#Direct 🔴 Démission de Sébastien Lecornu : émission spéciale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
demander historiquement choc de se dire bah on peut faire différemment et on peut construire les choses différemment. La deuxième des choses c'est que les partis politiques continuent d'adopter une posture comme s'ils avaient tous la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Et au fond, je me suis retrouvé dans une situation dans lequelle j'étais près des compromis.
Mais chaque parti politique veut que l'autre parti politique adopte l'intégralité de son programme. C'est vrai des formations parfois du socle commun, c'est vrai aussi des oppositions. Or, nous l'avons dit, pas de coalition large.
C'est un choix qui a été fait par les différentes formations politiques de l'opposition. De ne pas venir avec le socle commun au gouvernement, mais de permettre les débats et d'organiser ensuite les compromis. Sachant que les compromis ne sont pas la compromission.
Mais pour cela, évidemment, il faut changer d'état d'esprit et ne pas vouloir appliquer l'intégralité de son projet et de son programme. La troisième des choses, c'est que la composition du gouvernement au sein du socle commun n'a pas été fluide et a donné lieu au réveil de quelques appétits partisans, parfois non sans lien, c'est d'ailleurs très légitime avec la future élection présidentielle. Je le dis ou je le redis, si ce moment est le moment le plus parlementaire de la 5e République, en aucun cas, il faut revoir vivre ici les mauvais moments de la 4e République et que donc par définition la construction d'un gouvernement se fait en fonction de la Constitution sur proposition du premier ministre nommé par le président de la République.
Le dernier message que je veux dire au français, c'est qu'au fond, et c'est un message véritablement d'espoir et d'optimisme, de caractère, je ne le suis pas toujours, mais suffirait de peu pour que ça fonctionne. J'avais dit ici même, on va y arriver et je veux le redire dans le secret des échanges que j'ai pu avoir, il suffirait de peu pour que l'on puisse y arriver en étant plus désintéressé pour beaucoup, en sachant aussi faire preuve d'humidité, peut-être aussi un peu parfois d'effacement de certains égos. Et je me suis employé, en tout cas, je l'espère, à le faire.
Ensuite, toujours avoir le sens de l'intérêt général et du fond. Ce qui compte, c'est ce qu'on va faire en ayant l'humilité de considérer que certaines choses peuvent être faites avant 2027, d'autres choses seront faites ensuite pendant le débat de l'élection présidentielle. Et au fond, il y a beaucoup de lignes rouges dans la bouche de beaucoup, en tout cas de certains, pas de tous, pas de tous.
Il y a rarement des lignes vertes. Or, le principe même de bâtir un compromis entre les formations politiques, c'est d'être capable justement de conjuguer des lignes vertes et de tenir compte d'un certain nombre de lignes rouges. Mais on peut pas être dans les deux extrêmes.
Et certaines formations politiques de l'opposition l'ont compris et je tiens à les remercier. Désormais, il faut que l'on puisse avancer en tout cas que celles et ceux qui veulent trouver un chemin pour le pays puissent avancer. Et le dernier point, et je le dis avec respect, moi qui suis un militant qui au fond est gravit les marches de la méritocratie républicaine grâce à l'élection comme maire, comme président de département, comme sénateur, je suis un militant et j'ai du respect pour celles et ceux qui s'engagent.
Mais il faut toujours préférer à son pays, à son parti et il faut savoir écouter ses militants mais toujours penser aux françaises et aux français. Voilà, c'était les les premiers mots de Sébastien Lecnu après avoir remis sa démission au chef de l'État. Andrea Cotara qu'il a eu raison de démissionner le premier ministre.
La réalité c'est que je l'avais dit sur ce plateau lorsqu'il avait dit qu'il y allait y arriver lorsqu'il était nommé premier ministre. Non, il pourra pas y arriver pour une simple et bonne raison, c'est que les macronistes sont minoritaires. Ils sont minoritaires.
Et moi, je prends pas le moment avec de la panique ou de la moquerie. Je pense que les Français sont un grand peuple hautement politisé. et que lorsque les institutions sont bloquées, la Constitution l'explique elle-même et la dispose.
Euh, il faut s'en remettre au peuple français, c'est-à-dire par une dissolution. Les Français savent débloquer des situations et manifestement, je je le dis à vos auditeurs, c'est le front prétendument républicain qui est en réalité la cause de cette instabilité. Euh lorsque la France insoumise réelléie madame Borne puis demande l'abrogation de la réforme des retraites, c'est pas possible.
Lorsque des Macronistes votent pour Raphaël Arnaud, un fichier S, et qu'il s'attaque ou menace des féministes, mais ça ne peut pas marcher. Je veux dire, le fond doit primer et nous, nous sommes prêts à gouverner le pays. Mais je crois que les Français doivent s'exprimer à travers les urnes.
Tout cela n'est plus possible. Les Français en ont plus cassé et je crois qu'ils en ont plus cassé du macronisme. Et il faut les comprendre, un taux de déficit record, un taux de défaillance d'entreprise record, un taux de pauvreté record, un taux de demande des asile record.
On va y revenir. Mais vous dites pas de démissionner, pardon. Vous dites, il avait pas d'autre choix que nous.
J'espère que Emmanuel Macron qui est la cause va provoquer des élections et s'en remettre au peuple français surtout. Olivier Paco les Républicains ne lui ont pas laissé d'autres choix en menaçant de quitter le gouvernement. Il n'avait plus d'autre choix que la démission.
Alors si il avait la possibilité d'essayer d'arrondir les angles mais très c'était encore possible, c'était très compliqué mais il s'est mis lui-même dans cette situation. Je reviens un instant sur le petit extrait quand même. Moi, j'ai été assez stupéfaite de son discours qui remet la responsabilité sur les partis et les parlementaires.
Les parlementaires, je le cite, qui refusent de faire leur métier de parlementaire. Euh il faut quand même être conscient du fait que l'espèce de triangle des bermudes de de sable mouvant dans lequel le pays euh est plongé, bah il est lié à la dissolution de euh de l'été dernier. Monsieur Cotarac dit euh les Macronistes sont minoritaires, mais euh il y a personne qui est majoritaire.
Les Macronistes, oui, sont minoritaires. Les RN sont minoritaires aussi, le Nouveau Front populaire aussi. personne n'est majoritaire.
Et donc objectivement, si on veut sortir de ce poteau noir, pour reprendre un terme marin, et bien il n'y a qu'une seule solution, c'est effectivement le retour au peuple qui peut se faire soit par une dissolution, soit par une démission du président de la République. Il a dit qu'il ne le souhaitait pas. Il a les institutions avec lui.
Après la morale c'est autre chose hein. Mais vous vous la souhaiteriez parce que c'était pas demandé jusqu'à maintenant par les Républiques la démission d'Emmanuel Macron. Oui mais alors là je parle en mon nom propre.
Je suis gauliste. Euh le dernier président de la République qui a démissionné s'appelait Charles de Gaulle quand il a vu que la population française était pas en phase avec ses souhaits. Là je pense que la population française très très majoritement majoritairement à 80 % n'est pas en phase avec la gouvernance. d'Emmanuel Macron et aujourd'hui la balle est dans son camp.
C'est à lui de décider est-ce qu'il renomme un premier ministre, est-ce qu'il dissou ? Est-ce qu'il démissionne ? Bon, on verra bien ce qu'il fera.
Mais je suis très inquiet parce que ces récentes décisions politiques ont pas été marqué par le saut euh la pertinence. On va aller voir Erwan Balanan, député les démocrate du du finistère. Erwan Balanan, vous qui appartenez au camp présidentiel avec le modèle, est-ce que vous êtes surpris ce matin de la démission de Sébastien Lecornu ?
Elle était compte des événements de la soirée et de la nuit, elle était devenue assez logique. En fait, euh on est dans une situation de blocage parce que personne ne veut faire un bout de chemin vers l'autre et vers les gens avec qui on pourrait travailler. Je je je j'écoutais monsieur Cotaract qui nous doctement nous donnait encore une de ses grandes leçons en disant "Les macronistes ne sont pas majoritaires." Et monsieur Olivier Paco l'a bien redit.
Vous non plus monsieur les RN, vous n'êtes pas majoritaire. Personne n'est majoritaire. Il y a il y a il y a quand même un fait qui a été oublié qui a été à mon avis une erreur du président et je l'ai dit dès juillet 2024.
S'il y a eu un un gagnant aux élections législatives de 2024 en juillet, c'était justement ce front républicain. Et la grande erreur et la grande responsabilité de toutes les personnalités politiques de ce pays, c'est de ne pas avoir acté que c'était le front républicain qui avait gagné. et tout le monde est parti dans la petite course aux chevaux présidentiels et la petite les chacun a monter ses petites écuries, le PS, les Républicains, mais aussi le bloc central avec cette irresponsabilité de se dire "Préparons-nous pour la présidentielle".
Non, le sujet aujourd'hui est plus que tout aujourd'hui maintenant, il est donnons des réponses aux français et et les réponses au français, moi je ne crois pas du tout au grand soir le pénien ou le péniste. Ça serait un détricotage de notre République, un détricotage de notre modèle social et un chaos absolu. Je crois évidemment pas non plus au Lubis et aux utopies malsines de monsieur Mélenchon.
Par contre, je crois aux forces modérées, démocratiques et républicaines de ce pays. Et nous devons nous unir et nous devons oublier nos intérêts présidentiels et travailler pour les Français. Et si nous ne le faisons pas, effectivement, nous aurons un chaos.
Alors, la solution, quelle est-elle ? Une dissolution ? Je crois que nous aurions les mêmes résultats de aux élections.
Grosso modo, grosso modo, ça ne changerait pas grand-chose. Une démission du président, euh c'est aussi une possibilité, mais l'avantage de la présidentielle normalement, c'est qu'elle donne le temps de présent à chaque partie de présenter ses projets et de dire ce qu'il propose aux Français. Et dans cette urgence, je crois que nous aurions simplement l'expression de radicalité nouvelle et supplémentaire.
Donc je je le dis aujourd'hui euh les hommes et les femmes politiques de ce pays en responsabilité doivent se dire qu'est-ce qui nous unit plutôt que qu'est-ce qui nous divise et travaillons ensemble pour l'intérêt des Français. On va en parleran Erwan Balanon. Mais je donne la la parole à à Yan Brossa.
Est-ce que vous saluez ce matin la démission de de Sébastien le cornu ? Est-ce que vous dites il a pris acte de la situation politique et de l'impasse dans lequel il était dans laquelle la salué ? Cela supposerait qu'il ait eu le choix.
Or, il n'a pas eu le choix. La réalité c'est qu'il a tiré la conséquence logique d'une situation dont d'ailleurs il n'est pas personnellement responsable mais dont le président de la République Emmanuel Macron est lui totalement responsable. C'est le président de la République qui a décidé de dissoudre l'Assemblée nationale et ensuite de ne pas tenir compte du verdict des urnes.
Les Français ont dit qu'ils voulaient que ça change. Le président de la République a décidé que tout devait continuer comme avant avec la même politique et les mêmes équipes. Et je veux bien qu'on nous dise qu'il n'y a pas de gagnant à l'Assemblée nationale peut-être, mais enfin en tout cas, il y a un camp qui a été perdant à l'issue des élections législatives.
C'est le camp du président de la République. C'est le camp d'Emmanuel Macron. Regardez d'ailleurs sa candidate à l'élection législative partielle d'hier.
Elle a fait 5 % alors même que Gabriel Atal avait pris la peine d'aller la soutenir. Donc à un moment donné, ça ne peut pas tenir, on ne gouverne pas la France contre les Français dans une circonscription qui était détenue par le proche une proche d'Éx 5 %. Euh on va on va voir euh on va aller au dans le siège au siège pardon euh des républicains puisque euh ce qui a déclenché euh la démission de Sébastien Lecornu, c'est ce revirement hier soir euh de Bruno Rotaillot qui après avoir dit qu'il participait de manière exigeante au gouvernement a remis la participation de son parti en question.
Alexandre, vous êtes devant le siège des républicains. Est-ce que vous en savez plus sur ce qu'il s'est passé hier soir du côté des républicains ? Effectivement, alors d'abord ce que je peux vous dire c'est que le comité stratégique du parti les républicains vient de se terminer.
