Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 5 décembre 2022 45 minContradictoireMixteInstitutions & électionsImmigration & asileSécuritéÉconomie & entreprises

Présidence LR : Duel des droites dures

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce résultat vous a surpris ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça traduit pour vous ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les Français les connaissent pas vraiment ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette ligne conservatrice de droite est majoritaire politiquement en France ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il a raison pour vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:00Jean-Daniel LévyFait
    « On a des présidents de parties qui sont pas très connus et pas très identifiés même au sein de leur camp politique. »
  • 20:00Jean-Daniel LévyFait
    « La droite n'a jamais été seule majoritaire elle a toujours dû faire de manière ou d'une autre des alliances. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour et bienvenue dans ce public l'émission qui donne du sens à l'actualité et qui se met au service des citoyens nous sommes le lundi 5 décembre et nous sommes ensemble pour une heure et demie de débat et de décryptage au sommaire ce soir ils sont tous les deux qualifiés pour la finale je ne parle pas de foot évidemment mais d'un autre match celui qui oppose le député des Alpes-Maritimes érections Retailleau c'est de la s'affront pour la présidente samedi prochain mais alors au-delà de la question de casting à quoi doivent s'attendre les républicains en termes de ligne en termes de stratégie en termes d'alliance ce sera le thème principal de notre premier débat politique notre second débat comme souvent dans son public se veut décaler de l'actualité du jour et nous nous pencherons ce soir sur un mâle qui ronge notre société la défiance scientifique depuis la pandémie de covid la confiance des Français à l'égarder chercheurs des médecins s'effritent alors comment la patrie Descartes et le pasteur a-t-elle pu se laisser contaminer par le complotisme par les fake news et puis surtout comment y remédier ce sera le thème de notre second débat mais tout de suite place à notre premier débat ils étaient trois la semaine dernière ils sont deux depuis hier arrivés en tête au soir du 1er tour Éric Ciotti entend bien garder son avance sur son rival Bruno retaillod mais une surprise est-elle possible c'est un sujet de Jérémy handsman c'était un duel annoncé entre les deux favoris arrivé en tête du premier tour avec plus de 42% des suffrages érectionti affiche son optimisme pour dimanche prochain ce résultat vient de tomber il me remplit de joie de confiance d'espérance pour aborder la victoire au second tour le député des Alpes-Maritimes peut compter sur le soutien de Laurent Wauquiez et de plusieurs parlementaires qui se veulent rassurant candidat sérieux les militants le savent et donc voilà on est confiant pour la semaine prochaine mais il faut faire campagne encore la victoire Bruno retaillot lui aussi veut y croire deuxième du scrutin avec 34% le patron des sénateurs et l'air est à moins de 6000 voix d'érections non seulement tout devient possible les dimanches gagne dimanche prochain je gagnerai il mise sur un éventuel plafond de verre atteint par son adversaire et sur l'appui de poids lourds du parti Gérard Larcher François Fillon et désormais Xavier Bertrand surtout il espère rassembler avec un meeting en milieu de semaine nous défendons justement un rassemblement de tous les électeurs quel que soit leur choix de premier tour autour d'une ligne de droite clair assumée nous ce qu'on veut c'est refonder ce parti politique parce qu'on veut tirer les leçons de ce qui n'a pas marché dans le passé pour l'emporter chaque candidat sait qu'il aura besoin des voix d'Aurélien Pradier troisième avec 22% le député du Lot revanchard s'amuse de son rôle de faiseur de roi je voudrais remercier Éric Ciotti et Bruno l'élection pour la présidence DLR on en parle ce soir avec mes invités des habitudes sciences publiques j'ai envie de dire la crème de la crème pour commenter ce match au sommet bonsoir Anne Vézina constitutionnaliste j'accueille à vos côtés Jean-Daniel Lévy vous êtes directeur délégué d'institut Harris Interactive Jean garrigue historien président du comité de l'histoire parlementaire bonsoir et puis notre expert en communication politique et qui m'accompagnera tout au long de cette émission d'abord un tour de table est-ce que ce résultat vous a surpris journalière oui et non oui parce qu'en fait on se posait la question de savoir si ericoti pouvait passer dès le premier tour restait une des interrogations qu'on se posait des questions qu'on se posait non dans le sens où quand on regarde l'ordre c'est globalement ce à quoi on pouvait s'attendre ça dire Eric Ciotti en première position Aurélien Pradier en dernière position et entre les deux Bruno Retailleau est-ce qu'on avait une idée précisément de ce que serait le score précis de la part des indécotes la réponse est non mais globalement on se dit pas hier énorme surprise au regard de ce qu'on pouvait voir et puis déjà on regarde de ce qui était les cartes qui existaient par département quand on faisait l'analyse on sait que c'est pas parce qu'on rappelle que ce ne sont que les militants qui votent absolument c'est pas un vote des Français c'est pas un vote des sympathisants c'est un vote des personnes qui ont payé une cotisation et que on avait déjà vu au cours du congrès pour la désignation du candidat à l'élection présidentielle que savait fortement jouer là la première représentation qu'on pouvait avoir d'un point de vue géographique laissez entrevoir que cet ordre serait celui-ci puisque une des plus grosses fédérations DLR c'est évidemment celle des Alpes Maritimes de selles directions est-ce que ça veut dire que le second tour est joué d'avoir un sens pour vous alors c'est compliqué de se prononcer là-dessus parce que ça va aussi un petit peu dépendre des jeux d'alliance on peut toujours pas être à l'abri d'une surprise d'un bon meeting qui amène à fédérer autour de lui peut-être Bruno retaillod néanmoins c'est vrai que s'il devait y avoir surprises alors on avait parlé de d'une victoire au premier