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interviewSud Radio (sur YouTube)· 27 novembre 2025 11 min

"Il y a une vraie action de conquête chez les Frères musulmans" - Etienne Blanc

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

sénateurs ont formulé lundi dans un rapport 17 propositions visant à lutter contre l'islamisme en France. Une initiative qui n'a pas plu à certains responsables du culte musulman qui ont adressé hier une lettre au président du Sénat, Gérard Larchet, dénonçant une instrumentalisation politique systématique de leur pratique culturelle. Mais que contient précisément ce rapport ?

On en parle avec le sénateur LR du Rône Étienne Blanc. Bonjour. Bonjour Étienne Blanc.

Bonjour. Merci d'être à l'antenne de Sud Radio. J'allais vous dire les les 17 propositions du groupe républicain au Sénat.

On recevait tout à l'heure le directeur de cabinet de Mathieu d'Arnaud Romain Marlex. Il était temps, dites-moi, que les parlementaires se bougent pour proposer ce genre de de loi vu la situation. Il y a une action qui est une véritable action de de conquête par les frères musulmans et qui profitent quasiment systématiquement de toutes les failles de notre système juridique qui utilise des moyens juridiques très puissants pour s'infiltrer et le résultat aujourd'hui sont environ 200 mosquées qui sont influencées.

On estime le nombre des fidèles posés à 100000 et il y a 280 associations qui sont suspectés d'être très très proche des frères musulmans. Ça concerne aussi une vingtaine d'établissements scolaires et et une bonne centaine d'écoles coraniques. Donc oui, vous avez raison, il est temps de réagir et de réagir fortement.

On peut surtout s'étonner, monsieur le sénateur, qu'il y ait pas eu plus d'unanimité. Bon, c'est très bien que le groupe républicain au Sénat qui est un le groupe majoritaire, hein, vous avez presque, je crois près de 130 élus. Euh et vous participez d'ailleurs à l'équilibre politique aujourd'hui et de la vie parlementaire sur les projets de loi parce que le Sénat finalement aujourd'hui est la chambre où a de la stabilité, contrairement à l'Assemblée nationale où la dissolution a a provoqué, j'allais dire un éclatement, une mosaïque qui fait que c'est ingouvernable, on a la stabilité sénatoriale qu'on apprécie ou pas les positions du Sénat.

Mais en tout cas, il y a des choses claires. Euh, vous n'êtes pas étonné que d'autres groupes peut-être vous allez me dire si, ils vont y venir. Mais quand vous avez fait ce projet-là, vous avez concert les autres groupes pour savoir si vous voulez vous accompagner dans cette mesure républicaine salutaire et démocratique.

Bien sûr, dans dans ce groupe de de travail et évidemment, il y a il y a une ouverture sur les autres groupes. C'est au Sénat, c'est la pratique et c'est la tradition. et on se parle, on échange, moi je viens de faire une loi sur le narcotrafic avec mon collègue Jérôme Durin, il est socialiste et on a trouvé les voies et les moyens de se mettre d'accord sur l'essentiel.

Et bien là sur l'entrisme des frères musulmans, c'est exactement la même chose. Il faut qu'on se parle, il faut qu'on se parle sans a priori. Et nous quand on est rentré dans le dossier, on est rentré sur des exemples concrets.

Quand vous avez une famille qui vous explique que son gosse ne peut plus aller jouer au foot parce que n'étant pas musulman, il est quasiment interdit de jeu par l'équipe de foot, voilà aussi. Donc il faut en parler, il faut en parler tranquillement et sereinement, prendre conscience du risque et apporter des mesures fortes. Est-ce que vous voulez dire par là Étienne Blanque des sénateurs de l'Union centriste, radicaux qui sont euh les du groupe radical au Sénat, c'est vraiment des radicaux, je les connais et des socialistes vont peut-être se joindre à vous pour voter ces 17 ces 17 propositions.

J'espère en tout cas, il faut qu'il y ait un débat sur ce sujet-là et le débat, je le relis, il faut qu'il permette d'ouvrir les yeux et c'est quand c'est trop tard, c'est trop tard. On a laissé faire, c'est trop tard. Donc ce rapport, il a le mérite de poser très objectivement un certain nombre de questions et de présenter des propositions qui sont des propositions qui ne sont pas excessives mais qui prennent la mesure du problème et qui permettent d'apporter des réponses très très précises.

