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interviewSud Radio (sur YouTube)· 22 juillet 2025 22 min

Le financement opaque des ONG au sein de l'Union européenne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h, Maxime Liedu. Une demi-heure pour parler du fond de sujet qui nous préoccupe et qui nous touche notamment quand ça tombe de ce qu'il y a au-dessus de nous. Et au-dessus de nous souvent, il y a l'Union européenne, le Parlement, la Commission avec parfois des normes, parfois des décisions incompréhensibles et dans ce dans ce marasme ambiant qui est l'actualité où le domaine de l'agriculture écrase tout en ce moment, nous avions besoin d'avoir des éclairages sains et démocratiques.

Bonjour, Célinear. Bonjour Maxime Liedo, merci beaucoup d'être avec nous sur Sud Radio pendant près d'une demi-heure pour aborder justement ces ces sujets de fonde. Vous êtes eurodéputé LR et vous êtes aussi agricultrice, donc vous connaissez tous ces sujets absolument par cœur.

C'est l'actualité qui nous écrase. Comment regardez-vous ce qui se passe autour de la de la loi du plomb ? On a vu cette cette pétition qui atteint désormais les les plus de qui dépasse le million de signataires et on a vu aussi la pression politique qui se dégage de cette de cette de cette pétition.

Comment vous regardez les choses vous avec votre regard d'abord de politique et d'agricultrice ? Ensuite, ce qui se passe, c'est un cas d'école finalement de la désinformation. C'est assez incroyable parce qu'on a aujourd'hui des personnalités, des personnalités politiques en fait qui jouent sur la peur et donc en jouant sur l'émotionnel par rapport à ce qu'on a dans nos assiettes, elles arrivent à faire peur aux gens et c'est pour ça que les gens signent cette pétition.

On a une loi du plomb qui a été proposée par ce sénateur avec dans notre sénateur qui a accompli tout un parcours parlementaire, Laurent du Plan et qui en fait est une loi qui est destinée à lever les entraves au métier d'agriculteur, à faciliter, à simplifier, à débratiser. Et alors ça ne fait pas rêver les salons parisiens, ça ne fait pas rêver les écologistes bien évidemment. Et donc ils ont décidé de focaliser l'attention médiatique de l'opinion publique sur un seul mot qui est le mot acétamipride effectivement dans qui est le fameux néonicotinoïde qui est le produit phytosanitaire sur lequel toute l'attention médiatique en tout cas se concentre pour faire peur qui est assimilé un néonicotinoïde mais qui n'en est pas nécessairement un et ça a été très très bien expliqué par l'Efsa qui est l'agence européenne de sécurité alimentaire de sécurité des aliments qui est assez stricte dans ces évaluations et qui aujourd'hui a bien décrété c'est que elle est autorisée, elle ne pose aucun problème sanitaire et elle est bien autorisée chez tous nos voisins.

C'est-à-dire queon est le seul pays la France nous à l'interdire depuis la loi Pompili 2016 effectivement en 2018 et cette molécule n'est pas problématique. Donc ce qui se passe aujourd'hui c'est que vous avez des producteurs de betterf, des producteurs de noisettes qui se retrouvent sans solution pour lutter contre la punasse diabolique, contre le balanin et on a les agriculteurs français qui perdent entre 30 et 50 % de leur récolte. Et donc qu'est-ce qui se passe ? que pour alimenter les usines de Nutella, pour alimenter les sucreries et ben on importe des productions qui viennent d'Allemagne, d'Italie voire de Turquie qui sont bien entendu traité avec ce produit qui ne présente pas de danger et donc on a des agriculteurs qu'on met sur la paille parce qu'ils se font prendre des marchés et en réalité cette désinformation ce qu'elle produit comme effet c'est de donner toujours plus de place à l'importation d'autres produits.

Mais est-ce que vous croyez que le le la France va réussir à tenir sur cette loi du plomb ? On voit la plupart des de certains politiques, les écologistes des personnalités de gauche de Sandrine Rousseau Marine Tondelier et autres. D'ailleurs, je je vois certains membres du parti Horizon dire que c'est le cancer qu'on apporte aux enfants.

