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InterviewC à vous (sur YouTube)· 23 septembre 2024 52 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & famille

Gouvernement Barnier : Premier conseil des ministres - C à vous : l’intégral - 23/09/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse partielle

    Quels sont les projets de B.Retailleau sur l'immigration ?

  • 4:00RelanceÉludée

    B.Retailleau veut-il reprendre les articles censurés de la loi immigration ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    A.Pannier-Runacher, vous êtes isolée dans ce gouvernement. Pourquoi rester ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Le gouvernement Barnier est-il à droite ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qui vous a convaincue d'accepter ce poste ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Serez-vous frondeuse si B.Retailleau propose une loi sur l'immigration ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00B.RetailleauChiffre
    « Ce n'est pas un vague sentiment d'insécurité. Ce sont des chiffres, des statistiques inquiétants. »
  • 6:00A.Pannier-RunacherFait
    « Je suis aussi la représentante d'à peu près 100 députés qui sont Ensemble pour la République et qui comptent peser dans le débat public. »
  • 8:00A.Pannier-RunacherChiffre
    « Il y a 1/4 de Républicains et 3/4 de centristes. C'est un gouvernement qui n'est pas à droite. »
  • 12:00A.Pannier-RunacherFait
    « Le sujet n'est pas là. Cette loi sera portée au Parlement. Mon groupe politique donnera sa position sur la loi. »
  • 14:00A.Pannier-RunacherFait
    « Quand on est de gauche, on ne peut pas être indifférent au fait que ce n'est pas dans les beaux quartiers qu'on a le plus de problèmes avec la délinquance. »
  • 16:00M.BarnierChiffre
    « Je ne vais pas alourdir encore l'impôt sur l'ensemble des Français, qui payent déjà le plus d'impôts de tous les partenaires européens. »
  • 18:00A.Pannier-RunacherFait
    « Nous estimions qu'au moment où nous avons une situation de finances publiques qui impose une nécessité de responsabilité, il faut trouver un équilibre. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

Salut à tous les 5. Emilie, votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: 25 kg, c'est le poids de la nourriture encore consommable qu'on jette chaque année à la poubelle.

Du grand gâchis. - A.-E.Lemoine: Ca représente 157 euros par Français.

C'est comme si on faisait les courses pendant 18 jours et qu'on jetait tout à la poubelle chaque année. A suivre, le coup de gueule de J.-F.Piège.

Ce chef étoilé lutte contre le gaspillage. Il propose 50 recettes économiques et gourmandes avec un objectif: zéro gaspi. Mohamed? - M.Bouhafsi: En plein scandale sur les crèches, 2 employés sont accusés de violences sur plusieurs bébés.

Le procès a démarré aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: C'était la rentrée des ministres du nouveau gouvernement Barnier.

Je me suis intéressé à l'échange de discours le plus astringent de la journée. C'était au ministère de l'Intérieur. G.Darmanin cède la place à B.Retailleau, qui fait figure d'épouvantail pour la gauche et même pour la gauche du gouvernement. - A.-E.Lemoine: Dont fait partie A.Pannier-Runacher, nouvelle ministre de la Transition écologique.

Vous êtes isolée dans ce gouvernement. Pourtant, vous avez choisi de rester. Lorrain? - L.Sénéchal: De très fortes inondations à Cannes ce matin.

Le maire accuse les services météo de ne pas avoir fait une vigilance adaptée. - A.-E.Lemoine: Et votre oeil, Pierre? - P.Lescure: La réalisatrice V.Donzelli a raté le Conservatoire en 96.

L'an dernier, l'école lui a quand même demandé de faire une masterclass. Elle a réalisé un documentaire joyeux sur la belle manière sur l'évolution de cette école. - A.-E.Lemoine: Après 20h, nous recevrons A.Diwan et N.Merlant.

Leur talent au service d'un film qui n'est pas un remake mais qui reprend un prénom: Emmanuelle. C'est un film qui parle du désir féminin, mais aujourd'hui, en 2024, avec une reprise du pouvoir. L'humoriste W.Dia a signé une tribune en réaction au procès de Mazan pour en finir avec la domination masculine.

Son spectacle s'appelle: "Une heure à tuer". Et on reçoit le girls band qui a gagné la version 2024 de "Popstars". Elles font partie d'un groupe qui s'appelle Sor4.

Ca parle de sororité. Le dîner est préparé par Gregory Vingadassalon, le chef du Madame B, à Bordeaux. - B.Chameroy: La passation de pouvoir entre le chef de la semaine dernière et lui a bien eu lieu. - C'est les dernières tomates de saison.

On va se faire plaisir. - B.Chameroy: Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Il y a eu des passations de pouvoir dès dimanche et aujourd'hui.

On y revient. - L.Sénéchal: Un gouvernement composé après 2 semaines d'intenses négociations. - Bonsoir.

Sur la proposition du Premier ministre, le président de la République a nommé... - L.Sénéchal: 39 ministres dont 10 issus des LR. - B.Retailleau, ministre de l'Intérieur. - L.Sénéchal: Cela fait bondir la gauche, qui manifestait ce week-end. - J.-L.Mélenchon: Monsieur Barnier et son gouvernement n'ont aucun avenir.

Ce gouvernement n'est pas légitime. - L.Sénéchal: Pour la 1re fois, les ministres ont été réunis ce matin à Matignon pour un petit-déjeuner express. - Comment vous abordez cette journée? - L.Sénéchal: Un message à la sortie...

