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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 27 mai 2025 23 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSantéInstitutions & élections

François Patriat : « Je pense qu’au bout du compte, cette loi peut passer »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est l'échec d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements de ne pas réussir à endiguer cette colère agricole depuis plusieurs mois ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Vous défendez la méthode du de la motion de rejet. Pour vous, c'est pas une mauvaise manière faite aux députés de de ne pas pouvoir débattre sur un tel texte.

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Sur le fond, est-ce que cette loi vous convient ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est pas une bonne chose d'être pionnier en matière environnementale ?

  • 8:15FerméeRéponse directe

    Vous souhaitez que la réintroduction des néonicotinoïdes soit maintenue dans la commission mixte paritaire ?

  • 9:30OuverteRéponse directe

    La France insoumise a dit vouloir déposer une motion de censure. Comment vous réagissez à ça ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00François PatriatFait
    « Ça fait plusieurs dizaines d'années que je fais de la politique. Ça fait plusieurs dizaines d'années que j'ai les agriculteurs devant ma porte à mon domicile. »
  • 2:30François PatriatFait
    « On passe enfin à l'action. Au lieu de dire il y a trop de normes et ne rien faire, enfin on supprime des normes qui s'imposent au monde agricole. »
  • 3:30François PatriatFait
    « Le Parlement sous le nombre d'amendements qui se multiplie par deux, par 3 en volume à chaque législature empêche vraiment de légiférer sereinement. »
  • 6:00François PatriatFait
    « Depuis qu'on a plus de molécule, on peut plus produire de colza. »
  • 7:00François PatriatFait
    « La France une fois de plus a voulu surtransposer avant tout le monde surtransposer on arrive aujourd'hui à des différences de traitement. »
  • 8:30François PatriatFait
    « Je pense que sur la base du travail qui a été fait en commission des affaires économiques à l'Assemblée nationale, il trouve qu'il y a les voix d'un accord sur ce texte. »
  • 13:00François PatriatFait
    « Les dépenses de transport sanitaire débordent largement et qu'il y a dedans des excès. »
  • 20:30François PatriatFait
    « Les mesures qu'il proposaient ne me choquaient pas mais qu'elles étaient sans doute insuffisantes. »
  • 22:00François PatriatFait
    « Il a besoin de montrer que les mesures qu'il prend sont efficaces et puis il a besoin de montrer à ses troupes et à son parti qu'il est actif. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour François Patria, je vous en prie, installez-vous. Vous êtes sénateur de la Côte d'Or, président du groupe RDPI Renaissance ici au Sénat. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesser Redon du groupe HBRA les journaux régionaux de l'est de la France.

Bonjour Fabrice, bonjour Oriane. Bonjour François Patria. Bonjour François Patria.

Les tracteurs étaient donc de nouveau de sortie hier notamment devant l'Assemblée nationale la colère des agriculteurs et qui ne retombe donc pas. Est-ce que c'est l'échec d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements de ne pas réussir à endiguer cette colère agricole depuis plusieurs mois ? Attendez, ça fait plusieurs dizaines d'années que je fais de la politique.

Ça fait plusieurs dizaines d'années que j'ai les agriculteurs devant ma porte à mon domicile. Les manifestations agricoles, j'en ai connu du temps de de du même du président de la FNSEA, du côté laitier, j'ai connu toujours. Donc aujourd'hui, je pense que d'abord ce gouvernement et sous ce que sous ces deux Cquen d'Emmanuel Macron, je crois qu'on a autant jamais pris autant de mesures profitables à l'agriculture, hein.

Je pense je vous prend un exemple l'assurance récolte sur les retraites. J'en prends deux comme ça. Bon prise pour faciliter les travaux agricoles.

Aujourd'hui cette colère là je la je la justifierai un peu parce que l'illustration elle est l'illustration de ce qu'on ne saurait pas faire quand on veut supprimer des normes. Je m'explique tout le monde dit qu'il y a trop de normes. Dans ce texte on passe enfin à l'action.

