RETRAITE À 64 ANS : LES FRANÇAIS DISENT NON ! | #EMPOP
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 52 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Aurore BergerFait
« La réforme des retraites sera adoptée et entrera en vigueur. »
- 3:30Aurore BergerFait
« On a besoin de mener cette réforme et donc on l'amènera quel que soit l'importance de la mobilisation. »
- 5:20Éléonor SchmidthChiffre
« 2 millions de personnes ont déferlé partout en France pour dire non à Macron, à son gouvernement et à cette réforme injuste des retraites. »
- 7:30Manon AubriFait
« C'est probablement la plus grosse manifestation à Paris que j'ai eu l'occasion de vivre. »
- 19:00Emerric CaronChiffre
« Taxer 2 % sur la fortune des milliardaires français pour financer le déficit attendu des retraites. »
- 0:15inconnuFait
« Il faut absolument qu'on s'aligne sur les normes occidentales. »
- 0:45inconnuFait
« la démocratie ce qui est sûr c'est qu'elle s'arrête au port des entreprises. »
- 3:00inconnuFait
« le gouvernement peut reculer sur la réforme et que ça dépendra de la mobilisation d'aujourd'hui, de demain et d'après-demain. »
- 4:30inconnuFait
« Emmanuel Macron quand même qui a voulu le brader pour le système par capitalisation en 2019. »
- 6:30inconnuPromesse
« toutes les initiatives qui seront prises, toutes les initiatives citoyennes, politiques, associatives seront bonnes à prendre »
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[Musique] [Musique] Bonsoir à tous et bienvenue sur le plateau de l'émission populaire. Nous sommes très heureux ce soir de faire cette émission à la suite de cette première journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Une première journée qui est une réussite.
Les chiffre en attest dans les grandes villes, c'est énorme. 150 140000 personnes ont manifesté à Marseille, 60000 à Bordeaux, 50000 à Toulouse, 45000 à Nant, 50000 à Saint-Étienne, 20000 à Camp et au Havre, 35000 à Grenoble, 40000 à Lyon, 20000 à Rouan et 400000 à Paris. C'est le feu.
Ce qui est historique aussi à noter, c'est que c'est une très forte mobilisation aussi dans les petites villes comme Périgueux, Lima Poau, Virzon, Béier, Saint-Nazer. En tout 2 millions de personnes ont déferlé partout en France pour dire non à Macron, à son gouvernement et à cette réforme injuste des retraites. Et pour parler de cette première journée et de la suite, j'ai le plaisir d'être en plateau avec Éléonor Schmidth, secrétaire national et porte-parole du syndicat étudiant l'alternative.
Salut Éléonore. Salut. également avec nous Manon Aubri, députée européenne et coprésidente de la GU, la gauche unitaire européenne.
Merci d'avoir accepté l'invitation. Également Axel Personne est avec nous, conducteur de train, secrétaire général de la CGT chemineau de Trap. Bienvenue Axel.
Et également Emerric Caron que vous connaissez bien, député LFI NUPS et fondateur du parti Révolution écologique pour le vivant. Merci Enric d'être avec nous ce soir. Plaisir.
L'émission populaire, c'est parti. On est ensemble pour une petite heure. Partagez, commentez, likez sur les réseaux avec le hashtag mpop.
Tout de suite le zapop. Demain, une journée de mobilisation à l'appel des syndicats aura lieu. C'est un mouvement qui correspond à une expression démocratique que nous respectons bien entendu.
Aurore Berger, dimanche vous avez assuré sur RTL que la réforme des retraites sera adoptée et entrera en vigueur. Donc, est-ce que vous dites aux manifestants et aux grévistes qui vont se mobiliser demain défiler tant que vous voulez, ça ne changera rien ? Non, l'idée c'est pas d'avoir ce genre de provau parce que ce serait du mépris.
Je crois qu'il faut dire la vérité. La vérité c'est qu'on a besoin de mener cette réforme et donc on l'amènera quel que soit l'importance de la mobilisation. Oui, je pense qu'il y a un certain nombre de Français qui vont manifester aujourd'hui de bonne foi parce que ils ont des inquiétudes, des interrogations.
Emmanuel Macron a demandé à ces troupes d'expliquer, bah vous expliquez chaque jour partout et et les Français sont de plus en plus convaincus que ce n'est pas une bonne réforme. Quand on touche la question des retraites, ça suscite toujours des inquiétudes et et par ailleurs, nous savons que nous demandons aux Français collectivement un effort de de travail supplémentaire, de d'un peu plus travailler à l'échelle d'une vie. Donc il faut entendre ces inquétudes et ces interrogations.
Nous espérons que cette expression populaire ne se transformera pas en blocage. Je vous interrompre de secondes parce qu'on a une petite image. Regardez dans l'entrée des locaux de BFM TV.
C'est notre invité exceptionnel tout à l'heure qui a décidé justement de de pas prendre sa retraite. Moi je suis un peu contre cette manifalyser la France. Enfin c'est mon idée hein.
Je suis pas politicien m'en fous. Même s'il y a une forte mobilisation pense Emmanuel Macron. Ça n'indique en rien l'état d'esprit des Français.
Place de la République noire de monde, un cortège qui a quitté la place la tête de cortège il y a à peu près une demi-heure mais qui a énormément de mal à avancer. On le voyait le boulevard Beaumarché lui-même est noir de monde. Donc malgré les 62 % opposés à sa réforme comme d'habitude Emmanuel Macron veut enjamber cette journée de mobilisation.
Les chiffres sont extrêmement impressionnants pour protester contre cette réforme. Pendant ce temps-là, Emmanuel Macron est en Espagne. Alors, Éléonor, tu étais dans la manif à Paris.
Est-ce que tu peux nous raconter un peu l'ambiance et les mots d'ordre ? Bah, déjà, on le voit bien sur les images, il y a eu vraiment énormément de monde. Moi, j'ai dû partir du coup à Basti pour pouvoir être à l'heure pour l'émission, mais ça a fini là à l'instant du coup à Nation.
C'était une manifestation qui était vraiment très enthousiasmante parce que tout le monde était vraiment bah très motivé d'être là justement pour mettre en échec le gouvernement. Et on voit que le caractère vraiment injuste et injustifié de cette réforme euh il est partagé par par toutes et tous euh que ce soit par les syndicats ou même il y a beaucoup de gens qui sont pas du tout encartés dans des partis ou dans des syndicats qui étaient présents et c'était vraiment c'était vraiment un bon moment à partager et surtout quand on voit 2 millions, c'est quand même énorme pour une première date 2 millions, on avait des chiffres comme ça en 2010 mais c'était après plusieurs dates de mobilisation donc là c'est très très porteur d'espoir pour la suite. Alors, on a un reportage aussi que notre réalisateur de cette émission est allé tourner dans la manif.
On regarde aujourd'hui pour ce premier jour, ce qu'on constate, c'est une mobilisation quasi inédite. Certains la comparent aux mobilisations de 1995. Donc, c'est un événement majeur.
On est en train de faire une démonstration de force, mais pas seulement une démonstration de force. C'està-dire qu'à partir de là, on va établir un rapport de force face à ce gouvernement et on leur montre non seulement que c'est massif, mais aussi que la détermination est là pour que ça dure. On ne lâchera pas.
La retraite avant la prise, on est d'accord. Et la retraite avant la retraite pour les parlementaire de la nouvelle union populaire écologique et sociale, c'était super important d'être présent dès aujourd'hui pour participer à cette première journée de mobilisation. La bataille des retraites, elle se mène sur plusieurs fronts.
Il y a bien sûr le front syndical qui est primordial, c'est celui des travailleurs. Il y a le front politique, c'est-à-dire la bataille parlementaire que nous allons mener à l'Assemblée, au Sénat. Et puis il y a euh la bataille militante, politique, sociale, citoyenne qui est la participation du plus grand nombre à la mobilisation pour empêcher la réforme à 64 ans.
Personne ne veut reculer l'âge légal à 74 ans. Pourquoi ? Parce que cette réforme, elle pèse sur qui ?
Essentiellement sur celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, ont eu les salaires les plus faibles, les médecins les plus pénibles et qui ont l'espérance de vie la plus courte. Il n'y a pas de projet plus injuste que celui de reculer l'âge légal. quand vous avez été toute votre vie à faire le ménage, à être 38 h sur un chantier, quand vous avez les jassés, les épaules brisées, est-ce que vous pensez sérieusement que ces gens-là peuvent encore avoir envie de travailler après 62 ans ?
