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Conférence de presseSénat (sur YouTube)· 26 juin 2026 79 minActualité / polémiqueSolidarités & familleNumériqueSécuritéInstitutions & élections

Masculinismes : conférence de presse

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 48 %Défensif 12 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous repéré des plateformes qui diffusent massivement ces contenus ?

  • 17:00OuverteRéponse partielle

    Quelles recommandations sont contraignantes ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous établi une tranche d'âge pour les auteurs et spectateurs ?

  • 23:00OuverteRéponse directe

    Le CIPDR pourrait-il être concerné par vos politiques ?

  • 26:00OuverteRéponse directe

    Le télégraminisme peut-il être assimilé à une emprise sectaire ?

  • 29:00OuverteRéponse partielle

    Avez-vous des éléments sur les profils des influenceurs masculinistes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Locuteur 2Chiffre
    « On manque de 15000 ingénieurs en France chaque année. »
  • 10:00Locuteur 4Fait
    « On ne peut avoir un compte bancaire à notre nom sans l'autorisation de notre mari que depuis 1967. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames et messieurs, bienvenue. Merci de votre présence nombreuse. Donc nous allons effectivement aujourd'hui vous présenter notre rapport consacré au mouvement et à l'idéologie masculiniste auquel nous avons consacré une grande partie des travaux de la délégation au cours de la présente session.

Près d'une centaine de personnes auditionnées au Sénat, une cinquantaine d'heures d'audition, des déplacements de terrain dont une semaine à Montréal à la rencontre de responsables politiques, associatifs et universitaires spécialistes de ces mouvements dans la ville qui fut marquée par le premier attentat masculiniste de l'histoire moderne le 6 décembre 1989 à l'École polytechnique de Montréal. Lorsque nous avons décidé en octobre dernier sur la proposition éclairée de notre collègue Laurence Rossignol de venu depuis une de nos trois rapporteurs de nous pencher sur la montée des mouvements masculinistes, nous avions conscience de mettre le doigt sur un phénomène inquiétant et en pleine expansion. Les 7 mois de travaux circonstanciers et exhaustifs de nos trois rapporteurs donc Béatrice Goselin, Olivier Richard et Laurence Rossignol nous ont permis de documenter le danger réel que représente aujourd'hui cette idéologie pour notre démocratie et notre cohésion sociale.

Une fois de plus, dans le sillage de nos travaux précurseurs sur l'industrie de la pornographie et la publication de notre rapport porno l'enfer du décor en 2022, notre délégation peut se féliciter d'être la première instance politique à s'être saisie dès novembre 2025 avec un premier colloque très complet sur le sujet de la question du masculinisme dans toutes ses exceptions numériqu, économique, sociétale, sécuritaire mais aussi et surtout politique. En janvier 2026, le haut conseil à l'égalité publiait son rapport annuel sur l'état du sexisme en France intitulé la menace masculiniste. Présenté par la commission stéréotype et rôles sociaux, coprésidé par Muriel Rus et Pascal Huget, accompagné par Didier Chavrier et Céline Pic, corrapporteur et corraapportrice.

Ce rapport analysait les mouvements masculinistes comme une menace à l'ordre public et un enjeu de sécurité nationale. Pour notre part, nous estimons que les mouvements masculinistes qui s'inscrivent dans un contexte plus large de montée des mouvements réactionnaires et antidémocratiques à l'échelle internationale ont un agenda politique et ne cherchent rien d'autre que l'effondrement de notre socle démocratique commun. En s'attaquant frontalement au principes d'égalité entre les femmes et les hommes, en cherchant à disqualifier sans cesse la parole des femmes, en remettant constamment en cause des droits acquis par les femmes au prix de décennies de lutte militantes, les mouvements masculinistes et leur soutien qu'ils émanent de la sphère politique ou de la sphère économique et technologique représente un risque réel pour notre démocratie.

Au terme de nos travaux, nous pensons que la radicalisation des discours misogynes et la remise en cause violente des droits des femmes et du principe d'égalité ne sont que la première étape d'un démantellement plus profond de notre pacte démocratique. Le rapport qui vous est aujourd'hui présenté s'attache d'abord à retracer la généalogie de ces mouvements et leur filiation directe avec des mouvements antiféministes plus anciens. Leur recomposition actuelle et leur reconfiguration permanente dans un monde numérique en constante évolution rend les masculinisme contemporain dans toutes leurs dimensions, plus difficiles à identifier et à comprendre au vu de leur diversité, leur fragmentation et leur mode d'expression multiples.

Le rapport des cortiques également d'une partismes de production et de diffusion des mouvements masculinistes en s'attachant à analyser leurs multiples relais. D'autre part, les mécanismes d'adhésion à ces mouvements qui témoignent non seulement d'une banalisation de leur discours à travers la popularisation de nombreux codes mascul auprès des plus jeunes, mais aussi dans certains cas d'un risque de radicalisation pouvant mener à la violence voire au terrorisme. Sans sous-estimer la dimension sécuritaire de ces mouvements, il est toutefois important de ne pas fermer les yeux sur une tendance inquiétante à la normalisation actuelle de ces contenus. et de propos misogynes violemment décomplexés.

Pour autant, parler du masculinisme aujourd'hui ne revient pas seulement à évoquer une simple tendance sur les réseaux sociaux. C'est parler d'un mouvement social et politique en ligne et hors ligne qui vise à mettre en pratique l'antiféminisme et à organiser des actions concrètes pour faire régresser les droits des femmes. C'est un mouvement ancien, mais la démocratisation et la puissance algorithmique actuelle des réseaux sociaux au sein desquels il se déploient ont permis à ces partisans de se retrouver, de s'organiser et de construire leurs propres espaces avec leur code et leur langage.

Aujourd'hui, nous sommes au pied du mur face à un choix de société. Acceptons-nous de laisser prospérer des mouvements qui n'ont comme seul objectif que de détruire les choix que nous avons fait en matière d'égalité ? Oou choisissons-nous de combattre cette menace ?

En réaffirmant nos principes républicains élémentaires, nos rapporteurs ont choisi. Elles appellent à combattre le poison du masculinisme et à réveiller les consciences. Je vais laisser sans plus tarder la parole à nos trois rapporteurs à commencer par Béatrice Goselin pour aborder l'exposition croissante des jeunes génération au contenu masculiniste via des relais numériques de plus en plus puissants et les moyens de mieux les protéger face à ce danger idéologique.

Merci madame la présidente. Bonjour à toutes et à tous. Et bien tout à fait l'exposition croissante de nos jeunes à ce discours, il faut vraiment trouver une c'est une préoccupation vraiment de savoir comment on peut endiguer cette chose-là.

Et donc sur l'enquête, une enquête d'opinion pour sida d'action nous dit que 2/3 des hommes âgés de 16 à 34 ans connaissent un influenceur masculiniste. Alors bien sûr, ça ne suppose pas cette exposition que ça devienne une adhésion automatique. Cependant, quand on sait que 43 % des hommes qui sont exposés à des contenus déclarent adhér à une vision inégale, toxique et violente des rapports entre les femmes et les hommes, on voit quel enjeu quel que c'est vraiment un enjeu de société.

Alors, on sait que les jeunes sont exposés et ils le sont même massivement. La question est de savoir comment on peut réduire cette exposition et éviter qu'elle ne se transforme en adhésion. On ne devient pas masculiniste du jour au lendemain.

On le devient mais parfois sans que personne autour de soi de nous s'en aperçoive. Alors, on a fait trois constats dans le cours de de nos auditions. Le premier constat, c'est les portes d'entrée qui des discours masculinistes qui sont nombreuses, qui sont diffuses et qui sont difficiles à retrouver et à reconnaître et à découvrir et à éviter.

Le masculinisme force souvent masqué. Les jeunes peuvent être exposés à travers des contenus qui semblent en apparence très anodin portant sur le développement personnel par exemple, sur la séduction, le sport. la musculation ou sur des conseils nutritionnels.

Ce ces contenus ne sont pas problématiques en soi, mais certains peuvent constituer des des points d'entrée au masculinisme. Cette exposition s'effectue aussi de manière beaucoup plus diffuse à travers de blagues, de ma de vidéos virales ou de certaines références culturelles qui qui circulent massivement sur nos réseaux sociaux. Mais cette banalisation prend la forme d'une popularisation de code, des références partagées.

Elle rend progressivement des discours plus acceptable, facilite leur diffusion auprès d'un public toujours plus large et la banalisation devient quelque chose d'anodin et donc devient dangereuse pour nos enfants. Enfin, pour le deuxième constat, ce sont les fragilités des personnes concernées qui est mise en cause. Ce sont souvent des jeunes exposés qui sont en période de vulnérabilité.

Un isolement social par exemple, des difficultés relationnelles ou familial, du harcèlement scolaire, une perte de conscience, une perte de repère et d'un sentiment d'échec. Ces fragilités ne conduisent évidemment pas non plus mécaniquement à adhérer à des idées masculinistes, mais elles peuvent rendre certains jeunes beaucoup plus réceptif à des discours qui prétendent leur apporter des solutions, des réponses simples à leurs doutes et à leurs questionnements. Et enfin, le troisème constat, c'est le rôle joué par les plateformes numériques et les réseaux sociaux.

Nous avons été frappés par la rapidité dans laquelle certaines plateformes peuvent emporter, emmener des enfants, exposer des enfants à ces à ces discours masculiniste. En effet, 36 minutes pour pour que les algorithmes emmènent un jeune vers ses ses contenus, notamment sur TikTok. Et lorsque nous nous avons des enfants qui sont âgés qui sont garçons âgés autour de 13 ans ou 11 ans, c'est beaucoup moins que ça encore.

