Narcotrafic : une "lutte à mort engagée" ? Débat Amaury Brelet x Laurent Lhardit (PS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le ministre de la justice a raison d'affirmer que la menace du narcotrafic est équivalente à celle du terrorisme ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Laurent Lardi, vous connaissez Marseille : ce meurtre est-il un acte de terrorisme ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Amorie Brelet, vous parlez de chiffres : 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 51 700 mises en cause... Ces chiffres parlent-ils aux citoyens ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Laurent Lardi, vous évoquez la baisse des effectifs policiers depuis 2017. Est-ce que l'État a les moyens de lutter ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le plan zéro portable en prison est à la hauteur des enjeux ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Laurent Lardi, vous parlez de tabous : immigration et prévention. Quels sont-ils selon vous ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le grand matin [musique] Sud Radio, la vérité en face. Maxime Liedu. Bienvenue si vous nous rejoignez dans votre émission La vérité en face avec ce matin et la Sainthème [musique] qui gangrelle l'actualité depuis désormais 7 jours. 7 jours que le frère d'Amine Kessassi a été abattu.
Un meurtre d'avertissement. C'est en tout cas comme ça qu'on le commence à le qualifier y compris dans le dans [musique] les services d'état du régalien. Je pense naturellement au ministre de l'intérieur et au ministre de la justice qui parle en réalité de crime d'avertissement.
Mais le ministre de la justice, Gérald Arrmanin, qui était hier sur place dans la cité faocenne, a dit "En réalité oui, il y a une inquiétude similaire quand on voit ce qui se passe au niveau du narcotrafic et ce qui se passe au niveau du terrorisme. C'est en réalité les mêmes les mêmes dangers, les mêmes inquiétudes. Alors, est-ce qu'on peut comparer les deux ?
Vous êtes nombreux à nous appeler. Continuez comme ça, ça nous permet d'entamer la discussion. 0826 300, vous avez le programme.
Bonjour Amorie Brelet, bonjour Maxime. Rédacteur en chef à valeurs actuelles. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
Le dernier numéro de valeurs actuelles qu'on peut retrouver donc en kiosque et sur le site internet. En une, un certain Philippe Deviler qu'on connaît bien ici. Je suis redescendu dans l'arène donc à lire en une de valeurs actuelles et bonjour Laurent Lardi.
Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Votre regard sera précieux. député socialiste des BES du Rône et adjoint au Mar de Marseille de 2020 à 2024.
Merci beaucoup d'être dans ce studio. La première question va sembler banale pour pas dire totalement basique, mais est-ce que le ministre de la justice, Gérald Arrmanin, est dans son rôle quand hier lors d'un déplacement à Marseille, il affirme "Oui, en réalité bien sûr, il faut le dire, le le la menace du narcotrafic est au moins équivalente à celle du terrorisme, je cite, sur le territoire national." Laurent Lardi, vous qui connaissez cette région qui participait, je crois demain à cette fameuse marche blanche en hommage au frère Damine Kessassi.
Est-ce qu'il a raison le ministre de la justice ? Je crois que le parallèle peut-être fait aujourd'hui, ne serait-ce que parce que on constate que la le dernier acte qui est cette cet assassinat la semaine dernière est un acte de terrorisme dans la mesure où on cherche à terroriser toute une population qui commence en particulier dans les dans les quartiers nord de Marseille, mais je sais partout en France, ce sont des maires, ce sont des qui veulent protéger leurs enfants, ce sont des des associations qui se lèvent contre les narcotrafiquants. Donc aujourd'hui ce qui a été fait avec l'assassinat de de M de M Kessassi c'est effectivement une manœuvre d'intimidation.
L'intimidation c'est la c'est quand même aussi la méthode du terrorisme. H à Mor Brelet. Oui tout à fait.
Aujourd'hui, le narc le narcotrafic et le terrorisme constituent des des menaces pour la sécurité nationale. Le narcotrafic et même une forme de terrorisme à babrui avec un pouvoir de nuisance qui lui-même largement supérieur. Quand on regarde les les statistiques, vous avez 79 % des communes en France qui sont gangrenées.
Plus de 200000 personnes qui sont directement liées au narcotrafic sont holofaste. Vous avez 51700 personnes qui ont été mises en cause pour trafic de stupéfiant en 2024. 288000 personnes pour usage de stupéfiant.
