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interviewBFM TV (sur YouTube)· 25 novembre 2024 21 min

Ukraine, Proche-Orient, Budget… L’interview en intégralité de Dominique de Villepin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Dominique de villeepin bonjour Merci d'être mon invité ce matin pour répondre à mes questions vous êtes bien sûr ancien Premier ministre ancien ministre des Affaires étrangères je vais qu'on puisse parler de la situation en Ukraine de la situation au Proche Orient et de la situation en France aussi alors que le gouvernement pourrait tomber avant Noël mais commençons par évoquer l'écrivain boilem sanssal écrivain franco algérien il a été interpellé le 16 novembre à l'aéroport d'Alger c'estes proches sont sans nouvelles de lui depuis cette date que faut-il faire il faut se mobiliser nous devons défendre la liberté d'expression BEM sensal a été naturalisé par le Président de la République il y a quelques mois c'est un écrivain reconnu saluer en France il est donc essentiel de travailler à sa libération et et à commencé par ce travail titanesque qui est celui de restaurer nos relations avec l'Algérie nous voyons bien que cela pèse sur beaucoup beaucoup d'enjeux et beaucoup de sujets peut-être même sur celui-ci et donc je pense que pour la France nous devons faire en sorte de restaurer cette relation stratégique avec l'Algérie est-ce que ça veut dire qu'il est une sorte de victime collatérale peut-être de la relation avec l'Algérie je je ne dis pas ça je dis que cela pèse sans doute dans le climat général qui existe aujourd'hui entre l'Algérie et la France on le voit à la fois dans les réactions de la presse algérienne et dans les réactions de la presse française il y a donc beaucoup de sujets à traiter il y a une relation fondamentale à revoir il y a des gestes à faire et de la part de la France de la part de la France de la part de l'Algérie et il y a à remettre en ord de cette relation je le dis bien au service de nos deux peuples nous sommes deux peuples unis par l'histoire et unis par bien d'autres liens y compris la langue et la culture mais est-ce que ça n pas d'abord le signe justement que l'Algérie en quelque sorte se se renforce dans une autocratie dans une fois de plus ne préjugeons pas l'objectif c'est d'obtenir que boolem Sansal puisse être libéré et rejoindre la France et mobiliser tous les moyens et je le redis dans la perspective d'une amélioration de cette relation nous devons tout faire pour que la confiance reviennent entre nos deux états il est peut-être aussi une victime collatérale du prix goncour accordé à camel Daoud c'est le président de l'Académie goncour Philippe Claudel qui le dit je ne peux pas m'empêcher de penser que l'attribution de du goncour à camel Daoud pour son roman ouris a joué également l'académicien Jean-Christophe Ruffin euh qui souhaite faire entrer boilem Sansal à l'Académie française via une élection d'urgence il est soutenu en ce point par un grand nombre d'académiciens est-ce que vous soutenez cette démarche que les académiciens que les écrivains que les artistes se mobilisent c'est une chose il appartient au responsablebl politiqu de faire aussi leur travail le président Macron a exprimé son inquiétude la responsabilité des hommes politiques c'est de penser dans ce qui est leur responsabilité et en l'occurrence bien sûr à faire en sorte que dans la relation franco-algérienne nous créons les conditions pour que les choses se passent de la meilleure façon possible Dominque de de Villepin la situation en Ukraine avec peut-être un tournant dans la guerre les États-Unis qui ont autorisé les Ukrainiens à frapper avec leurs armes de longue portée à l'intérieur du territoire russe et puis la question éventuelle d'un envoi de troupe au sol qui est à nouveau sur la table d'abord sur la question des frappes sur le territoire russe avec des armes occidentales la France pour l'instant s'y refusit est-ce qu'elle doit suivre la décision américaine le ministre des Affaires étrangères l'a dit la France est prête à emboîer le pas à la fois des Américains et des Britanniques nous avons vu une escalade au cours des dernières semaines du côté russe avec l'arrivée de soldats nord-coréens avec une évolution de la doctrine nucléaire russe avec l'envoi d'un missile un missile intermédiaire capable d'emport de charges nucléaires ce sont des signaux extrêmement forts il est normal que nous réagissions il est normal que l'Ukraine puisse avoir les