#RDLS116 - Dangers du régime macroniste, police, racisme, Adama Traore
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Locuteur 1Fait
« 33 yeux crevés dans le pays n'aient pas provoqué une réaction de solidarité comparable à ce qu'a été l'étouffement et l'assassinat par asphyxie de monsieur George Floyd aux États-Unis d'Amérique, c'est quand même un problème. »
- 7:00Locuteur 1Fait
« Celui qui est au chômage, eh bien c'est de sa faute, celui qui est pauvre, eh bien, c'est de sa faute, celui qui s'est fait crever un œil, c'est de sa faute, etc. »
- 11:00Locuteur 1Fait
« Depuis que Macron est au pouvoir, toutes les libertés, syndicales, associatives, démocratiques, parlementaires, toutes sans exception ont reculé. »
- 15:00Locuteur 1Fait
« Vous avez dans la police nationale un niveau de suicides extrêmement élevé. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour, c'est la 116ème édition de la Revue de la semaine, vous vous trouvez là à nouveau dans mon bureau de président à l'assemblée nationale, président de groupe à l'assemblée nationale, on a un peu discuté avant avec Antoine pour un peu changer la forme de la revue de la semaine, donc on essaye de mijoter une autre recette mais ça ne sera pas aujourd'hui. Bon, donc on ne perd pas de temps, le générique, tout de suite Bon, mon premier sujet concerne l'évolution de la pratique des institutions dans notre pays et, naturellement, l'évolution de la liberté. Ça a toujours été un sujet d'étude de voir comment chaque président traitait l'exercice de sa fonction et quel était le niveau de respect des libertés publiques sous chacune des présidences.
Je veux dire que, bon, quelque soit le président, il est à l'intérieur d'un cadre qui permet tous les débordements d'autorité et de pouvoir. Et on a à chaque fois observé comment chaque président traitait cette possibilité et comment lui-même se comportait par rapport aux libertés Et je vous ai mis en garde très tôt sur ce qui était en train de se passer avec monsieur Macron, pour des raisons qui sont d'abord des raisons de fond, qui tiennent à la cohérence idéologique du personnage. Monsieur Macron est un libéral, c'est-à-dire quelqu'un qui considère que, à l'allemande en quelque sorte, il y a des lois de l'économie et qu'elles sont supérieures à toutes les autres et qu'il faut faire tout ce qu'on peut pour qu'elles puissent de déployer sans entrave.
En Allemagne, on appelle ça l'ordo-libéralisme, c'est-à-dire on dit "eh bien l'économie, écoutez, c'est pas un sujet politique, c'est à côté". Naturellement, comme on le sait, l'économie, ce n'est jamais que la manière qu'ont les gens de rentrer en relation les uns avec les autres pour produire les biens dont ils ont besoin pour leur propre existence matérielle. Naturellement, c'est un petit peu plus compliqué, parce qu'on produit aussi des choses qui ne servent strictement à rien du point de vue des conditions matérielles, enfin vous savez tout ça aussi bien que moi.
Mais enfin, l'économie, c'est d'abord ça, et évidemment que la façon avec laquelle fonctionne l'économie, si elle permet que les inégalités se creusent, que certains s'approprient la plus grosse part de la richesse qui est produite et d'autres moins etc., bref toutes ces inégalités qui vont structurer la société, qui vont donner lieu, elles-mêmes à des problèmes considérables dans la société, ont leur origine dans l'économie et le modèle économique. Par conséquent déjà vouloir couper l'économie de la politique, c'est-à-dire de la décision collective, c'est une violence, hein.
C'est comme si on disait "on coupe l'étude du corps humain de la respiration parce que la respiration, ça fonctionne tout seul", peut-être bien mais, si vous ne prenez pas en compte le mécanisme qui la produit, eh bien il y a de grandes chances pour que vous n'alliez pas bien loin pour traiter quelqu'autre problème que ce soit. C'est un exemple qui peut paraître un peu tiré par les cheveux, mais il permet quand même de montrer pourquoi c'est une violence intellectuelle et une absurdité de séparer l'économie de la politique, étant entendu que l'économie, c'est le mode de fonctionnement en commun pour produire la richesse et la politique, la façon de la répartir et d'organiser les droits mutuels des individus. Donc, quand vous commencez un régime économique par une violence, tout le reste va avec, parce que les dérèglements, ce qui n'en est pas vraiment, mais disons les inégalités qui viennent de l'économie se projettent dans toute la société, prennent des visages, des allures, des aspects différents, touchent différents comportements de la réalité de la vie de la société, mais les touchent tous.
Et donc, ils vont propager des inégalités et des violences, correspondant à celles qui ont lieu dans la sphère économique, dans la sphère sociale. J'espère que je n'ai pas trop perdu de monde en route, dans cette petite démonstration-là. Mais donc, face à ces dérèglements, qu'est-ce qui se passe ?