Ben la réalité c'est que non. Et donc nous avons besoin aujourd'hui de dire à ce gouvernement que trop c'est trop, que non c'est non. Le gouvernement cherche à passer en force et bien nous allons montrer que la force elle est là.
Samedi, on continue ensemble. BTI 14h, samedi on continue Basti 14h, samedi on continue Basti 14h. C'est une bataille qui va durer.
Donc toutes les actions, toutes tous les événements, toutes les initiatives qui nous permettent de nous rassembler, de montrer notre détermination sont importantes. C'est pour ça qu'aujourd'hui c'est l'ouverture de la bataille pour nous. Mais le 21, on est dans la rue aussi ici à Paris à l'appel des organisations de jeunesse et c'est très important parce que la jeunesse se mêle de son avenir à 20 ans.
Oui, on doit se préoccuper de sa retraite parce que l'affaire des retraites en France, c'est une affaire de solidarité entre les générations. Alors Manon, il y a plusieurs tweets qui parlent de cette journée historique. Marc Andevel qui est un journaliste d'investigation a dit "C'est simple, l'une des grosses des plus grosses manifestations à Paris depuis 10 ans et tu as tweeté aussi que c'était une journée historique.
En quoi c'est une journée historique ? Moi, je dois dire que c'est probablement la plus grosse manifestation à Paris que j'ai eu l'occasion de vivre. Alors, j'ai pas grandi à Paris donc j'étais pas très grande en 1995.
Tout le monde fait référence. Moi, j'avais 5 ans perso, donc je m'en souviens pas. J'étais peut-être dans les manifes avec ma mère, mais en tout cas de celle que j'ai vécu ces dernières années, c'est vraiment massif, ça a été dit avant quand on a fait 2 heures de sur place de la République et on a avancé de 400 m en 3h et c'est vrai que ça veut dire quelque chose, c'est que le gouvernement d'abord il a pensé que les mensonges allaient convaincre les gens mais là personne n'est du tout le monde a compris qu'il serait perdant.
Je veux dire que vous soyez que vous ayez 20 ans, 40 ans, 60 ans, on va tous y perdre et particulièrement c'est les aides soignantes, les carleurs et cetera qui vont y perdre et ça tout le monde l'a compris. Donc je pense qu' ils vont abandonner le pari de leur mensonge. Ils font un deuxième pari qui est celui de la résignation que les gens ils croulent sous les factures, qu'ils en aient marquent, qu'il soient fatigués.
C'est vrai, c'est dur de se battre. Et ben dans cette manife, il y avait de la joie. Il y avait de la joie.
Il y avait un truc qui prend au trip en fait, qui est racontable. Mais moi, je sors de cette journée en me disant euh ouais, en fait, je me suis sentie avec des millions de gens qui se battaiit pour un but commun qui était euh celui à voir nos vieux jours dans de bonnes conditions et on les a pas vu là sur les images, mais il y avait aussi les Rosis qui étaient de retour dans la manife. On a dansé, on a chanté, on a revendiqué et la détermination qui se dégage d'aujourd'hui me dit que on peut tenir dans la durée et en tout cas que on peut entendre raison depuis la dernière fois que moi j'ai manifesté avec les rosistes c en 2019-2020 précédente réforme des retraites, on a gagné donc je me dis que cette fois-ci on peut gagner aussi.
Alors on a entendu la députée Sopia Chikirou dans le dans le reportage qu'on vient de voir parler du Front syndical. On va regarder une vidéo de Philippe Martinez puis de Laurent Berger et je pense que le million il va dépasser vu les chiffres que j'ai déjà. Est-ce que vous pouvez d'ors et déjà dire que c'est que la première étape de la manifestation d'aujourd'hui ?
On l'a déjà dit mardi dernier, c'est écrit dans le communiqué commun que vous avez étudié attentivement. C'est donc c'est à moins que le gouvernement ce soir nous dise on arrête. Évidemment, les salariés quand tous les syndicats se battent pour la même chose ou contre la même chose et bien forcément ça donne confiance parce que quand on n'est pas tout à fait d'accord, les salariés hésitent et donc oui, c'est surtout un gage de réussite et de confiance pour les salariés.
Là aujourd'hui, cette réforme, elle est néfaste pour les travailleurs et notamment les travailleurs qui sont dans les situations les plus difficiles. Et donc la CFDT, elle adopte son à la situation. On essaie de montrer que cette réforme, elle est injuste.
Elle est injuste, elle est pas justifiée aujourd'hui. Il faut que le gouvernement entende que le mouvement social, ça a un sens et que le monde du travail veut se faire entendre. Là aujourd'hui, le cri qu'il pousse le monde du travail, c'est 64 ans, c'est non.
Alors Axel, il y a aussi Jean-Luc Mélenchon qui a déclaré à Marseille, les syndicats unis font une démonstration impressionnante de leur audience populaire. Qu'est-ce qu'on peut Qu'est-ce que ça raconte ? en tout cas que les salariés que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur privé ont répondu de manière significative à l'appel à la grève qui leur été lancée aujourd'hui et ce qui était positif aujourd'hui dans les manifestations. pas temps parce que on est habitué même si on en est très fier des scores de grévist qu'on a atteint par exemple dans mon secteur au chemin de fer ou par exemple dans mon établissement on est 88 % de gréviste mais ce qu'on regarde le plus attentivement par exemple dans le département desin c'est le taux de participation à la grève dans le privé et là par exemple aujourd'hui les éléments très positifs c'est que par exemple mais ça se limite pas à ça c'est que l'usine de poissie était à l'arrêt à partir de 15h ainsi que celle de Renault Flin du fait de la grève pas par des difficultés d'acheminement du chômage technique mais bien par la grève donc la question c'est pour nous qui va se poser c'est est-ce que c'était aujourd'hui un coût les salariés notam vraiment de ces industries ont marqué le coût pour marquer leur mécontentement ou est-ce que au contraire ça signifie une volonté de s'engager dans une bataille beaucoup plus longue et beaucoup plus déterminée si c'est la deuxème option qui l'emporte et on va essayer de s'employer dans ce cheminl évidemment là oui le gouvernement aura du souci à se faire et c'est en tout cas à quoi on va s'employer ben dans les jours à venir littéralement là pour essayer de d'entraîner sur ces stratégies là parce que c'est ça qui va être déterminant.
Alors, vous avez vu Emmanuel Macron aujourd'hui n'a pas pu se défaire de sa petite salle manie, c'est-à-dire de parler des Français quand il est à l'étranger. En effet, il est à Barcelone et interrogé sur la manifation d'aujourd'hui en France, il a déclaré qu'il s'agit d'une réforme qui a été démocratiquement présentée, validée, une réforme surtout juste et responsable, disant cru qu'il comptait mener la réforme jusqu'au bout, malgré, on l'a vu aussi dans dans le Zapop, malgré la mobilisation. Alors, Mediapart a publié un article dans lequel il est dit que l'exercice du pouvoir de Macron fait peser un risque démocratique euh sur la France.
Emeric, en quoi une éventuelle victoire de l'exécutif pourrait avoir de graves conséquences à plus long terme ? Ouais, c'est intéressant cet article de médiia part. H en réalité, ce qui se passe aujourd'hui, c'est aussi et principalement la question de l'efficacité de notre démocratie.
Donc quand il y a monsieur Dusopt qui dit que en effet c'est pas la rue qui doit gouverner, que c'est pas les syndicats qui doivent gouverner, que c'est que la loi passe par le parlement. OK, pas de souci. la loi passe par le parlement.
C'est effectivement ce que prévoit notre constitution, sauf que nous sommes dans une démocratie représentative et donc en fait le haut de Parlement doit être représentatif du peuple puisqu'il a délégué son pouvoir aux parlementaires. Et le sujet des retraites est un nouveau sujet mais qui s'ajoute à tant d'autres parce qu'on a bien vu tous les 493 qui se sont succédés ces derniers mois à l'Assemblée. Donc beaucoup de sujets sur lesquels en fait le gouvernement choisit de passer en force d'une manière qui n'a absolument rien de démocratique.