tour c'est habituel pour la droite il faudra appeler Christian Jacob avait été élu d'ailleurs dès le premier tour donc c'est plutôt inédit qu'on est une espèce de finale comme ça c'est c'est quelque chose qui qui est assez en tout cas qui qui peut être vécu comme une espèce de défaite de la part d'Éric Ciotti mais la surprise c'est risotti lui-même finalement parce que finalement on se rend compte que il fédère quand même beaucoup autour de lui alors pourtant qu'on nous le vendait comme une personnalité assez clivante et c'est la vérité puisque il ne fait pas forcément l'unanimité de son parti autour de lui et pourtant on a le sentiment qu'il a le vent en poupe depuis le départ qu'il fait la course en tête alors un petit peu moins en tête d'après les scores qu'on a eu mais voilà sauf surprise il est quand même un petit peu considéré comme le candidat naturel et c'est plutôt ça qui apparaît surprenant je pense par rapport à l'ADN de cette droite alors rappelle que arrivé en tête au premier tour ça veut pas forcément dire arriver en tête au second et que erikiotti on sait quelque chose genre puisque les pays pour le savoir puisque pour la candidature des LR il s'est fait présidentielle à la présidentielle il s'est fait coiffer au poteau par Valérie Pécresse par la coalition de ces adversaires que l'on voit en train de se constituer alors de manière un petit peu différente mais les soutiens qui vont vers Bruno Retailleau peuvent laisser penser qui pourraient y avoir en tout cas pas forcément renversement de tendance mais peut-être une modification du rapport de force faut pas oublier non plus qu'il y a quand même 30% des militants qui n'ont pas ce sont pas prononcé au premier tour je crois que c'est à peu près ça 72% de taux de participation voilà donc ils peuvent éventuellement se reporter sur sur Bruno retaillod mais ça c'est une hypothèse non la vraie surprise ça avait été justement que que Eric Ciotti émerge au moment de de l'élection présidentielle là aujourd'hui on s'attend un petit peu plus à son discours on sait qu'il avait verrouillé quand même sa fédération épicée et puis quelques autres c'était quand même le favori mais voilà moi ce que je vois aussi dans ce résultat qui n'est pas comment dire ça qui n'est pas univoque qui est un peu voilà mitigé c'est que plus que jamais il y a plusieurs familles plusieurs courants de pensée qui vont continuer à s'opposer parmi les républicains alors on va venir la question des lignes c'est quelque chose par rapport justement à la surprise qu'avait créé erikiotti c'est vrai que c'était sur un côté très radical et il a beaucoup modifié ce côté radical parce qu'il avait dit je vote Zemmour s'il est face à Macron pour la présidentielle second tour il avait parlé du Grand remplacement et il a quand même changé son discours à en souvient au moment de l'événement de Grégoire de Fournas qui a dit qu'il retourne en Afrique à l'Assemblée à propos de l'océan Viking il a il a condamné ses propos alors que Retailleau n'a pas eu tout à fait la même aperçu donc il a quand même un petit peu calmé son discours pour se poser en rassembleur en quelque sorte le fait qu'il n'est pas d'ailleurs le fait qu'il est condamné Grégoire de fondas de la part des militants de sa propre fédération alors il y en a un qui croit toujours en tout cas c'est Bruno Retailleau écoutez souvenez-vous il y a quelques semaines même quelques jours on nous disait docteur que tout était déjà joué qu'il n'y aurait qu'un seul tour tellement c'était évident et bien non il y aura un second tour seulement un peu plus de 5000 voix me sépare du score d'Éric Ciotti et donc au contraire tout est jouable et je vous [Applaudissements] alors tous les regards se tournent évidemment vers le troisième homme le député du Lot Aurélien Pradier on a déjà écouté un petit bout de sa réaction tout à l'heure dans le sujet mais je résiste pas à vous la remettre parce que c'est rare que les politiques fassent preuve d'autant d'humour écouter sa réaction hier soir je voudrais remercier enfin et féliciter mais deux amis et concurrents Eric Ciotti et Bruno Retailleau les félicités pour leurs qualifications au second tour et les remercier les remercier pour toute l'attention qu'il me porte désormais depuis quelques instants les remercier pour les mots d'encouragement de soutien presque d'amour qui expriment depuis quelques heures à mon égard que l'un et l'autre sachent que j'y suis extrêmement sensible que traduit ce relativement score parce qu'on rappelle quand même qu'il fait près de 22 % qu'est ce que ça traduit pour vous c'est c'est une demande de renouvellement générationnel ou c'est une autre ligne politique il avait beaucoup de points assez originaux Aurélien pradio et notamment l'idée de la droite sociale c'est-à-dire qu'il était tenant d'une véritable autre voix dans cette coalition des droites plutôt traditionnelles où on a Bruno Retailleau erisiotti qui se ressemblent à ce niveau là par rapport à leurs racines et Aurélien Pradier qui joue cette carte là déjà de du social de on s'engageant sur des des points assez sensibles comme le handicap le droit des femmes etc et deuxième chose évidemment il n'a pas hésité à jouer la carte du renouvellement en disant d'ailleurs lui-même le ras-le-bol de la droite avec les anciennes élites avec les anciennes familles a dit je veux être incarner cette rupture donc donc c'est vrai que ça faisait partie de ces points forts il a plutôt un relativement bon score par rapport à ce qui était escompté ce qui prouve aussi qu'il a fait une bonne campagne il faut savoir qu'il profite aussi d'un débat qui a été à sa faveur Assemblée nationale sur une proposition qu'il a faite et donc il est adopter la semaine dernière exactement ce qui prouve qu'il est engagé sur ces sujets et qu'il sait se défendre au sein d'un hémicycle donc il fédère autour de lui néanmoins c'est assez drôle de l'entendre parler de la réserve de voie puisque on le sait de toute façon dans les 2e tour la réserve de voie c'est tout à fait l'enjeu et ça prouve aussi que on l'a dit il y a un grand clivage dans les dans les différents courants de la droite et où va aller cette réserve de voir ça va nous dire beaucoup de choses de ce que la droite pourra faire demain ensemble est-ce qu'on va arriver à à reconstituer