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DébatLCP (sur YouTube)· 13 novembre 2025 65 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsJusticeEurope & international

Boualem Sansal libéré : des relations France/Algérie apaisées ? | Chaque voix compte - 13/11/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 22 %Attaque 48 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quel rôle a joué l'Allemagne dans la libération de Boem Sansal ?

  • 10:50RelanceRéponse partielle

    L'Allemagne a-t-elle réussi là où la France a échoué ?

  • 15:00RelanceRéponse partielle

    La méthode forte de Bruno Rotaillot a-t-elle été appliquée ?

  • 20:50OuverteRéponse directe

    La résolution RN sur les accords franco-algériens est-elle une rupture ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Quelles contreparties l'Algérie a-t-elle demandées ?

  • 30:50OuverteRéponse directe

    La coopération sécuritaire avec l'Algérie est-elle rétablie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Fait
    « Je ne suis pas spécialiste d'agriculture. J'ai un collègue qui est spécialiste d'agriculture. »
  • 3:00Fait
    « C'est pas blessant, c'est indigne. C'est c'est pas correct. »
  • 4:00Fait
    « Il n'y a pas d'économie sans politique. »
  • 6:00Gér VerniFait
    « Madame Rousseau, est-ce que vous pourriez éviter d'hurler quand vous prenez la parole ? Vous nous cassez les oreilles. »
  • 8:00Fait
    « Je ne tolérerai aucune attaque sexiste dans cet hémicycle. »
  • 12:00Chiffre
    « 132 morts, plus de 350 blessés. »
  • 14:00Caroline YadFait
    « Le principe de la justice restaurative, c'est qu'elle doit être fermée à personne, ni à quelque victime que ce soit, ni à quelque auteur de fait que ce soit. »
  • 16:00Fait
    « Il est le ministre le plus faible de la 5e République. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] [musique] Bonsoir à tous et bienvenue [musique] dans chaque voix compte sur LCP Canal 8. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir d'abord un duo inédit dans chaque voix compte. Bonsoir Anna Cabana.

Mais bonsoir cher et bonsoir Bertrand Perrier. Bonsoir ravi que vous soyez à mes côtés ce soir dans dans chaque voix compte. C'est parti pour le sommaire avec à la une premier jour d'un homme libre.

Bohem sans salvé hier soir à Berlin, 7h tout juste après l'annonce de sa grâce par le président algérien. L'écrivain aura passer près d'un an en prison et la joie de sa libération n'efface pas les nombreuses questions. Quel rôle a joué l'Allemagne ? [musique] Pour quelle contrepartie ?

Est-ce un premier pas vers un réchauffement sur des relations entre Paris et Alger ? Ces questions, nous les poserons ce soir à Rachel Binas. Bonsoir.

Bonsoir. Vous êtes journaliste à Marianne ? Merci d'être là au côté de au côté de Bruno Fou, député les démocrates du Hain et président de la commission des affaires étrangères.

Bonsoir et merci d'être là. Et Noël Lenoir, la présidente du comité de soutien à Bohem sans sal va nous rejoindre sur ce plateau d'ici quelques minutes. Merci en tout cas à vous deux d'être là.

Bertrand Perrier, de quoi allez-vous nous parler ? Et bien précisément du rôle étonnant de l'Allemagne dans cette libération au cœur d'un billard diplomatique à trois bandes. [musique] Et vous Anna Cabana ?

Bien alors que tout le monde pourrait et devrait pousser des oufs de soulagement, et bien les dissensions politiques s'en donnent à cœur joie. Dans la deuxième partie de chaque voie compte, nous parlerons budget et travail parlementaire. Question ce soir sur les conditions [musique] dans lesquelles se déroule ce marathon budgétaire avec des députés qui siègent jour et nuit entre l'hémicycle et les commissions pour finalement ne pas voter le budget de la SQ puisque le délai constitutionnel a été dépassé la nuit dernière et que le budget est parti directement au Sénat.

Nous en parlerons avec Sandrine Rousseau, député écologiste de Paris, Marie Lebec, député ensemble pour la République des Yvelines et Nicolas Sensu, député communiste du Cher. À 20h30, vous avez rendez-vous avec Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale présenté par Marco Pomier. Nous reviendrons bien sûr sur les hommages [musique] aux victimes des attentats du 13 novembre 2015.

Nous attendons également vos réactions ou vos questions en flashant le QR code qui s'affiche ici sur votre écran. Voilà pour le [musique] menu de ce soir. Installez-vous confortablement, chaque voix compte.

C'est parti. Et c'est donc dans cet hôpital de Berlin que l'écrivain franco-algérien Boem Sansal a passé sa première nuit et sa première journée de liberté depuis quasiment 1 an. Son transfert de l'Algérie vers l'Allemagne s'est déroulé en quelques heures hier.

La femme de Boem sans salle la rejoint aujourd'hui à Berlin. D'abord les toutes dernières informations avec Baptiste Garg Chartier. [musique] C'est dans cet hôpital de santé situé en plein cœur de la capitale allemande que Bohem Sansal est actuellement hospitalisé.

L'écrivain surveillance médicale a retrouvé la liberté après 1 an de captivité en Algérie. À des centaines de kilomètres, sa fille apprend la nouvelle. Un soulagement, dit-elle.

Je suis vraiment heureuse qu'il soit enfin libre, même s'il a un an de plus et qu'il est malade. J'irai lui rendre visite, c'est certain et je m'en réjouis d'avance. Et voici l'homme qui aura endossé le rôle du médiateur, Frank Walterstein Mayer, le président allemand qui depuis quelques mois plaidait très discrètement pour une remise en liberté.

Une démarche rendue publique 48 heures seulement avant la libération. Un tel geste serait l'expression d'une attitude humanitaire et d'une vision politique à long terme. Il reflèterait ma relation personnelle de longue date avec le président Teboun.

De bonnes relations entretenues avec Alger. Les deux dirigeants sont proches et la méthode douce semble avoir porté ses fruits. Bien loin des manières fortes revendiquées à l'époque par Bruno Rotaillot.

La stratégie du bras de fer ne fonctionne pas. Elle ne fonctionne pas. Il faut être dans une démarche qui soit une démarche de dialogue.

Ça a été déterminant l'intervention de l'Allemagne et donc nous a toujours pensé que la bonne solution c la bonne méthode c'était celle qui a été employée et qui a fini par porter ses fruits. Cette libération aura suscité mainten à commencer par Emmanuel Macron. Nous avons travaillé en transparence avec nos amis allemands comme tir de confiance et je remercie sincèrement le président Steinmer de s'être rendu disponible.

C'est l'épilogue d'une libération survenue dans un climat diplomatique crispé entre Paris et Alger. Mais permettra-t-elle de réchauffer cette relation très fragilisée ? Dans le respect et dans comment dirais-je la considération pour le partenaire algérien, nous sommes en train de rétablir ces canaux de communication.

C'est vital pour assurer la sécurité de la France. Boem sans ça doit encore passer une série de tests médicaux en Allemagne. Pour l'heure, nul ne sait encore à quelle date son retour en France sera programmé.

Alors, c'est vrai que depuis hier, on se réjouit évidemment de cette libération, mais on s'interroge sur le rôle exact qu'a joué l'Allemagne, notamment quand on entend Emmanuel Macron parler de tiers de confiance. Bertrand Perrier, l'Allemagne en tiers de confiance, quel rôle exact ont joué les Allemands dans la libération de Boem Sansal ? Alors, d'un point de vue formel, d'abord, la libération résulte d'une réponse favorable donnée par le président Temoun.

Teboun a une demande de grâce de Balem Sansal qui lui avait été adressée par le président allemand, Steinmeer. De fait, l'écrivain a pris, on vient de le voir, euh le chemin de Berlin où il est arrivé dans un avion de l'armée allemande et Emmanuel Macron n'a pas dissimulé ce rôle de l'Allemagne. Au contraire, il a parlé de coopération fructueuse, il a remercié le président allemand qu'il a qualifié lui-même, donc comme vous le venez de le rappeler, de tiers de confiance.

Mais cette intercession de l'Allemagne, elle suscite des polémiques depuis hier. On a par exemple entendu Éric Sioti affirmer que l'Allemagne avait réussi là où le gouvernement français avait échoué. Est-ce qu'il y a eu une faillite de la diplomatie française dans cette affaire ?

Ah, c'est évidemment beaucoup plus compliqué que cela. La réalité, c'est que on le sait, les relations franco-algériennes sont extrêmement tendues. Au moins depuis 2024, les sujets de crispation sont nombreux. la question du Sahara occidental, la question de la relation privilégiée France-Maroc et évidemment la question du refus de délivrance des euh passeports diplomatique des laissés passés consulaires pour les personnes sous OQTF et la situation a été envenimée encore par la position très dure de Bruno Rotaillot alors ministre de l'intérieur qui était favorable à un bras de fer avec l'Algérie.