Voici la preuve par le contre-exemple. - B.Haddad: Pas de petites phrases, pas d'esbroufes, a dit le Premier ministre. - J.-N.Barrot: M.Barnier souhaite que nous puissions agir dans un esprit de sobriété. - L.Sénéchal: A 33 ans, A.Armand veut s'inscrire dans les pas de son prédécesseur à Bercy, mais attention à ne pas verser dans la flagornerie. - Ce ministère a porté parmi les plus grandes réussites.

Je mesure la chance que j'ai. - L.Sénéchal: D'autres sont moins enthousiastes mais plus réalistes. - G.Avérous: Je ne viens pas ici pour révolutionner les choses.

Je suis convaincu que beaucoup de choses ont déjà été faites. - G.Darrieussecq: Je ne ferai pas de miracles. - L.Sénéchal: On a senti parfois la frustration chez les partants. - E.Dupond-Moretti: Je regrette de ne pas avoir eu le temps de porter un grand texte sur la lutte contre le narcotrafic devant le Parlement. - N.Belloubet: 7 mois, dont 4 à peine furent véritablement effectifs.

Ce n'est pas à peine pour faire évoluer notre système éducatif. - L.Sénéchal: Enfin, il y a ceux qui partent mais pour d'autres ambitions et mettent la pression sur leur successeur. - G.Darmanin: Si je m'étais appelé Moussa Darmanin, je n'aurais pas été élu maire et député. - L.Sénéchal: Quelques nuages dans le ciel d'une majorité très relative et même de la pluie pour le premier Conseil des ministres.

Ce n'est pas une cohabitation mais une coexistence. - E.Macron a parlé d'exigence.

C'est un mot qui nous revient de la bouche de plusieurs participants. "Exigence au service des Français. Chacun devra en être dépositaire." - A.-E.Lemoine: Voilà pour ces passations de pouvoir.

En voici une en particulier dans L'Edito de Patrick. Vous avez scruté une passation de pouvoir en particulier. - P.Cohen: Celle de 2 personnalités de droite positionnées sur le même créneau, celui de l'ordre et de la sécurité.

G.Darmanin et B.Retailleau ont pris leurs distances.

Darmanin a insisté sur ses origines immigrées en dénonçant la persistance d'un racisme systémique qui aurait pu l'empêcher de faire carrière. B.Retailleau en dressant le tableau d'un pays gangrené par une criminalité galopante. - B.Retailleau: Ce n'est pas un vague sentiment d'insécurité.

Ce sont des chiffres, des statistiques inquiétants. Mais il y a pire, il y a plus. Derrière la froideur de ces chiffres, de ces statistiques, il y a des corps brisés, des existences mutilées, des vies volées.

Tant de victimes dont les noms se perdent dans une chronique banale d'une barbarie devenue presque quotidienne. - P.Cohen: Admirez le visage impassible de G.Darmanin, accusé en direct d'avoir laissé dériver un pays désormais à feu et à sang.

Heureusement, la droite est de retour, nous dit B.Retailleau, dont le ton martial n'est pas raccord avec les consignes du Premier ministre, qui a invité son gouvernement à l'humilité. - B.Retailleau: La 1re priorité, rétablir l'ordre.

La 2e, rétablir l'ordre. La 3e, rétablir l'ordre. Je crois à l'ordre. - P.Cohen: Ordre dans la rue et ordre aux frontières.

Le nouveau ministre de l'Intérieur précise sa pensée dans une interview au "Figaro". Il veut mettre un coup d'arrêt aux entrées illégales et augmenter les sorties. - A.-E.Lemoine: Quels sont ses projets? - P.Cohen: Il y aura des mesures symboliques pour se démarquer de son prédécesseur.

Pour l'instant, B.Retailleau ne dit pas s'il compte reprendre les articles de la loi immigration qui ont été censurés en janvier par le Conseil constitutionnel et qui figurent dans le pacte législatif qu'il a présenté cet été avec L.Wauquiez.

Prestations sociales différées pour les étrangers, fin de l'automaticité du droit du sol, suppression de l'AME...

Autant de dispositions applaudies par le RN et qui avaient fracturé la majorité et le gouvernement en décembre. C'est le souvenir de cette bataille qui a fait dire ceci à votre ex-collègue chargé de l'Industrie, R.Lescure. - Comment vous le traduisez, B.Retailleau? - Ca ne fait pas rêver.

Les lois qui iront chercher les voix du RN auront du mal à avoir les nôtres. - P.Cohen: Le gouvernement Barnier a le devoir de parler aux électeurs de gauche qui ne se retrouvent pas dans ce gouvernement, a aussi dit R.Lescure.

C'est dans cet état d'esprit que vous avez accepté d'y figurer, A.Pannier-Runacher. Vous êtes une femme de gauche décidée à porter une voix exigeante au sein de cette équipe, mais comment et à quelles conditions?

Vous allez cohabiter avec un opposant intraitable. - A.Pannier-Runacher: Je suis aussi la représentante d'à peu près 100 députés qui sont Ensemble pour la République et qui comptent peser dans le débat public. - A.-E.Lemoine: Quitte à s'opposer à un de vos collègues? - A.Pannier-Runacher: Quitte à jouer leur rôle de parlementaire.

Ce qui est clair, c'est que nous sommes des opposants politiques. - P.Cohen: Ah bon? - A.Pannier-Runacher: Nos familles politiques sont diverses.

Le Premier ministre a cherché à avoir la plus large représentation de familles politiques en disant qu'il y a des choses qui nous opposent mais qu'on va se concentrer sur ce qui nous réunit. On va travailler au service des Français. Les Français attendent une stabilité et un budget, des décisions sur un certain nombre de sujets.