tous ces tous ces petits morceaux d'identité c'est vraiment l'enjeu je pense de de ce entre deux tours et de ce deuxième tour aussi j'en garrigue anne-charlaine parlait de droites sociales c'est un oxymore ou ça veut dire quelque chose à droite historiquement c'est pas du tout en oxymore parce qu'on a tout un courant qui a incarné par exemple Philippe Séguin son temps et qui était très clairement axé sur le la question sociale sur l'interventionnisme de l'État les subventions au plus déshérités etc il y avait et puis le dirigisme aussi tout ça que constitue une véritable famille et alors on pourrait remonter au 19e siècle pour la pour l'identifier maintenant aujourd'hui elle a perdu un peu de sa signification puisque il faudrait solliciter rien à Pradier sur des enjeux majeurs comme par exemple celui de la réduction du nombre des fonctionnaires celui de la question de la fiscalité et notre est sur celle cruciale de la réforme des retraites et voir si véritablement là il a une petite musique différente à faire entendre par rapport aux autres dont on voit pas très bien leur différence justement donc voilà il faut quand même raison garder et voir si ce ne sont pas seulement des effets d'image et si ça représente véritablement quelque chose de tangible pour l'avenir alors on va passer aux deux duelistes Éric Ciotti député des Alpes-Maritimes Bruno retaillod sénateur de Vendée je me tourne vers vous et Jean-Daniel est-ce que les Français les connaissent pas vraiment mais favela plus que l'autre enfin un petit peu plus un petit peu plus un petit peu plus éructueux que Bruno Retailleau mais on a regardé dans les dernières enquêtes qu'on a été amené à réaliser ils sont grosso modo identifiés par un tiers des Français et avec une petite prime à Éric Ciotti par rapport à Bruno retaillod on a même été regardé un peu plus précisément parce que les Français c'est intéressant mais ce qui va être le plus intéressant ça va être l'électorat qui situe à droite sur l'échiquier politique en terme de notoriété il y a toujours le petit plus en faveur d'erikiotti en terme d'appréciation il y a toujours ce petit plus également toujours en faveur d'axioti mais on peut pas dire que d'un point de vue d'opinion si vous me permettez l'expression il tirer le match donc ça ça voilà enfin il y a cette petite prime à l'égarder mais pas forcément en fait cette forme d'engouement ou d'appui ou de soutien populaire et qui serait assez qui serait assez manifeste en gros ce que vous nous dites si je comprends bien c'est qu'il y a un Français sur trois qui les connaissent il un Français sur trois qui les connaissent et qui l'identifie et si ce qui est pas si mal que ça enfin c'est handicap qui aimerait bien causer oui j'aimerais bien disposer du même taux de notoriété oui c'est un handicap c'est un de dirigeable parti de gouvernement quand l'inconnu c'est handicap oui clairement et puis enfin après si on regarde à l'heure actuelle et si vous prenez la plupart des responsables de formation politique vous pouvez prendre chez Europe Écologie Les Verts que ce soit il y a quelques semaines ou encore aujourd'hui et vous pouvez prendre même aux parties socialiste même il y a quelques jours ou quelques mois chez les républicains la notoriété des dirigeants que ce soit par exemple même de Christian Jacob était pas aussi élevé que ça donc on est quand même dans un contexte où c'est assez il y a deux phénomènes qui sont intéressants un on a des présidents de parties qui sont pas très connus et pas très identifiés même au sein de leur camp politique et puis on a surtout des dirigeants de partie qui n'aspirent pas à devenir président de la République et même à droite c'est quand même une forme de nouveauté parce qu'en fait historiquement on prenait le parti on était le chef et donc naturellement on était le candidat à la présidentielle et là quand vous écoutez les discours aussi bien d'Eric Ciotti que de Bruno retaillod ils n'ont pas vraiment fait acte de candidature pour 2027 en tout cas c'est pire au contraire alors indiqué qu'il serait vraiment président de parti sans avoir la vocation à devenir président de la promesse langage que ceux qui les écoutent mais oui alors juste une chose parce que c'est vrai que quand on prend les ténors les barons de la droite les Valéry Pécresse les François Baroin j'en parle même pas parce qu'il a il s'est mis un peu hors champ mais Xavier Bertrand même Michel Barnier Laurent Wauquiez pourquoi ils sont planqués pourquoi ils ne sont pas les gens alors il y a le cas de Laurent Wauquiez qui est quand même à part pourquoi parce que la candidature elle est directement explicitement associée à propulser à leur invoqué pour la présidentielle de 2027 c'est d'ailleurs peut-être une des raisons du succès d'Eric ciotique c'est très clair quand votant erikiotti à la présidence des LR on encourage à une candidature de Laurent Wauquiez c'est pas un manque de courage de pas y aller soi-même comme disait c'est vrai que historiquement la droite le chef c'est toujours par le chef le général Jacques Chirac Nicolas Sarkozy et ils deviennent candidats effectivement ça indique aussi c'est très important je trouve que ce cas sous les dijones c'est que on est dans une défection des partis politiques une une sorte de méfiance à ta vie des Français vis-à-vis de du rôle des parties alors se méfie aussi des institutions des acteurs politiques en général mais les partis politiques aujourd'hui sont complètement discrédités et c'est pourquoi alors leur leader perce très peu ne sont pas visibles audibles par par les Français et puis c'est peut-être aussi la raison pour laquelle mais ça c'est lié à notre mode de la surpersonnalisation de notre vie publique par la présidentielle c'est la raison pour laquelle ceux qui veulent y aller ne passent pas par la case partie c'est à dire qu'il passe par la case opinion d'abord la case opinion ou alors il crée leur propre partie c'est un duel de second couteau c'est un duel de second plan en effet par rapport rapport à ce qu'on a dit du véhicule qui est le parti politique c'est-à-dire qu'on a quand même le sentiment que c'est encore une écurie surtout sur des parties qu'on a appelé pendant longtemps les parties de gouvernement qui ont été nos parties historiques que ce soit LR ou le