Donc les enfants sont très rapidement emmenés vers ces vers ses contenus et vers vers ces dérives. Alors face à ces constats, nous appelons nous appelons à une véritable stratégie de prévention qui sont fondées sur trois priorités. D'abord, éduquer et former.

Ensuite accompagner ces jeunes en situation de vulnérabilité. Nous appelons à renforcer l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle et varse qui est obligatoire dans les dans les établissements scolaires mais qu'il faut continuer à développer et ainsi que l'éducation au médias et à la formation EMI. Nous demandons de mieux former les professionnels.

Le monde d'enseignant plein de bonnes volontés mais parfois complètement à cours de de de document de contenu. Alors même s'il y a une évolution importante depuis quelques années, il faut continuer à développer, à faire que nos enfants soient protégés et que les gens qui les entourent soient formés à à l'écoute et à découvrir, percevoir ces signaux faibles qui sont évidemment une porte d'entrée vers les masculinismes. Donc il faut il faut aussi sur le plan santé les aider à avoir des des psychologues qui puissent les entourer le médico-social avoir tout ce toute cette chaîne que ce ne soit pas des du travail en sil mais que ce soit toute une chaîne qui entoure les jeunes et qui permettent de détecter ces signaux faibles et de les protéger quand ils sont déjà imprégnés sur lesquels il faut éviter de les faire continuer de les continuer à à entrer et à devenir des enfants qui sont finalement prisonniers de leur de ces contenus.

Donc il faut donc aussi développer une véritable algorithme une véritable éducation pardon aux algorithme de façon à ce que les jeunes comprennent pourquoi certains contenus sont proposés et comment les plateformes orient leurs orientations, le leur attention. Nous avons donc nous invitons également à investir davantage les réseaux sociaux et les campagnes de prévention en utilisant les mêmes codes et les mêmes formats. Proposer des formats identiques qui sont attractifs pour les enfants avec des des petits postcat qui sont qui sont agréables pour eux, qui sont colorés, qui sont binaires, qui sont simples à comprendre. ce que utilisent les masculinistes.

Avoir ce contrepoids permettrait sans doute de permettre aux de faire aux enfants cette éducation aux médias et aux réseaux sociaux. Nous ne pouvons pas laisser les influenceurs masculinistes être les seuls à parler aux jeunes. Il faut donc proposer ces contenus ludiques et responsabiliser les les plateformes numériques.

Tout d'abord, la protection des mineurs doit être une priorité et l'interdiction de l'accès au aux réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans est une proposition qui semble importante qui permettrait au moins d'endiguer et d'éviter cette diffusion massive. Enfin, nous pensons que les plateformes elles-mêmes doivent prendre en compte ses risques en exigeant d'elles les révisions de leur politique de modération qui passera par une meilleure définition du masculinisme dans leur condition générale d'utilisation. Le masculinisme doit enfin être intégré dans le risque systémique afin de déplacer le regard des seuls contenus vers les mécanismes qui favorisent leur visibilité, leur circulation et leur amplification à grande échelle.

D'ailleurs, un arrêt très récent du 16 juin 2026 de la Cour de justice européenne ouvre la voie au fait que les plateformes deviennent responsable des contenus diffusés par leurs algorithmes. C'est peut-être une petite ouverture, mais je crois qu'il faut continuer à creuser cette piste et à obtenir ces ces aides et ses responsabilités des plateformes. Je vais laisser maintenant la parole à ma collègue Olivia Richard qui vous parlera de la dimension sécuritaire de ces mouvements et leurs conséquences en matière de violence faite aux femmes.

Je vous remercie. Merci beaucoup chère Béatrice. Tu l'as dit, la manosphère prend un essort considérable et grâce aux algorithmes enferme ses cibles dans une véritable emprise numérique.

Bien évidemment, il ne s'agit pas simplement d'un trend sur les réseaux sociaux et ça existe aussi dans la vraie vie. Ça se passe au quotidien pour de vrai comme nous l'avons bien entendu et beaucoup entendu pendant nos nombreuses auditions et je pense particulièrement à la sociologue Mélissia Bla. Le masculinisme est une stratégie d'adaptation du patriarcat aux avancées euh des droits des femmes portés par les féministes.

Adoptant un discours victimaire, les masculinistes ont développé un langage codé et invitent par exemple à prendre la red pile, la pilule rouge pour découvrir le monde tel qu'il est réellement à savoir dominer par les femmes. Les féministes sont allés trop loin. Rien ne fonctionne plus parce que personne n'est à sa juste place.

Ce discours de la crise de la masculinité que les chercheurs comme Francis Dupider ou Christine PMAD font remonter jusqu'à l'antiquité a une fonction sociale car il permet de désigner un ennemi communés du groupe dominant. Sinon, je peux me coucher sur la table. Le masculinisme s'inscrit donc dans un continuum de violence faite aux femmes et aux enfants et ces violences sont bien réel.

Le rapport du HCE dont la présidente parlait tout à l'heure et je salue notre nouvel invité. Euh le rapport du RCE de euh janvier 2026 sur l'état du sexisme en France a révélé des chiffres particulièrement alarmants euh et proposer une grille de lecture du sexisme avec une gradation entre le sexisme paternaliste et le sexisme hostile. Au total, 12,5 millions de Français adhèrent aujourd'hui au sexisme paternaliste. 7,5 millions d'hommes et 5 millions de femmes.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire sur les les stéréotypes, les hommes doivent assurer les revenus, le revenu du ménage et les femmes nourrissent. L'homme protège et la femme prend soin.

Le ce sexisme paternaliste s'exprime en parallèle d'un sexisme hostile basé sur l'idée d'une hiérarchie des genres. La femme est inférieure à l'homme. L'homme doit donc la contrôler, la dominer, voire la violenter.

D'après les résultats du baromètre national du HCE, les adhérents au sexisme hostile serait 100 millions en France, soit 17 % de la population dont les 2 tiers sont des hommes. Il est conseillé de punir sa copine si elle veut sortir en boîte avec ses amis. Elle n'a pas besoin d'avoir le permis de conduire.

Elle n'a d'ailleurs c'est pas la peine qu'elle travaille puisque comme les femmes ne sont pas ambitieuses, autant qu'elle s'occupe de la maison afin qu'elle soit disponible le soir quand l'homme qui travaille pour de vrai lui revient et comme ça elle peut s'occuper de lui. On en vient à mettre à remettre en cause le droit de vote des femmes dans certains pays quand on ne menace pas simplement de les brûler vivrees si elles refusent de rester dans la cuisine. Le terro sexiste de nos sociétés permet au masculinisme de se déployer et de circuler.

Citons le porno qui sexualise la violence. Je vous rappelle que euh la cause la première cause d'AVC en France euh chez les femmes de moins de 40 ans, c'est la pratique sexuelle de l'étranglement qui vient évidemment du porno. Un certain type de rap également qui véhicule des stéréotypes très ancrés alors que comme ça cela nous a été expliqué à l'origine, il s'agissait d'une culture d'émancipation y compris des femmes.

Le sport, une certaine pratique du sport en ce qu'il doit permettre aux hommes d'atteindre une meilleure la meilleure version d'eux-même conforte et banalise les stéréotypes sexistes. Les féministes et les associations féministes sont évidemment en première ligne et donc les premières cibles. Intimidation, menaces, tentative d'entrave de leurs actions, raide numérique, cybervolence.

Il tentent de les obliger à quitter la sphère publique. Les masculinistes discréditent la parole des femmes pour les invisibiliser. Enfin, à l'issue de ces 8 mois de travaux, nous sommes convaincus qu'on ne peut décorréler ces mouvements du nombre qui reste élevé malgré toutes nos avancées législatives des féminicides.

Il constitue l'expression la plus courante de la violence masculiniste. Des femmes sont tuées parce qu'elles sont des femmes. Le le féminicide le féminicide est le meurtre d'un propriétaire qui n'admet pas que sa femme lui échappe.

Le masculinisme légitime le fait qu'un homme est un prédateur et que la femme est une proie. Au total, en 2024, d'après les chiffres de l'Observatoire national des violences faites aux femmes, 1283 femmes ont été victimes de féminicide ou de tentatives de féminicide directe ou indirecte. Dès lors, je considère que chaque féminicide est un crime masculiniste.

Au-delà de ce continuum des violences faites aux femmes entre violence sexiste et violence sexuelle, violence numérique et violence réelle, nos travais de documenter l'émergence d'une menace terroriste masculiniste étayé par nos contacts avec la DGSI, le PNAT, parquet national antiterroriste, Pha, Larcom et autres. En France, la menace terroriste masculiniste est aujourd'hui suivie de très près par la DGSI, les services de renseignement intérieur qui ont développé en la matière une réelle expertise et une volonté d'anticipation de cette menace émergente. Ils nous ont expliqué avoir constaté une très forte augmentation durant les deux dernières années de cette menace en lien avec la mouvance Insel la plus radicalisée.

Eux, c'est la Blackpill. À ce jour, pour ce qui relève de cette mouvance, un seul attentat terroriste imminent a été déjoué, vous le savez, à cette Saint-Étienne en juillet 2025 et pour la première fois, il a fait l'objet d'une saisine d'une parquet national antiterroriste sous la qualification d'association de malfaiteurs terroristes criminels. Une dizaine d'autres affaires de radicalisation violente lié à cette idéologie et suivie de près par les services du renseignement intérieur, lesquels soulignent un rajonissement drastique des sujets porteurs de menace, une radicalisation bien plus rapide et un passage à l'acte également accéléré.

