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interviewLigne Droite • La matinale de Radio Courtoisie· 10 juillet 2025 32 min

Inéligibilité, perquisition : le RN victime du système ? - Grégor Puppinck et Alexandre Varaut

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et pour cette vidéo, on va parler du de l'acharnement euh donc qui est en cours contre le Rassemblement national depuis quelques mois maintenant avec Grégore Pupin qui juriste et essayiste directeur du de l'ECLJ et qui donc a rédigé la requête formulée par Marine Le Pen auprès de la Cour européenne des droits de l'homme. Et puis en fin d'émission, nous serons rejoints par Alexandre Varot qui est avocat, ancien député européen et numéro 5 sur la liste de Jordan Bardella pour les européennes de 2024. Bonjour Grégore Pupk, merci d'être avec nous ce matin.

Est-ce que vous nous entendez bien ? Oui, je vous entends très bien, je vous remercie. Alors, on va commencer avec une question assez simple puisque vous avez rédigé donc cette requête auprès Pardon.

Oui, j'ai participé à la rédaction. soyons euh vous avez vous avez participé à la rédaction de cette requête auprès de la CEDH. Alors, sur quoi vous êtes vous basé pour formuler cette requête ?

Et puis ensuite, on on passera aux conclusions donc à savoir que cette requête a été euh refusée par la CEDH. Voilà. Donc alors pour être pour être précis en fait la il y a deux requêtes qui ont été enfin il y a une requête qui a été déposé à la cour européenne qui n'a pas été qui n'a pas été rejetée en fait qui n'a pas encore été jugé et puis de façon accessoire à cette requête, il y a une demande ce qu'on appelle de mesure provisoire qui est basée sur l'article 39 du règlement de la cour qui a aussi été déposée et qui elle de façon assez quand même prévisible euh a été effectivement rejetée euh très rapidement.

Euh mais cette décision donc de de rejet des mesures provisoires ne n'a pas de ne préjuge pas, on va dire, du fond de la de l'affaire. C'est veut dire que l'affaire est toujours à la Cour européenne, la requête est toujours à la cour, elle n'a pas été jugée. Euh c'est simplement, on va dire, un acte de procédure, on va dire, qui a été qui a été pris par la par la Cour européenne.

Euh voilà. Donc ça c'est le premier élément. La requ la requête est toujours là, elle est toujours pendante à la cour et la cour bien se prononcera dans un délai qui est difficile à déterminer.

Euh ça peut être une question de peut-être de moi compte tenu de l'importance de l'affaire. Euh mais il faut aussi tenir compte du fait que évidemment cette affaire a une grande importance politique. Euh et donc et donc le président de la Cour européenne qui est aussi un un français euh qui a été nommé sous le mandat de monsieur Macron euh évidemment va aussi avec toute la cour tenir compte des contraintes politiques, on va dire pour pour porter un jugement sur cette affaire.

Donc voilà, on est en attente d'un jugement peut-être peut-être au mieux d'ici la fin de l'année, peut-être plus longtemps selon encore une fois le jeu des chiquers politiques que l'on voit maintenant se déployer aussi bien en France évidemment avec les juridictions françaises mais aussi maintenant à Bruxelles avec ce qui s'est passé cette semaine et à Strasbourg. Donc c'est un c'est un grand échiquier qui se déroule, on va dire la partie d'échec, on va dire se se joue sur un un temps horaire qui sur une plage horaire qui qui va de maintenant au aux élections 2027 et on voit chaque institution déplacer ses pions en fonction de en fonction de on va dire du temps qui nous sépare des élections présidentielles avec évidemment un but très clair de la part d'un certain nombre d'institution en particulier au sein du Parlement européen et aussi malheureusement de certaines juridictions d'empêcher autant que possible madame Le Pen d'être candidate. Et en cela, on peut dire que c'est vraiment une tendance qui est assez fréquente euh de plus en plus fréquente de d'essayer d'empêcher les candidats par la voie judiciaire de pouvoir se présenter aux élections.

On peut penser aujourd'hui à bien sûr ce qui s'est passé il y a quelques mois en Roumanie concernant monsieur Georgescou. Vous savez le l'élection a même été annulée parce que monsieur Georgescou était sorti on va dire de nulle part et arrivé quasiment en tête. Mais on peut aussi penser au maire d'Istanbul qui est le principal candidat d'opposition en Turquie qui est maintenant en prison.