Au lieu de dire il y a trop de normes et ne rien faire, enfin on supprime des normes qui s'imposent au monde agricole qui aujourd'hui crôlent sur les normes. Vous savez, j'ai les amis agriculteurs, je sais les difficultés qu'ils ont à rencontrre la faire la papresserie, obtenir et cetera, obtenir le le le moyen de production de l'Europe et cetera. Et je vois que parce que cette fois-ci, moi j'ai soutenu un texte, c'est pas l'habitude de soutenir un texte voté par les républicains naturellement.

C'est clair. Là, en l'occurrence, il y a on parle bien entendu des molécules assecticides aujourd'hui, mais il y a quand même beaucoup d'autres mesures dedans qui ont pensé. Et ce que je pense, c'est que la méthode qui a été retenue à l'Assemblée nationale est celle d'une évidence parce que le Parlement sous le nombre d'amendements qui se multiplie par deux, par 3 en volume à chaque législature empêche vraiment de légiférer sereinement.

Donc pour vous, c'est pas une mauvaise méthode qui est faite au parlement pour que les députés ne puissent pas débattre ce ou la semaine prochaine en commission mixe paritaire b dans 10 jours, les deux commissions celles du Sénat et celle de l'Assemblée nationale, j'ai vu les travaux à l'Assemblée nationale qui sont plutôt positives et qui permettront je crois d'arriver à un accord sont de nature à faire en sorte qu'on tombe sur un texte qui soit acceptable et qui fasse avancer. Vous aurez un accord sur ce texte vous êtes conscient. Moi je pense que sur la base du travail qui a été fait en commission des affaires économiques à l'Assemblée nationale, il trouve qu'il y a les voix d'un accord sur ce texte.

Et vous défendez la méthode du de la motion de rejet. Pour vous, c'est pas une mauvaise manière faite aux députés de de ne pas pouvoir débattre sur un tel texte. Non mais non mais quand on met 3500 amendements, c'est qu'on veut pas débattre.

Quand on déplace des virgules, qu'on remet des mots, qu'on fait des sous-amendements, c'est qu'on veut faire de l'embouteillage. C'est-à-dire qu'on veut faire du blocage du texte. Et bien écoutez, je crois que les écologistes là et même les filles ont été pris à leur propre piège.

Ils en ont fait tellement qu'ils ont découragé tous les parlementaires de dire ce débat qui peut s'en liser pendant 8 jours sans avancer. Et bien écoutez, faisons en sorte que le parlement en débatte dans de meilleures conditions et mieux. Sur le fond euh la loi portée par votre collègue de Haut Loire Laurent Duplombelle.

On rappelle qu'elle est elle est faite pour faciliter l'exercice du métier d'agricolteur. Est-ce qu'elle vous convient sur le fond cette loi ? Oui, je vous dis franchement c cette loi, je vous l'ai dit, c'est pas j'ai pas toujours été d'accord et loin de là.

Je me paraît souviens du temps où je m'opposais à François Guillaume républicain et à d'autres. C'est l'histoire ancienne mais il y en a eu beaucoup ensuite hein. Je me souviens même de Michel de Baptiste.

Moi, vous vous rendez compte, c'était à l'époque des 74 mais là en l'occurrence je crois que pour ce qui est des zones humides, pour ce qui est aujourd'hui des mesures pour pouvoir retenir de l'eau, je pense celle-là pour demain même traiter les les pour dans les cas où on n'a pas de solution. Vous savez que la dage maintenant c'est pas de suppression sans solution. Hm hm.

Et sur la pas d'interdiction sans solution. Pas de solution. Donc aujourd'hui quand moi j'ai chez moi tout à l'heure mon collègue moins ami parlait de de ce sujet de façon tranchée.

Vous aviez parlé de l'andiv ou de la betterave. Moi chez moi, la Bourgogne en petite terre le le moyen de production la production essentielle pour le monde agricole c'est le colza. Depuis qu'on a plus de molécule, on peut plus produire de colza.