Donc à titre personnel, je l'ai vécu sur la Corrida, c'est-à-dire être empêché de de de faire adopter une loi que veulent entre 80 et 90 % des Français l'abolition la corrida. On l'a vu sur la chasse pour prendre des sujets voilà qui se concernent le vivant, les les animaux où où où on est en train de mettre en place une réforme de la chasse qui n'a rien à voir avec ce que veulent aussi 80 % des Français. On le voit là sur les retraites, c'està-dire qu'en gros, on a alors certes, c'est pas les sondages d'opinion qui doivent qui doivent gernner, mais ça doit quand même être des indicateurs fort quand il répètent inlassablement la même chose et qu'il n'y a pas de de confusion possible sur ce que veulent les Français.
En l'occurrence, ils sont unanimes les Français ou quasi unanimes sur le rejet de cette réforme, sur le refus de travailler jusqu'à 64 ou 65 ans à Forceurie. Donc euh si jamais imaginons que cette loi soit votée, hein, qu'elle passe même pas par la procédure accélérée, c'est le 493 bis, enfin l'autre manière de faire mais qui équivaut à un 493, pourquoi pas grâce à une alliance entre les Macronistes et les Républicains. C'est ce qu'aujourd'hui ce qui est en train de se de se dessiner mais que cette procédure accélérée.
Bref, ça voudrait dire dans ce cas-là qu'on a une une assemblée qui est pas représentative du peuple. C'est ça aussi qui sera extrêmement instructif, mais on le sait. Et en fait, ça fait quand même un certain nombre d'années qu'Emmanuel Macron, on l'a vu aussi sur la crise sanitaire, c'est que dans un autre sens, là encore, il y a des décisions qui ont été prises par quelques personnes via un comité, enfin un comité dont on a jamais trop su comment il fonctionnait et après il y en a eu un deuxième enfin bref aujourd'hui la question qui se joue à travers ce sujet des retraites aussi, c'est comment en effet aujourd'hui le peuple français peut-il encore exercer sa souveraineté ?
Et c'est en ça qu'arrive l'extrême droite. Vous avez bien compris où médiia partent en venait et où je vais en venir. C'estàd que si à un moment les Français constatent que pour la 10e ou la 15e fois et sur un sujet aussi important, aussi gravissime que les retraites, on ne les écoute pas, et bien évidemment prochaines élections ça va se payer cash dans les urnes et il y a de fortes chances qu'il y ait une prime au comment dire au plus au plus populistes ou en tout cas aux gens qui ont cherché les plus bas instincts.
Euh et et l'extrême droite peut y gagner beaucoup bien sûr parce que par en jouant donc enfin sur l'écurement des gens, c'est ça qui qui risque de se passer. Donc là justement donc il a la bataille qui est menée à l'Assemblée au Parlement et la bataille dans la rue Axel enfin qui veut sur ce plateau. En quoi la journée d'aujourd'hui, la réussite de la journée d'aujourd'hui était déterminante pour la suite ?
Bah en fait que c'est comme l'avait indiqué les différents dirigeants syndicaux nationaux, c'est que c'est une première étape et évidemment pour avant d'enclencher la deuxième, il faut que la première soit réussie. Donc là pour le coup, elle est réussie, c'est une c'est inconsestable. D'ailleurs même le camp adverse le reconnaît.
Mais maintenant justement c'est maintenant on a on a pesé les patates comme on dit. On voit que en gros les que les salariés répondent à l'appel à la grève. Maintenant la faut pas que le gouvernement fasse de la purée après hein des patates.
Mais là maintenant la question c'est dans quelle mesure les salariés à commencer par les industries les plus structurantes de ce pays arrivent à rentrer en grève au conductible. Mais on insiste dessus cette grève ne peut pas être menée par procuration. C'est-à-dire que par exemple il ne faut pas se faire d'illusion si les chemineaux ne mèneront pas la bataille à la place des autres.
Ils prendront toutes leur place et ils prendront vraiment une place importante. Mais ils attendent aussi ce qui va se passer dans le secteur privé. Aujourd'hui, les signaux sont encourageants.
Donc nous ce qu'on va faire concrètement là dans les dans les jours à venir, c'est justement se déployer, se mettre en contact et encourager à ce que cette grève se se s'inscrive dans la durée, y compris dans le privé. Et c'est ça vraiment l'enjeu pour nous dans dans les semaines à venir. Et de ce point de vue-là, le cette étape là est une étape cruciale pour y parvenir.
Donc après qui vivra ver ? On n pas de boule de cristal et pour le coup les mouvements le mouvement ouvrier, le mouvement social, ce n'est pas une science exacte, c'est extrêmement prévisible. est volatile.
Mais en tout cas, les premiers indices qu'on peut récolter de cette journée nous donnent confiance pour réussir la deuxième étape et ensuite la troise. Mais ça va devoir se décanter très vite hein. On parle pas de de 3 mois, c'est ça se joue dans les jours, les semaines à venir.
C'est là où la bascule va se faire si on arrive. De toute façon, le calendrier parlementaire est aussi très réduit à cause précisément de du passage en force dont parlait Emeric tout à l'heure. On n'est pas sur un projet de loi qui va être étudié démocratiquement.
D'ailleurs, tous les amendements que vous déposerez à l'Assemblée nationale ne seront pas étudiés puisqueil n'y aura pas de vote et que ça n'ira pas au bout puisque le 493 était remplacé par le 472, je crois le 471. Et donc enfin tout ça n'a n'a aucun sens d'un point de vue démocratique aussi où même les représentants du peuple à l'Assemblée nationale n'ont pas eux-mêmes le pouvoir de voter sur une loi qui est elle-même complètement impopulaire dans l'opinion. Je trouve que c'est assez symptomatique.
Et Ééonor, alors en quoi cette journée de d'aujourd'hui était cruciale pour la mobilisation de samedi ? Bah déjà parce que du côté des jeunes, on a vu une mobilisation qui était quand même particulièrement forte notamment au niveau des étudiants, les chiffres qu'on a sont quand même vraiment intéressants pour la période. C'est parce que faut bien aussi comprendre que nous, on est en période partial, voir où on en sort et on a des villes comme Brest qui est pas non plus une ville très très grande où il y a presque 3000 étudiants dans les rues.
Donc c'est un chiffre qui est vraiment très bah très prometteur pour la suite et surtout on est vraiment en train de construire nous du coup cette mobilisation là. On l'a vu aussi euh la jeunesse était très mobilisée notamment avec les lycées aussi avec certains lycées qui étaient bloqués dès ce matin. Il y avait Turgo là qui passait en en arrière-plan.
Donc euh donc déjà ça donne espoir pour la suite de la mobilisation avec les dates intersyndicales. Mais aussi on voit qu'il y a une question de la jeunesse qui se pose avec effectivement une jeunesse qui se mêle en fait des retraites euh qui euh dit que bah certes euh c'est pas parce qu'on a 20 ans 22 que on peut pas s'intéresser à notre droit à la retraite et quand est-ce qu'on pourra partir dans des bonnes conditions aussi hein et même par rapport aux conditions de travail de manière générale. Donc pour samedi, c'est prometteur.
On espère qu'il y aura enfin beaucoup plus enfin beaucoup plus de monde notamment au niveau des jeunes et puis et puis on verra. Mais par contre il y a un point quand même qui est aussi assez intéressant, c'est que enfin c'est important à noter, c'est qu' déjà le gouvernement faisait un peu le jeu de la fracture générationnelle en disant que les jeunes justement ne s'emmêlent pas de de cette affaire là. Et puis on l'a vu, il y a une grosse répression qui a été faite euh donc déjà ce matin dans les dans les lycées notamment Hélène Bouchet dans le 20e arrondissement à Paris mais aussi par exemple à Strasbourg, j'ai eu des retours de de camarades euh qui ont eu les CRS qui sont arrivés sur le fin de journée.
Donc c'est quand même c'est quand même important à noter et il faudra avoir ça aussi en tête pour les mobilisations à venir. Alors avant de passer à la partie 2 de notre de notre émission sur le rapport Oxfamme, on regarde Jean-Luc Mélenchon parce que ça fait toujours plaisir de regarder Jean-Luc Mélmon. Il dit des choses intelligentes parfois ça lui c'est un lancement c'est un lancement intéressant mais qu'on aurait pu quand même être plus ciblé quoi.
