Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewyoutube.com· 11 mai 2026ContradictoireActualité / polémiqueJusticeSécurité

Mort de Jean-Marie Le Pen: l'interview du maire RN de Perpignan Louis Aliot en intégralité

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 40 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Louis AliotFait
    « J'ai été son directeur de cabinet. »
  • Louis AliotChiffre
    « j'ai appris à vivre avec lui pendant 30 ans de ma vie militante »
  • Louis AliotFait
    « Pour le connaître en privé, il n'était sûrement pas ni raciste ni antisémite. »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Louis Alliot, bonsoir. L'esprit Charlie, hier, Place de la République, notamment à Paris, quand on voyait ces jeunes célébrer la mort de Jean-Marie Le Pen. Comment vous avez réagi quand vous avez vu ces images ?

Vous savez, ça ne m'étonne pas de la gauche ou de l'extrême-gauche. C'est l'intolérance systématique. Ça m'a fait penser au 7 octobre et après le massacre en Israël, les prises de position de ces gens-là.

C'était assez contenu, modéré, quelquefois critique. Et après tout, si c'est arrivé à Israël, c'était bien fait pour Israël. C'est un peu ce à quoi ça m'a fait penser.

Ces gens-là sont capables de tout, y compris de danser sur la mort d'un homme ou de faire n'importe quoi. Mais c'est comme ça, je veux dire, ça fait partie de la vie politique. Vous n'êtes pas surpris ?

Ce sale raciste est mort, Pétain a retrouvé son chien, c'était parmi les slogans qu'on a pu entendre. Écoutez, si quelqu'un avait rendez-vous avec Pétain dans l'au-delà, c'est plutôt François Mitterrand que Jean-Marie Le Pen. Ils devraient quand même regarder leur classique.

Comment vous l'avez appris, la mort de Jean-Marie Le Pen ? Vous étiez dans cet avion autour de Mayotte avec Marine Le Pen ? Oui, on avait une escale technique à Nairobi, au Kenya, et quand on a rebranché nos portables, on avait des journalistes avec nous qui nous ont informés de l'officialisation du décès.

C'est-à-dire que ce sont les journalistes qui vous ont montré les...

Oui, c'est eux qui ont eu la connexion en premier. Donc les journalistes le savaient avant Marine Le Pen. Pour une histoire de connexion, oui.

Ça paraît incroyable. Oui, mais c'est la réalité. Vous savez, on était à Mayotte et Marine n'était pas pour des vacances, mais pour constater les dégâts du cyclone.

Et puis ça s'est fait comme ça. C'est la vie. Oui, mais ce qui paraît incroyable, c'est que la famille n'attende pas de prévenir tous les membres de la famille et dont Marine Le Pen avant d'informer les journalistes.

Oui, mais la famille, elle n'a pas le choix puisque dans ce pays, plus aucun secret ne se garde. Donc si Jean-Marie Le Pen est morte à la matinée, ça se serait su avant. Et donc des décisions ont été prises de le rendre officiel.

C'est la maison de santé qui a prévenu les journalistes ? Je n'en sais rien, ça. Vous allez essayer de savoir ?

Non. Je n'y étais pas, je ne sais pas. Et puis je veux dire, ce n'est pas important.

Comment a réagi Marine Le Pen, parce que vous étiez à côté d'elle ? Comme une fille qui vient de perdre son père. Tout simplement, vous savez.

C'est une famille, ce sont des femmes et des hommes comme nous. Et face à la mort d'un père ou d'une mère, c'est la même réaction. Elle s'y attendait ?

Elle s'y attendait, non, pas aussi vite. Mais quand vous avez un père d'un âge aussi avancé que cela...

Qui était hospitalisé ? Et fatigué, ça fait partie des possibilités. Mais ce n'était pas attendu, quoi.

Quels étaient ses rapports avec son père ces derniers temps ? Je n'ai pas rentré dans la psychanalyse ou dans la psychologie. Non, non, mais simplement parce qu'il y a eu de fortes désaccords politiques, une rupture politique.

Mais est-ce qu'elle avait renoué avec son père ? Oui, mais il y a le politique et puis il y a l'affectif, il y a la famille, il y a l'amour d'un père pour sa fille et de sa fille pour son père. Donc oui, c'était apaisé.