Bref, le dialogue était rompu, l'Algérie était braquée et il était hors de question qu'elle perde la face, qu'elle s'humilie davantage encore en paraissant cédé à une demande de la France. Conséquence pour obtenir la libération de Boisem sans sal, il fallait sortir la France du jeu diplomatique non pas par faiblesse intrinsèque de notre diplomatie mais simplement parce que cette diplomatie était démonétisée du fait de l'irruption d'enjeux de politique intérieure, d'où l'intervention de l'Allemagne. Exactement.

En réalité, ça fait plusieurs mois que l'Allemagne joue discrètement ce rôle d'intermédiaire, de médiateur, de passerelle entre la France et l'Algérie. Elle n'est d'ailleurs pas la seule puisque le pape Léon XIV avait été également sollicité puisqu'on sait qu'il entretient une bonne relation avec le président Teboun. Mais l'Allemagne présentait d'importants atouts pour l'Algérie elle-même.

D'abord, on sait que euh le président algérien a été soigné par des médecins allemands en Allemagne d'un Covid très sévère qu'il avait contracté en 2020 et qu'il est reconnaissant personnellement à l'égard de l'Allemagne. On sait également que l'Allemagne et l'Algérie entretiennent des relations économiques notamment énergétiques très importantes. Et puis l'Allemagne est un partenaire important au sein de l'Union européenne et l'Algérie avait tout intérêt à se ménager les bonnes grâces de ce poids lourd.

Donc c'était donc une façon pour tout le monde de sortir la tête haute. Oui. D'abord l'Algérie devait libérer Boem Sensal.

Elle ne pouvait pas le détenir éternellement. On imagine le cataclysme d'image internationale qu'aurait été la mort de Boem Sans sal en détention en Algérie. Donc la libération permet à l'Algérie de passer aux yeux du monde pour un état raisonnable. est sensible aux questions humanitaires.

De l'autre côté, la France sort de l'impasse et l'Allemagne tire les marrons du feu. En somme, c'est la victoire d'une diplomatie à trois bandes feutré, discrète mais efficace. Les termes du débat sont posés.

Bruno Foux, comment vous lisez cette libération ? Est-ce que vous diriez que l'Allemagne a réussi là où la France a échoué ou est-ce qu'au contraire, c'est le succès d'une triangulation Paris-Berlin Alger ? Avant ça, il y a la libération d'un homme qui a près de 80 ans, qui a été en prison pendant un an, qui souffre d'un cancer.

Et donc c'est un une joie immense, un enthousiasme quasiment et et en tout cas un soulagement comme tout le monde a pu l'exprimer. Donc c'est ça avant tout. Après franchement vouloir faire des polémiques aujourd'hui euh ça ça n'a pas de sens.

J'entendais Bruno, j'entendais monsieur Siotti, ça n'a aucun sens aujourd'hui de de polémiquer. Après, si vous demandez d'analyser les faits, quand vous êtes en en opposition de phase, en difficulté avec un pays, à aucun moment l'Algérie n'allait directement remettre B sur en France. qu'on a pas fait n'allait pas faire ce cadeau après tout ce que il s'est passé, tout ce qu'on leur a dit, tout ce qu'on leur a fait subir depuis depuis des mois, depuis des années.

Donc pour vous, c'était entendu que Alger ne ferait pas ce geste pour partir de parallèle, c'est pas ça que je veux faire mais abusif ou inexact mais quand vous prenez des situations d'otage par exemple avec différents pays, on a vécu en France de très nombreux, ils ne reviennent, il y a toujours un intermédiaire qui qui agit. Donc là, il y a eu intermédiaire, c'est l'Allemagne. Au contraire, ça veut dire que en Europe, avec les Allemands, on a une complicité.

Bien sûr, tout cela s'est fait en coordination totale, en complicité totale avec les Allemands et les Algériens. Donc on peut trouver des défauts mais là sur ce sur ce coup-là on a quelqu'un dont on tombé la libération depuis un an. Il est libéré et il libéré grâce à la diplomatie française allemande et européenne.

Donc voilà point on se réjoui. Cette triangulation avec l'Allemagne elle ne date pas de lundi dernier. Elle date d'il y a plusieurs mois déjà.

Elle date du printemps dernier même. Oui. Oui.

Certainement. Certainement. Mais on est sur d'autres sujets avec l'Allemagne.

Il y a pas que ce sujet-là. Donc euh je remercie bien sûr également les les Allemands. Ce que je peux dire peut-être en en plus, c'est que on a eu quand même euh ça a été cité dans ce que monsieur Perry a dit, mais également dans le reportage précédent, il y a eu un certain nombre de de voix euh qui ont porté pour renforcer euh le le rapport de force avec euh l'Algérie.

Quand on regarde les résultats sur la partie immigration, il y a plus d'utf un ou deux par semaine. Donc les Algériens en situation illégale ne sont plus euh renvoyés en France depuis plusieurs mois. Il y a parce que l'Algérie ne délivre pas de laisser passer consulir quand on les renvoie quelqu'un, il va pas vous rendre service donc il bloque il bloque sur le volet immigrationnel dans l'autre sens il y a plus de 300000 demandes de visa non satisfaites donc de personnes qui sont en Algérie, qui veulent venir voir des proches des gens malades en en France.

Voilà sur le plan de de l'économie, on a perdu 25 % d'exportation depuis depuis 2024 sur le plan des relations bilatérales du renseignement. On voit bien que la situation au Mali aujourd'hui est très complexe et qu'il faut au contraire travailler beaucoup plus avec le Maroc et l'Algérie en terme de renseignement. Donc sur tous ces plans-là, le rapport de force qui a été mené a bloqué toutes euh ces ces ces points de euh de collaboration commune.

Et donc on on a un résultat qui qui est négatif sur tous les plans dans la relation entre la France et l'Algérie. Donc euh le rapport de force, s'il y a une analyse à faire et un procès à faire, c'est le rapport de force de façon unilatérale et et inconditionnelle et irréfléchi qui a amené ça. Et et je terminerai là-dessus pour pas être pour pas être long, mais il y a eu des moments où Bohem Scel aurait pu être libéré.

Il des moments où on était pas loin de de le libérer. En avril par exemple, par exemple en avril, voilà, moi j'ai beaucoup été avec d'autres parlementaires en contact quasiment toutes les semaines avec les autorités algériennes et des des parlementaires et une ou deux fois a fait nous appeler pour aller le voir. Voilà.

Donc ce rapport de force, il faut le faire. C'est important de faire un de force mais ensuite il faut que ce soit sous les radars parce que si c'est au plan médiatique ben ça bloque les positions et ça empêche les position d'évoluer. J'accueille sur le plateau de chaque voix compte Noël le noir.

Bonsoir et merci d'être avec nous ce soir. Je vous en prie d'excuser mon retard parce que la circulation d' Paris est compliquée ce soir. Très compliqué de manière générale.

Vous êtes tout excusé. Je rappelle que vous êtes la présidente du comité de soutien à Boem sans salle. Vous êtes également ex-ministre des affaires européennes, membre du Conseil constitutionnel.

D'abord, je voulais vous demander si vous avez de dernières nouvelles à propos de Boem Sensal, à propos de son état de santé, à propos de sa situation ce soir dans cet hôpital de Berlin. Alors effectivement, on a des contacts et moi en particulier, j'ai eu des contacts euh notamment avec l'ambassadeur. On a un excellent ambassadeur de Franceur de France en Allemagne, François Deâtre.

Alors, il est en période de checkup euh dans un hôpital militaire à Berlin. Euh il est arrivé euh rayonnant, nous dit-ons, parce que il a été soulagé, il était extrêmement heureux. Euh il connaît beaucoup de choses sur ce qui s'est passé en France en le en en son absence le concernant et bah on attend qu'il revienne en France, mais on n pas évidemment de délais.

Ça va se faire puisque je pense que la France veut le récupérer et nous on sera évidemment présent pour son accueil puisque je dois remercier ici tous ceux qui au Parlement, c'est-à-dire au Sénat, à l'Assemblée nationale, dans les villes et villages ont soutenu cette cause parce que ce qui est arrivé c'est inespéré et je pense que c'est très largement dû au fait que le dossier le cas Wem sans sal qui est quand même unique en son genre un écrivain de 80 ans qui est incarcéré uniquement parce que ce qu'il écrit ou ce qu'il dit déplaît un pouvoir en place qui est quand même de l'autre côté de la rive sud méditerranée. C'est quand même pas un pays complètement obscurantiste en principe. C'était tellement unique en son genre que il y a eu quand même une très forte mobilisation et ça il faut remercier tout le monde.

Alors après il y a le débat politique entre eux. Fallait-il faire pression ? Nous nous considérons que oui parce que on n' pas la science infuse.

On a 2000 membres dans ce comité et on a consulté évidemment jour après jour. Vous étiez partisane de la méthode forte, de la méthode ferme de de Bruno Retaillot. Alors nous nous pensons en tous les cas c'est ce qui est le plus concordant dans les remontées que nous avons, c'est que ce qui a joué c'est d'une part évidemment l'intervention de l'Allemagne en plein accord avec la France depuis des mois et des mois.