Je trouve je trouve je crois que déjà il y a une bataille qui est perdue par le gouvernement c'est que cette fois-ci personne ne croit à la valeur des arguments présentés par le gouvernement. Ils savent, c'est comme ça, on leur ment et que ce n'est pas vrai. Euh, on est en train de leur prendre encore un petit bout de vie euh pour en donner le montant équivalent à d'autres qui sont les peu nombreux qui aujourd'hui se gavent.
Et ça, si vous voulez, vous faites le tour. C'est une conscience populaire euh qui n'est pas toujours formulée mais qui est toujours pensée. Donc, le gouvernement a perdu sa première bataille.
Il faut que euh on prenne bien la mesure du caractère exceptionnel de l'unité syndicale qui nous donne une force considérable. Et évidemment ensuite, vous verrez que rapidement on aura euh des rassemblements, des manifestations pendant les weekends. Alors, Jean-Luc Mélenchon m'offre la transition parfaite vers notre deuxème partie d'émission. il a parlé des gens qui se gavent et on va justement aller sur le rapport Oxfemme qu'on a appelé donc on a appelé cette partie et si on abolissait les milliardaires.
Alors avant d'aller sur cette partie, on a préparé un pop quiz euh avec différentes questions pour voir si vous êtes un peu calé sur ce sur ce rapport avec des chiffres bien marquants et je ne me suis pas noté les questions donc du coup je vais essayer de les voir en à l'antenne s'il vous plaît. Ah merci beaucoup. Alors, selon l'INC, quel est l'écart d'espérance de vie entre les plus riches et les plus pauvres ? 6 ans, 13 ans, 8 ans, 15 ans ? 13 ans ? 13 ans ?
Bonne réponse de Manon Aubr ! 2è question en France, la fortune des 42 milliardaires a augmenté ces deux dernières années de 0 % 25 % 10 % 60 %. 60 60 % on a fait exprès de niveler comme ça pour aller 60 % c'est énorme.
Imaginez imaginez si les salaires avaient augmenté à la même vitesse. Là tout le monde peut se représenter parce que les milliards personne sait ce que c'est. On touchera pas ça dans notre vie.
Mais imaginez là votre salaire ou le SMI. Sois pas pessimiste comme ça. Tu veux devenir milliardaire ?
Tu es comme Macron en fait. Macron qui veut que les jeunes deviennent milliardaires. Emer Caron vous présente ce soir.
Chauffeur beer. Alors 3è question on est à la 3è je crois. Pour financer le système des retraites, il faudra taxer la force des milliardaires à hauteur de voilà.
On peut appeler un ami 2 % seulement. Pareil, on aura l'occasion d'y revenir. Euh autre question.
Bernard Arnaud est l'homme le plus riche de France. Sa fortune représente celle de 500000 français, 2 millions de français, 1 million de français, 100 millions de français. Euh c'est pas 20 millions.
Il me semble que c'est 20 millions de français. Non. Alors on va voir la réponse affichée.
Qui qui qui spécule ? Qui veut spéculer ? On va demander l'avis du public si c'est possible.
Je vais demander quelle est l'indication. OK, c'est peut-être 20 millions. On vérifie après.
Je connais mon rapport Oxfam. Mon rapport. Selon l'INCA, entre janvier et juillet 2022, les Français ont perdu 8 €, 320 €, 760 € ou 50 €.
Je crois que c'est 760. C'est 760, c'est une bonne réponse d'Emmeric Caron. Bravo !
Je vous en prie. Alors euh Oxfam a donc publié un rapport sur les inégalités dans le monde. Il y a un chiffre qui tourne énormément, donc on vient de le voir et qui a marqué tous les esprits.
Il suffirait de taxer 2 % sur la fortune des milliardaires français pour financer le déficit attendu des retraites. Cécile Duflot, directrice générale d'Oxfamme, a manifesté aujourd'hui. Oxfamme a appelé à manifester et appelle à poursuivre la lutte contre cette réforme injuste.
Ben non, est-ce que tu comprends le fait que Oxfam se soit engagé dans cette dans cette lutte, dans cette bataille ? Je vais vous raconter les une petite anecdote. Donc il se trouve queavant d'être élu au Parlement européen, c'est moi qui travaillais tous les tous les ans à écrire ces chiffres et on a ça fait 10 ans maintenant Coxfam fait ses chiffres sur les inégalités à l'occasion du forum de Davos.
Et quand on a on pardon, faut que j'enlève ma casquette, mais quand Oxfam a commencé à l'époque où où j'y étais, c'était en 2013 ou 2013, c'est ça. Euh on l'a vraiment fait en en se disant en fait quand on lutte contre la pauvreté, il faut s'intéresser à ce qui se passe tout au-dessus de la pyramide. Et c'était ce moment-là, on est venu avec le premier chiffre assez fort qui était, je crois, à l'époque 82 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de l'humanité.
Et d'année en année, quand j'allais voir mes collègues, une fois qu'on avait produit les chiffres, j'allais voir mes collègues à la presse pour leur dire "Bah voici le rapport, voici les chiffres principaux." Et à chaque chaque année, mes collègues à la presse disent "Non mais là maintenant, tu nous redis la même chose, c'est le niveau jamais atteint d'inégalité." J'ai j'y suis pour rien si les inégalités continuent de progresser.
Et en fait elle continue de progresser et ce chiffre il est très parlant quand on a 2/3 des richesse mondial donc 2/3 de ce que l'humanité a produit depuis la crise donc en gros c'est depuis 2020 de manière précise ont été captés par les 1 % les plus riches. Ça veut dire qu'il ne reste que des miettes aux gens. Et le message politique derrière c'est que les inégalités ne sont pas une fatalité.
C'est un choix de société. C'est le choix d'une société qui fait des cadeaux fiscaux plus riches comme l'a fait Emmanuel Macron ces dernières années et qui matraque les plus pauvres. Et quand on nous dit à longueur de plateau, à longueur de journée de la part du gouvernement que notre système des retraites est en péril, qu'on ne pourrait pas le financer et cetera, je passe parce qu'on a déjà eu l'occasion de le développer sur tous les arguments qui expliquent que en fait pas vraiment 12 milliards d'euros sur 340 milliards de notre système de retraite, c'est pas tant.
Mais en fait là aussi c'est un choix de société 12 milliards d'euros quand on dit qu'on pourrait le financer qu'avec une taxe de 2 % sur les milliardaires. Alors il y a Olivier Verran qui a réagi et qui a dit c'est faux de croire qu'une petite taxe sur quelques dizaines de milliardaires suffirait. Moi j'ai envie de lui dire si tu veux on fait une taxe juste de 1 % sur Bernard Arnaud.
On prend que Bernard Arnaud. Ça suffit hein s'il y a que ça. Et puis en vrai on pourrait aussi s'attaquer aux dividendes des actionnaires. 80 milliards d'euros.
Là aussi c'est un record. Et là, c'est pareil tous les ans avec Coxfam, on fait, je je crois qu'ils vont aussi le le refaire cette année, un rapport sur les dividendes versées par les entreprises du 440 aux actionnaires et 80 milliards d'euros, c'est dû jamais vu dans l'histoire du 440. Donc, pendant que vous là qui nous regardez, vous galériez pendant que votre pouvoir d'achat diminuait, pendant que les factures d'électricité exposé, et ben il y en a, ils ont jamais perçu autant d'argent.
Et là aussi où taxer les dividendes ne serait-ce qu'à la même hauteur que les salaires sont taxés en cotisation sociale. Pouf, plus de problème. Alors, on a Gabriel Zucman qui est économiste qui a dit dans l'émission "C'est ce soir que la France est un paradis fiscal pour les pour les riches." On regarde le problème le problème fondamental, c'est bon les milliardaires et aussi le fait qu'il vraiment il paye très peu d'impôts.
Voilà, c'est ça qui c'est ça qui pose problème. Parce qu'il paye très peu d'impôts. veut dire que le reste de la population doit payer plus d'impôts.
En l'occurrence, les milliardaires français, une de leurs spécificités, c'est qu'ils payent vraiment particulièrement peu, quasiment zéro. C'est la France, c'est un paradis fiscal pour les ultra riches. Faut faut le dire.