Donc, il y a aussi eu ce qui s'est passé aux États-Unis avec la tentative de d'empêcher monsieur Trump d'être candidat également par des manœuvres judiciaires. Donc la dimension judiciaire de la de la campagne dans le voilà dans ce cette plage temporaire de de temps, voilà euh qui qui nous sépare de la de l'élection est vraiment un facteur important dont il faut tenir compte. Et je crois que nous sommes en fait en plein euh dans cette dans ce jeu euh dans ce jeu politique euh avec ces ses recours et c'est euh cette forme d'acharnement euh judiciaire qui comme par hasard euh a lieu euh 1 an après la dissolution, ça veut dire au moment précisément où euh il pourrait y avoir de nouveau une dissolution de l'assemblée provoquée par euh par une notion de censure.

Donc euh donc voilà, on voit bien le calendrier qui est extrêmement important. Et la Cour européenne droit de l'homme, elle elle a normalement l'obligation de garantir le respect de la Convention européenne des droits de l'homme. Nous à le CLJ, vous savez, nous sommes des spécialistes de du droit européen des droits de l'homme.

C'est à ce titre que nous avons travaillé sur la situation de de madame Le Pen au regard de la Convention européenne des droits de l'homme. Et ce que je peux dire, c'est que il y a dans le jugement qui a condamné madame Le Pen en France le le 31 mars 2025 des éléments très importants qui sont en contradiction avec la Convention européenne roy de l'homme et avec la jurisprudence de la Cour européenne ro. C'est dire que d'un point de vue purement juridique, pour moi, il ne fait aucun doute que il y a matière à condamner la France en raison de ce jugement.

La raison principale étant que celle qui permet en fait de saisir la Cour européenne, c'est précisément que la décision d'exécution provisoire, non seulement elle était pas justifiée, elle était vraiment arbitraire quand on regarde les motifs avancés, mais en plus elle n'est pas susceptible de recours effectif. Et donc, vous savez, lorsqu'on peut pas contester de façon effective une décision euh devant les juridictions nationales, on peut aller directement euh devant la Cour européenne des droits de l'homme. Donc ça, c'est ce qui ouvre la porte. de la de la Cour européenne, c'est effectivement euh la question de l'exécution provisoire et c'est que contre cette exécution provisoire euh de la peine d'inéligibilité euh que le recours est prononcé est formé auprès de la de la Cour européenne.

Ah, effectivement, il y a une dimension politique derrière ce procès, contrairement à ce que certains ont continué de de soutenir. Et d'ailleurs, l'actualité tend à démontrer justement cette logique d'acharnement envers le rassemblement national. On a donc cette affaire des assistants parlementaires.

On a aussi le parquet européen qui a choisi d'ouvrir donc cette semaine une enquête sur le groupe ID auquel a appartenu le Rassemblement national. Donc voilà, une enquête qui va viser à déterminer comment ont été utilisés ces fonds-là. Et puis on a eu hier une perquisition au siège du Rassemblement national euh pour une enquête pour financement illicite des campagnes présidentielles et et législatives en 2022.

Donc on a une espèce d'appareil juridique qui se met en branle pour pouvoir interférer dans la politique française. Aujourd'hui, c'est ce qui se passe. Est-ce que nos institutions n'avaient pas été précisément prévues pour que l'appareil juridique et l'appareil politique soit distinct ?

Grégore Pupin vous savez dès lors que vous avez le le syndicat de la magistrature qui représente un/3 des magistrats français qui publie une déclaration disant et invitant tous les magistrats français à faire tout leur possible pour empêcher l'élection de Marine Le Pen. évident que vous avez une politisation de la magistrature, mais même plus généralement aujourd'hui, vous savez les juristes don dont je fais partie, hein, les juristes ont une ont l'idée d'être les gardiens du temple ou les bergers du troupeau. Ça veut dire qu'ils ont l'idée que eux nous connaissons le bien en particulier en matière de droit de l'homme en matière mais aussi en matière de de vision politique à long terme de construction européenne que nous avons une vision du futur de la société et du bien et de la justice et qu'en fait il nous appartient de protéger la société contre les dangers internes.

Les dangers internes, ce n'est pas l'immigration, ce n'est pas l'insécurité. Les dangers internes, c'est plutôt les personnes comme euh Marine Le Pen ou les personnes issues du Rassemblant national en France ou les personnes issu d'autres partis politiques. On a vu ce qui s'est passé en Allemagne avec la mise sous surveillance de de la FD.

