans quelle situation je prends. Y a-t-il une question à laquelle je n'ai pas répondu ? Même si vous considérez que c'est pas vraiment une réponse que je vous fais là.
Merci monsieur Mchon. Madame Tevno, votre micro. Pardon.
Pardon. Rapidement. Oui, excusez-moi madame Excusez-moi madame si votre micro monsieur présent.
Excusez-moi madame Panche pas et je ne rien pas Non, c'est pas monsieur Monchon. Voilà. Excusez-moi madame Panot, c'est monsieur Mélenchon lui-même qui demande s'il y a pas une autre question à laquelle j'ai pas il a pas répondu.
Et oui, vos questions ne vos réponses ne répondent pas du tout sur le fond à ce que je vous ai posé mais c'est pas grave. Il y en a une sur Shaim Amzami euh et les liens avec plusieurs députés de vote famille politique qui ont signé une tribune encore cette semaine. Merci monsieur Mélenchon.
Ne m'envoyez pas madame, je pas pouvoir répondre, je sais pas de qui vous parlez. Alors donc j'ai la plus grande Il est de quelle nationalité déjà pour commencer ? Iien.
Irania. Ah ben alors, je suis le dernier que vous allez venir embêter avec l'Iran parce que même quand Laayatola Homeini était en France et que tout le monde était là alors qu'on était tous antichat hein, moi je soutenais pas la Yatola. Alors c'est pas maintenant que je vais le faire ni au Candemia.
Non avec le régime iranien nous n'avons aucune et d'ailleurs il il nous rend bien la monnaie de notre pièce parce que nous n'avons aucune sorte de sympathie ni pour eux ni de près, ni de loin et dans aucune de leurs activités. Et j'ai d'ailleurs dit notamment que un régime dont le premier chef dit qu'il va arrivo voisin en l'occurrence, il s'agissait d'Israël ne peut pas mériter autre chose que notre mépris et notre volonté de le voir dégager le plus vite possible. Nous sommes opposés à tous les régimes théocratiques, tous sans exception.
Et je n'en ferai pas la liste pour me fâcher avec le moins de monde possible dans cette salle parce que je crois que j'en ai déjà assez fait. Tout à l'heure avec les Émiratis à qui je tiens à répéter que je n'ai aucune querelle avec eux mais s'ils veulent bien les espionner plus loin, ça nous arrangerait. Merci monsieur Mélenchon.
J'indique que nous avons eu un contact avec le garde des SAAU que l'audition est reportée d'un quart d'heure. C'est pas une raison pour que les questions et les réponse soient plus longues. Monsieur Saintou pour le groupe rien faut pas m'inviter.
Ah pardon, excusez-moi. C'était ce qu'on m'avait indiqué. Autant pour moi, excuses, monsieur Lachot.
Pardon. Merci monsieur le président. Vous êtes tout excusé évidemment.
Monsieur Monsieur le président Mélenchon, nous sommes ici, nous le savons, sur l'injonction de la droite extrême et de l'extrême droite qui prétendent vouloir mettre au jour les liens existants entre les représentants de mouvements politiques et des organisations et réseaux soutenant l'action terroriste ou propageant l'idéologie islamiste. Chacun sait de quoi il retourne en réalité. Jeter l'eau probre sur la France insoumise et ressasser une éème fois les fantasmes islamophobes qui dominent aujourd'hui le débat public. une farce qui ne mériterait que le rire et le dédain si elle n'avait pas pour conséquence de livrer des millions de nos concitoyens de confessions musulmanes au soupçon et à la vindicte en les amalgamant à une menace intérieure.
Les précédentes auditions ont déjà permis de dégonfler le soufflet en établissant que ces élucubrations n'ont aucune base factuelle. Le directeur général de la de la sécurité extérieure, Nicolas Lerner, a ainsi déclaré qu'il n'y avait pas d'éléments prouvant des connivances structurel au sens de plan d'action, de programme, d'échéance, d'agendas commun entre les partis politiques et la mouvance islamiste. L'absence du moindre fait incriminant étant désormais établie, nos débats de ce jour ont quant à eux la vertu de dissiper certains des présupposés intellectuels qui soutendent cette chasse aux sorcières.
Car tous ces fantasmes, tantôt le communautarisme, tantôt le séparatisme, tantôt l'entrisme, on ne sait plus trop, repose sur des idées fausses quant à la réalité du fait religieux autant que du principe de laïcité. C'est sur ce plan que je voudrais vous interroger, monsieur le président, en vous demandant donc quel doit être selon vous en République la place de la religion et son rapport avec le politique ? Et que pensez-vous de la thèse de la thèse développée sous diverses nuances d'une certaine gauche néoconservatrice jusqu'à l'extrême droite ? selon laquelle la religion musulmane poserait une question spécifique, voire comme le disent certains idéologues islamophobes, serait incompatible avec la République.
