Sébastien Chenu : "Nous ne pouvons jamais être rassurés par les macronistes !" (TF1)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse partielle
Pour le chef de l'État, la situation est sous contrôle. Est-ce que c'est aussi votre avis ?
- 1:52OuverteRéponse directe
Est-ce qu'aujourd'hui, vous êtes en confiance face à la gestion du gouvernement ?
- 2:40RelanceRéponse partielle
Mais avec ses moindres en sède fiscale, vous considérez qu'on peut quand même élargir les aides ?
- 5:04FerméeRéponse directe
Est-ce que vous nous confirmez que Jordan Bardella sera candidat à sa réélection ?
- 5:42OuverteRéponse directe
Un petit mot concernant Kylian Mbappé et son opposition à votre parti.
- 6:07OuverteRéponse directe
Si vous remportez les élections l'année prochaine, qu'adviendra-t-il de Kylian Mbappé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Invité politiqueFait
« Vous savez qu'à l'époque, il y avait eu un rapport d'Éric Ciotti, d'ailleurs, je crois, en 2020, qui pointait un certain nombre de défaillances, »
- 0:26Invité politiqueFait
« une incapacité à être souverain dans nos productions de masques. »
- 3:12Invité politiqueChiffre
« 300 millions d'euros, c'est-à-dire qu'il y en dix jours. »
- 3:37Invité politiqueFait
« Le problème, c'est qu'effectivement, et c'est là où la consommation ne peut pas l'absorber, »
- 4:43Invité politiqueChiffre
« Les aides sociales aux étrangers, c'est 20 milliards d'euros, Adrien Gindre. »
- 4:51Invité politiqueChiffre
« Le coût de la baisse de la TVA, il est de 12 milliards d'euros. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu71 %
- Présentateur29 %
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Bonjour Sébastien Chenet. Deux réunions ce matin pour faire le point sur l'antavirus, l'une à Matignon, l'autre au ministère de la Santé. Pour le chef de l'État, la situation est sous contrôle, je le cite, le gouvernement a pris les bonnes décisions. Est-ce que c'est aussi votre avis ?
Bon, écoutez, je pense que d'abord, ce qu'il faut faire, c'est tirer un peu les leçons de la précédente crise, la crise du Covid. Vous savez qu'à l'époque, il y avait eu un rapport d'Éric Ciotti, d'ailleurs, je crois, en 2020, qui pointait un certain nombre de défaillances, une incapacité à être souverain dans nos productions de masques. Ça n'a pas été fait. On n'est pas prêt aujourd'hui pour vous, pour cette crise de l'antavirus ? Moi, j'ose espérer qu'on est prêt, mais nous, on ne juge que les actes. Et je pense que ce qu'il faut, c'est d'abord regarder si, effectivement, le chemin a été fait par rapport aux défaillances de l'époque.
Aujourd'hui, moi, je pense que, j'espère que les leçons ont été tirées. Nous, ce qu'on demande, c'est une certaine fermeté sanitaire. Il semblerait que ce soit le discours de la ministre de la Santé. Le gouvernement revendique même d'avoir les règles les plus strictes de toute l'Union Européenne. Mais on demande aussi la transparence, ce qui n'avait pas été le cas au moment du Covid, c'est-à-dire la transparence sur les gestions de masques, sur les stocks de masques en particulier. Et on demande que la ministre de la Santé, parce que c'est notre boulot de parlementaire, puisse être auditionné devant le Parlement. À 11 heures, elle viendra devant la commission.
Voilà, avec régularité, en transparence, pour pouvoir contrôler son action. Vous savez que... Mais vous avez un doute sur quoi, pardon, Sébastien Cheneau ? Vous pensez qu'on vous cache quelque chose ? Ah non, je n'ai pas de doute. Moi, je ne suis pas complotiste et je ne fais pas de procès d'intention. Je dis simplement la dernière fois, on avait vu qu'il y avait un certain nombre de difficultés, difficultés dans les capacités aussi hospitalières. Ça fait partie des questions qu'on peut poser à la ministre de la Santé. Il y avait quand même eu un certain nombre de points qui n'avaient pas donné satisfaction, c'est le moins qu'on puisse dire.