Alors, Manon, est-ce que la France est un paradis fiscal pour les ultra riches ? Oui, c'est un paradis fiscal pour les ultra riches quand vous avez un taux d'imposition effectif. Un taux d'imposition effectif, c'est combien exactement rapporté à l'argent que vous possédez, vous payez d'impôts.
Dans le cas de Bernard Arnaud, dans le cas euh de monsieur Pinot, euh dans le cas de toute la famille Bancour et cetera, et bien en fait on est dans du 05 1 %. Si vous prenez n'importe lequel des salariés de notre pays en cotisation sociale et en impôt, vous êtes autour de 40 à 50 %. Donc l'écart, il est colossal.
Et en fait quand on parle de la répartition des richesses, de la taxation des milliardaires, oui, ça a à voir avec notre système de protection sociale, ça à voir avec le modèle de société que l'on veut construire. Et c'est pour ça que quand on dit que pour avoir des pensions, des superpensions, c'était le slogan d'attaque, il faut taxer les super profits. C'est vrai.
Et ce niveau d'inégalité, il il est atteint que parce qu'on a fait le choix de laisser ces richesses prospérer. Et j'ai envie de dire à quel point c'est indécent parce que les gens se rendent pas compte. Dans le rapport d'Oxwam, il y a aussi un autre chiffre qui est assez parlant qui dit que si toi Julie tiens tu as tu étais né en 1918 alors je te vieillissais un peu et que tu avais joué au loto et que tous les jours j'ai vu ce chiffre tu avais gagné 2 millions d'euros tu imagines 2 millions d'euros tous les jours depuis 1918 et bien quoi tu sais tu serais que à 1/4 de la fortune de Bernard Arnaud donc pour vous dire à quel point c'est un décent 2 millions d'euros enfin même si on donnait 2 million d'eur par jour, tu saurais pas quoi en faire tellement c'est déconnecté de la réalité. ces gens-là ont fait ses sécessions en fait.
C'est ça, c'est ça le cœur du problème, c'est qu'on a une partie de notre société qui se soustrait aux règles communes et c'est précisément à cause d'eux que notre système ne permet pas de redistribuer les richesses. Et donc c'est pour ça que oui, questionner la fortune des milliardaires, c'est aussi questionner le niveau de pauvreté dans notre pays et que s'il y avait moins de milliardaires et que les richesses étaient mieux distribuées dans des places à ce gouvernement Olivier Verrand et à tous les autres, et bien il y aurait moins de pauvreté dans notre pays. C'est quelque chose qu'on ressent beaucoup hein, de plus en plus euh malgré les médias qui à chaque fois qu'on en parle disent "Mais vous n'avez pas peur d'attiser euh la haine la haine des riches." Euh est-ce que vous vous le ressentez vous aussi euh autour de vous le fait qu'il y a une prise de conscience du fait que si les riches s'enrichissent et parce que les riches s'enrichissent, les pauvres s'appauvrissent ?
Oui, en fait la politique est déclinée, que ce soit en matière de retraite mais ça se reflète y compris sur la question des salaires. C'est une politique qui est assez simple à comprendre, c'est-à-dire que nos poches sont vidées pour remplir celle d'autre. Alors ça peut se manifester par par exemple des blocages de salaires pour augmenter le taux de profit qui sont encaissés par les actionnaires ou les propriétaires de telle entreprise.
Sur les retraites aussi, c'est très simple à comprendre. C'est quand on recule l'âge de la départ en retraite, ça veut dire que de moins en moins de gens vont l'atteindre en vie. Et si on atteint en vie, ça veut dire qu'on va vivre de moins en moins longtemps la retraite.
Donc il y aura moins de retraite à verser donc plus d'argent qui ne va pas dans cette dans dans dans cette fonction là qui est une fonction donc sociale utile socialement. Et toute la société est organisée autour de justement de ce principe sur comment faire pour que ceux qui sont déjà les plus rés dans cette société, qui détiennent déjà les principaux moyens de production, les banques, les assurances et ainsi de suite puisse mettre en œuvre par tout un tas d'artifices différents bah les moyens de nous faire les poches pour remplir les leurs. C'est assez simple hein, parfois pour dire que c'est simpliste, mais parfois la réalité est assez simple à comprendre même si évidemment peut se décliner par des mécanismes très complexes, mais le principe en réalité est assez simple à comprendre et à l'apporter de n'importe qui.
Alors, Bastien Pariso vient de rentrer sur ce plateau. Bienvenue Bastien, tu vas nous livrer une chronique justement pour qu'on puisse aller après sur notre prochaine partie par rapport au temps, à la réduction du temps de travail. Bonsoir Julie.
Bonsoir Bastien. Bonsoir à toutes et à tous. On se sent bien mais oui, très très bien.
Oui. Bah oui. Vous la sentez cette bonne ambiance là de journée de manif réussie ?
Non, c'est vrai, faut bien le dire ça, mais la pêche c'est 2 millions de personnes. Bref, Jolie, je suis ravie d'être sur ce plateau avec vous. Ça fait longtemps que je pas venu et c'est vrai qu'on se sent en famille ici et justement la famille c'est de ça que je suis venu te parler aujourd'hui.
Enfin presque. Je m'explique revenant d'un déplacement professionnel un peu long le weekend dernier, je me suis retrouvé à un repas de famille et bien sûr toutes les familles étant traversées par les mêmes débats et les mêmes embrouilles sympathiques. La question de la réforme des retraite s'est invité sur la table entre les œufs mayonnaises et la purée de patates douces.
Chacun y allait de son point de vue. Pardon, j'ai pas suivi le C'est pas grave. histoire de purée.
C'était la meilleure vanne de la journée. Je disais, chacun y allait de son point de vue. Ma mère annonçait par exemple fièrement que son école serait fermée ce jeudi quand soudain tout bascule Julie parce qu'il existe dans ma famille ou cette espèce assez répandue dans le pays.
Un tonton de droite. Ah sauf que chez nous on le connait on est un peu plus moderne. C'est une tata de droite.
OK. Et oui chez nous on est contre le patriarcat. Bref, cette dernière se sentant certainement oppressée par tant de gauchisme autour d'elle, a Cru de nous assaéner sa terrible vérité, je cite "De points, ouvrez les guillemets." "Arr, c'est bien normal qu'on travaille plus longtemps puisqu'on vit plus longtemps." Ah, c'est mon préféré.
Et oui, s'en est suivi un jeu de sourcil trahissant son assurance, truc un peu comme ça, un menton levé, l'air de dire "C'est l'argument fatal, fin du débat". Et oui, mais c'était sans compter sur mon caractère un petit peu borné que tu connais bien d'ailleurs Julie et sur mon réflexe d'attraper au vol toute sautise prononcée devant moi. Je me suis donc lancé dans la tirade suivante.
C'est parti. Tata disais-je tata. Je ne sais pas si c'est parce que tu as un peu trop bu que tu racontes des anneries ou si c'est l'inverse, mais enfin là, on atteint des sommets.
OK. OK. Les sophismes ça fait toujours son effet à table et OK, les Macronistes passent leur temps à répéter cet élément de langage débile mais ça ne valide pas l'idée pour autant.
D'abord, d'abord parce qu'en réalité c'est l'inverse. C'est parce qu'on bosse moins longtemps, qu'on se fatigue moins longtemps, qu'on vit plus longtemps. Bienvenue dans le vrai monde tata.
Chaque avancée sociale, chaque engagement, chaque changement de nos règles de vie ont permis aux gens de vivre mieux, de se reposer, de s'épanouir a toujours eu un impact positif sur notre société et sur la vie des gens. Je te laisse deviner ce qui se passe quand c'est l'inverse. Ensuite, tata, avec ton sophisme tout nul, tu oublies aussi que la productivité a augmenté en même temps que l'espérance de vie des Français.
Et plus rapidement, si bien qu'aujourd'hui une personne produit euh autant de richesse que trois personnes ne le faisaient dans les années 70, pardon. Mais en fait, la logique est là, cher tata, il est normal de travailler moins longtemps puisque nous produisons plus. Ton sophisme nul, simpliste et passe complètement à côté de la réalité.
Bref, tu es sympa mais tata, tu nous emmerdes. Oui, je te parle mal, ça s'est vraiment passé mais c'est comme ça. Tu nous emmerdes.
