Municipales 2026 : Boris Vallaud face à Marc-Olivier Fogiel sur RTL | intégrale
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 47 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24OuverteÉludée
Vous avez été silencieux la semaine dernière pendant les alliances PS-LFI. Pourquoi ?
- 0:42OuverteRéponse directe
Et pour vous, ce matin ?
- 1:34RelanceRéponse partielle
Celui qui se posait la question, c'est le patron Olivier Faure. Aujourd'hui, c'est un désaveu pour lui ?
- 1:54FerméeÉludée
Est-ce qu'Olivier Faure s'est trompé ?
- 2:21RelanceÉludée
Il faut en tirer les enseignements. Est-ce que vous demandez à Olivier Faure d'en assumer la responsabilité ?
- 2:51RelanceÉludée
Dans ces instances, le patron c'est Olivier Faure. Vous demandez à Olivier Faure de prendre ces responsabilités ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:12Invité politiqueFait
« les alliances avec la France insoumise n'ont pas fonctionné »
- 1:16Invité politiqueFait
« la France insoumise nous a fait perdre »
- 3:22Invité politiqueFait
« l'union de la gauche non-mélenchoniste est l'union victorieuse qui peut faire gagner »
- 3:45Invité politiqueFait
« il n'est pas possible de s'allier avec la France insoumise »
- 4:10Invité politiqueFait
« il n'y a pas de place pour l'ambiguïté stratégique »
- 9:15Invité politiqueChiffre
« Nous avons 36 000 communes »
- 9:18Invité politiqueChiffre
« Dans 99% de ces communes, nous n'avons pas fait alliance avec la France insoumise »
- 8:42Invité politiqueFait
« L'ennemi mortel de la démocratie, c'est l'extrême droite »
Temps de parole
- Boris Vallaud66 %
- Présentateur31 %
- Présentateur 23 %
≈ 5,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
RTL Matin, Thomas Soto. Il est 8h17, l'interview de Marc-Olivier Fogiel. La France insoumise fait perdre, a dit hier soir le secrétaire général du Parti Socialiste. La tambouille ne fonctionne pas, ajoutait ce matin Raphaël Glucksmann. C'est déjà l'heure de la grande clarification et peut-être même des règlements de compte à gauche. Marc-Olivier, vous recevez ce matin Boris Vallaud, député des Landes et président du groupe socialiste à l'Assemblée. Bonjour Boris Vallaud. Bonjour. Vous avez été étonnamment silencieux la semaine dernière pendant que ces alliances étaient en train de se faire, entre le PS et LFI.
Ce matin, vous sortez du bois après François Hollande qui dit hier que c'est l'impasse de la ligne d'Olivier Fort, ces alliances. Vous avez entendu tout à l'heure Raphaël Glucksmann, la tambouille ne fonctionne pas. Et pour vous, ce matin ?
D'abord, vous dire que si j'ai souhaité demeurer silencieux et faire campagne dans cette entre-deux-tours, c'est que cela me paraissait nécessaire au combat que menaient partout en France, quels étaient leurs choix, les militants socialistes, les militants de gauche. Et ça me paraissait important de ne pas joindre ma voix à la cacophonie ambiante. Cacophonie, parce que vous parlez de cacophonie à gauche. Aujourd'hui, je vais dire les choses avec beaucoup de netteté. Pour ceux qui se posaient la question, nous avons une réponse. Oui, les alliances avec la France insoumise n'ont pas fonctionné. Oui, la France insoumise nous a fait perdre.
Oui, il y a eu, dans beaucoup de villes, à Paris, évidemment, et je salue le score d'Emmanuel Grégoire, mais aussi à Marseille, à Amiens, à Saint-Etienne, il y a eu une prime à la clarté. Et cette clarté-là, elle a manqué dans l'entre-deux-tours aux partisistes.
Boris Malot, quand vous dites, pour ceux qui se posaient la question, clairement, celui qui se posait la question, c'est le patron Olivier Faure, lui se posait la question. Donc aujourd'hui, c'est un désaveu à gauche pour Olivier Faure et sa ligne.
Écoutez, en tout cas, ça clarifie la situation. Moi, je voudrais dire que ce que je regrette dans cet entre-deux-tours, et ça a expliqué aussi mon silence, c'est le fait que je prenne la parole aujourd'hui.
Oui, mais prenez la parole clairement. Est-ce qu'Olivier Faure s'est trompé ?
Écoutez, en tout cas, je vais vous dire, il n'y a plus de place pour l'ambiguïté stratégique, parce qu'il reste l'ambiguïté, et ça ne fait pas une stratégie. Dans l'entre-deux-tours, le Parti Socialiste a manqué de clarté, de sincérité et de solidarité. De clarté parce que nous n'avons pas compris. Beaucoup de Français n'ont pas compris quelle était la ligne. Et je ne jette pas la pierre à ceux qui ont pu faire d'autres choix que ce qui devait être la ligne nationale.
Oui, mais très bien. Mais ce matin, il faut en tirer les enseignements. Est-ce que vous demandez à Olivier Faure d'en assumer la responsabilité ? Est-ce que vous dites ça ce matin ?
