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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 3 septembre 2024 25 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesImmigration & asileSécuritéÉconomie & entreprises

LE 31 OCTOBRE, NOUS PROPOSERONS L'ABROGATION DE LA RÉFORME DES RETRAITES - L. JACOBELLI

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas la confirmation que dans la Ve République, pour l'instant en tout cas, le président de la République tient la barre ?

  • 1:53RelanceRéponse directe

    Il reste, il est élu. Lui, il est élu à la majorité absolue. Cette légitimité-là lui reste.

  • 2:04OuverteRéponse partielle

    Et il a face à lui des camps dont aucun n'a vraiment gagné. Donc, en réalité, est-ce qu'il n'est pas bien fondé à vouloir créer une coalition ou peut-être qu'il pourra garder une main ?

  • 3:09OuverteRéponse directe

    Laurent Jacoby, là où on en est, l'hypothèse de Thierry Baudet, alors il semble qu'elle soit en train de baisser un peu, mais qui sait ? En réalité, personne ne sait.

  • 3:23OuverteRéponse directe

    Le fait qu'on imagine ce genre de profil, qu'est-ce que ça dit selon vous ?

  • 4:30RelanceRéponse directe

    Mais vous êtes-vous si sûrs ? S'il y a un accord de coalition, il est fort possible.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Invité politiqueFait
    « Je vous rappelle que la dette abyssale ne cesse de se creuser, que chaque jour, des migrants supplémentaires arrivent en France et les Français n'en peuvent plus. »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « Les Français lui ont dit « Votre politique, c'est fini, M. le Président. On n'en veut plus. » »
  • 2:24Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron a eu peur pendant l'entre-deux-tours des législatives. Il s'est dit « Mince, l'alternance existe et elle porte un nom, le Rassemblement national. » »
  • 2:31Invité politiqueFait
    « Et donc, on a vu Gabriel Attal, son Premier ministre, appeler à voter pour la France insoumise. »
  • 3:49Invité politiqueFait
    « où une des préoccupations majeures des Français, c'est la lutte contre l'immigration submersive que nous connaissons aujourd'hui. »
  • 5:08Invité politiqueChiffre
    « 83% jugent aujourd'hui que la justice est laxiste. 83%. Ça va même jusqu'à presque 70%, je crois, chez la France insoumise. »
  • 8:09Invité politiquePromesse
    « Et l'un des projets, ce sera l'abrogation pure et simple de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron. »
  • 8:20Invité politiqueFait
    « parce que c'est une réforme injuste qui ne remplira pas les caisses, puisque ce qu'on gagnera dans les caisses chômage, on le perdra dans les caisses de la sécurité sociale. »
  • 9:35Invité politiqueFait
    « Nous, nous sommes pour une augmentation générale des salaires à discrétion des employeurs. L'augmentation unilatérale du SMIC décidée par le gouvernement, ça mettra des PME en faillite et ça ne nous paraît pas le bon moment. »
  • 14:15Invité politiqueChiffre
    « 54 milliards, c'est le coût de l'immigration aujourd'hui en France. 54 milliards. »
  • 14:20Invité politiqueChiffre
    « Le coût de la santé gratuite pour les migrants clandestins, 1,2 milliard. »
  • 14:25Invité politiqueChiffre
    « La fraude sociale et fiscale, au minimum, 75 milliards. »
  • 17:02Invité politiqueFait
    « Avec des peines. Dès qu'il y a atteinte à l'intégrité physique, il faut des peines planchées automatiques. »
  • 19:52Invité politiqueFait
    « Il y a encore deux ans, c'était un refus d'obtempérer toutes les 30 minutes. C'est aujourd'hui toutes les 20 minutes. »
  • 20:33Invité politiqueFait
    « L'AFD a vraiment battu des records tout à fait inouïs. Ils sont passés même devant les sociodémocrates, très largement. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli72 %
  • Présentateur28 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

— Bonsoir. — Vous êtes député porte-parole du RN. Un mot d'abord sur la situation que nous vivons, ce long rebondissement. Ceux qui ont un œil plus critique disent « votre ville politique » où tout au long de la journée, les cotes se sont faites ou se sont défaites.

0:13
Laurent Jacobelli

— C'est une téléréalité interminable où on se demande qui va être expulsé du loft et des candidats à Matignon. Il y a des nouveaux entrants, ceux qui sortent, certains dont on se sert pour faire peur aux autres. J'ai l'impression que le président de la République s'amuse d'ailleurs de cette situation. Et il reçoit M. Cazeneuve, il reçoit le président de la région des Hauts-de-France en leur faisant miroiter un poste de Premier ministre. Et puis hop, dans la presse est divulgué le nom d'un troisième larron. Tout ça n'est pas très sérieux au moment où la France doit prendre des décisions importantes.