Est-ce que vous avez suffisamment confiance dans les institutions françaises pour ne pas revenir sur cette loi ? Parce que c'est ce qui est demandé désormais. Mais c'est extrêmement important d'abord de respecter nos institutions démocratiques parce que la loi c'est le parlement qui l'a fait et ce n'est pas la dictature des réseaux sociaux.

Et la deuxième chose, c'est qu'on a aujourd'hui pour vous, c'est ça c'est la mobilisation, c'est une sorte de dictature des réseaux sociaux parce qu'on instrumentalise les gens en leur faisant peur. Et ça c'est le fond de commerce électoraliste qui est mobilisé par les écologistes qui, je vous le rappelle, ont frôé la correctionnelle aux dernières élections européennes en frôant la barre des des 5 %. C'est ce qui est mobilisé par la gauche qui en fait constitue une caisse de résonance dans l'opinion publique qui joue sur la peur, qui joue sur le mensonge et qui vise en fait à ramasser des voix.

On est vraiment euh dans cette visée électoraliste. À côté de ça, on sacrifie euh nos producteurs qui sont dans une difficulté économique énorme. Alors bon, c'est vrai qu'il y en a qui n'en ont rien à péter de leur rentabilité, mais mais j'allais vous dire ça, est-ce que vous entendez parce qu'on a les les propos de Sandrine Rousseau ont fait énormément polémique ici sur cette antenne, nous les avons largement euh commenté, analysé, critiqué.

En revanche, est-ce qu'elle ne traduit pas malheureusement une pensée qui est en train de prendre beaucoup de place dans notre pays à savoir que ben les agriculteurs, bon ben déjà les fermes elles disparaissent. Donc on va peut-être pas commencer à s'en inquiéter. Et puis surtout, pardon, rien à péter de la rentabilité parce que derrière ce sont des vies, ce sont des cancers, ce sont des Donc au bout d'un moment, il faut faire un choix entre l'argent et la bonne santé.

On choisit la bonne santé. Oui. Non, mais il y a un véritable problème, c'est que les agriculteurs un, on ne leur fait pas confiance.

Tout ce peuple de la ruralité, ces gens qu'on dit de la France d'en bas, de la France périphérique passent leur temps et nous passons notre temps à recevoir des leçons de Yaka Faucon de cette France plus des métropoles qui roulent en trottinette, qui commande du quinoa bio sur des applications et qui finalement passe son temps à instrumentaliser le buzz, à instrumentaliser la peur pour dire à cette France qui travaille, à cette France qui se lève tôt, à cette France et je vous le rappelle, un agriculteur sur 5 vit en dessous du seuil de pauvreté. Je vous rappelle que les agriculteurs les agriculteurs sont ceux qui travaillent le plus dans ce pays en terme d'or hebdomadaire et en fait on se fait donner des leçons systématiquement par cette France d'en bas qui criminalise les agriculteurs, qui les traite d'empoisonneur en leur disant finalement c'est votre rentabilité versus notre santé. Sauf que c'est absolument faux parce qu'aujourd'hui l'agriculture française est la plus vertueuse au monde et la plus réglementée au monde.

Et tout ce qui vise à l'affaiblir ne fait en réalité qu'augmenter les importations venues de pays tiers et qui ne respectent pas nos normes et tout ce que nous on s'impose en terme de norme. Et ça ce sont des leçons de morale et des leçons queon ne veut plus recevoir et qu'on ne peut plus recevoir en tant qu'agriculteur, en tant que rura. La France puissance agricole, vous le disiez, va-t-elle le rester ?

C'est en tout cas une question qu'on est en droit de se se poser. Je pense par exemple au camarade lyonnais agriculteur qui nous a appelé il y a quelques jours et qui nous racontait en effet ses journées infernal. Bien sûr levé à 5h, bien sûr coucher à 23 sa femme et sa fille qui partent en vacances.

Lui non, il reste parce que c'est du 24 et les agriculteurs en France sont les bénéficiaires de la PAC. PAC acronyme pour dire politique agricole commune. Le budget va changer.