On apporte du colza, du crèe centrale de partout qui est traité sans problème. Il y a quand même un sujet sur les insecticides he notamment d'abeille hein. Là je pas oui et je euh sur ce point il y a on est quand même face à une régression dire que la France une fois de plus a voulu surtransposer avant tout le monde surtransposer on arrive aujourd'hui à des différences de traitement.

Est-ce que c'est pas une bonne chose d'être pionné en matière environnementale ? Oui, mais si on veut demain que la France ne soit plus de puissance exportatrice, si on veut demain ne plus avoir l'autosuffisance alimentaire, si on veut demain importer en plus au-delà d'apporter maintenant des matériel chinois, d'apporter d'Europe des produits agricoles qu'on produit de façon parce que à l'utilisation de ces produits, elle se fait dans des conditions extrêmement serrées serrées. Il y a des heures pour traiter, il y a des moments, il y a des moments de l'année où on traite pas.

Je crois que c'est dangereux. Donc penser qu'il est répandu comme ça de façon systématique, c'est méconnaître la réalité des choses. Et en l'occurrence, je pense que d'ord on trouvera des solutions.

On en a toujours trouvé. Il faut que la recherche avance. Il faut aider la recherche aujourd'hui.

Mais ne pas laisser des agriculteurs désarmés face à une concurrence qui devient totalement déloyale. Et pour vous, il y a pas quand même un recul environnemental ? Non.

Mais non. Je à réintroduire même temporairément ces néonicotinoïdes. D'abord dans le texte, il y a pas que ça.

Donc je je ne dis pas que sur ce texte-là, on narrierait pas un accord en commission mixparitaire. Donc ne préjugons pas de ce qui peut arriver, ce que je souhaite par ailleurs. Alors en l'occurrence je je donnais la Mais vous souhaitez que cette mesure elle soit maintenue dans la commission mix paritaire la réintroduction de ce néon.

Je pense que sur ce sujet je pense que sur ce sujet il peut y avoir un accord en commission mix paritaire. Donc donc pas forcément la réintroduction de la cétamiprite comment pas forcément la réintroduction de ce néonicotinoïde possible. Je ne sais pas, j'ai pas vu là aujourd'hui quelle est quelle est la réalité des négociations qui sont avancées mais je dis que sur ce sujet il n'est pas impossible qu'on y arrive.

Il y a beaucoup d'autres sujets dans le texte, beaucoup d'autres. Il y a 7 8 10 mesures qui sont de nature à simplifier la vie du monde agricole aujourd'hui qui en a besoin. Mais c'est sur le néonicotin quel est votre idéal d'accord ?

Non mais juste quel est votre idéal d'accord ? Est-ce que vous souhaitez qu'il soit réintroduit ? Est-ce que vous souhaitez qu'il soit pas réintroduit ?

L'idéal ce serait qu'il soit réintroduit de façon momentanée tant qu'on a pas trouvé des solutions. Je dirais ça aujourd'hui. Oui.

Momentanément avec des conditions d'utilisation très rigoureuses, je penserais que ce serait mieux. Voilà. Un dernier mot sur ce sujet puisque après le la motion de rejet, le vote de la motion de rejet, la France insoumise a dit qu'elle voulait déposer une motion de censure.

Il dit "C'est un 493 déguisé. Comment vous réagissez à ça ? Écoutez, la France insoumise a pour méthode l'injure, les bossiférations, l'exagération et le blocage.

Elle posera une motion de censure dans les conditions actuelles telles que je vois le débengager. Elle aucune chance de passer sinon une nouvelle fois à semé le désordre, le chaos, à inutilement retardader des débats parlementaires parce que dans le même temps, vous savez qu'il y a peu de temps gouvernemental pour faire passer des textes et que nous voulons continuer à réformer et passer des textes. Ce sera une perte de temps inutile mais on passer.

Une dernière question sur le sujet. Vous évoquiez il y a il y a une minute le les action du des derniers gouvernements à l'égard de l'agriculture. La ministre de l'agriculture Annie Jeunevar est de votre grande région pour une Franche Compté.

