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Conférence de presseC dans l'air (sur YouTube)· 2 avril 2025 12 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeEurope & internationalSécurité

Marine Le Pen, l'inéligibilité et les juges - Reportage C dans l'air 01.04.2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Une phrase vous a fait réagir, A.-C.Bezzina ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le droit au recours est une obligation constitutionnelle, légale.

  • 5:00RelanceRéponse directe

    C'est précisément ce qui donne un argument à M.Le Pen pour dire que c'est un jugement politique.

  • 6:00OuverteRéponse directe

    J.Bardella dit qu'on parle là d'un désaccord administratif sur les assistants parlementaires.

  • 7:00OuverteRéponse directe

    L'un des débats fondamentaux, c'est la légitimité du président élu en 2027.

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Un des arguments qu'elle donne ce matin, c'est qu'on lui reproche sa manière de se défendre.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Marine Le PenFait
    « On ne se laissera pas faire. Non pas tant pour nous défendre nous-mêmes mais pour défendre les Français, qui ont le droit de voter pour qui ils le souhaitent et pour défendre le pays. »
  • 2:00Marine Le PenFait
    « L'objectif déclaré de la magistrate, je l'ai dit hier soir, c'est de m'empêcher d'être élue à la présidence de la République. »
  • 3:00Marine Le PenFait
    « Partout où vous allez, dites aux Français qu'ils peuvent compter sur nous. Il n'y a aucun problème, on sera là jusqu'au bout, jusqu'à la victoire. »
  • 4:00Marine Le PenFait
    « J.Bardella est un atout formidable pour le mouvement. Je le dis depuis longtemps. »
  • 5:00Marine Le PenFait
    « Le tribunal a pris en considération, outre la récidive, le risque de trouble majeur à l'ordre public... »
  • 6:00Jordan BardellaFait
    « J'ai le sentiment que tout sera fait pour nous empêcher d'arriver au pouvoir, mais croyez-moi, cette décision de justice ne suffira pas. »
  • 8:00Marine Le PenFait
    « On nous reproche le fait que nous refusions de reconnaître les faits, parce que nous considérons que les règles du jeu n'étaient pas claires. »
  • 9:00Marine Le PenFait
    « On nous reproche le fait que nous refusions de reconnaître les faits, parce que nous considérons que les règles du jeu n'étaient pas claires. »
  • 10:00La présidente du tribunalFait
    « On ne vous met pas d'exécution provisoire immédiate. Le tribunal a tenu compte de vos explications. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

qui cherche à l'abattre sur le chemin de la présidentielle. J.Bardella, lui, évoque la tyrannie des juges et des magistrats à l'origine du jugement ont dû être placés sous protection policière.

Les débats s'enflamment à l'Assemblée. - Devant ses troupes à l'Assemblée nationale ce matin, M.Le Pen est ovationnée.

Hier, la justice l'a condamnée pour détournement de fonds publics. - M.Le Pen: On ne se laissera pas faire.

Non pas tant pour nous défendre nous-mêmes mais pour défendre les Français, qui ont le droit de voter pour qui ils le souhaitent et pour défendre le pays. Aujourd'hui, le pays vacille. L'objectif déclaré de la magistrate, je l'ai dit hier soir, c'est de m'empêcher d'être élue à la présidence de la République.

Ce n'est pas moi qui le dis, c'est elle qui le dit! - La patronne du RN cible une nouvelle fois les juges. Ordre est donné à ses troupes de se mobiliser. - M.Le Pen: Partout où vous allez, dites aux Français qu'ils peuvent compter sur nous.

Il n'y a aucun problème, on sera là jusqu'au bout, jusqu'à la victoire. - Inéligible pour 5 ans...

M.Le Pen fait appel de sa condamnation. Sur le plateau de TF1, hier soir, elle écoute l'énoncé de la peine qu'elle n'a pas voulu entendre au tribunal, le visage fermé.

Elle promet que son heure n'a pas encore sonné. - M.Le Pen: J.Bardella est un atout formidable pour le mouvement.

Je le dis depuis longtemps. J'espère que nous n'aurons pas à user de cet atout plus tôt qu'il n'est nécessaire. - Ne lui parlez pas d'un plan B comme Bardella...

