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InterviewRadio France (sur Site radio)· 29 juillet 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéEnvironnement & énergieAgriculture & alimentation

L'invité de la rédaction, ICI RCFM : Grégory Allione, ancien président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:08OuverteRéponse directe

    Les moyens de lutte contre les incendies sont-ils suffisants ? Comment s'adapter ?

  • 0:40OuverteRéponse directe

    Est-ce que la Corse sentait mieux face au feu ? Et si oui, pourquoi ?

  • 1:37OuverteRéponse directe

    La Corse devrait-elle disposer d'une flotte aérienne dédiée tout au long de l'été ?

  • 2:51OuverteRéponse directe

    Les oppositions accusent le pouvoir de ne pas s'être doté de moyens suffisants, notamment aériens. Vous entendez ces critiques ?

  • 4:26OuverteRéponse directe

    Comment se prépare-t-on à faire face aux feux hors normes qui pourraient devenir plus fréquents ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:20InvitéFait
    « Ces hélicoptères peuvent être bombardiers d'eau. »

Temps de parole

  • Invité62 %
  • Grégory Allione32 %
  • Présentateur5 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On reparle ce matin de la lutte contre les incendies en Corse et au plan national. Les moyens de lutte sont-ils suffisants ? Comment s'adapter ? Grégory Allionne est eurodéputé réunion et ancien président de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France. Et notre invité au micro de Patrick Winchiguer.

0:21
Grégory Allione

Grégory Allionne, bonjour. Bonjour. Sur le front des incendies, le bilan gironde est lourd, très lourd et ce n'est pas fini. Oui, le Var aussi souffre énormément. Sans oublier, on en parle moins au niveau national, la Corse. Plus de 1500 hectares brûlés ces dernières semaines, mais beaucoup moins que dans le sud-ouest. Est-ce qu'on peut dire que face au feu, la Corse sentait mieux ? Et si oui, pourquoi ?

0:45
Invité

Écoutez, sur le continent, on sait ce qui se passe. On s'intéresse à la Corse, sachant que la Corse a fait de gros progrès et a bien amélioré son système de défense contre l'incendie avec deux paramètres. Premièrement, les pompiers corses ont beaucoup, beaucoup travaillé avec le silvopastoralisme et l'ensemble des bergers et ont mis en place des processus pour permettre de démaquiser plus tôt l'hiver, permettre d'utiliser le feu plus tôt l'hiver. Donc ça, c'est la première chose. Et les Corses, à savoir quand même, qu'ils ont aussi des techniques également qu'ils ont développées avec les chars. Ce sont les seuls en France et je crois même pouvoir dire que ce sont les seuls en Europe.

Donc oui, les sapeurs-pompiers corses ont un savoir-faire que peu de sapeurs-pompiers ont en France et en Europe.

1:26
Grégory Allione

La Corse, cela dit, n'a pas échappé à la polémique sur les moyens mis en œuvre. Le service incendie de Haute-Corse a dénoncé des défaillances dans l'engagement des moyens aériens, ce qui aurait mis en danger les soldats du feu au sol, accusation rejetée par l'État. Est-ce que la Corse, du fait de son insularité, ne devrait pas disposer d'une flotte dédiée tout au long de l'été, voire davantage ? C'est ce que réclament beaucoup d'élus ici.

1:52
Invité

Je crois qu'en ce moment même, la tension sur les moyens aériens se fait ressentir. Ce qu'il faudrait que l'on ait, c'est peut-être un peu plus de transparence, parce que pour travailler avec les moyens aériens, je sais très bien qu'il y a parfois des engins, des hélicos, des avions vovardiers d'eau qui sont maintenus dans des zones à risque ou qui ont nécessité de reposer parce qu'il y a des potentielles machines et des potentielles hommes.

Moi, ce que je demande, c'est qu'il y ait une lisibilité, une transparence de travail avec les commandants des opérations de secours pour dire j'ai de la disponibilité tel temps, à telle heure, ainsi pour pouvoir fixer les priorités sur les différents chantiers. Donc je crois qu'en ce moment, la ressource aérienne est très tendue. Mais oui, la Corse mérite forcément un regard particulier. C'est un écrin de beauté au sein de la Méditerranée. C'est un peu notre porte-avions même en matière de protection civile pour aider au travers de la Méditerranée. Donc oui, il y a peut-être besoin aussi de focaliser sur la Corse.