Je pense que depuis fin décembre 2024 ou début 2025 avec des promesses du gouvernement qui n'était pas tenu mais il y avait quand même une implication de l'Allemagne et d'autres pays mais de l'Allemagne essentiellement avec un rôle joué très important par l'ambassadeur d'Allemagne en Algérie. Et d'autre part, ce qui remonte et des gens qui quand même sont sur le terrain, c'est que l'isolement diplomatique de l'Algérie a joué puisque le pouvoir algérien en réalité s'est rendu compte que avoir un vieux monsieur en prison, un écrivain qui a mobilisé la classe politique française et la classe politique au-delà de la France et beaucoup d'intellectuels euh de presque tous les courants de pensée euh c'était quand même gênant. On a cra puisque par exemple le pape n'aurait pas été en Algérie comme il en a l'intention puisqu'il a été sensibilisé par le gouvernement français, sensibilisé par Gérard Larch qui l'a vu récemment et il avait ce dossier bien à l'esprit comme il l'a dit d'ailleurs directement à ses interlocuteurs français.

Il serait pas allé en Algérie sur les pas de Saint-Augustin avec un vieux monsieur euh en prison qui est quand même un écrivain, c'est pas n'importe qui, et un écrivain qui est quand même une gloire française, européenne mondiale et qui devrait être une gloire algérienne. Oui. Oui.

Bon, juste un tout petit mot, c'est que c'est pas un cas isolé. Vous avez Christophe Glaise qui est actuellement en prison et le journaliste de société de on reste mobilisé pour faire libérer maintenant Christophe qui n'est pas qui a pas 80 ans mais qui est quand même journaliste qui aucune raison président. Monsieur le président, je suis d'autant plus heureuse de ce dialogue avec vous qu'on vous a écrit et on pense avoir une réponse un jour.

Oui. Vous nous avez jamais répondu. Je vous vous lui avez écrit pourquoi ?

Non non non non non. On vous avait demandé vraiment de porter un message et euh c'est vrai que quand vous êtes intervenu lorsqu'il y a eu cette résolution qui a été proposée par monsieur Gabriel Atal pour demander la libération immédiate et inconditionnelle de Boem Sansal qui est qui a rassemblé tous les chiquets politiques. vous avez présenté des amendements qui étaient totalement étrangers à cette cause et c'est vrai que ça a beaucoup déstabilisé nos interlocuteurs algériens.

En quoi votre amendement sur le financement d'une indemnisation pour les essais nucléaires qui ont eu lieu en l'Algérie pouvait conditionner la libération de Bohem sal ? Alors vous dites faut pas faire pression mais en réalité vous faisiez pression sur le gouvernement français et donc ça nous a désarsonné ça nous a désarsonné ça nous a fait beaucoup de peine parce que on s'est imaginé queem sans sal était récupéré politiquement vous voulez répondre à Noël le noir sur ce pas rentrer dans dans les détails. Je sais ce qu'on a fait je sais ce que moi-même ce que j'ai fait ce que les parlementaires ont fait et la position que que l'on a eu.

Je dis qu'il faut faire des rapports de force mais une fois que le rapport de force publiquement a été entamé, il faut négocier en sous-main. On voit bien que l'arrivée du ministre Nunz a changé complètement la donne. Les allemands ne sont que une un des éléments de la donne qui a changé entre les deux pays.

Donc il y a des étapes avant l'intervention de l'Allemagne n'est pas la première étape, c'est notre une autre étape d'un début. On va y revenir et je vais donner la parole dans un instant à Rachel Binas. Mais d'abord, je voulais voir je voulais voir justement avec Anna Cabana ce ce soulagement, cette joie don dont on parle n'efface pas les dissension politique.

C'est la petite histoire dans la grande tout de suite avec Anna. Jingle, pas de jingle. Donc Anna Cabana, on le jingle.

Ouais, on fait le jingle. La petite histoire dans la grande on le disait, il y a évidemment ce soulagement, cette joie et c'est bien sûr ce qui doit prévaloir mais il y a aussi depuis hier des dissensions politiques fortes. Et oui, depuis hier, on entend ce petit air au sommet de l'État.

Heureusement qu'on a Laurent Nunz en tanton. Si Bruno Rotaillot était encore ministre de l'intérieur, Sansal n'aurait peut-être pas été libéré. Est-ce vraiment un hasard se demande-t-on si la libération est intervenue un mois après le départ de de Bruno Rota ?

Pronillot était ministre donc jusqu'au 12 octobre. Il avait fait de la fermeté vis-à-vis d'Alger un des marqueurs de son action. Son successeur Laurent Lunez a sur ce dossier, il a marqué une vraie rupture dès les premières heures et il a euh nonstop déclaré au fond que le bras de fer qui avait été engagé par Bruno Rotaillot n'avait pas produit de résultat à ses yeux et lui prenait plutôt ce qu'il appelait une coopération apaisée mais exigeante avec Alger.

Hier, ce qui est intéressant, c'est que en réaction à cette libération, Emmanuel Macron a donné un coup de griffe à Bruno Rotaillot en se félicitant, je le cite, d'une méthode faite de respect, de calme et d'exigence. Ce sont exactement les mots du chef de l'État qui ont été sous-titrés he par des commentaires des conseillers de l'Élysée qui nous ont expliqué que le bras de fer n'avait pas fonctionné, que c'était clair, qu'on avait rien obtenu en se fâchant avec ce qu'on sollicitait. Il y avait vraiment deux lignes ?

Absolument. Mais attendez la ligne il y avait bien sûr la ligne diplomatique, la ligne ferme, la ligne du qu d'orsé et la ligne de la place Beauaveau. Il y avait les partisans de des discussions feutré discrète en coulisse et les tenants des du rapport de force par média interposé.

Mais il faut savoir une chose Adeline, il y a toujours de lignes. C'est-à-dire que c'est un jeu de rôle assez traditionnel sur un type de sujet comme celui-là et c'est pas forcément préjudiciable mais à une condition. Il faut que ces deux lignes ne se dénoncent pas l'une l'autre et surtout il faut que le président tienne la barre.

C'est-à-dire ce qui compte c'est comment le président de la République va tenir l'équilibre. Là il y a pas eu d'équilibre, il y a eu l'essuieglace. C'est que le même Emmanuel Macron qui vente aujourd'hui le respect et le calme, il a le 6 août envoyé une lettre au Premier ministre de l'époque he François Bairou lui demandant, je cite, d'adopter une approche de plus grande fermeté.

Le même Emmanuel Macron avait à ce moment-là appelé Bruno Rotaillot qui était encore ministre de l'intérieur à agir avec plus de fermeté et de détermination. C'est pour ça que Bruno Rotaillot aujourd'hui dans le Figaro, il dit qu'il dénonce le double jeu d'Emmanuel Macron. D'ailleurs, ce qui est très intéressant, c'est que Bruno Rotaillot va jusqu'à exonérer le ministre des affaires étrangères Jean-Noel Barreot auquel on l'oppose tout le temps pour mieux charger Emmanuel Macron.

Que dit-il ? Tao il dit Jean-Noël Barot avec lequel j'ai eu de bonnes relations exécutez les décisions qu'Emmanuel Macron prenait et le Figaro insiste. Lui dit mais y compris quand il critiquait publiquement votre ligne de fermeté Bruno Rotaillot réponse de Bruno Rotaillot il relayait la ligne de l'Élysée.

Fin de citation c'està-dire que ce n'est pas Retaillot contre Barreau, c'est Retaillot contre Macron. Mais pardon à l'époque ça n'aurait pas justifié une démission de Bruno Rotaillot ? Alors, je vous confirme Adeline que la démission de Bruno Rotaillot sur ce sujet algérien aurait raconté une autre histoire avec sacrément plus de panage.

Une histoire nettement meilleure pour lui que son petit cinéma par rapport au retour annoncé de Bruno le maire au gouvernement. Parce que là pour Bruno Rotaillot, ça a été quand même perdant perdant. Mais attention, faut voir une chose.

Depuis hier, Bruno Rotaillot, il a bon dos. C'est que il y a quand même il y a quand même aujourd'hui, il est en train de servir de bouqumaire dans cette petite histoire du microcosme politique français. D'ailleurs dans son entourage, on s'inquiète he de constater que le pouvoir algérien dis-il est en train de réussir aux yeux de l'opinion publique française à en faire le coupable du blocage.

Faut quand même savoir une chose, c'est que ça fait vraiment longtemps qu'au sommet de l'État chez nous en France tout le monde savait que le déblocage ne pourrait venir que d'un pays tiers. Le fait que Berlin serve de tiers de confiance c'est pour éviter l'humiliation de l'Algérie. Mais certains préfèrent et on ne va pas les nommer toujours parler d'une humiliation de la France.

La vérité c'est que hier la liberté l'a emporté. L'Algérie a dû céder dans une affaire de pur respect des droits de l'homme et on devrait tous unanimement se réjouir sans polémique. Rachel Binas, je vous voyais réagir.

Je vais donner la parole dans un instant à Noël leoir. Mais d'abord Rachel, est-ce qu'il est juste d'opposer ce soir la méthode forte de Bruno Retaillot à la méthode à la méthode 12 du qu d'ors ? l'exposé a été extrêmement bien fait et je vais rentrer un peu plus dans il y a certains éléments qui ont été tenus sur le plateau qui sont pas tout à fait exacts.