Et il est parti apaisé avec d'excellents rapports avec ses filles et avec ses proches. Et sur Twitter, lorsqu'elle a réagi aujourd'hui, elle l'a appelé papa. On peut d'ailleurs découvrir sa réaction.

Où elle fait la distinction justement entre le combat politique et puis les relations filiales. Un âge vénérable avait pris le guerrier, mais il nous avait rendu notre père. La mort est venue nous le reprendre.

Beaucoup de gens qui l'aiment l'attendre là-haut. Beaucoup de gens qui l'aiment le pleur ici-bas. Bonne vent, bonne mer, bonne mer papa.

Allusion aux marins et à la Trinité-sur-Mer et la Bretagne. Vous faites partie de ceux qui pleurent, Jean-Marie Le Pen, aujourd'hui ? Qui vont le regretter, oui.

Pourquoi ? Parce que j'ai appris à vivre avec lui pendant 30 ans de ma vie militante. Vous avez été son chef de cabinet ?

J'ai été son directeur de cabinet. Et voilà, il fait partie des monuments politiques de l'histoire de notre pays. C'était l'un des derniers, ou le dernier peut-être aujourd'hui.

Dernier député, je crois, vivant de la 4ème, qui a traversé des épisodes absolument incroyables que peu ont connus, de la Seconde Guerre mondiale à la vie politique d'aujourd'hui. Toute la 4ème République, tous les événements qu'il y a eu. Voilà, il en a fait partie.

Pourtant, à un moment donné, vous étiez en désaccord. Vous avez marqué un désaccord avec Jean-Marie Le Pen, après ces outrances, ces dérapages répétés. Vous savez, dans la vie politique, il y a des hauts, il y a des bas.

Qu'est-ce que vous lui avez reproché ? Je pense qu'un certain nombre de ses propos étaient hors de propos, c'est le cas de le dire. Raciste et antisémite, c'est ce qu'a dit la justice.

Oui, c'est ce qu'a dit la justice. Vous ne considérez pas qu'il était raciste ? Pour le connaître en privé, il n'était sûrement pas ni raciste ni antisémite.

Alors pourquoi tenait-il publiquement ces propos ? Parce qu'il était en guerre contre un certain nombre de personnes. Et puis à la fin, c'est devenu presque caricatural.

En guerre contre qui à ce moment-là ? Et incontrôlable. Il était en guerre contre sa fille ?

C'était pour embêter sa fille ? Non, il se voulait un homme libre qui disait ce qu'il pensait pour, entre guillemets, embêter le monde. Oui, mais pardon, mais quand on n'est pas antisémite, on ne fait pas pour embêter les autres, on ne tient pas des propos antisémites.

Oui, mais si vous voulez, on l'a traité de raciste alors qu'il a été l'un des premiers à avoir mis, par exemple, et ce n'est pas rien, on a mis à lui comme suppléant une élection qui s'appelait Ahmed Gébourg. C'est un des plus grands défenseurs de la cause harki en France, c'est-à-dire des anciens combatants musulmans et français, etc. Je veux dire, vous pouvez dire tout ça.

Qui est raciste dans ce pays ? Ceux qui disent les choses des problèmes que nous avons aujourd'hui. Ceux qui ont mis beaucoup d'immigration dans des ghettos, qui les ont laissés croupir dans leur misère et qui aujourd'hui nous posent autant de problèmes.

Oui, mais quand il dit « j'achète une maison à la campagne pour mes enfants qui vivent dans le 15e voie des vaches plutôt que des arabes ». C'est une provocation parce que les arabes, ils les avaient à la maison. Regardez les photos de la Trinité-sur-Mer avec Ahmed Gébourg, avec le Bachar Gawalem, avec Mourad Kawa à Perpignan.

Je veux dire, il y a 5000 exemples. D'accord. La natalité en Afrique, Monseigneur Ébola, pourrait la régler facilement ?

Une provocation de plus. C'est facile de dire ça. On va dire « c'est de l'humour noir, c'est une vanne ».

Mais c'est la vérité. Quand on est responsable politique, on s'est dosé ces vannes. Ça, c'est notre vision des choses, ce n'était pas la sienne.