Vous avez 5 millions de consommateurs de cannabis par an, 1,1 million de consommateurs de cocaïne. Vous avez un chiffre d'affaires du narcotrafic évalué et sous-estimé à 7 milliards d'euros par an. Un coût social.
C'est aussi le chiffre qu'a donné hier en effet Gérald Darman qui est le chiffre de l'ofaste. Et en matière de violence, on a dénombré 367 assassinats et tentatives d'assassinat en 2024 qui ont fait 110 morts et 341 blessés plus 33 % depuis 2021. et je ne compte même pas les milliers de victimes toxicomanes.
Donc vous y ajoutez en plus la corruption qui aujourd'hui menace l'état de droit. Euh et aujourd'hui le narcotrafic constitue ce que l'ofaste qualifie de menace systémique asymétrique généralisée et très dangereuse existentielle pour la France. Et puis vous évoquez ce chiffre, le le chiffre rien que pour la DZ mafia évoqué hier par le ministre de la justice là aussi Gérald Darmanain en disant 5 milliards juste pour cet organisme.
D'ailleurs, on est en train de se renseigner sur l'assassin du frère d'Amine qui est qui est sassis qui en réalité aurait pu être et on attend évidemment les conclusions de l'enquête mais orchestré depuis une prison par l'un des parrains de de la DZ mafia Laurent Lardi. Est-ce que au-delà de de toutes ces questions, est-ce qu'on a vraiment les moyens de lutter quand on voit l'Empire déjà tentaculaire que c'est ? Je crois que pour prendre parce que c'est vrai quand on donne un chiffre comme 6 ou 7 milliards, il y en a différents qui euh euh qui serait le chiffre d'affaires effectivement de d'une évaluation du chiffre d'affaires du narcotrafic en France, ça parle peu aux gens les milliards.
Donc il faut que il faut prendre conscience de ça peut-être en comparant un autre chiffre, c'est à peu près la moitié du budget total de la police nationale enfance et de ces 100000 fonctionnaires. C'està-dire que la puissance d'action de des narcotrafiquants, les moyens dont ils disposent sont pratiquement illimités par rapport à ce qu'ils souhaitent faire lorsqu'ils souhaitent inquiéter ou l qu' lorsqu'ils souhaitent renforcer leur réseau ou lorsqu'ils souhaitent agir en particulier dans le domaine de la corruption puisqu'on sait que une grande partie du problème maintenant est aussi la corruption. Les gens qui refusaient de se faire corrompre pour 1000 € par mois aujourd'hui peut-être que pour 5000 20000 100000 il change d'avis aussi.
Et ce que vous euh déjà sur le terrain euh vous voyez notamment à l'approche par exemple des municipales, ces tentatives de corruption. Là aussi, hier les deux ministres régaliens, que ce soit Laurent Nunes et Gérald Lamarin ont tiré la sonnette d'alarme sur ce la commission des comptes de campagne qui contrôle euh les comptes de chaque candidat, pas de chaque parce que c'est au-dessus d'un certain nombre d'habitants par ville, mais on dit attention, c'est un risque qu'on n jamais vu aussi aussi réel en réalité. Vous vous le voyez sur le terrain, monsieur le député.
Alors moi, j'ai fait un parallèle, il se trouve que par l'intermédiaire de ma belle famille, je connais très bien un pays qui est le Honduras, qui est un pays qui relativement récemment s'est retrouvé pris dans les dans les dans les gangs de narco de narcotrafic. On avait on avait dit de Marseille il a encore un an que c'était en train de devenir une narcoville. D'accord.
Euh je n'ai pas l'impression aujourd'hui, je n'ai aucun signe en ce sens que la classe politique aujourd'hui est impliquée à l'intérieur comme elle peut l'être dans un certain nombre de de pays. En revanche, monsieur le député, il y avait quand même un instant quand même un auditeur qui rappelait assez agacé en colère le cas de ce député qui avait consommé, acheter de la drogue. Alors, sans y participer, on va dire, en tant que trafiquant lui-même.
Il y a peut-être aussi tout d'un coup toute une classe dirigeante qui peut d'une manière ou d'une autre alimenter le trafic, qui peut poser question non ? Oui, en tant que enant en tant que consommateur, c'est sûr que si des élus sont eux même consommateurs, ils vont ils vont participer effectivement à la à la prospérité de ces trafics. C'est c'est une c'est quelque chose d'évident.