PS on peut pas demain perdre l'identité complètement de ces parties-là évidemment il continueront à avoir un poids mais comme on l'a dit la présidentielle on a le sentiment qu'elle ne se joue absolument plus à ce niveau là et donc l'idée d'avoir le ticket gagnant Éric Ciotti Laurent Wauquiez c'est un inédit absolu de la Cinquième République surtout pour ce parti-là mais ça prouve en quelque sorte que on garde au chaud les candidats pour la future présidentielle parce qu'il ne faut pas les exposer trop vite il y a aussi une opinion qui est de plus en plus en changeante des sujets très inflammables sur lesquels plus tôt vous vous positionnez plus vite vous pouvez griller des cartouches et donc en quelque sorte il y a cette idée que plus tard on y va et bien mieux c'est en quelque historiquement il y a qu'un parti qui tentait ça c'était les écolos on peut pas dire que ça devrait ici jusque là en tout cas 91.000 militants près de 66 000 votants c'est quand même très fois plus que les écologistes auxquelles je faisais allusion elle est pas mort non elle est pas mort quand vous regardez c'est encore une formation politique et qui détient la plupart des régions qui est présente dans les départements qui détient un centre de grande ville de France qui a un cercle militant ou en tout cas un cercle qui est aux responsabilités de manière directe ou indirecte donc faut considérer ça comme étant une formation politique qui est encore ancrée dans les territoires et même quand vous regardez les députés LR localisation géographique montre bien qu'ils ont encore un espace sur l'ambiance qui est importante et même parfois dans les territoires qui sont les territoires plutôt plutôt ruraux donc c'est LR est encore présent est-ce que LR est audible ça c'est peut-être une autre question et que quand vous interrogez en fait les citoyens sur ce qui s'est passé au cours de ces six derniers mois ils n'ont pas véritablement entendu les répliquer une prennent pas vraiment très bien la ligne politique et même ce qui n'est pas une intéressant parce que je sais pas si ça a été fortement souligné si on demande et si on met à côté le programme politique d'érection et le programme politique de Bruno Retailleau on peut pas dire que ce soit une confrontation de ligne extrêmement marquées autant justement il y avait des différences avec ce qui était indiqué de la part de d'Aurélien Pradier mais là globalement on est parfois dans l'épaisseur du trait pour essayer de voir justement ce qui va être amené à distinguer l'un de l'autre si ce n'est peut-être de manière sous-jacente des écuries présidentielles qui commencent à se dessiner d'un côté Éric Ciotti avec Laurent Wauquiez et puis vous l'avez indiqué dans le cadre du reportage Bruno Retailleau avec d'ailleurs Xavier Bertrand qui soutient le candidat de Vendée alors tonton justement l'exercice quelle droite représente Eric Ciotti alors c'est c'est Éric Ciotti a beaucoup aussi il était Sarkozy c'était une époque on va dire que il a démarré dans l'ombre de Christian Estrosi il faut le rappeler avec lui mais ça c'est la politique mais mais oui saline c'est quand même celle d'une droite populaire identitaire sécuritaire c'est assez clair pardon pour toutes ces allitérations n'est-ce pas mais voilà on a on a on a une ligne qui est assez identifiée qui le rapproche idéologiquement à la fois de Marine Le Pen et d'Éric Zemmour d'où les tentations comme ça de rapprochement voire de constitue une sorte d'alliance des droites ce qui est le ce qui était le souhait aussi de Zemmour et de Marion maréchal enfin il y a une droite quand même assez clairement identifiée qui en réalité à mon sens ne correspond pas du tout à l'ADN de la droite c'est on va vers une un type de droite qui ressemble le plus à la tradition de l'extrême droite je dis pas que c'est aujourd'hui de l'extrême droite mais ça correspond plus à tradition de l'extrême droite tandis qu'avec Bruno Retailleau on a une dimension d'abord catholique traditionaliste conservatrice qui correspond plus à une des traditions une des familles de la droite mais c'est vrai que par ailleurs on voit pas très très bien ce les différencier sur les sujets majeurs de personnalité davantage qu'un une confrontation de ligne politique peut-être de style en effet en quelque sorte moi il y a quelque chose auquel je pense c'est le caillou dans la chaussure de Nicolas Sarkozy pour Éric Ciotti puisque en effet il est Sarkozy St plusieurs fois il s'est revendiqué de sa ligne on considère que ils ont ils continuent à entretenir de bonnes relations on a bien vu à l'inverse que Bruno Retailleau lui ne se privait pas de parfois tacler complètement le bilan et la personne voilà en tant que la même dit qu'il n'aurait aucune sensibilité au fait qu'il quitte le parti donc voilà les mots sont jetés alors pourtant qu'erisiotti justement c'est l'anti alliance avec l'arène que pourtant Nicolas Sarkozy continue de marteler donc il y a ce paradoxe qui va devoir être réglé entre personnes et dans la ligne de ce que va être la future droite c'est-à-dire est-ce qu'on penche plutôt vers l'arrêt est-ce qu'on penche plutôt vers l'extrême et est-ce qu'on garde son identité en tant que tel alors erisotti Bruno Retailleau aurait rien pradie ont tous été très clairs sur l'idée de garder l'ADN mais montrer que pour erisiotti va quand même falloir solutionner ce paradoxe ontologique autour du Sarkozy ce sont quand même deux droites très conservatrices à droite pas très libéral pas très porté sur un discours économique plutôt porté sur un discours parce que vous avez parce que cet espace-là on sait bien aujourd'hui qui qui le remplit on va dire du côté de d'Emmanuel Macron du côté de la droite de ce qu'on appelle la macronie il y a Edouard Philippe qui se positionne sur ce terrain là et puis regardez dans les principaux ministres d'Emmanuel Macron Bruno Le Maire Gérald Darmanin ce qui veut dire que eux aussi ils sont sur les starting blogs pour 2027 et ça représente et il représente cette droite libérale conservatrice qui qui est une vraie tradition là aussi parler d'orléanisme à une époque on verrait un Bruno Retailleau plutôt légitimiste du fait de son intérêt pour la tradition etc et puis éventuellement en érection type dans ce Bonaparte enfin c'est un bonapartisme qui