Le président du RN, lui, est chargé de défendre M.Le Pen dans les médias ce matin. - J.Bardella: J'ai le sentiment que tout sera fait pour nous empêcher d'arriver au pouvoir, mais croyez-moi, cette décision de justice ne suffira pas. - Mais les attaques répétées contre les juges depuis hier ont laissé des traces.

La présidente du tribunal correctionnel est désormais placée sous protection policière. - Ils ont appliqué la loi et des peines prévues par la loi, qui étaient encourues par les prévenus. C'est très important.

Ce qui est inadmissible dans cette affaire, ce sont les attaques très personnalisées contre les magistrats et les menaces. - Le garde des Sceaux lui-même s'en émeut. ...

G.Darmanin qui, en novembre dernier, avait pourtant estimé qu'il serait choquant que M.Le Pen soit jugée inéligible.

L'exécutif craint-il des répercussions politiques? Hier, en plein conseil de planification écologique, F.Bayrou s'est dit troublé par la condamnation de M.Le Pen et l'a fait savoir. - O.Faure: Quand on est Premier ministre et qu'on a la charge des affaires de l'Etat, de la défense de la République, on ne peut pas être troublé par une décision de justice.

La justice juge au nom du peuple français. - Sans surprise, ce trouble a été évoqué cet après-midi à l'Assemblée nationale. - Mettre en cause une décision de justice, c'est manquer aux principes élémentaires de la séparation des pouvoirs et de l'Etat de droit. - La parole est à monsieur le Premier ministre. - F.Bayrou: Il est vrai qu'il y a des interrogations.

J'ai moi-même souvent exprimé des interrogations sur le seul sujet qui me paraît devoir être, dans cette affaire, sous notre observation. Le seul point de l'exécution provisoire fait que des décisions lourdes et graves ne sont pas susceptibles de recours. - F.Bayrou s'interroge, mais apporte son soutien aux juges.

Pour 57 % des Français, la décision de justice est normale, au vu des faits reprochés à M.Le Pen. - C.Roux: Une phrase vous a fait réagir, A.-C.Bezzina. - A.-C.Bezzina: C'est important de rétablir le terme: le droit au recours est une obligation constitutionnelle, légale.

Quand F.Bayrou dit que cette exécution provisoire met en danger le droit au recours...

Je comprends ce qu'il dit, puisqu'on exécute la décision avant l'appel. Mais l'appel peut tout rejuger avant la fin. Les juges ont retenu l'exécution provisoire par rapport au fait qu'ensuite, c'est quoi, le bon étiage pour la justice?

S'il n'y avait pas d'exécution provisoire, elle peut être élue à une élection et la justice ne peut pas s'appliquer. Donc on juge les faits qui ont eu lieu depuis 2004 en 2025? C'est ça qu'il faut avoir en tête.

L'exécution provisoire est un gage d'efficacité de la sanction. - C.Roux: C'est précisément ce qui donne un argument à M.Le Pen pour dire que c'est un jugement politique.

Elle dit: "Le tribunal a pris en considération, outre la récidive, le risque de trouble majeur à l'ordre public..." ...

Elle s'appuie là-dessus en disant que la juge ne rend pas la justice mais qu'elle fait de la politique. - A.-C.Bezzina: Ca fait partie des conditions qu'elle était obligée de motiver pour l'exécution provisoire.

Il y a 2 conditions: l'efficacité de la sanction pénale et le risque de récidive. Pour l'efficacité de la sanction pénale, la présidente déclare une personne inéligible alors qu'elle peut être élue, ce serait priver d'efficacité sa sanction. Et pour le risque de récidive, elle dit qu'il est avéré par le fait que le RN, dans ses éléments de défense, ne reconnaît pas même la constitution de la sanction.

Ils disent que le délit n'existe pas. - C.Roux: J.Bardella dit qu'on parle là d'un désaccord administratif sur la manière dont travaillent les assistants administratifs au Parlement européen. - A.-C.Bezzina: Si tous les citoyens se mettent à interpréter le Code civil, on n'est plus dans une République. - J.Jaffré: L'un des débats fondamentaux, c'est la légitimité du président ou de la présidente qui sera élu en 2027.

Ca a été un angle d'attaque de M.Le Pen hier soir. Soit dit en passant, ce n'est pas aimable si elle doit être remplacée par J.Bardella, car elle n'envisage pas que celui-ci puisse être élu.