Bruno Rotaillot a quitté le siège du parti. Donc c'était un comité stratégique pour analyser toutes les hypothèses possibles après la démission du gouvernement de Sébastien Lecnu. Et puis dans l'entourage de Bruno Rotaillot, on raconte effectivement l'imbroglio de la journée d'hier et cette fracture entre les républicains et le bloc central.
On le rappelle, durant l'après-midi et bien les républicains étaient d'accord pour participer au gouvernement sur la base de la feuille de route dessinée par Sébastien Lecornu. Et puis Bruno Rotaillot a voulu évoquer avec le premier ministre le casting du gouvernement et c'est à ce moment-là que les choses se sont tendues, que cela achopé avec Bruno Rota qui estimait qu'il y avait trop de ministres renaissance et macronistes dans ce gouvernement. Brota qui a interrogé Sébastien Lecnu sur le futur ministre des armées.
Pas de réponse de l'intéressé et le président du parti les Républicains et ministre de l'intérieur a appris devant la télévision que ce serait finalement Bruno Lemire le ministre des armées. à ce moment-là fracture puisque c'est considéré comme un geste de déloyauté de la part de Sébastien le Cornu par les Républicain d'avoir finalement appris devant la télévision le retour de Bruno Lomer et puis Bruno Lemer politiquement c'est le symbole de l'échec budgétaire d'Emmanuel Macron vu qu'il a laissé un déficit important l'an dernier en partant en quittant le gouvernement donc voilà comment s'est faite cette cassure entre l'élr et le bloc central durant la journée d'hier. Merci beaucoup.
Merci Alexandre pour ces informations. On revient vers vous hein, vous l'avez dit, le comité stratégique des républicains qui vient de s'achever juste Olivier Paco puisqu'on en sait un peu plus sur ce qui s'est passé hier soir. Est-ce que vous avez le sentiment d'avoir été floué par Sébastien Lecornu ou est-ce que vous pensez que c'est Emmanuel Macron qui a rajouté le nom de Bruno Lemer ?
Je ne sais pas, sincèrement, je ne sais pas. Par contre, c'est vrai que ne pas avoir évoqué de façon plus précise le casting est peut-être regrettable, mais tout est parti quand même aussi de cette espèce de feuille de route. Je vais vous lire une phrase de la feuille de route qui nous posait quand même problème, grosso modo, tout le monde pouvait être d'accord.
Alors, cette phrase, c'est "La jeunesse et les familles seront au centre de notre action car elle constituent l'avenir de notre nation." Qui peut être contre ? pendant tr pages, on avait une filade de perles de voilà de voilà de la palissade et donc c'était très flou et quand c'est flou c'est qu'il y a un loup voir une meute de loup et donc les LR avaient très clairement dit on veut bien y aller parce qu'on préfère notre patrie à notre parti et que en responsabilité effectivement la situation du pays est gravissime. là et on ne peut pas laisser nos amis de gauche qui veulent toujours plus d'impôts, par exemple, aller au gouvernement.
Mais cette participation, elle était entre guillemets conditionnée à quelques éléments, quelques lignes rouges et honnêtement, on n'avait pas pensé au casting et au retour ou au maintien de tous ceux, toutes celles et ceux qui incarnaient la macronie. En fait, c'est la continuité du macronisme qui a été rejetée par les Français dont les Français ne veulent plus. Et effectivement, les LR n'ont rien à faire dans cette galère.
J'aimerais ça. Je voulais revenir si vous me permettez sur ce que disait Erwan Balanan tout à l'heure parce que je dois dire que mes oreilles ont un peu saigné. Il dit aussi si on il dit quand même quelque chose d'énorme.
Il dit si on redonne la parole au français, ils vont envoyer un message de radicalité. Non mais on est où là ? À un moment donné si on est en démocratie, on ne craint pas la parole des Français.
Et donc très clairement aujourd'hui le président de la République, il va falloir qu'il choisisse, il a deux possibilités. Soit il nomme un premier ministre de gauche, ce qu'il n'a pour l'instant pas testé. Il en a cramé trois de son camp, mais il n'a jamais testé un premier ministre de gauche.
J'ajoute d'ailleurs que le socle commun n'existant plus. Le premier bloc à l'Assemblée nationale, c'est le bloc incarné par la gauche. S'il ne le veut pas, s'il y rechigne pour la 4e fois consécutive, inévitablement la question de redonner la parole au français, elle devra être affrontée.
Il faudra aller vers une dissolution. Il faudra permettre aux Français de s'exprimer. Ce que je souhaite évidemment, c'est que la gauche puisse avoir une majorité absolue de telle sorte qu'on puisse avoir des changements immédiats.
Et là, je vois mal comment le président de la République pourra éviter de nommer un premier ministre de gauche. Mais mais on ne peut pas dire qu'on craint par anticipation la parole des Français parce qu'il pourrait voter pour quelque chose qui ne nous convient pas ou alors on n'est plus en démocratie. Vous saz, on vit exactement ce qu'on a vécu au moment du référendum sur la Constitution européenne en 2005.
Ce que les Français ont dit n'a pas plu à la majorité de l'époque et à ce moment-là, ils ont imposé la Constitution européenne. C'était Nicolas Sarkozi par le biais du traité de Lisbonne. C'est grave, on ne peut pas continuer comme ça.
Allez-y, allez-y. Aran Balan. Ah oui, enfin, excusez-moi, Yann Yan Bressa, beaucoup de de enfin, je vous ai connu un peu plus un peu différent et un peu moins malhonnête intellectuellement.
Moi, je crains pas du tout la la la la dissolution. doit y avoir une dissolution. Oui, il y aura une dissolution et et on ira il y a aucun sujet là-dessus.
Ce que je veux dire, ce que je veux dire et d'ailleurs vous dites vous parlez d'un d'un éventuel président de gauche. Moi, dès juillet 2024, j'ai appelé une personnalité de gauche et je pensais que monsieur Casneu était parfaitement possible. Vous n'en avez pas voulu.
Vous n'avez voulu que une candidate et vous avez fermé tout à tout. Donc ne soyez pas non plus dans dans une dans la position qui est celle d'aujourd'hui de dire c'est pas notre faute. La faute, elle est collective, elle est responsable.
La situation de blocage que nous vivons, elle est de la responsabilité de tout le monde. Oui, il y a une responsabilité du président de la République. Oui, il y a une responsabilité du Parti socialiste.
Oui, il y a une responsabilité de de du bloc central et oui, il y a une responsabilité du du LR. tant qu'on restera dans le gnag c'est pas moi, c'est les autres, on n'y arrivera pas. Donc moi, c'est tout simplement ça que je dis, c'est qu'à un moment donné, s'il existe encore des forces démocrates et républicaines dans ce pays, et j'ose espérer que les communistes, les LR, les socialistes en font partie, si nous voulons éviter le flot du Rassemblement national, nous pouvons encore, nous avons encore une chance de le faire.
Mais libre à vous, libre à vous si vous préférez de tenter l'expérience. Vous savez ce ce que l'on entend parfois sur les marchés, nous n'avons jamais essayé, moi non plus, j'ai jamais essayé de sauter du 6e étage. Et pourtant, il y a des gens qui ont essayé dans d'autres périodes de de tenter les radicalités d'extrême droite.
Donc c'est tout simplement ça que je dis moi. Soyons responsables. André Cotarc, je vous laisse répondre.
Tout je dis tout simplement ça. C'est quand même assez grave. Moi, j'ai une question à poser à monsieur Banan.
Vous n'êtes pas gêné quand même. Votre mouvement s'appelle le mouvement démocrate et vous n'avez pas envie de demander au peuple français. Vous avez peur des élections.
Deuxièmement, Deuxièmement, j'ai pas terminé cher monsieur. J'ai pas terminé monsieur. La dissolution pouvait être une solution.
On laisse répondre. Moi, j'ai jamais dit que monsieur Macron avait fait une erreur en provoquant la dissolution. On ne fait jamais d'erreur lorsque le président de la République s'en remet au français.
Jamais. Monsieur Balan, non jamais. Deuxièmement, vous n'êtes pas gêné non plus de dire que Marine avait fait une erreur en fin.
Écoutez, si vous êtes démocrate, au moins laissez-moi parler. Je veux dire, vous pouvez ne pas être d'accord avec moi, il y a pas de problème. Mais laissez-moi parler au moins.
Deuxièmement, vous j'ai écouté monsieur le Cornu, l'ancien premier ministre, dire un peu d'humilité quand même, un peu d'humilité. Vous avez dit avec Marine Le Pen, ce sera le chaos. Vous n'êtes pas gêné quand même que sous la Macronie, un gouvernement dure un jour.
Un jour après des résultats catastrophiques sur le fond. Dette record 1000 milliards, vous rappelez monsieur le maire. Insécurité record, demande d'asile, record, vous ramenez monsieur Rotaillot au gouvernement.
Un taux de pauvreté record dans le pays, jamais enregistré depuis 96, jamais. Et vous venez nous dire que le chaos, c'est l'opposition. Pardon, mais un peu d'humilité monsieur.
Moi vous n'êtes pas mon ennemi au modè. Monsieur Brossa n'est pas mon ennemi. Le Parti communiste n'est pas mon ennemi.
Mon ennemi, c'est la peur du lendemain au sein des familles, des ménages. La peur du lendemain au sein des entreprise, monsieur. Donc jamais se remettre au peuple français ne sera une erreur, monsieur Balanan.
Et il faut se soumettre au peuple souverain. La Constitution le permet. Donc s'il vous plaît, un peu d'humilité s'il vous plaît chez les macronistes.
Un peu d'humilité. Mais mais mais vous déformez tout ce que je suis en train de dire. Je je vous ai pas dit tout le monde mais là encore c'est de la faute de tout le monde.
Faites une introspection quand même monsieur. Fallait pas faire des élections. S'il doit y avoir des élections, il y aura des élections.
Comme il y a eu des élection dissolution monsieur pardon. Est-ce que vous appelez à la dissolution aujourd'hui ? Non, j'appelle pas à la dissolution.
Non, j'appelle aujourd'hui à la dissolution. Mais si d'accord mais s'il doit y avoir une dissolution, il y aura une dissolution. Oui, mais je n'appelle pas la dissolution.
On on a bien compris pourquoi Marine Le Pen veut la dissolution. Mais voilà. Mais voilà.
Alors, je je suis désolé quand quand vous n'êtes vous êtes dans un agenda politique, vous les les les Rassemblements nationals. Bon, excusez-moi d'être un peu véhément vis-à-vis de vous, monsieur Cotarac. Je je vous ai je vous vois, je vois votre parcours politique.
Vous êtes parti de l'extrême gauche, vous êtes maintenant au Rassemblement national. Bon très bien. C'est c'est des choix que vous avez fait mais ce que ce que je veux dire par là c'est que on s'éloigne de la dissolution mais si vous voulez je vous en parlerai dans une émission claire.
Pourquoi j'ai quitté la France insoumise voilà qui est devenue la France islamiste. Mél on peut s'y engager c'est pas le sujet aujourd'hui. Est-ce que vous voulez la dissolution ?
Non, effectivement, je crois que ça ne préoccupe aucun français de savoir pourquoi vous avez quitté la France insoumise un petit peu parce que intéresse les français c'est de se dire par contre ce qui intéresse les français c'est de se dire mais comment on fait pour avoir un budget à la fin de l'année comment les collectivités locales ont démarche de manœuvre pour continuer à à faire des investissements des politiques publiques euh comment notre pays fonctionne comment nous payons la retraite à la fin des mois et comment nous nous écroulons pas devant le poids de la dette. Ça c'est la préoccupation des Français effectivement. Donc et je et je suis certain que collectivement dans les forces démocrate et républicaine de ce pays, nous sommes en capacité de le faire et j'aimerais bien j'aimerais bien que nous le fassions avant l'écroulement de notre système.
C'est tout ça simplement que je je souhaite en toute humilité. Moi, je suis qu'un modeste député du finistère et et je continuerai tant que je suis élu à faire mon travail de député et le jour où les électeurs ne voudront pas de moi, je ferai autre chose. Et c'est la vie démocratique, c'est comme ça.
Mais une chose est sûre, c'est tant que je suis député et tant que j'ai la capacité d'encore agir, je me préoccuperai des Français. Contrairement à on va écouter un un autre membre du camp présidentiel d'horizon puisqueon retrouve Stéphane Duget qui est en salle des conférences. avec Pierre-Jean Verzelaine, le sénateur les indépendants de l'EN.