qui l'orne vers je répète vers l'extrême droite ce qui était assez flagrant surtout dans cette campagne c'est qu'il y a pas d'idées nouvelles en fait ça fait des années que les républicains n'ont plus d'idées nouvelles donc on est sur l'immigration la sécurité le régalien un peu sur le social avec Aurélien Pradier mais il y a rien il y a rien de neuf donc pas de figure vraiment qui qui qui qui se détermine comme ça naturellement pris en étau entre l'extrême droite et Macron et en plus aucune idée nouvelle il y a du travail franchement avant 2027 peut-être juste sur la proposition d'eriki sur l'héritage en fait qui était un point qu'on n'est pas forcément entendu par le passé et qu'il a indiqué par le passé et qu'il a à nouveau j'ai deux questions pour vous Jean-Daniel est-ce que pour vous ce rapprochement des lignes au fond c'est le signe d'un rétrétisme d'un rétrécissement pardon ou d'une clarification le rétrécissement a lieu objectivement quand vous regardez le nombre de militants aujourd'hui par rapport à ce qui pouvait exister il y a encore une dizaine d'années voir il y a 5 ans il y a quand même une baisse du nombre de milit clarification c'est le cas aussi parce qu'en fait on peut pas dire qu'il y ait un affrontement net au sein de ce de ce débat pour un parking c'est c'est en tout cas une demande qui est effectuée en fait de la part des Français en disant on peut éventuellement être en désaccord avec vous mais on va au moins comprendre ce que vous dites donc au moins si c'est clair ça apparaît comme étant une forme de sincérité du du propos jusqu'à présent en fait cette forme de clarté elle se traduit pour partie dans les alliances on l'a vu en fait pas d'alliance avec le RN pas d'alliance avec Emmanuel Macron et ses formations politiques mais dans un mélange les clarté en termes de proposition et d'orientation ne sont pas clairement identifiées sachant que à droite en général on choisit d'abord un chef et puis après on va être de pouvoir adorer adhérer à ses idées celles-ci sont pas entendu juste une deuxième question pour vous puis après je vous passe la parole en Charlène est-ce que cette ligne conservatrice de droite je sais pas comment on dirait est-ce qu'on peut dire réactionnaire on va réactionnaire en tout cas sécurité identitaire est-ce qu'elle toute majoritaire politiquement en France est-ce qu'elle peut être majoritaire sociologiquement en France historiquement je crois que la droite n'a jamais été seule majoritaire elle a toujours du faire de manière ou d'une autre des alliances notamment en général avec des formations de centre droit alors actuelle ça n'en prend pas véritablement le chemin et même quand vous prenez différentes formations politiques comme l'UDI celle-ci en fait à plutôt tendance à se rapprocher de d'Emmanuel Macron et de ses formations politiques que de la droite traditionnelle donc ça montre bien qu'il y a une nécessité peut-être que le principal enjeu ça va être une bataille comme c'est souvent le cas une bataille culturelle pour arriver à imposer les thématiques on sait que sur les thématiques de sécurité d'autorité et voire même de reconnaissance de la valeur travail ils ont potentiellement une écoute qui peut être relativement importante et qui traverse une partie d'opinion on parle d'une droiteisation d'une partie importante des françaises qui est pas tout à fait faux mais ça ne se traduit pas aujourd'hui donc ça se fournit forcément par étape mais en tout cas à l'heure actuelle qui peut envisager gagner seul une élection je crois que quasiment aucune formation politique désespéré en tout cas il y a une droitisation de lr.i.r le maire de La Baule qui est pas à gauchiste patenté c'est Franck lourier l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy parlez lui d'un risque de melonisation en faisant le parallèle avec le Georgia Meloni oh la première évidemment après la présidente du Conseil italien c'est excessif pour vous de toute façon les comparaisons internationales en soi Noval que pour ceux qui s'engagent dans ces dans ces droitisation en effet la droitisation la question des coalitions je pense que la mélodonisation c'est un peu cette idée aussi de savoir si on se rapproche de l'extrême droite pour faire alliance avec elle c'est c'est ça l'enjeu évidemment on a le sentiment que le candidat le mieux choisi pour ça cette Éric Ciotti néanmoins ce qui est intéressant de dire c'est qu'on a parlé de de ces discours de droits traditionnels qui reviennent c'est un souhait de l'électorat et c'est pas tellement un souhait électorat mais c'est en réalité l'électorat qui remet les questions les plus traditionnelles on a parlé parfois du caractère un peu ronflant des questions qui sont dans le débat public mais elles sont remises dans le débat public par par oui une sensibilité de l'électorat à ces questions de nation de représentation de la France à l'international sur la question de l'immigration il y a tout ça qui devient de plus en plus prégnant parfois un peu violent aussi dans les positionnements qui sont attendus on attend en quelque sorte une forme de radicalisation du discours politique et c'est là qu'elle est finalement à quelque chose à jouer alors est-ce qu'elle est seule peut encore quelque chose sur ce plan de droite de la droite c'est la question qu'il faudra se poser il faut rajouter aussi quand même que LR à un poids qui n'est pas uniquement par rapport à son ancrage local elle a cette formation à un poids important d'un point de vue institutionnel que Bruno Retailleau matérialise bien qui est le caractère d'opposition au Sénat alors certes ça paraît un peu institutionnel quand on dit ça c'est la constitutionnel ce qui parle mais au fond ça donne beaucoup d'importance rejet des projets financiers ces dernières semaines rejet de la plupart de certains textes qui ne conviennent pas à cette opposition ou co-construction exactement ce qui prouve que LR peut tout à fait jouer la cheville alors on va rappeler le contexte parce que vous venez de le faire LR c'est quand même trois présidentielles perdus de façon consécutive dont les deux dernières dès le premier tour c'est quand même un maigre score législatif avec 62 députés derrière le rassemblement national qui en compte 89 mais c'est vrai que c'est aussi le Sénat avec le premier