2:48
Grégory Allione

Au plan national, la polémique donc fait rage. Les oppositions accusent le pouvoir de ne pas s'être doté de moyens suffisants, notamment aériens. Vous entendez ces critiques, même si je le rappelle, vous êtes eurodéputé Renaissance.

3:02
Invité

Vous savez, j'ai l'honnêteté du propos. Et généralement, lorsque ça ne va pas, je le dis. En ce moment, lorsque ça ne va pas, je le dis aussi. Sur les moyens aériens, la flotte a été complétée par des dash. Et ça, c'est depuis 2017 que ça s'est passé. 36 hélicoptères de nouvelle génération ont été dotés en France. Et c'est le pouvoir actuel qu'il a acquis. À savoir d'ailleurs que ces hélicoptères peuvent être bombardiers d'eau. Et les deux expérimentations en cours, c'est Bastia et Marseille.

Et vous voyez, quand il faut dire les choses, moi, je regrette justement que cette expérimentation ne se fasse pas sur l'ensemble des bases pour permettre justement d'avoir les quasi 36 appareils qui sont en cours de livraison, qui soient opérationnels. Ensuite, vous savez, j'ai joué longtemps au ballon. Il y avait ceux qui jouaient et ceux qui commentaient.

3:44
Grégory Allione

Mais il y a quand même ce manque cruel de Canadair qui a été souligné par tous.

3:49
Invité

Oui, le sujet, c'est que nous avons une société qui a repris la licence de fabrication du dit Canadair. Moi, ce que je regrette, et voyez encore une fois, quand il faut dire les choses, je suis capable de les dire. Ce que je regrette, c'est que l'État ne mobilise pas les Européens tels qu'il a su le faire, notamment le Président de la République en 2022 pour les Canadair, pour la commande de Canadair. Et ne mobilise pas l'ensemble des autres nations pour créer de la commande publique, pour faire en sorte qu'on ait une solution française, souveraine et européenne.

4:19
Grégory Allione

Grégory Allion, on a cet été le sentiment que les choses s'accélèrent, que le pire est peut-être hélas à venir. Comment se prépare-t-on à faire face aux feux hors normes qui pourraient devenir plus fréquents ? C'est uniquement une question de moyens ?

4:33
Invité

Non, vous avez raison, on se prépare au pire. Moi, je considère qu'il y a deux axes. Le premier axe, c'est l'adaptation. J'ai pris une métaphore très récemment, c'est que nos cités, à l'époque, construisaient des remparts contre l'assaillant. Il va falloir construire des remparts contre le feu. Ces remparts-là, ce sont les agriculteurs qui peuvent nous aider à les construire, en faisant en sorte que tout autour de nos communes, nous ayons finalement des jardins, des exploitations.

Et surtout, il va falloir varier l'ensemble des essences d'arbres au sein de nos forêts exploitées, parce que la continuité de massifs et la seule essence typiquement comme le pin ou le sapin sont des vraies contraintes de lutte contre les feux.

5:11
Grégory Allione

On voit ce qui se passe d'ailleurs actuellement en Gironde. C'est une des principales causes de la virulence de cet incendie.

5:18
Invité

Oui, vous avez raison. Vous savez, j'arrive d'un monde agricole, mais les arrières-grands-parents, grands-parents étaient agriculteurs. Donc, ce sont des choses que l'on nous a léguées. On sait très bien que lorsqu'on a une forêt identique, elle en devient vulnérable. Et il faut surtout l'entretenir. J'ai longtemps lutté contre les feux, et je lutte encore contre les feux dans le sud de la France. Lorsqu'on fait un feu de forêt, on y découvre des restants, ce qu'on appelle des murs en pierre sèche, ce qui veut dire que nos forêts, jusqu'à présent, étaient exploitées par l'agriculture.

5:46
Grégory Allione

Eh bien, ce sera notre conclusion. Merci Grégory Allion d'avoir répondu à mes questions. Merci à vous. Sous-titrage Société Radio-Canada

L'invité de la rédaction, ICI RCFM : Grégory Allione, ancien président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers — Grégory Allione · Pourquijevote