Vous savez que nous avons des instances. On a beaucoup de défauts au Parti Socialiste, mais on est un parti démocratique. Et dans ces instances, nous évoquerons tous les sujets, sans tabou, sans ambiguïté, sans faux-semblants. Je le redis, nous avons manqué de clarté, nous ne savions pas quelle était la ligne. Nous avons manqué de sincérité et la sincérité en politique, elle est importante.
Mais dans ces instances, pour qu'on comprenne bien, le patron c'est Olivier Faure. Grâce à vous, puisqu'on se souvient que vous étiez concurrent d'Olivier Faure, vous avez fini par le rejoindre. Ce qui fait qu'aujourd'hui, il a une majorité au PS. Quand vous dites, vous demandez, est-ce que ce matin, vous nous dites avant ces instances, vous demandez à Olivier Faure de prendre ces responsabilités.
Je réserve aux instances ce que je dirais aux instances et ce que je dirais à Olivier Faure. Le constat que je veux faire, c'est que nous avons troublé dans l'entre-deux-tours. Qu'il y a une réponse claire ce matin, c'est que l'union de la gauche non-mélenchoniste est l'union victorieuse qui peut faire gagner. Et le peuple de gauche l'a parfaitement compris, puisque à Paris, il s'est largement porté sur Emmanuel Grégoire pour ne donner que ce seul exemple. Et donc, oui pour la suite, nous devons sortir de l'ambiguïté. Nous devons être parfaitement clairs sur le fait qu'il n'est pas possible de s'allier avec la France insoumise.
Je disais avant les élections municipales que la France insoumise n'était pas notre alliée. Elle n'est pas plus notre alliée aujourd'hui.
On est d'accord que vous nous dites ce matin, même si vous ne voulez pas aller plus loin, je l'entends, Olivier Faure n'a donc pas été clair dans l'entre-deux-cours. Il faut que vous, vous soyez clair ce matin. Vous n'avez pas parlé pendant une semaine et ce matin vous y êtes...
Et la clarté, c'est de dire, puisque nous en avons la démonstration mathématique, pratique, politique, il n'y a pas de place pour l'ambiguïté stratégique. Et ce que nous avons comme espace politique à conforter, parce qu'il s'est très largement sorti vainqueur à gauche dans ses élections municipales, c'est ce grand bloc non-mélenchoniste qui peut aller au second tour dès lors que l'on travaille sur les idées pour les gens. Vous savez, on est en permanence pollué par une politique qui ne parle que d'elle-même. Moi je veux qu'on réponde avec toute cette gauche-là qui s'est battue pour les municipales.
C'est qui cette gauche-là ? C'est qui ? Par exemple, Raphaël Gloxman, il est dans cette gauche-là ?
Bien sûr, mais au même titre que François Ruffin, que Marine Tondelier, que l'ensemble des socialistes, que le Parti communiste français...
Martine Tondelier, Marine Tondelier pardon, elle s'est bien associée avec LFI.
Oui, mais aujourd'hui, d'une certaine manière, elle devrait en tirer les mêmes conclusions que chacune et chacun d'entre nous, d'entre vous, puisque j'ai lu beaucoup des éditos ce matin. Moi, ce que je veux que l'on fasse désormais, c'est que l'on réponde à cette question simple. Comment on vide son travail ? Comment l'hôpital public fonctionne ? Comment, par ses études ou par son travail, on peut progresser dans la vie et s'inventer un avenir ? Comment on répond au grand désordre du monde ? Comment on fait de la France à nouveau un grand pays industriel ?
Ça sera l'objet de la campagne présidentielle qui va porter...
Non, c'est un sujet désapprésent. Absolument, mais donc la campagne, elle est partie hier soir. Quand on parle de nous, quand la politique ne parle que d'elle-même, elle ne parle pas des Français.
Qui va porter cette voix, puisque Olivier Faure, donc ce matin, on comprend que, sans que vous le désavouez, en même temps, vous êtes assez critique. Lui, il prône pour une primaire, il prône pour une primaire...
Mais c'est moins le droit d'être critique.
Mais je ne vous dis pas le contraire, mais vous n'allez pas au bout, simplement. Vous n'allez pas au bout.
Parce que ce que nous disons, ce qu'il nous menace est considérable. On parle de villes, de grandes villes que nous avons gardées, et je m'en réjouis. Mais donc, qui va porter cette voix, Boris Wallot ? J'ai vu la droite et l'extrême droite se donner la main.
Qui va porter cette voix, une primaire, comme le veut Olivier Faure, ou pas ? Qui va porter cette voix dans cette gauche-là ?
Vous voyez, à nouveau, vous réduisez les choses à une personnalité. Moi, je la réduis, je veux d'abord la conforter dans un périmètre, dans un périmètre politique, qui a de l'espace, qui a de l'avenir, qui en a fait la démonstration, qui doit produire des idées, des idées utiles. Vous savez, ce qui nous distingue de la France insoumise, ce n'est pas la radicalité d'un certain nombre de propositions. Nous en avons, c'est un rapport à la politique, c'est un rapport à la vérité.