Eh bien d'habitude, on trouve les moyens de se mettre d'accord ou d'arbitrer. Normalement, c'est la démocratie qui remplit cette fonction, et on vote, bon on désigne des représentants, qui eux-mêmes se sont prononcés sur un programme, et puis voilà, le fonctionnement des institutions est destiné à ça. Alors, avec le régime ordolibéral, c'est un grand mot mais tout le monde arrive maintenant à comprendre de quoi il s'agit, c'est-à-dire séparer l'économie de la politique, eh ben non, il y a pas le droit d'en parler, et donc, comme vous n'empêchez pas qu'il y ait des inégalités et qu'elles génèrent des situations d'extrêmes tensions, ou de violences, parce que c'est une violence de condamner quelqu'un à ne pas avoir d'eau à son robinet, d'être expulsé de chez soi, de ne pas pouvoir se chauffer, ce sont des violences.
Ou bien, de se faire racketter par les banques en frais bancaires, c'est une violence. Donc, ces violences-là, comme la seule manière que vous ayez de réagir et de répondre, tous les canaux sont bouchés, qu'est-ce que vous faites ? Eh bien, vous manifestez, vous protestez, vous occupez votre propre logement ou bien votre entreprise, etc. et le régime ne connait qu'une réponse, comme vous ne pouvez pas discuter la raison pour laquelle vous en êtes arrivés à cette extrémité, c'est la violence de l'État, et la gestion de la violence de l'État qui est comme on dit, l'expression dit "c'est la seule violence légitime", qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire que de toute façon, à un moment donné, la force intervient pour garantir des droits mutuels. Mais elle n'intervient pas pour favoriser les privilèges des uns contre les autres, c'est pourtant ce qu'elle fait de plus en plus et de plus en plus violemment. Je vous avais alertés, au point de départ, en vous disant "je vous préviens, vous pouvez vous marrer, ça peut vous faire rire qu'on ait fait des perquisitions contre tous mes assistants alors que je suis président d'un groupe parlementaire, qu'on fouille le local de mon parti et de mon mouvement et qu'on nous vole les fichiers, mais honnêtement vous avez tort de rigoler parce qu'aujourd'hui c'est Mélenchon, demain c'est vous", et en effet, c'est ce qui s'est passé, depuis cette période, les pouvoirs exorbitants de la police se sont déchaînés dans la société, avec une violence terrible, et on a pris l'habitude de considérer que ce n'était pas très important, que ma foi bon, il fallait pas en faire un drame, pour certains commentateurs, car bien sûr, pour beaucoup de gens dans la société, c'est pas vrai, les gens sont scandalisés par ce déchaînement de violences.
Mais vous remarquez comme moi que quand ça se répète, eh bien il y a une certaine habitude qui se prend, hein. Que 33 yeux crevés dans le pays n'aient pas provoqué une réaction de solidarité comparable à ce qu'a été l'étouffement et l'assassinat par asphyxie de monsieur George Floyd aux États-Unis d'Amérique, c'est quand même un problème, on peut se le dire, non ? C'est quand même un problème qu'en France, ça ne fasse pas réagir.
Pourquoi ? Comment ? Parce que le Pouvoir s'y est bien pris pour diaboliser ceux qui s'opposent à lui, pour les montrer comme des violents, pour les caricaturer, pour que le reste de la population se dise "bon ben, comme ils disaient à un moment donné, ils l'ont bien cherché ! " Eh bien non, bien sûr, personne ne va en manif pour chercher à se faire crever les yeux, ce n'est pas vrai.
Mais cette façon de transformer une réalité en une autre par la stigmatisation, c'est la propagande, c'est le cœur de la propagande du Macronisme : d'un côté la trique, de l'autre côté une propagande qui cherche à rendre les victimes coupables de ce qu'elles subissent. Celui qui est au chômage, eh bien c'est de sa faute, celui qui est pauvre, eh bien, c'est de sa faute, celui qui s'est fait crever un œil, c'est de sa faute, etc. Cette manière de retourner les situations en rendant les victimes coupables de ce qu'elles subissent est typique, caractéristique, de cette forme d'autoritarisme et de totalitarisme qui est contenue à l'intérieur du modèle néolibéral.
Et vous voyez ça avancer tous les jours. Bon, alors évidemment, ils se prennent des râteaux de première, parce que leur application sur le covid, ça ne marche pas, personne n'en veut, tout le monde se méfie, à juste titre, parce qu'à peine avaient-ils fini de dire que ça ne risquait rien, que tout le monde a découvert qu'en réalité, l'entreprise qui intervient à l'intérieur de cette application sur le covid-19, eh bien elle est tenue par des nord-américains, qui fournissent leurs renseignements aux agences, enfin bref, vous connaissez cette histoire, il n'y a aucune étanchéité entre l'application covid-19 et les services de renseignement. Dans ces conditions, les gens ont raison de s'en méfier, cette application ne sert à rien.
