L'invité du jour: Patrick Kanner, président du groupe PS au Sénat
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
que vous étiez jusque tard hier soir dans l'hémicycle au Sénat ou la réforme des retraites a été adoptée 195 voix pour 112 contre avec finalement 24 heures d'avance puisqu'il restait la journée d'aujourd'hui pour pour débattre ça reste un vote une adoption au Sénat est-ce que c'est une difficulté pour vous dans ce combat que vous menez contre la réforme est-ce que ça lui donne cette réforme une première légitimité démocratique il y avait peu de surprises à attendre au Sénat la gauche représente à peine un tiers des sénateurs des sénatrices donc naturellement nous savions quel serait le résultat mais on a tenu 10 jours et 10 nuits vous voyez hier en guise de l'illustration j'évoquais la résistance du fort à la mot au Texas en 1836 face à quelques centaines même pas moins de 200 Texans qui résistaient à 5000 mexicains voilà comparaison n'est pas raison mais on a résisté on a fait passer les messages la gauche a été très uni les trois groupes de gauche vraiment travailler ensemble main dans la main c'est très important notre chef de film Monique Lubin au groupe socialiste à porter toute une série de propositions alternatives vous dites c'est fort à l'amour côté majorité ils disent c'était de l'obstruction très organisée avec des centaines d'amendements et de sous amendements parfois quasiment identiques quand on vous met dans la figure des articles du Règlement du Sénat qui vous bâillonnent de fait en termes d'expression quand le gouvernement utilise l'article 44 qui est en fait le petit frère c'est notorial du l'article 49-3 le trembler national ce qu'on appelle le vote bloqué il y a pas d'engagement de responsabilité du gouvernement mais c'est exactement le même résultat bah écoutez nous on essaye de d'exister on allait quand même pas plier le genou devant la droite sanitaire qui d'ailleurs je tiens à le préciser vous avez utilisé ces articles parce que la gauche faisait de l'obstruction c'est l'histoire de la poule et de l’œuf donc nous on a porté des amendements euh on a été jusqu'à l'article 7 le fameux article 7 le 7 mars c'est notre volonté c'est-à-dire de de ne pas évoquer cette mars avant la grande journée de mobilisation qui a été celle le mardi dernier et puis vous avez donné les résultats il faut les regarder de près ces résultats 195 joueurs c'est 50 voix 50 voix qui manquent à la droite sur l'intérieur classique 50 voies c'est quand même pas neutre et nous on a progressé qui n'était pas là qui ne sont pas venus voter non pas du tout et on va découvrir ou qui se sont abstenus moi j'ai regardé le détail ce matin vous imaginez bien du résultat non c'est pas un résultat brillant pour Monsieur Retailleau monsieur Marseille les deux grands patrons de la droite c'est latorial et c'est par rapport à ce qui va se passer à l'Assemblée peut-être une alerte non négligeable parce que ça veut dire que cette réforme est quand même comprise comme étant très impopulaire ça vous le savez et surtout sur le fond elle est injuste et inutile la première ministre dit hier soir à la suite de ce vote que une étape est franchie mais elle dit surtout qu'elle se dit confiante sûr qu'il existe une majorité pour adopter pour que le Parlement adopte définitivement cette cette réforme contenue de ce que vous venez de nous dire vous avez l'impression qu'elles s'avance un peu trop c'est la méthode Coué voilà ça me toile mais en fait je reprendrai les propos de mon collègue de droite Bruno Retailleau qui maintenant est l'Allier le plus direct de la droite et lycéenne au moins au moins là les choses sont claires les masques sont tombés face à cette réforme brutale monsieur broussaillod disant mais à l'Assemblée ce sera la roulette russe ou la Grosse Bertha la grotte d'artha c'est 49.3 donc les très gros moyens et des moyens brutaux mais imaginez-vous ce 49-3 était utilisé on aura utilisé l'article 44 votre bloqué au Sénat le 49-3 à l'Assemblée nationale ça pose un problème de légitimité c'est d'ailleurs c'est ce que dit Monsieur berger dans un grand journal du dimanche aujourd'hui ce serait dangereux d'utiliser l'article 49-3 sur cette réforme vous estimez aussi que ce serait dangereux oui parce que quelque part cette alliance des droites qui n'est pas contre nature mais une alliance des différentes droites dans ce pays aboutirait notre Constitution ça reste des outils qui font partie de notre démocratie il y a rien d'illégal là-dedans il y a rien illégal petit problème politique c'est qu'aujourd'hui 70% des Français sont contre cette réforme et 90% les actifs sont contre cette réforme donc on peut avoir raison tout le temps tout seul quand on fait des conséquences quand on dit ça pour être dangereux si vous voulez la part du du monde syndical ça veut dire que la France pourrait rentrer dans une démarche je dirais non pas violent je l'espère pas mais en tout cas une grande colère parce que une grande colère et puis dangereux aussi son plan démocratique parce que finalement quand vous continuez à désespérer les Français avec une réforme encore une fois qui fait peser tous les forces sur les mêmes enfin je le dis à vos auditeurs 30 millions d'actifs dans notre pays