La méthode forte comme on l'appelle à juste titre n'a jamais été appliquée. Elle n'a jamais été appliquée. Elle a été souhaitée en effet par Bruno Rotaillot.

Elle n'a jamais été appliquée parce que en effet l'Élysée ne le souhaitait pas et que le quedoré de toute façon suivait la la ligne de l'Élysée. Ça correspond aussi quand vous dites la méthode forte, elle n'a pas été appliquée. C'est-à-dire qu'est-ce que Bruno Rota a dit qu'il n'a pas fait ?

Et il je ne dirais pas qu'il n'a pas fait. Je dirais qu'il a été empêché parce qu'il y a eu des tentatives, des demandes par exemple de réduction de nombre de visas accordé qui n'ont pas été appliquées sur le terrain, qui n'ont pas été appliqué par le qu d'ors très clairement. On est par exemple à plus 1000 visas étudiants accordés à des Algériens en cette en cette rentrée.

On sera certainement à la fin de l'année, j'auraiis sur des fourgettes assez basses pour ne prendre aucun risque à 150000 visas accordé aux Algériens. Donc vous voyez bien que les mesures de rétorsion que certains appelaient de leur vœux ne se sont pas appliquées. On peut s'en réjouir ou le déplorer mais la méthode forte comme on dit est-ce que le fait d'avoir déclaré qu'il le ferait n'a pas suffi peut-être à à irriter Alger ?

Si vous voulez moi je je suis assez je suis assez surprise d'entendre notamment de de la part de de monsieur le député des propos comme tout ce qu'on a fait subir à l'Algérie ou quand vous insultez les les Algériens. Je suis assez surprise de l'entendre d'un député français euh parce que le forcé de constater et c'est extrêmement factuel que Emmanuel Macron a été le président et même le candidat, il a commencé alors qu'il était candidat à euh faire le plus de gestes envers euh le régime algérien, envers l'Algérie dans son ensemble. C'est le président qui a tendu le plus de mains des mains qui n'ont pas été saisies.

Or, pour se réconcilier, il faut être deux. il faut être deux et si en face votre interlocuteur ne le souhaite pas, les choses sont tout de suite beaucoup plus compliquées. Euh c'est je pense vraiment qu'il faut avoir à l'esprit tout ça parce que parce que ça dit quelque chose du récit aussi en face qu'on souhaite inscrire et je peux comprendre hein, le régime algérien joue sa partition, on ne peut pas on ne peut pas leur empêcher.

Mais attention à ne pas voilà avaler les éléments de langage d'un régime autoritaire qui a fait le ciment qui a fait de du ressentiment à l'égard de la France le ciment de de la nation. Noël le noir. Alors moi j'ai deux réagir vivement très vite.

Oui. D'abord je suis tout à fait d'accord avec ce qui a été dit à l'instant et Anna Cabana a justement dit que ça n'est pas très décent ce débat politique interne. Ça ça devrait vraiment rester l'émission s'appelle chaque voix compte.

Donc c'est les voix dont parlait se sont exprimé et il est important quand même d'import on devrait faire la paix des braves. Mais en dehors de cela, moi j'ai pas du tout du tout le même écho. L'écho est le suivant, c'est que d'une part nos correspondants algériens nous disent que la pression qui a été exercée et de votes. le vote sur la dénonciation des accords franco-algériens de 68 certes à une voix prête mais avec une grande coalition de droite.

Puis le vote au conseil de sécurité qui a quand même été un choc émotionnel pour l'Algérie qui ne s'attendait absolument pas à ce que des pays comme le Pakistan dont elle pouvait compter sur la fidélité et l'appui s'abstiennent. Ça a eu joué un rôle majeur ainsi que les pressions. Mais ce que je peux vous dire c'est que contrairement à ce qu'on pense, Retaillot est extrêmement populaire, ça vous paraît vraiment paradoxal, chez ceux qui sont, sans le dire publiquement évidemment, des opposants, ceux qui veulent que le régime algérien finalement libéralise ceux qui refusent de voir des lois, qui traitent de traître à la patrie. tous les membres de la diaspora en dehors de l'Algérie qui prendrai position contre le pouvoir algérien, qui refusent qu'on mette des religieux en prison parce que on a peur que il suscite des conversions à d'autres religions que l'islam.

Le fait que toute l'équipe politique de Boutflica soit en prison, même des gens et des femmes d'ailleurs qui étaient en appui de monsieur Teboun. Donc tous ceux qui euh en réalité cherchent un peu à à faire pression sur l'Algérie étaient content. Et je peux vous dire que la popularité de Bruno Rotaillot d'abord en France euh et en Algérie euh grâce à cette problématique de tension interne à la France, elle est dans une certaine fraction de la population peut-être la plus éclairée.

Très bonne. Bertrand Perrier, vous vouliez intervenir vrai non, je voulais vous interroger sur les enjeux de politique intérieure algérienne parce que cette volte face du président Teboun, elle est évidemment aussi corrélée à des questions de politique intérieure algérienne. Et je voulais votre avis sur le timing de cette libération.

On sait aussi que le président Debound va aller en Allemagne en janvier prochain et que donc il y a aussi dans ce timing quelque chose qui dit sur la situation intérieure de l'Algérie. Absolument. Oui, vous avez en Algérie comme en France différents points de vue et donc à partir du moment où nous on affiche un point de vue frontal contre la Légrie, vous avez en face les mêmes contre la France qui se mobilisent. appartement, vous vous changez de face et vous arrivez avec euh un nouveau ministre de l'intérieur qui a une position différente et ben de la même façon en Algérie, vous avez les pros français, en tout cas ceux qui sont pour une relation euh féconde avec euh la France qui se mobilise et donc vous changez complètement le le jeu qui était bloqué avant.

Ils se débloquent pu ce sont pas les mêmes qui interviennent. Il y a eu des changements en Algérie. Vous avez le le le patron du rement intérieur qui a été changé.

Donc c'est des signes très forts. Il n'aurait pas certainement été changé si nous-mêmes nous avions pas modifié l'approche que que l'on avait sur le côté sur le côté l'Algérie. Je je je je a faut faut distinguer.

Il y a le régime algérien aujourd'hui connaît autoritaire une qu'on combat tous et qui est combattu tous. Non pas tout le monde. Il a énormément de relais, on l'a vu à partir de l'incarcération de bemè sensal, il y a énormément aussi de relais du régime.

Aujourd'hui, les opposants, je pense à Rilouche nous racontent aussi les pressions qu'ils vivent en France qu'ils vivent en France et qui se demandent si finalement le statut de réfugiés peut encore les protéger. Il y a eu des tentatives d'enlèvement, il y a eu des agressions physiques, tout ça, il faut aussi en parler. C'est sur notre sol.

Sur notre sol. Mais les autorités françaises, au contraire font jouer la justice pour défendre et protéger les les les les personnes algérienne qui s'exprime contre le régime algérien. C'est notamment une des raisons pour lesquelles il y avait une un bisb entre les les les deux pays.

Alors Bruno Fux, vous vous l'avez évoqué d'un mot il y a quelques instants. Le 30 octobre dernier, l'Assemblée nationale a donc adopté cette résolution du Rassemblement national qui vise à remettre en cause les accords franco-algériens de 1968. Avant de vous entendre, piqû de rappel avec Valérie Brochard.

La droite de l'hémicycle exulte. Rappelez-vous, le 30 octobre dernier et pour la première fois de son histoire, une résolution du Rassemblement national a été adoptée par l'Assemblée. Un texte qui propose de rompre l'accord franco-algérien de 1968.

En dénonçant cet instrument désuet, nous appliquerons le droit commun de la République qui encadre l'entrée, le séjour, l'établissement des ressortissants de pays tiers à l'Union européenne. Les Algériens ne doivent plus être des étrangers à part, ils doivent devenir des étrangers à part entière. L'accord signé entre la France et l'Algérie le 27 décembre 1968 crée un statut unique pour les ressortissants algériens en matière de circulation, de séjour et d'emploi.

Les Algériens n'ont pas besoin de visas spécifiques pour rester plus de 3 mois dans l'hexagone et accède plus rapidement que les autres étrangers au titre de séjour pour 10 ans, y compris dans le cadre du regroupement familial. Pour les entrées sur le territoire de plus courte durée, ils n'ont pas de cartes de séjour en France mais des certificats de résidence pour Algériens. Débarquement d'immigrants algériens, des hommes, quelques femmes avec leurs enfants.

Signé 6 ans après la fin de la guerre d'Algérie, cet accord favorisait l'immigration des Algériens au moment où la France avait besoin de bras pour soutenir son économie. Maintenant critiqué par la droite et l'extrême droite française, cette exception algérienne reste défendue par la gauche et le centre de l'échiquier politique. Si on voit les conséquences que ça peut avoir, c'est une balle dans le pied tirée à la France.

Avec cette résolution, ça veut dire queon revient en régime commun et que il y a une libre circulation, beaucoup plus d'immigration. Mais il y a une disposition dans les accords de 68, c'est la révision de ces accords. L'accord a déjà fait l'objet de trois révisions, mais ces grands principes ont été maintenus.