Tout à fait. Absolument. Et c'est Roberto Sabiano, vous savez, l'écrivain intellectuel antimafia italien sous protection policière depuis 20 ans précisément parce qu'il dénonce, il essaie de décrypter, d'analyser les méthodes de la mafia en Italie.
Il prend la parole ces derniers jours en France, dans les médias. Il dit "La France est dans une situation dramatique. Elle va déjà la France est sous cam.
Elle est dans une situation dramatique. Pendant 30 ans, elle a ignoré cette question et en réalité elle ne se réveille pas mais elle commence simplement à entrevoir dans son sommeil l'ampleur de la menacev qui avait quand même côtoyé le milieu judiciaire, le milieu policier à Maibrolet et désormais aussi par votre poste les politiques. Est-ce que vous avez vu peut-être pas cette naïveté mais cette volonté de ne pas voir la puissance du phénomène pendant des années ?
Bien sûr, naïveté, il manque de courage depuis 30 ans. Les premiers rapport plus que naïveté. Oui.
Depuis 30 ans, euh des rapports euh ont été posés sur les bureaux de l'exécutif euh en matière de de narcotrafic euh et rien ou presque rien n'a été fait depuis, sauf la loi narcotrafice. Fort heureusement qui est intervenue il y a quelques mois. On parlait du chiffre d'affaires du narcotrafic en France. 7 milliards d'euros largement sous-estimés par an.
H par an, l'État dépense 1,8 milliards d'euros dans la lutte contre le narcotrafic. Donc, on a là une guerre totalement asymétrique. Quelle guerre d'ailleurs ?
Pour reprendre les mots des ministres de l'intérieur successifs, quand on sait qu'à Marseille, qui est la capitale du narcotrafic en France, qui est la plaque tournante, les effectifs de police ont baissé de 4,5 % depuis 2017, depuis le début de la présidence d'Emmanuel Macron. Jusqu'à aujourd'hui, les effectifs ont baissé de 4,5%. C'est un chiffre de la Cour des comptes.
Donc la guerre évidemment qu'elle n'est pas menée. Pour mener une guerre véritablement contre l'acqurafic, il faut des moyens considérables logistiques, humain, matériel et donc financiers. C'est-à-dire des milliards d'euros aujourd'hui que l'État n'est pas capable de trouver alors qu'il suffirait de les trouver si évidemment on en finissait avec la GAPJ que l'on connaît bien.
L'autre sujet c'est une stratégie. Il faut une stratégie globale, c'estàd s'attaquer à la fois au pays des pays producteurs jusqu'au consommateurs. C'està-dire une une stratégie multifront.
Il faut une réforme pénale parce qu'aujourd'hui vous avez 20 % euh des détenus dans les prisons qui sont liés au narcotrafic et malheureusement la loi n'est pas suffisamment sévère. Il faut aussi lutter férocement contre l'immigration illégale qui aujourd'hui alimente très largement non seulement les caïdes en parlé de la desen mafia qui est d'origine algérienne mais aussi toutes les petites mains du narcotrafic qui sont pour beaucoup des mineurs clandestins. Et puis enfin, il faut pour mettre en œuvre ces moyens et cette stratégie, il faut une volonté politique, un courage politique qui assume le risque létal, c'est-à-dire de faire des blessés et des morts dans les rangs des narcotrafiquants et dans les rangs des forces de l'ordre et qui assume de mener un combat de génération, c'estàdire un combat de 15 20 ans et non pas un combat de quelques mois pour obtenir de faux résultats des des faux résultats.
Voilà, avant la prochaine élection et le prochain scrutin. Laurent Lardi sur ce juget et vous semblez euh vous sembliez acquié quand euh le camarade Amorie Brelet annonçait que bien sûr qu'en plus depuis 2017 les effectifs policiers avaient baissé. Moi je suis presque d'accord avec l'ensemble des choses que vous avez dites d'abord sur les constats.
Oui, tout à fait. Effectivement, la réalité c'est qu' il y a aujourd'hui moins d'effectifs de police nationale à Marseille qu'il n'y en avait en 2017. En fait, il y a une chute énorme et effectivement notamment sous l'action, je crois que c'est la plutôt la période de de d'Armanin où effectivement les les effectifs ont remonté.
Il y a eu une action aussi de la ville de Marseillais- même qui a été assez intéressante puisque la ville aura en l'espace d'un mandat doublé les effectifs de la police nationale de la police municipale. Alors bien entendu, la police municipale ne s'occupe pas des narcotrafic en cohérence avec la police nationale de travailler aussi sur des des travaux d'enquête hein. Une police municipale, elle a une connaissance très fine des quartiers.