Et le tout est possible par une désensibilisation à la violence et des liens étroits entre les mouvements masculinistes et les mouvements d'ultradroite. Le masculinisme, c'est un bar à salade dans lequel chaque influenceur au responsable politique choisit ses objets de haine. Incohérence, porosité, tous mènent à une pente glissante.

La seule ligne de cohérence, c'est la violence et la haine. C'est pourquoi nous proposons de consolider notre doctrine sécuritaire face au risque de terrorisme masculiniste. D'une part en poursuivant l'aculturation de l'ensemble des pouvoirs publics à la prise en compte de cette menace par le biais de programme de sensibilisation de formation à sa détection et d'autre part en mobilisant davantage la qualification de crimes haineux fondés sur le genre et plus globalement en intégrant davantage la violence de genre dans les incriminations pénales retenues par les parquets.

Lorsque sortant d'une boîte de nuit où il a passé la soirée à se prendre des fours, un homme en rentrant chez lui écrase une femme. Ça n'est pas la circonstance aggravante de criminel en en raison du genre qui a été retenue. C'est la conduite en état d'ébriété.

C'est plus facile à qualifier et néanmoins cela contribue à banaliser et à invisibiliser la violence misogine. Dernier exemple, les Étatsmembres de l'OSCE transmettent chaque année des données statistiques pour faire un état de la violence contre les personnes en les catégorisant. Pour les pour 2024, la France a recensé 6000 crimes haineux, environ 10000 crimes homophobes, environ 4000 crimes antisémites et racistes.

Le nombre combien de femmes victimes de crime de haine en France en seule raison de leur genre recensé en 2024 ? Zéro. Je passe la parole à Laurence Rossignol.

Merci. Bonjour euh à celles et ceux qui sont là et à celles et ceux qui sont en ligne. Merci d'être venu et on est heureuse de vous accueillir dans cette salle HAM de Gouge qui est la salle de la délégation droits des femmes, salle climatisée.

Vous pourrez le dire à votre à vos collègues qui sont restés derrière leur écran, ils ont raté une bonne heure dans un dans une atmosphère fraîche. Ceci étant ceci étant dit, peut-être un mot pourquoi la délégation droits des femmes a travaillé sur ce sujet. Euh parce que notre travail à nous parlementaires, c'est d'étudier à la fois la condition sociale des femmes, les politiques publique qui doivent contribuer à l'égalité, mais aussi tout le contexte dans lequel c'est les droits des femmes et l'égalité progresse ou à l'inverse régresse ou est menacé de régression.

Et au même titre que nous avions travaillé il y a 3 ans sur l'enfer le porno avec le rapport porno, l'enfer du décor, nous avons considéré que la question du masculiniste devait du masculinisme devait être porté comme un sujet politique. Il y a toujours une tendance dans le monde politique à considérer que ce sont des sujets qui relèvent plutôt des libertés individuelles, des individus, de la vie privée. Et nous ce que nous voulons faire, c'est porter des sujets politiques qui ont une influence sur la condition des femmes.

Donc c'est ainsi que nous avons travaillé pendant 8 mois et peut-être la première remarque que je peux faire de ce qui m'a nous a frappé, c'est qu'entre le moment où on a commencé notre notre travail à 8 mois et aujourd'hui, ça n'a fait que se développer, croître et pénétrer de plus en plus profondément dans la société française et probablement aussi dans les sociétés qui sont exposées aux mêmes réseaux sociaux et aux mêmes influenceurs que les que les nôtres. Donc c'est d'abord un écosystème à la fois numérique, économique, politique qui s'inscrit dans un contexte international et idéologique. C'est-à-dire que il faut relier le développement des mouvements masculinismes à la montée du suprémacisme de manière générale et tous les experts identifient assez clairement comment à partir de contenu masculiniste auquel les jeunes sont exposés les garçons sont exposés très rapidement sur les réseaux sociaux, ils en arrivent assez facilement à des contenus qui sont des contenus racistes, antisémites, homophobe, transphobes euh raciste, antisémite, homophobe, transphobe, je crois que c'est déjà pas mal et qui tous valid je sais pas valid peut-être aussi et qui tous en fait conduisent la même idéologie qui est celle de la supériorité des hommes sur les femmes et des hommes blancs sur le reste des autres individus.

Donc ça s'inscrit dans une dans un contexte qui est celui d'une remise en cause profonde de la démocratie et qui connaît un basculement nouveau à partir de la 2e élection de Donald Trump. Et à partir du moment où la silicone vallée rejoint politiquement Donald Trump dans le projet qu'on dit illibéral et on observait que avant cette période-là, on pouvait reprocher aux réseaux sociaux et aux plateformes de ne pas être assez vigilant et d'être assez mou sur la régulation. après l'élection de Donald Trump après aussi de transfert économique dans dans les réseaux, on s'aperçoit qu'en fait ces contenus sont poussés et promu par les mêmes réseaux.

C'est pas simplement de l'indolence à la régulation, ce à quoi on a affaire. C'est une volonté politique et euh euh un des chercheurs qu'on a rencontré euh au Québec nous disaient que pour eux c'était un cheval de 3 de euh d'un projet politique global de destruction des démocraties euh dans euh nos pays. Euh ça c'est la première marque.

Donc c'est effectivement bien une question politique, c'est une question économique. C'est pour ça que nous insistons aussi sur la question de la monétisation de ces contenus et nous demandons de les démonétiser. Ça rapporte beaucoup d'argent.

Ça rapporte aux influenceurs euh parce qu'ils vendent des formations, ils vendent des produits, euh ils vendent des stéroïdes euh et ça rapporte aux plateformes bien entendu euh qui euh se réfugient euh le plus souvent derrière le fait qu'ils ne sont que des hébergeurs, mais ils sont des bénéficiaires économiques de tout ce business du masculinisme qui s'est développé. Donc c'est pour ça que nous proposons une stratégie européenne. Deuxème sujet que nous avons abordé parce que nous notre but c'est de faire des états des lieux, faire de sujets dites société des sujets politiques, mais ensuite de proposer euh des réponses et des recommandations.

La première, c'est que qui combat aujourd'hui, [toux][raclement de gorge] pardon, les le masculinisme, bah principalement les associations féministes. Euh ce sont les associations féministes, les lieux. Voilà, je crois que le le HCE est là représenté par Muriel Reus.

Euh c'est ce sont les lieux où on observe la question féministe qui sont ceux où on peut identifier ce type de sujet et les combattre. Donc premier sujet euh donner aux associations féministes les moyens budgétaires et financiers pour qu'elles puissent faire leur travail de euh contre disciscours, dissection des contenus, analyse et ça va très vite parce que euh ce que personne n'ignore que le dans le monde numérique, le temps qu'on s'aperçoive de quelque chose, on est ils sont déjà passés à autre chose et à un autre sujet. 2è sujet important dans la question des familles.

Euh moi je nous on a été très frappé par le nombre de témoignages. Olivia et mes collègues l'ont l'ont évoqué auparavant. Encore ce matin euh un journaliste dans une dans un couloir me disait que son petit garçon de 10 ans s'était mis à lui parler du besoin de manger des protéines.

D'où par où ce gamin de 10 ans s'intéresse aux protéines ? et ben il avait vu des vidéos dans lesquelles on lui disait que pour grandir et pour développer les muscles, il fallait prendre des protéines. Donc il y a tout un business et toute une influence et ça rentre dans les familles.

C'est ce qu'on a évoqué. Donc il y a une question qui est pour nous importante qui est la question du soutien à la parentalité. Il faut aider les parents, les mères, les sœurs, les filles en général à faire face à ces injonctions parce que le masculinisme produit des injonctions.

Ça a été évoqué il y a un instant, mais quand subidement une mère de famille entends dire à sa sœur "Mais tu vas quand même pas sortir habillé comme ça, tu as l'air d'une moins que rien euh" et que c'est jamais quelque chose qu'on a dit à la maison, ça veut dire que c'est venu d'ailleurs et c'est venu des divers influenceurs masculinistes qu'il a eu l'occasion de croiser sur les restaux sociaux. On demande aussi une stratégie interministérielle de prévention et lutte contre ces mouvements. Euh on peut pas Alors, ça a été dit, on a ministère de l'intérieur, ministère de la justice via la PJJ, l'éducation nationale qui a pris conscience et qui se met en mouvement aussi, mais on a besoin d'une stratégie interministérielle et de faire de la lutte contre le masculinisme, une lutte de défense de la démocratie puisque la démocratie c'est quand même fondée sur le principe de l'égalité des des citoyens pour participer à la décision collective.

Dès lors que des contenus profèrent l'idée que les citoyens ne sont pas égaux et donc ils ne peuvent pas tous participer à la décision collective, n'oublions pas quand même que Peter Till explique que le droit de vote des femmes est une une hérésie dans l'histoire de l'humanité et donc c'est une remise en cause de la démocratie et donc il y a besoin que nos pouvoirs publics se mobilisent. On a proposé que la journée du 25 janvier qui est une journée nationale de lutte contre le sexisme qui est insuffisamment à notre sens exploité, utilisé, promu par les pouvoirs publics, soit rebaptisé journée nationale de lutte contre le sexisme et le masculinisme parce que il faut nommer le masculinisme qui est aujourd'hui certes, on dira toujours que c'est la forme nouvelle des antiféministes, mais sauf que les antiféministes sont passés du café du comptoir du café du coin à une diffusion massive sur l'ensemble de la population. Donc ça ça peut paraître symbolique mais c'est la question importante.

