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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 27 janvier 2023 27 minContradictoireMixteTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Comment mieux associer les salariés au succès de leur entreprise ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Faut-il instaurer un dividende pour les employeurs un titre que pour les actionnaires ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Le patronat n'est pas fan et vous le savez de votre dividende salarié pour le patronat ça augmente le coût du travail et sa nuit à la compétitivité ce dividende salarié ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment mieux associer les salariés au succès de leur entreprise ?

  • 7:00FerméeRéponse partielle

    Est-ce que c'est bien cette prime Macron versée en 2021 à 4 millions de salariés pour un montant moyen de 500 euros ?

  • 9:00OuverteÉludée

    Pourquoi ne pas plaider pour une massification de l'actionnariat salarié ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Thibault LanxadeChiffre
    « aujourd'hui si on regarde les masses intéressement plus participation ça représente à peu près 20 milliards »
  • 4:00Thibault LanxadeFait
    « ce sont des dispositifs qui sont on va dire souvent dénuées de fiscalité »
  • 6:00Laurent BergerChiffre
    « on a qu'on a 6% d'inflation sur 2022 3,7% de salaire nous a dit le ministère du Travail »
  • 8:00Laurent BergerChiffre
    « il y a à chaque revalorisation du SMIC on est à peu près à 130 branches qui sont en dessous »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour nouveau numéro de pourvu que ça dure l'émission qui rend les correspondances sur Public Sénat aujourd'hui on se demande comment faire pour mieux associer les salariés à la performance de leur entreprise les syndicales patronats en discutent depuis trois mois la demande du gouvernement qui veut que le partage de la valeur soit un des grands chantiers de cette année 2023 face à un pouvoir d'achat rogné par l'inflation l'exécutif mise notamment sur le dividende salarié on en parlera avec celui qui l'a théorisé Thibault langsad ancien numéro 2 du Medef depuis les patrons jouent-ils suffisamment le jeu de la redistribution des profits on pose la question à Laurent Berger le secrétaire général de la CVT qui sera notre invité mais d'abord tout ce qu'il faut savoir sur ces dispositifs de partage de la valeur en moins d'une minute c'est parti quels sont les outils de partage de la valeur qui existe déjà il y a d'abord la participation obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés il s'agit d'une prime basée sur le bénéfice dégagé et versez à tous les collaborateurs en 2021 39% des salariés en ont bénéficié pour un montant moyen de 1500 euros ensuite l'intéressement c'est une prime annuelle facultative elle est conditionnée à la performance de l'entreprise en 2021 34% l'ont reçu pour un montant moyen de 1909 euros ou encore la prime de partage de la valeur qui permet de verser jusqu'à 6000 euros de bonus par an entre outre et septembre 2022 710 euros ont été versés à 2,5 millions de salariés combien de salariés sont concernés dans le privé un peu plus d'un salarié sur deux axé à un dispositif de partage de la valeur dans le détail ils sont 88% dans les entreprises de plus de 1000 salariés et moins de 20% dans celle de moins de 50 salariés et le gouvernement il veut aller plus loin oui il a prévu l'instauration d'un dividende salarié l'objectif permettre un meilleur partage des bénéfices en faveur des salariés [Musique] faut-il instaurer un dividende pour les employeurs un titre que pour les actionnaires oui il va nous dire Thibault donc ça de bonjour bonjour président de Luminess et président de l'URSSAF c'est comme ça quand vous appelle le théoricien donc du ce dividende salarié Emmanuel Macron l'avait on a fait une promesse de campagne on s'en souvient le gouvernement là dans ces cartons donc ça veut dire que tout entreprises je résume un petit peu qui versera qui verserait des dividendes devra aussi en même temps verser ce dividende salarié tout ça inscrit dans la loi c'est un peu résumé mais c'est ça l'idée c'est un peu ça mais on va partir d'un dispositif qui est déjà existant qui est la participation autrement c'est ce qui est important c'est de dire que sous la bannière dividende et je vais y revenir pourquoi j'ai appelé ça le dividende salarié on part d'un dispositif existant qui date des années 77 des ordonnances de 67 voulues par le général de Gaulle qui est de faire en sorte qu'il y a un meilleur partage de la valeur et donc il faut c'était déjà contrasté je pense que plus de 50 ans après il faut revoir ce dispositif parce que le partage de la valeur est un acte de réconciliation que nous devons avoir avec les salariés les