Donc là il y a il y a il y a vraiment aucun souci avec ça et ça c'est une force aujourd'hui pour Marseille. Mais il faut continuer effectivement à augmenter les augmenter les niveaux de de police nationale à Marseille, en particulier en police judiciaire aujourd'hui parce que c'est je crois que c'est là en tout cas c'est ce que signale le maire de Marseille, c'est là qu'il y a le plus le plus de manque en fait. Et puis je vous propose moi aussi de poursuivre le dialogue justement au 0826 300 et avec cette question narcotrafic la menace est-elle comparable au terrorisme ?
Comme l'affirme Gérald Armanin, vous nous dites sur les réseaux sociaux, le site, l'application Sud Radio notamment oui à plus de 78 %. Est-ce qu'on a raison de tirer en réalité un très égal, un signe égal entre ces ces deux phénomènes ? Venez nous raconter peut-être votre expérience, faut-il aller chercher désormais les moyens de lutte, c'est-à-dire l'argent dans la poche directement des consommateurs.
Faut-il, au contraire, comme le propose à chaque hélas drame souvent sur ce sujet, dépénaliser voire légaliser. Vous participez à la conversation. Camarade auditeur de Sud Radio, vous connaissez le chemin 0826 300.
Et puisque j'entends la petite musique magique, si vous nous appelez, vous êtes aussi capable de composer un numéro de téléphone et de l'inscrire pour envoyer un SMS, notamment le 7 208. Le mot à envoyer, c'est le mot sud pour gagner notamment un aspirateur Cyclomax R15 station. C'est la marque Easy Clean qui vous l'offre.
Et nous, on vous passe un petit coup de fil avant 10h. Le mot sud à envoyer au 7 208. À tout de suite sur Sud Radio.
Le grand matin Sud Radio, la [musique] vérité en face. Maxime Liedo 0826 300. On poursuit le dialogue, la conversation, le débat comme d'habitude sud est votre radio et vous nous appelez 0826 300 sur cette question.
Le narcotrafic peut-il être comparé au terrorisme dans les méthodes, dans les moyens que l'État en réalité doit déployer ? Et puis en réalité, on vous a entendu au standard depuis ce matin sur cette question peut-être de se doter de pouvoir que la démocratie hésite toujours à s'emparer et Dieu sait que c'est une question qui est éminemment sensible. À l'instant Géral de Darmanin, c'est sans doute lié à notre sujet messieur en compagnie d'Amoris Brelet, rédacteur en chef à valeurs actuell avec cette semaine en une, Philippe Devilier et puis Laurent Lardi, député socialiste des Bouches du Rô.
Donc vous connaissez excessivement bien ces questions et ce coin adjoint au mar au maire de Marseille entre 2020 et 2024. À l'instant Gérald Armadin dont on parle beaucoup depuis ce matin lance un plan zéro portable en prison. Il va être expérimenté dès aujourd'hui.
Il a annoncé ça depuis la la prison de la santé à Paris où le but est de couvrir notamment les cours de promenade où énormément de téléphones portables sont en réalité livrés tout comme d'ailleurs énormément de euh de drogue. Et le but c'est même d'installer des scanners pour regarder les sacs par exemple des détenus et des personnes qui rentrent et qui sortent avec peut-être des systèmes de brouillage de téléphone. Monsieur le député, est-ce que vous acquissez ?
Est-ce que vous regardez favorablement ces propositions ? Oui, bien entendu, bien entendu, il est absolument inacceptable que euh notamment un trafiquant de drogue puisse avoir accès à des moyens de communication vers euh vers l'extérieur. Donc là, il y a ça rejoint d'ailleurs l'une question qu'on a commencé à aborder tout à l'heure, c'est celle de la corruption puisque l'on sait que il y a déjà des cas he qui sont avérés à l'intérieur de la pénitentiaire de de d'agents qui ont été corrompus pour notamment livrer des téléphones, passer des messages.
Donc il y a un il y a un plan enfin c'est en fait c'est l'ambition générale de ce plan et vous l'avez très bien souligné tout à l'heure qui n'est pas la hauteur aujourd'hui. C'està-dire qu'on a une loi effectivement qu'on a voté là au mois de juin à l'Assemblée nationale narcotraique absolument qui est intéressante parce qu'effectivement elle va loin dans un certain nombre de volets hein le volet répressif et le volet et le volet judiciaire. Personnellement, je pense qu'il lui manque un autre volet, c'est celui de considérer aussi que il y a un volet préventif très important à développer.