Je vous rappelle que la dette abyssale ne cesse de se creuser, que chaque jour, des migrants supplémentaires arrivent en France et les Français n'en peuvent plus, que chaque jour, on a des drames liés à la sécurité dont les chaînes d'information se font l'écho. Chaque jour, on a des problèmes de pouvoir d'achat et des menaces d'impôts supplémentaires. Il faut prendre des décisions urgentes et pour ça, il faut une équipe.

1:01
Présentateur

Laurent Jacoby, est-ce que ce n'est pas, au fond, la confirmation que dans la Ve République, pour l'instant en tout cas, le président de la République tient la barre ? C'est lui dont on attend l'oracle. En réalité, la France entière est suspendue à ses lèvres.

1:13
Laurent Jacobelli

Un peu, vous avez raison. C'est vrai que le rôle du président de la République dans la Ve est essentiel. Et quand on tombe sur quelqu'un qui ne privilégie pas forcément l'intérêt général, mais, on va dire, essaye de ménager son orgueil et son égo dans une situation difficile, eh bien, on arrive à cette situation. Tout le monde n'est pas le général de Gaulle. Évidemment, le président de la République, Emmanuel Macron, refuse d'accepter l'évidence par trois fois aux européennes, au premier tour des législatives, au deuxième tour des législatives. Les Français lui ont dit « Votre politique, c'est fini, M. le Président. On n'en veut plus.

» Il n'arrive pas à l'admettre et il essaye de faire un gouvernement qui soit à la fois un gouvernement de cohabitation et à la fois un gouvernement de soumission.

1:53
Présentateur

Il reste, pardon, Laurent Jacoby, il est élu. Je vous le confirme. Lui, il est élu à la majorité absolue. Cette légitimité-là lui reste.

2:00
Laurent Jacobelli

Personne ne lui enlève cette légitimité ni le droit d'être président de la République.

2:04
Présentateur

Et il a face à lui des camps dont aucun n'a vraiment gagné. Donc, en réalité, est-ce qu'il n'est pas bien fondé à vouloir créer une coalition ou peut-être qu'il pourra garder une main ?

2:14
Laurent Jacobelli

Je ne le crois pas. Je crois que ça n'arrivera pas. Ça n'arrivera pas parce que le chaos dans lequel nous sommes, c'est finalement le piège qui se refermait sur Emmanuel Macron. Emmanuel Macron a eu peur pendant l'entre-deux-tours des législatives. Il s'est dit « Mince, l'alternance existe et elle porte un nom, le Rassemblement national. » Je vais casser cette alternance parce que je ne veux pas céder le pouvoir. Et donc, on a vu Gabriel Attal, son Premier ministre, appeler à voter pour la France insoumise. Appeler ses candidats à se désister pour l'extrême-gauche la plus violente. Dans un seul but, qu'il n'y ait pas de majorité RN à l'Assemblée nationale.

Il n'y a donc pas de majorité à l'Assemblée nationale par le fait et le vœu du Président de la République. C'est aujourd'hui une situation impossible à démêler.

2:52
Présentateur

Mais c'est le vote des Français.

2:53
Laurent Jacobelli

Bien évidemment. Personne n'enlèvera cela aux Français et à leur choix souverain. Mais cette situation a été largement voulue. Et pas seulement par Emmanuel Macron, aussi par une partie de la droite, par la gauche, qui se retrouvent aujourd'hui tous bien les bras ballants devant cette situation.

3:09
Présentateur

Laurent Jacobelli, là où on en est, l'hypothèse de Thierry Baudet, alors il semble qu'elle soit en train de baisser un peu, mais qui sait ? En réalité, personne ne sait. Avec assurance, président du Conseil économique et social, profil de gauche, mais technicien. Le fait qu'on imagine ce genre de profil, qu'est-ce que ça dit selon vous ?

3:26
Laurent Jacobelli

Mais ça dit que le Président Macron veut un homme à sa botte, c'est-à-dire qu'il veut prendre quelqu'un qui est aujourd'hui totalement inconnu et en faire un Premier ministre. Vous dites un technicien, moi je dirais un militant, un idéologue. Contre vous en tout cas, on peut rappeler.

3:38
Présentateur

Notamment, il s'est beaucoup engagé contre le Ration nationale. Il s'est engagé aussi contre la loi sur l'immigration.

3:43
Laurent Jacobelli

Absolument. Donc au moment où les Français ont fait du Rassemblement national le Premier parti de France, c'est incontestable avec 11 millions d'électeurs, où une des préoccupations majeures des Français, c'est la lutte contre l'immigration submersive que nous connaissons aujourd'hui. Mettre quelqu'un qui méprise les électeurs du Premier parti de France et qui veut revenir sur les très faibles acquis que nous avons pu obtenir sur les questions d'immigration, c'est faire un bras d'honneur à la volonté des Français, que ce n'en serait pas responsable.