Nous souhaitons que la ministre soit capable de nous répondre, justement, sur l'accueil qui pourrait être nécessaire dans les hôpitaux.
Est-ce qu'aujourd'hui, vous êtes en confiance face à la gestion du gouvernement ? Est-ce que vous êtes rassuré de savoir qu'ils sont aux responsabilités aujourd'hui face à cette crise ?
Si je suis rassuré par les macronistes, non, je n'ai jamais été rassuré par les macronistes. Vous savez, c'est un peu comme dans le dîner de cons, la citation qu'ils disent « ce qui m'inquiète, ce n'est pas la stratégie, c'est le stratège ». Évidemment, quand on a vu les macronistes à l'œuvre, on ne peut pas toujours être rassuré. En revanche, je ne fais pas de procès d'intention à la ministre de la Santé. On sera exigeant, on l'est. Vous avez un certain nombre de députés, je pense à Alexandre Dufossé et Thomas Ménager, qui ont demandé déjà à la ministre de la Santé un certain nombre de précisions, de choses très pointues. Donc vous recevrez tout ça de près. On va suivre ça de près.
Pas de raison d'affoler les populations, mais on a un devoir d'exigence. Et puis le gouvernement a un devoir de transparence, encore une fois. Il faudra qu'il soit à la réponse des parlementaires.
Parlons des carburants. Consommation en baisse, nous dit l'exécutif, malgré des prix, avec des prix toujours très hauts. Le Premier ministre donnait d'ailleurs ces chiffres hier. Il dit que sur les dix premiers jours du mois de mai, les recettes liées au carburant reculent d'environ 300 millions d'euros, avec une forte baisse de la consommation, moins 30%. Il n'y a donc pas de cagnotte et le gouvernement avait raison.
Non, pas du tout. Vous oubliez tout de suite. 300 millions d'euros, c'est-à-dire qu'il y en dix jours. Non mais d'accord, mais les gains fiscaux avaient augmenté. Ça avait été reconnu par Sébastien Lecornu. Pourquoi ? Parce qu'au début, on nous avait dit d'ailleurs, rappelez-vous, cette guerre en Iran va durer 15 jours. Et le gouvernement, d'ailleurs, il n'y avait pas eu de baisse de la consommation. De mars 25 à mars 26, pas de baisse de la consommation. Le tout début de la crise. Donc, sur le début de la crise, le gouvernement a engrangé un certain nombre de gains fiscaux reconnus par le Premier ministre lui-même.
Le problème, c'est qu'effectivement, et c'est là où la consommation ne peut pas l'absorber, à partir du moment où la guerre dure, et à partir du moment où la TVA ne baisse pas, eh bien, c'est la consommation qui baisse. C'est-à-dire que les Français ne peuvent pas absorber sur un long terme.
Mais avec ses moindres en sède fiscale, pardon, vous considérez qu'on peut quand même, qu'il faut quand même élargir les aides, alors même qu'il n'y a pas de services fiscaux ?
Mais évidemment, la réalité, c'est quelle est la réponse du gouvernement aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'ils ont imaginé ? Qu'est-ce qu'ils ont à proposer ? Rien du tout. En fait, ils ne veulent jamais toucher à rien. Ils ne veulent pas toucher à la baisse de la TVA, on l'a compris. Ils ne veulent pas remettre en cause un certain nombre de politiques publiques. Ils ne veulent pas remettre en cause notre contribution encore supérieure à l'Union européenne. Pas remettre en cause le coût de l'immigration. Donc, en fait, en réalité, ils ne touchent à rien. Ils font du rafistolage, quelques aides.