Vous avez vu que la décision également prise de considérer l'AFD comme un groupe dangereux, on va dire, pour la République euh d'Allemagne, pour les institutions allemandes, et de euh justifier ainsi une surveillance policière accrue, y compris par des écoutes euh sur les communications. Donc oui, il y a de plus en plus une très clairement une réduction de la démocratie, de la liberté politique des citoyens. C'est dire que le vote n'est vraiment plus le dernier mot.

Je pense que ça c'est une chose extrêmement importante à comprendre. Euh lorsque l'on fait partie euh des cercles euh éclairés, on va dire européens, internationaux, on est convaincu d'avoir la vérité politique. On est convaincu d'avoir compris ce que sera l'avenir de la France, de l'Europe et de l'humanité sur la base de grands principes et d'une vision européenne et internationaliste.

Dès lors, le vote, l'élection, c'est un perturbateur, c'est un événement récurrent qui est assez imprévisible et il s'agit de limiter le danger causé par les élections. Les élections sont une contrainte. sont une contrainte et donc il faut anticiper cette contrainte.

Il faut limiter limiter le risque. On a vu comment on a limité le risque en Roumanie. On a vu comment on essaie de le limiter euh comment on le limite en en Turquie, comment on essaie de le limiter en Allemagne et maintenant en France.

Donc c'est bien ça. Euh la liberté politique n'est pas nécessaire quand vous pensez avoir la vérité. La liberté c'est pas nécessaire si vous pensez avoir la vérité.

La vérité politique, la vérité de l'avenir de l'Europe, la vérité de l'avenir, on va dire, de la de la société, des droits de l'homme, de de des relations, de la mixité et cetera. Et bien, elle est elle est elle est euh elle est comment dirais-je ? Elle est euh elle est omniprésente cette idée.

Et euh et donc euh toute personne qui euh qui prétend promouvoir une société, un mode de société qui serait qui serait différent, en l'occurrence qui serait conservateur, qui serait plus centré sur la patrie, et bien va à l'encontre de de ce grand projet et doit être neutralisé. Donc la justice sert aussi à neutraliser et à réduire le risque euh on peut dire électif ou électoral euh du fonctionnement des institutions. Hm.

Actuellement, les Français donc sont obligés d'attendre la décision de la Cour européenne des droits de l'homme pour savoir si oui ou non Marine Le Pen va pouvoir se présenter, si oui ou non la première candidate d'opposition du pays va pouvoir porter leur voie en France aux prochaines élections présidentielles. Est-ce que avoir abandonné justement cette notre vie politique à la Cour européenne des droits de l'homme, donc à à une instance supérieure et donc internationale, c'est pas un échec en soi. Est-ce que aujourd'hui il serait pas temps aussi pour les Français de réaliser que finalement c'est peut-être à eux de prendre cette décision et de ne pas la laisser livrer à des juges européens ?

Alors oui, il y aura aussi une décision d'appel qui sera qui sera prise et qui pourra faire l'objet d'un pourvoi en cassation. Et donc euh la procédure aussi en France n'est pas terminée. Euh même en cas de pourvoie encassation, Marine Le Pen serait probablement encore inéligible.

Euh donc c'est effectivement l'espoir de mon point de vue est plutôt à la Cour européenne droit de l'homme qui a le pouvoir et moi je pense même le devoir de condamner la France euh en raison de ce de ce jugement euh donc à sorti d'exécution provisoire d'inéligibilité. Euh est-ce que maintenant Oui, je dirais encore une fois je reviens à ce que je disais à l'instant. À quoi sert la cour européenne des droits de l'homme ?

La Cour européenne des droits de l'homme, c'est un organe qui est chargé de se veiller de surveiller les États, de surveiller le respect par les États de la Convention européenne des droits de l'homme. La convention européenne, c'est un ensemble de principes et de valeurs. Donc encore une fois, on a placé volontairement un ensemble de principes et de valeurs au-dessus de la vie de la vie politique nationale.

Le but, c'est d'encadrer la vie politique nationale par des principes et des valeurs. Donc effectivement, c'est bien une volonté de limitation du risque démocratique, du risque d'élection de personnes qui seraient contraire aux valeurs européenne, contraire aux valeurs démocratiques, de dignité, de liberté et cetera. Euh donc on a on a fait ce choix volontairement et la cour de cette manière fait son rôle, joue son rôle en cela.