Justement, on va y venir, on on y viendra, mais que de manière de manière générale, c'est le manque de moyen qui est pour mettre tout ça en œuvre qui est qui est qui est en cause et on va y venir parce que précisément 0826 300, il y a des axes de réflexion sur ce sujet monsieur le député. Un mot quand même à Ma Brollet sur les annonces à l'instant du ministre de l'intérieur. Est-ce que enfin je me mets à la place de ceux qui nous écoutent quand on voit un ministre de la justice pardon pas de l'intérieur qui débarque depuis une prison et qui va dire en réalité on va lancer un plan zéro portable j'imagine tous ceux qui nous écoutent qui disent ben il était temps ou alors c'est pas déjà le cas.
Oui, on marche sur la tête c'est une évidence 40000 téléphones portables et accessoires ont été saisis en prison l'an dernier. Donc on sait très bien sur une année 40000 téléphones. Ouais, on sait très bien par où il passent.
C'est à la fois évidemment on a évoqué les les drones, les catapultages par-dessus les les par-dessus les murs, les parloirs évidemment, les visiteurs et puis la question de la corruption dans la pénitentiaire. Vous avez beaucoup d'agents qui font passer des téléphones, des armes, divers objets au détenus. Al, soit parce qu'ils sont menacés, soit parce que c'est une façon de d'arrondir leur fin de mois compte tenu leur statut évidemment peu avantageux.
Donc c'est absolument euh dramatique et c'est une moyenne pour la pénitentiaire aussi qui ferme trop souvent les yeux d'acheter la paix sociale dans des prisons qui aujourd'hui euh où la violence est est tandémique euh à la fois entre détenu entre détenu et surveillant. Donc on ferme les yeux, la pénitentiaire ferme les yeux. Rendez-vous compte que dans la prison de Mohamed et Damra, narcotrafiquant qui s'est évadé et qu'on a récupéré, on a on avait retrouvé neuf téléphones portable avec lesquels il continuait à piloter depuis sa cellule euh tout son petit réseau.
Hm. Et puis euh continuons la conversation au 0826 300 parce que vous êtes nombreux à nous appeler. Bonjour Caled.
Oui, bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous sur Sud Radio ce matin. Vous allez bien ?
Merci à vous. Euh en fait pour moi le sujet là de narcotrafic au-delà hein des déclarations et des comparaisons par rapport au terrorisme et tout pour moi c'est c'est un fléo qui est très dangereux même plus dangereux que le terrorisme parce que ça gangraine toute la société et ça touche aux jeunes. Pour moi, c'est nos attentes he les attentes des citoyens c'est qu'il y ait des actions vraiment concrètes sur deux volets.
Il y a le volet des consommateurs et cetera où il faut oui un peu de répression mais beaucoup plus de sensibilisation surtout dans le milieu des jeunes et cetera mais le volet des des cartels et des ceux qui font du business he vous avez parlé de milliards et tout donc là il y a il y a il y a des actions à à mettre en place côté en amant déjà on connaît les pays producteurs, on connaît les les voies et les chemins d'où vient pour tout ça et en aval, on connaît aussi les circuits de blanchiment d'argent, hein. Les pays producteurs, on les connaît. Les routes de on les connaît, c'est ça qu'il faut renforcer. et le blanchiment d'argent après hein, le blanchiment d'argent à Dubaï, je sais pas où.
Et même parfois directement en France he mon cher Caled, le le président de la MF qui était à ce micro encore mercredi, je crois ici sur Sud Radio. Rappelez à quel point parfois dans les centres-villes que ce soit les barbeurs, les certaines pizzas, certains kebab, il ne suit il ne s'agit pas évidemment de toutes les pointées du doigt mais de dire évidemment que quand il y a personne et qui font un chiffre d'affaires considérable, ça sert évidemment à blanchir de l'argent. Merci beaucoup mon cher Kelled d'avoir été avec nous ce matin et d'avoir en effet alerté sur les deux volets peut-être qui sont nécessaires.
Aussi bien une répression plus forte sur les trafiquants mais également de la sensibilisation. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Bonjour mon cher Thomas.