Mais ce qui est important, c'est l'intention qui il y a là derrière, c'est-à-dire d'aller progressivement vers un mode de fonctionnement de la société où tout le monde contrôle tout le temps, tout le monde, à tout propos : ça commence avec votre compteur Linky, qui se demande combien de fois vous faites la lessive par semaine, ça continue par tout ce que vous voulez et à la fin, c'est l'application COVID-19. Donc ce nouvel âge du capitalisme, de surveillance, de contrôle, c'est ça la forme totalitaire, parce que l'autoritaire, il abuse de l'autorité, le totalitaire, il rentre dans votre maison, il rentre dans votre poche, il rentre dans votre corps, il rentre dans votre tête, pour espionner ce qui s'y passe, et à la fin vous avez des systèmes d'intelligence artificielle qui en savent plus sur vous-même que vous. Parce que vous, vous pensez être libres et indéterminés dans vos choix et dans vos goûts, et c'est pas vrai, vous répétez souvent les mêmes, et donc la machine arrive à le repérer et à savoir exactement comment vous allez vous comporter, ou en tout cas assez exactement, dans des tas de circonstances.
Alors là, nous sommes en plein dans une période où, comme il a pu passer tout ça, comme il a réussi pas mal de choses dans le domaine de la réduction des libertés dans le pays, parce que depuis que Macron est au pouvoir, toutes les libertés, syndicales, associatives, démocratiques, parlementaires, toutes sans exception ont reculé, eh bien maintenant, il est en train d'essayer de faire des pas de plus. Alors, ça passe par des choses qui, au début, ne frappent pas forcément. Par exemple, il dit "je vais faire un groupe pour faire une étude, une évaluation de comment nous avons traité la crise du COVID-19".
Lui, Président de la République, il décide ça. Mais dans ce pays, ça existe les mécanismes de contrôle, c'est prévu par la loi, par la Constitution. Ce sont les Assemblées, composées des représentants du peuple qui contrôlent l'exécutif.
C'est pas l'exécutif qui s'autocontrôle, ça c'était la monarchie, le monarque faisait comme ça, il nommait des groupes de ce qu'il voulait d'ailleurs, puisque son pouvoir était absolu. Et donc là, vous avez dans les deux Assemblées, une commission parlementaire, qui va examiner le bilan de la gestion du COVID-19. Alors à l'Assemblée nationale évidemment, c'est dominé par les béni-oui-oui et les robots de la République en Marche, mais quand même, ça a beau être des béni-oui-oui et des robots, ils sont aussi capables de produire un point de vue, ils pourraient produire une analyse en disant : "tout s'est passé merveilleusement bien".
Bon très bien, on dirait : "on n'est pas d'accord". Et puis il y a la commission d'enquête du Sénat, alors le Sénat c'est une assemblée qui a une majorité d'opposition, donc on peut penser que l'opposition au Sénat va regarder la chose d'une autre manière, ça s'appelle la démocratie, ça, tout simplement : que des gens aient des points de vue contradictoires, étudient, mettent au point des synthèses pour les produire et donner des conseils au pouvoir. C'est pas le monarque qui s'entoure de qui il veut pour faire ça.
Alors comme il a fini par se rendre compte, peut-être, au niveau des protestations que les uns et des autres on a faites, en disant : "mais ça c'est pas possible", il y a une constitution dans ce pays, il n'appartient pas… moi je la combats cette constitution, alors je la combats, pas pour qu'on fasse pire. En terme de monarchie présidentielle, je la combats parce que ça permet que des Macron décident de fabriquer tout seuls depuis le palais présidentiel des commissions de contrôle. Alors il vient de rajouter, elle ne sera pas concurrente.
Mais on ne te demande pas concurrente ou pas, tu n'as pas le droit de le faire Mr Emmanuel Macron. Donc il dit elles seront complémentaires car naturellement elles feront des critiques, ben si c'est pour avoir des critiques, c'est bon, il y a des commissions parlementaires, ce n'est pas la peine d'aller créer sa propre commission, ça ne tient pas debout. C'est juste pour se permettre de se donner un rôle qui n'est pas le sien, c'est-à-dire d'outrepasser ses pouvoirs.
Sans arrêt, il pousse le bouchon un peu plus loin pour outrepasser ses pouvoirs. Par exemple, là, le Président de l'Assemblée nationale a reçu une lettre du Président de la République, d'accord ? Voilà la signature du Président de la République, ça c'est pour transmission, c'est donné à M.
Richard Ferrand, on a tous reçu ça. Que demande le Président de la République ? Il a décidé qu'il faisait une consultation sur le monde d'après.