Ce qui est problématique, c'est que le gardien qui est la cour elle-même a été largement acquise aux idées, à l'idéologie, on va dire de gauche. La Cour européenne droit de l'homme aujourd'hui, je dire si vous faisiez une élection ou un sondage au sein de la Cour européenne droit de l'homme, je pense que c'est l'extrême gauche qui gagnerait très largement. Donc, il y a une politisation des instances européennes et des instances internationales et des instances juridiques en France et à échelle européenne.

Alors, les juristes sont, vous savez bien, comme les médecins, des personnes qui aiment la politique. Donc, il a toujours eu une politisation des juristes. Les juristes pensent la société et ils pensent pouvoir la dominer, pouvoir la comprendre, la réglementer.

Donc oui, il y a du point de vue de la cour cette idée qu'elle est aujourd'hui dans la tempête causée par la montée d'Xite des populismes et des conservateurs. L'idée qu'elle serait un peu le dernier cuirassé, le dernier navire qui serait là pour essayer de protéger les institutions démocratiques contre la menace de la montée du populisme en Europe. Donc ça c'est une vision qui est très clairement présente au sein de la Cour européenne.

Je pense qui est partagé par son actuel président français cette idée que leur rôle en fait c'est de tenir pendant la tempête. Et la tempête c'est quoi ? c'est la montée de la contestation, la montée du populisme, la montée du patriotisme et que nous sommes dans un bras de fer.

Évidemment, si euh un candidat du Rassemblement national est élu ou une candidate, si Marine Le Pen est élu à la prochaine présidentielle, toute la configuration politique européenne sera profondément bouleversée. pour que les prochaines élections en France sont pour cela déterminantes et je peux vous assurer que plus on va s'approcher des élections, plus la pression sera grande pour essayer de limiter entre guillemets ce risque. Et donc les institutions vont faire tout ce qu'elles pourront.

Et moi ce que je souhaite et je pense que là c'est aussi important pour la Cour européenne, c'est qu'elle met sa crédibilité en jeu. Je le répète, la requête déposée au nom de Marine Le Pen et par Marine Le Pen est extrêmement sérieuse, extrêmement solide. Et donc la cour engage sa réputation, sa responsabilité dans ce jugement.

Il faut que tout le monde regarde ce jugement. Il faut que la cour juge avec sérieux, qu'elle démontre qu'elle est impartiale et qu'elle jugerait madame Le Pen de la même manière qu'elle jugerait un candidat progressiste aux élections présidentielles. Donc avec neutralité, avec un bandeau sur les yeux en regardant simplement le droit parce que du point de vue du droit, la requête est encore une fois extrêmement sérieuse et l'enjeu est majeur.

H Grégore Pupin, on reste avec vous. J'annonce déjà la suite du programme aux auditeurs. On retrouvera donc Jean-Messia tout à l'heure pour l'addition à 9h.

Restez bien avec nous mais on va continuer à parler de ce harcèlement que subit le Rassemblement national et nous sommes rejoints par Alexandre Varot qui est avec nous par téléphone. Bonjour monsieur, est-ce que vous nous entendez ? Bonjour, je vous entends très bien.

Merci beaucoup d'être avec nous. Alors Alexandre Varon, vous avez reçu il y a quelques mois au moment où a éclaté cette affaire donc euh qui vise les parlementairire du Rassemblement national. Vous vous étiez exprimé à notre antenne à ce propos.

Peut-être quelques mots de mise à jour justement vu la façon dont l'affaire a évolué actuellement. Voilà. Comment est-ce que comment est-ce que vous voyez les choses ?

Écoutez, j'imagine que la plupart de vos auditeurs savent qu'il y a eu hier des perquisitions. Euh ce sont des actes d'enquête qui ne mettent en cause euh à cet instant personne. Euh donc euh personne n'est poursuivi, personne n'a d'avocat.

Euh mais euh on constate qu'il y a une enquête et comme euh la justice parfois n'hésite pas à s'exprimer publiquement, euh connaît à peu près euh les objectifs poursuivis actuellement. Donc on discerne d'une part ce qui a été annoncé par le Parquet européen euh qui semble avoir un lien indirect avec les perquisitions d'hier. [Musique] Le Parquet européen s'interroge sur l'utilisation de fonds européens [Musique] pour des actions de communication par le groupe identité et démocratie qui est le groupe auquel appartenait le Rassemblement national dans la précédente mandature et il paraît soupçonné que deux entreprises qui euh fait des actions sur commande de communication, d'édition, d'imprimerie euh aurait bénéficié euh de marges excessives.

