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Discours / meetingHissons Haut la Bretagne· 25 juin 2025 12 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

Discours politique générale - Agnès le Brun - 25/06/2025

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Locuteur 1Fait
    « la situation financière de la région Bretagne se dégrade »
  • 1:00Locuteur 1Fait
    « le gouvernement impose toujours plus de dépenses aux collectivités locales et territoriales »
  • 2:30Locuteur 1Fait
    « les collectivités doivent participer à l'effort de redressement des comptes publics, mais à une juste proportion »
  • 8:30Locuteur 1Fait
    « le projet de parc des 110 éoliennes au large de la baie de Morlet »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mes chers collègues, monsieur le président, êtes-vous cinéphile ? Recherche euro désespérément. Par la voix de votre vice-président aux finances, telle semble être votre activité principale après l'agilité, la robustesse.

Question de sémantique. Et pour cause, la situation financière de la région Bretagne se dégrade. Si votre gestion et vos choix politiques que nous contestons fermement, on leur part de responsabilité, nous reconnaissons cependant bien volontiers que le contexte national ne vous aide pas.

Le gouvernement impose toujours plus de dépenses aux collectivités locales et territoriales et se révèle bien incapable de sécuriser leurs recettes. Certes, les collectivités doivent participer à l'effort de redressement des comptes publics, mais à une juste proportion attention à la distorsion d'efforts. L'effet ciseaux est donc bien là et les marges de manœuvre de la région se réduisent.

Alors, comment réagissez-vous ? Et bien par un réflexe àavic pavlovien typique de la gauche observer décennies après décennie de vouloir augmenter la fiscalité en activant le versement mobilité additionnel. Certes, la loi vous le permet, mais pouvoir n'est pas devoir.

Vous n'êtes pas obligé de l'appliquer. Vous le qualifiez de rural. Pensez-vous vraiment que lorsque se bretons sur 10 ont besoin de leur voiture pour aller travailler, le service de transport que vous prétendez financer avec ces nouvelles recettes pourrait profiter aux habitants de nos communes rurales alors même que certaines intercommunalités se sont comme à Plo Hermel par exemple emparé du sujet aussi discrètement qu'efficacement.

Lors de la dernière session déjà, notre vice-président voulait l'instaurer. Notre groupe, ils sont au la Bretagne s'y oppose depuis l'instant même où l'idée a été émise. Vous aviez consenti à ne pas le mettre en place et avancé d'autres solutions.

Puis vous avez changé d'avis, avez annoncé une taxe additionnelle sur les salaires de 0,15 % et 0,08 % et réussi l'exploit, il faut bien l'admettre, de réveiller le collectif des acteurs économiques bretons créés en 2009 qui représente quand même 150000 entreprises et près de 900000 actifs. coïncidence notable voire troublante au moment même où la fronde monte vous annoncez travailler sur un nouveau pacte économique qui serait présenté au f si cela n'est pas un contrefeu on s'en rapproche. Vous vous êtes mise à dos la Fédération hospitalière de France les directeurs d'hôpitaux les directeurs des pad les directeurs, les présidents de département les collectivités les voix s'élèvent de plus en plus en tout cas celles affranchies de leurs affinités politiques.

Chacun a fait ses comptes et constate que la coupe est pleine dans tout domaine. Dans un pays hyperfiscalisé, il y a un ralbol général généralisé de la taxe nouvelle présenté comme un remède universel alors qu'elle affaiblit autant la compétitivité que la liberté d'entreprendre. Et puis il reconnaissait que le dépôt de votre texte sur la plateforme de la conférence nationale de financement des mobilités ressemble d'assez près un à l'heure.

Les propositions avancées pour tenter de calmer la fronde légitime font totalement fi du contexte législatif réglementaire et financier existant. En tant que président de la région, puisque vous prétendez que cette nouvelle taxe n'a pas votre faveur, vous avez tout à fait la capacité d'autorité de retirer le borderau qui l'instaure, à moins que vous n'en soyez empêché par votre propre majorité. Dans ces conditions, comment revendiquer d'être un défenseur de l'emploi dans la région Bretagne ?