Vous convenez, monsieur le sénateur, qu'on est en plein dans la laïcité. C'est un enjeu, c'est un enjeu laïque, c'est un enjeu républicain, c'est un enjeu démocratique. On est alerté depuis très longtemps sur les dérives de certaines mosquées, ces imams, certains frappés d'OQTF qui n'ont pas été expulsés. l'entrisme des frères musulmans qui sont d'une immense d'une immense efficacité.

Euh vraiment je pense et quand on parle à nos concitoyens, souvent on dit "Mais qu'est-ce qu'on attend ? Pourquoi le gouvernement ?" Enfin, on a eu on a eu Bruno Retaillot qui était de votre groupe, on a Gérald Armanin qui n'est pas non plus, j'allais dire en retrait par rapport à ça.

Comment se fait-il qu'on l' soit seulement au au stade d'avoir 17 propositions au Sénat pour résoudre un problème qui aurait dû être résolu depuis longtemps ? C'est un peu étonnant. Oui, c'est étonnant mais c'est pas le seul sujet.

Je vous parlais tout à l'heure des de la drogue. On s'y a pris un peu tard. On peut parler exactement de la même chose sur la dette hein.

On s'aperçoit aujourd'hui qu'il est habis mais on s'y prend peut-être un peu tard. Et sur les frères musulmans et l'entrisme musulman, c'est exactement la même chose. Alors moi, je pense qu'on a un problème aujourd'hui en France, c'est que les principes jéhiques puissants qui se sont construits au fil du temps, c'est le cas notamment de la laïcité en 1905.

Bon, finalement, au fil du temps, on pense que c'est acquis et on va amenuiser, on va affaiblir ces principes notamment sous les fait de décision judiciaire qui nous mettent en difficulté. Moi, je crois qu'il faut revenir à l'essentiel. La France, c'est une République laïque.

C'est dans notre Constitution. On a un certain nombre de textes qui sont des textes très structurants. Il faut surtout pas les affaiblir.

Donc, il faut revenir à moi, je suis très très clair. Une équipe de foot qui impose les prières obligatoires, elle n'a rien à faire dans l'espace public. Elle ne joue plus sur un terrain de foot public.

Quand on prendra des mesures aussi fortes et aussi claires, à ce moment-là, je crois qu'on sera respecté et ceux qui cherchent à développer cet entrisme mettront un terme à leurs actions qui sont funestes. C'est il faut pas que la France oublie ce qu'elle a vécu. Alors bien sûr, on dit "Ah oui, mais c'était au 16e siècle, ces guerres de religion terrible.

Voyez, moi j'étais maire d'Ivon Lebin à côté de la Suisse dans un pays de Jax qui a été envahi à plusieurs reprises au moment des gardes de religion par les puissances protestantes puis les catholiques. Mais est-ce qu'on se souvient des ravages que cela a provoqué ? Voilà rétablir ces guerres religieuses, c'est funeste pour le pays.

Il faut en avoir conscience, il y a un risque, on apporte des mesures fortes. Les Français ont la mémoire de plus en plus courte. Mode coffler ve vous poser une question.

Monsieur le sénateur Étienne Blanc, vous portez à priori un discours de bon sens mais vos propositions n'ont n'ont pas plu à tout le monde. Je le disais tout à l'heure et certains responsables du culte musulman ont adressé une lettre au président du Sénat, Gérard Larchet, pour dénoncer ses propositions. On vous accuse d'islamophobie.

Qu'est-ce que vous répondez à ça ? Euh bien sûr, vous savez, dès que vous attaquez à ce sujet-là, on vous dites que vous êtes islamophobe, mais l'islam euh a toute sa place et à partir du moment, elle respecte les principes de notre République. Et c'est ça qu'il faut dire.

Et moi ce que j'aimerais, c'est que dans le monde musulman, on ouvre les yeux. et qu'on voit les conséquences que peut avoir cette dérive. On a besoin d'alliés sur ce sujet-là et évidemment on a besoin d'alliés parmi le monde musulman et il y a un certain nombre de responsables du culte musulman qui sont entièrement d'accord avec ce que nous proposons parce que eux-mêmes ils sont menacés, ils sont fragilisés.

C'est eux qu'il faut aller chercher. C'est à eux qu'il faut donner la parole sur les grands médias et c'est eux qu'il faut valoriser avec la puissance publique. Toute faiblesse, monsieur le sénateur, est perçue par les adversaires de la République comme un encouragement pour eux.