Vous pensez qu'elle est la bonne méthode avec les les paysans français ? Ben écoutez, je je l'ai vu à la rencontre des syndicats agricoles, je l'ai vu sur le terrain. On peut dire qu'elle est vis-à-vis parfois des excès du monde agricole assez désarmante.

Je crois qu'elle elle a pris des positions que je ne partage pas toutes mais sur l'essentiel des points qu'elle a eu à traiter depuis qu'elle est en fonction, je ne considère pas qu'elle est commis de fond pas particulier. Arnaudousseau qui annonce ce matin le patron de la FNSEA suspendre la mobilisation. Après, je le cite la bonne nouvelle qui est euh le rejet de la loi du plomb qui va donc poursuivre son travail parlementaire.

Comment vous réagissz à cette suspension de la mobilisation ? Écoutez, je pense que les agriculteurs, le monde agricole euh je ne suis pas toujours d'accord avec la FNSA, sachez le bien. En l'occurrence euh ils avaient compris que sans action euh le texte allait s'enliser.

Or, il y a des mesures dans la loi euh qui a été voté au Sénat euh dont les agriculteurs ont besoin. Donc, ils ont eu raison de faire cette forme de pression. Il y a pas eu de manifestation violente, il y a pas eu de blocage important. il y a eu ils y a eu une vraie visibilité, une montée en pression.

Euh je pense que les parlementaires auraient compris son cette mobilisation, il l'aurait fait. Mais euh en fin de compte les oppositions extrémistes aujourd'hui et dans lesquels je mets les écologistes bien entendu dans dans ce texte et bien se sont elles-mêmes tiré une balle dans le pied. On va parler d'une autre mobilisation Fabrice c'est c'est des taxis qui se mobilisent un petit peu partout en France.

C'est ce que alors les BTC, le transport des patients, est-ce que vous comprenez leur mobilisation, leur combat ? Je je comprends euh leur colère compte tenu de ce qu'il considère comme des concurrents déloyales avec les VTC où la loi n'est pas toujours appliquée. Je pense que l'essentiel de leur revendication est là parce que sur la convention 180 millions je crois aujourd'hui, je je vois pas qu'il y ait vraiment de blocage ultérieur.

Ça fait aussi partie de la revendication, la nouvelle convention qui modifie les règles du transport sanitaire. François Bairrou dit qu'il va la retravailler dès aujourd'hui. Pour vous, il y a un recul du gouvernement.

Je sais pas ce que j'ai vu le premier ministre hier soir. Qu'est-ce qu'il vous a dit ? Moi, je lui ai dit euh il est pas question de reculer sur ce sujet.

Et lui que vous dit pas question. Alors euh il dit vous il dit ne traitons pas des choses brutalement, il faut pas dire à priori des choses, il faut dire voilà on va en discuter, mettons sur la table. Je crois que il a eu raison de le dire. peut-être de faire comprendre au monde du taxi que que aujourd'hui les dépenses de transport sanitaire débordent largement et qu'il y a dedans des excès.

Certainement, pas toujours, mais il y en a. Donc et si parce que si on ne peut pas faire d'économie sur ce sujet, on en fera rien. Donc moi je je propose à la fois sagesse et fermeté.

OK, discutons mais ne reculons pas parce que si on recule là, je vois pas comment on pourra ensuite faire des Donc il a eu tort de dire qu'il allait retravailler cette conf. Non non, je m'en suis expliqué longuement avec lui hier soir. Il a dit je ne suis pas pour le blocage, je ne suis pas pour l'affirmation immédiate comme ça blocage, je suis pour la négociation et on va travailler sur le problème de la concurrence avec les DTC et je pense que pour le reste, on y aboutira.

Voilà. Non mais j'ai bien compris hier soir, il a affirmé hier soir qu'il n'y avait en e aucun cas. Il a raison.

On l'explique comme ça. L'affirmation qui l'a faite, c'est qu'il n'y avait aucun recul sur euh le domaine des économies demain. Donc, il y aura pas d'économie supplémentaire, il y aura pas de modification à cette convention.