Je vous remercie. Merci monsieur. La chose simplement pour dire, vous avez pu citer des extraits de contre-rendu, je pourrais vous en citer d'autres qui montrent qui ont été faits quand même par des haut fonctionnaires qui travaillent chaque jour à la sécurité de de notre pays et qui montrent que il y a effectivement un risque d'entrisme islamiste dans notre pays et qu'il y a besoin d'une sensibilisation particulière à à ce sujet.
Monsieur Mélanchon, réponse à monsieur Lachot. Monsieur le président, vous parlez d'or. Monsieur Hug, directeur du renseignement de la préfecture de police de Paris, a dit la chose suivante devant vous.
En revanche, après avoir dit que l'ultra gauche, je ne sais plus où on nous classe aujourd'hui parce que nous sommes passés de gauche à gauche radical extrême gauche suivant les humeurs de ceux qui nous adressent à nous dit l'ultra gauche est totalement absente lors de ce qu'il appelle les émeutes et les violences urbaines. En revanche, dit-il, une certaine frange de l'ultradroite négationniste se rapproche par antisémitisme pur, par antisémitisme pur de certains islamistes ou référents religieux islamistes qui tiennent des propos antisémites. Bon, alors voilà, ça c'est pour confirmer à la fois ce que vous dites président et ce que vient de dire monsieur Bastien Lachu.
Nous n'avons naturellement rien à voir avec tout ça et et s'il arrivait qu'ici ou là on constate le contraire, je serai le premier à le condamner. Je viens sur la phrase, je sais qu'il faut se hâter mais je ne peux faire moins comme intellectuel si vous le permettez me perchant sur ma pauvre petite licence de philosophie qui impressionna tant mes parents que de vous dire la chose suivante à propos de l'islam. L'islam est une religion et comme toutes les religions, on peut considérer que elle pose un problème au pouvoir politique qui veut se tenir à distance d'elle.
Nous autres Français, nous avons commencé avec Philippe Lebel. Je ne vous raconterai pas l'histoire mais le pape Bonifa 8 a eu cher à connaître de son opposition au roi de France qui ne voulait pas qu'il se mêle de ses affaires. Dans l'immédiat, je sais que l'esprit des Lumières, la pensée qui a cheminé de la Renaissance jusqu'à la Grande Révolution doit à l'islam et au docteur de la foi islamique.
Je pense à à VOS qui ne c'est pas son nom, c'est le nom qu'on a latinisé pour éviter d'avoir cité un arabe dans nos source. Avoses est le premier qui va dire et nos intellectuels à nous au Collège de France disent qu'il fait partie des fondateurs des Lumières. À mon avis, c'est un peu exagéré mais j'ai compris ce qu'il voulait dire.
Pourquoi ? Parce qu'Aver c'est le premier qui dit à la consternation des chrétiens d'Occident qui viennent étant entrés par les croisades en contact avec les musulmans ont ramené des sciences qu'on trouve avec sa tête. Les mathématiques, la physique, la chimie sont consterné.
Comment peut-il y avoir deux vérités ? L'une qui enseigne le livre et la religion et l'autre qu'on trouve avec sa tête. Et bien, Avoses règle ce problème et il dit "La vérité est une et indivisible, mais on y accède par des chemins différents." Il cite la rhtorique, la philosophie et la foi.
Et Avoses, avec d'autres conséquences étant son raisonnement, au départ, il s'agit d'un jugement religieux, ça n'a rien de philosophique, qui va pénétrer, travailler toute la pensée naissante à partir de la Renaissance. Et c'était pas un compliment à l'époque de se faire traiter d'un héroïste parce que il y a des écoles musulmanes qu'on dit ce type là est lui-même un hérétique. C'est dire que dans toutes les religions, il y a beaucoup de discussions.
Mais Avoses fait partie prenante totalement de la culture des lumières françaises. Je dis bien les lumières françaises parce que les lumières françaises sont particulières comparées à celles des Pays-Bas, comparé à celles des autres pays. Les lumières françaises ont pu déboucher sur la loi de 1905 qui n'est pas un athéisme d'état.
Et bien, il faut que nous soyons capables, quand on entend tant d'horreur, d'être capable de reconnaître les liens idéologiques qui nous ont bâtis en en tant qu'humanité tel que nous sommes aujourd'hui tous autant que nous sommes. Voilà pourquoi je ne dirais pas l'islam est incompatible avec la République. Parce que si vous allez par ce chemin, bien des choses sont incompatibles avec la République.
Mais c'est si on a de la République une vision fermée et non pas la vision de la liberté qu'elle porte. La République, c'est d'abord la liberté et la souveraineté du peuple. Ce seront mes mots pour vous dire, monsieur le président, monsieur le rapporteur, je suis certain que c'est nous tous les laïs qui auront le dernier mot dans ce pays comme d'habitude.
Jean-Luc Mélenchon