Bon, ça c'est un premier aspect des choses, on va pouvoir en reparler. Elles ont eu des marches tout à fait normales. On nous a déjà fait le coup une première fois il y a quelques années.

Ça a terminé par une relaxe devant le tribunal confirmée par la Cour d'appel. Hm. Donc euh il y a pas d'inquiétude, il y a juste une un on est forcément ennuyé d'être mis en cause.

On a autre chose à faire. Notre vie, c'est de faire de la politique pour changer la vie des gens. euh pas de d'avoir à ferrailler avec des juges euh sur euh des problèmes qui n'existent pas mais qui nous prennent du temps.

Voilà, la journée d'hier, elle a été largement consacrée pour un certain nombre d'entre nous à euh nous occuper euh de cette petite misère euh au mieux de faire notre métier qui est de faire de la politique. Il y a une dimension médiatique derrière tout ça. On en a pas encore parlé.

On a beaucoup parlé donc de ces institutions juridiques qui se dressent actuellement face au Rassemblement national avec Grégore Pupin. Euh mais derrière, il y a tout l'appareil médiatique qui suit avec euh beaucoup de gourmandises justement toutes ces démarches. Hier, euh les perquisitions qui ont eu lieu ont donné par la suite donc de grands titres dans la presse.

Il y a la volonté de décrédibiliser le Rassemblement national auprès des Français qui on le sait sont d'ailleurs très lass de la façon dont se passe la politique aujourd'hui. Il y a une perte de confiance envers les institutions mais envers les élus également régulièrement des affaires avec de mauvais financements, des affaires de corruption et donc on a l'impression qu'il y a la volonté de venir appuyer s'appuyer sur cette fracture pour pouvoir emporter le Rassemblement national dans cette chute là et donc faire comprendre aux Français que ils ont toutes les raisons du monde justement de ne pas faire confiance à ces élus-là, d'en douter et puis voilà, de les faire. C'est un peu nous sommes tous pour excusez-moi, je je vous interromps mais euh c'est la conséquence, c'est certain.

Euh c'est probablement même le but parce que là nous venons d'assister à une une séquence qui était assez caractéristique. Il y a une semaine le monde comme par hasard le monde bénéficie d'une fuite comme par hasard une semaine avant les perquisitions et fait un long article pour expliquer que le Rassemblement national va être mis en cause par la justice. [Musique] à de jours, le Parti européen fait un communiqué très tard dans la journée pour annoncer qu'il s'était saisi de poursuite et qu'il allait enquêter.

Quelques heures après, aux petites heures de l'eau hierère, commencent des perquisitions euh essentiellement au siège du mais non exclusivement au siège du Rassemblement national. euh qui évidemment ont été connus très rapidement par les médias et euh sans aller jusqu'à dire que les perquisitions n'ont d'autres but de faire du tamtam médiatique, euh il est probable que ça sera en définitive leur seul résultat parce que euh ils ne vont rien trouver parce queil n'y a rien à trouver. Donc il s'interroge, je n'ai pas eu le temps de terminer tout à l'heure, mais euh se pose outre ses prétendus sur facturation qui n'existent pas.

Les marches sont tout à fait normales conformes à celle de leur profession. Euh, il s'interroge également sur le fait que nous avons le Rassemblement national à bénéficier de près euh d'un certain nombre de particuliers, ce qui en soit est parfaitement légal, personne ne peut en discuter. Euh après, qui sont remboursés, qui sont pas des dons.

Et il y a une discussion pour savoir si la récurrence de ces prêts ne finirait pas par poser un problème parce que les prêts ne doivent pas être faits à titre habituel. Sauf que personne ne sait ce que veut dire le à titre habituel. Voilà.

Sans rentrer dans les détails du droit, on nous fait une fois de plus un mauvais procès qu'on a jamais fait à personne d'autre puisque l'affaire du prête tabituel, personne n'a jamais été poursuel pour ça. Et pourquoi est-ce qu'on a fait appel à des prêtes particuliers ? Mais parce qu'on a pas le choix.

Oui. Parce que nous sommes le seul parti de France à qui les banques ne prêtent pas. Alors, on nous avait promis, Emmanuel Macron avait promis une banque de la démocratie qui est une des rares bonnes idées qu'il a eu.