moyens de se défendre à la veille de l'arrivée de Donald Trump et de ce qui vraisemblablement sera une négociation vous dites donc ce matin Dominique de Villepin que des armes françaises envoyées en Ukraine pourraient être utilisé pour attaquer à l'intérieur même du territoire russe mais c'est déjà le cas officiel si on regarde exactement c'est déjà le cas non je dis pas pour la France je dis c'est déjà le cas pour les attaques MS tout ceci dans un cadre qui est extrêmement précis et limité il s'agit uniquement de cibles militaires dans des régions particulière ce n pas de la cobénigérance non c'est un non pas du tout c'est au contraire là vraisemblable enfin totalement une réponse à l'escalade russe à l'escalade russe et la question des EMP l'envoie des troupes au sol le journal Le Monde croit savoir ce matin que les européens se sont réunis et commencent à réfléchir ensemble à la question de l'envoi de troupe au sol et même peut-être de sociétés privées de défense est-ce que c'est normal est-ce que c'est nécessaire est-ce que c'est souhaitable nous sommes là dans des réflexions qui sont hypothétiques une fois de plus dans la perspective de la négociation qui va se nouer dans cette négociation nous devons nous ne devons pas être des spectateurs regard don Donald Trump discuait avec Vladimir Poutine au risque d'imposer une paix que les Ukrainiens ne souhaitent pas et donc on voit bien qu'il y a au moins trois scénarios le scénario de la paix imposée où l'Ukraine serait amené à lâcher 20 % de son territoire à renier sa souveraineté juridique c'est-à-dire à devoir accepter un statut de neutralité sans pouvoir contracter elle-même des alliances comme son entrée dans l' temp il y a une paix qui serait idéal qui serait et c'est là c'est de là qu'il faut partir c'est du respect des principes il y a une agression russe et bien il faut respecter le droit international c'est-à-dire que c'est à la Russie de quitter le territoire ukrainien et c'est à l'Ukraine de pouvoir disposer de sa pleine souveraineté nous savons malheureusement que cette solution idéale est peu vraisemblable reste la solution du gel de la situation en Ukraine et c'est davantage sur celle-ci que travaillent aujourd'hui les Américains c'est-à-dire d'incesser le feu sur le terrain avec des garanties qui sont indispensables jusqu'où et c'est là un enjeu important peuvent aller ses garanties est-ce que à partir de là l'Ukraine peut rentrer dans le temps est-ce que nous pouvons apporter à l'Ukraine par exemple une zone de non survol qui garantirait ce cesser le feu en évitant au quotidien le risque d'un retour du conflit et des souffrances pour les Ukrainiens a des choix il y a par ailleurs derrière on l'évoque pas souvent un enjeu géopolitique majeur est-ce que les Américains veulent régler le problème du champ de bataille on ne veut plus entendre parler de la guerre on ne veut plus payer pour les Européens que les Européens se débrouillent et que le gel de la situation se fasse où est-ce que les Américains sont plus ambitieux et veulent détacher la Russie de la Chine en essayant d'avoir la proposition la plus attrayante peut-être d'ailleurs payée par les Ukrainiens eux-mêmes donc nous ne connaissons pas aujourd'hui le cadre de la négociation quel serait à vos yeux le plus souhaitable c'estàdire que quand on vous écoute on a l'impression que finalement vous dites que l'arrivée de Donald Trump apporte peut-être quand même une solution alors par l'idéal l'idéal vous le dit vous-même elle est quasim imp Donald Trump accélère un processus de négociation encore faut-il que ce ne soit pas au détriment de la souverainetéon faire nous qu'est-ce qu'on peut faire nous alors c'est là justement o c'est la partie centrale nous devons nous nous mobiliser entre Européens et je pense qu'il dialog important qui doit se nouer avec l'Ukraine pour fixer dans l'intérêt de l'Ukraine les lignes rouges les base de ce que serait la négociation qui va s'enclencher avec la Russie je pense que la souveraineté de l'Ukraine ne peut pas être mise en cause pourquoi si nous cédons sur le respect du droit international nous voit bien que c'est nous voyons bien que c'est tout un monde qui s'effondre mais il y a 20% à peu près du territoire ukrainien qui est aujourd'hui sous contrôle russe pensez-vous que les Russes vont vont vont partir ne le pense pas aujourd'hui c'est pour cela que un gel aurait au moins l'avantage si nous fixons une durée 5 ans 10 ans 15 ans de préserver