Mais nous sommes dans une configuration inédite. Chaque ministre fera des propositions. Il y aura des arbitrages qui supposeront un débat entre ministres et entre groupes politiques.

Ensuite, il y aura le Parlement. Le gouvernement proposera et le Parlement disposera. - P.Cohen: C'est la règle du jeu proposé par M.Barnier? - A.Pannier-Runacher: C'est la règle du jeu des institutions de la Ve République. - P.Cohen: Ca n'a pas toujours fonctionné comme ça. - A.Pannier-Runacher: Car c'est inédit.

C'est la 1re fois qu'on n'a pas de majorité claire au sein de l'Assemblée nationale. - A.-E.Lemoine: Au sein du gouvernement, vous représentez une opposition? - A.Pannier-Runacher: Non.

Je dis que nos familles politiques ne viennent pas du même bord. Probablement que dans quelques années, nous irons chacun notre chemin. Aujourd'hui, en responsabilité, nous sommes condamnés à gouverner ensemble sur des sujets qui doivent nous réunir.

Il y a un modèle qui fonctionne comme ça: l'UE. Au sein du Parlement européen, vous avez des familles politiques diverses et la plupart des textes passent avec l'appui du PS et du Parti populaire. Mais c'est une culture politique différente de celle que nous avons coutume d'avoir en France.

C'est là où est le défi. - A.-E.Lemoine: Ca ressemble plus à une cohabitation qu'à une coexistence? - A.Pannier-Runacher: La cohabitation est plutôt avec le président de la République.

Là, il est garant des institutions. Il y a une partie de son bord politique qui est représentée au gouvernement et une partie qui n'est pas représentée. On entend beaucoup de critiques de la gauche.

Je me suis posée des questions. - A.-E.Lemoine: Vous étiez face à un dilemme? - A.Pannier-Runacher: Tout à fait.

C'est normal. Depuis 2 mois et demi, depuis le 7 juillet, j'ai répété de manière constante que ce gouvernement devait réunir le maximum de sensibilités possible, de la droite républicaine à la gauche responsable. J'aurais aimé qu'il y ait des représentants du PS, des élus locaux qui soient marqués à gauche.

Il y a D.Migaud, Dont vous n'avez pas dit que c'est le numéro 2 du gouvernement devant B.Retailleau.

Ce n'est pas un hasard. On voit la volonté d'équilibrer sur le champ du régalien la gauche et la droite. J'aurais aimé qu'il y en ait plus.

Ceux qui s'indignent aujourd'hui sont les mêmes que ceux qui ont refusé d'entrer au gouvernement. Quant à la légende du "tend à droite"...

Il y a 1/4 de Républicains et 3/4 de centristes. C'est un gouvernement qui n'est pas à droite. La dernière fois que J.Chirac à gouverné, il avait un gouvernement de droite où tout le monde était à droite.

Là, vous avez 6 ou 7 partis qui sont représentés. Moi qui ai voté PS pendant des années avant de rejoindre E.Macron, je regrette que cette famille se soit exclue du jeu politique, d'abord en empêchant B.Cazeneuve d'être Premier ministre, ensuite en refusant toutes les propositions qui leur ont été faites. - A.-E.Lemoine: Qui vous a convaincue d'accepter de participer à ce gouvernement?

Vous hésitiez il y a une semaine encore. - A.Pannier-Runacher: J'avais rendu mon ordinateur, rendu les clés de mon appartement...

Ce qui m'a fait changer d'avis... - A.-E.Lemoine: C'est une personne en particulier? - A.Pannier-Runacher: Non.

J'ai eu des échanges avec le président et G.Attal. Il n'était pas question pour moi de rentrer si on n'avait pas un accord avec le groupe.

Il était important qu'Ensemble pour la République dise: "On tope." Il n'y avait pas de questions à se poser. La 2e chose...

Je suis plutôt sensible à l'action. Le portefeuille qui m'a été proposé est un vrai marqueur de gauche. C'est la question de l'écologie, de la lutte contre l'effondrement de la biodiversité, le dérèglement climatique...

C'est des sujets que j'ai portés avec passion en tant que ministre ces dernières années. Soit vous faites le choix de la responsabilité, ce qui suppose de mettre les mains dans le moteur, au risque de les salir, soit vous choisissez d'être en dehors du jeu, et dans ce cas-là, vous n'avez pas cette tension entre des diversités de cultures politiques, mais vous n'agissez pas pour les Français. - A.-E.Lemoine: Mais si B.Retailleau propose une nouvelle loi sur l'immigration, vous jouerez à fond la solidarité gouvernementale?

Vous serez frondeuse au sein de ce gouvernement? - A.Pannier-Runacher: Le sujet n'est pas là.

Cette loi sera portée au Parlement. Mon groupe politique donnera sa position sur la loi. On pourra dire qu'on est à l'aise sur tel article ou pas.

Je suis solidaire de mon groupe politique. Je suis solidaire d'Ensemble pour la République. Nous sommes différentes familles politiques.

M.Barnier en est conscient. Il a non seulement un ministre des Relations avec le Parlement, mais aussi une ministre des Relations entre les ministres.

Il va essayer de coordonner les visions et d'aller trouver des points d'équilibre. - P.Cohen: Il y aura une cohérence politique plutôt qu'une solidarité gouvernementale? - A.Pannier-Runacher: Je pense, oui.

Le gouvernement propose et le Parlement dispose. Le barycentre va probablement se déplacer plus fortement au Parlement. Le travail sur les lois sera plus important.

Cette expérience, je l'ai eue sur des lois. C'est peut-être aussi pour ça que le président et le Premier ministre ont pensé à moi. Sur la loi énergies renouvelables...