4:07
Présentateur

Ça veut dire que lui serait pour vous un chiffon rouge ?

4:10
Laurent Jacobelli

Oui. Est-ce que ça ira jusqu'à la censure automatique ? Nous en discuterons. Mais vous savez, on ne se réunit pas à chaque fois qu'il y a un nouveau nom qui sort. Parce que sinon, malheureusement, on ne dormirait pas beaucoup. Mais vous savez, là où je suis quand même très étonné, c'est que la France est mise sur pause depuis quand même quelques mois. Le président de la République ne semble pas très pressé d'avoir un Premier ministre. Mais surtout, ce n'est pas fini. Parce qu'après, il va falloir trouver des ministres. On ne va pas garder M. Dupond-Moretti quand même, au moment où la justice libère ceux qui tuent des enfants en faisant des rodéos ou qu'on voit bien que le laxisme dure.

Il va falloir le trouver un remplaçant.

4:45
Présentateur

Mais vous êtes-vous si sûrs ? S'il y a un accord de coalition, il est fort possible. Beaucoup de sources disent que c'est discuté en ce moment entre un certain nombre de personnages de la classe politique. Il n'est pas impossible qu'il y ait des ministres sortants, peut-être pas dans les mêmes postes, mais qui se retrouvent dans un gouvernement s'il y a un accord avec le centre droit, avec le centre gauche.

5:01
Laurent Jacobelli

Écoutez, quel mépris de la démocratie à ce moment-là. Parce que les Français ne veulent plus d'Emmanuel Macron et de ses équipes. Je ne pense pas que les Français veulent continuer avec le laxisme de M. Dupond-Moretti. 83% jugent aujourd'hui que la justice est laxiste. 83%. Ça va même jusqu'à presque 70%, je crois, chez la France insoumise. Les gens veulent aujourd'hui un ministre des Finances qui arrête de creuser la dette, qui arrête d'envisager des impôts supplémentaires. Ils veulent un changement profond de notre société. On ne va pas continuer avec les mêmes. On ne va pas recycler en permanence ceux qui ont tout raté.

On ne va pas donner aux Français l'image d'un président de la République qui les méprise à ce point.

5:37
Présentateur

Nous sommes en démocratie. Quand on vous écoute, on a l'impression que, surtout maintenant, vous attendez 2027. Pas du tout. Que vous vous mettez un peu sur l'avantin, que vous critiquez tout le monde. Alors ça, ça tire en tous les sens. Mais qu'au fond, vous dites, bon, on verra.

5:48
Laurent Jacobelli

Mais pas du tout. D'ailleurs, la meilleure preuve, Marine Le Pen, la présidente de notre groupe à l'Assemblée nationale, a écrit aujourd'hui à tous les présidents de groupe pour que nous demandions ensemble au président de la République d'ouvrir une session extraordinaire de l'Assemblée nationale pour que nous n'attendions pas le 1er octobre pour travailler. Parce que ce qu'attendent les Français de nous, c'est pas de savoir si c'est M. Tartempion ou Mme Tartemolle qui va sortir du chapeau. Ce qu'ils attendent de nous, ce sont des actions concrètes. Ils nous ont envoyé un triple message, notamment en élisant beaucoup de députés du Rassemblement national.

Plus de sécurité, moins d'immigration, plus de pouvoir d'achat.

6:19
Présentateur

A quoi servirait cette session extraordinaire de l'Assemblée ?

6:22
Laurent Jacobelli

Commencer à travailler. L'Assemblée, elle est là pour proposer des lois. Elle est là pour contrôler l'action du gouvernement. Et croyez-moi, il y a du travail en la matière. Donc on pourrait commencer à travailler. Mais pour l'instant, nous sommes réduits à regarder en tant que spectateurs cette triste télé-réalité des futurs dominés et des candidats autoproclamés.

6:41
Présentateur

Est-ce que selon vous, un danger précis sur le budget ? Il y a un certain nombre de délais qui sont nécessaires pour mettre au point un budget, pour qu'il y ait des consultations et à l'arrivée aussi pour le crédit, la crédibilité financière de la France ?

6:53
Laurent Jacobelli

Vous savez, le processus budgétaire, c'est pas seulement au début octobre quand il arrive à l'Assemblée nationale. C'est un long process. Et normalement, dès cet été, le Conseil d'État, le Haut Conseil des Finances Publiques aurait dû être concerté sur le budget qui va être présenté pour y apporter des modifications s'il fallait. Et donc ça, c'est un travail qui est fait en août et septembre pour être prêt en octobre. Ce travail n'a pas commencé. Et donc il y a fort à parier que le budget qui va être présenté, soit sera bâclé et fait de briques et de brocs, sera indéfendable. Est-ce qu'il passera ?