l'avenir de ne pas entériner le fait accompli de la force j'essaie j'essaie de tirer le fil de votre scénario jusqu'au bout est-ce que ça veut dire dans ce cas-là et je reviens à cette histoire de troupe au sol au fond est-ce que c'est pas dans ce cadre là que vous imagineriez éventuellement des troupes européennes qui permettent de sanctuiriser ce gel alors est-ce que c'est là que l'Europe doitou là nous avons un choix difficile à faire est-ce que c'est dans la VO est-ce que c'est dans la voie des troupes au sol ce qui nous engage alors très directement et je crois que ce ne serait pas une bonne chose le risque d'escalade il serait à peu près mécanique en vrai vous le souhaitez pas l'envoie des troupes au sol je ne crois pas que ce soit la meilleure solution mais je réfléchis à ce que serait la meilleure garantie parce que je crois qu'il faut garantir le cesser le feu ou le traité de paix dans les deux cas il faut une garantie je pense que la meilleure garantie al l'ORS serait sans doute de mettre en place un système défensif comme par exemple la zone de survol que nous avions voulu mettre en place en Libye et malheureusement nous avons outrepassé cette zone de survol sans ignorer qu'il y a là aussi des risques de dérapage donc faut-il le faire dans le cas d'une zone de survol qui serait garantie avec des avions Ukrainiens mais avec un soutien massif de la part des européens voire des Américains une fois de plus ce que je dis c'est que les Européens et les Ukrainiens réfléchissent ensemble à la meilleure façon de garantir ce processus et n'oublions pas que la parole finale doit revenir aux Ukrainiens c'est les Ukrainiens qui meurent c'est les Ukrainiens qui souffrent et nous nous n'avons pas intérêt à céder sur le droit international je le répète parce que nous sommes avec l'arrivée de Donald Trump dans une situation extrêmement dangereuse pour le monde qui est que il s'agit de savoir si nous resterons dans un monde dominé par le droit ou si nous serons dans un monde dominé par la seule puissance voire par la seule force militaire ce qui vaut pour l'Ukraine vaut aussi pour le prochain on va y revenir mais je j'ai quand même du mal à imaginer les Ukrainiens vous avz l'air de dire qu'il faudrait qu'on se mette d'accord j'ai du mal à imaginer les Ukrainiens accepter de geler en quelque sorte cette ligne de front qui est quand même qui qui les prive de 20 % de leur territoire c'est c'est le dernier mais il s'agit pas just le gel le gel ne les privent pas de ces 20 % non le gel marque un cesser le feu mais qu'est-ce qui se passera dans ces 20 % qu'est-ce que vous dites à ceux qui vivent dans ces 20 % la situation restera ce qu'elle est aujourd'hui mais l'avenir sera préservé c'estd que les Ukrainiens non non non ça c'est un traité de paix dans lequel c'est ce que veut la Russie et et peut-être même certains Américains qui on ne dirait pas le mot paix ce ne serait pas fait ce sera juste TR ce serait une sorte d'armistice ou un cesser le feu où on gèle en quelque sorte la situation et où on ne rogne pas on ne revient pas sur la souv j'essayie de comprendre quand même ce que vivrai ceux qui sont dans ces 20 % de de terre initialement ukrainienne aujourd'hui revendiqué par la Russie il se retrouverait au fond dans une sorte de nom non il se retrouverait dans la situation qui a été celle d'avant 2014 ou celle depuis 2014 celle qu'a voulu traiter les accords de Minsk et malheureusement qui n'ont pas qui n'ont pas été suivi suffisamment d'effits le proche orient Dominique de Villepin comment on sort de ce conflit alors la première chose comme pour l'Ukraine faire respecter les principes principe du droit humanitaire aujourd'hui Israël continue de bombarder à Gaza continue de bombarder au Liban sans que nous connaissions les objectifs réels d'Israël le Hamas a été très largement éradiqué les autorités militaires et du renseignement israélien disent que le Hamas ne constitue plus une menace existentielle pour Israël quels sont donc les objectifs pourquoi bombarder pourquoi continuer à bombarder la zone nord est-ce que l'ambition c'est d'annexer d'occuper de coloniser le territoire de Gaza mais est-ce que ça ça a été ça a été cette interrogation que vous émettez aujourd'hui est-ce qu'elle repose sur des déclarations de Benjamin netaniaahou lui-même non repose sur des déclarations de joave gallante de toute une série de responsables de services de de servicees de renseignement est-ce que vous pensez qu'il y a une volonté