Enfin, jeis peut-être conclure en disant une chose, c'est il faut mesurer la violence qui est incluse dans le dans dans cette affaire de masculinisme et c'est une violence à plusieurs niveaux. D'abord au niveau risque terroriste, c'est identifié par le PNAT et la DGSI. Premier niveau de violence, c'est une violence à l'égard des femmes, au quotidien dans la vie puisque les gamins, les les hommes qui pratiquent le masculinisme, on peut le dire comme ça, déploient dans leur quotidien.

On a vu ce weekend le fameux clavinator clavicular clavicular qui était qui se promen avec sa petite vidéo. Merci aux parisiennes et aux Françaises d'avoir remis ce garçon à la place où il fallait le mettre, c'est-à-dire de l'avoir renvoyé au ridicule et à la violence de son de son propos. On est très fier.

Il a dit qu'on était toutes desbiennes. Bah on est très fier que les ce soit en France qu'il qu'il ait pris une petite leçon. Donc violence à l'égard des femmes au quotidien. cybervolviolence, cyberharcèlement, le cyberharcèlement est un des outils des masculinistes et puis enfin violence contre les garçons eux-mêmes par c tout toute toute cette mytification de la virilité et de la musculation et du muscle qui passe par la consommation de produits très toxiques pour des gamins et des jeunes gens.

Enfin, donc le monde politique doit aussi, et ça c'est ma petite touche personnelle, euh faire attention à lui-même. Euh il vous a pas échappé qu'il y a encore beaucoup d'hommes dans le monde politique. Euh faire attention à lui-même à faire attention à ses présupposés ou à ses comment dire à ces lieux communs, ces poncifs qui circulent toujours dans notre monde.

Un des fondamentaux des masculinistes, c'est de dire, ça a été évoqué tout à l'heure je crois, par Béatrice ou Olivia, c'est de dire "Les féministes, c'est bon, elles ont assez obtenu, les femmes, ça va." Et c'est malheureusement des choses qu'on entend encore de temps en temps autour de nous. Qu'est-ce qu'elles veulent encore les féministes ?

Et quand un homme politique reprend à son compte ce type de discours, il alimente lui aussi la crédibilité des propos masculinistes. Je vous remercie. Voilà.

Donc maintenant, si vous voulez poser des questions sur le sujet, c'était à ce point complet. OK, merci. [rires] Voilà.

Oui, vous appuyez. Splendide. Salomet Ferrari pour BFMtech, je me demandais si vous aviez repéré des plateformes en particulier qui diffusaient massivement ces types de contenu, c'està-dire si on avait des pire que les autres, si j'ose dire.

X qui n'a jamais voulu répondre à nos demandes d'audition. MTA TikTok sont des plateformes qui qui qui donnent et qui ne font pas de régulation quoi qu'elles en disent pour certaines pas toutes. Et X ne se ne se dit pas qu'il fait de régulation parce qu'il n'en fait pas du tout mais il à la limite c'est son cheval de bataille.

Kick, c'est ça ? Kick. Voilà.

Kick. chercher qui ils ont même décidé que il serait moins cher que les autres et ils réguleraient pas pour pouvoir attirer un peu plus. Et puis nos collègues le diront peut-être parce que dans le enfin ça a été dit dans le rapport sur les jeux vidéos mais à côté des plateformes des des des shorts en ligne des des influenceurs, il y a tout ce qui est réseau de de discussion, tous les forums.

Il y a une énorme activité masculiniste aussi sur les forums à la périphérie d'un certain nombre d'activités. Pardon, si je peux me permettre de rebondir, YouTube qui pourtant modère et a accepté de venir à la table ronde évoquée par Béatrice Goselin. Il n'en reste pas moins que ça permet à des influenceurs de gagner des fortunes.

C'est un système d'abonnement. On a euh on a invité Pierre Goa qui a fait un documentaire après plusieurs mois d'une plongée dans les dans les réseaux masculinistes et qui s'est retrouvé à se voir proposer des formations pour être la meilleure version de lui-même et un un séducteur irrésistible par un gamin qui devait pas avoir plus de 25 23 ou 24 ans pour la modique somme de 2000 €. Mais même les abonnements, j'ai calculé que ça représentait 18000 € par mois.

Euh donc euh voilà, tout ce qui permet de monétiser euh ces ces contenus-là, Laurence Rossignol le disait, c'est c'est beaucoup d'argent, c'est un business qui est très rentable et donc c'est là qu'il faut agir. Il faut changer le modèle économique euh à défaut de euh de de leur des obliger à appliquer leur CGU parce que dans leur CGU, par exemple, les réseaux sociaux ne sont pas censés accepter des mineurs de moins de 15 ans, ils le font quand même. Donc soit c'est évidemment ce sera au niveau européen qu'il faudra voir ça mais là encore une fois et Béatrice l'a dit, il y a eu une décision de la Cour européenne, la cour de justice de l'Union européenne qui est très encourageante sur la responsabilité liée aux algorithmes.

Donc à suivre à votre question pour la DGS6 et TikTok parce que en fait on vous a épargné parce que le rapport fait 250 pages et on a considéré que on pouvait pas vous garder toute la journée encore que nous on sera nous on aimerait bien. on vous a épargné la diversité peut-être c'est un truc quand même important c'est la diversité des des médias des des modes de communication des sujets. Comment attraper comment attraper et fidéliser des victimes ?

Et dans cette diversité, il y a les incelles, les célibataires involtaires. En fait, en gros, globalement, le la condition des hommes est assez simple quand elle est résumée par les masculinistes. Les hommes souffrent, ils arrivent pas à construire une relation amoureuse avec une femme et c'est de la faute des féministes et des femmes en général.

Tous les poncifs tout à l'heure, les femmes sont pas ambitieuses, disait Olivia, certes, mais elles sont vénales. Tout ça, vous le retrouvez. Tous les vieux poncifs euh misogines se retrouvent customisés euh dans les par les masc par les masculinistes.

Et les incelles, c'est ceux qui sont identifiés comme étant les plus les plus à risque en terme de passage à l'acte terroriste parce que tous les terroristes que qui ont qui sont passés à l'acte se référaient au mouvement des incelles. La bonne nouvelle, c'est qu'on a des fichiers S maintenant qui sont masculinistes. Ça c'est ça preuve quand même que le gouvern enfin les pouvoirs publics sont pas sont pas indifférents mais il y a un focus TikTok comme quoi toute cette affaire quand même des masculinistes sur la planète vous avez les Chinois Trump et Poutine.

Donc on est quand même un peu cerclé hein. Monsieur bonjour. Qu'est-ce qui par Vous pouvez vous présenter s'il vous plaît ?

Julien Fautra de RTL. Qu'est-ce qui parmi vos recommandations est réellement contraignant ? Je vois qu'il y a une une amende forfaitaire pour les outrages en ligne.

Comment est-ce que vous allez réussir à ce que des gens soient réellement condamné ? Merci pour cette question. Il s'agit d'un rapport d'une mission d'information avec des recommandations qui par définition donc ne sont pas contraignantes et nous n'allons pas pouvoir faire condamner qui que ce soit puisque nous sommes une assemblée politique, nous ne sommes pas des juges.

J'ai j'ai pas bien sûr mais ce que je veux dire c'est comment vous allez réussir à ce que ça arrive dans la société la condamnation des et bien et bien une circulaire de politique pénale serait tout à fait la bienvenue. Je le disais, à partir du moment où on ne poursuit pas, on ne mobilise pas les infractions qui existent déjà dans le code pénal sur la la les crimes haineux en raison du genre, tant que ça c'est pas mobilisé, on pourra pas les faire remonter. On peut pas euh dès lors faire de statistiques, on ne peut pas prendre l'ampleur du phénomène.

Donc déjà mobiliser les infractions existante et ça c'est une circulaire de politique pénale. Oui, je vais donc compléter aussi en disant que en fait l'outrage sexiste existe déjà et l'amand forfaitaire pour outrage sexiste dans la vraie vie qui n'est pas sur les réseaux existe. Et là l'idée c'est de faire que ça puisse être aussi sur les réseaux.

En fait, on a des gens qui surveillent les réseaux euh parce que on cherche les pédophiles, parce que et cetera. Donc, il y a des policiers qui sont sur les réseaux. Et là l'idée c'est de pouvoir c'est si on les repère, si on donne les moyens aux associations puisque en fait on sait qu'on a déjà entre autres sur tous les problèmes de de violence sexuelle des associations qui sont comme point de contact qui sont des relais et qui peuvent dire attention là il y a un contenu et bien ces mêmes associations peuvent du coup repérer ces contenus sexistes et là bah en fait on on arrive c'est c'est pas c'est pas aussi euh euh on n'est pas aussi anonyme que ça en fait sur des réseaux.

Donc on arrive à remonter pour savoir qui c'est et si jamais on arrive à les toucher au portefeuille en leur envoyant l'amende et de façon systématique, je pense que ça devrait calmer. C'était un peu ça l'idée. C'est si ça peut se faire dans la dans la vraie enfin dans la vie réelle, ça doit pouvoir se faire aussi sur les réseaux.

Ça doit pas être un lieu d'impunité. Je peux Oui. Juste pour suivre ce que tu dis Dominique.

Mais en fait, il faut des moyens. Enfin, l'outrage sexiste dans la vie réelle, s'il y a pas de policiers dans les rues pour distribuer les amendes, l'outrage sexiste est une infraction vaine. Donc, il faut des policiers physiques dans les rues pour des pour pour les amendes d'outrage sexiste.

Il faut des policiers du net pour les amendes d'outrage sexiste. Et le problème que nous pose globalement l'aire numérique, c'est celle des moyens de d'enquête, de contrôle et de sanction dans lequel on est dans un environnement international et européen. Nous nous faisons des propositions pour que le gouvernement les porte.