Parce que ce n'était pas un homme de ce siècle-là. Dans ce cas-là, je dirais que ceux qui manifestaient hier à Paris, Place de la République, ou à Lyon, ou à Strasbourg, c'était aussi des provocations. Oui, mais moi, je ne juge pas.

Je m'y attends. Vous savez, ce n'est pas un problème en soi. Ça fait partie de l'ADN de la gauche.

Est-ce que vous craignez, parce qu'on a désormais la date de la cérémonie religieuse et dommage qu'il y aura lieu à Paris, au Val-de-Grâce, le jeudi 16 janvier ? Est-ce que vous craignez des manifestations ce jour-là ? Non.

Très honnêtement, non. Voilà. J'imagine mal des gens venir à la Trinité...

Non, pas la Trinité. La Trinité, c'est quoi ? C'est le 11 janvier, mais il y a Paris, dans la foulée, le jeudi, 16 janvier.

Il y aura donc cet hommage au Val-de-Grâce. Donc là, il y aura plus de monde. Est-ce que vous craignez qu'il y ait à ce moment-là des provocateurs ?

Les mêmes qu'on a vues, Place de la République ? Je ne le crois pas, mais il sera toujours bon d'être prudent. Et c'est à l'État, M.

Retailleau, au ministère de l'Intérieur, à assurer la sécurité dans les rues, la tranquillité de la cérémonie et de l'hommage. Et est-ce qu'il peut y avoir aussi des gens infréquentables de l'extrême droite ou de l'ultra-droite ? Qui viennent ce jour-là ?

Avec l'ultra-gauche aussi qui puisse être là ? Je pense. Je ne connais pas cette église, mais je crois que les places sont assez limitées, donc...

Non, mais à l'extérieur, à quelques pâtés de maison. Mais vous empêcherez...

De toute façon, on n'empêchera rien. Dans notre pays, on n'empêche plus rien. Il y a des gens qui ont du respect de la considération.

Si ces gens-là ont du respect de la considération pour la famille et pour Jean-Marie Le Pen, ils s'abstiendront de faire de la provocation. Prenons un exemple concret. Est-ce que Dieudonné sera le bienvenu ?

Non, mais je vous pose la question sérieusement. Non, mais vous savez pourquoi M. Alli-Obsquière, sur les réseaux sociaux, Dieudonné a tweeté « Je suis Jean-Marie ».

Et il y avait une proximité, Dieudonné, Alain Soral avec Jean-Marie Le Pen. Ça ferait désordre de les voir venir à l'hommage de Jean-Marie Le Pen, peut-être ? Oui, ils seront invités à ne pas y venir, très certainement.

Mais vous ne pouvez pas...

Encore une fois...

Vous leur dites « Ne venez pas » ? Mais je ne sais pas. Moi, à un moment donné, il y a la décence des hommages.

Ils pourront en rendre à leur manière, s'ils le veulent, je n'en sais rien. Il y a le rendre sur les réseaux sociaux et venir. Oui, mais là, c'est un hommage.

C'est la famille qui convie. Un hommage solennel au Val-de-Grâce, etc. Donc ce n'est pas à vous de dire...

Je rappelle qu'il a quasiment été votre beau-père aussi, Jean-Marie Le Pen. Attendez. Vous avez été pendant des années le compagnon de Marine Le Pen.

Oui, mais...

Il y a quand même une proximité familiale, un attachement aussi, qui peut faire qu'à un moment, vous pouvez dire « Non, on ne veut pas voir ces personnes ». Vous pouvez le dire, l'écrire...

Mais je pense effectivement que pour certaines, elles n'ont pas leur place. Mais vous ne l'empêcherez pas. Vous ne pouvez pas l'empêcher.

C'est tout. D'accord. Un dernier mot, parce que vous êtes maire de Perpignan.

Oui. Est-ce qu'il y aura une place ou une rue Jean-Marie Le Pen à Perpignan ? Pour l'instant, non, évidemment, puisque en général, on donne des rues à des personnalités qui ont de la proximité avec Perpignan ou qui ont été élus à Perpignan.

Donc, ce n'est pas l'ordre du jour. Merci. Merci.

Merci. Merci.