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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 3 novembre 2025 7 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéBudget & impôts

Impôt des plus riches, hôpital, budget 2026... Amélie de Montchalin est l'invitée du 20h

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FerméeRéponse partielle

    Ce matin, il y avait encore 2500 amendements à examiner dans le volet recette du budget. Est-ce que vous y arriverez ?

  • 0:15FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous arriverez à faire adopter ce volet recette du budget ?

  • 0:30FerméeRéponse directe

    Vous pensez qu'on votera un budget avant la fin de l'année ?

  • 3:00FerméeRéponse directe

    Combien va rapporter le nouvel impôt sur la fortune improductive ?

  • 5:00RelanceRéponse partielle

    Comment allez-vous financer le milliard supplémentaire pour l'hôpital ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Vous allez faire payer plus cher la santé aux Français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Amélie de MontchalinChiffre
    « On a une augmentation à peu près 3 milliards d'euros des impôts payés par les multinationales, les 400 entreprises les plus grandes de France. »
  • 3:30Amélie de MontchalinChiffre
    « On a aussi une baisse de 3 milliards d'euros qui a été votée pour les PME, les plus petites et moyennes entreprises. »
  • 4:00Amélie de MontchalinChiffre
    « 5,5 milliards d'euros les plus fortunés qui vont être mis à contribution. C'est plus que l'ISF de François Hollande. »
  • 4:30Amélie de MontchalinChiffre
    « C'est 150000 ménages. C'est 03 % des Français qui vont permettre justement d'avoir ces 5,5 milliards. »
  • 5:30Amélie de MontchalinChiffre
    « Le gouvernement veut accompagner une hausse des moyens de l'hôpital de 1 milliard de plus que ce qui avait été mis dans le budget initial. »
  • 7:30Amélie de MontchalinFait
    « On va faire des vrais efforts sur le prix des médicaments avec les laboratoires pharmaceutiques. »
  • 8:00Amélie de MontchalinFait
    « Aujourd'hui, 18 millions de français ne payent rien. La question c'est est-ce qu'on veut élargir à un peu plus que 18 millions de français, les plus modestes, les plus fragiles ? »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Amé Monchalin, bonsoir. Merci d'être là. Ce matin, il y avait encore 2500 amendements à examiner dans le volet recette, comme on dit, du budget.

Vous deviez terminer à minuit ce soir. Est-ce que vous y arriverez ? Probablement pas.

Et est-ce que vous arriverez à faire adopter ce volet recette déjà du budget ? Alors déjà dire aux Français que nous sommes dans une course d'endurance et que nous avons jusqu'au 23 novembre pour travailler sur le budget avant de le passer au Sénat. Ce que je peux vous dire ce soir, c'est que je suis jour et nuit avec les parlementaires.

Moi, je vois des artisans du compromis qui représentent une majorité et qui sont pas cynique et qui ont décidé de croire que nous pouvons, avant de penser à l'élection présidentielle de 2027 travailler pour les Français aujourd'hui. Cette majorité, elle s'oppose aujourd'hui à deux blocs. Celui du Rassemblant national d'un côté, celui des insoumis de l'autre qui eux parient sur l'échec et ne veulent pas de ce compromis.

Ce que je peux vous dire et c'est une annonce, c'est que le Premier ministre et tout le gouvernement s'engage à ce que ce qui est fait aujourd'hui comme travail et qui est assez inédit, qui prend son temps parce que nous sommes dans une situation où nous avons nous avons renoncé au 493. Tous les amendements votés, le gouvernement s'engage selon les configurations politiques qui permettront de les transmettre au Sénat. C'est important ce que je vous dis parce que ce qu'on fait c'est pas une mascarade, c'est pas du théâtre.

Oui, parce que beaucoup de gens disent ça sert à quoi ? Il discutent, ils discutent, ils discutent, ils font des compromis mais à la fin ça marchera pas. À la fin, moi je vous dis on a renoncé au 493.