Ou est-ce que, la deuxième hypothèse, ce sera le budget fabriqué par Gabriel Attal, dont le congé a été rendu par les Français ? Ils lui ont demandé de rentrer chez lui. Donc, clairement, le budget que nous allons étudier va être extrêmement compliqué. Et puis, l'appel au 49-3 me paraît être une hypothèse assez peu réaliste, puisque derrière, il y a la motion de censure.

7:46
Présentateur

On voit bien aujourd'hui que la question des retraites est centrale. On le dit à gauche, on le dit chez vous. Est-ce que vous faites comme un objectif de faire reculer là-dessus le gouvernement, quel qu'il soit ?

7:59
Laurent Jacobelli

Je vous le confirme. Et une fois encore, plus qu'un objectif, pour nous, c'est quelque chose de très concret. Nous aurons à la fin octobre la journée parlementaire du Rassemblement national. C'est une journée où nous choisissons les projets qui sont votés. Et l'un des projets, ce sera l'abrogation pure et simple de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron. Donc, nous sommes très clairs. C'est un point extrêmement important, parce que c'est une réforme injuste qui ne remplira pas les caisses, puisque ce qu'on gagnera dans les caisses chômage, on le perdra dans les caisses de la sécurité sociale.

8:24
Présentateur

– Monsieur le Premier, qu'on soit d'accord ou non avec vous, vous auriez une majorité là-dessus avec le nouveau Front populaire, si vous votiez ensemble.

8:31
Laurent Jacobelli

– S'ils sont assez intelligents pour préférer l'intérêt général à la petite magouille politique. – Ça ne vous gêne pas de voter avec eux ? – Alors, en l'occurrence, c'est eux qui voteraient avec nous. – Ça se redout, on dit que je peux me permettre. – Ah bah, écoutez, vous savez, nous, quand on fait une proposition de loi, c'est pour qu'elle soit votée, nous n'avons pas la majorité absolue.

8:47
Présentateur

– Ils sont là-dessus, ils ont le même avis que vous, pour des raisons pas tout à fait pareilles, mais enfin, ils ont le même avis que vous.

8:50
Laurent Jacobelli

– Un vote est un vote. Si demain, nous pouvons annoncer aux Français que notre promesse de faire reculer Emmanuel Macron sur la réforme des retraites, nous l'avons tenue, nous en serons très fiers. Vous savez, nous avons un mandat de la part de nos électeurs.

9:01
Présentateur

– Est-ce que vous en faites une ligne, disons, une exigence pour le futur gouvernement ? En clair, est-ce que vous voudrez faire tomber un gouvernement qui n'abrogerait pas la réforme des retraites ?

9:11
Laurent Jacobelli

– Une fois encore, nous regarderons le projet général. – Vous regardez quoi ? Vous venez de dire que vous voulez l'abroger. – Je finis ma phrase. Nous savons bien que tout ce que nous demandons ne sera pas accepté. Le fait d'abroger la réforme des retraites est un élément essentiel qui fera qu'on puisse regarder de près ou pas la censure. Mais il y a d'autres choses aussi. Nous verrons bien ce que nous obtiendrons sur l'immigration, sur le pouvoir d'achat, notamment la baisse de la TVA sur les énergies de 20 à 5,5%. – Le SMIC ? – Nous, nous sommes pour une augmentation générale des salaires à discrétion des employeurs.

L'augmentation unilatérale du SMIC décidée par le gouvernement, ça mettra des PME en faillite et ça ne nous paraît pas le bon moment, au moment où il y a toujours plus d'entreprises qui sont au bord de la faillite, de les précipiter dans le gouffre. C'est une très mauvaise idée venue de l'extrême-gauche.

9:55
Présentateur

– Vous donnez l'impression de ne pas être si pressé que ça, au fond, de faire et de voter une motion de censure, comme si… – Non, non. – Là, vous avez un prétexte, effectivement. Plus qu'un prétexte, c'est noir sur blanc dans votre programme. Et même là, vous dites, on examinera, quoi.

10:07
Laurent Jacobelli

– Mais parce qu'une fois encore, nous ne prétendons pas être au gouvernement demain et que nous voulons deux choses. On a deux impératifs. Respecter le mandat que nous ont donné les Français sur la politique qu'ils nous ont demandé de faire appliquer. Et deuxièmement, ne pas créer plus de perturbations dans notre République et notre démocratie qu'il y en a aujourd'hui. Nous ne sommes pas la France insoumise. Nous ne sommes pas là pour créer le bruit et la fureur. Nous sommes là pour faire avancer le quotidien, protéger les Français. Et donc, nous verrons bien, c'est un arbitrage. Mais nous ne reculerons pas devant nos responsabilités.

S'il faut déchoir un gouvernement parce qu'il va dans le mauvais sens, nous le ferons.