Est-ce qu'on a des conseils dans un esprit patriotique ? Je ne sais pas quoi, est-ce qu'on peut tomber d'accord sur ceci et cela, pour tout changer dans le pays ? Alors évidemment vous aurez toujours les benêts pour dire : "ah ben c'est bien, il demande l'avis à tout le monde." Mais les amis, ça c'est pas la démocratie, le monarque nous demande notre avis, ça va vous n'en avez pas assez bouffé ?
Avec le "grand débat", là, quand il était partout, et qu'à la fin, ils ont jeté à la poubelle tout ce que les gens ont dit dans le "grand débat". Vous ne vous rappelez pas de ça, ça vient juste d'avoir lieu, on recommence ? Alors là, il nous demande notre avis, et ben non ce n'est pas possible.
Si il veut avoir l'avis, ce n'est pas seulement des députés, sur "qu'est-ce qu'on doit faire demain", demandez l'avis du Peuple français, Mr Macron. Dissolvez, et demandez aux partis politiques de venir avec leur programme devant les Français en disant : "les gens, vous avez tous vu, ce qui s'est passé avec le COVID, voilà les leçons qu'on en tire, voilà le programme qu'on vous propose." Mais quel est le problème à la démocratie ?
Pourquoi faut-il attendre du prince qu'il nous demande notre avis, et on ne sait même pas comment ils vont en tenir compte, on ne sait comment Richard Ferrand en tiendra compte. Donc c'est clair, nous on n'ira pas à ce machin-là, on va voir un peu comment ça se dessine, si il y a un peu d’honnêteté, mais on va leur envoyer notre contribution. Mr Macron vous voulez savoir ce que je propose à ce pays ?
Je propose un programme : "l'avenir en commun". Voilà, je vous le propose à vous aussi, si vous voulez faire le programme "l'avenir en commun", bon faisons le programme "l'avenir en commun", Mais vous, il faut vous en aller car ce n'est pas votre programme, ce n'est pas celui-là sur lequel vous avez été élu. Évidemment, je force un peu le trait, mais j'essaye de vous faire comprendre que tout ça n'est pas normal.
Ce n'est pas normal qu'un président de la République décide de constituer une commission concurrente à celle du Parlement, Ce n'est pas normal que le président de la République s'adresse au Président de l'Assemblée nationale pour lui demander de faire des propositions pour tout changer. Parce que ça c'est le peuple français qui doit le faire. Et après ça continue… Alors là vous avez l'inimitable Mme Belloubet à qui on a dit de recevoir la famille de Adama Traoré.
Ils sont contents, ça fait 4 ans que l'affaire court, et tout d'un coup la garde des sceaux pense à leur parler. Mais tout ça est absurde, pourquoi ? Parce que cette affaire aujourd'hui, c'est un juge d'instruction qui la conduit.
Alors on pense ce qu'on veut des juges d'instruction, on pense ce qu'on veut du système de justice, mais le juge d'instruction, il ne dépend pas de la garde des sceaux. Ce sont des procureurs qui en dépendent. Donc c'était avant qu'il fallait voir la famille Adama Traoré si elle avait vraiment envie de se faire une idée.
Mais de toute façon elle ne le peut plus parce que : premièrement il est dit dans la loi que le garde des sceaux ne donne pas d'instructions individuelles, ça veut dire : le garde des sceaux ne peut pas prendre son téléphone et dire : "bon dans ce cas-là, il me semble que ça ne va pas du tout, euh bon, Mr Machin et Mr Truc, je le trouve une tête de coupable, ou je le trouve une tête d'innocent." Autrefois c'était possible, puis on a dit : "non, le garde des sceaux, il donne des instructions générales, hein, sur la façon dont doivent fonctionner les procureurs. Nous les insoumis, on propose que ces consignes-là, elles soient discutées au parlement dans la commission des lois qui s'occupent précisément des questions qui ont à voir avec la justice, les droits individuels et les libertés, d'accord ?
On propose que ça se passe comme ça, alors qu'aujourd'hui les parquets sont utilisés… Souvent on voit les doigts du pouvoir politique dedans, bon par exemple, nous nous sommes persécutés par le parquet d'une manière assez constante et générale, bon, on a compris on sait pourquoi, c'est parce que ce sont des instruments de la politique du gouvernement. Mais c'est une autre question que celle des parquets, en attendant que Mme Belloubet reçoive la famille Traoré ce serait une violation de la Constitution, Parce qu'elle n'a pas à intervenir dans cette affaire et c'est quand même extravagant qu'elle n'ait pas pensé à le dire au Président de la République, c'est elle qui est garde des sceaux, et puis elle a été membre du conseil constitutionnel, professeur de droit, et tout, et tout, bon ! Elle n'a pas pensé une seconde à dire au Président de la République, "attendez président, ne me demandez pas de faire ça, parce que c'est anticonstitutionnel, ce n'est pas légal ! " Non elle n'y a pas pensé, faut dire que plus nul qu'elle en Droit, il n'y a pas, vu que le dernière fois qu'elle a présenté une loi, il y a eu 195 retoquages par le Conseil constitutionnel, c'est un record dans toute l'histoire de la Vème république, tellement il y avait de choses qui étaient inacceptables dans son texte de loi sur les libertés.