B, elle peut elle peut elle peut elle peut être améliorée bien entendu. Il peut y en avoir j'imagine pas qu'il y ait plus d'économie dans ce domaine aujourd'hui, mais qu'il y en ait. J'imagine pas non plus qu'il y en ait moins.

D'autant que ça tombe au moment où la Cour des comptes avertit d'un risque de liquidité de la sécurité sociale en 2027 en raison du dérapage hors de contrôle de ces dépenses. Comment il faut réagir face à ça ? Je crois qu'il faut il faut il faut remettre tout sur la table.

Il y a dans les dépenses aujourd'hui de santé, vous avez vu que c'est peut-être 24 milliards supplémentaires. Donc ce problème se posera à tous les gouvernements successifs si celui-là devait échouer dessus. Quel que soit le gouvernement, il aura les mêmes problèmes.

Donc il faut qu'on le veuille ou non prendre des mesures courageuses et regarder les choses. Il y a des économies qu'on peut faire dans le domaine de la santé. jour il s'agit pas de supprimer des le pitau ou du matériel ou de la recherche.

Il s'agit dans un certain nombre de domaines aujourd'hui d'actes redondants, d'actes inutiles, de de prise en charge différemment. On peut faire des économies et il faudra faire des économies dans ce domaine demain. Donc je crois que il faut remettre tout vraiment sur la table.

Moi, j'en parle souvent avec des médecins, avec des professeurs hospitaliers, avec des infirmières, avec des kinésies, tout, avec tout le monde. Il y a moyen aujourd'hui sans toucher au revenu du monde agricole ou là au monde médical, il y a moyen aujourd'hui de faire des économies. Hors de contrôle, dit la Cour des comptes.

Hors de contrôle, c'est un sujet récurrent depuis 30 ans. Quand vous le dites comme ça, ça paraît simple à résoudre. Il faut faire des économies, il faut être courageux, il faut écoutez pourquoi pourquoi ça ne se traduit pas dans le domaine social dans les domaines dans les dépenses santé vous avez vu que le tableau qu'a présenté le chef de l'État quand on dépense 1000 € ans de l'état il y a 580 € qui vont dans le social et dans le médical 580 on est le pays qui protège le plus en Europe et avec parfois pas de meilleurs résultats que dans d'autres pays donc il y a bien quelque part aujourd'hui vous savez quand la RS veut faire des économies tous les élus c'est llèvent contre quand on dit qu'on va fermer une maternité qui met par les les parturiantes en danger quelque part tout le monde se lève contre les élus mobilise aussitôt donc je crois que il y a des il y a des économies à faire non pas de fermer des établissements partout je sais pas c'est pas ce que je veux dire il faut qu'il y ait de la proximité j'habite en milieu rural je sais ce que c'est que l'éloignement et que les déserts médicales par ailleurs.

Mais on peut se prendre en charge aujourd'hui de façon plus intelligente et moins honneureuse. Tous les gens tous les professionnels de la santé vous le diront. Autre sujet, les députés votent aujourd'hui sur les textes sur la fin de vie.

Est-ce que vous pensez que celui sur l'aide active à mourir sera voté ? Je pense oui. Je pense je pense oui.

Je pense que ce ce texte le débat a été dépassionné à l'Assemblée. Il a été mené de façon, je crois, rigoureuse et dans le même temps apaisé. Et on aboutit certes à deux textes, moi j'aurais préféré un seul texte mais sur la mesure phare qui était celle de de de la décision, la collégialité entre les médecins, je crois a apporté le grain qu'il fallait pour mettre un peu d'huile dans le dans les roages.

Ça veut dire que la version de l'assemblée vous convient la moi je voterai la version de l'Assemblée aujourd'hui. Vous pensez qu'elle passera au Sénat ? Au Sénat ?