Tout à fait. Bonjour Pierre Jean-Versine. Bonjour.
Sébastien Lecornu a démissionné ce matin. Il a dénoncé les appétits partisans au sein du Socle commun qui ont expliqué sa chute. Est-ce que vous comprenez la démission de son gouvernement ?
Bon, c'est le résultat de deux choses. Un, d'une situation institutionnelle et politique. La 5e République, elle a résisté à tout.
à la cohabitation, à une majorité relative en 2022 et depuis la dissolution de l'année dernière, il y a plus de majorité du tout et pour le coup, on voit qu'on arrive au bout de la situation politique. Et puis l'autre élément, c'est que la dissolution de l'an dernier, les Français ont mis un stop au président de la République en disant "C'est plus à vous de gouverner maintenant." Et visiblement, le président de la République n'en a pas tenu compte.
Le gouvernement qui a été proposé hier dans une large mesure peut apparaître comme une provocation pour les Français, pour les les les mouvements qui sont qui étaient partenaires du du socle commun. Donc cette décision finalement, elle est assez logique au regard de ce que je viens de vous dire. Et justement, qu'est-ce qu'il faut faire maintenant ?
Qu'est-ce que doit faire Emmanuel Macron ? Est-ce qu'il doit renommer un premier ministre ? Est-ce que par exemple il peut être issu de la gauche comme l'appelait Yan Brossa ou est-ce qu'il faut qu'il dissolve l'Assemblée nationale ou même qu'il démissionne ?
Le président de la République, il faudrait deux choses. Un, qu'il précide, qu'il préside pardon et de qu'il comprenne qu'il n'a plus le pouvoir. Euh que la Constitution lui donne le droit sur les affaires internationales de continuer à piloter les choses.
Oui, mais les Français lui ont dit stop. Donc il faut qu'il tienne compte de ça. Soit il décide de se délester du pouvoir, de nommer un nouveau premier ministre, de lui donner vraiment les coups des franches pour créer un gouvernement de rupture, le mot qui était à la mode depuis euh de ou tr jours, ou alors il a la solution effectivement de la dissolution ou peut-être à un moment s'il n'y a aucune solution possible euh d'envisager le fait qu'il qu'il démissionne.
Alors pas du jour au lendemain, peut-être j'avais entendu une proposition qui consistait à laisser quelques mois avant que cette décision se prenne. Euh pourquoi pas ? Peut-être qu'il y a pas d'autres solutions et d'ailleurs on dit toujours que ce serait affaiblir la fonction.
Il y a un président de la République qui a démissionné dans un 5e. Ces de Gaulle, j'ai pas l'impression que ce soit le président plus affaibli toute l'histoire de la République. Pour vous Emmanuel Macron là aujourd'hui, il doit y penser à démissionner.
Mais y penser ou pas, il y a des réalités politiques qui s'imposent. Soit vous trouvez une équation, vous acceptez de de de laisser le pouvoir un premier ministre fort qui tente une équation, il y arrive ou pas ? S'il y arrive pas, évidemment que la question va se poser.
Oui. Pour vous c'est que Emmuel Macron n'a jamais laissé ses premiers ministres depuis la dissolution avoir les coups des franches, avoir des l'attitudes des marches de manœuvre. Bah, il y a eu un semblant de quelque chose avec le gouvernement Barnier, mais c'était c'était c'était assez léger.
Et pour le coup, je vous redis ce que j'ai dit tout à l'heure, en grande partie, le gouvernement proposé hier soir, c'était rien d'autre qu'une provocation et ça pouvait qu'amener au tapis ce gouvernement. Et qu'est-ce qui ferait euh que le prochain premier ministre aurait le soutien, par exemple, de ce qui est aujourd'hui le socle commun ? Euh sur quoi il devrait s'entendre ?
Est-ce que vous vous appelez à ce qui une coalition formalisée sur un programme avant qu'il y a une nomination de ministre ? C'est ce qu'a tenté de faire le Sébastien Lecnu mais qui n'a pas marché. Il faut qu'il fasse le choix d'un premier ministre fort à qui laisse les coups des franches qui quelque part serait assez je parle pas d'âge et cetera, mais qui serait assez neuf dans le jeu pour euh pouvoir discuter avec les uns et les autres et puis si ça marche pas ben se posera les questions de la date d'émission ou de la dissolution.
Et ce premier ministre, il pourrait être de gauche ou pas ? À mon sens, vu la composition de l'Assemblée nationale, si c'est un premier ministre de gauche, le truc ne marchera pas et on se retrouvera avec les mêmes problèmes qu'on connait depuis quelques heures. Merci Pierre-Jean Verzelen d'avoir été en direct sur Public Sénat.
Merci à vous. Voilà et on entend Pierre-Jean Verzelaine assez sévère notamment avec Emmanuel Macron. Que souhaitez-vous qu'il fasse Olivier Paco ?
Nommer un premier ministre de gauche, dissoudre ou bien démissionner ? Bah, écoutez, très honnêtement, c'est vrai que c'est lui qui a le choix, hein, qui a la main comme on dit. Je pense comme mon collègue Ver Zéen, que la nomination d'un ministre ou d'une première ministre de gauche aura la même fin que monsieur Bairou, monsieur le Cornu ou monsieur Barnier.
Donc pour moi la meilleure résolution c'est pas un premier ministre de gauche ne réussira pas à trouver une un compromis de majorité en budget. Écoutez, ça me paraît impossible. La seule solution, ce serait que pour qu'il trouve une majorité que la les Renaissances décident de s'allier avec la gauche.
Or, sur des sujets économiques et budgétaires notamment, ils ont pas fait visiblement les mêmes choix. Monsieur Macron était plutôt pour une baisse de la fiscalité. Alors, il a pas fait forcément les choses qui nous convenaient, mais c'est quand même l'opposé de ce que souhaite le Nouveau Front Populaire.
Donc, je les vois mal s'aller et c'est vrai que la première des choses qui arrive là, c'est le budget. Alors, tout à l'heure, ça a été évoqué, on est dans une situation économique qui est très inquiétante. Les faillites d'entreprise, les redressements judiciaires se multiplient.
Ah, on est coupé. Pas juste. Ouais, pardon, je vous coupe.
On est en direct du siège du Rassemblement national. On est en direct du siège du Rassemblement national où Marine Le Pen était en en réunion avec Jordan Bardella. On va écouter la présidente du groupe à l'Assemblée nationale.
Ministre de droite, ministre de gauche, on arrête, on retourne aux urnes. Et ce sont les Français qui vont décider. C'est clair.
Et nous nous sommes dans cet état d'esprit là. C'est eux qui vont décider. Donc c'estàd que si Macron un nouveau gouvernement, ce sera une censure a priori du RN.
Voilà, Marine Le Pen donc en direct du siège du Rassemblement national où se tenait une réunion avec Jordan Bardella avant une réunion avec les députés cet après-midi. Pour vous, il y a pas d'autre choix désormais que d'une dissolution ? J'ai dit tout à l'heure euh Marine Le Pen euh confirme, j'ai envie de dire, en tout cas, elle a toujours pensé aussi à savoir que lorsque nous avons un blocage institutionnel dans le pays, etth bien on s'en remet non pas un négociateur comme l'avait proposé monsieur Atal, mais à un arbitre.
Et l'arbitre euh en démocratie, c'est le peuple souverain. Mais qui dit qu'une nouvelle dissolution aboutira à autre chose qu'une assemblée divisée en tr comme elle au peuple français Le peuple français a vu ce que c'était que le front du déni. Il a vu ce que c'était qu'une alliance qui allait de Jean-Luc Mélenchon à Laurent Voquier.
Donc vous pensez qu'il y aura plus de francs républicain si demain il y a des Je pense que les Français d'ailleurs ils l'avaient choisi en 2024. Je vous rappelle quand même que j'ai jamais dit d'abord que le RN était majoritaire. Tout à l'heure on m'a repris mais j'ai jamais dit ça.
Le RN n'est pas majoritaire dans le pays. En revanche le pourcentage qu'a eu monsieur Bardella avec le nombre de suffrage est exactement le même pourcentage qu'avait eu monsieur Macron en 2017. Monsieur Macron a eu la majorité absolue.
Donc vous voyez bien que euh certains certaines magouilles ou en tout cas certains accords politiques ont bloqué euh le pays d'une majorité absolue avec Jordan Bardella à Matignon. Donc moi, j'ai confiance dans le peuple français. Peut-être que il ne donnera pas une majorité absolue mais une majorité relative au Rassemblement national.
En tout cas, nous on se soumet toujours au peuple souverain et donc euh j'en appelle moi aussi à la dissolution de l'Assemblée nationale. Juste que fera le Rassemblement national si jamais Emmanuel Macron choisit l'option de nommer un premier ministre de gauche ? Est-ce que là ce sera censure automatique rien que sur le nom ?
Aujourd'hi oui, je vous le dis aujourd'hui. Jusqu'à maintenant vous disiez pas de censure à priori c'était plutôt votre ligne. Non, dès que on avait dit qu'il y avait des des membres du nouveau Front populaire notamment des membres de la France insoumise mais a pas de France insoume.
C'est un gouvernement PS écologiste communiste. Censure automatique. Censure automatique.
Yan Bressa, du coup, est-ce qu'il y a pas une impasse si Emmanuel Macron choisit l'option de nommer un premier ministre de gauche ? Est-ce que vous aurez une D'abord le Rassemblement national n'a pas la majorité absolue à l'Assemblée nationale, sinon c'est lui qui disposerait d'un premier ministre. Par ailleurs, s'il y a demain un premier ministre de gauche, on verrait dans quelle configuration, que ferait-il ?
En l'occurrence, nous serons en plein débat budgétaire. Par exemple, nous mettrions en place davantage de justice fiscale par le biais de la taxe Zucman. Nous remettrions en cause, dans le cadre du PLFS, la réforme des retraites voulue par madame Born.
Et à ce moment-là, chacun sera placé face à ses responsabilités et censurer un gouvernement qui fait de la justice sociale, qui fait de la justice fiscale, il faudra l'expliquer devant ces électeurs. Chacune, chacun sera placé devant ses responsabilités. Pour le reste et pour revenir sur la question du Front républicain, j'entends dire que le Front républicain c'est recoupe Brosa, excusez-moi mais on va retourner devant le siège du RN, on écoute Jordan Bard. croit que de revenir devant les Français.
Donc notre position, elle ne va pas varier dans ses prochains jours. Elle a toujours été la même. Nous considérons que tout gouvernement, aussi macroniste soit-il, n'aura aucune légitimité pour agir.
Plus le président de la République patiente, plus il prend le risque de laisser la France sans budget et de prolonger l'instabilité. Donc plutôt nous retournons aux urnes et plutôt nous permettrons aux Français de se choisir une majorité. plutôt nous pourrons remettre le pays sur le chemin de de la stabilité.
Si Macron fait le choix de nommer un nouveau gouvernement, est-ce que ce serait une censure a priori du RN dans toutes les hypothèses ? Non, mais si vous voulez, on va pas changer maintenant de gouvernement toutes les 48 heures. Donc, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale.
Le président de la République refuse toute forme de rupture sur le fond. Il est évidemment l'homme qui derrière le premier ministre des missionnaires tire les ficelles euh et a désigné très certainement les ministres. Donc maintenant, stop, il faut que la plaisanterie s'arrête, il faut qu'on revienne aux urnes et que la France retrouve un fonctionnement démocratique qui soit un fonctionnement démocratique sain, stable et durable.
Et il ne peut y avoir Est-ce que ce serait une censure à priori si Emmanuel Macron nomme un premier ministre de gauche ou un autre premier ministre demain, est-ce que vous censurez à priori ? Mais un premier ministre pour faire quoi ? Donc évidemment que notre position initiale qui consiste à dire que s'il n'y a pas rupture, il y a censure, elle demeurera.
Je veux dire, comment est-ce qu'on peut reprendre les personnes qui ont échoué, qui ont été désavouées par les Français lors des dernières élections et venir nous les représenter avec un nouveau gouvernement comme si de rien n'était. Voyez bien que tout cela n'est pas sain. Donc maintenant, si les Français le veulent, nous nous sommes prêts à gouverner.
Et si les Français ne le souhaitent pas, et bien nous serons républicains et démocrates et comme nous l'avons toujours fait, nous respecterons leur volonté. Est-ce que vous monsieur vous savez que Emmanuel Macron est présent jusqu'à jusqu'en 2027 et qu'il ne compte pas démissionner ? Vous allez devoir composer avec lui.