10:46
Présentateur

– Aujourd'hui, l'hypothèse Cazeneuve remonte. En prudence, c'est le bruit des gens informés. C'est la vieille formule. Ceux qui savent ne parlent pas. Ceux qui parlent ne savent pas. – Exactement. – Il semble que cette idée d'un gouvernement Cazeneuve, avec le centre-gauche, peut-être une partie de centre-droit, au fond, est-ce que cette union nationale, elle vous semblerait tolérable ?

11:05
Laurent Jacobelli

Vu de vous. – Elle semblerait terrifiante pour Emmanuel Macron. Ce serait un retour sept ans en arrière. On va retrouver le dernier Premier ministre de François Hollande. François Hollande tellement détesté des Français qu'il n'a même pas pu se représenter. Son ministre, dont on a vu ce qu'il a donné en tant que ministre de l'Intérieur, dont la plupart des Français ont oublié, même qu'il était Premier ministre, tellement il n'a rien mené comme réforme, reviendrait sept ans. ou cinq mois devant lui. – Il reviendrait sept ans après. Quel aveu d'échec.

Sept ans de Macronie, sept ans de division des Français, sept ans de dette, sept ans d'impôt, sept ans de perte de pouvoir d'achat, d'immigration. Un prix dur payé par les Français pour revenir au point de départ. Écoutez, on peut aimer le recyclage, mais le recyclage à ce point-là, de ceux qui ont tout raté depuis 40 ans, des vieilles badernes de la politique. C'est intolérable pour les Français. Ils veulent une politique nouvelle avec des femmes et des hommes nouveaux. Ils ne veulent pas que l'on recycle ceux qui les ont menés aujourd'hui au bord du gouffre. – Laurent, vous dites vieilles badernes,

12:07
Présentateur

il y a une part importante, on l'a vu dans d'autres circonstances. – Ce n'était pas précisément que je précise,

12:12
Laurent Jacobelli

c'était tout cet ancien corps politique qu'on nous remet sur le devant de la scène.

12:15
Présentateur

– L'idée de l'union, elle a souvent été populaire. Si demain, des gens, si Xavier Bertrand, par exemple, pensons large, ils ont tous les deux été à l'Élysée tout à l'heure, si dans un même gouvernement d'union, il y avait un monsieur Bertrand, il y avait monsieur Cazeneuve, etc., ça pourrait être populaire. C'est un peu l'union qui s'est faite contre vous.

12:33
Laurent Jacobelli

– Vous savez comment ça s'appelle ? Ça s'appelle la Macronie version 2.0. Emmanuel Macron, quand il est arrivé en 2017, il a dit, bon, les socialistes, ceux qui ont envie d'avoir un ministère, qui ne l'ont jamais eu avant, je vous donne votre chance. Les gars de droite, ceux qui sont prêts à trahir pour des indemnités conséquentes et une voiture avec cocarde, venez avec moi. Et il l'a fait, il a réuni des ambitieux des deux bords. Qu'est-ce qu'il fait aujourd'hui ? Exactement la même chose. Écoutez, si la trahison, c'est le modèle d'Emmanuel Macron pour arriver ensuite à appauvrir les Français et à les faire vivre dans un monde insécure, ce n'est pas notre modèle. Voilà.

Nous, ce qu'on veut, je le redis, parce que c'est essentiel pour nous, plus de pouvoir d'achat, moins d'immigration, plus de sécurité. Nous verrons bien si le gouvernement qu'on nous propose est capable de le faire. S'il va dans l'autre sens, nous le censurerons. C'est très clair. C'est le mandat que nous ont donné les Français, mais sûrement pas le mandat de continuer comme depuis 40 ans.

13:24
Présentateur

On parlait de l'enjeu économique. Le Figaro publie les risques qui pourraient peser sur le déficit. Après l'accident à 5,5% du PIB en 2023, le déficit pourrait encore se dégrader à 5,6% cette année. Mais quel est, selon vous, le risque avec le mur de la dette, avec ces 3 000 milliards qui pèsent sur la France ?

13:47
Laurent Jacobelli

Aujourd'hui, il faut un gouvernement d'action. Il faut des réformes profondes pour arrêter de dépenser plus que ce que l'on a sans faire, sans avoir recours à plus d'impôts. Les Français n'en peuvent plus. Ils sont étranglés. Ça veut dire des mesures courageuses. Des mesures courageuses, notamment, sur tous ceux qui bénéficient de l'assistanat, sur tous ceux qui profitent du système, sur le coût exorbitant de l'immigration.

14:07
Présentateur

Ça veut dire économiser où, pardon ? Parce qu'on se rappelle, il y aurait 25 milliards. Au moins, au moins 25 milliards. Et le rabot, visiblement, ne suffit pas.

14:15
Laurent Jacobelli

54 milliards, c'est le coût de l'immigration aujourd'hui en France. 54 milliards. Le coût de la santé gratuite pour les migrants clandestins, 1,2 milliard. La fraude sociale et fiscale, au minimum, 75 milliards. Vous voyez, avec un peu de courage, avec un peu de volonté, on peut aller trouver l'argent ailleurs que dans les postes français.