Pardon mais il serait franchement temps d'arrêter de penser que la retraite signifie la fin de l'utilité et que les retraités sont un poids pour la société. Qui garde nos cousins quand tu ne peux pas le faire ? Tes parents.
Qui a offert des moments précieux d'amour, de découverte, de musée, de cinéma, de balade en forêt à tes gamins plusieurs fois par an depuis qu'ils sont nés ? Toujours tes parents ? Bah oui, tes parents, mes grands-parents.
Et pourquoi ont-ils pu le faire ? Et bien parce qu'ils ont le temps de le faire. Parce que la société tout entière s'organise pour qu'ils aient le temps de le faire.
Je n'entrerai pas dans le fait que la retraite est un salaire différé pour lequel chacun côtise toute sa vie. Je me contenterai de dire que tu as sous les yeux le sens de la retraite. Profiter de la vie, des petits plaisirs simples qui sont possibles parce que et uniquement parce que les gens ont le temps enfin d'en profiter.
Et c'est aussi ça la question des des retraites. Cher tata est-ce que l'on pense qu'il faut consacrer davantage de temps de sa vie à enrichir son entreprise et son patron ou est-ce qu'on pense qu'il faut vivre ses passions, aimer ses proches et profiter de la vie ? Finalement, cette question soulève une bien plus large et bien plus importante.
Comment considérons-nous notre existence ? Quel sens lui donnons-nous ? Il me semble sur tous les sujets que c'est la recherche du bonheur qui doit nous servir de boussole.
Il me semble que nous ne sommes pas là pour produire encore et encore dans un système injuste qui creuse davantage les inégalités toujours. Il me semble qu'il nous faut produire ce qui est nécessaire pour vivre bien et non pas vivre ce qu'il faut pour produire toujours plus. Bref, je pense que le bonheur se trouve aussi dans une fin de vie heureuse et que celle-ci est possible si et seulement si nous avons le temps nécessaire d'en profiter.
Julie, suite à cette tirade, j'ai senti un léger blanc s'installer à table et j'ai compris dans le regard de ma tante que mon prochain cadeau d'anniversaire serait tout pourri. Un peu moins sympa que les précédents en tout cas voilà. Merci de m'avoir accueilli une fois de plus sur ce plateau.
Julie, j'ai essayé de faire plus vite que d'habitude, c'est toujours un plaisir. Et je donne rendez-vous à tous ceux qui nous regardent et à toutes celles qui nous regardent à 14h sur la place de la Bastille à Paris ce samedi. Nous étions nombreux aujourd'hui dans les rues de Paris.
Il faut remettre ça, mobiliser le plus largement possible pour faire reculer Macron et protéger nos vieux jours. Et tata, si tu nous regardes, tu es bien sûr la bienvenue à samedi. Bravo Bastien, merci beaucoup pour cette chronique.
Tu as faire ton effet. Voilà. Merci Bastien.
Alors euh donc on a parlé he du temps de vie, de comment on occupe son temps. Effectivement la question des retraites est une mesure de justice sociale emblématique et un débat en plus qui pourrait être utile et intéressant s'il était présenté de manière à nous inviter collectivement à repenser notre rapport au travail et à la vie. Bon, ce gouvernement rabourg tout tout le temps et le temps récupérer du temps de vie, c'est social, c'est politique mais c'est aussi écologique.
Et Emeric, tu es l'auteur du livre Utopia 21 publié aux éditions Flamarion en 2017. Un ouvrage présenté comme une mise à jour du travail de Thomas Mor dans lequel est affirmé l'urgence d'une société écologiste, antispéciste, pacifiste et solidaire. Et tu y proposes notamment la semaine de travail limitée à 15h.
Embric quoi la réforme des retraites et la réduction du temps de travail est aussi une question d'écologie. Bah parce que l'écologie concerne notre rapport à la vie tout simplement et aussi à notre propre vie. Alors, il y a plusieurs dimensions qui expliquent pourquoi travailler plus ou moins est lié directement à la notion d'écologie, ne serait-ce que parce que le travail aujourd'hui est est lié beaucoup à l'exploitation des matières, quoi qu'on en fasse.
Donc effectivement, si on décide aujourd'hui par exemple de d'observer la règle d'or qui nous est cher à la France insoumise cette idée qu'on ne prend pas plus à la terre que ce qu'elle peut régénérer en 1 an, la règle verte. Ouais. Verte chez vous.
Enfin chez effectivement la FI vous l'avez appelé comme ça la la règle verte qui est une règle d'or pour pour tout écologiste selon moi. Euh et bien ça veut dire que forcément on extrait moins de matière donc on produit moins, on consomme moins. Il y a donc de manière très logique moins de travail.
Donc euh les deux sont corrélés et en réalité aujourd'hui l'idée qu'on travaille beaucoup en fait ça n'a aucun sens économique. Si on travaille beaucoup, c'est par idéologie ou alors en raison d'un prisme économique qui est biaisé qui consiste à dire OK et comme Manon l'a très bien expliqué tout à l'heure aujourd'hui il y a certains qui veulent s'enrichir le plus possible et pour s'enrichir le plus possible et bien ils ont besoin d'avoir une armée comme ça de serviteurs qui sont les travailleurs et qui sont là pour justement traiter cette matière qui qui est extraite. Or aujourd'hui un projet écologique doit s'organiser.
Alors Bastien le disait autour de je suis d'accord avec lui autour de la notion de bonheur. Faut repenser effectivement cette question là. C'est quoi être heureux ?
Mais c'est pas juste être heureux en fin de vie. Donc la question d' retrait est importante en effet parce que c'est mais sauf que vous voyez que quand on limite le débat à cette question là, c'est-à-dire qu'on intègre l'idée que le travail en tant que tel est constitutif de notre identité. C'estàd que on devrait organiser notre existence uniquement autour de cette notion.
Mais ça c'est une c'est un prisme purement moral euh qui date d'extrêmement longtemps, qui aujourd'hui est ar ceux qui ont intérêt à ce que nous continuons à travailler pour les enrichir mais qui n'a plus aucun sens autant à une époque de notre vie à l'époque où on avait pas eu encore toutes les machines, tous les progrès techniques. Enfin, si on se on se replace à l'époque où nous étions des des animaux démunis effectivement, où on passé énormément d'heur pour aller chercher notre nourriture, pour protéger les logements qu'on avait fabriqués et ainsi de suite. Bon, bien évidemment à ce moment-là, le ce le ce le travail tel qu'on pourrait le définir en ce sens et bien nous occuper beaucoup.
Mais aujourd'hui, c'est une réalité qu'avec tous les pro techniques que possèdent les sociétés riches, on a absolument plus besoin d'occuper nos semaines à travailler. Kanes qui est un économiste dont on ne peut plus sérieux, hein, c'est pas c'est pas un illuminé, avait écrit en 1930 15 siècles plus tard, donc en 2030 et 2030, c'est demain. Et bien selon lui, nous n'aurions plus besoin que de travailler 15h. les 15h que je proposais dans Utopia 21 qui était un peu un chiffre de au doigt mouillé, faut faut bien le dire, mais reposé quand même sur une estimation qui avait déjà été faite par des économiste donc reconnu, il disait "Mais non, ce sera plus la peine de travailler plus de 15 ans parce que les sociétés riches opulentes comme la nôtre et bien auront produit suffisamment pour faire en sorte que on pourra être heureux avec une quantité de travail qui ne dépassera pas celle-ci." Euh et aujourd'hui, je suis absolument convaincu du fait que oui, alors à la France insoumise, on on prend les 32 heures, hein.
C'est ça, c'est ça cette idée. Nous, à la Rêve qui est donc le parti allié à la France insoumise que j'ai que j'ai fondé euh où on a énormément en commun, nous on va encore un peu plus loin, nous on a mis 28. C'estàd que on n pas on n pas pris les 15hures parce que là, on s'est dit que c'était incompréhensible pour les gens qui qui nous liraient ou qui voudraient nous rejoindre parce qu'il n'y croiraient pas.
Et c'est vrai que 15h, c'est un objectif à à très long terme. En tout cas, de fait et pardon si je parle un peu trop longtemps, mais je suis capable de faire une heure comme ça en monologue, falloir m'interrompre un moment. Je terminerai juste en disant que il y a un sens de l'histoire.