Mais il mais la question n'est pas de composer ou non avec le président de la République. Le président de la République est dans une impasse et le pays avec démocratique et institutionnel. Donc s'il n'use pas de la possibilité qui lui est donnée par l'Assemblée nationale et par de nouvelles élections législatives de revenir devant les Français, alors il sera effectivement exposé directement et en première ligne.
Euh mais dans l'ordre des choses, c'est d'abord la dissolution de l'Assemblée nationale. Vous pourriez voter une motion de fonction à la démission. Vous votez pas la Pas de chance d'av compte tenu de l'état des forces du parlement.
Donc nous nous appuyons sur l'état des forces euh en présence au Parlement. et et la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui, ne permet pas l'aboutissement de cette motion de de destitution dans la mesure où le Sénat est aujourd'hui très largement acquis aux Républicains et au et aux Macronistes par extension, mais dans l'ordre des choses, c'est la dissolution de l'Assemblée nationale. Mais si le président de la République ne souhaite pas dissoudre l'Assemblée nationale, et bien sa responsabilité sera directement engagée.
Par définition, vous n'avez pas prononcé le mot d'émission, vous n'appelez pas à sa démission aujourd'hui. Ben je pense que si nous attendons, voilà Jordan Bardella, le le président du Rassemblement national qui était donc euh devant le le siège de son parti qui appelle euh comme nous le disait Andrea Cotarac Emmanuel Macron à revenir aux urnes à une dissolution pour trouver des majorités. Est-ce que des législatives anticipées permettront de trouver une majorité selon vous ?
Mais ça c'est au français de le décider. Oui, peut foison fait confçis et dans même faire scenari dans tête en disant non on pas le donner la parole parce qu'on sait jamais un résultat qui pourra en sortir. Pensez que le Front républicain marchera combien il y a un an ?
Mais d'abord, je voulais revenir sur la question du Front républicain. Le Front républicain, c'est pas une magouille le front républicain, c'est pas une magouille entre partis. À la fin, ce sont les Français qui votent.
Là aussi, c'est le suffrage universel. Bien sûr, ça passe par un certain nombre de désistements simplement. Une fois par exemple que la gauche désisté et qu'au second tour il y a d'un côté un candidat et de l'autre un candidat macroniste.
Nos électeurs ils sont libre de faire ce qu'ils veulent s'ils veulent voter pour le candidat du Rassemblement national plutôt que pour madame Borne par exemple dans sa circonscription. Ils sont pas obligés de le faire. personne dans notre pays, on vit quand même en démocratie, ne vote avec un pistolet sur la tente.
Donc dire le Front républicain c'est de la magouille, c'est pas vrai. Le front républicain, c'est un principe que les électeurs ont souhaité faire prévaloir par leur bulletin de vote. J'y insiste parce que on entend parfois des choses qui ne sont pas la réalité.
Une fois de plus, il y a du vote. Il y a des gens qui votent, qui vont à l'urne et qui choisissent le bulletin qu'ils souhaitent y glisser. Olivier Paco, les LR n'y ont pas adhéré au fonds républicainen.
Non, ils en ont sacrément bénéficié quand même. Excusez-moi, laissez-moi laiss euh le le Front républicain, euh il y a un choix effectivement, mais le choix que peuvent faire les électeurs, c'est en fonction des bulletins qui se présentent. Et quand il y a que deux bulletins d'un côté un bulletin RN, de l'autre un bulletin LFI, pour certains, ça pose problème.
Et moi, je vais vous dire dans ma euh dans mon département et notamment dans la circonscription euh dont je suis conseiller départemental et bien euh j'ai fait en sorte qu'il y ait un vrai choix et au 2e tour, il y a eu une triangulaire et le candidat LR qui pouvait se maintenir s'est maintenu et les électeurs ont vraiment eu le choix. Quand le Front républicain aboutit à faire voter pour certains électeurs, pour des candidats dont il ne partage aucunement euh la philosophie, ça pose un vrai problème quand même parce que on vote contre, ça veut dire on vote contre le RN ou on vote contre LFI, c'est peut-être un choix mais on ne vote pas pour quelqu'un et c'est un vrai problème. Et je pense que ce précédent de 2024 sera difficile à renouveler, sera difficile.
Et donc très clairement les LR disaient ni LFI ni RN. Voilà, c'était la position quasi officielle de l'immense majorité des LR et ça a été respecté. Non mais moi je suis parfaitement d'accord avec les uns et les autres.
Oui. Les Français ont voté pour bloquer dans un certain nombre de de circonscriptions tous ensemble de LFI à Laurent Voquet puisque lui-même a été réélu grâce au désistement d'un membre du parti de Sandrine Rousseau quand même. Enfin, je le précise.
Donc vous voyez bien que on en est là. Alors oui, ils ont voté, c'est un choix. Maintenant, moi je leur dis avec un petit peu de d'explication euh quand un militant ou un électeur communiste vote pour madame Borne, c'est quoi la suite ?
C'est l'abrogation de la réforme des retrait de borne ou pas ? Bah vous voyez que cazz censurer un gouvernement qui s'apprête à abroger la réforme borne. C'est incroyable si vous l'avez dit nombre contradiction du RN sur l'économie tellement all merci de parler de la réforme des retraites monsieur Cotar.
On est tellement démocrate qu'on avait proposé une chose monsieur Brossur. Alors vous étiez certainement au Sénat pas à l'Assemblée nationale plutôt que de bloquer le pays contre la réforme borne le RN a proposé quelque chose assez simple la motion référendaire. pour faire en sorte que les Français décident.
Malheureusement, les députés communistes, les députés PS et LFI n'ont même pas voté. Ils sont allés à la buvette puis à un micro-t-endu pour appeler les gens à faire grève. Ils avaient la possibilité en appuyant sur un bouton de provoquer un référendum pour que les Français décident.
Ils n'ont pas voulu. Donc si vous voulez, moi j'ai pas de problème avec la réforme bande, je veux son abrogation. Elle est injuste socialement et inefficace financièrement.
Et deuxièmement, moi j'ai j'explique simplement aux électeurs, voilà à quoi mène ce prétendument Front républicain. Il mène à la destruction des institutions républicaines parce que il n'y a pas de fond et le pays est en nervosité aujourd'hui. En situation de nervosité parce que les solutions d'urgence qu'il souhaitent mettre en place à majorité un référendum sur l'immigration pardon la majorité des électeurs de la France insoumise sondage CSA sont favorables aux propositions de Marine Le Pen.
La priorité aux Français dans les logements HLM, ils sont majoritairement favorables à gauche avec des solutions de Marine Le Pen. Pareil sur l'urgence sociale. Baisser la TVA de 2055 pour permettre aux entreprises comme au ménages les plus précaires d'avoir une baisse de la facture d'électricité.
Le problème c'est que ces parties là de monsieur Brossa à monsieur Voquier bloquent la possibilité de mettre en œuvre ce programme de Marine Le Pen. C'est ça la situation de nervosité. pas que justement parce que on entendait Valérie PC qui est arrivé tout à l'heure au bureau stratégique DLR dire la solution d'une sortie de crise ça peut être un référendum notamment sur les sujets moi en tantoliste, j'aime les référendum mais là je vois pas très bien sur quel sujet on va faire un référendum sur l'immigration par exemple ça peut-être mais la question elle va je pas proposer un référendum maintenant mais je dis simplement qu'on est majoritaire pour une valie aujourd'hui.
Est-ce que pour sortir de la crise il faut faire un référendum sur l'immigration ? C'est pas ça qui va nous faire sortir de la crise. Et puis la question ça serait quoi ?
On est pour ou contre l'immigration incontrôlée ? L'immigration incontrôlé 100 % des Français sont contre. Après, est-ce qu'il faut des quotas et cetera ?
C'est pas si facile que ça de faire un référendum. Maisonner, il faut redonner la parole au peuple. Le référendum est une très bonne mesure mais là aujourd'hui non.
Erwan Balanan. Oui, merci. Moi, je voulais revenir sur les propos de monsieur Jordan Bardella qui a dit quelque chose de très intéressant. il me semble, il a dit euh je je si on retourne au aux urnes, je respecterai le verdict des unes des urnes.
Pourquoi aujourd'hui il ne le respecte pas vraiment en réalité ? Pourquoi aujourd'hui ne respecte pas ce que vient de dire et très justement monsieur Yann Brossa, c'est que c'est le front républicain qui a gagné les élections. Pourquoi ? pourquoi il respecterait après peut-être un résultat qui serait identique plus cette fois-ci que la fois dernière ?
Moi je crois que ça a été aussi résumé par monsieur Paco. Nous avons un problème qui est un vrai problème dans ce pays. C'est-à-dire qu'on est élu soit parce qu'on est pour, soit parce qu'on est contre. et vous avez cette difficulté de ce scrutin un nominal à deux tours qui ne vous permet pas d'avoir un choix à certains moments et votre élection, votre voix même au premier tour ne compte rien parce que vous savez que dans la circonscription où vous êtes, les jeux sont déjà faits par rapport à la sociologie électorale de cette de cette circonscription.
Donc vous avez plein de gens qui vont pas se déplacer voter. Et moi je pense qu'une des solutions du déblocage c'est le changement du mode de scrutin. Et vous parler d'un référendum, pourquoi n'imaginer ou pas par exemple le président qui proposerait par référendum la la mise en place d'une proportionnelle ?
Il s'avère que et Yan Brossa communistes il participent. Vous avez un groupe transpartisan à l'Assemblée nationale qui travaille sur une proposition de loi autour de la proportionnelle. Et ben moi, j'appelle aujourd'hui euh le président à s'en saisir, à proposer aux Français de dire "Nous allons rebattre les cartes." Oui. et et rebattre les cartes.
Je pense que peut-être c'est nécessaire puisqu'on voit bien qu'il y a un blocage, mais nous allons le faire sur une règle qui permettra à chaque français de voter pour des députés qui ne seront pas des députés qui seront pour ou contre, mais des députés qui seront élus sur un certain nombre de valeurs, de conviction et qui pourront les défendre dans des alliances qui seront des alliances qui ne sont pas des alliances contre les Français, qui seront des alliances politiques de projet comme cela se passe, je le rappelle, dans tous les pays européens, nous sommes le seul pays en Europe à ne pas avoir de scrutin proportionnel. Vous auriez dû gouverner le pays depuis 2017, hein, parce que c'est vrai qu'on est le seul pays de l'Union européenne à n'avoir aucune dose de proportionnel. Ce qui vient d'être dit est vrai.
Et je rappelle quand même à aux uns et aux autres que depuis 2017, c'était une promesse de monsieur Macron, une dose de proportionnal. Puis monsieur Bou, et puis vous l'avez jamais fait. Donc si vous voulez, moi je suis favorable à la proportionnelle bien évidemment mais je ne vous crois plus.
Voilà. Et les Français non plus. sincèrement on va rentrer dans un on va rentrer dans un débat budgétaire, on a 100 millions de pauvres.
On va pas s'embarquer dans un débat sur la proportionnel. Je pense que la principale question que se posent les Français que se posent les Français en ce moment, c'est de savoir qui va payer et est-ce qu'ils auront la possibilité de sortir la tête de l'eau et je pense que c'est quand même ça l'urgence du moment. Oui, l'urgence du moment, c'est de régler la situation budgétaire.
Mais vous voyez bien qu'on est bloqué. Donc je suis désolé, en démocratie, il est toujours urgent d'améliorer la démocratie. Voilà.
Et ça, je suis très étonné qu'un communiste refuse cette idée. D'ailleurs, je je vous rappelle juste Ah oui, camarade Balanan non. Alors non, clairement oui, un référendum sur la proportionnelle, pourquoi pas ?
Mais c'est pas le moment. et qui si on allait jusque là ce référendum après il faudrait qu'il soit suivi d'une élection législative donc autant la faire tout de suite. Merci merci beaucoup à tous les trois merci à Balanan d'avoir été avec nous.
On poursuit avec les les réactions politiques. On retourne dans la salle des conférences du Sénat. Stéphane Duget, vous êtes en compagnie de la sénatrice écologiste de Paris.
Anneis, bonjour Anne Suis. Bonjour. Merci d'être avec nous sur Public Sénat.