actionnaires je pense qu'il y a quelque chose qui est très simple c'est que regarder on est probablement le seul pays au monde en tout cas en Europe où chaque fois qu'on verse des dividendes et qu'on les dividendes sont importants on crie oh là là c'est disproportionné c'est trop important voire même c'est une spoliation qui est fait sur le dos de l'entreprise du salarié il y a pas un pays où globalement ça se passe mal quand on verse des dividendes qui est quand même signe de vitalité de notre économie ce dividende salarié plutôt que de parler en tout cas de dividendes salariés pourquoi est-ce que on pourrait pas juste dire la participation et ben on double sur mon temps on a une formule de calcul plus intéressante plus avantageuse pour pour le salarié et en étant à tous les salariés notamment aux entreprises de moins de 50 salariés pour aujourd'hui c'est facultatif voilà ce que j'ai envie de dire c'est arrêtons-nous une minute sur le dividende salarié et j'invite tous les spectateurs à regarder dans le code du travail alors qui est un peu épais le chapitre 3 du Code du travail et on découvre dans le chapitre 3 du Code du travail que les instruments d'intéressement et de participation se nomme dividende travail et quand j'ai essayé de théoriser ce dividende salarié ce meilleur partage de la valeur partirou il y avait la prime dite Macron qui est devenu prime partage de la valeur un troisième dispositif qui s'est on va dire avancer et bien je me suis dit finalement il faut renommer ça du dividende cela et le dividende salarié c'est chaque entreprise qui verse des dividendes doit verser de la participation c'est ça le thème mais aujourd'hui toute boîte qui fait des bénéfices de plus 50 salariés doit verser une participation alors oui mais vous avez des entreprises qui versent pas de participation parce qu'elles sont organisées de telle façon contenu de la formule de participation qui ne verse pas de participation et donc il faut regarder un contournement il y a une forte de contournement d'optimisation et puis vous l'avez dit justement vous avez 150000 entreprises on va dire de PME vous avez des moyennes PME des grosses PME ça fait un peu près 10 millions de salariés et sur ces 10 millions de salariés vous avez que 2 millions 3 qui sont couverts par un dispositif d'intéressement et de participation donc 50% des salariés du privé exactement ce qui revient à peu près à ça ce qui veut dire qu'il faut probablement rendre ce dispositif accessible à l'ensemble des entreprises à l'exception des moins de 11 où là la prime partage de la valeur peut fonctionner parce que il faut la simplicité mais oui dans les PME dans les entreprises de taille intermédiaire il faut que l'on puisse mettre en place de la participation ce dividende salarié il pourrait représenter combien de mois de salaire je sais pas si on peut leur poser la question comme ça alors aujourd'hui si on regarde les masses intéressement plus participation ça représente à peu près 20 milliards on va dire redistribuer aux salariés si on regarde la participation c'est globalement 11 milliards et par montant unitaire par salarié mais ce qui est pas forcément dire grand chose parce que là on fait une division c'est un montant qui va à peu près de 2000 à 3000 euros selon la taille de l'entreprise alors évidemment des petits entreprises qui vont donner 500 mais ça peut représenter globalement c'est ça l'idée en renforçant le mécanisme de la participation un mois à 13e ou 14e mois parce que ce que je propose dans le dividende salarié c'est plusieurs choses c'est un c'est de doubler le montant la participation pour les grandes entreprises le rendre on va dire systématique dans les entreprises de moins de 50 et puis de mettre en place une formule de participation pour les PME qui soit plus audible et plus accessible la participation c'est pas déjà une forme de dividende du travail puisque on sait qu'elle est assise sur le bénéfice de l'entreprise ils avaient raison c'est au plus près du dividende donc c'est déjà une cote part du dividende donc voilà mais je le réexplique dans la théorie du dividende salarié d'ailleurs voilà ces contrasté le patronat aura sa vision les syndicats par la visio en parler donc je le réhabilite d'une certaine façon mais oui vous avez raison la formule de participation si je la donne là je pense que tout le monde va se coucher a juste titre il faut la simplifier mais elle est déjà une quote part du dividende cet ancien numéro 2 du Medef Thibault langsad le patronat n'est pas fan et vous le savez de votre dividende salarié pour le patronat ça augmente le coût du travail et sa nuit à la compétitivité ce dividende salarié j'ai envie de dire oui et non ça augmente ce sont des dispositifs qui sont on va dire souvent dénuées de fiscalité de quoi c'est ce qu'on appelle