Vous savez, pour être antifasciste, il ne faut pas trier en fonction des journalistes, il ne faut pas brutaliser la vie politique, il ne faut pas se livrer à des mots antisémites, il ne faut pas faire de sa principale cible les sociétés.
Et il faut quelqu'un qui l'incarne malgré tout, parce que vous savez très bien que les présidentielles, c'est aussi la rencontre d'un pays et d'un homme ou d'une femme. Et donc, ça passe par quoi ? Ça passe par une primaire à gauche ? Écoutez, je ferai avec d'autres des propositions.
Ma préoccupation, et je suis constant de ce point de vue-là, c'est que nous ayons un candidat commun de l'ensemble de ce spectre de la gauche nous mélangéniste.
Qui va d'où à où ?
Qui va de, selon une formule qui est désormais consacrée, de François Ruffin à Fall Guzman, de Clémentine Autain à Aurore Laluc, en passant par les socialistes, par les communistes, par les radicaux. François Hollande, vous ne le citez pas ? Mais il est socialiste, François Hollande, donc comme socialiste, il fera son devoir de militant. Parce que ce à quoi nous sommes appelés, c'est notre devoir de militant. Proposer une alternative, une alternance.
Forcément, l'auditeur qui vous écoute, il se dit que tous ces gens-là sont des gens qui ont de l'ego au bon sens du terme, puisqu'ils se sont engagés dans des campagnes, on les départage ? Comment ? Il y en a bien un, pour sortir du lot, on les départage ? Comment ? C'est une question qui se pose. Oui, bien sûr.
On les départage sur quoi ? Et moi, je veux mettre les idées, les idées pour les Françaises et les Français, la stratégie électorale, pour qui nous battons ? Quelle est la géographie, la sociologie de nos combats ? Que fait-on de cette France des territoires gros que je connais bien ? Quel sentiment d'un pouvoir lintain qui les méprise ? Quel sentiment que la République ne passe plus par chez elle ? Quel sentiment d'une domination culturelle, d'une France sur une autre ? Qu'est-ce qu'on en fait ? Eh bien, c'est à ça d'abord que je veux répondre.
Et je peux vous dire que de ce travail, qui ne peut être que collectif, que pluraliste, de la gauche, que je viens de décrire dans sa diversité, eh bien, sortira le ou la candidate. Je n'ai aucun doute, ni aucune inquiétude sur le sujet. Vous avez entendu tout à l'heure Thomas demander à Valérie Pécresse ?
Non, je n'ai pas entendu Thomas. Finalement, elle fait le même constat que vous, et elle dit qu'il faut à droite un candidat de droite et de centre-droite. Thomas lui demandait, mais est-ce qu'il pourrait s'allier avec les candidats de gauche ou de centre-gauche, et qu'il n'est qu'un seul candidat face aux extrêmes, puisque ce qui sort d'hier, c'est quand même une montée du RN et de LFI ? Est-ce que finalement, vous pourriez faire candidat commun ?
Non, avec Mme Pécresse, non. Je crois qu'il y a une droite, je crois qu'il y a une gauche. Et par ailleurs, je ne confonds pas tout. L'ennemi mortel de la démocratie, c'est l'extrême droite. Et toujours, je ferai un barrage républicain contre l'extrême droite. Je ne mets pas de signe égal entre les deux. Vous voyez ce que je veux dire ? Si je dois être, je ne serai pas le dernier, à faire ce front républicain contre M. Bardella ou Mme Le Pen, je le ferai.
Est-ce que pour conclure, vous nous dites que la soirée d'hier, c'est quand même donc, pour conclure et résumer, l'échec de la ligne socialiste de l'entre-deux-tours ?
Je dis qu'elle a besoin de clarté. Non, mais le besoin de clarté, excusez-moi Boris Valot, vous n'avez pas parlé dans une semaine, vous y allez mollo quand même. Nous avons 36 000 communes. Nous avons 36 000 communes. Dans 99% de ces communes, nous n'avons pas fait alliance avec la France insoumise. Ceux qui pouvaient encore douter de ce que produisait cette alliance, ils ont la réponse, ça ne marche pas. Et ce que je veux dire aujourd'hui, c'est adresser un message de félicitation à celles et ceux qui à gauche ont gagné, et dire mon amitié à tous les militants qui ont perdu et qui se sont battus loyalement. Quel qu'était leur choix au second tour ?
Ils l'ont fait parce qu'ils ont pensé que c'était l'intérêt de leurs administratés, de leurs administrés, des Françaises et des Français.
Et en un mot, Olivier Faure, il peut aujourd'hui être crédible pour cette clarté ? Ou alors il a... Elle est aujourd'hui demandée avec force, par beaucoup, et par une majorité au Parti Socialiste. Et il est crédible ?
Elle est demandée avec force, et par beaucoup au Parti Socialiste.
Et donc il n'est pas crédible entre les mots.
Non mais faites pas ma conclusion.
Non, mais vous ne faites pas les réponses à la question, j'essaie de... Qui vous a basculé sur son répondeur ?
Je passe sous un tunnel, c'est ça ? Merci beaucoup Maurice. Merci à vous. Sous-titrage Société Radio-Canada
Boris Vallaud