Les écologistes ont fait un communiqué suite à la démission du gouvernement. Ils expliquent que cette démission était prévisible. Est-ce que vous vous réjouissez que le gouvernement de Sébastien le Cornu soit déjà tombé ?
Non, on se réjouit pas d'un échec de la démocratie. On va d'échec en échec de la démocratie depuis 2022. En réalité, depuis la dissolution, puisqu'il n'y a pas eu de prise en compte de du enfin finalement des élections, on a une situation qui se détériore à chaque fois euh et ça ne va pas dans un sens du meilleur.
Donc on a actuellement on n plus de budget, on n' pas non plus de visibilité sur quoi que ce soit sur un nouveau gouvernement. On n pas d'alliance sérieuse autour d'un projet majoritaire. Je répète quand même que c'est le NFP qui était arrivé en majorité à la dernière dissolution et pour autant et bien ce projet n'est pas central.
Donc quelle quelle solution on nous propose ? C'est c'est plutôt extrêmement inquiétant. Les Français sont très inquiets.
Monsieur Berou avait dit euh il y a une grande crise économique. Et ben oui, on va y arriver. Grâce à tout ce qu'ils sont en train de faire en ce moment.
On va y arriver. Les écologistes ont décidé qu'ils allaient rencontrer tous les partis du NFP. Vous le disiez, le NFP est arrivé en tête.
C'était une coalition qui est arrivée en tête, mais vous aviez moins de députés que le socle commun. En tout cas, ce qu'il en reste. Comment aujourd'hui vous pensez pouvoir et si vous pensez le faire, est-ce que vous pouvez penser pouvoir mieux gouverner que le socle commun ?
Ah ben, de toute façon, la la situation est telle que il va falloir trouver un mode de gouvernement. Il va falloir trouver un mode de gouvernement autour du projet majoritaire. Si le projet je quand même ce socle commun, il n'existait pas hein.
Je vous je vous le dis quand même, le NFP existait euh au moment des élections, pas le socle commun. Donc euh c'est un quand même un vrai sujet. Donc on a Oui.
C'est une majorité relative certes, mais qui est quand même une majorité à l'assemblée qui a été euh faite et décidée par les Français et les Françaises. Ça n'est pas une petite magouille dans un coin, hein. Donc ça c'est un vrai sujet.
LR a fait 6 % à chaque fois. Euh et en fait on leur a donné les reenes à chaque fois. Moi ce que j'entends surtout quand ils sont partis euh ce matin, quand le le gouvernement s'est diss et que LR a décidé de pas y aller et bien c'est que on était déjà dans les grandes manœuvres de 2027.
Tant tant pis ou tant mieux pour eux. Mais en tout cas, nous on doit être responsable puisquil va falloir être responsable pour tout le monde puisque ni le président de la République ni euh les partis de droite qui euh se sont succédés n'ont été capable de faire quoi que ce soit. Donc on vous appelez euh Emmanuel Macron à nommé un premier ministre de gauche.
On appelle à ce que le NFP soit enfin au pouvoir et effectivement à faire en sorte que on ait une démocratie au pouvoir et à un PL. Moi, je j'entends beaucoup cette idée arriver, mais c'est vrai, il va falloir une constituante, il va falloir aussi une proportionnelle, il va falloir changer cette institution qui ne fonctionne plus. On est en fait, on est bien pire que la 4e République.
On est complètement dysfonctionnel. Merci beaucoup Anis d'avoir été en direct sur Public Sénat. Merci beaucoup Stéphane.
Bienvenue à vous si vous nous rejoignez en direct sur Public Sénat. On est ensemble pour une émission spéciale suite à la démission ce matin de Sébastien le cornu. On va l'analyser avec nos éditorialiste politique.
Bonjour Tam Tranoui, merci beaucoup d'être avec nous directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat. Bonjour Lor Salvin, merci également d'être la directrice générale de Verrian. Pablo Piot Vivien, merci Pablo d'être avec nous, rédacteur en chef de la revue regard et Jean-Sébastien Ferjou.
Bonjour Jean Sébastien, fondateur du site Atlantico. Avant de vous entendre, on va écouter Bruno Retaillot. Il y avait un le président des Républicains.
Il y avait un un comité stratégique ce matin des Républicains. Et on écoute Bruno Retaillot, il était l'invité du 13h de TF1. Avec toutes les difficultés que ça peut comporter, j'ai essayé de donner malgré ses limites le meilleur de moi-même pour la France et les Français.
Hier, j'ai été reçu pendant 1 heure et3 par le Premier ministre. quelques minutes avant que la composition du gouvernement ne soit donnée. Jamais il ne m'a dit, il m'a caché qu'il y aurait la nomination de Bruno Lemire.
Donc un problème de confiance, quand on est dans une équipe, on a besoin de confiance. Vous savez, les valeurs de la vie politique, ça devrait être les valeurs de la vraie vie. Et ensuite la rupture.
Premier ministre, vous l'avez entendu comme moi, il voulait cette rupture et on se retrouve avec un gouvernement où il y a le retour importe Bruno Lemire, c'est pas pour ce qu'il est lui, c'est sans doute une personne estimable. Mais c'est quand même lui qui a déclenché euh votre tweet incendiaire d'hier soir. Pourquoi pose-t-il autant problème ?
Mais c'est c'est pour la représentation que les Français peuvent en avoir. Moi, j'ai ressenti hier ce que des millions de Français ont aussi ressenti. Pourquoi ?
On promet une rupture et on se retrouve avec des chevaux de retour et y compris je ne connais pas moi sa vraie responsabilité dans les plus de 1000 milliards d'euros de dette mais il y est associé peu importe il le symbolise. C'est un révélateur d'une forme de déconnexion c'estàdire d'un côté on promet la rupture et de l'autre côté il y en a pas du tout. Mais les vrais gens les gens qui voient ce spectacle affligeant comme l'a dit quelqu'un ils en reviennent pas.
Voilà, Bruno R qui les mêmes mots que Gabriel Atal. Spectacle affligeant, il pointe un problème de confiance et et à des mots très dur, il a été floué lui et les républicains par Sébastien Lecornu. Floué en tout cas c'est ce qu'il dit.
Je pense surtout que il n'a pu que constater les réactions extrêmement virulentes dans l'électorat LR hier et pas que dans l'électorat enfin aussi au sein du parti. Ça a chauffé sur les boucles WhatsApp d hier soir en entendant l'annonce du gouvernement. Et c'est vrai qu'il y a quelque chose d'assez extravagant en temps de ce gouvernement qui aurait pu être annoncé quasiment euh en 2017 à l'exception justement de Bruno Rotaillot. effectivement quelque chose d'irrationnel qui s'est cristallisé autour de de Bruno Lemè même si on peut concevoir quand même que c'est l'homme qui pendant des années a assurer que tout allait bien, qui en privé disait que les comptes étaient catastrophiques et qui s'est soumis finalement au président de la République sur l'incroyable dérive budgétaire dans laquelle la France s'est engagée.
Sachant quand même que la sincérité budgétaire est un principe à valeur constitutionnelle mais curieusement celui-ci personne n'a l'air de s'en préoccuper. Ouais. et Bruno Retaillot qui dit que Sébastien Lecornu lui a caché, ne lui a pas parlé de la nomination de Bruno Lemire.
Il y a quand même quelque chose qui s'est cristallisé autour de Bruno Lemer. Mais il faut dire qu'entre les Républicains notamment ici au Sénat et Bruno Lemire, c'est pas une grande histoire d'amour. Ah, même plus que ça, c'est une belle et grande histoire de détestation entre Bruno Lemire et les sénateurs, les Républicains ici, notamment à travers tous les travaux qu'il y a eu sur le dérapage du déficit avec le rapporteur général du budget Jean-François Husson que nous avions interrogé euh dès hier et avant qu'il y ait euh le le tweet de Bruno Rotaillot.
Il disait "Je préfère ne pas commenter, ça sera mon commentaire." Ça vous dit quand même quel était l'état d'esprit et ça reflétait aussi tout ce qu'il y avait sur la boucle des sénateurs et il faut quand même pas oublier que Bruno Retaillot et la boîte ministre de l'intérieur et président de LR, il est aussi et surtout initialement le président du groupe LR ici au Sénat et ce sont quand même ces antennes principales. Moi aussi dans cette réponse de Bruno Rotaillot au 13, je vois une réponse au tacle qu'il y a eu à la fin tout à l'heure du discours de Sébastien Lecornu quand il a dit "Il faut toujours préférer son pays à son parti." Je le dis moi-même comme étant un militant, c'est évident que là-dedans, il a évidemment senti l'adresse, le tacle qui lui était adressé et qui qu'il a essayé de répondre.
D'ailleurs, toute la séquence depuis ce matin, bah ce n'est que cela hein. On a vu Sébastien Lecornu qui aussi a décidé de démissionner directement pour ne pas donner la séquence à la droite qui allait expliquer pourquoi est-ce qu'elle avait décidé de quitter le gouvernement. Ouais.
Et Sébastien Lecnu, on va y revenir qui a également parlé de posture he d'appétit partisan dans dans son discours. Mais Bruno Retaillot qui ne se sent pas du tout responsable de la la démission de Sébastien Lecornus. C'est c'est ce qu'il a dit ce matin.
Il a raison Pablo. C'est quand même un tout petit peu fort de café. Euh moi je pense que il ne faut pas voir dans euh euh le tweet et euh finalement la défiance de Bruno Rotaillot à l'égard du nouveau gouvernement dont il faisait partie.
Euh uniquement euh euh enfin remettre la faute sur euh Bruno Lemire. Euh c'est ce qu'il raconte dans le 13h. Il dit que c'est la pomme de Discord.
On lui a caché. Il trouve ça scandaleux parce que Bruno Lemer c'est 1000 milliards de dettes. Très bien.
Euh mais je pense qu'il y a quelque chose de plus profond. D'abord avant le tweet de Bruno Rotaillot à 21h22, il y a eu les tweets de euh Marine Le Pen et de Jordan Bardella euh 1 heure avant à l'annonce du gouvernement qui subodorait qu'il essaie très fortement entendre que il pourrait voter euh la censure euh la semaine prochaine, enfin cette semaine. Et si vous additionnez à ça, ben tout le NFP qui de toutes les façons voyant la composition du gouvernement, bon bah il y avait plus tellement de surprises, ils allaient voter la censure, le gouvernement serait tombé.
Donc peut-être aussi que Bruno Rotaillot en fait a pris les devants et s'est dit en fait je ne veux pas participer d'un autre gouvernement euh censuré. Je ne veux pas être celui qui reste à chaque fois alors que bah de toute façon le le Parlement enfin l'Assemblée nationale n'en veut pas et donc il s'est désolidarisé de ce groupe parce que tout remettre sur la faute de Bruno Lemire excusez-moi mais je trouve ça pas tellement passé il s'est passé autre chose qu'il y a un autre tweet qui est passé assez inaperçu hier soir mais quand même qui en dit long l'UDI l'UDI s'est désolidarisé donc de toute façon le socle central avait explosé parce que ce qui s'est passé c'est qu'il y a des gens qui envoyaient des textos à Sébastien le cornu des responsables politiqu et c'était Emmanuel Macron qui les rappelait. Donc aux yeux des Républicains comme aux yeux de l'UDI, comme aux yeux d'un certain nombre de gens, y compris dans le central, ça n'est plus tolérable que le président de la République se comporte comme s'il avait gagné les élections.
C'est ça le sujet et c'est aussi ça parce que Bruno Bruno Retailleux, il doit trancher entre deux attitudes. Il y a deux aspirations contradictoires dans son électorat. Il y en a une qui est le rejet massif absolu du Macronisme.
Les gens ne veulent plus entendre Emmanuel Macron et l'autre qui est l'aspiration à l'ordre et au fait que le pays gouverne. Il avait essayé de prendre une voie et puis finalement ce qui a explosé hier soir avec l'annonce de ce gouvernement et moi je pense que quand même c'est la responsabilité de Sébastien Lecnu quand bien même ce serait Emmanuel Macron qui lui aurait imposé. Il a fait une erreur psychologique majeure.
Cette liste-là était absurde. Elle n'était entendable par personne. Ouais.
