Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewSud Radio (sur YouTube)· 16 octobre 2025 14 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsJustice

Laurent Nuñez à l'Intérieur : qu'en pensent les policiers ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Qu'en pensent les policiers de Laurent Nuñez ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Rappelez-nous la couleur politique des syndicats de police.

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les manifestations de policiers sont politisées ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quels ministres de l'Intérieur ont été populaires auprès des policiers ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment comparer la police française à celles d'autres pays ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les défis actuels de la police française ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:00Jean-Pierre ColombiesFait
    « On ferme un commissariat sur deux en France. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Midih 14h, Sud Radio, la France dans tous ses États le fait du jour. Le mercato gouvernemental a eu lieu. Oua et Laurent Nugèz héritent donc du ministère de l'intérieur.

L'ancien préfet de police de Paris succède à Bruno Rotaillot deux priorités au programme. La restauration de la sécurité du quotidien et la poursuite de la guerre contre les narcotrafiquants. On en parle avec un ancien commandant de police justement, Jean-Pierre Colombies.

Bonjour. Bonjour. Mes respects commandant.

Bonjour. C'était bien aussi. C'était très bien aussi.

Cétait ça suffisait hein. Euh Jean-Pierre Colombiez, donc vous êtes aujourd'hui retiré des affaires, mais vous êtes un un policier de terrain expérimenté. Euh et comme vous n'êtes pas syndique parce que même en général les policiers sont représentés par des syndicalistes qui ont liberté de parole mais qui font quand même un peu attention à ce qu'ils disent parce qu'ils sont quand même à activité et avec vous voilà c'est un fr parler les syndicalistes ont surtout si vous voulez le le il joue il joue toujours un jeu de donnant donnant avec une administration qui qui peut les tenir entre guillemets euh parce que voilà elle est parfois pas très regardante quant au fonctionnement des organisations syndicales qui elles n'ont n'ont pas ont des moyens très limités pour faire aboutir leur revendication.

La police n'a pas le droit de grève bien évid sur sur l'État de façon très globale sont très limités. Donc on est toujours dans un dans un dialogue permanent qui consiste à échanger, je dirais une certaine attitude de la part des syndicats parfois conciliante et du côté de l'administration à ne pas être très très méchant. Rappelez-nous Jean-Pierre Colombie parce que le on s'y perd un petit peu sur la couleur ou la sensibilité politique des différents syndicats parce qu'on a des noms genre alliance ou autres.

Ça représente en gros les sensibilités politiques dominantes en France ou c'est pas forcément lié ? Non, mais en apparence. Oui.

Alors, c'est vrai que du côté d'alliance, les secrétaires généraux ont souvent été même adhérant au expl. Il y a toujours une connotation politique mais revendiquée et assumée puisque certains secrétaires généraux et d'alliance est synergique et la une des excroissances d'alliance. Ce sont pour les uns monsieur Beschiza qui s'est présenté à Drani sous l'étiquette UMP à l'époque.

Donc droite classique, on va dire. Drog classique sans enfin oui, sans trop droite. Le plus ancien est lequel ? le le plus ancien le doyen des syndicats.

Franchement là et ça a toujours existé ou enfin cette opposition droite gauche a a eu une réalité il y a il y a pour un temps que les moins de 20 ans peuvent pas connaître mais j'ai envie de vous dire que ça s'est largement gommé au fil des ans et que le les secrétaires généraux qui se sont succédés à la tête des organisations syndicales dites mais vraiment de gauche rose he pas de gauche gauche réellement il y avait quelques stars en temp oui oui des figures marantes mais moi marquantes pardon mais moi je l'ai qualifié plutôt de réellement syndicaliste, pas nécessairement orienté idéologue et et ça nous a bien manqué notamment avec Alliance qui a joué véritablement dans dans la cour des LR et de l'UMP avec une acquoointance mais revendiquée avec Nicolas Sarkozy à son époque par exemple et ça c'est regrettable puisqueon en est arrivé à signer des accords qui pour moi étaient étaient des accords qui ont qui ont totalement trahi le corps même des adhérents qui faisaient confiance à leur délégués. On a revu les images à l'occasion de de pens la manifestation notamment sur laou avec le le fait que Robert Binter soit entré au panthéon. On a remontré les images de la manifestation après les deux policiers tués à venu de Truden en 1980.