14:34
Présentateur

Vous savez très bien que ces chiffres sont discutés, mais même, ne serait-ce que ça, il n'y a pas que la question de l'immigration. On ne veut pas dire que le problème financier de la France, c'est la question de l'immigration. 3 points. Alors ça, évidemment, vous êtes sur votre terrain, mais en dehors de ça, où faudrait-il économiser ? Parce que vous savez très bien qu'après, c'est moins populaire.

14:49
Laurent Jacobelli

Mais on peut aussi économiser sur le budget du fonctionnement de l'État. Aujourd'hui, combien coûte... En théorie, tout le monde le dit. En pratique, après, c'est plus dur. Personne ne le fait. Combien coûte aujourd'hui le millefeuille avec les départements, les grandes régions, etc. Combien coûte la dissolution des responsabilités entre les exécutifs ? Il y a beaucoup à faire. Mais ça demande des réformes profondes, en consultation, évidemment, avec le Parlement, avec les Français. Mais ça demande un gouvernement d'attaque, un gouvernement de courage, et sûrement pas un gouvernement de transition, dont l'espérance de vie est de deux mois.

15:21
Présentateur

J'aimerais vous entendre évidemment sur ce qui s'est passé à Valoris. La tragédie de Valoris, cet enfant de 7 ans qui est décédé. Avant le procès, le motard mis en cause est libre, à condition de remettre son permis à la justice, de se rendre deux fois par mois au commissariat. Il a également l'interdiction de se rendre à Valoris et de contacter la famille de la victime et de quitter le département. Quel commentaire d'abord cela appelle de votre part ?

15:45
Laurent Jacobelli

D'abord, une tristesse infinie pour la famille. Un enfant de 7 ans qui meurt dans ces conditions, je crois que c'est un drame que personne ne peut imaginer. Deuxièmement, le criminel est libre. En France, aujourd'hui, en 2024, avec la justice que nous avons sous M. Dupond-Moretti, quelqu'un qui tue un enfant est libre.

16:06
Présentateur

Ce n'est plutôt lérable. Soyons honnêtes, ce n'est pas le fait ici d'Éric Dupond-Moretti, ce n'est pas lui qui a pris la décision.

16:12
Laurent Jacobelli

Ce sont des juges. Oui, d'accord. Mais quelle directive de fermeté a donné M. Dupond-Moretti ? Quel projet de loi qui met des peines planchées a donné M. Dupond-Moretti ? Aucune. Il faut arrêter avec ce laxisme permanent. Vous savez, aujourd'hui, certains font du rodéo parce qu'ils savent qu'ils ne risquent rien. Rien parce que les policiers et les gendarmes ne les poursuivront pas parce qu'ils ne peuvent pas aller au contact. Rien parce que si jamais ils se blessent, ce sont les policiers et les gendarmes qui sont livrés à la vindicte publique, qui seront jugés, dont on retirera l'arme et l'insigne, qui seront la proie de l'extrême-gauche.

16:40
Présentateur

Et quelle est la réforme exacte qui, selon vous, ferait que ce genre de situation serait impossible ?

16:46
Laurent Jacobelli

Nous avons, avec mon collègue Julien Audoul, fait une proposition de loi contre les réodéos urbains. D'abord, soutenir nos gendarmes et nos policiers, leur permettre d'aller au contact. C'est-à-dire faire tomber le véhicule. Pourquoi ? Pour l'empêcher de nuire, pour l'empêcher d'aller tuer des innocents ou les forces de police et de gendarmerie qui le contrôleraient. Avec des peines. Dès qu'il y a atteinte à l'intégrité physique, il faut des peines planchées automatiques. Et tout cela est faisable, tout cela est votable. Et nous reproposerons notre proposition de loi pendant la prochaine monenture. C'est pour ça qu'il faut qu'on se mette au travail. Parce que ça ne peut pas durer comme ça.

On ne peut pas envoyer le signal du laxisme général qui est, faites ce que vous voulez sur la route, allez-y les gars, il ne vous arrivera rien. Il faut maintenant qu'un jeune délinquant qui prend sa moto pour rouler sur une roue et mettre en danger des vies, sache que s'il est pris, il paiera.

17:36
Présentateur

Vous parlez beaucoup de la légitime défense des policiers de manière automatique. C'est-à-dire de la présomption de légitime défense. Exactement. Expliquez exactement comment ça fonctionnerait.

