"La situation de la gauche me désespère" (Olivier Klein)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Olivier KleinChiffre
« il y avait 5 milliards. Aujourd'hui, il y a 12 milliards. Il y a d'abord eu un doublement, passé de 5 à 10. Et il y a juste un an, quasiment jour pour jour, lors d'un conseil interministériel des villes, Jean Castex a annoncé 2 milliards de plus pour faire mieux dans nos quartiers. »
- 0:30Olivier KleinChiffre
« 7 milliards pendant le quinquennat. »
- 2:30Olivier KleinFait
« les plus belles écoles aujourd'hui de Clichy-sous-Bois sont dans le premier quartier en renouvellement urbain. »
- 4:30Olivier KleinFait
« la situation de la gauche me désespère. »
- 5:30Olivier KleinFait
« Je suis un homme de gauche. »
- 6:00Olivier KleinFait
« ma boussole, c'est les habitants des quartiers populaires. »
- 7:00Olivier KleinFait
« ce n'est pas une conversion. »
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Vous avez parlé de la rénovation urbaine très vite. Vous avez des moyens ? Alors on a plus de moyens.
Quand le président de la République m'a confié la présidence de l'ANRU, il y avait 5 milliards. Aujourd'hui, il y a 12 milliards. Il y a d'abord eu un doublement, passé de 5 à 10.
Et il y a juste un an, quasiment jour pour jour, lors d'un conseil interministériel des villes, Jean Castex a annoncé 2 milliards de plus pour faire mieux dans nos quartiers. 12 milliards, 7 milliards pendant le quinquennat. Vous savez quoi faire cet argent ?
Oui, bien sûr, parce qu'il faut rénover beaucoup de logements, il faut en construire de nouveaux. Il faut aussi construire des équipements publics. Les écoles jouent un rôle déterminant dans nos quartiers.
Et il faut de belles écoles. On parle souvent des écoles à Marseille, mais il faut des belles écoles partout. Parce que, moi je suis maire de Clichy et je le vois, les habitants de la ville le disent, les plus belles écoles aujourd'hui de Clichy-sous-Bois sont dans le premier quartier en renouvellement urbain.
Et les parents, tous les matins, sont fiers d'y déployer leurs enfants. Alors, continuez. On disait tout à l'heure que les gauches sont aujourd'hui mal en point.
Christiane Taubira, est-ce qu'elle a des chances d'arriver à l'Élysée ? Ou comme elle est la dernière venue, elle doit se retirer ? Dites la vérité.
Moi, la situation de la gauche me désespère. Je suis un homme de gauche. J'ai vécu extrêmement douloureusement avril 2002.
Une des raisons de mon parcours, mon passage du Parti communiste au Parti socialiste a été...
Parti communiste, Parti socialiste, radicaux de gauche, aujourd'hui macronistes, comme vous l'avez dit. Oui. Comment vous expliquez cette conversion ?
Ce n'est pas une conversion. Moi, ma boussole, c'est les habitants des quartiers populaires. D'abord, j'ai vu ce qu'a fait le gouvernement et le président de la République en faveur de ces quartiers.
Les CPA12. Pendant la crise sanitaire, j'ai alerté le président de la République sur la situation des habitants de nos quartiers. Donc, ce n'est pas une conversion.
On ne m'avait pas répondu sur Christiane Taubira. Est-ce qu'elle peut être la femme providentielle ou...
Non, malheureusement, elle divise encore plus. Et je vous parlais d'avril 2002. J'ai vu à quel point cette division pouvait amener un deuxième tour sans Lionel Jospin, qui, lui, n'avait pas démérité.
Donc, moi, je désespère de cette situation. Et je pense qu'aujourd'hui, la social-démocratie, ce que je suis, un social-démocrate, peut se reconnaître dans une autre candidature, parce que celle de la gauche, aujourd'hui, n'apporte rien. Non, l'autre candidature, c'est Emmanuel Macron.
Vous n'êtes pas un peu la Libye de gauche, vous aussi ? Du macronisme. Non, je ne crois pas.
Parce que moi, ce que je veux, c'est parler des quartiers populaires, essayer d'influencer la campagne sur ces questions-là, faire des propositions. Donc, vous serez actif pendant la campagne ? Je suis actif avant.
Et depuis plusieurs semaines, je rencontre beaucoup d'acteurs de la vie des quartiers populaires pour les écouter, écouter leur colère, mais écouter aussi leurs propositions. Et j'espère porter ces propositions. Bien dit, à Clichy-sous-Bois et au banlieue, qu'on pense à elle, ici.
Merci d'être venu. Bonne journée. Soyez prudent en moto tout à l'heure, si vous reprenez votre moto.
Merci. Merci à toi.
Olivier Klein