d'annexion de colonisation je pense qu'il y a de nombreuses déclarations qui vont en ce sens et je pense malheureusement que les actes vont en ce sens quand vous avez le corridor de Philadelphie la revendication d'un corridor médian de nectarim quand vous avez une zone tampon autour de Gaza quand vous avez le nord de Gaza qui est aujourd'hui occupé par l'armée israélienne et bombardé vous vous dites que veulent-ils et et et et là je crois qu'il s'agit de rappeler les principes du droit international donc la première chose c'est véritablement faire respecter le droit humanitaire le cesser le feu la deuxième chose c'est de faire respecter le droit international et là ça dépasse le cadre de Gaza c'est Gaza c'est la sjordanie où l'on voit depuis plusieurs mois des bombardements massifs de certaines ville je pense à génine je pense au nord de la sjordanie et où on voit véritablement les choses se dégrader rapidement et c'est la question de Jérusalem est je pense que cette question de la Paline il faut désormais la poser dans son entièreté et qu'il faut avancer dans la voie d'e reconnaissance ça dire quoi ça Dom qu'il faut avancer dans la voie de la reconnaissance d'un État palestinien un certain nombre de pays européens l' faitag évidemment l'Espagne l'Irlande des pays du Nord Chypre et d'autres je pense que la France vous parlez de Jérusalem c'est-à-dire ça fait partie de ces territo ça fait Jérusalem Est ça fait partie de ces territoires qui doivent former l'État palestinien donc à partir de là que la France prenne l'initiative avec l'ensemble des pays européens si possible de marquer la reconnaissance d'un État palestinien c'est-à-dire qu'on fait l'inverse des accords d'elot on commence par la reconnaissance et on règle en marchant l'ensemble des problèmes déjà on a un principe de justice et un respect du droit international qui s'applique à partir de là je pense qu'il y a un changement complet qui s'instore et nous réglons l'un des premiers problème auquel se horte Israël qui est la question notamment du retour dans la zone nord d'Israël puisque c'est une des grandes revendications du hzbollah de la même façon deuxième pièce du dossier le hbollah se retirerait vous pensez un peu comme par magie mais il faut que nous sommes actuellement en discussion avec les Américains avec les Européens pour un plan de paix plan de paix en très 13 point pour appliquer la résolution 1701 des nations- unies dans lequel il y aurait à la fois un retrait des Israéliens et un retrait du hzbollah et la zone contestée dans le sud serait occupée par l'armée libanaise et par la finule avec un comité du suivi qui serait chargé de la bonne application de ces accord qu'est-ce que vous faites des otages Dominique de Villepin et bien les otages justement ça doit revenir le grand enjeu avec le cesser lefeu humanitaire à Gaza à partir de du moment où nous avons un cesser le feu humanitaire dans le cadre de ce cesser le feu bien évidemment il faut obir tout naturellement les otages seraient récupéré ensuite mais c'est c'est la négociation qui doit être engagée dans le cadre du CESS lefeu à plusieurs reprises ces négociations vous avez dit plusieurs fois pour les on sait ce qu'il faut faire oui à plusieurs reprises à plusieurs reprises les négociations ont échoué dans le passé benjamin netaniaou est aujourd'hui et son entourage victime d'accusation par euh les tribunaux israéliens pour avoir empêché cette libération d'otage pour avoir manipulé par ailleurs les documents liés au 7 octobre il faut faire en sorte de créer les conditions que cette libération d'tage rapidement possible donc je l'ai dit donc pour vous la responsabilité c'est c'est benamine netaniaou qui aurait pu les libérer mais qui na pas fait nous avons tous la responsabilité qui est celle du Hamas dans euh les actes odieux du 7 octobre donc il ne s'agit pas là je ne suis pas là pour dire c'est les uns ou les autres il est clair que le Hamas a engagé a enclenché un cycle de représaille mais il y a un 3è dossier qu'il faut traiter le dossier du Liban euh un 2è dossier donc le Liban il faut éviter d'aller vers la rupture du Liban il y a une très bonne tribune ce matin dans le monde de Dominique hé qui soulligne le risque d'effacement complet et défarement qui se propage dans cette région le Liban nous devons maintenir son unité nous devons éviter ce qui peut être peut-être la tentation chez certains euh dirigeants d'Israël aujourd'hui d'aller vers la guerre civile pour