On voit bien que le débat se déplace pour, Iventuellement, une mise en cause de légitimité du président ou de la présidente élu en 2027. C'est alors une autre "bombe nucléaire", mais cette fois-ci, à retardement. Inversement, en termes de légitimité, si M.Le Pen peut se présenter en 2027, alors qu'elle traînera une condamnation à 4 ans de prison dont 2 ferme sous bracelet, quelle sera la légitimité de la présidente élue dans ces conditions en 2027?

Elle attendra la fin de son mandat pour aller faire ses 2 ans de prison sous bracelet, ou elle pourrait se gracier elle-même au cours de sa propre présidence. On voit donc que nous sommes dans une dérive trumpiste possible ouverte par cette question de légitimité. - C.Roux: Un des arguments qu'elle donne ce matin, c'est qu'on lui reproche sa manière de se défendre. "On nous reproche le fait que nous refusions de reconnaître les faits, parce que nous considérons que les règles du jeu n'étaient pas claires.

Maintenant, il va falloir qu'on se défende comme les magistrats nous demandent de le faire." Qu'est-ce qu'on lui répond? - L.Valdiguié: Ce n'est pas tout à fait ce que lui reproche la présidente.

Elle lui reproche le mépris des faits, pas son système de défense. Elle a été libre de faire 45 recours. Pour expliquer les délais de cette procédure, il y a eu 45 recours, c'est-à-dire 45 fois 3 fois devant 3 juges de la chambre d'instruction.

Vous vous rendez compte du nombre de magistrats qui ont dû se prononcer sur ce dossier? Et la totalité de ces magistrats ont rejeté ses arguments. Ils ont dit qu'elle était jugeable pour détournement de fonds publics.

La totalité de ces magistrats a repoussé toute cette défense consistant à dire "vous n'êtes pas légitimes à me juger". L'argument dans tous les procès d'emplois fictifs, c'est toujours: "On fait ce qu'on veut de la dotation." Pas du tout!

D'ailleurs, le Parlement européen est partie civile. Parmi les assistants parlementaires, certains doivent habiter Bruxelles. C'est marqué sur leur contrat depuis 2014.

Ils doivent habiter dans un rayon de 70 km autour de Bruxelles. La cheffe de cabinet de M.Le Pen, ici à Paris, avait un contrat signé avec Bruxelles pour habiter Bruxelles.

Elle n'y a quasiment jamais mis les pieds. La présidente a expliqué tout ça. Elle a dit que la notion d'emplois fictifs ne faisait quasiment aucun doute.

Elle a insisté plusieurs fois dessus. Elle a insisté plusieurs fois Sur cette notion: "Attention, madame Le Pen, vous avez beaucoup d'explications politiques à nous donner, mais ce n'est pas ce qui intéresse le tribunal. Nous voulons que vous répondiez à des questions précises qu'on se pose.

Est-ce qu'il y avait un système? Est-ce que ces emplois étaient fondés?" A toutes ces questions, M.Le Pen n'a récupéré aucune perche tendue par la présidente.

Elle n'a pas compris que se défendre comme ça risquait, ce que tout le monde comprend d'habitude dans un procès...

Vous avez le droit de ne pas répondre, d'insulter les juges, on ne vous en tiendra pas rigueur. Mais si vous ne répondez pas aux questions, vous pouvez en payer le prix. Si vous reconnaissez, vous aurez, au contraire, une peine allégée.

Il n'y a qu'un vieux compagnon de J.-M.Le Pen qui a un peu tout avoué.

Il est venu dire qu'en 2004, J.-M.Le Pen lui avait demandé de faire ça, que c'était complètement fictif...

La présidente a dit hier, droit dans les yeux: "On ne vous met pas d'exécution provisoire immédiate. Le tribunal a tenu compte de vos explications." - C.Roux: Mais M.Le Pen dit qu'elle est innocente, qu'elle n'a rien à se reprocher et que la justice lui fait payer le prix fort parce qu'elle n'accepte pas de reconnaître ses torts. - L.Valdiguié: C'est le mépris des faits!

J.Odoul a reçu un SMS l'avertissant qu'il allait être embauché au cabinet de M.Le Pen, mais qu'il sera payé par l'Europe.

Il répond "OK pour le portage."