Et Jean-Sébastien, pour qu'on comprenne bien, l'UDI est présidé par Hervé Marseille qui est aussi le président du groupe Union centrist au Sénat et entre Bruno Retaillot et Hervé Marseille, du coup Sébastien Lecornu perdait l'appui de la majorité. que ça n'est pas que LR loin de là que l'UDI qui est plus centriste compatible euh et décidé de se retirer. Ça disait bien que de toute façon la manière dont ce gouvernement a été formé, la manière dont Emmanuel Macron a voulu encore une fois reprendre les Rennes alors que toutes les élections, tous les sondages montrent que les Français n'en veulent plus.
C'est ça qui fait qui a fait exploser le bousin pour parler de manière. Lor Salvin, comment les les Français peuvent juger ce qui est en train de se passer ? Est-ce que la démission de Sébastien le Cornu au vu de ce qu'on a vu hier soir au fil de la soirée était devenue ce matin inéluctable ?
Je pense que les Français, on le voit dans dans les différentes enquêtes qu'on peut mener, ils sont de plus en plus inquiets face à l'instabilité politique et donc la démission de Sébastien Lecornu juste après au lendemain de la formation de de son gouvernement et ben quelque part elle renforce cette idée d'un pouvoir exécutif affaibli. Et donc qui se retrouve en première ligne, c'est Emmanuel Macron. Et comme on le disait, aujourd'hui euh vous avez quasiment 8 Français/ 10 euh qui ne lui font pas confiance pour résoudre les problèmes qui se posent en France.
Donc en fait, il est vraiment euh comment dire au centre et effectivement au centre des débats. Pourquoi aussi ? parce qu'en fait cette situation c'est lui qui l'a créé et les Français lui en veulent quelque part d'avoir créé cette forme de chaos politique à partir du moment où il a décidé de la dissolution et surtout de ne pas tenir compte des résultats de cette dissolution en 2024.
Donc finalement, la démission de euh de Sébastien Lecornu, elle est vraiment c'est pas un accident politique, c'est finalement plutôt le résultat euh de d'une session de tension, crispation et frustration politique qui a eu ben depuis euh euh depuis euh 1 an et demi et ce sera peut-être le déclencheur d'une bascule institutionnelle ou alors d'un retour aux urnes. C'est ça surtout que les Français ont en tête. Ouais.
Mais on va revenir là-dessus. Mais puisqu'on parlait de de l'UDI il y a quelques secondes, on va écouter son président Hervé Marseille qui est sénateur président du groupe Union centristi au Sénat. Il était il y a quelques minutes au micro de Stéphane Duget.
Hervé Marseille, bonjour. Bonjour. Sébastien Lecornu a démissionné ce matin.
Il n'y a donc plus de gouvernement. Est-ce que c'était inéluctable comme décision ? Bah, à partir du moment où euh mes collègues euh des Républicains euh avaient annoncé par la voix de Brodon Retaillot qu'il se réunissait parce que le gouvernement ne reflétait pas euh l'état de l'opinion et des et de ce qu'ils en attendaient, il y avait de fortes présomptions pour qu'il quittent le gouvernement.
Et je pense que euh le Premier ministre a tiré les conséquences de cette situation et a euh préféré démissionner parce que euh il n'a pas attendu d'avoir cette décision qu'il voyait comme inéluctable. Vous vous êtes patron du de l'UDI. Hier dans un communiqué, vous avez dit que vous repreniez votre liberté.
Pourquoi avoir fait cette décision de quitter le socle commun auquel vous appartenez ? J'ai pas quitté le socle commun, j'ai quitté euh le soutien au gouvernement parce qu'il est apparu dès hier que les choix politiques fait par le Premier ministre nous euh placé en dehors euh du périmètre de son gouvernement et de ses soutiens. Il a fait des choix, on les a vu hier soir lorsque le gouvernement a été annoncé.
Nous nous avions deux ministres, madame Létard et madame Gatel qui ont l'une et l'autre beaucoup travailler, se sont engagé avec beaucoup de force dans les gouvernements de Michel Barnier, de François Bairou avec qui nous avons travaillé en confiance. Là, il s'est avéré que on a été remercié sans ménagement et et placé en dehors du gouvernement. J'allais dire, on en a pris acte et on en a tiré les conséquences. on va pas soutenir un gouvernement auquel on appartient pas et avec un un budget que nous ne connaissions pas et certainement avec des mesures difficiles.
Donc nous nous restons ouverts et et nous pensons qu'il est indispensable que maintenant on trouve des solutions parce que derrière toutes ces palinodies, il y a un pays, il y a un manque de visibilité pour nos entreprises, il y a une situation internationale qui est extrêmement complexe et épouvantable et donc il faut absolument qu'on trouve des solutions. Et maintenant justement, qu'est-ce que vous demandez à Emmanuel Macron ? Est-ce qu'il doit renommer un premier ministre ?
Est-ce qu'il doit dissoudre l'Assemblée nationale ou est-ce qu'il doit démissionner ? Écoutez, moi je fais partie de ceux qui pensent que la dissolution euh n'apporte rien, sinon une complexification supplémentaire. On lui a assez reproché la précédente dissolution en 2024.
Euh je pense qu'il appartient euh au président de la République de nommer un premier ministre, c'est la Constitution. Donc c'est à lui de nommer un premier ministre. Mais je pense aussi que les groupes parlementaires de l'Assemblée du Sénat doivent prendre leur responsabilité et travailler en responsabilité.
J'allais dire pour faire des propositions parce que finalement tout ça finit toujours et tant mieux devant le parlement. Euh aujourd'hui euh on sait très bien que nous avons une tripartition hein. Il y a une droite radicale, une gauche euh qui est forte et un bloc central.
Et donc ces trois forces ne peuvent pas s'entendre et il faut trouver des solutions notamment entre le Bloc central et euh les socialistes parce que il y va de l'avenir du pays. Merci avais Marseille. Merci Tam.
Est-ce qu'il est encore possible alors on se parle de discuter entre le Bloc central et les socialistes de trouver des solutions ou est-ce que la dissolution est devenue inéluctable ? Ah, je pense qu'il y a quand même encore des étapes possibles avant la dissolution, hein. D'ailleurs, on entend la gauche qui demande enfin là, on commence à voir la la gauche qui demande à à aller à Matignon.
Donc je pense que le le le sujet le voilà c'est ce qu'on c'est ce qu'on c'est ce qu'on voit. Il doit nous laisser nous y coller. Il y a une partie de la gauche qui demande à Emmanuel Macron de pouvoir y aller.
Personne ne se fait d'illusion. On on nimagine pas qu'avec la gauche on pourrait avoir une autre issue que celle-là. Mais il y a quelque part l'idée qu'il faut quand même tester toutes les solutions possibles.
Peut-être que ça durera encore moins longtemps que Sébastien Lecornu mais afin de purger pardonf sauf une sauf le Rassemblement national. le premier parti représenté l'Assemblée nationale. Oui, enfin ça tient pas longtemps non plus, désolé.
Oui. Non mais je Non mais mais ça mais je vous dis pas l'inverse, je vous dis juste que sur le papier ça fait partie ça fait partie des des solutions que que l'on pourrait tester avant d'arriver à une dissolution qui pourrait à nouveau réaboutir éventuellement au rassemblement national si les sondages étaient suivis des faits dans les ures et que le fond républicain était aussi affaibré que on a l'impression de le voir la vraie question et c'est l'inconnu à 1000 milliards d'euros en quelque sorte ou en tout cas à 200 milliards d'euros qui sera le déficit potentiel l'année prochaine. C'est est-ce que poste dissolution de Rassemblement national est plutôt à 200 220 sièges ?
Quel cas il ne peut pas gouverner ou est-ce qu'il est plutôt à 260 ou un peu au-dessus ? Et personne n'est capable de répondre à cette question en l'état parce qu'on ne sait pas exactement ce qui se passerait l'état psychologique dans lequel serait le pays. On sait que vraisemblablement et les sondages le montrent le rassemblement national progresserait aurait nettement plus de sièges qu'aujourd'hui mais pas nécessairement au point.
Et vous voyez bien la question qui arrive immédiatement derrière, c'est que si on a une une assemblée nationale avec à nouveau ou encore moins de majorité possible, quelle autre solution reste-t-il qu'une démission de la du président de la République ? Sauf que là, on aurait une démission du président de la République avec une élection et un nouveau président qui ne pourrait pas dissoudre l'Assemblée pendant un an. Ouais.
Est-ce que un premier ministre de gauche ça peut être une solution envisageable Pablo, sachant que Bruno Rotaillot redit ce matin hors de question de cautionner un premier ministre de gauche ? Non, enfin franchement je vois ce que fait une partie de la gauche a demandé un premier ministre de gauche, un gouvernement nouveau Front populaire ou que sais-je ? Honnêtement, il faut regarder la réalité en face genre ça tient pas mais ça faut pas le faire quand même si vous voulez.
Non mais c'est un concept enfin on peut tenir moins de jours et avoir un gouvernement qui tient encore moins que 14h mais enfin c'est pas très sérieux. Non moi je pense qu'il faut revenir à la proposition de Jean-François Copé qui l'a faite il y a plusieurs mois. Oui.
Je cite Jean-François Copé. Jean-François Copé, il a dit il faut que à l'horizon à un horizon décent à moyen terme pas à court terme. Faut pas faire une dissolution et paf en 3 semaines une élection des élections législatives.
Ça ça sert à rien. Il y a pas le temps d'avoir un débat public. Il y a pas le temps d'avoir de faire de la politique.
Il faut que à Horizon 6 mois, par exemple, après les municipales, il y ait un un horizon de d'élection présidentielle puis législative. Et le temps que tout le monde en fait puisse se mettre en marche, tout le monde puisse réfléchir, tout le monde puisse faire de la politique et pas que ça se fasse comme la dernière dissolution comme ça en espèce de trois coups de cuillère à peau et genre on se met on se met tous d'accord. le nouveau Front populaire en l'espace de 3 jours, paf, on fait un programme qui ressemble pas à grand-chose où personne n'est d'accord mais il signent tous en bas de la page.
Genre des des des parties de l'autre côté de les chiquers politiques qui essayent de de de faire des propositions mais en fait on sait toujours pas où habitent les LR, l'UDI, le modem, enfin tout ça on a tout ça est très vaseux en fait. Donc on a besoin de refaire de la politique et pour refaire de la politique, on a besoin de temps. La démocratie n'en déplaise à monsieur Macron, n'en déplaise à monsieur le Cornu, n'en déplaise à beaucoup de gens.
Bah ça avec un piège avec un piège de calendrier les municipales au printemps prochain parce que les mun les municipales ce sont pas les mêmes enjeux. Bien souvent les coalitions qu'il y a dans des majorités municipales ne sont pas les mêmes que celles qu'il y a au niveau national. Si une élection nationale notamment des législatives puisque il se murmure que monsieur Macron envisagerait de provoquer une dissolution en même temps que les municipales, mais ça serait euh évidemment un piège qu'il tend euh à ses adversaires parce que ça nationaliserait l'élection et donc en quelque sorte ça donnerait une prime au RN là où le RN est plutôt faible en gén enfin en tout cas moins fort dans les élections locales.
Et donc tout est compliqué dans le calendrier et c'est pour ça que nous sommes face mais si on raisonne d'un point de vue politique, la réalité c'est que les Français ne veulent plus d'Emmanuel Macron. Donc c'est soit il se met en retrait au point de ne vraiment plus rien faire, ne plus rien dire et il laisse un premier ministre essayer de construire un accord de gouvernement minimal, soit il faudra qu'il s'en aille mais de toute façon il est en train d'abîmer la République. Il y a un rejet d'Emmanuel Macron chez les Français ?
Oui oui, il y a il y a il y a un très fort rejet euh d'ailleurs depuis depuis notamment la dissolution en 2024 effectivement et qui n'a fait que s'accentuer. Emmanuel Macron est le 2e président de la République de la de la pardon de la 5e République qui effectivement a un un taux de défiance, un score de défiance dans l'opinion très fort. Le le dernier en date, c'était François Hollande, il est arrivé à 11 % de confiance.
Aujourd'hui, Emmanuel Macron est à 15 16 % de confiance seulement. Donc effectivement oui, il y a une véritable euh haine euh pour une partie des Fran. Il y avait une espèce d'indifférence tel mépris peut-être mais pas de Et en parlant de mépris, justement ce que nous disent les Français, c'est justement ce sentiment d'être méprisé depuis un certain nombre d'années et c'est très fort en fait.