C'est vieux mais on voit la manif la place de la Vandô est totalement remplie par les policiers en colère. Les policiers en faction n'osent pas aller. On sent qu'il y avait une politisation.

Alors, c'était un problème, c'était on considérait que la peine de mort avait dissuadé les assassins de de tirer sur le ce sont parfois des des réactions épidermiques. Est-ce qu'elles sont à coloration politique ? Je sais pas.

Vous avez des cris de colère. Bon, bien évidemment, une grande partie de la police penche à droite, c'est clair. Mais j'ai envie de vous dire que au fil au fur et à mesure des années, il y a un ressentiment global antipolitique.

Enfin, moi j'ai eu à connaître des réformes de droite comme de gauche. Elles ont toutes été aussi dramatiques les unes que les autres. La la police a toujours été prise entre deux masses qui l'ont contrarié voire trahi.

Je dirais une gauche démagogique et pas très courageuse et qui a souvent partie pris partie de d'une victimisation des auteurs de d'infraction. Et puis une droite hypocrite et menteuse, il faut le dire. Faut appeler un chat.

Un chat qui souscouvert d'un discours véléitaire très je pugas en fait a réduit les budgets, a réduit les effectifs, a complexifié la procédure et ça a continué. Et ça continue quand Géraldin fait des discours par exemple très vat en guerre très plus très anime sur les opérations X enfin via les opérations XXL notamment mais qu'il organise la départementalisation du de de la police et par votre voix conséquence pour vous c'est contradictoire mais totalement totalement ce que je regrette c'est l'appui justement de certains syndicats. Jean-Pierre Colombier, il y a quand même eu des ministres de l'intérieur plus, si je peux dire populaires, plus appréciés par le par la profession, par le corps parce que parce qu'il les défendait, parce qu'il les respectait.

Je pense je pense à Charles Pasquis qui était Non, moi je pensais plutôt alors Jean-Pierre Chavement fait plutôt alors Jox voilà Jox très estimé Jean-Pierre exement parce que bon moi j'étais au qu des orfèvres à l'époque et je me souviens d'avoir vu je l'ai humblement croisé dans les couloirs donc de de la brigade destup où où je me trouvais et lui sa première question n'a pas été de nous mettre la pression sur les chiffres ou quoi que ce soit. Sa première question a était de de quoi avez-vous besoin ? D'accord.

Et à cette époque, c'est fondamental et à cette époque donc les groupes de PJ avaient reçu beaucoup plus de moyens que ce dont il disposaient. C'està dire quasiment pas, enfin très peu. Et là, nous avons vu arriver des choses très simples comme des voitures, des des des appareils de surveillance classique dont ce don non que nous n'avions pas.

Donc pour c'est pour ça que moi je fais vraiment la différence entre le discours et la méthode entre je dirais les moulins avant et ceux qui ont un vrai sens de l'état et de l'intérêt général. Et ça réellement on l'a perdu. On on va venir au sujet qui nous intéresse.

Donc Laurent Lunez, préfet de police de Paris, qui passe quand même pour un fonctionnaire de police, j'allais dire consistant au fonctionnaires, voilà, au fonctionnaires de police structuré euh succède à à Gérald Arrmanin qui passait quand même pour un ministre de l'intérieur exigeant dans s démêlé avec le le garde des saut disait bon, il défend il défend les intérêts de la police. Est-ce que le lunise est accueilli ? Non mais je vais être méchant si vous le permettez, si ça vous ennu pas.

Ça fait Non mais ça fait quelques années que on est vraiment que que dans la posture que dans la posture. Ça avait commencé même avant eux hein. Ça avait commencé avec Emmanuel Val avec Manuel Val pardon avec qui passé aussi pour un ministre de l'intérieur autoritaire.

On avait droit aussi passé pour quelqu'un de ferme. Oui. Vous cherchez à me mettre en colère.

Cassez pas la table. Mais avec Val, on avait eu droit au ZSP pour ceux qui s'en souviennent des zones de sécurité prioritaire qui en fait consistait à concentrer les moyens de police dans un secteur particulier de Paris du secteur Carnorest pardon. Oui, je vais casser le micro.