Est-ce que vous pouvez nous expliquer ça ? Et pourquoi c'est un véritable risque pour la France mais pour nos agriculteurs, c'est-à-dire pour tous ceux qui nous écoutent. Alors, c'est un véritable risque parce que dans le mot PAC que vous avez si bien expliqué, politique agricole commune, on fait disparaître deux lettres.

On fait disparaître le P de politique parce que là ce n'est plus une politique et on fait disparaître le C de commune. Ce qui se passe, ça a été annoncé par la présidente de la commission Vlen mercredi dernier. Ce qui se passe c'est qu'on prend 80 % de tous les fonds que constitue le budget européen aujourd'hui et on les met dans un fond unique avec les fonds de cohésion, les fonds régionaux, les fonds de la politique agricole commune.

Un budget qui soit fléché directement vers l'agricol. Exactement. On met tout ça dans un vaste pot commun et on le renationalise avec 27 enveloppes que géreront les États-membres.

Hm. C'est une manière dans le paradigme qui arrive aujourd'hui au niveau européen de l'élargissement notamment à la Serbie, à la Moldavie, à l'Ukraine auquel la majorité des institution européennes ce qui n'est pas notre cas avec les députés les républicains puisque nous y sommes opposés. dans absolument dans ce paradigme de l'élargissement, on se rend bien compte qu'aujourd'hui l'Europe a une gouvernance à bout de souffle, un système de financement à bout de souffle et donc c'est une manière d'anticiper cet élargissement et de dire puisqu'on sait que de toute façon le budget tel qu'il est aujourd'hui ne pourra pas tenir, on va tout fusionner et on va redonner ça aux États.

Et là le gros danger pour les agriculteurs et pour le monde agricole, c'est qu'aujourd'hui la PAC, elle est destinée initialement 60 ans de PAC, c'est destiné à quoi ? C'est destiné à assurer la sécurité alimentaire et la souveraineté alimentaire du continent. C'est destiné à assurer aux agriculteurs un revenu décent. 77 % des aide directes aux agriculteurs, c'est ce que représente c'est c'est ce que représente la la PAC et 85 % des subventions qui sont reçues par les agriculteurs dépendent de cette Pâque.

Absolument. Et c'est vrai dans tous les pays du monde et dans toutes les puissances du monde. Si vous regardez le soutien aux États-Unis à travers le farmbil qui est fait aux farmers américains, si vous regardez le soutien dont bénéficier les agriculteurs chinois, brésilien, de la, on va dire de la motivation dans de l'essence dans la machine.

Absolument. Pourquoi ? Parce que la production d'alimentation aujourd'hui est un secteur absolument stratégique et l'alimentation est agitée comme un hochet par toutes les puissances mondiales.

Elles savent très bien que l'alimentation est une arme et qu'aujourd'hui, il faut absolument avoir cette capacité d'être souverain sur la production de notre propre alimentation. Aujourd'hui, c'est une folie ce qui est en train de se passer. De réduire le soutien à l'agriculture et aux agriculteurs et de multiplier les accords de libre échange.

Ça donne quoi ? Ça donne qu'aujourd'hui on délègue à une autre partie du monde ou à d'autres parties du monde le soin de nous nourrir. C'est déjà ce qui est à l'œuvre.

Est-ce que c'est conscient ou inconscient selon vous ? C'est je pense que c'est malheureusement conscient pour certains, inconscient pour d'autres mais conscient pour certains. Aujourd'hui, on ne peut pas continuer à importer.

On importe déjà beaucoup de fruits et légumes, beaucoup de volailles. Demain, si l'accord avec le mercosour venait à être ratifié, on importerait nos viandes, on importerait de l'éthanol, on importerait énormément de denrées qui font notre cœur de gamme en consommation. On ne peut pas d'un côté baisser le soutien à nos agriculteurs et dépendre du reste du monde pour nous nourrir.

C'est extrêmement dangereux parce qu'en cas de pépin géopolitique, on peut avoir jusqu'à une rupture des chaînes d'approvisionnement européenne. Sans compter évidemment que euh ça fait rentrer une nourriture qui a des normes bien inférieures à ce qu'on produit avec des hormones, avec des EGM, avec des produits interdits depuis 30 ans chez nous. Et donc ça ce n'est pas acceptable en terme de bilan carbone.