Le risque c'est de voir cette colère, ce désamour se transformer aussi en désengagement, voire en lassitude démocratique. Mais est-ce que pour autant les Français, ils veulent le départ immédiat d'Emmanuel Macron ou ou est-ce qu'ils disent ça ça peut attendre le terme de son mandat en 2027 ? Non, je pense qu'effectivement et vous avez quasiment 7 français sur 10 qui aujourd'hui souhaiterait que Emmanuel Macron démissionne et je pense que c'est justement le retour de la politique au temps long qu'attendent les Français.
Euh c'est-à-dire que plutôt que d'effectivement de décider euh à la petite semaine en fonction effectivement des enjeux euh des 15 prochains euh des 15 prochains jours, ce que souhaiteraient les Français, c'est justement qu'il y ait une remise à plat euh de euh les raisons euh de euh de la cohésion sociale, de la cohésion nationale, pourquoi continuer à vivre ensemble, quelles sont les grandes thématiques sur lesquelles les hommes politiques, on attend que les hommes politiques se se positionnent. Et ça effectivement tant qu'on va tant qu'on continue effectivement à être en cours, c'est quelque chose qui n'est absolument pas faisable et envisageable. Pablo, oui, moi je voulais rajouter par rapport à la défiance des Français vis-à-vis d'Emmanuel Macron que c'est le le à l'Assemblée nationale aussi, il y a une très grande défiance vis-à-vis d'Emmanuel Macron lorsque vous regardez.
Bon, les partis d'opposition, j'en parle même pas, mais ils sont majoritaires à l'Assemblée nationale lorsqu'on les met tous ensemble. Eux, ils sont excessivement défiants vis-à-vis d'Emmanuel Macron, voire exement parfois agressifs, y compris verbalement vis-à-vis de la personne du président de la de la République, mais y compris dans le socle commun. Lorsque vous écoutez par exemple le le patron de Renaissance, Gabriel Atal, il a des mots lui aussi assez durs vis-à-vis d'Eman Édouard Philippe aussi. aussi.
Non, mais donc c'est-à-dire que la défiance et ça c'est une différence avec François Hollande parce que François Hollande certes, il y avait des frondeurs au sein de sa majorité socialiste mais quand même il conservait une sorte de dialogue, il pouvait aller leur parler et cetera. Aujourd'hui, Emmanuel Macron qui est président de la République que dont tout le monde en fait pointe du doigt les choix catastrophiques de Premier ministre depuis maintenant la dissolution, et bien lui, il peut même pas parler en fait à ce qui pourrait être son socle commun, sa majorité. Oui.
Qu'est-ce qui a dit ? Un président de la République ne devrait pas pouvoir rester s'il a un vrai désaveux en terme de majorité. En tout cas, c'est l'idée que je m'en fais qui est la seule qui peut accompagner le fait d'assumer les fonctions qui vont avec Emmanuel Macron 2019.
Non, mais quand même, on se dit que que s'il veut être cohérent avec lui-même et avec ce qu'il a pu dire en 2019, c'est-à-dire encore sous le premier quinquena à un moment quand même où il était en difficulté, chauté par les gilets jaunes et cetera, mais où il avait bah la majorité absolue à l'Assemblée nationale, c'est lui-même. Et effectivement, il il voit très bien que c'est la démonstration du blocage qu'il avait lui-même craint en 2019 et que effectivement c'est absolument ingouvernable dans cette situation. un deuxème verou parce que autant je suis persuadé qu'effectivement Emmanuel Macron est devenu un des nœuds du problème et aussi longtemps que il sera là on s'en sortira pas le deuxème verrou c'est regardez pourquoi on revient à cette instabilité là parce qu'on est de retour à la même chose que sous la 4e République et c'est pas une question d'institution c'est le fait que sous la 4e République on excluait les communistes et les gaulistes par principe des gouvernements qui étaient constitués aujourd'hui on exclut les insoumis et on exclut le Rassemblement national à partir du moment où en quelque sorte il y a quasiment la moitié des électeurs français à qui Vous vous dites "Ah bah vous désolé mais vous pouvez voter autant que vous voulez.
Vous n'avez pas vocation à gouverner." C'est absurde. À un moment il faut accepter soit il y a des partis qui sont interdit parce qu'ils sont dangereux, soit ils sont élus.
Et s'ils sont élus, ils peuvent après à charge au partis politiquain ce que vous dites. Il est pas question d'art républicain. Mais voilà, ça n' ça ça n'a ça n'a pas de sens quand on est arrivé à ce niveau-là euh dans l'opinion ou sinon bah il faut interdire de voter au Français qui penseraient mal entre guillemets et aussi longtemps et ça quand même la gauche porte une responsabilité particulière là-dessus où on disqualifie par principe des adversaires en les traitant plus comme des ennemis que comme de simples adversaires politiques qu'on combat.
Ben de toute façon, ça générera ce malaise démocratique. Ouais. Et Emmanuel Macron qui a vu son socle commun et l'attitude des républicains.
On va retourner devant le siège des républicains. On vous retrouve Alexandre Poussard. Il y avait une un bureau stratégique ce matin et puis Bruno Retaillot dans la foulée a pris la parole invité du du 13h de TF1.
Qu'est-ce qu'on peut retenir de ça ? Effectivement, Orian Bruno Rotaillot qui estime que les républicains ne sont pas responsables de la crise actuelle et de la démission du gouvernement de Sébastien Lecornu. Pour Bruno Rotaillot, le problème c'est que le gouvernement composé par Sébastien Lecnu était trop macroniste, trop associé au président de la République Emmanuel Macron et donc concentrait un risque très fort de censure.
Et puis il évoque quand même une rupture, mais pas la rupture promise par Sébastien Lecnu. Il évoque une rupture de confiance entre lui et le Premier ministre sur la composition de ce gouvernement puisque il a dit hier après-midi, il s'est entretenu pendant 1h30 sur ce casting gouvernemental à Matignon avec Sébastien Lecnu et Sébastien Lecornu ne lui a pas dit que le ministre des armées serait Bruno Le maire. Bruno Rotaillot l'a appris à la télévision au moment de l'annonce de la composition de ce gouvernement.
Et donc euh ce ça a été perçu par Bruno Rota comme un geste de déloyauté qui a mis en colère les Républicains et c'est ce qui explique la cassure entre l'élr et le bloc central. C'est une véritable histoire de confiance. Et donc Bruno Rota maintenant avec cette nouvelle étape dans cette crise politique, il renvoie la balle vers Emmanuel Macron.
On l'écoute. Dans cette période de trouble que traverse le pays, il faut qu'il prenne la parole évidemment. En tout cas, le spectacle qui est qui est donné aujourd'hui au niveau national est en train de désappointer les Français.
On a besoin d'un budget. La France a besoin d'une stabilité. Malheureusement, encore une fois, on l'a bien vu d'ailleurs dès la nomination de ce gouvernement.
Le gouvernement, tel qu'il avait été nommé, concentrait toutes les raisons de la censure. Quand on promet la rupture, bah il faut l'assumer et il y a une confiance qui est nécessaire et quand on me cache des choses, moi je peux pas m'engager dans un gouvernement où on ne me dit pas tout. Voilà, Bruno Rota qui a beaucoup insisté sur cette fracture de confiance entre lui et Sébastien Lecnu car on le rappelle à la base hier après-midi, les LR étaient partants pour faire partie de ce gouvernement et puis ils ont fait machine arrière dans la soirée.
Alors pour la suite de cette crise politique et bien pour le président du parti les Républicains, il est hors de question de faire des concessions à la gauche. Il l'a dit, il ne cautionnera pas un gouvernement, un premier ministre de gauche. qu'il faut pour le payer une ligne de droite claire sur l'insécurité et sur l'immigration.
Donc on voit bien que du côté des républicains, malgré cette crise politique, on n'est toujours pas dans l'air du compromis. Merci beaucoup. Merci Alexandre.
Jean-Sébastien, où se situent aujourd'hui les Républicains ? Est-ce qu'avec cet épisode, ils ont opéré une sorte de clarification ou est-ce qu'ils ont perdu la tribune et la lumière qu'ils pouvaient avoir notamment avec Bruno Retaillot au ministère de l'intérieur ? On peut pas vous répondre à l'état puisqu'on ne serait on ne sait pas ce que sera la prochaine configuration gouvernementale.
Je vous le disais tout à l'heure, Bruno Retaillot, il doit composer avec deux aspirations assez contradictoires de son électorat. L'une qui est le rejet massif, franc, épidermique, irrationnel, même pour partie euh de son électorat vis-à-vis d'Emmanuel Macron et l'autre qui est comme monsieur lui-même vient de le rappeler, l'aspiration à l'ordre au fait que le pays fonctionne et le tout dans une période de très grande inquiétude et incertitude économique. La surprise d'hier soir, ça été quoi ? c'est que tout le monde pensait que l'enjeu était par rapport au Parti socialiste.
Il y a eu une guerre psychologique pendant le weekend sur le Parti socialiste. On a vu des sondages privés enfin non publié fuité montrant que des personnalités comme Philippe Brun comme Boris Valot ou d'autres perdraient en cas de dissolution dans un deuxième tour face au Rassemblement national. L'idée étant de faire pression sur le PS.
Il y a deux PS, on voit bien qu'il y a deux PS. Il y a un PS qui de toute façon était décidé à censurer quoi qu'il arrive et il y a un PS qui était peut-être achetable entre guillemets du point de vue des Républicains. Il fallait vis-à-vis de leur électorat parce qu'il faut bien se souvenir que leur électorat et Bruno Rotaillot il fait aussi face à l'opposition de Laurent Voquier.
On a dit mais il faut pas que vous soyez dans ce gouvernement si c'est juste pour euh enfin en quelque sorte permettre à la gauche de marquer des points. Bah la surprise ça a été que ça s'est pas joué sur le PS, ça s'est joué sur il ne faut pas être dans ce gouvernement pour permettre au macronisme de marrer, de marquer des points. Et c'est là où on voit quand même le caractère absolument loufog de ce gouvernement.
Qui pouvait imaginer qu'un gouvernement il aurait pu être nommé en 2017 ? C'était mais on était la situation d'hier soir c'était on était exactement au même point qu'avant que François Baou décide de provoquer son vote de confiance. C'est le projet de loi de finance est en substance plus ou moins le même avec le même gouvernement.
Mais ça n'a pas de sens que les crises politiques se succèdent et que finalement tout reste entre les mains d'Emmanuel Macron à l'arrivée. Il y avait une autre on a parlé hein de de Bruno Retaillot et du bureau stratégique DLR, il y avait une autre réunion, c'était du côté du siège du rassemblement national. On vous retrouve Audrey Vetas Audré ce matin il y a encore quelques minutes.
Marine Le Pen et Jordane Bardella se sont entretenus. Oui, en effet Orian, ils se sont entretenus pendant deux longues heures ici au siège du Rassemblement national pour préparer la suite et la suite d'après Marine Le Pen, la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale, c'est forcément la dissolution de l'Assemblée nationale. Pas question de parler de nouveaux gouvernements.
Jordan Bardella à Bonde. On ne va pas changer de premier ministre et de gouvernement toutes les 48 heures. Il faut redonner la voie aux Français.
Il faut donc dissoudre à eux de tracer la voie et quand on lui parle d'une éventuelle destitution du président de la République que la France insoumise appelle de ses vœux, pour lui ça n'est pas viable en l'État. On écoute Jordan Bardella et et la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui ne permet pas l'aboutissement de cette motion de de destitution dans la mesure où le Sénat est aujourd'hui très largement acquis au Républicains et au et au macronistes par extension. Mais dans l'ordre des choses, c'est la dissolution de l'Assemblée nationale.
Mais si le président de la République ne souhaite pas dissoudre l'Assemblée nationale, et bien sa responsabilité sera directement engagé par définition. Vous l'avez entendu, la priorité au Rassemblement national, c'est donc la dissolution de l'Assemblée et les réunions s'enchaînent pour se préparer au mieux. On parle d'une réunion cet après-midi à l'Assemblée nationale.
Merci beaucoup Audrey. Le Rassemblement national qui appelle un retour aux urnes, qui appelle à la dissolution. Est-ce que ce sont eux qui pourraient bénéficier de législative anticiper lors ?