Et en fait la seule conséquence que ça a eu, c'est ça a été de déporter les trafics en tout genre vers les autres arrondissements. Mais enfin c'est il fallait vraiment pas sortir de Saint-C en de polytechnique pour savoir que ça allait être la conséquence évidente de cette de cette focalisation des moyens de police. Et donc de la même manière les opérations mais médiatiques ultra médiatisé des opérations XXL coup de po enfin appelez comme vous voulez tout ça c'est du théâtre'est-il vous est destiné qu'est-ce qu'un bon ministre de l'intérieur c'est quelqu'un qui protège la police qui couvre ses services ou qui obtient des moyens nécessaires vous allez me dire c'est les deux forcément c'est surtout quelqu'un qui a un sens de l'intérêt général est-ce qu'il y en a qui se sont mouillés dans l'histoire vraiment qu' qu'on assumé j'en vois pas sincèrement j'en vois pas tant que ça de ces dernières années quasiment aucun et Avec Emmanuel Macron, on a assisté à un effondrement total de la vision d'une vision de je dirais de de de d'urgence sécuritaire puisqu'on a eu nomination des des nominations de ministre de l'intérieur qui était fait pour beaucoup de choses mais certainement pas pour ça.

Donc la peur change pas de camp. Bien sûr que non, au contraire, elle s'inverse. Euh et on alourdi encore plus l'appareil policier en complexifiant toujours les les procédures, du moins en ne les allégeant pas et en fracturant l'appareil judiciaire, comme on l'a vu, je le répète, avec la départementalisation.

Mais quand vous nommez Gérard Colom qui est prof de philosophie, quand vous nommez Castaner qui était une catastrophe au niveau de la gestion du ministère qui d'ailleurs avait déjà comme secrétaire d'état un certain Laurent Nounel qui a fait tourner la baraque, ça on le sait, c'est universellement reconnu qu'ensuite vous avez Gérald Darmanin qui n'a que qu'une seule ambition, c'est 2027, on sait très bien ce qu'il en est et vous avez vu Retaillou derrière lui aussi c'est pareil 2027 en ligne de mire à partir du moment où vous nommez des hommes ou des femmes du reste qui on mais il y a eu très peu de femmes ministres Marie euh Ouais. Bon euh euh vous nommez des personnalités qui ont une ambition politique autre mais c'est fini, c'est plus Mais Sébastien Lecnu a justement demandé à ses ministres de ne pas avoir de d'ambition. Je crois qu'il a gardé monsieur Darmanin qui renaissance.

Donc il y a une incohérence, on est bien d'accord, un paradoxe au moins un paradoxe. Enfin à qui vous allez faire croire que Géral Darmanain va perdre de vue son ambition présidentielle. En tout cas, les nouveaux ne doivent pas avoir d'ambition.

C'est pour ça qu'on prend des M nobody. On on prend des gens qui qui sont translucides. Et Laurent Nouz étant un un haut fonctionnaire et loin de tout ça donc en le nommant ministre de l'intérieur, il ne prend aucun risque.

C'est quelqu'un qui avait déjà lorsqu'il était attaché à la préfecture de police la réputation d'être quelqu'un de courtois, d'intelligent, de travailleurs, donc de grande qualité humaine et professionnelle. Et ça justement on on on le dit très souvent, on est dans la dynamique de la comparaison. La question que tout le monde se pose, c'est euh les policiers ont besoin de travailler en sécurité.

Ils savent qu'à la moindre faille euh à la moindre le tomber dessus. Voilà, il y a même des procédures. On est même aujourd'hui en France communément.

On vous dit c'est dangereux d'être policier parce que si on va un tout petit peu alors que dans d'autres pays, je vais pas dire que la bavure est tolérée mais le policier, le carabinier ou le garde civil espagnol il sait que s'il y a un problème, il va pas tout de suite être jeté en pâure et au pilorie. Il y aura une procédure administrative. C'est c'est particulier, ils ont eu quand même quelques dizaines d'années de franquisme.

Donc il y a eu c'est comme une chemise qui a le même prix. La police espagnole est crainte et la et la police italienne elle est respectée bien parce que c'est historique. Et puis il y a d'autres philosophies, vous pourriez citer l'exemple de l'Angleterre que je connais bien où il y a pas le même contrat social entre l'État et la philosophie que vous donnez à votre police.