17:46
Laurent Jacobelli

C'est très simple. Un contrôle de police, un individu passe avec sa voiture, refuse d'obtempérer, ça arrive toutes les 20 minutes en France, et s'en va. Si cet individu est dangereux, s'il a un comportement qui peut mettre en péril la vie de piéton, par exemple, sa propre vie ou la vie des gendarmes, si aujourd'hui un policier ou un gendarme fait usage de son arme, il a le droit. Qu'est-ce qui va se passer ? Il sera très vite mis en garde à vue, il y aura une enquête sur lui et il y aura une présomption de culpabilité dans une certaine presse, auprès de l'extrême-gauche et d'une manière générale dans l'opinion publique puisqu'on le présentera à l'effet comme ça. Pour nous, c'est différent.

Bien sûr qu'il faut qu'il y ait une enquête. Il y a une vie humaine au bout. C'est normal. Mais tant que les conclusions de l'enquête ne sont pas rendues, le policier et le gendarme sont présumés avoir fait leur travail, avoir utilisé légitimement la force publique, soit pour se protéger, soit pour protéger les citoyens.

18:39
Présentateur

La présomption d'innocence, elle existe déjà, heureusement d'ailleurs, pour tout le monde, pas seulement pour les policiers. Tant qu'on n'a pas été condamné, on est présumé innocent. Qu'est-ce qui est à part ce que vous dites sur les gros de certains ?

18:47
Laurent Jacobelli

Non, mais je suis désolé. Il y a des policiers et des gendarmes qui ont été mis en garde à vue. Il y en a qui ont perdu leur fonction, qui ont été interdits d'exercer, avant même qu'on sache s'ils étaient coupables d'une erreur ou d'une volonté de nuire ou s'ils avaient simplement rempli leur mission. Il faut que ça change. Il faut qu'a priori, on imagine, et je leur fais confiance, que nos forces de l'ordre, s'ils font usage de la force, c'est à bon escient.

19:12
Présentateur

Nul n'enlève le courage immense des policiers et des gendarmes. On a eu des exemples encore récemment. Si, si, certains députés le font, malheureusement. La bavure existe aussi. Mais bavure existe dans tous les métiers. Tous les métiers. Journaliste comme tout ce qu'on voudra.

19:24
Laurent Jacobelli

J'espère que vous m'avez bien écouté. Bien sûr. Je ne remets pas en cause le fait qu'il y ait une enquête.

19:27
Présentateur

Est-ce que le fait de la présomption sur l'égalité de défense ne créerait pas le fait que la bavure ne serait plus reconnue, simplement ?

19:33
Laurent Jacobelli

Mais absolument pas. Elle serait reconnue au bout de quelques mois ou d'une année. Et si elle est reconnue, mais seulement à ce moment-là. Parce que sinon, vous savez ce qu'on crée comme état d'esprit. Ceux qui font des rodéos, on en parlait. Ceux qui veulent griller un barrage de police se disent il ne m'arrivera rien. Parce que le gendarme n'osera pas faire quoi que ce soit. Parce que sinon, c'est lui qui sera coupable. Et vous avez créé aujourd'hui ce type de phénomène qui était bien moindre il y a quelques années. Il y a encore deux ans, c'était un refus d'obtempérer toutes les 30 minutes. C'est aujourd'hui toutes les 20 minutes. Il y a des morts. Je pense à l'adjudant Cormine.

Oui, effectivement, le laxisme tue. Pour l'hommage à veillus aujourd'hui. Bien sûr. Oui, effectivement, le manque de courage tue. Il faut maintenant être courageux, protéger les honnêtes gens et les policiers et attaquer les voyous, les délinquants.

20:19
Présentateur

Un mot encore sur ce qui se passe en Allemagne. L'AFD, le parti d'extrême droite, est devenu le premier parti de turinge. C'est une nouvelle considérable. On peut rappeler peut-être les chiffres qui sont très impressionnants. L'AFD a vraiment battu des records tout à fait inouïs. Ils sont passés même devant les sociodémocrates, très largement. Qu'est-ce que ça révèle, selon vous ? Vous avez siégé ensemble, n'est-ce pas, dans le même groupe ? Ce n'est plus le cas. À l'Europarlement, au Parlement européen ? Oui, oui, ce n'est plus le cas

20:45
Laurent Jacobelli

depuis certaines déclarations de certains dirigeants. Vous avez attendu longtemps, pour être franc ? Non, pas du tout. Quand nous étions d'accord sur un certain nombre de principes, nous étions ensemble. À partir du moment où il y a eu une dérive, nous n'étions plus ensemble. C'est comme ça.

20:57
Présentateur

Vous n'avez pas de découvert, Laurent Jacobi, vous n'avez pas de découvert sur le tard qu'ils étaient... Ils sont très très salés en termes d'extrême droite.

21:03
Laurent Jacobelli

Non, pas du tout. Alors, c'est très complet. Je ne vais pas rentrer dans l'histoire de l'AFD, mais il y a plusieurs courants. Au tout début, c'était même des souverainistes de gauche, vous voyez. Mais les mouvements politiques évoluent dans un sens ou dans l'autre. Et là, apparemment, ce n'était pas dans le bon sens. Mais je ne suis pas un citoyen allemand. Je n'ai pas voté. Je pense que...