Le premier ministre s'est engagé à donner le pouvoir aux parlementes. Est-ce que je peux vous dire ? C'est sûr que vous renoncez au 493, pardon de vous faire préciser, mais ce weekend, il y avait des voix qu'on qui se faisaient entendre notamment dans votre camp.

Par exemple, Marc Fenot du Modem qui disait "On pourra pas 1493". Voyez, aujourd'hui, il y a des oppositions, il y a effectivement des partis qui veulent s'engager ensemble. On arrive sujet par sujet à trouver des compromis.

Évidemment, quand vous écoutez euh ce que j'appelle les arnaqueurs, les illusionnistes, le RN ou LFI qui votent des choses totalement incohérentes, eux ce qu'ils veulent c'est que ça déraille, c'est que ça s'arrête. Nous, je peux vous dire qu'on travaille avec des gens qui sont au gouvernement, des gens qui sont pas dans le gouvernement. Je pense notamment aux partis socialistes, aux écologistes, aux communistes.

Encore aujourd'hui, vous avez eu des votes où ce compromis se bâtit. Mais c'est une étape, ça va continuer à son rythme. Et nous, gouvernement, on veut donner un budget au français parce qu'on veut avant de penser à la présidentielle penser au français.

Vous pensez qu'on votera un budget, qu'on aura un budget, qu'un budget sera voté avant la fin de l'année ? C'est décembre tout mon travail, c'est que le gouvernement se mette au service des parlementaires pour qu'on soit ce comprend. Un certain nombre de nouveaux impôts et de taxes ont été votés sur les multinationales, sur les plus riches.

Il y a un nouvel impôt sur la fortune improductive adoptée vendredi dernier. Combien ça va rapporter à l'État ? Alors, c'est une question importante.

Voyez, ce soir, ce que je peux dire au français, c'est que nous, le gouvernement, on a une ligne qui est de préserver le travail, les emplois, bref le travail qui paye. D'un côté, on a une augmentation à peu près 3 milliards d'euros des impôts payés par les multinationales, les 400 entreprises les plus grandes de France. On a aussi une baisse de 3 milliards d'euros qui a été votée pour les PME, les plus petites et moyennes entreprises.

Donc, vous voyez, ça c'est intéressant, c'est un chemin déjà de compromis. Pour les ménages, c'est mo- 3 milliards d'euros qui ont été votés et c'est aussi 5,5 milliards d'euros les plus fortunés qui vont être mis à contribution. C'est plus que l'ISF de François Hollande.

Donc ça va rapporter 5,5 milliards d'euros. C'est 150000 ménages. C'est 03 % des Français qui vont permettre justement d'avoir ces 5,5 milliards.

C'est 200000 personnes en gros qui vont payer plus. Moins 200000 personnes qui vont payer plus. justement vous les entendez les chefs d'entreprise qui vous disent "On su Fox sous ces nouvelles taxes.

C'est une folie fiscale ce que vous êtes en train de faire. Vous êtes en train de tuer l'économie. Ça c'est pour ceux qui disent on reste encore en France." D'autres disent "On va partir." Moi ce que je vous dis c'est que vous voyez quand on baisse l'impôt des PME et c'est pas moi qui le fait, c'est les députés qui ont décidé de baisser de 3 milliards d'euros l'impôt des PME.

Quand je vois que les députés se mettent d'accord sur les heures supplémentaires, quand je vois les députés se mettent d'accord sur les pourboir, quand je vois au fond se dessiner ses compromis, c'est pas forcément la copie du gouvernement. Mais vous voyez, étape par étape, l'Assemblée plus le Sénat dessine une ligne et nous notre ligne rouge, notre fil conducteur avec le premier ministre, c'est qu'on doit faire en sorte que le travail paye. On doit faire en sorte que les chefs d'entreprise aient confiance et puissent continuer à créer des emplois.