Donc elle n'a pas pensé à le dire au Président et l'autre, ça ne lui est même pas venu à l'idée que on n'intervient pas dans une affaire qui est en cours. On n'intervient pas, même dans les miennes, faut pas oublier, bon ils le font tous les jours, mais ça ce n'est pas grave, personnellement je m'en fous. Alors voilà la situation dans laquelle on est, c'est une dérive autoritaire du régime, une dérive monarchique qui a un contenu autoritaire et sous certains aspects, comme l'application COVID-19, une forme totalitaire.
Donc on a les trois aspects : monarchique, autoritaire et totalitaire, chacun évidemment, heureusement, dans un segment de la réalité et pas le tout. Mais je veux vous mettre en garde parce que sinon on s'habitue, on laisse passer une fois, deux fois, trois fois puis à la fin on ne sait plus dans quoi on vit, on est la risée de l'univers, les Français ! Avec notre monarque qui décide de tout, qui se mêle de tout, qui va à la télévision vendre des voitures, ou vous expliquer une semaine pourquoi vous pouvez vous passer de masque et la semaine d'après pourquoi vous en porterez un et ainsi de suite, bon… ça c'est le régime macroniste, hein, alors vous devez vous en rendre compte.
Le Défenseur des droits, monsieur Toubon, il a quand même commencé bien à droite, celui-là, eh bien maintenant il défend les droits et les libertés des gens et il dit "c'est pas normal", il dit "moi, j'ai déposé… ", euh je sais plus combien il a dit, "32 plaintes à propos de comportements de violences policières, pas une n'a donné lieu à enquête ou à quoi que ce soit, c'est-à-dire que maintenant nous avons une institution qui a son propre organe de contrôle, l'IGPN, qui contrôle, qui est sensé contrôler la police et qui, évidemment, dit oui à tout parce que c'est leurs collègues, vous avez une institution qui maintenant est rentrée quasiment en autonomie, elle fait ce qu'elle veut, menace des parlementaires, des juges, des journalistes, personne ne dit rien, Mme Belloubet se tait et elle attend dans son coin en nous montant des mauvais coups contre les insoumis avec ses petits copains du parquet de Paris et tout ça, bon voilà, c'est tout ce qu'ils savent faire. Mais rappeler les règles de fonctionnement de la République, ça non devant un danger, je vous redis, c'est un danger que l'autonomisation d'un corps d'autorité comme la police qui, comme je viens de vous le dire, a ce type de comportements. Et j'ajoute que ça, ce sont les aspects que vous connaissez tous, parce que maintenant, ça y est, tout le monde a vu, quand je parlais de barbares, hein, je ne voulais pas en parler publiquement, ce sont eux qui m'ont volé mon texte, mais quand même, je parlais de quelque chose qui avait une réalité, maintenant tout le monde a compris, parce qu'on a démasqué les groupes Facebook où ces gens se réunissent pour injurier et… , enfin, il faut quand même pas être très malin pour aller sur un groupe Facebook juste pour dire "bougnoule", "pédé", je sais pas quoi, enfin tout ce qui leur fait plaisir à eux, ça leur fait plaisir de le dire.
C'est insupportable, insupportable hein, il faut que… c'est extrêmement dangereux, ça ce sont les aspects que maintenant vous voyez tous, mais il y a les autres aspects, que vous ne voyez pas, dont vous n'êtes pas au courant, c'est qu'aujourd'hui, vous avez dans la police nationale un niveau de suicides extrêmement élevé. Il faut se poser la question de savoir comment des gens en arrivent à aller au bout d'eux-mêmes jusqu'au point de vouloir la mort. Il y a une véritable vague de suicides dans la police.
Pourquoi ça se passe comme ça ? Est-ce que ça a un rapport avec les violences que subissent, à l'intérieur de la police, certains policiers du fait de leurs collègues, parce qu'ils refusent de tenir des propos racistes ou parce qu'ils refusent de ressembler à tout le monde et soi-disant d'avoir de l'humour en rigolant de sujets pareils ? Est-ce que ça a un rapport avec les mauvais traitements à l'intérieur de la police pas seulement ceux de la hiérarchie ?
Et puis enfin, est-ce que vous savez qu'il y a dans la police en ce moment un plan de rupture conventionnelle, puisque maintenant c'est possible dans les administrations ? Donc on discute, pour que les gens s'en aillent, pour qu'on leur donne une somme "allez, au revoir, merci, on veut plus te voir". Et petit à petit, ce sont les éléments les plus sains, les plus, comment dire, rétifs à passer dans cette mentalité dominante, qui quittent la police nationale.