Aujourd'hui, le Premier ministre se dit ouvert à la réflexion. Je ne crois pas à l'abrogation de cet accord, mais à sa renégociation parce que cet accord a bien des égards et Caduc n'est plus complètement à jour au regard d'ailleurs des attentes des deux parties. Le 28 octobre dernier, le Conseil d'État modifiait déjà l'une des dispositions du texte qui prévoit le renouvellement automatique des certificats de résidence algérien de 10 ans.

L'autorité administrative compétente peut désormais refuser ce renouvellement s'il y a menace graves pour l'ordre public. Alors, j'ai plein d'autres questions à poser à nos trois invités ce soir. Le nouveau ministre de l'intérieur, Laurent Nunz, a parlé ce matin de de de la en expliquant qu'on avait plus de contact sécuritaire avec l'Algérie.

Ce dialogue sécuritaire est important pour la sécurité de nos concitoyens. La reprise de la coopération sécuritaire, ça veut dire quoi Rachel Vinas ? c'est la coopération sécuritaire notamment en matière de lutte contre le terrorisme.

Euh honnêtement, on va se dire les choses hein, je je vais être honnête. Euh en effet, elle était euh fortement fragilisée, pour ne pas dire quasiment inexistante depuis euh depuis la crise. Mais si on on prend un peu de distance et qu'on recule un petit peu, elle n'a jamais été extraordinaire.

C'est ce qu'on vous explique en en c'estàd que on en était à 12 agents français, c'est ça, qui étaient à Alger, qui ont donc été expulsés au mois d'avril dernier, qui sont rentrés en France. Est-ce qu'ils vont retourner à D'ici là, il faudrait déjà rétablir le lien la relation diplomatique, hein. Euh ça faisait déjà un certain temps qu'on avait pas d'ambassadeur algérien en France.

C'était la grande mosquée de Paris qui faisait office euh d'ambassade hein, d'ambassade bis. C'est d'ailleurs au début au sein de de de la grande mosquée que certaines négociations pour la libération de Boem ont tenté d'émerger. Mais la la France pour le moment a misé sur le Maroc en terme de coopération sécuritaire.

Euh est-ce qu'elle peut faire les deux ? On est aussi souvent dans une triangulaire, hein, avec euh avec ces pays-là. Euh mais euh bien sûr, si elle peut reprendre, il le faut.

Mais je crois que avant ça, il y a d'autres marches à franchir euh avant d'arriver à une relation à une coopération sécuritaire optimale en toute confiance. Est-ce que dans les marches à franchir, il y a des contreparties à accorder à à à l'Algérie et qu'est-ce qu'Alger a demandé ? Enfin, Alger n'a pas fait un geste humanitaire pour l'Allemagne.

Il y a autre chose. Il y a il y a certainement autre chose. Pour le moment, ce n'est pas sorti.

Est-ce que ça sortira un jour ? Je ne peux pas vous le promettre. Mais en effet, dans dans le numéro de Marianne qui est actuellement disponible, on fait le point sur ce qu'avait avant que qu'il soit libéré, ce qu'avait posé sur la table Alger.

C'est certaines choses reviennent souvent hein. D'ailleurs, il y a il y a un côté récurrent. Je vais vous en citer quelques-unes Pelmel sans rentrer dans dans le détail.

Euh qu'on lui livre bien sûr les opposants, les opposants les plus médiatiques euh comme le le chef du du MAC du mouvement pour l'autonomie de de la Kabili. Mehen il est en exil dans l'hexagone. Il a été condamné à perpétuité.

Euh il les proches aussi de Bouteflica, vous savez qu'à la suite de la chute de Bouteflica, un certain nombre de ministres et de proches ont été placés en prison. Euh l'un des ministres Bouchare a échappé euh a échappé à à l'emprisonnement. Il vit dans les Alpes Maritimes si je ne vous dis pas de bêtises et Alger aimerait le récupérer pour le placer bien sûr derrière les barreaux.

Et puis elle veut aussi une autre chose, ce sont les agents inquiétés sur le sol français. L'un d'eux, par exemple, si vous vous souvenez l'affaire euh de euh du consulat de Créteil, affaire du consulat de Créteil, l'un des responsable, l'un des diplomates est aujourd'hui soupçonné euh d'être impliqué dans une affaire d'enlèvement. Amir Des, un influenceur algérien opposant réfugié en France en exil qui dit avoir été victime de de séquestration d'enlèvement. ce diplomate-là euh a été mis en examen.

Euh il doit être traduit devant la justice. Alger aimerait bien le récupérer afin qu'un procès ne mettre pas en lumière euh peut-être les euh les les affaires et euh et son son Bruno F. Se peut-il que la France accède à certaines des demandes de l'Algérie ?

Ah ben je pense que sur la question des droits de l'homme ou de procure judiciaire en cours, c'est impossible. On avait depuis le début maintenu des positions très très fortes, très fermes pour garantir la liberté d'expression ici de toutes les modes de pensée notamment des des opposants. On serait vraiment à l'opposé de tous nos principes.

Ça me paraî absolui assez in plein d'autres pays qui le demandent. J'arrive de Madagascar où le président Radioel demandait également on a jamais fait. Enf dire c'est c'est contraire à tous nos principes.

Voilà. Alors, ce qui est de l'ordre à procure judiciaire, non. Et ce qui est l'ordre de de situation de civile ou ici de personnes qui résideraient, ça me paraît politiquement impossible de le faire sur le renseignement.

Je voudrais ajouter quand même que la coopération alors elle pas optimale mais elle a commencé à à se refaire depuis très peu de temps. Et il y a aussi des situations qui font évoluer les les les modes de pensée, notamment la situation au Sahel. Euh Sahel aujourd'hui est en pleine euh difficulté des confitures avec un un état islamique en tout cas qui est très très fort.

Le le Mali est est va très mal. Euh Burkina Faso va très mal et là on est aux portes de l'Algérie. Donc l'Algérie a besoin également de stabiliser sa relation, d'avoir des partenaires, d'avoir des alliés notamment la France.

Je reviens sur ce que vous avez dit tout à l'heure sur la résolution du conseil de sécurité pour le Sahara occidental ou Sahara marocain si on est au Maroc. L'Algérie voit bien que d'être isolé et de ne pas négocier, de ne pas discuter et ben c'est une position qui est pas favorable. Dans une ego, dans une discussion, faire de la diplomatie plutôt que s'isoler.

Noël le noir. Euh je voulais terminer avec vous parce que j'entendais hier soir Florence Somna dire que c'est compliqué de revenir parmi les vivants après la détention. Est-ce que vous vous interrogez aussi sur le mal qu'aura fait à Boem Sansal la prison ?

Je souhaite et je crois savoir que il a une force morale considérable. Il faut pas oublier que en prison, en tous les cas, c'est ce qui est remonté non pas par sa femme mais par disons les les onondis qui filtrent nécessairement même quand les gens sont en détention. Il était à l'isolement puisqu'on avait fait savoir aux autres détenus parce que c'est quand même quelqu'un qui séduit beaucoup, qui est très gentil qui qui a un langage très amical.

Il est vraiment euh moi je suis la seule sa douceur sur son visage. Je l'ai jamais vu mais je l'ai entendu, je l'ai vu à la télé et je l'ai lu. Et donc il y avait une forte recommandation faite aux avocats d'autres détenus et notamment des détenus politiques puisqueil y a à peu près 300 à 400 prisonniers d'opinion politique, journalistes, religieux, avocats et cetera de pas le voir.

Donc il était à l'isolement et il a résisté. Et si et il a écrit, vous pensez est-ce qu'il va faire un livre sur sa détention ? On nous a dit qu'il n'avait qu'il avait une télé mais il n'avait pas de téléphone et il n'a toujours pas de téléphone à l'heure actuelle à l'hôpital militaire à Berlin.

Et ce qui est formidable, c'est que vous lisez les minutes du procès parce que souvent les procès, c'est parce c'est pour ça que je suis en train de relire le procès de Kafka. Souvent les procès, ça illustre ce qu'est un pays. Et alors la présidente de la cour d'appel lui a dit "Mais vous parlez, vous êtes algérien, vous parlez arabe ?" Il a dit "Non madame, je ne parle que français." et on l'a doté d'un interprète.

Donc je trouve que c'est déjà un acte de courage. Et ensuite, on lui a dit "Mais c'est quand même très curieux, pourquoi vous écrivez euh systématiquement contre le pouvoir algérien ?" et il a répondu "Mais madame la présidente, vous faites le procès de la littérature." Et donc je pense qu'il a une très grande force de caractère, mais évidemment on peut pas euh préjuger.

C'est quand même quelqu'un d'assez âgé, enfin comme moi. Et donc euh c'est certainement psychologiquement pour lui. Et bien, puisque chaque voix compte, moi je vous propose ce soir d'entendre la voix de Boem sans salle.

C'était sur LCP, il accordait un grand entretien à Yve Tréard. C'était le 15 septembre 2022. Je m'adresse à compagant.