groupe 145 sénateurs LR serait devenu un parti territorial genre un peu comme un pull devenir le Parti radical le parti sont mortels on le sait c'est effectivement incontestablement une des directions qui a été prise d'ailleurs le fait que Gérard Larcher président du Sénat soit devenu un personnage essentiel dans cette organisation des des trois droites c'est quelque chose qui traduit ça parce que lui c'est l'homme des territoires il le surigne il le Martin le Sénat c'est la chambre des territoires et les républicains majoritaires au Sénat sont le parti des territoires ce qui peut d'ailleurs être le le ferment le fondement d'une éventuelle refondation c'est c'est tout à fait pas possible de se de se construire là-dessus d'ailleurs vous avez parlé du Parti radical il s'était précisément construit construit là-dessus à l'époque donc c'est tout est possible mais ce qui est le plus probable à l'heure actuelle étant donné à configuration étant donné la culture politique représente les républicains à mon sens c'est que d'une part tout ce qui concerne l'identité le souverainisme la sécurité soit des thématiques qui sont aujourd'hui de plus en plus phagocytée par le rassemblement national et que d'un autre côté le libéralisme tel que que peut éventuellement Bruno Retailleau l'incarné mais cette droite libérale elle est aujourd'hui beaucoup plus incarnée du côté soit de Emmanuel Macron soit de Edouard Philippe donc il y a quand même un gros risque de de d'écarter de prix sur Internet parce que cet écartellement repose sur des bases idéologiques et c'est ça qui est quand même inquiétant on se souvient de ce que disait Jean-Luc en 2017 à propos du Parti socialiste c'est ce qu'il faisait beaucoup rire à l'époque il y a un petit air de panique disait-il c'est comme le casse-noix faut que ça sert des deux bords Macron et Mélenchon et au milieu ça fait de lui et on peut se demander si c'est pas la même chose qui est en train d'arriver à LR avec Macron d'un côté et puis Zemmour et Le Pen de l'autre en tout cas il y en a qui scrute cette élection de très près on parlait des alliances tout à l'heure ce sont les sénateurs centristes comme la relevé l'excellence Steve Jourdain bonsoir Steve alors est-ce qu'on est à la veille d'un grand chambardement ici au Sénat c'est possible Mathieu c'est possible en tout cas vous l'avez dit dimanche le score de l'élection sera scruté de très près au cœur des balles à venir même du groupe LR présidé par Bruno Retailleau écoutez par exemple Mathieu ce que disait le sénateur Alain jolandet la semaine dernière il soutient Éric Ciotti il s'adressait au sénateur Stéphane leraudellier qui lui est plutôt dans la team Bruno Retailleau écoutez profondément renouvelé on peut pas voter des lois puisse excuser un mois après parce que parce qu'on se rend compte qu'elles sont pas bonnes je rappelle ce qu'on a fait sur le covid bah oui on a voté le past sanitaire puis après en même temps on a voté une commission d'enquête et si on veut faire une si on veut faire une introspection puisque tu es favorable aux introspections faisant celles aussi du Sénat ambiance ambiance difficile de prévoir un si un éventuel échec de Bruno Retailleau dimanche aura des conséquences immédiates sur le groupe L ce qui est sûr c'est que certains Paris déjà ici sur une recomposition progressive de la majorité sénatoriale dont les composantes ont parfois du mal à s'accorder ces derniers temps vous voyez on rappelle que la majorité au Sénat c'est 145 sénateurs LR plus 57 sénateurs du groupe centriste autrement dit sans les centristes pas de majorité pour la droite et on a constaté récemment quelques divergences entre les deux groupes par exemple quand les sénateurs LR demandent un droit de veto pour les maires en matière d'implantation d'éoliennes les centrices disent niet résultat la droite a dû renoncer à sa mesure et accepter un compromis avec le gouvernement compromis que les députés LR à l'Assemblée nationale eux ne veulent ne veulent pas en fait ce qui est en jeu c'est latitude à adopter face à Emmanuel Macron certains sénateurs centrist ne sont pas contre une alliance Nicolas Sarkozy on sait qui est lui clairement favorable pour l'ensemble de la droite mais pour l'instant Gérard Larcher ne veut pas en entendre parler écouter ça y est c'est se diluer c'est disparaître c'est de plus avoir d'identité ça va être notre défi je n'ai pas dit qu'il était simple notre défi c'est de retrouver la confiance des Français leur dire qu'il y a une autre alternative que de finir dans un score à l'italienne ou à la suédoise une date à avoir en tête Mathieu septembre 2023 date des prochaines élections sénatoriales c'est peut-être à ce moment-là que débutera la grande recomposition à la Chambre haute plusieurs postes clés seront remis en jeu et certains sénateurs centristes notamment pourraient être tentés de se rapprocher de la majorité présidentielle merci beaucoup Steve alors vous en disiez un mot évidemment Nicolas Sarkozy qui lui pousse à une alliance avec Emmanuel Macron il a remis hier quelques jetons sur cette sur cette hypothèse j'aime les militants des républicains je leur dois beaucoup a-t-il dit je serai toujours là pour eux mais je ne suis pas prisonnier ils ont le droit d'avoir leur opinion moi la mienne et d'enfoncer le clou pour une alliance avec Emmanuel Macron je pense qu'Emmanuel Macron devrait tenir compte de tous ceux qui n'ont pas voté l'émotion de censure passionné par rien leur chef de l'État estime que même s'ils ne sont pas 100% d'accord c'est l'abaque se joue dans l'avenir est-ce qu'il a raison pour vous j'en ai donné le devis il a raison de dire ce qu'il pense déjà et enfin c'est que aujourd'hui en fait Nicolas Sarkozy a un poids politique est quand même moins important que par le passé tel point que on a même plus entendre le taillot qui a dit en fait qui voulait quasiment des sarkozymes en fait sa formation politique ce qui est un acte de rupture auquel on aurait même pas pu penser il y a encore trois quatre ans donc on est plus le grand mamamucci de la droite le sentiment que il aurait pu jouer un peu plus l'appui à l'égard de Valérie Pécresse quel que soit le ce qui peut être absolument et que il aurait pu pousser un peu plus voilà les candidats républicains on peut même rappeler que