Dans ces conditions, je mets en garde et j'alerte, et j'en viens maintenant à mon troisième sujet, c'est la manifestation, alors peut-être que vous allez regarder cette vidéo après le samedi où il y aura eu la manifestation, la marche autour de la famille d'Adama Traoré. Alors franchement, d'abord j'appelle à aller à cette marche, je sais que le pouvoir est déjà en train de, comment dire, exprimer des craintes qui montrent qu'il est capable de s'en réjouir le moment venu, c'est comme ils faisaient avec les Gilets jaunes, ils étaient "ah là là, mon dieu, il va y avoir des violences", alors ça durait trois jours avant, et puis après bon, ils en trouvaient une ou deux, vous aviez les caméras complaisantes pour venir filmer en gros plan, et puis évidemment ça se retournait contre nous. Depuis le temps qu'on dit que les provocations violentes ne mènent nulle part sinon à aider Macron à nous taper dessus, peut-être que tout le monde va le comprendre une bonne fois, et ne pas laisser les éléments provocateurs, qui sont dans les manifs, faire leur sale besogne.
Je ne vous dis pas que c'est ce qui va se passer, je m'empresse de le préciser pour qu'on évite de trouver dans la presse "Mélenchon craint la présence de provocateurs etc., vous savez comment les médias soutiennent le pouvoir en créant des craintes qui n'existent pas, des sujets qui n'existent pas, ils passent leur vie à faire ça. Mais bon, là nous avons une marche, et j'ai commencé mon propos et je vais terminer là-dessus, en vous montrant comment le pouvoir arrivait à retourner les situations, c'est-à-dire : les chômeurs sont responsables du chômage, les pauvres sont responsables de la pauvreté, voyez ils retournent la situation comme ça.
J'ai vu une chose absolument insupportable pour un intellectuel. Alors, le Président de la République pense qu'il est lui aussi un intellectuel, c'est vrai qu'il a fait des études et qu'il se comporte comme quelqu'un qui est un intellectuel, puisqu'il produit des théories, bon des théories néolibérales, il produit un discours qui structure l'imaginaire des gens, c'est vrai. Mais comment un intellectuel et un Président de la République, alors vous me direz "il a déjà violé la Constitution avec madame Belloubet, il a déjà outrepassé ses pouvoirs je ne sais pas combien de fois", mais comment cet homme, quand même, qui a un temps travaillé, aidé enfin, un peu, un philosophe, dans notre pays, comment a-t-il pu arriver à dire que c'étaient les universitaires, d'accord l'université c'est sacré, Mr le Président de la République, vous savez qu'à l'université ils avaient des droits que personne d'autre qu'eux n'avait, par exemple la police n'avait pas le droit de rentrer dans l'université, c'était comme ça, ça s'appelle une franchise universitaire.
Alors ça fait un peu Ancien Régime, mais enfin c'était une façon de protéger l'esprit des violences de la force. Et voilà le Président qui dit que ce sont les universitaires, en l’occurrence les sociologues, je pense, qui ont provoqué une ethnicisation de la question sociale, ça en fait des grands mots, hein ? Ça veut dire que ce seraient les universitaires qui auraient fabriqué un regard sur les questions sociales qui serait seulement sous l'angle ethnique.
Alors, c'est formidable quand même, de degré de bassesse. D'abord, on ne traite pas les intellectuels du pays comme ça, on est d'accord ou on n'est pas d'accord avec eux hein. Moi je suis d'accord avec rien de ce que raconte monsieur Onfray, mais j'essaye d'argumenter, alors bon maintenant, ça ne sert plus à rien, parce que ça va on a compris, il a changé de camp complètement, il est allé au bout, il finira suprémaciste blanc ou je sais pas quoi, enfin bon une horreur à la Zemmour, bon, on connait ça.
Mais il faut traiter quand même, quand les gens produisent des arguments, on oppose des arguments. Si on oppose des injures ou des mensonges, alors évidemment, plus aucun débat n'est possible. Mais pardon, ce ne sont pas les intellectuels qui ont parqué toute la population immigrée de la première génération au même endroit, de manière à ce que toutes les misères du monde finissent par y atterrir quand il y a des difficultés, ce ne sont pas eux qui ont réduit l'image de ces populations à l'image qu'en donnent tous les importants, les officiels, ils parlent des quartiers difficiles, des quartiers à problèmes.
On ne va pas dire qu'il n'y a ni problème, ni difficulté, mais c'est aussi une façon de stigmatiser les gens, et on voit bien que les gens qui sont là ont été triés en fonction de critères qui sont d'abord des critères sociaux et qui correspondent à des critères ensuite, autres, de population. Ce ne sont pas les intellectuels qui ont inventé ça, c'est la vie, c'est la réalité, M. le Président, si vous n'êtes pas au courant, peut-être qu'au Touquet ça n'existe pas, mais partout ailleurs si ça existe, c'est comme ça que ça s'est passé : des gens ont été assignés à une identité, d'accord, vous-même, vous l'avez fait en traitant de tous les noms des gens parce qu'ils étaient musulmans, en essayant de les faire passer tous pour des islamistes.