Enfin, vous passez votre temps, on passe notre temps à nous plaindre, mais agissons. Ouais. Si si on ne fait rien, on n' pas le droit de se plaindre.

Ouais. Ça veut dire qu'on l'accepte et vaut mieux accepter pour de bon et peut-être même raller le pouvoir. Mais si on se plaint, se battre est un devoir.

Se battre est un devoir. Les mots de Boilem sans sal et j'espère Noël noir que la prochaine fois que vous entendrez cette phrase, ce sera de la bouche même de Boem sans sal qu'il sera face à vous et que vous lui annoncerez la dissolution de votre comité de soutien. Et je dois dire que on n'est pas d'accord euh le président FX et moi mais je pense qu'on est d'accord sur Boem sans ça évid qui qu'il faut maintenant complair.

Merci à tous les trois procès on appelle de Christophe Glaise le le 3 décembre évidemment. Merci sincèrement à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de chaque voix compte. On va passer à la question qui fâche.

C'est tout de suite. Al la question qui fâche ce soir, ben c'est tout ça pour ça. Voilà 3 semaines que les députés débattent du budget de la France. 3 semaines de marathon budgétaire entre le PLF et le PLFSS.

Grosse fatigue dans l'hémicycle. Les questions ce soir sur les conditions de ce débat budgétaire, c'est Stéphanie Despierre qui pose la question qui fâche dans la question qui fâche ce soir, un marathon budgétaire pas comme les autres. 15 jours de retard au départ à cause de la valse des premiers ministres, des participants très nombreux car sans majorité et 1493 chaque voix compte. [musique] et des débats très longs qui débordent du calendrier comme le budget de la sécurité sociale hier soir.

S'il vous plaît, mes chers collègues, monsieur le ministre. À minuit, sous les sifflets, le gouvernement annonce qu'il stoppe la discussion et on voit le texte au Sénat. Nous sommes parvenus au terme des 20 jours d'évolu à l'Assemblée nationale par la Constitution.

Prolonger nos débats pour le PFS ne pourrait se faire qu'au détriment de la navette parlementaire et des conditions d'examen par le Sénat. Selon le gouvernement, il y a eu 67 heures de débat sur le budget de la sécurité sociale, presque le double de l'an dernier. À 9h ce matin, les députés reprennent l'examen du projet de loi de finance qu'ils n'ont pas pu terminer début novembre.

Le rythme de travail est bien plus soutenu que les années précédentes. J'ai ma valise, je fais ma lessive et je suis ici non stop de 9h jusqu'à minuit tous les jours, weekend compris, sans arrêt. Le plus dur, c'est d'arriver à gérer la la fatigue parce qu'on se on se couche tard, on se travaille souvent trop tôt et d'arriver à garder les idées claires.

En carbur, comme ça a été dit aussi, à coup de dragibus, ça nous aide à tenir à coup de café aussi. On sait pourquoi on se bat. On a réussi à obtenir quand même de belles victoires, notamment la suspension de la réforme des retraites.

Mais c'est vrai que parfois c'est dur. Samedi, c'était l'anniversaire de ma fille et j'étais ici. Nous faisons le travail pour lequel nous avons été élus.

Tout simplement, nous en revenons à une forme de démocratie parlementaire normale. On a des vrais débats de fond entre députés. Enfin, malgré ces journées intenses, pas sûr que les députés franchissent la ligne d'arrivée, la Constitution donne 70 jours au Parlement pour se prononcer sur le budget.

Donc, c'est plus une course de lenteur et il y a très peu de chance pour que cette négociation au fil de l'eau aboutisse à un budget cohérent dans les délais. Donc tout ça est quand même très inquiétant. 9h minuit, 7 jours sur 7, tout ça, ça peut paraître un petit peu long.

Et j'ai envie de rajouter euh surtout quand on connaît euh l'issue notamment pour le PLF où on se doute bien que ce sont les ordonnances qui sont prises à à l'arrivée. Alors la question qui fâche ce soir, la voici. Tout ça pour ça ?

Et j'accueille sur le plateau de chaque voix compte Marie Lebec, député ensemble pour la République des Yvelines. Bonsoir. Merci d'être là au côté de Nicolas Sensu, député communiste du cher.

Merci d'être là au côté de Sandrine Rousseau, député écologiste de Paris. Merci à tous les trois d'être là. Euh là en deux lettres et non en trois, est-ce que vous avez compté vos heures ? [rires] Est-ce que vous avez compté vos heures cette semaine de sommeil ?

Oui, de sommeil. [rires] Parce que vous avez t tous les trois une particularité, c'est que vous êtes à la fois député mais en même temps vous êtes membre de commission, soit des affaires sociales, soit des finances, soit des affaires économiques. Donc est-ce que vous avez trouvé le don d'ubiquité quelque part ?

Moi, j'ai pas trouvé. Et en plus, j'ai switché pour la commission des enfin j'ai pardon interverti pour la commission des finances là pour le temps de du PLF du projet de loi de finance parce que donc le projet de loi de finance de la sécurité sociale a été transmis cette nuit à minuit au Sénat sans avoir été voté par l'Assemblée nationale parce que vous n'avez pas eu le temps de finir son examen. Alors c'est quand même dommage, il restait 200 amendements.

Alors dire dit comme ça ça paraît beaucoup mais 200 amendements quand on parle de 3000 vous y étiez presque. Ah mais ça c'est la le choix du gouvernement. Je veux dire, on a on a proposé une prolongée, on aurait pu terminer.

Le PLF a encore un peu de temps devant lui. Donc on avait tout à fait la la possibilité de de faire le PLFS dans son ensemble et d'avoir un vote parce que la question c'est d'avoir un vote à un moment. Faut aussi que les députés se prononcent et je pense que le gouvernement a tout fait pour qu'on aille au 471, c'est-à-dire que il y a une transmission sans vote.

Je trouve que c'est je trouve que c'est un peu bon, j'entends dire vous avez pas le temps. Si on a le temps. Alors après le gouvernement a mis de semaines pour transmettre son projet du fait des des du changement de gouvernement.

Mais franchement moi je on n'est pas là pour se plaindre. Donc à un moment on fait le travail, on mène les débats, on parle des gens, on parle des retraités, on parle des commerçants et et à un moment ben on fait notre travail. Et donc je pense sincèrement que on avait le temps d'aller sur au bout du PDFSS et on aurait on a le temps d'aller au bout de de la première partie du projet de loi de finance.

Marie Lebec, pourquoi alors le gouvernement n'a pas laissé le débat se poursuivre sur ce ce PLFS, sur le budget de la SQ alors qu'il restait 200 amendements ? Le gouvernement ne voulait pas aller au vote ? Non, je sais pas.

Enfin, alors moi je suis j'ai plutôt suivi le projet de loi de finance que le projet de loi de finan sécurité sociale. Donc je sais pas exactement quel est le déterminant à la fin qui fait que on on passe pas au vote. Je veux dire, si c'est constitutionnel à minuit de devoir effectivement une fois que vous êtes arrivé au bout des délais.

Alors oui, constitutionnellement oui, mais parole de Benjamin Morel à qui j'en ai parlé, il m'a expliqué que il peut y avoir des prolongés. Alors effectivement, il peut y avoir des des prolongés, il faut que l'ensemble de l'hémicycle soit soit d'accord. Bon euh c'est vrai qu'il y a une frustration de pas pouvoir être allé au vote et je l'entends parfaitement.

Euh paradoxalement, moi je trouve qu'on a quand même eu des débats de bonne qualité sur ce texte et je dirais que inversement peut-être la frustration pour moi, c'est pas tant les heures passées parce que c'est intéressant et puis je pense que tout au long de l'année, on est quand même sollicité par nos concitoyens sur ces sujets budgétaires et on se prépare à cette période. Je dirais plutôt que c'est la redondance de certains amendements, le fait qu'il y ait beaucoup d'identiqu et je sais que le droit d'amendement c'est un droit qui est constitutionnel, c'est très important pour les députés. C'est aussi l'occasion de relayer des préoccupations de sa circonscription.

Mais je trouve quand même et je crois que celui qui en parlait le mieux, c'était à l'époque Jean-Renet Casneu quand il était rapporteur général du budget. Il y a quand même depuis quelques années, on le voit et c'est pas post dissolution d'ailleurs, ça remonte à avant une espèce d'inflation législative avec un nombre d'amendements qui explose sur les sur les débats budgétaires et qui fait aussi que du coup le le cadancement de du rythme du débat est pas optimal, je pense. Sandrine Rousseau, vous l'apercevez vous aussi ?

Vous la ressentez cette frustration ? Ah bah pas qu'un peu, [rires] pas qu'un peu. On a passé des semaines, des nuits euh dans l'hémicycle enfermé dans des commissions à voter, à batailler sur chaque amendement et à la fin pour 200 amendements, on vote pas le PLFSS.