B.Retailleau était mon principal opposant sur cette loi au Sénat. - P.Cohen: Le groupe LR a fini par la voter. - A.Pannier-Runacher: Il y avait 2 lignes rouges.

On a bataillé. J'ai porté des amendements. J'ai fait parler l'Association des maires ruraux de France.

J'ai essayé d'embarquer un certain nombre de groupes. A la fin, tous les groupes politiques ont voté cette loi, y compris LR. Vous pouvez partir de positions où vous n'êtes pas d'accord...

Ca demande du temps, de la discussion, de la souplesse, aussi, mais vous pouvez y arriver. - A.-E.Lemoine: De quel côté êtes-vous?

Celui de G.Darmanin, qui dénonce la persistance d'un racisme systémique en France, ou celui de B.Retailleau, qui accuse son prédécesseur d'avoir été laxiste et d'avoir laissé dériver le pays? - A.Pannier-Runacher: Déjà, je ne considère pas que G.Darmanin soit quelqu'un qui n'aime pas l'ordre.

C'est un propos surprenant. Je crois que B.Retailleau reconnaissait le travail de G.Darmanin, notamment sur les JO et la façon dont il en a assuré la sécurité.

Il faut éviter de se payer de mots, et de mots durs. J'ai des collègues qui disent: "Evitons les punchlines et préférons les actes." Ca me convient très bien.

La question du racisme, il ne faut pas l'ignorer. On sait tous que si vous changez le nom sur un CV, le prénom, vous n'avez pas le même taux de réponse dans les entreprises. C'est un fait.

C'est un fait inacceptable et qui appelle des politiques de lutte contre les discriminations. Si j'ai bien écouté ce qu'a dit le Premier ministre est ce qu'ont dit les ministres aujourd'hui, ce point est considéré comme incontournable. Nous sommes un gouvernement républicain.

Toute forme de discrimination, que ce soit sur la couleur de peau, sur la religion, sur les préférences sexuelles, sur le genre, est inadmissible. Les lois de la République doivent être appliquées. La 2e chose, c'est la question de la délinquance, de la petite délinquance, aussi.

Quand on est de gauche, on ne peut pas être indifférent au fait que ce n'est pas dans les beaux quartiers qu'on a le plus de problèmes avec la délinquance, particulièrement les incivilités. Quand ça castagne Dans une cité, et que vous êtes une mère qui élève seule ses enfants, vous avez peur. Ca fait aussi partie des raisons pour lesquelles la gauche a perdu les classes populaires dans le vote récent.

Je suis une élue récente, une députée élue récemment dans le Pas-de-Calais. A Arras et dans les 41 communes qui entourent Arras...

J'ai beaucoup entendu ces questions sur le terrain. Les gens me disaient voter à gauche auparavant et avoir ce sentiment d'insécurité. Pour certains d'entre eux, ils reconnaissaient qu'ils n'avaient pas été confrontés à ce problème, mais ils ne voulaient pas que ça arrive dans leur village.

Pour d'autres, il y avait des récits très précis, très troublants. Garantir la sécurité de tous, quelles que soient sa couleur, sa classe sociale et ses origines, est un des éléments fondamentaux du pacte républicain. - E.Tran Nguyen: Il y a un autre sujet sur lequel vous ne serez pas tous d'accord au Parlement.

M.Barnier a promis de ne pas augmenter les impôts pour l'ensemble des Français. - M.Barnier: Je ne vais pas alourdir encore l'impôt sur l'ensemble des Français, qui payent déjà le plus d'impôts de tous les partenaires européens.

Ni sur les gens les plus modestes, ni sur les gens qui travaillent, ni sur les classes moyennes. Mais je ne vais pas exclure, dans l'effort national qu'il faudra faire pour redresser la situation, que les plus fortunés participent. - E.Tran Nguyen: Vous qui êtes solidaire de votre groupe à l'Assemblée, que les personnes les plus fortunées puissent être mises à contribution ainsi que certaines entreprises, est-ce que ce n'est pas revenir sur une promesse de l'ancienne majorité? - A.Pannier-Runacher: Je vous renvoie au pacte sur lequel nous avons travaillé avec l'ensemble des députés du groupe.

Cette proposition figure précisément dans le pacte. Elle dit que nous pensons qu'il faut être très attentif à la compétitivité du pays. Les gouvernements précédents ont baissé un certain nombre d'impôts, en l'occurrence particulièrement sur les classes moyennes.

Je veux le redire car il y a un récit qui dit qu'on n'aurait baissé les impôts que pour les riches. La taxe d'habitation, beaucoup de gens la payaient. Les impôts de production permettent de créer de l'emploi industriel.

J'ai travaillé dans l'industrie. Je vois très bien de quoi on parle. Ce sont les ouvriers spécialisés qui en profitent directement.

Tout ça a du sens économique. Et la redevance TV, tout le monde la payait. Attention à ne pas faire dire aux chiffres ce qui n'existe pas.

Dans ce pacte, nous disions qu'il était possible d'envisager des taxations des surprofits ou des taxations de rente. Nous estimions qu'au moment où nous avons une situation de finances publiques qui impose une nécessité de responsabilité, il faut trouver un équilibre. Ca passe par une baisse des dépenses et ça peut aussi passer par des ajustements de fiscalité ou une redistribution de la fiscalité.

Ce à quoi on est très attentifs, c'est que le poids des prélèvements obligatoires en France est l'un des plus élevés au monde. C'est juste ça qu'on met sur la table. On dit: attention.