Euh je pense que la liberté de vote est donnée par tous les groupes et je pense qu'au bout du compte cette loi peut passer. Effectivement, il y aura des gens qui chez le républicain, chez les c'est du tromp pour donc il y aura pas besoin d'un référendum puisquemanuel Macron a dit référendum en très chaud des référendum. Vous voulez pas de référendum sur la fin de vie ou pas de référendum en général ?

Celui-là, c'est peut-être le seul qui pourrait passer par rapport à d'autres. Donc mais le référendum pour une question binaire, moi je trouve que le seul que j'ai vu référendum aboutir, c'est celui de Michel Recard sur la nouvelle Calédonie. 90 % posait pas de problème à l'époque.

C'est le seul référendum, tous les autres référendum. Sinon, il prend un risque Emmanuel Macron. Il prend un risque Emmanuel Macron.

Mais je sais pas sur quoi elle le prendra. Si c'est si c'est un référendum à plusieurs questions, ça n'est plus un référendum parce qu'on répond pas par oui ou par non, on répond aux questions. C'est plutôt une consultation.

Donc c'est une consultation, pourquoi pas ? Autre sujet, Bruno Rotaillot a dévoilé hier l'organisation qu'il souhaite mettre en place pour s'attaquer aux écosystèmes islamistes. C'est ce qu'il dit.

Promet une meilleure organisation de l'État, un chef de fil en matière de renseignement. C'est la bonne méthode là. Je pense que Bruno Rataillot qui veut s'avancer, je l'entends bien, je comprends, il a il a gagné de façon un peu triomphale la semaine dernière qu'il veulent exister, que tout le monde veuille y exister aujourd'hui.

On voit bien les arrière-pensées par ailleurs. J'ai dit la semaine dernière, j'ai dit la semaine dernière sur votre antenne que les mesures qu'il proposaient ne me choquaient pas mais qu'elles étaient sans doute insuffisantes. Je crois que sur ce domaine, il y a besoin non pas de décision unilatérale venant seulement du ministre, mais qu'il y a besoin d'une concertation à la fois à l'intérieur du gouvernement et avec l'Élysée.

L'Élysée de plus est plus exigeant sur ce sujet en disant les mesures proposées ne sont pas à la hauteur de l'enjeu. Donc il propose des mesures aujourd'hui, je les connais pas donc discutons je les ai lu entre les lignes mais discutons-en. Voyons si elles peuvent être efficaces. pesant pour le compte de ce de ce de ces mesures et voyons après qu'elles viennent unilatéralement comme ça que chacun fasse sa déclaration dans son ministère il faut que les ministres aujourd'hui ne restent pas plus le président DLR que le ministre de l'intérieur non je je pense que Prenor Taillot a aujourd'hui un double un double mission il a d'abord à prendre des mesures efficaces dans un contexte qui est difficile et difficile partout regarder ce qui s'est passé encore en Angleterre, ce qui se passe en Allemagne partout tous les jours aujourd'hui.

Donc le contexte n'est pas frcofrançais, il est mondial aujourd'hui. Donc il a besoin de montrer que les mesures qu'il prend sont efficaces et puis il a besoin de montrer à ses troupes et à son parti qu'il est actif et qu'il est à la manœuvre et qu'il peut très bien être à la fois un chef de parti, un chef de gouvernement. Et là, c'est une double tâche.

Donc ça ça l'entraîne à prendre des positions pas quotidiennement mais souvent qui mesurent d'être mise à l'aube de de la discussion de la concertation avant d'être annoncé vraiment. Vous diriez la même chose de Gabriel Atal ? Je dirais que Gabriel Atal n'est pas ministre d'abord aujourd'hui, il est chef de parti et quand chef de parti sauf que lui aussi fait des propositions de son côté qui sont pas forcément.

Si un chef de parti si un chef de parti ne fait pas ne fait pas de proposition, il dit à quoi sert le parti ? Le parti, il est là pour nourrir le débat d'idée, faire des propositions. Je partage pas toutes les analyses, j'entends bien que ce qu'il a dit hier dans ces propositions ne me choque pas vraiment.