21:18
Présentateur

Le représentant disait... Pardon, je suis obligé de vous rappeler ça. Le représentant disait qu'on peut avoir porté l'uniforme SS sans être un criminel. La coordonnée est quand même très très très très...

21:27
Laurent Jacobelli

Et le soir même, nous avons dit que nous n'avons plus rien à faire avec eux. Voilà, c'est très clair. Il y a deux ans, de tels propos n'auraient pas été tenus. Donc, c'est comme ça. Il y a encore quelques années, M. Mélenchon disait que le voile était une atteinte à la laïcité et qu'il fallait respecter la République. Aujourd'hui, il demande à faire la révolution dans la rue et applaudit le voile et demande aux Français de changer leurs habitudes et leurs coutumes. Vous voyez, certains changent et vont vers le moins bien. Ça arrive en France, ça arrive en Allemagne. Maintenant, je respecte le vote des électeurs allemands. Je ne suis pas allemand. Je n'ai pas à juger.

Voilà, que la démocratie soit respectée en revanche.

22:01
Présentateur

Quand vous voyez ce qui se passe en Angleterre avec les émeutes sur l'immigration, quand vous voyez ce qui se passe en Allemagne, est-ce que vous pensez que vous avez l'histoire pour vous ? C'est-à-dire que tous ces partis, avec leurs nuances, je ne dis pas qu'ils sont tous dans le même sac. Oui, on n'est pas obligés de nous comparer. Ils sont promis au pouvoir

22:16
Laurent Jacobelli

d'ici 2030. Moi, je crois qu'aujourd'hui, on ne peut plus ignorer la demande des peuples européens de vouloir que l'on respecte leur culture, de vouloir que l'on respecte leur mode de vie, leur valeur, parmi lesquelles la laïcité, qui souffrent d'une immigration incontrôlée qu'on leur impose, pour laquelle ils ne se sont pas prononcés et qui changent leur mode de vie. Vous savez, c'est plus tolérable. C'est plus tolérable quand on travaille, quand on paye ses impôts, de devoir payer pour que d'autres viennent s'installer dans votre pays, parfois sans travailler, abuser des aides sociales, certains, pas tous, bien évidemment, et mettre en danger votre sécurité. Ce n'est plus tenable.

Et donc, chacun s'exprime par le vote comme il le veut, mais je pense que les Européens ne s'expriment évidemment pour se protéger. Ce que l'Union européenne ne comprend pas, ils sont immigrationnistes, clairement, ils nous parlent de dizaines de millions de migrants supplémentaires nécessaires. Beaucoup de pays reculent aujourd'hui, même des pays de gauche. Le Danemark, qui est géré par le centre-gauche, on peut l'appeler comme ça, a pris des mesures très fermes contre l'immigration. La Suède aussi, beaucoup de pays reculent aujourd'hui. Il est temps que la France le fasse.

23:18
Présentateur

Un dernier mot, Laurent Jacobelli. Dans un instant, Florence Portelli va nous rejoindre puisqu'évidemment, les LR, dans toutes les combinaisons qui sont en train de se discuter. Madame Franparlé, elle en a même fait un livre, le titre d'un livre, donc c'est dire qu'en attendant avec impatience. Pourquoi est-ce que vous faites peur à ce point encore ? Vous dites, il y a beaucoup d'événements qui sont en votre faveur, c'est vrai, dans l'opinion, il y a une part de l'opinion considérable qui vous suit, mais vous faites encore peur. C'est quand même le bilan.

S'il y a autant de désordre politique aujourd'hui, c'est que tous ceux qui vous promettaient de façon imprudente une majorité se sont trompés. Il y a une majorité de Français qui...

23:49
Laurent Jacobelli

Ne renversons pas la charge des preuves. Tout cela est dû à Emmanuel Macron. Ce n'est pas dû... Ce n'est pas lui qui a voté seul. Ce n'est pas dû à nous.

23:55
Présentateur

Tous les Français ont voté. Vous savez,

23:56
Laurent Jacobelli

moi, les LR, il y a les quatre dirigeants mais il y a les militants aussi. Vous savez, moi, dans ma huitième circonscription de la Moselle, les militants, les électeurs LR ne se sont pas trompés de vote et sont très contents que nous travaillons avec M. Ciotti. Et puis, il y en a tout en haut qui ont peur de perdre leurs privilèges, leurs mandats, voire leur chance un jour d'être président de la République. Il ne faut pas qu'il se fasse trop d'illusions et qui, du coup, la joue perso, la joue partisane et oublie l'intérêt général. Mais avec le cœur des adhérents LR, croyez-moi, nous avons plus en commun qu'il y a une différence.

24:29
Présentateur

On verra. Je vous en prie, Mme Porto.