Ce n'est pas acceptable non plus. tout le monde y perd. Le fait de baisser le soutien aux agriculteurs, c'est le citoyen et le consommateur qui est perdant.

On parlait au début de cet entretien en effet du du risque de de voir énormément de désinformations arriver. Ça sera la deuxième partie de notre entretien juste après bien sûr ce sujet du Mercosur quand vous évoquez la souveraineté alimentaire qui gagne du terrain. Peut-être pas la une de l'actualité mais en tout cas dans les rouages de la Commission européenne et vous parliez des chiffres, nous importons désormais 60 % de notre volaille et nous consommons 50 % de nos fruits et légumes également sont importés 80 % de notre poisson.

Donc en terme de souverain alimentaire, c'est souveraineté alimentaire, c'est évidemment un enjeu phare. Il sera question du mercure dans quelques instants, mais aussi du rôle des ONG notamment à l'échelle européenne. Vous allez le voir sur une multitude de sujets et peut-être que c'est un c'est un rôle qui n'est pas négligeable dans les décisions qui sont prises et dans les budgets qui sont alloués et je suis sûr que vous n'en soupçonnez pas la moitié.

Vous êtes bien sur Sud Radio et on se retrouve dans quelques instants avec Céline Nemar, eurodéputé LR et ancienne agricultrice agricultrice même on dit ancienne ou toujours agricultrice ? toujours agricultrice dont l'expertise est précieuse dans cette période où l'agriculture surplombe clairement l'actualité. À tout de suite.

Sud Radio, c'est votre opinion qui compte. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h, Maxime Liedo. Nous sommes toujours en compagnie pendant encore un gros quart d'heure de Célinear, agricultrice, toujours agricultrice et eurodéputé LR.

Merci beaucoup d'être avec nous. On parle quand même de sujet de fond souveraineté alimentaire. qui dit souveraineté dit puissance et dans tout ce que vous disiez sur le détricotage actuel de la politique agricole commune plus connue sous la chronique PAC qui est quand même une une fierté française, la la France en est en plus le premier bénéficiaire.

Euh il y a cette question bien sûr de la survie de nos agriculteurs, mais elle se pose aussi d'une autre manière la survie de nos agriculteurs, notamment par ce qui se passe avec le Mercosour. On le sait cet accord, on a l'impression que ça a disparu de l'actualité. On se souvient des grandes manifestations qu'il y avait eu.

Or derrière en coulisse, dites-moi si je me trompe, c'est ligne marion fait tout pour essayer d'acter le traité. Alors que pourtant en France, on se souvient de Michel Barnier, premier ministre, qui avait organisé un débat, l'Assemblée s'y était opposé. Est-ce qu'on va réussir en France à ce que le Mercosur ne vienne pas écraser nos marchés agricoles ?

C'est difficile parce que Annie Jeanvar essaie de réunir une minorité de blocages ministre de l'agriculture. Ministre de l'agriculture essae aujourd'hui de réunir une minorité de blocage au conseil qui est difficile à obtenir. Il faut bien le savoir.

Et ensuite au niveau des parlementaires, nous nous essayons de mobiliser. Moi j'essaie de mobiliser tous les jours euh mes collègues pour leur dire il faut voter contre le mercosour. En quand vous dites vous mobiliser c'est intéressant ce que vous dit.

Ça veut dire que spontanément ils n'en ont pas le réflexe de se mobiliser contre. Et non. Et je vais vous dire pourquoi.

Parce que quand on leur dit attention buœf aux bonm tout ce qui est interdit chez nous, déforestation, bilan carbone, ce sont des arguments qui nous paraissent, en tout cas qui me paraissent être des arguments. Massus, parler à un député suédois, il va me dire "Mais attendez, moi j'ai une filière du bois et du meuble. Donc quand je vais revenir devant mes électeurs en 2029, ils vont me dire "Mais pourquoi tu n'as pas défendu un accord qui pour nos filières bois et meubles était quelque chose de bon ?" Quand je parle à un députériote ou Malta, eux, ils dépendent énormément des importations pour nourrir leur île.