Comme quoi ils peuvent face à cette résignation, à cette démission politique, quelquefois une capitulation, ils se disent "Bon ben, il y a un boulevard." Heureusement que il y a des élus comme vous pour tenir pour tenir tête. Vous avez interpellé ou déjà questionné euh monsieur le Premier ministre Sébastien Lecnu ou Laurent Lunise, vous sentez qu'il va y avoir une une attente de leur part euh que votre proposition va être accueillie ou étudiée ?

En tout cas dans le discours dans celui de Gérald Armanin et dans celui de Laurent, on a vraiment l'impression qui est ça y est, ils prennent conscience du risque que cela fait peser sur sur notre société. Voilà. Et c'est le rôle du politique, c'est bien sûr d'apporter des réponses, mais parfois aussi c'est d'ouvrir les yeux et de permettre à la société d'ouvrir les yeux sur les risques futurs.

Il n'y a rien de pire que de cacher la poussière sous le tapis, d'attendre, de procrastiner. À un moment, il faut dire les choses objectivement et moi je suis prêt à participer à un débat avec ceux qui critiquent nos propositions, mais on le fait droit dans les yeux. On le ferait on fait en se faisant confiance et en disant voilà le problème est là, on apporte une réponse mais nier le problème c'est amener la République à connaître des lendemains particulièrement douloureux.

On ne va pas citer les 17 propositions parce que hélas on n pas le temps. Pouvez-vous m'en donner deux ou trois qui vous semblent fondamentales essentielles ? La la la première des choses, c'est de faire en sorte que dans la sphère publique, on puisse permettre au personnel, ceux qui accompagnent les sorties scolaires, les événements sportifs et de comprendre le phénomène parce que c'est compliqué. en face de nous, on a une puissance qui est très habile.

Elle avance masquée, elle utilise des moyens juridiques, elle se plaint, elle se victimise. Donc pour ça, il faut que les agents publics qui travaillent dans le domaine scolaire, dans le domaine de la formation, que ces agents publics puissent être mieux formés. on met des formations un peu à toutes les sources qui puissent être sensibilisés et qu'on leur donne une boîte à outils pour qu'ils puissent apporter des réponses possible.

Puis le deuxième sujet qui pour moi est important, je vous le disais une société qui ferme les yeux et elle elle s'apprête demain à à avoir des lendemains extrêmement douloureux. Pour ça et pour ouvrir les yeux de notre société, il faut développer des programmes de recherche. Il faut qu'on s'appuie sur des réseaux d'intellectuels, de journalistes.

Il faut qu'on sache s'associer les médias pour poser des bonnes questions. Et là, il y a un besoin de soutien notamment de nos équipes de chercheurs. Dans les travaux que nous avons fait, nous avons auditionné des chercheurs mais ils nous ont appris des choses.

Eux, c'est leur job hein. Ils vont chercher de l'information, maintenant il faut la faire circuler. Il faut développer ces programmes de recherche pour mieux prendre la mesure du risque.

Étienne Blanc, vous convenez que l'état de droit ne doit pas être récupéré par les ennemis de la République poursuivre leur méfet et que s'il faut le repenser dans le sens plus démocratique, faudra le repenser. Il faut repenser le droit dans un nombre de cas, donner des moyens nouveaux. Il faut faire en sorte que ce droit soit soit compagnie.

Moi, qu'est-ce que je constate ? que c'est souvent sous prétexte de jurisprudence ou de décision du droit européen et que ces mouvements fondamentaliste cherche à à à nous affaiblir. Vous savez, le Conseil des musulmans européens, le CEM, fait un travail de lobbying absolument extraordinaire, absolument efficace et il utilise notamment des moyens juridiques, hein, et et cela il faut parfaitement en avoir conscience.

Donc s'il faut adapter le droit français, bien sûr qu'il faut il faudra le faire mais il faudra le faire évidemment sous ces ces contraintes européennes. On a aussi un énorme travail à faire au niveau du Parlement européen. On sent votre On sent votre votre vigilance et votre détermination, monsieur le sénateur.

Euh vous êtes ici chez vous. Si vous avez besoin de revenir pour intervenir, nous serons à l'écoute de votre de votre engagement. Merci pour ce témoignage.

À très bientôt. C'est moi qui vous remercie. À très bientôt.

La France dans tous ces États et la justice dans tous ces États.

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