Ouais. Et que le sens de l'histoire euh nous entraîne vers la réduction du temps de travail. En tout cas, ça a toujours été des un progrès social qui allait dans cette direction puisque au début du 19e siècle, on travaillait jusqu'à 15h par jour et euh 5 jours 6 jours 6 jours sur 7.
Euh à cette époque, les enfants travaillaient encore. Première loi pour le travail des enfants pour le limiter, pas pour l'interdire. C'est en 1841 où on interdit aux enfants de 8 ans de travailler.
Et ensuite, il faudra attendre une autre loi, je crois, 30 ans plus tard, pour que ce soit les enfants de 12 ans. Enfin, oui, bon. Bref.
Et ensuite donc on est passé de 15h à ben au 40h euh en 36 et ensuite les 39h les 35h dans les années 2000. On voit bien que il y a quand même un sens assez logique et tout à coup repartir en arrière, c'est-à-dire qu'on a bien les 35 heures ont été détricotés parce qu'en fait on fait pas 35, on est je crois non 38 et demi un truc comme ça. Voilà 38 et demi.
Mais l'idée va être c'est ça aussi he cette idée Sarkozy les heures sub défiscalisé c'est cette idée aussi que c'est pas bien c'est pas bien de pas travailler. Il y a ça et puis maintenant donc la retraite c'est ça aussi qui a derrière c'est ce prisme idéologique là qui de dire mais comment ça mais vous allez profiter d'un temps libre mais c'est quoi ce temps libre ? Il est extrêmement important.
J'ai juste terminer là-dessus on a absolument besoin de ce temps libre que j'appelle temps libéré enfin qu'on est beaucoup appelé temps libéré pour tout simplement inventer une autre société parce que qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? C'est que on est dans une la société de l'absurdie. Je prendrai un exemple par exemple donc sur les enfants.
Pour les enfants, une jeune maman, qu'est-ce qu'elle fait ? Ben elle travaille pour gagner sa vie. Donc qu'est-ce qu'elle fait ? confie ses enfants qu'elle peut pas éduquer.
Elle est obligée de les mettre à la crèche, elle est obligée de les mettre à l'école maternelle. à l'école maternelle, les enfants vont être pris en charge par d'autres mamans qui elles-mêmes souvent donc font ce travail parce qu'ils ont besin de vivre pour payer leur leur leur loyer et ainsi de suite. Ils ont parfois eux-mêmes des enfants qui sont obligés de mettre aussi parfois dans d'autres crèches.
Donc en fait, on se retrouve par exemple là avec un truc absurde où on pourrait considérer comme assez normal qu'un papa, une maman puisse s'occuper de leur enfant jusqu'à l'âge de 3 4 5 ans. Enfin, il y a pas voilà, il y a pas comment dirais-je des des des contraintes d'éducation extrêmement compliquées. Non, sauf qu'on délègue à chaque fois.
Enfin, on est dans un truc un peu stupide. Alors, si on organisait notre vie autrement, on pourrait par exle sur les premières années de vie de l'enfant créer un système familial qui ferait que on aurait pas besoin de confier un enfant à une crèche. Moi, ça me semblerait pas absurde.
Mais euh sur cette idée de de temps libéré, c'est pas que ça. C'est dire aussi aujourd'hui, on ne s'occupe pas de sa famille. souvent on la voit pas souvent ou bien combien d'enfants ne voient pas leur leurs parents très long beaucoup dans la semaine et ainsi de suite.
Euh si on habitant libéré, on pourrait donc s'occuper de sa famille, on pourrait faire du travail associatif euh faire des loisirs parce que le loisir c'est il faut aussi reconsidérer le mot loisir. C'est très très important le mot loisir. Donc avoir des activités qui nous plaisent et puis surtout et je terminerai là-dessus s'impliquer en dans un vrai travail de démocratie parce qu'en réalité nous ne sommes pas des citoyens complets souvent par manque de temps.
C'est un citoyen complet c'est être au courant être informé de l'actualité c'est connaître les textes de loi pour avoir un vrai avis sur ces sujets-là. c'est pouvoir passer de 3 heures par jour à lire les journaux pour comprendre ce qui se passe. En l'occurrence, on a aujourd'hui des gens qui nous dirigent qui ont tout intérêt à ce que nous ne soyons pas informé, même s'impliquer aussi dans un mandat, dans un mandat local et ainsi de suite.
Ça demande du temps ça aussi pour le faire. Et moins on a de temps, moins les citoyens peuvent être réellement citoyens. Et c'est pour ça que c'est un enjeu aussi démocratique que de libérer du temps et effectivement de passer à 30h, à 28h et ainsi de suite.
Oui, mais bon, qu'est-ce que on répond aussi aux gens qui nous disent que les autres pays dans les autres pays européens, ils ont déjà décalé l'âge de départ légal à 67. dit que les autres pays opérains sont enfin les pays qu'on prend exemple sont euh dirigés par des équipes politique qui ont choisi une direction qui est celle du néolibéralisme tout simplement. C'est c'est c'est pas parce que nos pays européens font des erreurs qu'il faut connaître les mêmes.
Ben non. Oui, peut-être là-dessus parce que c'est intéressant parce que c'est en effet un argument qui est souvent avancé. D'abord, les pays qui l'ont fait ont vu leur taux de pauvreté considérablement augmenter chez les personnes âgées.
Et ça a déjà été le cas en France. Quand on a augmenté l'âge de départ la retraite de 60 ans à 62 ans, on a multiplié par 4 le nombre de bénéficiaires du RSA dans cette tranche d'âge et c'est ce qui s'est passé partout en Europe. Ensuite, ça permet de dire quand même un mot sur l'échelon européen et le la relation entre l'échelon français et l'échelon européen parce que il y a pas mal de confusions qui est faite sur le sujet et pour être élu au niveau européen, j'ai analysé de près en fait quel est le rôle et la responsabilité de l'échelon européen dans cette réforme de retraite.
La vérité pour le faire assez simple, c'est que la France Emmanuel Macron a fait équipe avec l'Union européenne pour pousser dans la même direction et mettre à sac notre système de retraite que la Commission européenne dans les dernières années a recommandé pas moins de h fois à la France de faire une réforme de retraite et de faire toujours des économies. Mais à l'inverse, Macron fait du zel et applique avec beaucoup de d'abnégation, on va dire, ses recommandation de l'Union européenne pour aller encore même plus loin. Et dans son programme de stabilité qu'il a envoyé juste après les élections pendant l'été, il s'est engagé à faire cette réforme de retraite pour faire des économies et notamment pour satisfaire le sacrossin objectif.
Pour le coup, là c'est une règle d'or au niveau européen des 3 % de déficit. Donc c'est bien la preuve au passage que la seule raison pour laquelle Emmanuel Macron veut faire cette réforme, c'est pour gagner de l'argent, gagner de l'argent sur les plus pauvres. Et pourquoi il a besoin de gagner de l'argent ?
C'est aussi parce qu'il a fait des cadeaux au plus riches et parce qu'il veut atteindre ses objectifs complètement absurdes qui n'ont aucun sens. On voit que cette réforme en soi, c'est une réforme qui est purement idéologique de nous faire travailler toujours plus longtemps, quitte à aller soit direct dans la misère, soit directement au cimetière. Et cette sociétélà, comme on l'a dit, dans la rue, on n'en veut pas.
Alors, on a parlé de de d'écologie. Je profite de t'avoir Axel aussi en plateau pour la question. Tu parlais de Emeric, des familles qui travaillent toute la journée et qui ont pas le temps de de se retrouver le soir et tout.
Mais moi ça m'a fait penser au fait que bah on prend les transports et que en plus les transports c'est la catastrophe en ce moment et que on arrive Ouais. pas à cause de la grève à cause de Valérie CR de France que les gens nous comprennent bien c'est la cata d'habitude et que bah quand on arrive ce soir on est crevé on est irracible on est irrité et cetera on a on est on prend pas le temps en plus le peu de temps qu'on a un parti pour profiter de sa famille ne prend pas en quoi justement cette question des transports est aussi extrêmement liée à la question écologique. Bah déjà aussi pour une raison évidente, c'est que euh Oui, voilà que c'est pour des raisons euh des d'émission des gaz à effet de serre.