Oui, bonjour Maxime. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous allez bien ce vendredi ?
Ça va très bien. Ça va très bien. Ouais.
Comment vous regardez justement Oui, c'est ça. Comment vous regardez justement vous ce débat sur le narcotrafic ? Oui, bien sûr, on met un signéal entre le narcotrafic et le terrorisme.
Bah alors oui, pour moi bien sûr, c'est fondamental ce soit puni par que le terrorisme, c'est pas un soulig. Le gros problème, c'est comment on fait en fait la perception qu'à la société d'une narcotraique par rapport au terrorisme n'est pas du tout la même. Le terrorisme, tout le monde se fiche un peu que qu'il prennent une balle dans une salle de spectacle ou ou n'importe où dans un appartement scène Saint-Denice.
Mon mon cher Thomas, je suis navré. On vous entend mal et ça vient de couper. Alors, je sais pas si c'est un narcotraafiquant qui essaie de vous boycotter, mon cher Thomas, mais en réalité, on vous a perdu.
Essayez peut-être de de nous rappeler, mais je vous remercie en tout cas pour ce petit coup de fil que vous avez essayé de passer au standard de Sud Radio au 0826 300. Il nous reste une petite minute messieurs, que ce soit vous mon cher Amori et vous monsieur le député Laurent Lardi. Un mot de fin avec tout ce que vous avez entendu sur ce sujet.
Oui, il faut en finir avec deux tabous. Un tabou à gauche qui est celui du de l'influence du rôle de l'immigration dans le narcotrafic. La cocaïne et le cannabis ne poussent pas dans les champs normands et beaucoup des petites manuotrafic ne sont pas des Suédois descendant des Vikings.
Et le tabou à droite, c'est la question à l'évoquée de la prévention. Aujourd'hui à droite, on refuse de parler de prévention, de prendre considérer que beaucoup des toxicomanes sont des victimes et tous les pays qui ont réussi à faire reculer le narcotrafic ont à la fois réprimé les consommateurs mais aussi mis en place un système de santé pour les soigner. Laurent Hardi en quelques mots.
Oui. Le le le effectivement le le tabou à droite qui consiste à considérer jusqu'à maintenant que la prévention n'a pas de sens. On sait qu'elle est euh on sait qu'elle est efficace.
Mais moi, je vois une évolution là-dessus euh chez les Républicains en particulier. Je crois qu'on a encore un problème. Peut-être que la bascule va se faire euh dans le camp de du Rassemblement national parce que là, il y a encore une doctrine dans laquelle finalement au fond on considère que les habitants sont des coupables et pas des victimes.
Merci beaucoup Laurent Lardi, député socialiste des bouches du Ronjo au mar de Marseille de 2020- 2024. C'était précieux de vous avoir ce matin en studio et merci beaucoup à Moribolet, rédacteur en chef de Valeurs actuelles d'avoir été avec nous et bonjour mon cher Sébastien. Bonjour.
Félicitations à vous car c'est vous qui avez remporté le jeu Sud Radio. Vous remportez donc l'aspirateur Cyclomax R15 station de la marque Easy Clean. Mon cher Sébastien, c'est ma qui va être contente. [rires] Ben décidément mon cher Sébastien, qu'est-ce que c'est que cette organisation du foyer ?
Vous allez être poursuivi mon cher Sébastien, ça ne va pas du tout. Non non, je je participe aussi mais ça fait un moment qu'un c disons que vous allez être soulagé à deux et les weekends maintenant vous allez pouvoir tranquillement vous reposer. Merci beaucoup en tout cas mon cher Sébastien.
Sud Radio et récompenser celui qui peut vous poursuivre en revanche jusqu'au bout c'est monsieur [rires] Jean-Marie Bord. Bonjour. Mais oui bonjour Maxime.
Comment allez-vous ? Mais très bien et vous-même ? On vous retrouve jusqu'à midi avec une question.
Ouais, j'ai une question pour vous Maxime. Quel âge avez-vous ? 27 ans.
Et ben attention, on va peut-être vous envoyer au service militaire sur une base volontaire. Je vous rassure, on en débat. Est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise idée ?
On vient sur les propos de votre invité Clément Bone au commissaire au plan ce matin. On en parle juste après les infos. Vous nous appeler 0826 300.
Vous allez programme, je vous êtes une belle matinée sur Sud Radio. Euh, pour ma part, je vous retrouve demain dès 6h.
Laurent Lhardit