Qu'est-ce qu'un islamiste par rapport à un musulman ? Eh bien c'est quelqu'un qui a fait un choix politique de transformer une religion en un parti politique, mais c'est une toute partie de la population de foi musulmane en France qui a fait ce choix-là, les autres font des choix de toutes sortes, à droite à gauche, au milieu au centre, au-dessus, en-dessous, voilà, comme tout le monde, comme tout le monde ! De même que dans la population chrétienne de notre pays, vous avez des exagérés absolus, qui ont réussi à… qui voudraient transformer leur religion en un dogme qui s'imposerait à toute la population, ils ont essayé déjà dans le passé à de nombreuses reprises, bon, on les prend pour ce qu'ils sont : un petit nombre qu'on combat par des arguments et à qui on règle leur compte à coup de bulletins de vote !
Bon, quand on vote, personne ne vote pour ces positions, ou très peu, quelques personnes, bon vous m'avez tous bien compris. Alors, ce n'est pas acceptable d'entendre le Président de la République parler comme ça, parce que ceux qui ont assigné "à résidence", ceux qui ont assigné une partie de la population à sa couleur de peau ou à sa religion, c'est vous autres qui l'avez fait. C'est vous autres, les importants, les puissants, qui avez méprisé ces populations, qui les avez montrées du doigt sans cesse, qui les avez ostracisées, et qui aujourd'hui encore vous permettez de parler sur un ton, avec des méthodes incroyables de retournement de la situation.
Vous avez vu Mme Marion Maréchal Le Pen, alors elle dit "je n'ai pas à m'excuser en tant que blanche", eh bien ça tombe bien, personne ne le lui demande, on lui demande de s'excuser parce qu'elle tient des propos qui sont à la limite de ce qui est acceptable dans ce pays, et parfois au-delà. Mais on va pas faire des procès en diffamation pour un oui pour un non, mais quand même, personne ne lui demande de s'excuser d'être blanche, personne. Peut-être un ou deux énergumènes hein, je vous dis pas, il y a de tout dans la vie, mais ça compte pas, c'est pas ça qu'on dit.
La famille d'Adama Traoré ne demande pas à madame Le Pen de s'excuser d'être blanche, elle lui demande de s'excuser d'avoir présenté toute la famille comme un gang, ça oui, on peut demander des excuses, et d'avoir oublié de dire que quelle que soit la situation, ça ne justifie pas que quelqu'un soit étranglé, mais personne ne demande ça. Vous avez vu comment ils retournent la situation, pour faire comme si il n'y avait pas un racisme évident dans la société et dans les corps d'autorité de l'État. Ce qui ne veut pas dire que la société française est raciste, ce qui ne veut pas dire que les corps d'autorité de l'État sont racistes, mais il y a un nombre de racistes dans certains endroits qui pose un problème.
Ce n'est pas normal, parce que le racisme en France, ce n'est pas une opinion, c'est un délit, d'accord, c'est la loi qui a établi ça. Et moi, je la trouve très bonne cette loi, c'est un communiste qui l'a proposée, elle a été adoptée, elle est très bonne. Alors, peut-être que Mme Le Pen, Mme Marion Maréchal Le Pen a du mal à appliquer une loi qui a été proposée par un communiste, mais ça s'appelle la démocratie, elle a été adoptée donc tout le monde la respecte.
Moi, je respecte des tas de lois, enfin je respecte, j'obéis à des tas de lois avec lesquelles je suis en désaccord total, absolu, 100%, mais la Loi, c'est la Loi, voilà. Alors, vous avez vu comment ils retournent l'affaire ? Maintenant le problème, ça serait le racisme anti-blanc, mais on rêve, on rêve ! que vous demande la famille d'Adama Traoré ?
Pas de rencontrer autour d'une tasse de thé Mme Belloubet qui ne connait même pas la constitution quoiqu'elle ait été membre d'un Conseil constitutionnel. Ce n'est pas ça, ils s'en fichent de ça, ce n'est pas ça qu'ils demandent, il ont demandé une reconstitution, quand il y a un crime, il y a une reconstitution, non ? Bon là il y a quelqu'un qui est mort, donc ça vaut la peine de voir si c'est vrai ou pas !
Que trois hommes étaient agenouillés sur lui, oui ou non ? Pourquoi trois ? Quel homme est capable de supporter un poids de 250 kilos sur lui ?
Et on arrondit sans doute ! Mais, ils ont dit aux-même les policiers, qu'ils étaient trois dessus. Donc voilà ce qui est demandé par la famille d'Adama Traoré.