Al, c'est vrai que quand on regarde les projections et quand on regarde effectivement les intentions de vote pour de futures élections législatives, on voit que il y a un seul quasiment parti qui prendrait beaucoup plus de voix finalement que lors de 2024, c'est le RN. Il y a le RN et les et les Républicains. En revanche, tous les autres partis effectivement et euh y compris euh la majorité présidentielle euh risquerait de perdre un certain nombre de alors évidemment de voix mais aussi potentiellement de sièges.
La question effectivement de de savoir quelles seraient les configurations de second tour et ça en effet on ne les a pas puisque on ne sait pas s'il y aurait un front républicain ou pas. Si euh il y aurait des alliances on on ne connaîtrait pas la participation et ça c'est un enjeu la participation. Euh c'est vrai que euh on parle de de de de colère, on parle vraiment de euh comment dire de de polarisation de la vie politique et cetera, mais je ne suis pas sûr qu'il y ait pas une partie des Français aussi qui se disent là finalement qui disent "Mais en fait, moi je ne retourne pas aux urnes, j'avais déjà voté en 2024." Souvenez-vous, vous aviez à la fois l'extrême gauche et l'extrême droite qui disaient "On nous a volé l'élection, vous nous avez demandé de voter et vous n'avez écouté ni l'un ni l'autre." Donc effectivement, quel serait l'intérêt de voter ?
Moi ce qui me marque en fait aujourd'hui, on parle beaucoup de démocratie des sondages, démocratie de l'opinion et cetera, mais c'est à quel point au contraire les hommes et les femmes politiques ne tiennent pas compte de l'état de l'opinion. Aujourd'hui, en fait, on a tous les instruments pour mettre en avant pour éclairer cette opinion publique grâce aux grâce aux enquêtes qualitatives aussi et pas seulement les réseaux sociaux parce qu'effectivement on a une partie de nos gouvernants qui considèrent que les réseaux sociaux sont le reflet de l'opinion publique, mais on sait très bien que ce n'est pas le cas. Mais c'est très étonnant effectivement avec tous les outils qu'on a que il soit si peu euh conseillé euh en matière de d'opinion publique.
Je ne dis pas qu'il faut suivre l'opinion publique, mais il faut quand même prendre en considération l'état de l'opinion publique avant d'agir et avant de mettre en place. La faute de ce point de vue, la faute majeure d'Emel Macron, ça a été l'obstination sur la réforme des retraites. Je vous parle pas du fond hein, mais je pense que la démographie française nous impose une réforme.
Mais vouloir imposer au corps social une réforme qui était aussi largement rejetée, c'est absurde parce que de toute façon d'un ça ne produit pas les effets attendus parce que le corps social se cabre tellement queil va se comporter autrement. Et de deux, ça produit la la réalité politique dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Effectivement, les instruments existent pour comprendre quand même quand vous êtes à 80 % d'opposition, quand bien même les institutions vous permettent-elles de passer.
C'est une forme de déni. pas totalement enfin je rappelle que il n'y a pas eu de vote sur à l'Assemblée nationale sur la réforme des retraites. C'est-à-dire que même les institutions comme l'Assemblée nationale disait non nous ne voulons pas de ça parce que pour majorité qui l'empêchait mais en tout cas c'était contre l'assimente d'une écrasante majorit il y a une adoption par 493 mais il n'y a pas eu de vote ce qui est très important c'est-à-dire que en vérité les députés les parlementaires les sénateurs en fait eux ils sont un peu plus perméables.
J'ai l'impression que Emmanuel Macron a ce qu'il se passe dans l'opinion publique parce que eux en fait après ils doivent aller sur les marchés, ils doivent rentrer dans leur circos et les députés LR par exemple ou même les députés du socle commun qui devaient voter par exemple pour la réforme des retraite au départ en fait au fur et à mesure de la mobilisation sociale, ils se sont bien rendus compte que ils pouvaient plus sortir de chez eux, ils pouvaient plus aller à la circonscription, ils pouvaient plus aller tracter sur les marchés et donc ils ont c'est à ce moment-là qu'ils ont changé leur vote. C'est-à-dire que il y a quand même une perméabilité qu'il écoute un peu le parlement en fait. Franchement, on le répé je pense que la grande différence entre Emmanuel Macron et ceux qui ont écrit la constitution, c'est que eux n'avaient jamais envisagé que le parlementarisme rationalisé soit autre chose que le fait de s'opposer à des à des oppositions qui bloquent tout.
Il ne l'avait pas conçu comme un moyen d'imposer la volonté d'une minorité aux Français. Je ne crois pas qu'une seconde le général de Gaulle aurait imaginé mais même François Baou disait Emmanuel Macron ça n'a pas de sens de faire cette de faire cette réforme des retraite pas sur le fond mais sur la forme parce que quand on l'impose au corps social ça ne marche pas Emmanuel Macron et ça explique c'est ce que vous disiez enfin le degré de de a une de haine Nine même qu'il suscite près d'une partie des Français c'est parce que il les a tous méprisé qui n'a cessé de taper sur la tête de tout le monde des corps intermédiaires des électeurs, ceux qui voulaient emmerder au moment du Covid et autres et autres petite phrase qui ont braqué littéralement le pays à un moment. Je pense que c'est le premier président de la 5e République qui n'a plus de majorité présidentielle.
Le d'autres avaient perdu les majorités parlementaires. Là, il y a plus personne dans le pays. Il y a plus personne.
Tous ceux qui l'ont soutenu, les entreprises, le CAC 40, les économistes, qui soutient encore Emmanuel Macron aujourd'hui, qui lui parle encore ? Pablo le disait tout à l'heure, même dans le centre commun, ils ne veulent plus en entendre parler. Et c'est logiquement l'aboutissement de toute la séquence débutait aussi avec la dissolution lorsque après la dissolution alors tout le monde est d'accord pour dire qu'on savait pas bien qui avait gagné mais on était sûr qu'Emmanuel Macron il avait perdu et on s'est quand même retrouvé avec un Emmanuel Macron qui décide de mettre LR.
Alors ça ça n'avait quand même aucun sens par rapport au verdict des urnes. LR PA on se retrouve avec François Bairou le compagnon initial de toujours depuis 2017. Si on s'il y a quand même une chose qu'on avait compris, c'est que le macronisme, les gens n'en voulaient plus.
Et puis vous finissez maintenant avec Sébastien Lecornu, on a dit encore plus proche de lui, c'est son frère jumeau. Euh et même maintenant ce qu'on a dit c'est que le problème de toute la séquence, c'est que c'est Emmanuel Macron qui a tenu le stylo sur toute la séquence, y compris notamment pour écrire Bruno Lemer au niveau du ministère des armées. Donc on voit qu'il y a quand même un problème aussi d'admettre à un moment de réellement prendre du recul, d'admettre aussi bah qu'un moment on a perdu.
C'est quand même tout simplement cela que qu'on doit accepter avec la démocratie qu'on appelle les gens aux he. Donc si il y a une nouvelle dissolution et s'il y a des nouvelles législative, il faudra quand même en tenir compte jusqu'au bout et jusqu'à Matignon. On on est en train de subir l'agonie du macronisme et le problème c'est que aujourd'hui du fait de la place d'Emmanuel Macron dans euh euh l'édifice institutionnel, il est président de la République, l'agonie du macronisme est en train de ressembler à une agonie de la 5e République, voir à une agonie de la République tout court.
C'est-à-dire que mais il faut dissocier absolument et très rapidement les deux. Ce n'est pas parce que aujourd'hui le macronisme, la proposition d'Emmanuel Macron est largement rejetée que la France est finie. Or, c'est ça que raconte Emmanuel Macron, c'est ça que raconte François Berérou.
C'est-àdire c'est c'est soit c'est notre proposition, soit c'est le chaos. Et ben non les camarades, on a le droit d'avoir des propositions alternatives. Un dernier mot, est-ce que Emmanuel Macron doit prendre la parole ?
C'est ce que demande Bruno Retaillot. Est-ce que les Français attendent dans cette crise politique inédite une prise de parole du chef de l'État ou est-ce qu'il ne l'écouterait même pas ? Je pense que d'un point de vue symbolique, c'est important.
Pourquoi ? Parce qu'il est considéré comme le responsable de cette situation là. Et donc en tant que responsable effectivement je pense que les Français attendent des explications ou en tout cas un début de sortie de crise.
Ensuite malgré tout quand on voit effectivement sa côte de confiance on voit bien que c'est pas ce qui va changer l'opinion à son égard mais symboliquement d'un point de vue symbolique effectivement je pense que ce serait bienvenu. Un dernier mot de Jean-Sébastien. Oui il est quand même garant du fonctionnement régulier des institutions.
On voit bien que là nous ne sommes plus dans un fonctionnement régulier des institutions puisque on est dans le blocage absolu. Là, le risque absolu, c'est qu'il renomme un premier ministre qui lui ressemblerait, qui serait issu du socle commun, genre un de Normandie ou je sais pas, il pourrait nommer à nouveau Michel Barnier et on peut en tourner tous les ans le barnier berou le cornu barmnier berou le cornu non mais on n pas sûr qu'ils ont envie d'y aller hein parce que aussi cette je pense en a quand même certains qui ont compris les Merci merci à tous les quatre merci beaucoup de nous avoir suivi pour cette édition spéciale suite à la démission de Sébastien le corn La France est donc de nouveau sans premier ministre est entré dans une crise politique sans précédent. On va y revenir évidemment à 18h avec Thomas Hug dans sens public et nous on se retrouve demain.
Très bonne journée sur Public Sénat. Moi, je trouve qu'on joue plus dans la vie que sur un plateau. C'est-à-dire dans quelle situation joue à ce soir.
Regardez, vous allez dans les jardins publics par exemple, voyez deux mères se dire "Bonjour, mais mais c'est impossible de faire ça à l'écran". Bonjour, tu vas bien ? C'est impossible.
On est plus faux dans le réel. Mais tellement. Elle a joué dans plus de 100 pièces, films ou téléfilm actrices discrètes et pourtant incontournable.
On en oublierait presque qu'elle a reçu de César. Elle repart sur une série de dates dans une pièce qui cartonne au théâtre Édouard 7. La vérité.
Sylvie Testu est notre invité dans un monde un regard. Un monde, un regard vendredi à 17h30 sur Publics Sena et sur publicsena.fr.
Qu'est-ce qui vous passe dans la tête aujourd'hui ? Bah en fait, c'est un ami qui m'a dit de venir voir un psychologue. D'accord.
Il m'a dit qu'il pensait que j'en avais besoin. D'accord. Pour beaucoup d'ici, on est des enfants d'immigrés et souvent dans nos cultures respectives, c'est pas ça va pas de soi d'aller chez le psy.
Depuis 2018, je vais là-bas une fois par mois pour rencontrer certaines populis de la cité qui sont en retrait de la démarche d'aide psychologique. J'habite tout seul avec ma mère avant de dormir, je pense à elle. Je peux pas me permettre de la perdre comment ta maman est là, elle sera toujours là pour toi.
Mais toi investi en tant que toi aujourd'hui dans la cité vendredi à 22h sur publicsena et sur publicsena.fr. faire [Musique] tout de suite sur public [Musique] Éé 1980, les ouvriers du chantier naval Lénine vont défier le pouvoir et créer le premier syndicat libre du bloc communiste.
L'électricien Lège Valesa émergera rapidement comme le meneur du mouvement. Une semaine plus tard, tout le nord de la Pologne était en grève ainsi que les grandes villes du pays. Une perte de contrôle que Moscou et les dirigeants des autres pays socialistes observent avec inquiétude.
Le président Carter a indiqué à Brejniev qu'une intervention militaire soviétique aurait des conséquences très graves. Il y a eu de la répression, c'est sûr, mais on était des durs à cuire. Le pouvoir a compris qu'il ne gagnerait jamais cette bataille.
Je pense que cela a été une brèche importante dans le rideau de fer mais aussi dans l'ensemble du système socialiste. [Applaudissements] Solidarnosque, la première brèche demain à 17h sur Publics Sénat et sur publicsena.fr.
FR 27 pays dans l'Union européenne et autant de défis à relever. Entre un Donald Trump imprévisible et un Vladimir Poutine qui menace notre sécurité, l'Europe est à la croisée des chemins dans un monde hostile. Défense, économie, santé, climat.
Sur tous ces sujets, les Européens ont des questions, des attentes. Chaque semaine sur France 24 et les chaînes parlementaires, ici l'Europe ouvre le débat avec ceux qui font l'Europe au cœur des institutions.
Sébastien Lecornu