On a eu du mal à réduire et à passer en 2e position au niveau européen. Repartir en arrière, il n'est pas très sûr que ça crée de l'emploi et de la richesse. Chaque projet de loi de finances, vous avez un volet de fiscalité. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.

On a d'autres sujets à vous soumettre dans l'actualité. C'est la Story de Mohamed. - Il est coincé dans son trou.

Je le sors ou pas? - Mais ça va pas bien? Qui a fait caca?

Rires. - Elle est tombée comme une merde. - M.Bouhafsi: Depuis 14h s'est ouvert le procès de l'ex-directrice et l'ancienne infirmière de la crèche privée People & Baby de Villeneuve-d'Ascq.

Ces 2 femmes sont accusées de violences répétées sur plusieurs enfants. Une maman a tiré la sonnette d'alarme après avoir constaté des griffures sur le cou de son bébé de 2 ans et demi. - Il n'y a pas une nuit sans cauchemars, sans pleurs.

Le matin, c'est des crises pour ne pas aller à la crèche alors que ça s'était toujours très bien passé. Un jour, on remarque des bleus et des griffures sur le corps de notre enfant, à la base du cou, sur l'épaule, sur le thorax...

J'envoie un mail à la directrice. Elle me répond sur un ton franchement décalé. Je réponds que je suis obligée de porter plainte. - M.Bouhafsi: Plusieurs enfants auraient été victimes de violences.

Certains ont conservé des séquelles psychologiques. Ce n'est pas la 1re fois que les crèches People & Baby sont visées par des accusations graves. En juin, à Lyon, une petite fille avait perdu la vie parce qu'elle avait bu du Destop. - Ce n'est pas le procès de People & Baby.

Nous avons des suspicions de maltraitance. Ce sont des enfants qui ne sont pas juste rentrés de la crèche avec un bleu qui disparaît en quelques jours. Nous avons des enfants qui développent des troubles psychomoteurs et du comportement.

Ils ont des retards. Une acquisition de la propreté à 5 ans, c'est problématique. Des professionnels se sont prononcés.

Nous avons des éléments. Nous ne faisons pas tout cela sur du vent. - M.Bouhafsi: Mais la question des maltraitances dans les crèches refait surface après la sortie du livre de V.Castanet, "Les Ogres".

Il a enquêté sur l'établissement de Villeneuve-d'Ascq. Il était présent au procès. - V.Castanet: Alors que le groupe aurait dû réagir, questionner ces défaillances, c'est tout l'inverse qui s'est produit.

Les familles ont reçu des plaintes. Les journalistes aussi. Ce procès est emblématique car il raconte les dysfonctionnements de ce groupe.

Ce secteur doit se remettre en cause. Je viens là pour apporter mon soutien à ces familles et pour voir ce qui va se passer. Ca fait plus de 3 ans que ces faits ont eu lieu.

Il y a eu 2 reports. Les familles ont besoin de connaître la vérité. C'est important que justice passe. - M.Bouhafsi: D'autres révélations de violences ce week-end, cette fois-ci dans une crèche publique de Montceau-les-Mines.

Sur des vidéos enregistrées par des éducatrices, on découvre des bébés humiliés. - Qu'est-ce que c'est que ça? Ton matelas est mouillé de pleurs! - Elle est tombée comme une merde. - J'ai cru que j'allais le buter. - M.Bouhafsi: Plusieurs mains courantes ont été déposées par les parents.

La Maison de l'assistance maternelle a été fermée. Une enquête a été ouverte. Les parents espèrent plus. - Mon enfant hurlait et ne voulait pas rentrer.

On ne se rendait pas compte. On n'était au courant de rien. On récupérait nos enfants le soir.

Ils étaient affamés, assoiffés. Il y avait des terreurs nocturnes. - Comment on peut avoir confiance de nouveau en des personnes qui gardent nos enfants? - C'est nos enfants.

On aimerait que ça avance, qu'elles soient punies, toutes, pour ce qu'elles ont fait à nos enfants. - M.Bouhafsi: Plusieurs dizaines de crèches en France sont visées par des enquêtes internes.

Il manque 10 000 professionnels dans ce secteur. Cette journaliste a infiltré 4 crèches. - Ce qui m'a marquée, c'est que notre journaliste qui n'avait aucun diplôme dans le secteur de la petite enfance s'est très vite fait embaucher par 4 crèches.

Les enfants jouaient tout seuls. Ils n'étaient pas éveillés. Parfois, ils n'avaient pas d'eau de la journée.

Elle s'est aperçue que dans une crèche, il y avait des actes de maltraitance et qu'il avait fallu plus d'un an pour donner l'alerte. - M.Bouhafsi: Samedi, on a appris une nouvelle plainte de parents contre une auxiliaire puéricultrice, dans les Yvelines. 7 bébé auraient été violentés. - P.Lescure: Hier soir sur France 2, M.Barnier a promis que les grandes lois sociétales sur l'IVG et le mariage pour tous seraient intégralement préservées.

Mais il n'a pas mentionné la loi sur la fin de vie. Les discussions sur ce projet de loi qui concerne beaucoup de Français ont été stoppées par la dissolution. Vous pensez qu'on va pouvoir reprendre ce dossier longuement mûri et débattu?

Il arrivait presque à son terme. - A.Pannier-Runacher: Notre groupe soutient une proposition de loi portée par O.Falorni, qui avait beaucoup travaillé sur ce texte.