Il y en a peut-être qu'elles font qu'elles gênent à l'intérieur du mouvement chez nous, mais le fait vous vous soutenez l'interdiction du voile au moins de 15. Je pense qu'aujourd'hui je pense qu'aujourd'hui quand on est attaché aux libertés euh défendre la liberté c'est protéger quand on veut protéger les enfants contre j'allais dire l'autorité dans ce domaine ou volonté des parents. Je pense que tout ce qui peut d'ailleurs dans les 10 mesures qu'il a proposé hier il y en a quatre qui protègent les enfants.

Donc moi quand on veut protéger les enfants, j'ai j'ai dit que sa position sur le voile pour les mineurs, moi j'étais pas j'étais pas choqué. Ça a choqué certaines certaines ministres anciens ministres. va pas choquer parce que je pense vousz compris vous savez je j'aime beaucoup Ellisabeth Born non seulement c'est quelqu'un que j'ai que je connais depuis longtemps soutien sur ce on peut être en divergence sur ce point-là je pense que la protection des mineurs le fait qu'ils puissent voir des médecins deux fois avant leur majorité le fait que il y ait plus de prévention pour eux le fait tout ça ne me choque pas de pour les ministres municipales ça ne me choque pas non plus pour les polices municipales dire demain que dans les villes de plus de 10000 habitant il y a une police municipale qui a les moyens de d'interpeller qui a les moyens vient de se défendre dira compte tenu de la violence d'aujourd'hui je vois bien ça ne me choque pas donc il y a pas de mesure il y a pas de course à l'échalotte derrière les républicains en la matière c'est pour ne pas du tout sur le même terra pourquoi il est pas en train de faire pencher renaissance trop à droite est-ce que est-ce que est-ce que des mesures de protection de liberté tel que là sont des mesures de droite moi tout ce qui concerne aujourd'hui la protection la lutte contre la criminalité la lutte contre le narcotrafic la lutte contre l'entrisme musulmans c'est pas des mesures de droite ce sont des mesures dont la France a besoin aujourd'hui pour lutter contre les phénomènes de violence d'entrisme et de de menaces qui a Est-ce que votre parti a trop tardé à s'emparer de ces questions comme il a semblé le regretter dans son interview parisien ?

Moi, je dirais pas ça. Le parti a eu le parti a eu depuis le début à soutenir l'action du gouvernement contre tous les partis réunis dans ce pays, contre tout le monde. Je l'ai bien vu ici au Sénat quand même.

À chaque fois à droite comme la gauche contre contre le macronisme que je défends et qui survivra là, je vous dis, je pense. Ah ben justement justement je vous je voulais vous en parler parce que vous avez réagi au propos de Sophie Prima, la porte-parole du gouvernement qui évoquait la fin du macronisme notamment à l'occasion de l'élection de de Bruno Retaillot à la tête DLR. C'est quoi après Macron le macronisme en fait ?

Mais d'abord qu'est-ce qu'est-ce que c'est que le macronisme ? Le macronisme moi je me souviens quand j'ai vu Emmanuel Macron bien avant parce que qu'il soit candidat rappelez-vous quand même qu'Emmanuel Macron n'est candidat qu'en novembre 2017. Avant, on parle pas de candidature 2016 2016 on ne parle pas c'està dire qu'on est à 5 mois de l'élection aujourd'hui on est à 2 ans de l'élection et tous les petits chevaux essayent aujourd'hui d'avancer d'avancer leur pion pour pour aller sur la course.

Donc aujourd'hui le fait, je crois que la politique de l'offre, la valeur travail, l'attachement aux libertés, la lutte contre les contre les grandes menaces qui nous aujourd'hui, la lutte contre le terrorisme, la lutte contre le changement climatique, la lutte aujourd'hui pour le numérique, tout ça fait partie d'un corpus développé par Emmanuel Macron de sa campagne et qui reste d'actualité qui restera d'actualité demain. Le fait déjà qu'on parle de macronisme, ça veut dire qu'il y a une autour qu'il y a une philosophie et que cette philosophie, elle survivra. Oui.

Et qui avec qui ? C'est qui ? Emmanuel Macron.