On le voit bien, les taxis, les VTC, je crois, manifestent 16h prochaines en disant qu'eux ont été totalement oubliés de ces aides ciblées. Donc, ce qu'il faut, c'est des mesures pérennées. Nous, on n'est pas pour une aggravation du déficit. On est pour un changement de politique. Pardon, si c'était une baisse de la TVA, c'est des milliards de recettes en moins pour l'État ? Je viens de vous dire qu'il faut toucher de l'autre côté un certain nombre de politiques publiques. Les aides sociales aux étrangers, c'est 20 milliards d'euros, Adrien Gindre. Et ça ne se fait pas en acclèvement de loi ? Le coût de la baisse de la TVA, il est de 12 milliards d'euros.
Donc, vous voyez, mais il y a d'autres politiques à mener. Ils n'ont rien à proposer à part du rafistolage permanent. C'est quand même très problématique que ce gouvernement laisse les Français à l'abandon devant leur pompe à essence.
Je voudrais vous poser deux petites questions qui concernent l'actualité du RN. D'abord, d'après les informations du service politique de TF1, Jordan Bardella sera bien candidat à sa réélection comme président du parti à l'automne. Et il conservera cette fonction même s'il est candidat à la présidentielle, contrairement à Marine Le Pen qui s'était mise en retrait, elle, par le passé. Est-ce que vous nous confirmez cette information ?
Alors oui, Jordan Bardella, a priori, devrait être candidat à sa réélection. Mais je vous rappelle que Marine Le Pen avait conservé simplement la présidentielle de 22, où elle avait remis en jeu, où elle s'était démise de son mandat de présidente du parti. Mais elle a été candidate deux fois auparavant en étant présidente du RN. Il n'y a pas d'incompatibilité. Il n'y a pas d'incompatibilité.
Un petit mot également qui concerne Kylian Mbappé, le footballeur, qui a rappelé son opposition à votre parti dans les colonnes de Vanity Fair. Il dit « Je sais ce que ça signifie et quelles conséquences cela peut avoir pour mon pays lorsque des gens comme eux, en l'occurrence comme vous, arrivent aux commandes. » Jordan Bardella a répondu « Moi, je sais ce qui arrive lorsque Kylian Mbappé quitte le PSG. » Avec ironie, bien sûr, il dit ça. Le club gagne la Ligue des champions et peut-être bientôt une deuxième fois. Bonne ambiance. Dites-moi, si vous remportez les élections l'année prochaine, qu'est-ce qu'il adviendra de Kylian Mbappé ?
Quand il y aura par exemple des grandes réceptions à l'Elysée, il sera le bienvenu ?
Vous savez, nous, on n'a pas l'habitude de discriminer les gens. Kylian Mbappé a voulu avancer sur un terrain qu'il ne connaissait pas. Il a pris un petit tacle de Jordan Bardella. Je pense qu'il faut qu'il l'apprécie avec ironie, avec humour. Lui-même, ce n'était pas privé Kylian Mbappé. Donc quand on avance sur un terrain, il faut s'attendre à avoir un retour. Évidemment, c'est ce qu'il faut entendre par là. Tacle ou contre-tacle.
Un dernier mot rapidement. Il se trouve qu'aujourd'hui, dans le procès en appel des présumés financements libyens de la campagne de 2007, le parquet général doit annoncer les peines qu'il requiert à l'encontre notamment de Nicolas Sarkozy. Il avait été condamné en première instance, avait fait un passage en prison. Vous lui aviez écrit à ce moment-là. Est-ce que vous lui avez renvoyé un message ? Est-ce que vous le soutenez toujours face à ce nouveau réquisitoire aujourd'hui ?
Moi, je ne suis pas juge. Je l'avais dit, je ne me prononce pas sur le fond du dossier. J'avais trouvé indécent que l'exécution provisoire qui lui était infligée l'envoie en prison. Et je lui avais écrit à ce moment-là. Vous espérez qu'il y échappe à nouveau à cette prison ? Je trouve que ce n'est jamais une très belle image pour notre pays qu'un de ses présidents, quelqu'un qui a servi notre pays à ce niveau-là, soit derrière les barreaux.
Sébastien Chenu