Cela reprend l'intégralité du texte, au moment où les débats se sont arrêtés, pour consolider tout le travail parlementaire qui a été fait, pour le déposer le plus rapidement possible. Ca montre que le Parlement va aussi avoir l'initiative d'un certain nombre de textes, probablement plus d'initiatives qu'avant, dans des gouvernements qui pouvaient s'appuyer sur une majorité pleine. C'est un bon exemple de la manière dont le Parlement est en situation de reprendre une partie du pouvoir législatif. - P.Cohen: Il faut voir un signe dans le pin's que vous avez choisi d'accrocher à votre veste? - A.Pannier-Runacher: J'ai été très frappée ces derniers jours.

J'ai reçu énormément de mails sur mon adresse de députée, des personnes qui s'inquiétaient d'un risque de recul des avancées que nous avons faites, notamment sur les droits LGBTQIA+. D'abord, j'ai voulu montrer que je n'avais pas changé d'avis. C'est important de le dire.

Nous sommes des ministres. Je défendrai toujours ces communautés. Je lutterai toujours contre les discriminations envers ces communautés.

Le Premier ministre a été particulièrement clair sur le fait qu'il n'était pas question de revenir sur ces avancées, dont certaines ont été portées par le président de la République et les gouvernements précédents. Je pense à la PMA pour toutes et à l'inscription de l'IVG dans la Constitution. Il est assez frappant de voir...

Ca a été vrai au moment de l'abolition de la peine de mort, au moment de la loi sur l'IVG, que des personnes qui votent contre le progrès qui est proposé changent d'avis 10 ou 20 ans plus tard. Il ne devient plus possible, il n'est plus envisageable de revenir en arrière. Aujourd'hui, je ne crois pas qu'il y ait un programme politique...

Je n'ai pas relu Zemmour en détail, mais je me fie sur les autres, qui disent qu'ils vont revenir sur la PMA pour toutes ou sur le mariage pour tous. - A.-E.Lemoine: C'est un chiffre qui donne le tournis.

Chaque année, les Français jettent en moyenne 25 kg de nourriture encore consommable. Autrement dit, 157 euros dépensés pour rien, 5 % du budget pour rien. 18 jours de courses qui vont directement du caddie à la benne à ordures. 2 baignoires d'eau par semaine de produits qui ne seront pas consommés.

Les Français rencontrés font leur mea culpa. - Je jette vraiment tout type de produits, souvent beaucoup de fruits et légumes jetés à la poubelle. Il y a aussi du pain, qui est beaucoup jeté. - Les légumes, je les ai oubliés dans le frigo.

A un moment, c'est trop tard. - Le jambon dans la barquette quand elle est ouverte... - Les fruits, les légumes et le pain, ce sont des produits avec lesquels on peut faire énormément de choses. - J'essaye de faire un gros caddie pour la semaine.

Mais dans ce caddie, des fois, on profite des promotions. Des fois, le 2e produit est en trop. - D'un point de vue écologique et économique, c'est un problème qu'il faut résoudre tous ensemble. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, J.-F.Piège.

Vous êtes l'auteur de "Zéro gaspi". Vous vous doutiez de l'ampleur de ce gaspillage contre lequel vous entendez lutter? - J.-F.Piège: J'ai toujours été très attentif au gaspillage.

C'était quelque chose qui se transmettait de mère en fille, en famille. Cette éducation disparaît. L'éclatement des familles ne permet plus de transmettre ces petits secrets, ces astuces qui font que la cuisine peut coûter moins cher.

On parle beaucoup de saisonnalité, de circuit court...

Il y a un 3e phénomène, c'est la gaspi. La chose la plus gaspillée, c'est le pain. Pourtant, le pain est un emblème de notre nation.

On peut en faire pas mal de choses. Il y a beaucoup de choses à faire. C'est pour ça que j'en ai fait un livre. - A.-E.Lemoine: Tout se joue au moment où on fait ses courses.

On achète trop et on oublie. C'est difficile de quantifier ses besoins? - J.-F.Piège: On achète du brocoli.

Ce conseil est venu de transformer du brocoli. Quand j'avais sur la planche presque autant de quantité qui partait à la poubelle que ce que je donnais à manger à la famille...

Le coeur du brocoli, si on le travaille différemment, on peut le mettre au vinaigre, et ça évite d'acheter des cornichons. Ces petites choses permettent de gagner du pouvoir d'achat. Quand vous m'avez invité, j'avais vu que c'était un intérêt qui naissait ces derniers jours.

Il est plus responsable d'aller acheter directement chez les producteurs que d'acheter chez un distributeur. Ca, c'est prendre du temps pour transformer. C'est du temps d'amour qu'on donne à ceux à qui on fait à manger.

C'est comme ça que familialement, la famille se retrouve autour d'une table. C'est un acte social fondateur d'une famille. On parle d'argent, mais la nourriture, ce n'est pas que de l'argent, c'est aussi de l'amour. - A.-E.Lemoine: Récupérer les épluchures de carottes pour en faire un gâteau, travailler les coeurs de brocolis...

Vous avez également imaginé une mousse au chocolat garantie sans gâchis. On va voir quelques images de cette recette. - P.Cohen: Il faut lécher les cuillères? - A.-E.Lemoine: De l'eau de cuisson de pois chiches, du chocolat et c'est tout.

Il faut être ingénieux. - J.-F.Piège: Ce n'est pas moi qui l'ai inventé...

Ca marche parfaitement, même avec de l'eau. On peut mettre du chocolat et de l'eau dans un siphon, ça marche pas mal. - A.-E.Lemoine: On achète trop et on comprend mal les dates de péremption.

On peut consommer certains produits après la date indiquée sur l'emballage? - J.-F.Piège: Je mets un bémol.