L'affaire de l'affaire le duf ne semble pas avoir servi de leçons. Or, on ne peut pas être du côté des entreprises et en même temps du côté de tout ce qui affaiblit la compétitivité. Car plus de charge pour les entreprises et les services publics, c'est à plus ou moins long terme plus de chômage.

Donc pour nous, ce sera non. Cette approche d'un recours effrainé à la fiscalité est une différence fondamentale entre votre majorité et notre groupe droite, centre et régionaliste. Alors, et vous que proposez-vous ? diraz-vous, nous ne varions pas un recentrage sur les compétences en quelque sorte régalienne de la région, une revue complète des priorité à court et moyen terme, la consommation pleine et entière des fonds nationaux et européens auxquels nous pouvons prétendre, des économies dans les dépenses de fonctionnement dès le premier euro, la recherche d'une organisation plus efficiente et la simplification des procédures comme le rejet de la bureaucratie.

Bref, un changement de paradigme où tout, absolument tout doit pouvoir être réinterrogé sans tabou. D'autres régions, nos voisines des pays de Loire ou de Normandie ont pris le taureau par les cornes et y sont parvenus. À tel point que, contrairement à vous, elles n'activeront pas le versement mobilité additionnelle régional CQFD, mais elles continueront à défendre leurs intérêts et jouer de leur influence au niveau national.

À propos d'influence d'ailleurs s'agissant de la Bretagne, où en sommes-nous de notre volonté partagée de disposer de davantage d'autonomie ? Je crains la réponse. Au-delà de nos différences sur les finances et la fiscalité, forcé de constater que nos analyses respectives des forces et faiblesses de la région diverge.

Nous ne partageons pas le diagnostic des opportunités et des menaces sur la démographie, sur l'économie, sur le logement, sur l'environnement, sur l'aménagement du territoire. de fait et en conséquence nos réponses pour faire face aux défis qui sont ceux de notre région ne sont pas les mêmes voire s'opposent. Je ne prendrai qu'un seul exemple, vous l'avez deviné, l'énergie.

Vous soutenez Mordicus les projets de parcs éolien offshore peu vous importe qu'il soit posé ou flottant, alors même que pour les pêcheurs que vous prétendez défendre, cela n'a évidemment pas la même incidence. Peu vous dérange qu'ils aient un impact sur la biodiversité marine ou la ressource aliotique alors que vous vous faites le centre de l'écologie. Peu vous émeux que les projets et leur localisation nous soient imposés d'en haut sans aucune concertation avec les communautés locales, vous qui prenez la démocratie participative.

La troisème programmation pluriannuelle de l'énergie n'a toujours pas été adoptée. Le gouvernement n'assemble-t-il pas renoncer à le faire par décret malgré le débat parlementaire qui a le mérite de poser les bonnes questions et de pointer des choix ératiques et coûteux. La montée en puissance des énergies renouvelables a en effet un coût négligeable pour le consommateur et le contribuable.

En 2024, quand le marché européen se situait à 60 € du MW, l'État français rétribuait les ENR via UDF à hauteur de 102 € les hauliens terrestres, 195 € l'éolien offshore et 226 € le solaire. Rappelons en outre que cette énergie nécessite des coûts de raccordement conséquents et comme elle n'est pas pilotable, une sécurisation accrue de l'ensemble du réseau pour éviter les blackout. CF l'Espagne.

Quels sont véritablement nos besoins à terme ? Quelle part du nucléaire ou des énergies renouvables pour les combler ? Pour quels impacts économiques, sociaux, environnementaux, à quel coût pour le pays, mais aussi les contribuables ?

Pour quelle recette pour les territoires ? N'avez-vous pas vous-même souhaité que les régions soient bénéficiaires des recettes de la taxe à notre connaissance sans succès ? Depuis des mois, nous attendons des réponses à ces questions légitimes, des questions que se posent ce qu'Alexandre Jardin désigne comme légueux.

Après avoir créé l'agence des bonnes pratiques, l'écrivain se lancent désormais dans la dénonciation des mauvaises solutions. Les aides et feu comme atteintes aux libertés publiques, les hauliens avec son bétonnage du fond des mes qui curieusement n'indigne pas les écologistes. Ceux même qui s'inquiète pour le coup à raison de l'état de santé de nos océans.