Mais on a fait on a fait le porno de entre guillemets, on a fait le rapport sur le pornographie, on a fait et c'est du Sénat qui est venu interdiction des des sites porno au moins de 18 ans. Il y a eu la loi, il y a eu le DSA parallèlement, puis il y a eu la loi Senne. Donc nos préconisations avancent et après il faut que le gouvernement lui les porte enfin que les les représents de la France les portent au plan européen parce que c'est dans cet environnement juridique là que nous sommes.

Et alors, je vais du coup m'appuyer sur le porno aussi parce que c'est pareil, on nous disait "Mais ça va être impossible." Sauf que une fois qu'on a eu l'ARCOM aussi euh avec nous et qui a décidé euh de frapper, et bien étonnamment les sites euh qui nous avaient pourtant menacé de faire des manifestations et cetera, bah tout le monde est en train de se mettre en ordre de marche et aujourd'hui la majorité des sites inaccessible au moins de 18 ans. Donc en fait, c'est c'est ça qu'on veut.

On nous a dit que c'était impossible, on voit que c'est possible. Et ben là, ce sera la même chose. Oui.

Bonjour Alexandre Sama pour AF Info. J'ai deux questions. La première, c'est concernant la AEF info, une agence de de presse.

Ça marche. La première question, ça porte sur la tranche d'âge. Est-ce que vous avez pu établir une tranche d'âge à la fois pour les auteurs des contenus et pour les personnes qui les regardent ?

Et la deuxième, je vais appuyer le le propos de mon confrère de RTL. Est-ce que vous avez pu échanger donc avec le gouvernement ou est-ce que vous pourriez porter une proposition de loi ou dans le cadre du gouvernement un projet de loi justement pour euh proposer de nouvelles dispositions ? les tranches large toutes par toute société enfin dans la hommes c'est de plus des très âgés plus jeunes des gens d'âge mur et mais le public qui nous concerne sur lequel on veut vraiment agir au niveau éducatif et au niveau prévention c'est bien sûr les jeunes adolescents qui commencent comme l'a dit comme l'a dit Laurence parfois même à 10 ans on se retrouve confronté à ce genre de contenu donc c'est vraiment ça après l'idée aussi c'est de contrôler tous ceux qui sont déjà engagés dans une démarche très très très masculiniste pour qu'il y ait et là c'est le contrôle de tout ce qui est phase et cetera et des GSI de d'éviter des actes violents et et des et des problèmes et des et des comment des de fait de d'accuser les femmes et cetera et de et de les poursuivre physiquement ou de façon ou par internet.

Alors pour le coup sur les réseaux, c'est plutôt 16 34 ans aussi et on sait que plus on est dans la tranche 13 15, plus on va être une cible euh rapide et l'algorithme va essayer de vous enfermer là-dedans. D'où le danger d'ailleurs parce que le jeune garçon de 13 à 15 ans qui est dans sa chambre en fait comme nous on voit pas ses contenus puisque par définition les femmes ou les hommes plus âgés ne sont pas la cible de ces algorithmes. Donc ne voit pas les contenus auxquels ce jeune sont soumis et du coup ne se rend pas compte de la façon dont il se radicalise en ligne.

Le système de radicalisation fonctionne à peu près comme la radicalisation pour les départs en Syrie et cetera. Donc c'est vraiment plus un problème de comment on capte des jeunes. Et à la fin euh et d'ailleurs Laurence Rossignol en parlait, ça devient un problème dans la famille quand tout d'un coup le jeune devient un tyran vis-à-vis de sa mère, vis-à-vis de sa sœur, les empêchant de sortir, refusant de faire la vaisselle parce que c'est une tâche féminine et pas une tâche masculine.

Donc effectivement, c'est pour ça que on a on est très attentif aux plus jeunes parce que bah c'est cela qu'il faut pour lequel il faut lutter. Pour la loi, tout ne relève pas de la loi et j'allais dire heureusement parce que une loi c'est souvent long, quand on appelle à appliquer correctement l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, c'est la loi, elle est passée depuis très très longtemps. On demande juste à ce que ce soit appliqué sur la base du programme qu'Élisabeth Borne a mis en place.

Euh quand on dit qu'il faut une il faut inclure ça dans l'apprentissage au réseau, de comprendre comment fonctionne l'algorithme et justement pour apprendre à chacun de garder sa liberté et de ne pas se faire haper de cette façon-là par des des algorithmes. Là encore, il y a pas besoin de loi. Donc il y a plein de choses pour lesquelles il y a absolument pas besoin de loi.

Juste besoin qu'on prenne les choses en main, qu'on décide de prendre tous les choses en main. Et quand on dit tous, c'est tout à fait un terme ministériel. En fait, en ce moment, on parle beaucoup de l'affaire Liana, mais tout cela est un interministériel.

Il y a l'éducation nationale, il y a évidemment le ministère de la santé, il y a évidemment le droit des femmes, il y a la justice, il y a le ministère de l'intérieur. C'est c'est vraiment de l'interministériel et c'est pour ça qu'on demande comme d'une façon générale toutes ces politiques de lutte contre le sexisme, contre le racisme, de d'avoir un vrai pilote dans l'avion qui puisse coordonner tout le monde. Quand on parle de l'Espagne, leur grande force au niveau de leur loi cadre, c'était que ce soit interministériel et qu'il y a un pilote.

Le pilote, c'était le Conseil supérieur de la magistrature chez eux. Ce serait probablement pas ça chez nous, mais un pilote qui dise et qui sache contraindre chaque ministère d'appliquer les choses qui permettent en fait à notre société de vivre en paix. et puis aussi des travails de recherche et là aussi ça dépend pas de la loi.

Bonjour Christophe Hayad le monde. Est-ce que le CIPDR par exemple entre dans les institutions qui pourraient être concernées par des politiques publiques que vous souhaitez mener ? CPD centre interministal de prévention de la radicalisation.

C'est ça. Ouais, je traduis pour ce euh bien sûr. Il y a en fait on a appris on a appris en à partir de 2015 sur les processus de radicalisation le plus souvent en ligne d'ailleurs qui a amené toute une série de jeunes gens filles et garçons d'ailleurs à partir en Syrie rejoindre l'État islamique.

Et on a observé à ce moment-là comment se faisaient les processus de radicalisation. On a aussi observé avec les dispositifs qui ont été mis en place la limite des dispositifs de déradicalisation et donc on peut utiliser tout ce qu'on toute notre expérience. Donc le CIPDR en a une.

Le problème qu'on a aujourd'hui, c'est les moyens de ces différentes structures. Voilà. Je pense qu'il y a des gens qui sont à la tête de ces structures qui sont prêts intellectuellement à faire le à élargir leur spectre à la radicalisation masculiniste.

Pour autant, s'ils ont pas les moyens de le faire, c'est compliqué. Et c'est même à la question peut-être un peu frustrante, est-ce qu'on a beaucoup de propositions de doigt à la sortie de tout ça ? Non, on n' pas beaucoup de propositions là parce que on a déjà un bloc législatif qui est très qui est très solide en matière de lutte contre la discrimination fondée sur le genre, la haine fondée sur le genre.

On a déjà beaucoup de choses. Notre problème c'est d'avoir les outils de sanction parce que je pense qu'on en est plus au contrôle mais ça je n'engage que moi à l'égard des plateformes et des réseaux les dispositifs de sanction et comment on protège nos sociétés. Mais en fait, ce que nous on raconte sur le masculinisme euh on peut le déployer sur bien d'autres sujets.

Et la question de ce qui du bras de fer qu'attend nos démocraties entre notre conception du monde et la conception euh des plateformes euh et des des antidémocraties ou des îles libéraux, elle est engagée. Et pour le moment, on en on en est simplement à essayer d'identifier quels sont quels sont nos outils. On les a les outils, il faut les mettre en place.

Faut des moyens d'enquête. euh de d'enquête, de recherche, faut de la recherche. Nous, on est nous on produit un rapport qui compile une partie des recherches qui ont été faites parce que fort heureusement beaucoup de vos consœurs et confrères ont travaillé sur ce sujet-là.

Nous, on comp globale et on a besoin aussi euh comme pareil pour la radicalisation djihadiste, on avait besoin de faire de de recherche. Alors, je passe la parole maintenant euh à des gens en ligne en réalité. Allez-y, vous voilà, j'ai plusieurs questions de journalistes qui sont avec nous en viso.

Euh Éric Ranou pour le télégraminisme peut-il être assimilé à de l'emprise sectaire ? Et peut-être une deuxième question aussi de Clairallé pour le 1 hebbdo qui fait écho à la question sur le profil des jeunes sur les réseaux sociaux. Avez-vous des éléments sur les profils pour le coup des influenceurs mascul milieu, âge, niveau d'éducation et avez-vous évalué un revenu moyen des plus gros influenceurs en ligne ?

Alors, la première question c'était sur l'entrée de sectaire de la compétence de la Alors, une des premières auditions que nous avons euh mené, une des chercheuses dont le nom m'échappe mais qui est évidemment dans le rapport nous expliquait que ça relevait de la dérive sectaire dans les méthodes d'endctrinement et que oui, il fallait pouvoir accompagner d'une façon propre ces jeunes qui étaient complètement radicalisés parce que fragilité psychologique parce que isolement, parce que trauma, parce que souvent harcèlement à l'école. Bien donc il y a les les mécanismes d'endoctrinement sont proches des dérives sectaires et néanmoins c'est politique. Donc c'est pas tout à fait assimilable sur les sur les profils des influenceurs.

Je ne sais pas si on met Donald Trump et Poutine dedans. Je dirais que oui. Euh donc c'est très varié. ceux qui monétisent euh leurs conseils prodigieux comme de se casser la mâchoire afin qu'elle soit plus carrée et être sûr de draguer tout le monde avec succès, euh ils ont une dans ils sont dans la vingtaine, ils sont c'est pas grand-chose.