Je vais vous dire mon cas personnel. Professionnellement, on est très rigoureux sur les dates dans nos restaurants. A la maison, quand il y a du jambon, s'il y a une date de péremption, je suis le seul à le manger, mais ça me va très bien.

Pourquoi il serait bon à minuit et, 5 minutes après, il ne serait pas bon? Il faut toujours avoir une attention forte. On ouvre, ça ne sent pas mauvais, ça a une bonne tête, on va le consommer.

Les yaourts, on a quelques jours après la date indiquée pour les consommer. Il faut du bon sens. - A.-E.Lemoine: Vous savez comment on fait pour savoir si un oeuf est encore bon? - A.Pannier-Runacher: On le met dans l'eau et, suivant la manière dont il flotte... - A.-E.Lemoine: S'il flotte, il faut se méfier. - A.Pannier-Runacher: C'est ça. - E.Tran Nguyen: Il y a des idées reçues.

C'est plus économe d'aller chez le producteur directement qu'en grande surface. Beaucoup de gens pensent le contraire. - J.-F.Piège: Dans le zéro gaspi, il faut combattre l'idéologie développée ces dernières années.

Aujourd'hui, on doit aller au plus proche des producteurs. On va prendre plus de plaisir. Madame la ministre, qui avez comme sujet l'agriculture, l'alimentation, ça solutionnera beaucoup de choses.

Il faut prendre du temps pour cuisiner, faire le marché. - E.Tran Nguyen: Suivre les saisons... - J.-F.Piège: C'est primordial.

P.Bocuse, son 1er livre, c'est "La Cuisine du marché". Il faut se concentrer sur d'où viennent les aliments pour les consommer.

Si on a un bon ingrédient simplement cuisiné, c'est très bien. - A.-E.Lemoine: En 2023, les prix des produits alimentaires ont connu une forte accélération.

Là, la hausse des prix repart à la baisse. Vos assiettes sont plus garnies? Elles s'étaient réduites au moment de l'inflation? - J.-F.Piège: Non.

La faim, ce n'est pas quelque chose qui est sujet à l'inflation. Quand on a faim, on doit pouvoir se nourrir. C'est ce que l'on espère socialement, que tout le monde Du côté professionnel, on a subi ça.

On a subi les hausses de l'énergie. C'est peut-être aussi pour ça que si chacun apporte sa pierre à l'édifice, on pourra trouver quelques solutions. Cuisiner, je pense, transformer un produit brut pour le mettre dans une assiette...

Ca passe par là pour trouver ces solutions. - A.-E.Lemoine: Ces chiffres de gaspillage, ils vous inspirent quoi? - A.Pannier-Runacher: C'est des chiffres sur lesquels on a travaillé dans les cantines.

Les enfants sont de très bons prescripteurs quand ils reviennent à la maison. Pour leur montrer comment, par habitude, on va prendre des morceaux de pain, on va en mettre trop dans l'assiette...

Finalement, il en reste plein dans l'assiette. Il y a plein d'expériences en cantine pour faire peser les aliments à la sortie. Il y a une chose qui est importante, sur laquelle on a travaillé, c'est l'éducation à l'alimentation.

Très jeunes, commencer à jouer avec les couleurs, les goûts, des recettes toutes simples, le plaisir...

On s'aperçoit qu'une partie de la population, pour des raisons de manque de temps, d'argent...

Il y a de la nourriture très transformée qui n'est pas chère et accessible. Ils vont se concentrer sur cette nourriture qui est assez addictive grâce à du sucré...

Ensuite, ils ont du mal à revenir à une alimentation plus variée, qui crée du lien social. Les conséquences sont assez profondes. Déjà, sur la santé psychologique, l'absence de lien social, et la santé tout court, avec une envolée des taux d'obésité et de maladies chroniques.

Il y a un enjeu de société. On est quand même le pays de la "bouffe". C'est terriblement dommage qu'on ne se réapproprie pas ça.

C'était un combat qu'on avait porté avec M.Fesneau. On passe le témoin.

Il faut que la nouvelle ministre y aille. C'est un sujet formidable. - A.-E.Lemoine: Pour éviter le gaspillage, 50 recettes économiques!

Ne jetez rien. Toutes les épluchures sont bonnes à manger. - J.-F.Piège: Je ne l'ai pas inventé.

Je suis très tourné vers les territoires. Je fais un ouvrage sur les territoires de France. Il y a une recette dans le Mâconnais, une soupe qui se fait le jour où on lavait le linge avec des restes de pain, de l'huile de noix...

Ca existe depuis toujours. Quand on n'a pas le temps de cuisiner...

C'est pour enlever ce précepte de dire que ça prend du temps, la cuisine. Oui, ça prend du temps, mais on va se réunir et prendre du plaisir. Il faut désinhiber ce mot, "plaisir". - A.-E.Lemoine: C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.

Des inondations brutales ce matin à Cannes. - L.Sénéchal: Il est tombé un mois de pluie en une heure.

Les rues se sont transformées en véritables torrents. Ces personnes ont eu de la chance. Quand on voit le sort réservé aux voitures emportées par toute cette eau...

Le courant était tel que même des bus se sont retrouvés coincés en pleine rue, comme ici. L'eau s'infiltre partout, même sous terre. A la gare de Cannes, les escaliers deviennent de véritables rapides. - En très peu de temps, c'est arrivé.

Ca monte et ça fait des dégâts pour tout le monde. - En 3 minutes, il y avait 50 cm d'eau. - On a eu les frigos à terre.

Je n'ai plus de courant. Tout a sauté. - L.Sénéchal: La pluie a même fait sauter l'asphalte par endroits.