Sauf que cette banque de la démocratie, elle n'a jamais vu le jour. François Baou avait dit "Avec moi, elle verra le jour." Bien, écoutez, elle est toujours dans la pénombre.

Donc, il y a aucun projet de loi pour le moment à ce sujet. Donc, on cherche à nous étouffer par tous les moyens. le moyen financier très longtemps.

Donc quand vous n'avez pas accès au secteur bancaire, c'est très compliqué de financer une campagne, quasiment impossible. Alors, on regarde dans la loi ce qu'on a le droit de faire. On a le droit d'emprunter auprès de particulier.

Très bien. On emprunte auprès de particulier. Et puis après quelques années plus tard, ils reviennent par la tête en disant "Oui, mais vous avez emprunté un peu trop souvent auprès des mêmes particuliers." Alors qu'il y a aucune définition dans la loi qui nous disent "Vous avez le droit d'emprunter une fois, deux fois, trois fois." Voilà.

Donc définitive tout ça, c'est utiliser l'arme du droit pour empêcher le Rassemblement national de continuer à progresser. C'est pas nouveau et c'est un échec constant parce que il progresse et il progressera. Mais c'est sûr que il faut tous les matins avaler son bol de vipère et se demander d'où ve vont venir les coups.

Euh donc voilà, hier euh hier c'était la justice. Ils vont examiner les documents qui vont qu'ils ont saisis. Documents euh c'était pas la peine de venir les chercher chez nous, il suffisait de les demander à la CNCCFP, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

Tout est chez eux. Tant que vous prenez au mieux de prendre 30 policiers avec gilet par bal et armes en côté toute la journée au siège du rassemblement national, vous en prenez un qui prend son téléphone qui appelle la commission nationale de compte de campagne qui fait une réquisition pour qu'on lui transmette les mêmes documents. Oui, mais c'est moins spectaculaire et donc forcément les gens aiment moins c'est beaucoup moins intéressant, ça fait beaucoup moins de bruit euh ça serait plus économe de l'argent des contribuables et beaucoup moins scandaleux.

Mais peut-être le fait que ça soit moins scandaleux n'est pas le but poursuivi. Et oui, peut-être même l'inverse. Grégore Pupin sur ces flous juridiques, donc notamment sur ces ces prêts récurrents qui sont aujourd'hui examinés par la justice et donc soupçonné, c'est pas la première fois que on a une justice qui précisément se repose sur ce flou là pour appliquer un depoids de mesure qui devient de plus en plus criant.

C'est-à-dire que euh on arrive à nous sortir de derrière les fagots des articles de loi, des alinés cachés dont personne n'avait jamais entendu parler pendant des années qui pourrait concerner tout un tas euh de personnalités politiques et on va s'en servir précisément euh sur une personnalité. On a une certaine euh enfin beaucoup de je cherche mes mots. Voilà, c'est le matin, c'est la on commence à être dans en 2è partie de semaine. on a on a une certaine une une façon de faire de la part de de le l'Union européenne, de la France, mais aussi de la part de l'Union européenne qui est tout à fait étonnante quand on voit la façon dont ils sont restés assez aveugles et sourds et et complètement ignorants quand il s'agissait de pointer du doigt les financements par l'Union européenne d'entités qui elles étaient très proches des frères musulmans par exemple.

Là, voilà, on le le le l'Union européenne ne semblait pas euh très avertie de la chose et en revanche, quand il s'agit du Rassemblement national, on va aller chercher jusqu'au fond des tiroirs pour retrouver ce qu'on peut exploiter. Oui, je pense que là on a euh sais, on emploie ses armes que contre ses adversaires. Euh et euh et lorsque l'on a le choix, lorsqu'on a l'initiative des des poursuites, et bien effectivement, on ne va pas forcément, surtout lorsque les poursuites sont issues Wman d'une instance politique comme le Parlement européen, on va pas attaquer ses adversaires.

Si vous reprenez la question des assistants parlementaires, lorsque le Rassemblement national, autrefois le Front National, a été dénoncé par l'ancien président du Parlement européen, monsieur Martin Schulz, qui était un député socialiste, euh et bien il a il a dénoncé uniquement les députés euh eurosceptiques, donc les députés considérés d'extrême droite ou les groupes politiques d'extrême droite. Et là, encore une fois, c'est pareil pour ces ces poursuites là initiées euh cette semaine. Ça vise aussi les groupes parlementaires eurosceptiques qui ont le vent en poue.