dans le cas des législatives il a soutenu des candidats qui étaient proches d'Emmanuel Macron voire même contre des candidats LR avocat il y a ce point là après il y a toujours une question stratégique qui se pose aujourd'hui pour les républicains auxquels ils ne parviennent pas à répondre vous avez parlé tout à l'heure en fait du casse moi avec lui le qui se retrouvait au milieu par rapport au Parti socialiste ils sont exactement dans cette situation là mais elle est pas si nouvelle que ça si vous regardez les dernières élections européennes notamment en fait avec la candidature de François-Xavier Bellamy un score de 8% dont certains pensaient qu'on était vraiment arrivé au niveau plancher de ce que vous pouvez peser les réplicants on a vu par la suite ce que cet électorat qui a exactement été dans cette configuration l'électorat qui a évoqué pour François Fillon on peut rappeler qui pesait 20% à la présidentielle a pour une partie non négligeable votée pour la liste qui était soutenue par Emmanuel Macron et pour la même proportion voter pour la liste qui était soutenue par Marine Le Pen le reste étant resté auprès de l'épure de ceux qui disaient je suis droit tu proche des réplicans et quoi qu'ils disent de toute façon je voterai pour eux donc c'est pas une situation qui est une situation nouvelle c'est une situation qui s'est déjà créée par le passé qui s'est déjà créé dans le cadre du premier quinquennat auquel les républicains ne sont pas parvenus à pouvoir répondre alors même qu'ils avaient une formation politique qui était bien plus imposante à l'Assemblée encore aujourd'hui et donc là ils sont véritablement pris en étau avec une difficulté tant qu'il n'arrive pas à affirmer précisément ce qu'ils sont en tout cas qu'ils arrivent à être entendus de manière suffisamment forte la question des alliances à mon avis après sera secondaire d'autant plus qu'aujourd'hui ils sont plutôt en position de faiblesse comme position de force pour pouvoir imposer leur point de vue en tout cas d'un point de vue d'opinion alors pour l'instant un des principaux intéressés dans cette partie de recomposition mais c'est Emmanuel Macron Emmanuel Macron il sort d'une séquence internationale et il tente de rassurer les Français sur d'éventuelles coupures de courant mais oui parce que depuis quelques jours on entend parler que de ça les éventuels coupures d'électricité au mois de janvier le gouvernement compte s'y préparer et pour ce faire fin novembre donc Elisabeth borne a transmis au préfet une circulaire de près de 10 pages qui détaille toutes les démarches à suivre en cas de coupure un plan d'action qui est décliné ensuite par ministère et administration pour prévoir jusqu'à la manière de réchauffer les plats des résidents d'epad donc c'est des dessins détails sûrement très utile pour la suite on a suffisamment critiqué le gouvernement pour son manque d'anticipation pendant la crise covid pourquoi les féliciter là cette fois-ci il y a notamment les plis ecowatts quand même assez pratique pour suivre l'état des lieux de notre consommation d'énergie et réduire éventuellement la voilure si c'est au rouge mais alors ce scénario il est très trop réaliste mais il est tellement concret qu'il en devient quand même assez réaliste et il crée il a créé en tout cas une forte inquiétude face aux dysfonctionnement que ces coupures d'électricité pourraient occasionner plus d'écoles le matin les télétravailleurs du temps du covid il se souviennent la galère que c'est de travailler avec les enfants à côté à la maison plus de services surtout sans électricité si on a froid service téléphonique plus de services téléphoniques alors on aura le numéro d'urgence le 112 quand même faut se rassurer et du coup face à cette montée d'angoisse c'est le président de la un public lui-même alors en déplacement aux États-Unis qui a voulu calmer le jeu samedi dernier lors d'une interview pas de panique nous dit-il en marge de sa visite à Washington ça ne sert à rien il y a un travail fait par le gouvernement qui est légitime pour préparer un cas extrême la nécessité de couper l'électricité pendant quelques heures dans la journée si on venait en manquer alors c'est un peu pour se donner le Boro l'un parce que à Elisabeth borne est mauvaise nouvelle et ses ministres et puis à lui de rassurer mais je pense que certains peuvent un petit peu relativiser ce beau message parce que c'était le même il y a quelques mois juste avant la généralisation de la pénurie des carburants il avait dit exactement la même chose pas de panique en appelant à la responsabilité de chacun c'est vrai donc nouvelle crise même méthode oui c'est un peu ça alors il utilise non seulement la même rhétorique mais la même méthode la responsabilisation des uns et des autres puisque ce sont les efforts de chacun en matière de sobriété énergétique de consommation qui nous permettront d'éviter les délaissage c'est un peu pendant pendant le on avait la même chose avec les confinements si on est sage on n'aura pas de délestage alors une manière c'est une manière aussi de se dédouaner de la responsabilité politique la sienne mais aussi celle de ses prédécesseurs en matière de programmation énergétique et de retard sur la maintenance des réacteurs nucléaires alors résultat des courses c'est une espèce de jeu de ni oui ni non les coupures n'étant ni certaines ni exclus un jeu qui laisse sûrement les citoyens un peu circonspects voire même oui inquiet et même moi je me demande et même s'ils étaient pas un peu résignés parce que les coupures ne viendraient finalement que s'ajouter à tous les problèmes auxquels les Français doivent faire face en ce moment inflation augmentation des factures d'énergie et même peut-être des grèves dans les transports au moment de Noël merci beaucoup Emilie alors je signale que le projet de loi de financement de la sécurité sociale a été adopté aujourd'hui c'est la fin des débats budgétaires et la fin des 49-3 c'est juste dire il a eu 7 au total si j'ai bien compté et autant enfin un peu plus de motion de censure parce que il y en a qui ont été déposées par différents groupes disposition est-ce qu’on entre dans le dur maintenant pour Emmanuel Macron et le gouvernement d'Elizabeth borne déjà autant de 49,3 il faut le dire quand même c'est inédit sous