régler le problème du hzbola et et casser le lien qui existe entre ce groupe et l'Iran il faut donc sateler mais il faut casser ce ce lien mais bien évidemment et nous devons faire entendre raison à l'Iran à la fois sur son programme nucléaire et à la fois sur le rôle déstabilisateur qu'il a sur l'ensemble de régionil faut Dominique de Villepin que la France applique et arrête potentiellement Benjamin netanahou s'il venait sur son sol on sait que l'Allemagne a dit expressé qu'elle n'appliquerait pas cette décision c'est qu'elle n'arrêterait pas Benjamin Nanah s'il venait sur son sol l'Espagne à l'inverse a dit qu'elle le ferait la France a d'une manière un peu ambigu dit on respecte le droit international mais n'a pas répondu exactement C question je termine et je réponds à votre question je termine sur la troisème clé la clé libanaise maintenir l'unité la clé iranienne c'est un pays affaibli nous devons faire pression pour que les négociations puissent reprendre pour bloquer le program pourel il faut pouvoir parler avec chacun est-ce qu'on pourra continuer à parler avec Benjamin netanah si on lui dit si nucléire iranien nous faisons en sorte que l'Iran renonce à son prosélitisme dans la région est-ce qu'il faut le faire en bombardant comme le souhaite Benjamin netanahou quel est le soutien que les Américains pourrai lui apporter je pense que la solution politique est la meilleure vient la question du traitement d'Israël là nous avons toute une gamme d'actions possibles pour faire pression sur Israël il est évident que la justice internationale s'applique pour tous on ne peut pas vouloir l'appliquer pour les chefs d'états africain l'appliquer pour Vladimir Poutine et ne pas l'appliquer pour Benjamin netanahou donc tous les Européens et la Commission européenne la Commission européenne l'a clairement dit le commissaire concerné la justice internationale doit s'appliquer elle ne se divise pas et donc s'il vient en France ce mandat d'arrêt doit s'appliquer ce qui ne veut pas dire que nous ne pouvons pas continuer à travailler avec le gouvernement qu'Israël a choisi ça veut dire que téléphoner ça veut dire que éventuellement des rencontres en Israël sont possibles dans un cadre qui doit être défini par les Européens mais il est clair que la pression doit s'exercer pour que le droit international pour que le droit humanitaire s'applique et que pour le principe de justice s'applique nous avons d'autres levier je l'ai dit la et pourquoi l'Allemagne ne le fait pas mais parce que l'Allemagne a une histoire et un sentiment de culpabilité qui aujourd'hui constitue le cœur de sa diplomatie en tout cas vis-à-vis de cette région Dominique de ville vous êtes l'homme de la dissolution de 95 là on est dans les conséquences très fait un pe raccourci un peu rapide vous NZ pas lu les mémoir de on vois bien que vous avez en tout cas eu un rôle j'étais scataire général de l'Élysée et je ne le Renis pas et j'assume toutes mes responsabilités Dom de villep l'une des conséquences aujourd'hui de la dissolution de l'été Rouve beaucoup plus belle dissolution c'est qu'on se retrouve avec effectivement un un gouvernement qui est sous la menace d'une censure qui pourrait ne pas passer l'hiver est-ce qu'il faudrait à un moment ou un autre si ce gouvernement saute qu'Emmanuel Macron envisage de démissionner alors c'est le jeu d'un certain nombre de partis politiques on voit bien que le RN ne le cache pas sous le coup de la menace judiciaire il peut y avoir un intérêt à accélérer le calendrier je ne pense pas que l'intérêt des Français c'est ce qui exprimé jeanluc Mélenchon je ne pense pas que l'intérêt des Français doivent être sacrifié sur l'hôtel de jeu politicien mon sentiment c'est qu'aujourd'hui l'impératif c'est de voter un budget un pays comme la France ne peut pas se retrouver bloqué arrêté empétré donc c'est la mission du gouvernement Barnier c'est pour ça qu'il a été nommé faire voter un budget et je compte sur l'esprit de responsabilité de nos parlementaires pour faire en sorte que les conditions soient créées de façon responsable pour que ce budget puisse être adopté il y a des il y a des rencontres qui vont avoir lieu cette semaine responsabilité et que le bon sens puisse l'emporter merci Dominique de villeepin cet appel donc à à la responsabilité des les différents partis ancien Premier ministre ancien ministre des Affaires étrangères bien sûr il est 8h53 sur rcbfm TV

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