Ils ne sont pas autosuffisants. Ils nous disent "Mais moi cet accord, il va bénéficier à mes citoyens parce que en fait ça va faire baisser l'inflation." Quand vous parlez à des députés de pays qui ont une industrie automobile, chimique, pharmaceutique, ils vont dire "Moi, je vais ratifier cet accord parce que ça correspond aux intérêts de mon pays." Et puis vous, les Français, vous venez toujours nous faire la leçon, vous nous demandez de ne pas ratifier le mercosour pour protéger votre agriculture.

Mais regardez votre agriculture. Vous avez le coût de la fiscalité le plus élevé d'Europe, vous avez les charges sociales les plus élevées d'Europe et vous vous amusez à interdire la cétamipride alors que chez nous, c'est c'est complètement autorisé. Et en fait, vous vous tirez une balle dans le pied avec les surtranspositions dans votre agriculture.

Vous êtes tout à fait capable de la flinguer tout seul vous comme des grands. Et maintenant vous nous demandez à cause du mercour exactement qui n'est pas encore entré à vigueur et vous n'allez pas nous demander de voter contre le Mercour qui pour nos industries, pour le tissu économique de notre pays est favorable pour protéger une agriculture que vous avez déjà flingué tout seul sans que le mercour soit déjà entré en vigueur. Donc c'est difficile aussi de convaincre.

On le fait, on s'y emploie et en tout cas euh moi et avec la délégation, nous ferons tout ce que nous pourrons pour empêcher la ratification de cet accord parce qu'elle n'est bonne ni pour la planète, ni pour la santé humaine euh ni pour les agriculteurs de notre pays. Et vous avez d'ailleurs euh à ce propos signé une tribune dans le Figaro il y a une ou deux semaines pour signifier justement que si un moment on avait accepté que l'Europe ne soit plus l'usine de monde et de délégué, il ne faut surtout pas que ça arrive avec l'agriculture. C'est-à-dire que c'est aussi conséquent que ça le changement que ça pourrait avoir le mercour.

C'est-à-dire vraiment alors que la on a on dit que souvent l'Europe est la ferme du monde, ça pourrait venir totalement basculer cette appellation là. Disons que les 99000 tonnes par exemple de viande de bovine aujourd'hui quand vous avez les producteurs de Mercosour, il les exportent essentiellement vers la Chine et vers les États-Unis pour faire des burgers, des steaks hachés. Donc c'est de la viande hachée, c'est de la boulette, c'est pas de la viande noble. et on sait que cet accord, ce quota de 99000 tonnes, ils vont l'utiliser sur les morceaux nobles et en fait sur les morceaux qui vont directement venir concurrencer la production qualitative de nos agriculteurs.

Et c'est pour ça que nous avons tiré la sonnette d'Al Thba de Montbrial en disant aujourd'hui on a la Chine est devenue notre usine. Ne laissons pas les pays du mercour devenir notre ferme. Hm.

Et sur tous ces sujets et vous vous en êtes euh vraiment euh emparé avec force, c'est le sujet des ONG parce que vous dites et vous avez tiré la sonleille de l'alarme et vous continuez à tirer la soleil de l'arme depuis quelques mois sur tous ces sujets phares, l'agriculture, euh la science, euh que ce soit souvent aussi les intérêts industriels, il y a un problème européen. On se souvient de de ce mauvais lobbing orchestré au sein de la Commission pour faire passer le GRDIN. Vous vous dites, il y a un budget européen monstrueux accordé aux ONG qui en fait influence avec une désinformation massive la plupart de nos votes et la plupart de nos conversations, de nos décisions.

Il n'y a aucune transparence. Comment c'est possible quelque chose comme ça ? Mais écoutez, alors oui, c'est c'est une petite bombe à retardement.

Aujourd'hui, ne serait-ce que le programme Life destiné à faciliter la transition écologique du continent qui est versé essentiellement à des ONG dites environnementalistes, c'est 7 et demi milliards milliards d'euros sur la période de programmation budgétaire. Et en fait là où le programme de programmation budgétaire, c'est c'est combien de temps ? C'est c'est 8 ans.