Évidemment euh ça c'est un enjeu qui est majoritairement compris dans la société. Euh il est évident que si on verra orienter le modèle de production et la façon dont on produit euh les transports en commun, en particulier le transport ferroviaire, du moins quand il est alimenté par l'électricité, c'est-à-dire pas par du diesel parce qu'on a aussi des trains alimentés par le diesel. Euh c'est un enjeu essentiel pour arriver justement à transférer le transport individuel vers un transport collectif de masse qui de toute évidence est beaucoup moins euh polluant.
Ça veut pas dire qu'il est zéro hein parce qu'il y a quand même des coûts mais il est beaucoup moins. Euh donc ça c'est une dimension essentielle. Mais euh mais je me permets même si c'est pas tout à fait la question juste de rebondir sur ce qui a été dit sur la comparaison avec les pays européens.
C'est parce que j'ai eu là pour le coup, on va dire, je sais pas, privilège ou la chance d'habiter de grandir dans plusieurs pays différents. Je suis arrivé en France en 2006. Mais ce qui est ce que j'ai remarqué, c'est que dans tous les pays, sans aucune exception, je dis bien sans aucune exception, tous les patronats ou les représentants politiques qui relaient leurs paroles disent la même chose.
C'est-à-dire que dans notre pays, c'est pas comme ailleurs. Par exemple, quand j'habitais en Suède, ils avaient un truc, leur marotte, c'était les temps de pause dans les dans les entreprises, ils avaient un nom sud pour sa fille. Enfin bref, il disait "Aon, il y a que chasse et nous, ça c'est impossible.
Il faut absolument qu'on qu'on casse ça. Euh et par exemple quand je suis arrivé en France, il y avait la marotte sur les 35 heures. Alors bon après quand on regarde en détail, on voit que en fait on travaille plus que 35 he en réalité.
Euh et partout c'est pareil. Et même en Chine par exemple, un peu trop surprenant même en Chine par exemple dans les milieux économiques notamment les entreprises étrangères qui sont implantées là depuis un moment par exemple sur les systèmes de retraite, c'est très intéressant parce que l'âge des départ en Chine est fixé à 60 55 ou 50 ans pour les femmes et ils disent là-bas non mais justement il faut qu'on s'aligne sur ce qui se pratique par exemple aux États-Unis c'est nos concurrents, c'est eux qu'il faut attirer la main d'œuvre ou en Europe. Et par exemple, mais en revanche, personne en France dit, j'ai déjà entendu le discours par exemple dans des entreprises industrielles essentiellement dire il faut s'aligner sur les méthodes de travail chinoises mais jamais par exemple sur l'histoire de retraite.
Ça va être sur d'autres aspects et en Chine c'est pareil. Eux, ils vont dire non mais la retraite notre système il est intenable. Il faut absolument qu'on s'aligne sur les normes occidentales.
Donc c'est pour ça que bon le discours de ailleurs on a ils ont trouvé un moyen de faire encore plus productif que nous, encore plus rentable. Je pense pas vraiment que c'est très intéressant de rentrer dedans et de au contraire défendre l'idée de quelle est la société dans laquelle on veut vivre et est-ce que c'est une société où on perd la vie à essayer de la gagner ou est-ce que au contraire on essaie d'utiliser toutes ces richesses, tous ces progrès technologiques en effet pour réduire le temps de travail et augmenter finalement le temps. On n'est pas servi en fait parce que c'est ce qu'on est au travail en réalité dans l'immense majorité des cas, c'est qu'on est asservi bah un patron une direction sur lesquelle on a aucune prise parce que justement la démocratie et c'est aussi pour ça qu'il y a des conflits sociaux, la démocratie ce qui est sûr c'est qu'elle s'arrête au port des entreprises. le principe du une voix, une personne une voix qui permet de décider, ça ne s'applique pas dans les entreprises, sinon pas de conflit sociaux.
Et justement, c'est aussi pour ça que donc finalement les travailleuses et les travailleurs n'ont qu'un choix finalement dans cette société quand elles veulent se battre, bah c'est de se mettre en grève pour arrêter la production et imposer à l'employeur la satisfaction de la revendication. C'est parfaitement dit. On se dirige vers la fin de notre émission.
On va parler de la suite mobilisation. On continue samedi et j'ai envie de citer Françoise Degouis qui était ce matin sur Sud Radio et qui a dit que oui, le gouvernement peut reculer sur la réforme et que ça dépendra de la mobilisation d'aujourd'hui, de demain et d'après-demain. Comment on peut expliquer justement effectivement que c'est surtout l'après des premières journées de mobilisation qui compte ?
Bah déjà c'est c'est comme on l'a dit, on va devoir enfin frapper vite et fort en fait en compte cette réforme des retraites puisque le calendrier parlementaire est très resserré. ce qui fait que chaque mobilisation va compter et même euh entre les différentes dates de mobilisation. Par exemple, là on sait que du coup c'est le 31 janvier là qui vient d'être posé par l'intersyndical.
Bah d'ici le 31 janvier euh il va falloir quand même mobiliser et donc c'est aussi tout le travail que bah notamment on fait dans les entreprises, dans les universités, partout dans dans nos lieux d'étude et et de travail pour justement mobiliser sur cette réforme des retraites pour expliquer aussi en quoi est-ce que ça concerne tout le monde et en quoi est-ce que c'est par la mobilisation qu'on arrivera à imposer un échec au gouvernement. Et donc là effectivement les les jours qui vont suivre, ils vont être vraiment euh ils vont être vraiment vraiment importants. Et notamment la date du 21, je pense que elle tombe à pque puisque le fait déjà que ça permette aussi de montrer que c'est un sujet qui concerne tout le monde, euh le fait de parler de la jeunesse, ça montre aussi la la dimension de solidarité intergénérationnelle qu'il y a dans le système par répartition aussi et auquel on tient contrairement à Emmanuel Macron quand même qui a voulu le brader pour le système par capitalisation en 2019.
Et donc cette date-là, elle va être importante pour voir aussi un petit peu euh à quel point est-ce qu'on arrive à mobiliser sur ces sujets-là et euh et du coup permettre aussi d'avoir une date un peu transitoire entre entre les deux. Et de toute façon, toutes les initiatives qui seront prises, toutes les initiatives citoyennes, politiques, associatives seront bonnes à prendre parce que c'est comme ça qu'on arrivera à faire monter la mobilisation et à faire en sorte que enfin effectivement on mette en échec Macron sur ce projet mais aussi sur tous les toutes les politiques qui voudra nous imposer par la suite. Oui, parce que finalement si on gagne pas là-dessus, c'est encore du terrain laissé à Macron pour ses autres pour ces autres mesures.
On a toutes les informations pour la campagne commune aussi de la NUPS contre la réforme des retraites à retrouver sur le site sur les différents sites que vous voyez à l'écran, vous pouvez retrouver l'agenda, les ressources, les tracts, les contrearguments. Nouveau tracte commun, nouveau tract qui répond notamment aux arguments au j'ai même pas envie d'appeler ça au mensonge du gouvernement. Voilà, au mensonge du gouvernement.
Donc il y a la marge du 21 à 14h à Bastille. Le rendez-vous est donné. On a la effectivement tu m'as bousillé mon exclu mais la prochaine date de l'intersyndical le 31 janvier.
Et on me dit aussi dans l'oreillette qu'il y a beaucoup de personnes qui réclament Philippe Poutou sur le chat. Effectivement j'ai oublié de vous dire en intro mensonge Julie Maurice mensonge. Ce n'est pas une sécurité c'est que il est à Bordeaux.
On devait faire un Skype avec lui mais techniquement c'était pas possible pour des questions d'horaires. Bref, mais dès qu'il passe à Paris, il viendra l'émission populaire. Je suis ça de prêt.
Promis. On se retrouve mardi prochain pour une émission populaire à 19h même heure. Euh en attendant, on se retrouve surtout à 14h à Basti à Paris mardi.
Merci à tous les copains qui ont samedi. Voilà. Mais on peut aussi se retrouver mardi si jamais.
Mais mardi émission populaire et samedi c'est la révolution. Voilà. Voilà.
Très bien. Merci à tous les copains qui ont aidé à préparer cette émission. Merci à tous les quatre d'être venus pour cette émission joyeuse après cette première journée de victoire.
à mardi prochain. Ciao. On lâche rien. [Musique] [Musique]
Aymeric Caron