Après, on peut pas faire une carte exactement de tous les masculinistes parce que certains sont cachés, on n pas accès à tout. Notamment chez Discord, il y a des salons auquels on n pas accès, il y a toute une mouvance qu'on ne voit pas. Donc non.

Et pareil sur le financement, on sait que les mouvements antidroit grâce au travail de Nilata, on avait auditionné Jean Ephèse euh de l'IPAC également, c'est 1 milliard 2. Euh ça avait été aussi repris par euh les travaux et le remarquable travail du rapport pardon du CE sur les masculinistes aussi. euh 1 milliard2 euh financés de mouvements de flux financiers dans le monde plus des fondations privées.

Euh on va pas citer euh j'ai envie de voir ce terrain mais si c'est fait euh [grognement] voilà ça plus les la fondation héritage la fondation héritage pardon euh ça plus les revenus générés par les contenus sur TikTok, YouTube et autres. Bon ils ont beaucoup plus d'argent que les associations féministes, c'est certain. Et donc on le disait quelqu'un comme clavicular, je crois que c'était ça peut aller jusqu'à 100000 dollars par mois.

Donc c'est quand même des revenus conséquents pour un certain nombre. J'ai également deux deux autres questions. Christine Matthus du Parisien euh écrit euh donc des associations féministes, chercheurs et spécialistes des violences du genre estiment que certaines formes de masculinisme, notamment les INEL et on l'a vu récemment, euh doivent être reconnus comme une menace sécuritaire spécifique, soit officiellement comme du terrorisme.

Quelle est votre position sur le sujet ? Euh je dirais proposition numéro 4, faire entrer les contenus masculinistes dans l'analyse des risques systémiques prévus par le DSA et dans ce cadre imposé aux plateformes numériques. Ça de définir de manière précise les contenus à caractère sexiste, misogyne ou masculiniste au sein de leurs conditions générales d'utilisation pour ensuite pouvoir justement aller démonétiser ces contenus une fois qu'on les aura correctement définis.

Mais surtout et on le sait la DGSI les a déjà dans leur prisme et surveillent déjà des gens ont déjà affiché S des Insell puisqu'on sait qu'effectivement sont plutôt eux les plus dangereux. Mais effectivement, je pense que cette prise de conscience existe [grognement] et on a bien fait de le prendre d'en prendre conscience puisque au Canada il y a pas plus tard qu'il y a de jours, il y a eu un attentat de quelqu'un qui allait pour a priori tuer des femmes. Bon, comme trois hommes l'en ont empêché, il a tué trois hommes mais il a été tué lui-même.

Si je peux compléter pour revenir à ce qu'on disait, le le PNAT a qualifié de d'entreprise terroriste la tentative de passage à l'acte d'un jeune garçon à Saint-Étienne il y a un an. Une dizaine d'autres cas sont sous le radar de enfin pas sous le radar sous la vigilance de la DGSI. Et néanmoins, il y a une question à se poser sur la culturation comme toujours du milieu judiciaire et sur la formation de nos magistrats.

Euh car autant nous étions plus ou moins d'accord, nous étions assez d'accord sur le fait qu'il n'était pas nécessaire de modifier le code pénal quant à la définition du terrorisme, hein. Parce que quand on fait des listes de ce qui peut être considéré comme rentrant dans la catégorie, on en oublie certainement et on s'interdit des d'inclure des évolutions futures. Donc toucher à la définition du terrorisme, c'était pas forcément opportun.

Garder cette souplesse d'interprétation paraissait bien et néanmoins, il faut que ça s'accompagne d'une acculturation parce que considérer qu'au seul fait et là je ne sais pas si c'est partagé par mes collègues, je pense que on verra, elles parleront pour elles-mêmes. Mais le simple fait de considérer qu'il n'y a pas de revendication politique du seul fait qu'un acte est commis sur quelqu'un de proche, les relations interpersonnelles à mon sens n'exclu pas le caractère politique avec des visées terroristes, c'est-à-dire de faire peur à un nombre plus grand de personnes, donc à toutes les femmes. Évidemment, quand on tue une femme, les autres réfléchissent également.

Et d'ailleurs à Montréal, dans un article que j'ai lu, une habitante du quartier expliquait qu'avant elle se promenait sans aucun problème et maintenant elle a peur. Est-ce que le fait que des relations interpersonnelles existe exclut l'idéologie politique ? Je ne le crois pas.

Donc pas modifier la définition du terrorisme dans le colte pénal, mais acculturer pour faire évoluer des stéréotypes comme quoi si on va se venger de son ex-femme ou de sa femme, c'est nécessairement pas du masculinisme, ça je ne voilà, il faut évoluer là-dessus mais c'est pas du ressort de la loi. Je pourrais compléter si ça vous dérange pas. Euh donc l'idée ce que ce que disait Olivia, il y a aussi le fait que un juge va plus facilement euh aller aller vite quand on va juger par un homme qui fait un acte violent contre une femme euh parce qu'il a été en état d'abriété ou parce qu'il a un problème mental parce que c'est plus rapidement jugé.

Mais par contre ça invisibil invisibilise pardon ça invisibilise le complètement le fait que là il a et c'est en fait la haine ou le le ressentiment très profond contre cette personne et donc on fait on on ça reste neutre. Alors, c'est plus facile pour pour obtenir des jugements rapides, mais par contre ben on a ce problème de non reconnaissance qui finalement peut-être quelqu'un qui va se apprendre qu'une personne a été a été jugée parce que elle a la elle ne supporte pas ou elle elle a ce ce masculinisme qui qui lui l'envahit et ben peut-être que ça éviterait à d'autres personnes de de d'avoir ces mêmes actes. Donc c'est c'est un peu le problème et c'est pour ça que la formation des des magistrats et des et des procureurs est importante.

Ah oui, bonjour Clara Durant Politicau. Je voulais rebondir sur ce que vous disiez sur la pardon sur la définition de risque systémique qui est dans le DSA. Est-ce que justement vous voudriez que le gouvernement demande du coup une ouverture peut-être de ligne directrice pour préciser euh cette définition de risque systémique qui est intégré comme vous le proposer euh euh la notion justement de de masculinisme à prévenir parce qu'effectivement comme c'est une notion très large euh c'est vrai que c'est pas euh intégré directement dans le dans le texte.

On n pas très bien compris la question. On aimerait que le masculinisme en tant qu'idéologie dans toutes ces composantes euh fasse partie de soit considéré comme un risque systémique. Euh oui, dans le DSA, c'est bien ça qui euh le DSA qui demande aux plateformes de prévenir les risques systémiques.

Et justement, comme c'est une notion très large qui donne pas d'exemple, est-ce que par c'est pour ça qu'on commence en disant définissons dans les conditions générales d'utilisation les contenus qui peuvent être considérés effectivement comme étant clairement masculiniste. Cela du coup inscrit au DSA serait interdit et démonétisé de base et euh et si les plateformes persistent à les maintenir, les plateformes seraient poursuivies. Et mais justement, c'est pour ça que je me demandais euh pour que ça puisse arriver, pour que ça puisse être intégré, euh j'ai j'ai l'impression qu'une des solutions, c'est peut-être de demander des ligne directrice sur ce terme-là à la Commission européenne et je me demandais si vous alliez en parler avec le gouvernement pour demander la un peu comme ça a été fait sur les réseaux sociaux où il y a eu des lignes directrices pour donner la possibilité aux États-membres de légiférer sur le sujet.

Je moi je pense qu'il faut qu'on aille présenter notre rapport à Bruxelles aussi euh pour essayer parce qu'il y a des gens qui travaillent sur cette question-là et depuis que je suis au Sénat, j'entends tout le monde dire il faut arrêter de travailler en silo absolument dans tous les domaines. Je pense que c'est bien que tout le monde se parle et pourquoi pas y aller avec avec tous ceux qui se sont investis aussi sur cette question là. Moi le seul le seul frein que je verrais c'est la liste de ce qui serait considéré comme masculiniste ou pas.

Ça c'est pas possible. Donc à mon sens, c'est l'objectif, le projet politique poursuivi. On apprend aux enfants, on devrait et on essaie de le faire à développer l'esprit critique.

Quel est l'intérêt de la personne ? Que cherche la personne qui poste telle vidéo en en le faisant. Donc finalement, ce serait de se poser la question euh quel est le but de cet influenceur ou de ce contenu ou de cet algorithme ? ici c'est de prenez une rupture d'égalité, la hiérarchisation des genres, une violence quelle qu'elle soit.

Euh voilà, ce serait plus à mon sens, il faudrait éviter la liste pour euh se limiter aux objectifs poursuivis par le contenu. En fait, les féministes dans les différents pays euh européens mais aussi euh en Amérique du Nord euh sont en lien entre elles. Euh ce rapport-là, il va circuler en dehors de la France au même titre que quand on a travaillé sur le porno. les britanniques.

Alors ça pas grand chose à voir avec l'Union européenne, je vous le concède, mais quand même travaillait eux aussi sur la question de la régulation de l'accès au porno. Donc il y a un mouvement à faire que qui est un mouvement de pression sur nos à l'intérieur des Étatsmembres et ensuite via les Étatsmembres sur le l'Europe. Voilà, c'est le rapport il va l'accès à internet est libre.

Voilà, dans les pays où il y a pas d'accès à internet, pardon, je sais pas. Dans tous les pays où l'accès à internet est libre, dans toutes les démocraties, c'est le même sujet au même titre que le l'accès au porno est le même sujet dans toutes les démocraties. qui joue.