Pas que les gens présentent des excuses parce qu'ils sont blancs, qu'ils présentent des excuses quand ils insultent toute la famille, et qu'ils insultent, ce qui se fait dans aucune culture du monde, la mémoire d'un mort. Ou qu'ils présentent des excuses quand ils inventent des accusations contre cette famille, parce que c'est ce qui s'est passé. Froidement des gens ont inventé des accusations contre tel ou tel membre de la famille, de choses qui n'ont jamais existé.
Peut-être que les gens ont d'autres choses à se reprocher, je ne sais même pas si il y a, mais, en attendant, ça ne justifie pas qu'on essaye comme ça de flétrir, et leur but, c'est ça. "Au fond la victime… hein, elle l'aurait bien cherché". C'est toujours ça qu'ils essayent de faire, renverser le sens réel des évènements, pour se protéger par de la propagande.
Ça, ça tiendra un temps. Ça ne tiendra pas longtemps, la vie est plus forte que les mots qui cherchent à la dissimuler. Et c'est ce qui se passe avec ce pouvoir.
Bon, j'espère que j'aurai réussi au moins à vous communiquer la part de mon indignation. et je vous invite à vous montrer dignes, de ce à quoi nous croyons concernant ce pays. Nous, quand on passe devant un monument public ou il y a écrit, "Liberté, Égalité, Fraternité", ça nous fait plaisir et on se reconnait là-dedans.
Mais comme on n'est pas seulement des gens qui parlent, on essaye de faire vivre ces valeurs dans notre propre vie, dans notre propre comportement personnel. Il est clair que ceux qui aujourd'hui font comme Onfray, une apologie de la police en ne tenant aucun compte de ce qui est en train de s'y passer, c'est grave, et qui de ce point de vue, au lieu d'aider les policiers républicains, par ce qu'il en est, à surmonter leur peur pour affronter les syndicats d'extrême droite qui s'y trouvent, la hiérarchie qui s'abaisse devant tout le monde, et un ministre qui n'existe pas, au lieu de les aider, on les enferme dedans, on les enferme dans cette ambiance, c'est ce qu'a fait Mr Onfray..
Au lieu de raconter des salades sur le racisme anti-blanc, on ferait mieux au contraire d'exalter l'idée que la bonne chose c'est de vivre ensemble, et que la France, la nouvelle France, celle qui existe vraiment, c'est une France métissée, bigarrée et qu'au bout du compte, et bien, nous sommes tous semblables. Je vous rappelle ça, nous sommes tous semblables. À l'heure de mourir, tout le monde est semblable, à l'heure de saigner, le sang est de la même couleur, à l'heure de suffoquer, à l'heure de la pollution, tout le monde suffoque, etc. etc.
Les êtres humains constituent une espèce unique : l'humanité qui est composée d'individus semblables, et semblables, c'est pour ne pas dire identiques mais semblables quant à leurs besoins et par conséquent, satisfaire à ces besoins semblables, satisfaire à l'égalité d'accès à ces besoins, voilà quel est notre programme politique à nous autres les humanistes. Et les autres, et bien, ils commencent la mort de l'espèce humaine, pas à coup d'asphyxies et de pollution, mais tout simplement en disant : "Ah beh, celui-là, il est moins que l'autre, celui-là on peut s'en passer, etc. etc.
Il est pauvre, bon oui, il va mourir à cause de ça, beh que voulez-vous, c'est la vie. Voilà comment ils acceptent que l'Humanité étant inégale en droit n'est plus l'Humanité. Elle est autre chose, c'est une addition d'individus, c'est une addition de styles, de couleurs, de je ne sais pas quoi. bon, les gens il faut tenir bon.
Tenez bon si vous entendez cette vidéo avant la marche de ce samedi, et bien il faut y aller, il faut y aller. De même que la semaine prochaine, vous devrez aller dans la manif du 16, ce n'est pas tout d'applaudir au balcon, il faut aller mouiller la chemise un peu, au moment où le pouvoir est en train de dire : "bon, finalement on avait promis une prime, bon on vous donnera une médaille puis ça vous suffira." Voilà je vous dis tout ça parce que, vous savez en ce moment on est en train d'écrire des pages de l'histoire de France, faut pas croire que c'est des moments comme les autres qu'on est en train de vivre.
Là, on vient de sortir du confinement, on ne sait pas bien où on va, on croise les doigts, comme l'avait dit finalement le Dr Raoult, c'est un virus saisonnier, bon, on croise les doigts qu'il soit saisonnier, que la mort ne revienne pas faucher dans nos rangs. Mais notre comportement, notre manière d'agir, va avoir une grande importance, combien d'entre vous auraient imaginé qu'on ferait la sortie du Covid, sur une bataille en terrasse ? Vous voyez la vie est toujours pleine de surprises et dans ces surprises, il faut toujours être capable d'introduire le meilleur et pas se résigner au pire.
À bientôt. – Sous-titrage : Le Crayon d'oreille -
Jean-Luc Mélenchon