Moi je l'héritier du Macronisme, c'est Emmanuel Macron. Ah je un petit côté giscardien dans ce que vous dites là. Non mais ça veut dire que vous ça veut dire que vous en 2027, il peut pas se représenter mais pour vous il reviendra après.

En 2032, il reviendra. Là je vais rejoindre Elisabeth Borne qui a dit que les idées et le corpus idéologique porté par Émilé Macron on se battra tous pour qu'il se poursuivent. Moi, je me battrai à temps limité compte tenu politique mais battrait pour que c'est les idées qu'il a porté, je vous l'ai dit, celle de la politique d'offre, de la valeur travail qu'on avait perdu qu'on avait perdu la politique de l'offre.

On était on était sur le une politique kénésienne, on a toujours pensé que par la consommation, on allait relancer l'économie. Ça ne fonctionne pas aujourd'hui la lutte par la liberté pour sortir les gens des tout d'ù ils sont des situations où ils sont aujourd'hui pour que le travail paye mieux. pour que le travail paie mieux.

Ben ça fait partie, je prends ça comme des exemples concrets pour que les gens comprennent bien toutes les idées qu'a développé Emmanuel Macron et qui ont réussi en matière aujourd'hui de chômage en matière vous savez dans le domaine de la recherche de l'innovation, on a fait des bons en avant en mettant des moyens et dans l'investissement parce qu'aujourd'hui tout le monde parle de la dette mais est-ce que France 2030 il fallait pas le faire ? Est-ce qu'il fallait pas soutenir les les les Français quand quand il y a eu le choc énergétique ? Quand il y a eu le Covid, la Covid on l'a fait.

Quand les gé On l'a fait bien sûr en fin de compte, les Français ont été mieux protégés que d'autres pays. Et vous savez, en matière de chômage, moi je suis pas par la méthode espagnole, mais en Espagne sont les socialistes qui gouvernent. Vous savez comment ça fonctionne le chômage en Espagne ?

Vous avez 6 mois de chômage, au bout de 6 mois, c'est 500 €. Vous êtes pas favorable à la méthode mais vous vous nous l'expliquez quand même. Non mais je vous dis quand même que quand quand les socialistes vont nous donner aujourd'hui en disant qu'on travaille qu'on traite mal les travailleur alors que justement moi je regrette je regrette par exemple qu'on est pas allé qu'on soit pas allé jusqu'au bout sur la réforme de l'assurance chômage.

Maintenant c'est difficile parce que le contexte est visible il faudrait le faire malgré tout et je faut ça fait partie des réformes qu'il faudra faire pour pouvoir demain régler le problème. Un dernier mot sur le PS puisque vous en venez. Il y a leur congrès qui commence aujourd'hui premier vote des adhérents.

Quel regard vous portez sur ce congrès ? Vous entouriez qui vous si vous étiez encore au PS ? D'abord vous savez moi j'ai c'est pas moi qui a quitté le PS, c'est le PS qui a dit à partir du moment où je soutenais Emmanuel Macron que j'étais que j'étais je me souviens j'ai dit je me mets en marge du PS et je me mets en marge derrière Emmanuel Macron.

Je ne regrette absolument pas aujourd'hui quand je vois les Turbl qu'ils ont eu, les alliances qu'ils ont mené, je pense que le choix d'Olivier Fort d'avoir fait une alliance sans discussion euh avec LFI a été un choix mortifère pour le parti. Je crois qu'aujourd'hui et quand je vois l'élection de dimanche dernier la Chalon sursunne, le PS renaît un peu de ses cendres aujourd'hui, il n'avancera que s'il se détache vraiment de l'extrême gauche et des gens qui aujourd'hui conduisent la la France au chaos et à la régression. Donc je pense que aujourd'hui la position de monsieur Rossignol qui qui dit il faut une rupture totale avec les filles me paraît plus juste.

Merci François Patria. Merci beaucoup d'avoir été notre invité. Merci Fabrice.

On se retrouve la semaine prochaine.