Évidemment, comme l'a dit mon collègue Sensus, c'est évidemment une question stratégique pour le gouvernement qu'il n'y ait pas de vote parce que peut-être aurait été aurait-il été négatif ce vote et en fait c'est ça qu'ils ont voulu éviter mais c'est très frustrant et et puis il y a des moments de tension très importants dans l'hémicycle dit dû aussi à au fait queon voit bien que l'heure tourne qu'on y arrivera pas qu'on est là à défendre ce qu'on peut et qu'à la fin ce sera va 20 quoi. On a assisté à des alliances baroques au cours de ces votes des articles des budgets. Est-ce que vous faites partie de ceux qui se disent "On apprend en marchand ou" ou alors vous vous dites qu'aucun budget ne pourrait être voté dans une assemblée sans majorité sandréonse ?

Moi je pense qu'une un budget peut-être voté dans cette majorité mais à condition de choisir quelle majorité. Tout est le sujet c'est là quel sujet. Voilà Nicolas Sens.

Après vous savez il y a il y a quelque chose de simple. Moi j'ai été maire pendant 14 ans. Il y a une majorité une opposition.

Le gouvernement appartient au socle d'icom, même si il n'est ni socle ni commun aujourd'hui, mais euh mais euh ce gouvernement présente un budget, c'est normal que les oppositions s'opposent et ça, il y a pas de problème. Mais ça n'empêche pas le débat. C'est-à-dire que la question du budget, c'est pas seulement d'avoir un budget voté par suffisamment de monde.

Il y a d'autres artifices pour y arriver, il y a la loi spéciale, les ordonnances, donc c'est pas le problème. La France aura un budget. Mais la question c'est de cranter un certain nombre de débats.

Quand vous voyez euh euh le surgissement de du débat sur la taxe Zucman euh pendant le pendant le débat budgétaire avec l'intérêt des Français, je crois qu'p a fait sa meilleure audience au moment de la taxe Zucman. Et donc ça veut dire quelque chose. Ça veut dire que les nos concitoyens sont très intéressés à ce qui se passe dans l'hémicycle.

Et je trouve que c'est c'est ça l'important du budget. C'est le débat public. c'est quelle quelle quelle orientation on prend dans le pays.

Et je moi je franchement je je ne dénigre absolument pas les débats tels qu'ils sont menés aujourd'hui parce que je crois qu'ils sont intéressants. Je regrette juste qu'on ait pris de semaines de retard parce que sinon tout irait bien 2 semaines et 4 jours avec la rectification du PLFSS pour la suspension. Crois que Bertrand et Anna voulaient intervenir.

Bertrand. Oui. Je voulais avoir votre opinion sur l'impact sur la méthode le rythme et la nature de vos discussions de l'automutilation à Binoiaux sur le 493.

Est-ce que euh on est toujours finalement héritié de cela encore aujourd'hui ? Déjà, moi je pense qu'on pourrait tous passer une vae de endroit constite parce que je pense que on a une une validation de l'expérience, des acquis de l'expérience parce que vraiment on découvre à peu près tous les t tous les articles de la constitution. Nous aussi, euh je vous rassure, je pense qu'à la fin de ce mandat, on peut tous devenir spécialistes en droit constit. [rires] Euh mais la constitution va peut-être changer à la fin du mandat.

Donc attendez un peu. [rires] Voilà. N'allons, n'allons n'allons pas trop vite.

Non, mais est-ce que est-ce qu'on est-ce que vous vous l'avez est-ce que vous l'avez en tête ? Est-ce que c'est quelque chose qui a une incidence ou pas du tout ? Moi, je j'ai enfin parce qu'on est souvent interrogé en circonscription sur le 493.

Moi, je trouve que on est dans une constitution qui est quand même relativement bien équilibrée où le gouvernement a capacités à contraindre l'assemblée et inversement l'assemblée peut censurer le gouvernement, peut déposer beaucoup d'amendements pour emboliser les débats et donc il y a une forme d'équilibre entre les deux. Ce que je trouve intéressant dans cet exercice, c'est que effectivement euh dans le cadre d'une majorité relative pendant 2 ans, euh en fait, on savait qu'il y avait le le 493 et donc je pense que d'un côté comme de l'autre, il y avait pas cette espèce d'effort un peu et de rigueur à avoir un débat budgétaire qui soit qui soit correct et qui soit de de qualité. Je trouve que en tout cas la démarche du premier ministre, elle a permis de redonner un petit peu d'air aux parlementaires et honnêtement je pense que tous les trois quand on discute dans les coulisses, on conde quand même que le débat sont de qualité, sont intéressants.

Et je je me permets juste d'abandonner très rapidement sur ce que disait Nicolas. Déjà le débat, il intéresse bien sûr les parties prenantes, les associations, les acteurs d'aide à l'emploi, les les entreprises, enfin tous ceux qui sont directement concernés par la question budgétaire. Mais moi, j'étais très frappé comme j'avais plein de courriers de la circonscription sur le sujet euh budgétaire, notamment sur la taxe Zucman mais pas que.

J'ai fini par lancer une espèce d'invitation sur mes réseaux sociaux aux habitants de la circonscription à venir et moi je me suis dit personne va venir, c'est compliqué de prendre le budget en cours. Donc j'ai eu 30 demandes des gens qui sont venus en famille avec leurs enfants et cetera. Donc je pense que oui, c'est un moment très important et en ça le fait de dire il y a pas de 493 à la fin bah finalement ça donne beaucoup d'intérêt à ce débat.

Je voulais vous faire écouter les mots de Philippe Agon, le prix Nobel d'économie qui est venu à l'Assemblée nationale le 3 novembre et qui qui s'est permis d'émettre des doutes sur les compétences de certains députés. Écoutez, mais c'est vrai que j'étais atterré par le niveau intellectuel et économique de certains députés quoi. Vraiment ne comprennent absolument rien l'économie et ne s'informe pas et ne lisse pas.

Bon, qui veut répondre à Philippe Agon ? [rires] Moi, je vais répondre à Philippe Agon. Je veux bien aussi.

Bon, monsieur monsieur Aguyon, se permet quelque chose qui est absolument intolérable pour une raison simple, c'est que tous les députés sont élus par leurs électeurs et à travers les députés, c'est pas c'est pas les députés qui l'insultent quelque part hein, c'est aussi les électeurs. Et moi, je trouve ça quand même extrêmement grave et en plus c'est vraiment extrêmement technocentré quoi. Je je le dis, j'ai fait des études d'économie donc je connais mais moi j'allais vous poser la question dans l'autre sens, c'est tous les tous les députés sont pas obligés d'avoir fait HC, mais est-ce que ça vous arrive quand vous êtes quand vous examinez un budget, qu'il soit le budget le projet de loi de finance ou le projet de loi de finance de la SQ vous dire non mais ça j'y comprends rien et dans ce cas-là où est-ce que vous allez chercher l'info ?

Mais vous savez, on a on a quand même des collaborateurs et on a des référents groupes et on a des référents de groupe euh qui sont en règle générale un peu plus spécialistes que les autres et c'est et c'est bien normal. Moi je parle, je ne suis pas spécialiste d'agriculture. J'ai un collègue qui est spécialiste d'agriculture.

C'est vers lui qu'on se tourne quand on a un sujet. Voilà. C'est André Rousse vous trouvez ça blessant de la part du Nobel d'économie.

C'est pas blessant, c'est indigne. C'est c'est pas correct. En fait euh on est une assemblée et il est très important que dans l'Assemblée nationale, il puisse y avoir des personnes de toute formation, de tout milieu professionnel euh qu'il puisse y avoir des gens qui n'ont pas le bac autant que des gens qui euh sont docteurs.

Et euh et en fait c'est ça qui est très important parce que c'est la représentation du peuple. Et je voudrais juste saluer aussi le travail de nos collaborateurs comme ça vient d'être fait parce que ils travaillent énormément et que ils sont eux euh spécialiste des sujets sur lesquels nous nous ne sommes pas spécialistes. Et par ailleurs, moi je dis à Philippe Agot, je suis enseignante chercheuse en économie, je suis docteur en économie et en fait euh je veux dire je ne comprends même pas qu'on puisse se permettre cela quand on est économiste parce que il n'y a pas d'économie sans politique.

Et donc je voudrais vraiment qu'il qu'il entende que la politique a à voir avec l'économie et que nos point de vue sont importants de ce point de v mais ça ça c'est c'est une façon ce qu'il a dit c'est une façon de dire qu'il trouve que les débats économiques volent bas au sein de l'hémicycle làdus là-dus mais c'est pas vrai déjà c'est pas vrai du tout j'étais Ouais de Philippe Aon moi je enfin je pense que c'est pas très et cette audition était vraiment très intéressante mais je pense que il y a un tout petit peu de malhonnêteté dans dans dans la présentation de dire tous les députés, c'est en fait surtout il a eu un échange un peu vif avec une députée euh et je pense que ça part plus de là à vrai dire. Ils sont écharpés sur vous avez pas lu ce que j'ai dit, si j'ai lu et cetera. Donc je pense que c'est plus ça à vrai dire.

C'est vrai que c'est toujours agaçant je pense quand on est catégorisé. Euh vous savez c'est comme quand vous avez cette discussion avec des citoyens de circonscription et regardez tous les députés, vous passez votre temps à vous discusser dans la même cycle, le niveau n'est pas bon. vous dites "Bah je sais pas moi quand on échamp vous avez pas" Il dit "Oui, mais vous c'est pas la même chose." Euh et il y a toujours ce truc un peu de "Ah oui, la masse et cetera." Et bien sûr euh franchement, on a des députés qui sont spécialisés sur des thématiques.