Les routes de Cannes se sont retrouvées parfois défoncées. Une fois que le niveau de l'eau a baissé monte une polémique. Le département n'était placé qu'en vigilance jaune.

Le maire de Cannes estime qu'il fallait une vigilance plus élevée. - D.Lisnard: On a eu 50 cm en une demi-heure.

C'est factuel. Pourquoi n'y a-t-il pas une meilleure modélisation en amont? Il aurait été plus facile de prévenir la population plus tôt.

Si l'orage était resté plus longtemps, cela aurait pu être plus grave. - L.Sénéchal: La vigilance était adaptée? - A.Pannier-Runacher: Les modèles de Météo-France sont parmi les meilleurs du monde.

Comme toute simulation, ils peuvent souffrir de limites. Météo-France avait bien alerté. Le sujet, ce n'est pas ça.

Comment se fait-il que 40 mm d'eau donnent cette situation? Il faut revenir à la cause première. A force d'imperméabiliser et de densifier les villes, on arrive à des dégâts de cette nature.

Tout l'enjeu de l'adaptation au changement climatique...

Le plan d'adaptation au changement climatique, c'est d'arriver à transformer nos villes, à transformer les endroits où nous avons nos activités, pour être capables de vivre sans difficulté avec 50 mm d'eau. 50 mm d'eau, ce n'est pas les chutes du Niagara. C'est là où il y a une limite.

L'enjeu, c'est de créer une résilience de long terme. Ce n'est pas de dire que Météo-France n'a pas été ultra précis à la seconde près alors même que Météo-France a fait son boulot. - A.-E.Lemoine: Israël multiplie ses frappes sur le Liban. - L.Sénéchal: Une semaine après sa spectaculaire attaque sur les bipeurs et les talkies-walkies, cette fois, Israël bombarde le sud et l'est du Liban.

La capitale a également été touchée par des frappes ciblées. Près de 800 cibles visées dans tout le pays. Cette offensive a déjà fait 274 morts, dont 21 enfants.

Des villages entiers ont été détruits. Colère du Premier ministre libanais, qui parle d'un plan de destruction israélien. Quelques heures avant ces bombardements, l'armée israélienne avait demandé aux civils libanais d'évacuer. ... - L.Sénéchal: Les frappes ont fait des milliers de déplacés.

Les Libanais ont reçu sur leur téléphone des messages d'Israël pour leur demander de quitter certaines zones. Programmes interrompus à la radio dans les voitures libanaises. ... - L.Sénéchal: Israël affirme, comme un peu avec le Hamas dans la bande de Gaza, que le Hezbollah utilise des bâtiments civils.

Voici une vidéo de l'armée israélienne. Des bâtiments civils pour cacher des missiles, et même des lanceurs de missiles dans des immeubles d'habitation au Liban...

L'offensive israélienne a entraîné une réunion d'urgence du gouvernement libanais. Nouvelle salve de roquettes tirées du Hezbollah. Les sirènes ont retenti aux portes d'Israël.

La population s'est déplacée vers des abris antiaériens. - A.-E.Lemoine: V.Zelensky en tournée aux Etats-Unis. - L.Sénéchal: Il vient présenter son plan de la victoire.

Il est arrivé hier. Il a commencé à communiquer dès l'atterrissage. ... - L.Sénéchal: V.Zelensky se félicite d'une accélération de l'aide occidentale depuis le début du mois.

Il a visité une usine d'armement en Pennsylvanie. Ca a donné lieu à une séance de dédicaces. Ils ont signé des missiles qui seront utilisés en Ukraine.

V.Zelensky veut rencontrer les 2 candidats à la présidentielle. Le "New York Times" note un paradoxe dans les derniers sondages publiés par le quotidien.

K.Harris grimpe au niveau national grâce à son débat réussi, mais Trump se renforce dans les Etats-clés du Sud. Ils étaient tous les 2 en meeting ce week-end.

La phrase du week-end, c'est l'annonce de D.Trump: cette campagne sera sa dernière. ... - L.Sénéchal: Trump... - P.Cohen: Il a déjà dit ça il y a 4 ans... - L.Sénéchal: L'âge finira peut-être par le rattraper.

Il fait régulièrement l'homme-sandwich. Il avait fait la pub pour les bitcoins. Le voici qui fait la promotion d'une pièce bien réelle, celle-ci. ... - L.Sénéchal: C'est en circuit court.

Voici cette fameuse médaille à l'effigie de D.Trump. Il la vend 100 dollars pièce.

Il précise que c'est de l'argent quasiment massif. - A.-E.Lemoine: Ca ira dans sa poche ou pour sa campagne? - L.Sénéchal: Il ne le précise pas. - A.-E.Lemoine: K.Middleton a fait son grand retour. - L.Sénéchal: Sa 1re apparition après la fin de sa chimiothérapie.

Elle est allée à la messe avec le prince William. C'est un signe encourageant. La semaine dernière, elle a repris ses activités officielles.

Mardi, elle a participé à une réunion sur la petite enfance. K.Middleton reprend du service petit à petit.

Dans cette vidéo visionnée plus d'un million de fois, elle avait annoncé la fin de son traitement. - A.-E.Lemoine: Merci. "Zéro gaspi".

Je vous l'offre. Merci, A.Pannier-Runacher, nouvelle ministre de la Transition écologique et du Climat.

Bon courage pour ce nouveau portefeuille. Ces discussions gouvernementales ne seront peut-être pas si faciles que ça. Dans un instant, on parle du retour de "Emmanuelle" au cinéma.

On va également parler du groupe Sor4.