C'est 8 ans. Donc 7,5 milliards d'euros 7,5 milliards d'euros qui sont distribués à des ONG et et qui se réclament de la société civile mais aujourd'hui qui ne sont pas contrôlés. C'est-à-dire qu'on sait qu'aujourd'hui euh 40 % de ces ONG captent 30 % de ses fonds, de ces 7 milliards et demi.

Mais on ne sait pas lesquels. On ne sait pas combien exactement parmi tous les appels à projet, parmi tous les financements qui sont distribués elles captent et surtout pourquoi elle les utilise. C'estàd qu'aujourd'hui, on a des ONG environnementales qui utilisent ce genre de fond pour faire campagne contre l'agriculture, pour faire campagne contre les intérêts industriels, on l'a vu sur le nucléaire.

Et aujourd'hui, on a ces ONG qui ont directement cherché à influencer les votes des par des parlementaires pour défendre l'agenda décroissant de la commission lors du dernier mandat. Donc, ce que vous nous dites, c'est qu'il y a de l'argent donc de citoyens français, belge, allemand, peur, mais aussi de donc notre argent qui va financer et donc va désinformer massivement. Donc quand vous dites ils vont utiliser cet argent, c'est quoi ?

C'est la campagne de désinformation sur les réseaux sociaux, c'est des des spots de pub ? C'est quoi payer des influenceurs ? Absolument.

Mais ce n'est pas évalué. C'est-à-dire qu'à partir du moment où les ONG en fait signent une charte, elles disent qu'elles représentent la société civile, elles mettent des mots aussi les chant que diversité, inclusion, écologie et cetera. Elles vont capter des fonds sur des appels à projet et on ne sait pas derrière, on n' pas des systèmes d'évaluation de savoir qu'est-ce qu'elles font avec et donc comment elles sont contrôlées.

Non seulement on a une opacité totale sur le versement de ces financements qui est attribué par la commission sur des appels à projet, mais ensuite on n pas de contrôle en système en finance un système de clientélisme complètement opaque sans avoir de visibilité sur combien chaque ONG touche, pourquoi faire, comment elles vont essayer d'influencer par exemple les votes des parlementaires et ensuite pour quelles actions elles vont distribuer ou utiliser ces fonds. Et ça c'est un système qui aujourd'hui manque de transparence, manque de contrôle et il faut absolument mettre les pieds dans le place. C'est un de mes combats phare au Parlement européen notamment où je siège en commission des budgets.

Aujourd'hui, on ne peut plus dilapider l'argent des contribuables, des citoyens, l'argent que payent ceux qui travaillent dans un système d'opacité la plus totale et dans un système, il faut le dire, qui va souvent chercher à saper les fondements de notre société, notamment pour tout ce qui est des gens qui travaillent et qui produisent chez nous. Céline, je rappelle que vous êtes agricultrice eurodéputé aussi. Il y a dans ce que vous dites aussi quelque chose de de déprimant dans le sens où quand vous dites "On essaie vraiment de porter ce combat, je m'y engage." Euh vous me faites penser à à un rapport euh de l'école de guerre économique sortie il y a il y a quelques semaines qui explique que euh le danger aussi, c'est ce qu'on disait tout à l'heure dans nos débats, c'est qu'elles sont extrêmement coordonnées.

Non seulement il y a beaucoup de fonds publics, mais elles sont extrêmement coordonnées, contrairement peut-être aux politiques, aux industriestells, aux agriculteurs. Comment réussir à faire une force peut-être suffisamment puissante, suffisamment coordonnée pour avoir un renversement à un moment du discours ou du moins qui devienne un peu équitable ? Est-ce que c'est possible ?

Alors, d'abord, on a quand même des alliés une frilosité quand même un peu Oui, absolument. Mais on a quand même des lanceurs d'alerte extrêmement sérieux comme la Cour des comptes européenne qui quand elle se penche sur ce système d'opacité construit parle d'un cassette effroyable. Donc, on a la cour des comptes qui tire la sonnette d'alarme avec quelles conséquences derrière ?