la 5ème République on avait des recordman dont on aimait beaucoup parler et notamment Michel Roca je précise le propos et tu as tout à fait raison Michel Rocard tient encore le record des 49-3 par législature ici on tient un record par texte c'est sur un même texte d'une construction politique chez Michel Rocard il faut le dire il est dans une situation moins contingente puisqu'il pouvait tout à fait compter sur ce qu'il appelait les majorités Dolby et stéréo c'est-à-dire un peu au centre un peu plus à gauche donc on a ici quand même eu un texte qui a eu beaucoup de mal à être adopté et c'est pas très bon signe notamment parce que ça veut dire aussi que ces questions financières et financières sociales désintéresses complètement les Français parce qu'au moindre 49-3 sur certaines mois et bien on a eu des manifestations absolues ici on en est au septième sur le même test qui est quand même un texte d'engagement sur l'année pour la dépense publique sociale mais il y a encore le projet de loi de finance et c'est pour ça qu'en vous disiez entrer il faut être honnête à priori tant que il n'y a pas une démarche des oppositions d'aller vers la majorité sur un texte aussi important le délai étant ce qu'il est la majorité sera obligé d'avancer à pas de course et donc évidemment de dégainer de nouveaux 49-3 est-ce qu'on entre dans le dur c'est une question qu'on peut se poser avec ce discours très tonton d'Emmanuel Macron qui l'inaugure ces derniers temps avec les pâtes paniques ce côté un petit peu lent etc puisqu'on lui a reproché son hyper président pendant le premier mandat néanmoins son risque énorme et il l'a joué à mon avis avec le carburant c'est l'incohérence parce que je pense que que les Français sont en effet en train de se dire si on nous rassure mais que ça va arriver quand même c'est quand même quelque chose qui politiquement n'a aucun sens donc je ne sais pas si on rentre dans dur mais je crois en tout cas que la posture de réassurance n'est pas forcément la bonne en ce moment ou comme vous le disiez beaucoup de problèmes sociaux financiers s'accumulent sur le pouvoir d'achat des Français et où parfois le discours de réalisme et de et de sincérité face à des événements qui il faut dire sont souvent très exogènes à la majorité mériteraient parfois d'être un peu martelé en terme d'image ça paye Emmanuel Macron c'est le président des crises et ce qui lui a permis en fait de pouvoir obtenir les 28% au premier tour de la dernière élection présidentielle c'est la plus que ce qu'il avait obtenu en 2017 c'est le fait que on s'est dit il a affronté la crise des gilets jaunes la crise covid la crise ukrainienne il est pas paru d'ailleurs comme étant comptable contrairement au moment où c'était produit en fait d'avoir été le déclencheur mais plutôt celui qui avait dû se confronter à ces différentes situations là il donne le sentiment d'avoir une posture d'homme d'État et de maîtriser globalement les choses d'avoir un gouvernement dans lequel au sein duquel c'est pas le bazar comme ce fut le cas aux yeux des Français par par le passé donc au moins il a cette forme de de regard qui lui est qui lui est accolé vous faites référence à qui par exemple François Hollande à François Hollande notamment mais surtout François Hollande en tout cas c'était parce que ce qui est intéressant c'est que le moindre quoi qu'en fait on est énormément parlé aujourd'hui il y en a encore et ça arrive c'est légitime au sein du gouvernement et on entend quasiment pas parler donc en tout cas il a cette image de quelqu'un qui est capable de pouvoir tenir la maison et savoir exactement comment ça marche le risque effectivement c'est le risque politique c'est il nous a rassuré il nous a dit que ça allait bien se passer si jamais ça ne devait pas bien se passer il y aura forcément un retour de bâton qui sera relativement relativement important les Français sont prêts à jouer le jeu et plus d'ailleurs que dans d'autres crises notamment criskovid etc et là ils disent surtout donnez-nous les moyens d'éviter qu'on se retrouve dans cette situation là et à l'heure actuelle n'ont pas forcément toujours entendu la manière dont ils peuvent véritablement opérer alors on le sait il se il télécharge de plus en plus l'application en termes de prévention qu'en termes d'action et de conseils voilà mais en tout cas ils sont prêts à jouer le jeu notamment parce qu'il se dit c'est pas forcément que pour le collectif mais ça va être également pour moi et j'ai envie de d'éviter nos distillent de me retrouver avec deux heures ou plus de coupure d'électricité ça c'est le dur sur le front de la crise énergétique Jean et on va finir avec vous est-ce qu'il y a pas le dur aussi politique qui arrive avec une projet de loi sur les retraites débat sur les migration une réforme annoncée de notre système de santé une autre de l'éducation nationale bref ça fait beaucoup de choses il y aura plus de 49 francs pour ces textes là moi je crois que Emmanuel Macron est confronté à un dilemme soit il est comme l'ont été les présidents réélus il remonte sur son avantin il est jupitérien mais au sens du surplomb c'est donc pas au sens de l'hyper président c'est-à-dire qu'il prend de la hauteur et il est un président qui s'occupe des affaires internationales il va voir Joe Biden et les autres et il s'occupe de de la guerre de la guerre en Ukraine mais il court là le risque justement de paraître des problèmes et de ne pas être un peu comme le chef de guerre le président de crise comme la l'écrit Jean-Daniel s'il s'investit trop et s'il va dans l'arène par exemple pour défendre la réforme des retraites alors là ça peut être aussi un grand un grand périple politique parce que il va être un peu comme ce qui s'est passé au moment des gilets jaunes il va être le bouc émissaire il va être celui auprès de qui on remonte tous les problèmes toutes les difficultés des Français donc il est il faut jouer aussi avec le fusible que peut être Elisabeth borne puisque les premiers ministres sont là pour ça être 100% il est à mon sens là il est vraiment dans un dilemme très très compliqué sur sur un fil par rapport à ce qu'il attend c'est à dire de grosses difficultés ce sera le thème d'un prochain débat sans doute aussi passionnant que celui-ci merci à tous d'y avoir participé