En France, c'est très particulier et on a un outil policier qui est fait pour la protection non pas des concitoyens mais du pouvoir. Ça remonte à la révolution française et surtout à Napoléon. Bon, une fois qu'on a dit ça, on va pas faire la jeunesse de de la police, mais il y aurait beaucoup à dire.

Mais mais là, on va être très clair, que ce soit La question qui m'avait été plus ou moins posée, c'était sur les bilans des uns et des autres, mais ils sont nuls. Soyons clair, on ne peut pas à la fois parler comme l'a dit d'ailleurs monsieur Rot, de mexicanisation d'une société, de balcanisation de certaines villes et puis dire "Ah bah finalement, on s'en est pas trop mal sorti. Regardez, nous faisons des opérations XXL, on arrête des milliers des milliers de trafiquants, ce qui est parfaitement faux.

Et on va, vous allez voir, on va rétablir l'assiette. Et si vous avez écouté le discours de monsieur le Cornu, c'est plutôt une réponse une réponse au au parlement qu'il a faite à Laurent Voquier. Il a dit une phrase très importante et très intéressante.

Il a dit "Monsieur Vauquier, je suis attentif à ce que vous demandez concernant les polices municipales et d'ailleurs au niveau du bouveau de la sécurité, pour ceux qui ont lu le rapport du bouveau de la sécurité et le rapport de la Cour des comptes qui a suivi, il n'y a pas un mot sur le judiciaire. On parle très peu voir quasiment pas du tout de sécurité publique mais essentiellement de compagnie de CRS et de gendarme mobile. En fait tout ce qui est destiné à la protection du pouvoir, à ce qui peut faire barrage à des manifestations de grand public, enfin du des manifestations populaires de grande ampleur.

Mais l'intérêt général qui ne peut-être défendu que par la sécurité publique et le judiciaire et j'assure et j'insiste là-dessus et totalement mis de côté. Rapidement, vous auriez aimé voir qui au ministère de l'intérieur ? Moi, j'étais à peu près disponible mais bon non la candidature est posée.

Non mais blague à part je vois personne on va être très clair. Donc c'est pas cette fois là qu'on va trouver Non parce que il y a une réponse très simple à ça. C'est pas moi qui le dit.

C'est simplement si on s'intéresse aux thématiques sécuritaires. Je crois que c'est votre cas. On sait très bien que ce qui nous pose problème à nous en tant comme citoyen français c'est la politique sécuritaire globale c'est la philosophie sécuritaire.

Et tant que vous avez des gens complètement oui mais tant que vous avez des gens comme Emmanuel Macron qui donnent tout je dirais qui qui n'ont qu'un seul objectif c'est déstructurer le service public vous ne pouvez pas vous en sortir qui que vous nommiez comme ministre de l'intérieur j'insiste là-dessus donc c'est au sommet d'état que le projet de l'État pareil pour la justice vous pouvez nommer qui vous voulez à partir du moment où on a un budget digne de l'Albanie on s'en sortira pas on manque de magistrat on manque de greffier on manque de de de gardiens de prison on manque de prison tout court et on manque de philosophie vraiment efficace sur la répression et la justification de la peine. Conséquence de quoi ? Nous avons des des gamins de 14 ans qui flinguent à Touva et on a plus aucune barrière et c'est pas Laurent NZ même avec tous ses bons moyens, sa bonne volonté qui va pouvoir comme il l'a dit réinstaurer la police de citoy proche du citoyen.

Ça voudrait dire quoi ? Recréer la police de proximité. Mais je pose juste une question.

Avec quel moyen il y a plus personne ? On ferme un commissariat sur deux en France. Hm.

Donc tout ça c'est du discours de la posture et j'en suis navré parce que je pense que c'est quelqu'un d'honnête. Monsieur le Jean-Pierre Colomb d'être venu. Vous nous avez pas rassuré du tout mais bon bon mais enfin on garde espoir qu'un jour le pouvoir politique prendra la dimension de l'urgence à avoir une police et avec des vrais moyens et comme je suis disponible jusqu'à la fin de la semaine je me permets de postuler pour le prochain gouvernement qui rapidement le font savoir.

Merci Jean-Pierre Colomb. Merci à vous. M.