Je pense qu'il est il y a évidemment un usage les politiques font un usage politique de la justice. C'est parfaitement habituel. Euh on voit ça, on a vu ça de tout temps, surtout à autrefois dans les pays dans les pays communistes avec les les procès qui visaient à décrédibiliser les les adversaires politique.

Et s'agissant du Parlement européen, moi je je dirais simplement que même Transparency Internationale qui est une ONG plutôt de la galaxie Sorose de la galaxie de gauche qui regarde donc le la corruption des institutions. Et bien le directeur européen de de Transparency International a déclaré que les poursuites faites contre les députés au Parlement européen sur les questions d'assistants parlementaires visaient de façon sélective les députés eurosceptiques. Et de fait, selon une enquête encore une fois de d'une autre organisation Follow the Money, au moins 1/ des parlementaires européens a été mis en cause par le Parlement pour un mauvais usage des fonds attribués pour les assistants parlementaires.

Donc 1/5e et ça pour des faits qui sont postérieurs au fait reprochés au Front National. Ça veut dire alors même que tous les députés étaient conscients du risque de mauvais usage des fonds pour les assistants parlementaires, et bien encore un 5è euh a dû se justifier auprès du Parlement. Le Parlement européen, pour la plupart d'entre eux, a accepté que ces députés régularisent leur situation de façon confidentielle.

Ils ont pu simplement rembourser ce qui leur a été demandé de façon confidentielle et c'est uniquement de façon sélective que le Parlement a dénoncé à la justice certains de ces députés qui comme par hasard sont tous des députés patriotes, des députés conservateurs. Donc il y a aussi un problème de fond d'emblé cette forme de d'injustice de traitement différencié entre les parlementaires. On voit que le Parlement européen a conservé en fait cette arme de la dénonciation appliquée de façon sélective à un groupe de députés dans un but politique et le Parlement européen a refusé de donner la liste des autres députés des 140 et quelques députés qui auraient fait globalement la même chose.

Donc on voit très clairement qu'il y a toujours un bien sûr une utilisation politique des ressources du droit pour essayer de de neutraliser autant que possible ses ses adversaires. Bon, on va finir sur ces j'ajouterai si vous permettez il ne faut pas croire que les juges reçoivent des instructions. On en est pas là.

Sû ils n'ont pas ils n'ont même pas besoin de recevoir d'instruction pour se mettre spontanément parce que c'est le fond de leur état d'esprit, de leur formation, de ce que on apprend aujourd'hui dans les couloirs de l'école nationale de la magistrature, c'est leur rubrice personnelle. Ils vont se mettre spontanément dans la direction de ce que souhaite le pouvoir en place qui a peur de perdre le pouvoir. Et donc il y a personne qui a pris son téléphone à l'Élysée pour dire vous allez faire demain une perquisition et cetera.

Ça se passe pas comme ça. Ils vont spontanément dans cette direction là. C'est ça.

Et donc il y aura un changement de fond à faire et pas seulement de la tête. Une deuxième une deuxième observation, c'est que ce qui s'est passé en une seconde Alexandre Varon, on est très Oui. Au au Rassemblement national sur le sujet, ce qu'ils ont pris en perquisition, on s'en fiche complètement, on est totalement innocent.

Par contre, ils ont siphoné tous les ordinateurs de tous les cadres du Rassemblement national. C'est-à-dire qu'aujourd'hui se trouve transporté dans les locaux de la police judiciaire, c'est-à-dire demain dans les colonnes de médiat partent. Euh tout ce que fait c'est pense le Rassemblement national.

On a eu une perquisition qui a fait passer à large filet raclant le fond de la mer et euh pour attraper une pauvre petite sardine et voir dans quel état elle se trouvait, on a ramassé absolument tout ce que nous faisons. C'était une opé au final une opération d'enquête sur le Rassemblement national. On en reparlera bien au-delà euh du prétexte initial.

On en reparlera parce qu'effectivement c'est c'est scandaleux et il faut en reparler. Merci beaucoup Alexandre Varot d'avoir été euh avec nous. Merci à vous aussi euh Grégore Pupin qu'on continuera à suivre tout ça.

Mais en tout cas voilà l'inibilité n'est pas encore une fatalité. Donc euh à très bientôt, nous en reparlerons.