C'est dans la presse que nous avons tous découvert le projet de parc des 110 éoliennes au large de la baie de Morlet, le double du parc au large de Saint-Brieux, posé flottant à quel coup de rachat, de nouveau des questions légitimes, des questions sans réponse et une opposition des populations concernées comme des pêcheurs qui s'élèvent car les leçons de la méthode déployée pour le parc de Saint-Brieux destinée à le faire accepter entre guillemets n'ont manifestement pas été retenu. Pourtant, pas d'écologie sans démocratie. De plus en plus de voix s'élève pour dénoncer le risque d'augmentation du prix de l'énergie si la France s'arrêtait dans un développement débridé des énergies renouvelables pour produire de l'électricité au-delà de ses besoins.

À un coût pharamineux de l'éolien offshore sans pour autant se passer du gaz ou du charbon qui prennent le relais quand l'éolien ne produit plus. Sans compter le risque de dépendance aux fabricants de M chinois puisque les producteurs européens cessent leur activité les uns après les autres. Ne serait-il pas temps de dépasser le clivage binaire des bons progressistes en faveur des ENR versus les forcément méchants proucléaires ?

L'énergie, ça ne devrait pas être politique. En France comme en Europe, l'objectif doit être de décarboner l'électricité et de garantir la sécurité d'approvisionnement à un coût maîtrisé. Pour les entreprises, c'est un gage de compétitivité pour les ménages, un marqueur de leur pouvoir d'achat.

C'est donc fort de ces arguments que notre groupe a proposé un vœu sur un moratoire pour le projet du parc éolien au large de la baie de Morlet. Vœux dont nous savons que vous le repousserez faisant totalement fit des arguments que je viens de développer mais surtout et pire encore de la colère qui gronde et devrait s'amplifier. D'aucun constate qu'en France la politique serait en train de couler l'économie.

Syndrome de Stockholm, contagion du en même temps, ce qui vaut pour la France ne devrait pas valoir pour la Bretagne. Et pourtant, acceptation sans combat d'usane avec ses effets sur le prix du foncier, instauration d'une taxe régionale sur les salaires avec son impact sur les charges des entreprises, agriculture toujours plus réglementée, promotion d'une énergie coûteuse avec ses conséquences sur le pouvoir d'achat. Non prise en compte à ce jour de l'hiver démographique qui s'annonce avec son cortège de bouleversements économiques et sociaux, gageons qu'à tout le moins votre majorité sera anticipée la révolution sans précédent induite par le développement de l'intelligence artificielle dans tous les compartiments de la vie notamment en matière d'enseignement et de formation.

Je conclai en faisant référence à cette étude inspirante portée par deux jeunes étudiants de l'IUT de Pontivie conjointement avec le journal Le télégramme. Je vous invite vraiment à lire dans le détail cette étude. Son thème à quoi rêvent les jeunes du centre Bretagne ?

À la question "Quels sont vos rêves ?" Figurez-vous que beaucoup ont répondu RAS. À rien n'a signalé.

Chacun devrait se rendre compte de l'urgence à agir devant une réponse de cette nature parce que oui, en effet, ils ont le droit et peut-être même le devoir de rêver. Nous avons-nous le devoir face à l'ensemble des bouleversements sociétaux autant que quotidien de les accompagner et de les guider parce que ces bouleversements, ils ont à faire face souvent dans une très grande solitude. Et là aussi, nous divergeons.

Les interrogetons suffisamment ? Notre réponse est non. Leur propose-t-on suffisamment de coopérer ?

Non. N'aurait-il pas leur mots à dire sur la façon de traiter l'hiver annoncé de la démographie scolaire ? Bien sûr que oui.

N'aurait-il pas leur mots à dire sur la sécurité de leur lycée ? Bien sûr que oui. Quelle décision concrète sur la santé mentale dont on parle tous les jours ?

Mais quelles décisions concrètes ont été prises ? Par exemple, connaissez-vous les premiers secours en santé mentale PSSM ? premier secours dont il pourrai eux nous parler, dont il pourrai s'emparer si on leur laissait la possibilité de le faire.

C'est bien à eux chers collègues et tous les jeunes bretons et Bretonnes que nous nous pensons quand nous affirmons que la Bretagne notre groupe la rêve prospère libre solidaire et exemplaire. Je vous remercie. Merci madame.