C'est ça la bataille qu'on veut mener. Encore un mot à Méline de Monchlin parce qu'il y a le budget, le projet de loi de finance et il y a le projet de loi de la sécurité sociale qui arrive demain à l'hémicycle et là aussi les débats s'annoncent extrêmement tendus. Euh le CHU, vous l'avez entendu, je vous l'avais vu dans notre reportage, le CHU de camp, le CHU de Toulouse.

Les hôpitaux ne vont pas bien. Les professionnels hospitaliers craignent la pire cure d'austérité depuis 2010 avec votre projet de loi la SQ. Vous leur dites quoi ce soir ?

D'abord, je leur dis que le premier ministre euh l'a dit et je voulais vraiment ce soir le confirmer. Le gouvernement veut accompagner une hausse des moyens de l'hôpital de 1 milliard de plus que ce qui avait été mis dans le budget initial. C'est 1 milliard pour l'hôpital, pour l'autonomie, pour la santé et c'est en plus de ce qu'on avait proposé.

Mais je veux aussi dire à ceux qui un milliard de plus pour la santé pour l'hôpital pour être très précisé pour centrer sur l'hôpital et ce qui va autour donc notamment euh les enjeux d'autonomie et de vieillissement qui sont liés à l'hôpital et ça c'est je crois pour les personnels soignants des hôpitaux une annonce importante. La deuxième chose que je veux dire c'est on a beaucoup parlé d'économie dans le budget de la sécurité sociale et il y aura des débats mais on a un peu oublié de parler aux français de des autres choix que la ministre Stéphanie Ris que Jean-Pierre Farandou et et moi-même à la demande du premier ministre allons porter. C'est le plus grand plan de prévention des maladies chroniques, ce budget sécurité sociale.

C'est le plus grand plan de soutien à la santé mentale. C'est 4500 recrutement dans les ÉPADes. C'est aussi un très grand soutien à ce queon appelle France santé pour que tous les Français et près de chez eux un médecin qui puisse les accueillir quand il y a une urgence.

C'est enfin, vous savez, pour la retraite des femmes et aussi pour le congé de naissance un accompagnement de notre sujet démographique de vieillissement et d'accompagnement des familles. Améline Monchaur, vous annoncé un milliard de plus pour l'hôpital et c'est bien mais comment vous allez le financer ? Vous avez aussi, on a vu le déficit de la sécurité sociale pour cette année, 23 milliards.

La Cour des comptes est effarée. Ça n'est jamais été ça n'a jamais été aussi gros depuis 2012 hors période Covid. Comment vous voulez financer le milliard Et pour ça, vous savez qu'on a mis sur la table un certain nombre de propositions qui vont être débattu parce que ce que vous dites madame Salamé, je pense que c'est la conviction de tous les Français.

Les Français veulent être bien soignés, ils veulent continuer à être bien soignés et nous aussi. Mais pour être bien soigné, il faut qu'on arrive à ce qu'on ait du financement et qu'on ait des politiques de santé adaptées. Donc vous leur dites, vous allez payer plus cher votre santé.

Non, ça veut dire que par exemple on va faire des vrais efforts sur le prix des médicaments avec les laboratoires pharmaceutiques. Ça veut dire que oui, on va mettre à contribution notamment un peu plus les mutuel notamment qui sur certains le sait ont des frais de gestion élevés et qui peuvent aussi porter une partie de la politique de et ensuite sur la franchise médicale. Vous voulez les doubler ce que le gouvernement porte et là aussi on va en débattre c'est que nous sommes aujourd'hui le pays presque au monde où le reste à payer est le plus faible.

On veut rester le pays où c'est le plus faible. Aujourd'hui, 18 millions de français ne payent rien. La question c'est est-ce qu'on veut élargir à un peu plus que 18 millions de français, les plus modestes, les plus fragiles ?

Je pense que c'est un bon débat de société parce qu'à la fin, pour bien soigner les Français, il faut aussi que ce soit bien financé.