il y a au moins 20 millions de ces actifs qui vont travailler deux ans de plus à partir du mois de septembre prochain c'est ça quand même cette réforme et on demande aucun effort au plus favorisé au plus privilégié de nos concitoyens et vous avez peur de la violence Jean-Luc Mélangeon j'ai peur de l'extrême droite et j'ai peur de l'extrême droite vraiment vraiment Madame Le Pen ne dit rien elle attend un peu comme Ramina grosbille elle attend que ça lui arrive tranquillement et Monsieur Macron aujourd'hui joue vraiment avec le feu y compris y compris dans un mépris il y a un mépris vis-à-vis de l'intersyndical j'ai lu la lettre de l'intersynamicale lui demandant monsieur le Président il y a un problème on vous demande à vous rencontrer et sa réponse est indigne est indigne de la responsabilité qui est la sienne ça aurait servi à quelque chose cette rencontre mais écoutez quand vous avez encore une fois autant de Français qui sont opposés à une réforme des 7 manifestations qui ont eu lieu même si celle d'hier était moins fréquenté on le sait mais beaucoup quand même de manifestants dans dans les rues de France des métropoles mais aussi des petites villes l'intersyndicale unit et fait rare depuis ces dernières années demande au président puis le Président on veut vous voir on voudrait parler avec vous parce que c'est sa réforme c'est pas la réforme borne c'est pas la réforme du soft c'est la réforme Macron et la réponse il n'évoque même pas l'idée de d'un rendez-vous il répond sur voilà je demande un effort en français pour que c'est le temps parlementaire et qu'il ne veut pas s'immiscer est-ce que vous auriez peut-être condamné si vous avez tant parlementaire avec le vote bloqué d'un côté et peut-être le 49-3 de l'autre non c'est pas du temps parlementaire c'est du temps parlementaire bloqué je reviens ce que vous disiez les risques de violence Jean-Luc Mélenchon hier dans la manifestation à Marseille dit nous allons trouver une porte de sortie par la force vous reprendriez ce terme il faut trouver une porte de sortie par la force qu'est-ce qui veut dire par la force vous avez bien compris j'étais pas très très proche de Monsieur Mélenchon donc moi le bruit la la violence ce n'est pas voilà ma manière de faire de la politique et vous qualifiez ça comment c'est un appel à la violence ce que dit Mélenchon là quand on parle comme cela on est dans la logique du Grand Soir insurrectionnel protestataires voilà mais la France insoumise au travers en tout cas au moins parce que peut-être tous les insoumis ne sont pas comme Monsieur Mélenchon on l'a vu il y a quelques temps mais quand Monsieur Mélenchon parle comme cela il parle comme un leader d'extrême gauche dont l'identifie les tissu c'est tout à fait respectable en termes je dirais de partage politique sur l'échiquier politique français mais ce n'est pas la gauche vous allez toujours reparti socialiste qui est membre de la nups avec Jean-Luc Mélenchon mais écoutez le patriariste a montré y compris hier dans ces instances nationales il y a eu la Conférence nationale que effectivement la nuit pêche était un cadre aujourd'hui mais qu'il fallait sûrement revisiter cet accord politique notamment à l'aune de ce qui s'est passé à la semaine nationale il maintenant 15 jours je pense que c'est important vous savez moi je prends un rapport de force en politique et je souhaite que mon parti le Parti socialiste retrouve sa place au sein de la gauche rassemblée mais être rassemblé ce n'est pas être aligné comment on sort de ce blocage dans dans le pays les syndicats évoqué la possibilité on demandait à Emmanuel Macron de consulter les Français par référendum c'est une idée que vous soutenez vous si vous aviez déposé une voiture là dessus voilà tout à fait j'ai présenté au nom de la gauche avec beaucoup d'honneur et de fierté une motion référendaire disant ben écoutez puisqu'il y a un problème de compréhension de cette réforme que vous pensez qu'elle est la mère des réformes monsieur Macron quel est indispensable au pays d'autres pensent qu'elle est profondément injuste et inutile et bien consultons les Français mais ça veut dire que le Parlement n'est plus légitime il faut que les Français revoivent la cinquième public prévoit de légitimité légitimité démocratique représentative par le Parlement et la légitimité directe par le par le peuple c'est dans la Constitution et bien nous disons au président de la République ne passez pas en force ne passez pas en force consulter les forces et qu'est-ce qui se passe si c'est non de la République a été déjà avoué non sur un plan juridique aucun président qui a été battu par un référendum sauf un seul le général de Gaulle en 1969 et parti après un référendum négatif vous pensez comme beaucoup que cette période laissera des traces oui oui parce que nos droites suffisante une droite qui fait le grand écart je voyais monsieur ciotis ce matin déclaré oui on est très très très opposé à Monsieur Macron mais il faut soutenir la réforme de maire de Monsieur Macron aller chercher cela donc la confusion est source de beaucoup de colère merci Patrick canard d'être venu ce matin en direct dans le studio RMC président du groupe socialiste au Sénat très bonne journée à vous [Musique]
Patrick Kanner