J'ai trois questions en visio encore. Alors effectivement donc on parlait de Montréal, vous vous êtes rendu vous à Montréal. Marie Durreux, journaliste indépendante demande peut-on pardon peut-on s'inspirer de ce qui a été mise en place là-bas ?

Et j'ai une deuxième question euh pour le groupe EBRA de Delphine Banco. Comment l'influence masculiniste se manifeste-t-elle au collège et comment l'éducation nationale peut-elle contrer ce discours en dehors de les Vars ou en complément de des cours des Vars ? Alors la première question c'est est-ce que ce qui se passe là-bas peut se faire ici ?

Oui, parce que de toute façon ce que vient de dire Laurence, c'est que c'est un sujet planétaire. Euh je pense entre autres par exemple à la Corée du Sud qui est le premier pays qui souffre de deepf où on de deepfc sexuel où on met des femmes en ligne nu alors pas forcément d'ailleurs avec leur corps et donc et on les harcèle avec ça et donc je pense que ce ce souci est totalement planétaire. Donc ce qui est fait à Montréal peut tout à fait se faire ici.

Je vais citer un exemple d'une chose qui est faite à Montréal, c'est justement le la déradicalisation. considère d'avoir une ligne qui permet d'accueillir de d'entendre et ensuite d'accompagner de façon plus physique des jeunes qui seraient radicalisés au niveau du du masculinisme ou des familles qui appellent voyant un de leurs membres radicaliser et savoir comment accompagner cette personne pour pouvoir essayer de l'amener justement vers le lieu qui va l'aider à être déradicalisé. Donc on est allé visiter ce centre.

Je pense que un tel centre peut tout à fait se développer chez nous et traite de toutes les radicalisations. Donc là l'idée c'est pas forcément d'inventer quelque chose de nouveau, mais d'ajouter une corde supplémentaire à l'arc de ceux qui s'occupent de la radicalisation en disant attention le masculinisme fait partie des radicalisations possibles. Euh donc voilà.

Et sur le collège, je laisse Béatrice répondre. Oui. Alors sur le collège, on a parlé des signaux faibles, mais ils existent aussi dans le collège.

Vous avez parfois des répétitions d'action mené contre l'égalité des des filles et des garçons. Vous avez parfois des discours, vous avez aussi l'expression de de de de comment des références à des réseaux sociaux. On vous dit les filles, enfin, on dénigre le on dénigre les le féminisme.

L'augmentation de prises de l'espace, c'est tout simple. Même dans les cours d'école, vous avez des des des comptes d'augmentation. Donc ça c'est pour nous.

Vous les filles, vous vous reléguez dans un petit coin de la cour. Ça peut-être alors c'est parfois pour faire du foot mais les établissements scolaires en primaire font attention justement à ce que l'espace de la cour soit soit partagé entre filles et garçons parce que c'est vrai que si on joue au foot, on a besoin d'espace mais les filles elles aussi. Donc c'est quelque chose qui est déjà engagé dans les primaires.

Mais peut-être que même sans faire du foot, on peut avoir cette décision de prendre vraiment le l'emprise sur le le l'espace court et laisser les filles dans un dans un coin de du voilà des petites choses simples mais qui sont qui pour lesquelles les enseignants doivent être formés pour être à l'affu et être attentif à à ça. formation sur le plan initial, la formation initiale, il faut vraiment avoir cette cette chose comme l'égalité des genres, comme le respect et cetera qu'on a déjà mis, mais il faut vraiment aussi avoir cette pensée sur le masculinisme et sur la formation continue. Il faut vraiment que nos enseignants continuent à être à avoir cette vigilance et que les et que on propose au niveau de l'éducation nationale ces formations tout au long de la carrière parce que ça évolue, ça a été dit, ça évolue très très vite et nos enfants malheureusement évoluent très très vite avec avec ces ces choses-là.

Et puis ce qui est important aussi et qui est qui est un un boomerang mais qui est quand même important, c'est la le la l'autocensure des filles qui parfois pour ne pas justement se heurter à ce phénomè ce phénomène important de garçon. Si dans une dans une structuration comme ça, vous avez un tiers de de d'enfants qui vont adhérer qui vont dire au qu'ils adhèrent, vous en avez un tiers qui ne dit rien mais qui ne s'oppose pas non plus et vous avez un tiers qui se rebelle. Vous voyez comme quoi donc les filles se trouvent souvent dans cette partie où finalement on ne dit rien parce qu'on veut surtout devenir invisible parce que sinon on va être la cible.

Donc c'est important d'avoir ces d'avoir à l'esprit cette recherche dans les établissements scolaires. Juste en complément, cette formation des enseignants, de toute façon, on la prenait déjà nous dans notre rapport fille et sciences pour justement faire en sorte que on donne la même chance aux filles comme aux garçons de devenir bon en math et de devenir des futurs ingénieurs puisqu'on manque de 15000 ingénieurs en France chaque année ou devenir des bons techniciens ou techniciennes. C'est même pas un enseignement supplémentaire, c'est juste bien le faire.

Euh par ailleurs, par rapport à les VARS, les VARs s'adressent aux enfants. Il y a normalement aussi une éducation au médias qui doit se faire et qui ne se fait pas toujours. Je pense qu'aujourd'hui, on vit dans un monde où si on n pas cette éducation au médias, on risque de tomber là pour le coup dans des emprises sectaires, de pas que chez les masculinistes.

On peut toutes sortes de radicalisations peut se faire parce que aujourd'hui on voit bien que on ne surveille pas en tout cas pas assez euh le ce que ce que regarde nos enfants sur les réseaux et puis un accompagnement à la parentalité parce que effectivement l'école ne peut pas tout mais les parents aussi et les parents ils doivent être informés du risque que courent leurs enfants quand ils sont devant un téléphone ou un ordinateur seul dans leur chambre et souvent parce Parce que quand on parle de pédocriminel, les pédocriminels viennent capter les enfants sur les réseaux aussi. Donc le c'est un monde de danger en fait. Euh quand on parle du collège, d'ailleurs la DGSI nous signalait c'est 13 14 ans les risques le plus grand risque de radicalisation 13 14 ans.

Donc on est effectivement au collège quand on voit les problèmes de de pornogra de pas de pornographie là c'est 10 11 ans l'accès à la pornographie mais c'est aussi une cause d'un certain nombre de ces désordres. Mais je pensais à la prostitution des mineurs qui commence au collège aussi. Et la prostitution des mineurs, c'est aussi bien un sujet de domination d'un garçon sur une fille, surtout au collège.

Donc de toute façon, les enseignants ont un gros travail à faire, les parents ont un gros travail à faire. On doit travailler sur notre jeunesse parce que c'est la jeunesse de demain qui est concernée là en l'occurrence quand on est au collège. Vous vont dire sur 13 14 ans.

Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est l'âge où l'enfant se construit à son adolescence. il est en train de se chercher, il se pose des questions et quand il trouve les réponses dans des réseaux comme ça, il s'enferme et s'il n'enferme de ses réseaux, il va chercher plutôt des contenus qui va conforter ses ce qu'il est en train de voir et non pas les contrees.

Comme il n'a pas la la culture du média, l'éducation du média pour essayer de voir les arguments qui vont dans le même sens mais éventuellement une auto un d'arguments qui vont qui vont contrebalancer et bien en fait c'est la proie idéale même au lycée c'est déjà moins vrai. comme quoi l'importance de la de la connaissance des d'éducation au médias est est vraiment est crucial. Peut-être pour résumer ce chapitre, en fait ce que ce à quoi nous avons à faire, c'est une bataille, une offensive culturelle et politique contre les femmes.

Il faut répondre à une offensive culturelle et politique par une contreoffensive culturelle et politique. Et la contreoffensive culturelle et politique, elle ne se résout pas simplement dans des mesures de d'un code pénal agrandi. C'est pas tout n'est pas le code pénal.

Il faut bien entendu les outils de sanction. C'est indispensable. Il faut les outils de protection des individus.

C'est d'ailleurs le but de la loi sanctionner et protéger. Mais il faut surtout une mobilisation de la société. C'est pour ça que le travail que vous faites vous euh journaliste, est un travail d'information sur des sujets que nous voulons rendre visibles, où nous avons peut-être un temps d'avance.

Ici dans cette autour de cette partie-elà de la table. On a un temps d'avance sur le reste de la société. Vous avez des confrères, des conseurs qui ont un temps d'avance sur le reste de la société parce qu'ils ont déjà travaillé dessus.

Mais c'est un travail qu'on doit faire ensemble parce que les outils de la bataille culturelle, ils sont avec les médias et tout en ayant en tête que pour autant une partie des de l'information ne passe plus par vos médias. Et voilà. Et euh c'est c'est ça aussi c'est c'est difficile mais la mobilisation politique est déterminante.

Il faut que le monde politique prenne la mesure du risque démocratique que porte le mouvement masculiniste. On a une dernière question en visio Mathilda Ruiz yest pour mesinfos.fr fr sur le financement des associations féministes euh dont ce financement donc qui a baissé entre 2024 2025.

Euh or elles sont un levier nécessaire à la lutte contre le masculinisme. Comment leur donner davantage de moyens en tenant compte du contexte budgétaire actuel dans le pardon juste dans le contexte budgétaire actuel qui certes est très pesant. La demande des associations féministes, c'est quand même pas énorme par rapport aux sommes qui sont en jeu dans le contexte budgétaire.

Donc je pense qu'on peut tout à fait dans le contexte budgétaire actuel accorder aux associations féministes les moyens euh de mener la bataille culturelle. Pour autant, les plateformes ont un petit peu tendance à considérer que c'est aux associations féministes euh de faire le boulot euh de euh repérage euh et alerte euh pour les inciter à la régulation. Euh il faut aussi que les plateformes payent hein parce que c'est eux qui sont euh à l'origine des la toxicité.