Ah mais avec des conséquences que de toute façon politiquement euh la commission et les décideurs vont être obligés de prendre en compte parce qu'aujourd'hui on a une opinion publique aussi qui se réveille sur ces sujets. Euh moi je suis lanceuse d'alerte, on est lanceur d'alerte sur ce sujet mais les les les gens commencent à prendre conscience qu'on ne peut plus continuer avec ce système. Donc il y a une pression politique qui est extrêmement forte.

Ensuite, on a des des par rapport de l'école de guerre économique. Aujourd'hui, par exemple, il a mis en évidence et j'ai invité son patron Christian Arbulot à faire une conférence à Bruxelles. On se rend compte que par exemple des ONG dites de bien-être animal comme L214 sont en réalité financé connu par beaucoup de gens qui nous écoutent.

Absolument. des des ONG dites de bien-être animal comme L214 se font financés par des entreprises de la Foodtech, la Silicone Vallée, qui investissent des millions et des millions sur la viande de laboratoire, sur la sur la nourriture cellulaire et donc ils cherchent à déstabiliser l'élevage européen, la production traditionnelle qui est faite de qualité par nos agriculteurs pour mieux laisser les consciences ouvertes à la consommation de cette fausse viande. Donc ça, ce sont des cas d'ingérence informationnelle aussi de l'étranger, de guerre de l'information, de guerre de la désinformation et aujourd'hui on commence à mettre la lumière pour ce système.

H autre autre sujet aussi important mine de rien sur lequel et ça sera ma dernière question, c'est l'inimar, un sujet qui a qui est beaucoup monté ces derniers temps, c'est un courant européen. Ce serait un projet européen, s'est présenté comme étant un projet dit scientifique avec cette description qui est que le Coran a un doit jouer un rôle important dans la formation de la diversité, de l'identité religieuse européenne et médiévale. Là aussi, ça a reçu une enveloppe de 9,8 millions d'euros de subvention.

Vous vous dites "C n'est pas possible. Un projet comme ça ne doit pas exister." Ce n'est pas possible parce queon cherche en fait à occuper les consciences et on cherche toujours à être dans cette guerre et dans cette lutte informationnelle.

De manière globale, on a des entités comme la Femiso, comme Islamic, donc la Femizo qui un peu le le costume cravate des frères musulmans qui sont très liés à cette association de de jeunesse musulmane. En 2021, la présidente de la FMISO déclaré que la seule chose que la France exporte le mieux, c'est le racisme. 200000 € derrière dans la caisse obtenu de l'Europe.

Vous avez des ONG comme Islamic Relief qui justifient les actions du Hamas, qui qui présentent le Hamas comme le plus pur acte de résistance qui obtient aujourd'hui des fonds européens. Et ce fond pour le courant européen et ben ça montre tout simplement aussi que on attribue des fonds au niveau européen à des entités dont l'agenda politique et l'agenda militant aujourd'hui est contre nos valeurs et ça les fondements des valeurs de notre société. Donc effectivement euh ce genre d'ONG aussi très militante euh à Pignon sur à Bruxelles et moi je me suis employé dès le budget de l'automne dernier et je m'emplorai encore à le faire à déposer un amendement dans la résolution budgétaire pour que toute entité liée à l'islamisme ou au terrorisme ne puisse plus être financée par des fonds publics.

C'est le mot de la fin. Merci beaucoup Céline d'avoir été avec nous sur Sud Radio pendant plus d'une demi-heure et j'encourage tous les auditeurs captivés par ce que vous venez de dire et sur ces enjeux d'agriculture de souveraineté de suivre vos travaux. Vous êtes très souvent sur les réseaux sociaux justement pour faire la pédagogie de ce que vous essayez de mener comme combat au niveau européen agricultrice eurodéputé à l'air.

Merci beaucoup d'avoir été avec nous demain. On se retrouve 10h 13h en direct évidemment sur Sud Radio. Même heure, même studio et je vous souhaite une très belle après-midi sur Sud Radio notamment en compagnie de Jacques P6.

À demain. Sud Radio. Sudradio.

Parlons vrai. Parlons vrai. Sudo.