Euh je veux dire, moi j'ai été élu à 26 ans, vous doutez bien que j'avais pas un énorme parcours professionnel avant. J'ai appris au contact de mes collègues, de mes collaborateurs, des administrateurs de l'Assemblée nationale, des gens aussi qu'on va qu'on rencontre sur le terrain et d'où l'importance je pense par mission et cetera. Euh mais voilà, je pense que les mots sont forts, je pense qu'il dépasse un peu la pensée.

L'audition a été vive paradoxalement, il a été très challengé aussi parce que voilà euh c'est pas pour justifier et cetera, mais c'est vrai que je pense que c'est un peu un tout alors que en vrai, bien que l'audition a été un peu vive, c'est c'est vrai qu'il s'est surtout un peu écharpé avec une députée en particulier. En tout cas, il aurait pu être atterré comme nous on l'a été hier. Je vais profiter de la présence sur ce plateau de Sandrine Rousseau.

Pour revenir sur l'incident qui s'est produit dans l'hémicycle hier après-midi, en plein débat sur le budget de la SQ, le député UDR Gér Verni demande un rappel au règlement après votre prise de parole dans l'hémicycle. On regarde. Madame Rousseau, est-ce que vous pourriez éviter d'hurler quand vous prenez la parole ?

Vous nous cassez les oreilles ou à défaut est-ce que vous pourriez baisser le micro ? Ça c'est pas acceptable. Je vous rappelle à l'ordre immédiatement et votre appel à au règlement est terminé.

Vous avez un rappel à l'ordre. [applaudissements] C'est insupportable. C'est honteux.

C'est honteux. Vous vous rendez pas compte. Je ne tolérerai aucune attaque sexiste dans cet hémicycle.

C'est fini. C'est fini. [applaudissements] Et ce qu'on voit, c'est qu'une grande partie de l'hémicycle s'est levé à ce moment-là.

Sandrine, moi je voulais savoir si d'abord Gérverni vous étiez venu vous présenter des excuses. Alors non, d'aucune manière de personne ni de son groupe. Non non comment vous l'avez vécu ?

Alors moi, ça fait depuis 2022, depuis que je suis élu que à chaque fois que mon nom est appelé, il y a vraiment un brouis dans l'assemblée, que je suis très coupée dans mes interventions. Euh ça fait plusieurs fois que j'ai demandé euh à ce qu'il y ait des sanctions qui soient prises. Lors de du débat sur les retraites, nous avions même fait une démarche commune avec l'ancienne président de la commission économique, pardon, qui Aurélie Trouvé et Mathieu Panot, je crois pour faire en sorte que il y ait des sanctions.

Et là, c'est la première fois qu'il y a vraiment une prise de parole extrêmement forte de la présidente de l'Assemblée nationale que je remercie beaucoup pour cette prise de parole parce que je pense. Oui. Et je pense qu'elle était très importante cette parole.

Donc vraiment subiême probablement donc aussi sans doute et vraiment merci de ça parce que je trouve que c'est cette voix qui manquait pour rappeler que la République ne supporte pas ce qui ne relève pas de l'opinion mais du délit le sexisme. Et bien merci merci à tous les trois. Vous pouvez rester là parce que tout de suite c'est Bourbon Express.

C'est le journal de l'Assemblée nationale présenté par Marco Pomier. Marco Marco dans Bourbon Express ce soir. Bonsoir.

Bonsoir Marco. On commence avec les commémoration du 13 novembre 2015. 10 ans après la France se souvient avec ce moment aux alentours de 18h.

Les cloches de Notre-Dame et de toutes les églises de la capitale qui ont raisonné dans Paris. Écouter [musique] les cloches qui sonnent en hommage aux victimes des attentats les plus meurtriers jamais commis en France depuis la seconde guerre mondiale. 132 morts, plus de 350 blessés toute la journée hein.

Plusieurs cérémonies se sont succédées sur les lieux des attaques au Stade de France sur les terrasses parisiennes devant le Bataclan bien sûr en présence d'Emmanuel Macron et de plusieurs personnalités politiques. Des hommages sobres, dignes et des mots comme ceux de la fille de Manuel Diaz. La première victime décédée lors de cette soirée de cauchemar.

C'était au Stade de France. Depuis ce 13 novembre, il y a un vide qui ne se comble pas. Une absence qui pèse chaque matin et chaque soir depuis 10 ans.

Mais il y a aussi les souvenirs que rien ne pourra effacer. 10 ans après, j'aimerais savoir pourquoi. J'aimerais comprendre.

J'aimerais que ces attentats cessent. Malheureusement, nous sommes impuissants. Point d'org de ces commémorations, la cérémonie dans le tout nouveau jardin du souvenir inauguré pour l'occasion derrière la mairie de Paris. 1500 invités descapés, les proches des victimes mais aussi des policiers, des magistrats, des secouristes qui se sont mobilisé la nuit du 13 novembre 2015.

Une cérémonie pour célébrer la résilience, la mémoire et la vie. Et d'ailleurs, on l'a bien senti lorsque Jessie Hoogs, le le chanteur des Eagles of death Metal, présent sur la scène du Bataclan il y a 10 ans, a interprété cette chanson très populaire "Tu ne marcheras jamais seul [musique] God with [musique] in your heart and you never [musique] Nousons [musique] [musique] c'est malin, on a tous des frissons. Ouais, c'est c'était très fort.

C'est la chanson de des supporters du club de Liverpool hein et pas tant Jessie Hugs, le le chanteur des Eagles of death Metal. Et dans ce contexte et bien des commémorations, un débat. Euh, faut-il créer une justice restaurative euh pour les victimes de terrorisme ?

Et bien en tout cas, c'est le souhait du parquet national antiterroriste. Le principe de la justice restaurative, vous le connaissez euh peut-être, euh, c'est lorsque des victimes et auteurs d'infraction se rencontrent dialogue. La députée macroniste Caroline Yad en est une fervante défenseuse.

Elle propose même d'ajouter 3 millions d'euros au budget 2026 pour développer ce dispositif. Mais faut-il l'ouvrir aux auteurs d'actes terroristes comme Salah Abdlam, seul membre encore vivant du commando du 13 novembre, il s'est dit prêt cette semaine à s'engager dans ce processus. Qu'en pense la députée ?

On lui a posé la question. Le principe de la justice restaurative, c'est qu'elle doit être fermée à personne, ni à quelque victime que ce soit, ni à quelque auteur de fait que ce soit. Donc le principe d'ouvrir aux auteurs de terrorisme, pourquoi pas ?

à partir du moment à partir du moment et ça c'est extrêmement important euh où l'auteur des euh des faits terroristes euh en fait soit sincère dans son engagement et que ce soit pas une sorte de contournement et et on termine peut-être on termine avec le retour d'ancien ministre sur les banss de l'Assemblée nationale. Oui, ils sont H. Ils étaient dans le gouvernement de François Bairou et ils font leur retour au palais Bourbon. hein, c'était le cas aujourd'hui d'Élisabeth Borne, l'ancienne ministre de l'éducation nationale, le retour un mois après la fin de leur fonction comme le veut le code électoral.

Alors, certains font profil bas, d'autres nous ont répondu comme Laurent Marcangeli, l'ancien ministre de la fonction publique et Agnès Panière Unaché qui était à la transition écologique. Je vois beaucoup de de collègues qui malheureusement ont pas parfois su se préparer au fait que ça s'arrête. Euh il y a deux types de personnes, ceux qui se préparent, ceux qui se préparent pas.

Je fais partie de la première catégorie, donc j'ai pas de coup de blouse et je me suis remis au travail de suite. Être au service des Français à l'endroit où aujourd'hui se retrouve finalement le le rapport de force, le pouvoir puisque le premier ministre l'a dit, il est le ministre le plus faible de la 5e République. C'est au Parlement que sont portés les grands arbitrages et donc c'est là, me semble-t-il, qu'il faut être aujourd'hui.

Et les voilà replongé dans les discussions autour du budget 2026. D'ailleurs, on en est où de ce budget adline ? Compte le compteur des amendements et ben, il en reste plus de 2000 hein des amendements à examiner. 2007 exactement si je ne me trompe pas.

Autant dire que le que le marathon budgétaire se poursuit finalement hein, qu'on soit ministre ou député, les nuits blanches ou les nuits presque blanches se poursuivent. Ou [rires] merci à tous les trois en tout cas d'avoir été ce soir sur le plateau de de chaque voix compte. Merci Anna et merci Bertrand.

Merci Marco également. Je voulais qu'on se quitte ce soir avec la Marseillaise interprétée il y a quelques minutes par Axel Saint-Cirel dans ce jardin du souvenir qui a été inauguré derrière l'hôtel de ville de Paris. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à à 23h30.

Elle est disponible également en replay sur lcp.fr. Nous, on revient demain à 19h30 en direct.

C'est vendredi, ce sera l'émission en public. Merci de votre fidélité et à demain. Señor