Euh on peut pas demander à euh au budget de l'État de prendre en charge euh sur ses sites propres la régulation de ce que les plateformes autorisent. Je dis ça parce que une petite tendance à nous dire "Oh ben, il y a qu'à demander aux associations féministes, elles vont elles ont qu'à nous signaler." Bah oui, mais qui paye les associations féministes pour pour signaler ?

Il faut que il faut que les plateformes payent. J'aimerais compléter cette brillante intervention si je peux. Euh on nous demande de voter 36 milliards supplémentaires pour l'armée et ce serait encore insuffisant pour répondre à la menace.

Je ne conteste pas cette chose. Je dis juste que à à enchaîner les priorités les unes après les autres parce que c'est une question de priorité de politique publique, on enlève toujours à Paul ce qu'on donne à Jacques et il y a un moment on se retrouve un peu tout nu. Donc euh je dis ça puisque ce matin on débutait les travaux de la commission d'enquête euh sur l'état de la chaîne pénale et du monde judiciaire et de la réponse adopté adaptée adoptée pour la la pédocriminalité euh lorsque les violences intrafamiliales ont été déclarées priorité nationale j'ai oubli comment ça s'appelait les budgets ont été pris sur la protection sur la lutte contre la pédocriminalité de ce qu'on m'avait expliqué.

Donc aujourd'hui, on revient à la lutte contre à la lutte contre les attentes sexuelles sur mineurs. Évidemment, c'est très important. Où est-ce qu'on va prendre le budget ? [grognement] Depuis que je suis élu depuis octobre 2023, on entend que parler de lutte contre le narco et le grand banditisme.

Je dis pas qu'il faut pas lutter contre le narco et le grand banditisme, mais une priorité nationale en chasse une autre. Il y a un moment va peut-être réfléchir à ce qu'on veut comme projet de société. C'est ça qu'on dit et que tout est lié et que mettre l'argent dans les dans les gros fusils et dans les grosses armes, c'est pas n'importe qui qui prend la décision de de faire ça et que peut-être on pourrait essayer de s'entendre pour réussir à vivre tous ensemble.

Alors, je vais rebondir là-dessus en disant que justement on met de l'argent dans notre armée parce qu'on se dit que il y a potentiellement une menace russe qui est une menace sur notre société aussi puisque là on voit bien que ce que prône la Russie c'est un combat sociétal. C'est parce que justement on soutient l'homosexualité, on laisse trop de place aux femmes. C'est c'est le même combat.

C'est le même combat. Donc on comprend qu'il faille le combattre par les armes quand ils arrivent avec des chars. Pour autant, il faut pas le combattre que par les armes parce que par les réseaux et on sait bien que les réseaux russes entre autres attaquent nos réseaux, bien il l'attaquent entre autres culturellement par le biais du masculinisme.

Donc c'est exactement le même combat et donc c'est pour la même raison qu'il faut qu'on trouve du financement pour pouvoir lutter. Est-ce que vous avez identifié des personnalités françaises qui incarneraient, qui véhiculeraient le masculinisme en politique ou qui ont leur place dans les médias ? Ouais.

Louis Sarkozi, ça c'est je répète ce que j'ai entendu dans la salle, je dirai pas de d'où ça de qui ça vient. Ça permet de voir qu'il y a toutes les générations. C'est pas c'est pas nouveau, c'est pas jeune.

Écour évidemment le premier. Il l'a écrit, hein. Il l'a écrit. micro.

Non mais c'est bon [rires] tous ces politiques qui ont plaisir à montrer leurs muscles. Euh ça se fait beaucoup chez les jeunes, les vieux moins euh mais chez les jeunes c'est plus tendance et à parler de leurs échecs électoraux en disant que c'est comme une femme qui comprend pas comprend pas comme ça. Euh ça c'est envoyer des signaux masculinistes. pas dans le rapport donc ça n'engage que moi et pas mes collègues de toute la table.

Je partage complètement toi. Voilà. Et puis sinon effectivement on a on a nos propres influenceurs français.

Oui, on a nos propres influenceurs. Mais encore une fois, pour dire que tout ça n'est qu'un continuum de quelque chose qui existe déjà, je ne citerai aucun collègue mais le nombre de remarques qu'on entend en hémicycle quand une femme prend la parole, on explique "J'entends des commentaires sur sa tenue, sa coiffure, son maquillage", pas un mot sur ce qu'elle est en train de dire. On la regarde, on ne l'écoute pas, on en est encore là.

Euh voilà. Et puis après quand on parle de sujet, je me souviens d'une proposition de loi sur les congés monstruels, l'un s'est exclamé "Ah, encore un truc de bonne femme." Je suis pas élu depuis 40 ans, hein.

Donc euh il y a des celui qui porte évidemment ça en étendard, le premier c'est Éric Zemour. Mais le féminisme est allé trop loin, l'égalité c'est bon, vous l'avez, on l'entend régulièrement. Et j'ai une question de l'AFP en visioconférence Ines MBembauiku.

Plus l'âge augmente, plus l'égalité est perçue comme atteinte. Entraînant donc une forme de gender fatigue selon le HCE, vous évoquez l'éducation des jeunes. Mais qu'en est-il de la sensibilisation des générations les plus âgées ?

Moi, je crois pas que plus euh plus euh l'âge avance, plus on remet en cause l'égalité. Euh franchement, je le crois pas parce que je pense qu'il y a des sujets de génération. Alors, il y a peut-être eu d'anciennes anciennes générations qui étaient pas spécialement pour l'égalité.

Ensuite, on a une génération qui a plutôt formée à ça. Je pense qu'il y a aussi des niveaux d'éducation qui changent et qui font qu'on aborde pas les choses de la même façon. Euh pareil chez les jeunes, la gender fatigue en fait, on nous a raconté que elle date de l'antiquité.

Dans l'antiquité déjà, des hommes se plaignaient parce que les femmes prenaient trop de place. Dans l'antiquité, on a le recul maintenant pour se rendre compte que dans l'antiquité, on n'avait pas tout à fait l'égalité. Euh dans les années 70 déjà, on nous disait que l'égalité était acquise.

Je vous rappelle mesdames que on ne peut avoir un compte bancaire à notre nom sans l'autorisation de notre mari que depuis 1967. Et en 70, certains disaient "ça y est, l'égalité c'est fait." Donc on a on nous a toujours expliqué qu'en fait on était très très bien.

Et d'ailleurs quand on n pas tous les mêmes droits, oui mais c'est parce que on dirige à la maison. Ben non, nous on veut juste pas spécialement diriger rien. Nous on veut juste l'égalité.

On se dit qu'on est la moitié de la population, ce serait super que avec l'autre moitié on s'entende et qu'on arrive à partager tout. Pour [grognement] compléter ce que dit Dominique, répondre à la question de l'AFP, je pense que c'est assez complexe cette étude du sexisme par génération parce que ça dépend quels sont les indicateurs du sexisme que l'on prend. Et le HCE a assez bien euh identifié ça en en catégorisant plusieurs types de sexisme.

Mais et alors il y a effectivement un certain nombre d'items sur lequels euh les générations les plus avancées euh sont euh toujours dans les poncifs historiques de la misogénie. Et puis par ailleurs, vous prenez euh l'impact euh de vous prenez les questions de sexualité, les questions de rapport aux femmes. Est-ce qu'on peut bousculer un peu une femme pour obtenir d'elle ce qu'on veut ?

Et bien, ils sont les moins de les plus jeunes sont plus nombreux à répondre oui que les plus anciens. Et quand vous prenez l'article du Parisien qui est sorti la semaine dernière avec l'enquête de l'IFOP sur les pratique sexuelles, étrangle 37 % des jeunes femmes ont sub un étranglement, soit plus de 60 % une fessée et cetera et cetera, on est là incontestablement dans un phénomène générationnel. poser la question aux femmes plus âgées et vous verrez qu'elles auront pas du tout les mêmes réponses sur ce type de pratique.

Et en fait, il y a aussi l'exposition au porno qui est est-ce qu'on a été éduqué à la sexualité par le porno ou est-ce qu'on a été pas éduqué du tout pour ce qui concerne les générations les plus anciennes où on a pris comme on pouvait. Ça a un impact sur le rapport aux femmes et aux mécanismes de domination. Euh donc tout ça et sur les pratiques sexuelles aujourd'hui.

Donc tout ça euh rentre en ligne de tout ça rentre en ligne de compte et ça dépend vraiment des items qu'on prend pour identifier ça. Je pense que ce qui se passe chez les jeunes est quand même relativement inquiétant et c'est directement lié à la à la consommation d'écrans euh de réseaux sociaux, de plateformes, de de chat et de communautés diverses et à la consommation de porno. Nous ne disso pas la question du porno de la question du masculinisme.

Il y a une continuité dans notre travail. C'est bon. Mais écoutez, merci beaucoup aux personnes en ligne, aux journalistes en ligne, aux journalistes présents et puis donc vous avez le rapport, vous avez l'essentiel.

Évidemment, comme tous les rapports de la délégation en droit des femmes, notre objectif est de le faire vivre, d'aller le porter de toute façon auprès de tous ceux qui peuvent être concernés. Vous l'avez entendu, ça concerne de toute façon plusieurs ministères, mais ça concerne aussi l'Union européenne puisque le Digital Service Act, c'est eux qui le gère. Mais de toute façon, c'est je pense notre combat à tous pour demain et pour un choix de société plus égalitaire.

Merci.