le forcercial pour les grandes entreprises il est inexistant pour les entreprises de moins de 250 salariés sur l'intéressement et inexistant sur la participation pour les moins de 50 salariés donc ce sont des dispositifs qui peuvent être gagnants gagnants mais le vrai sujet c'est la réconciliation un meilleur partage de la valeur et ça c'est une inspiration que nous voulons tous et donc parce qu'il y a un problème de partage de la valeur en France oui un sujet sur le partage de la valeur les primes la participation l'intéressement l'épargne salariale mais au global il y a un problème de partage je pense que on a besoin davantage de sens et de être mieux associés à la performance de l'onde ça veut dire qu'on prend à qui on prend l'investissement on prend aux dividendes aux actionnaires pas qu'il faut il faille le raisonner comme ça je pense que la nécessité c'est d'avoir des investissements qui permettent le gâteau pas infini non mais il faut aussi avoir des instruments qui permettent d'avoir une répartition légèrement plus équitable quand l'entreprise sur performes c'est le sujet que nous avons aujourd'hui je dis pas que quand une entreprise est en difficulté elle peut pas verser de dividendes elle va pas d'intéressement de participation mais quand vous avez des résultats exceptionnels ce qui est quand même le cas de nos entreprises et une fois de plus c'est à la gloire de notre industrie c'est à la gloire de notre économie tant mieux ça nous permet d'avoir un chômage en diminution de verser une contribution on va dire fiscale plus importante en 2022 qui permettra à l'état de mieux équilibrer son budget donc on a une contribution mais quand on a des résultats importants d'avoir un meilleur partage de la valeur 53 après revoir les dispositifs intéressants de participation je pense que ça vaut le coup allez merci beaucoup Thibault lanxa donc président de lumineux c'est président de l'URSSAF merci merci alors quels sont les autres solutions pour mieux partager la valeur au sein de l'entreprise on en parle tout de suite avec le patron de la CFDT [Musique] comment mieux associer les salariés au succès de leur entreprise on en parle avec vous Laurent Berger bonjour bonjour secrétaire général de la CFDT ce partage de la valeur c'est pas un sujet qui est nouveau ça fait longtemps qu'on en parle des décennies diront certains et je me rappelle Nicolas Sarkozy en son temps qui parlait de la règle des trois tirs à propos de la répartition des bénéfices entières pour les actionnaires un tiers pour les investissements et un tiers pour les salariés ça n'a jamais vu le jour vous le regrettez pas à l'époque à la tête de la CFDT c'est une bonne répartition vous pourriez signer ça aujourd'hui bah le principe d'un tiers un tiers 1/3 peut paraître un peu ne pas tenir compte de la diversité des entreprises mais en tout cas ce principe que dans le partage de la valeur créée il y en a un tiers pour les actionnaires un tiers pour de l'investissement et un tiers qui aille au travailleur pour le pour parce qu'ils ont participé à la création de valeur effectivement le principe est intéressant après est-ce qu'il faut le faire avec autant de de de précision je suis pas sûr on peut aussi estimer que la négociation entreprise permettrait de d'affiner selon la situation de chaque entreprise ce qui est sûr aujourd'hui c'est que on le voit dans le partage de la valeur ajoutée depuis des années la part des salaires à peu près stable oui mais il y a eu un phénomène d'optimisation fiscale grandissant qui fait que il y a une part grandissante de la richesse créée dans certains nombre de grandes entreprises qui échappent d'une part à la richesse nationale d'une certaine manière par la fiscalité mais qui échappe à la redistribution de la valeur donc on a une distorsion qui sont qui s'est opérée de salaire puisque la part des salaires dans la valeur ajoutée depuis la fin des années montre vous l'avez dit que tout ça est stable c'est il y a un sujet salaire y compris la négociation qu'on est en train de mener nous on se dit on peut pas mettre de côté le sujet salaire mais c'est vrai qu'il y a au-delà de ça le sujet participation intéressement dispositif de de répartition de la valeur créée envers les salariés qui est aujourd'hui très insuffisante après il y a la question sur la question du salaire évidemment il y a l'inflation et donc à l'inflation ce sujet la plus partage de la valeur comme on augmente pas les salaires revient sur la table et déjà sur la question des augmentations de salaire le compte n'y est pas aujourd'hui on a qu'on a 6% d'inflation sur 2022 3,7% de salaire nous a dit le ministère du Travail ça rattrapera pas l'inflation il faut bien d'autres mécanismes à côté le compte n'est pas ce qu'il faut dire c'est que d'abord les salaires doivent suivre les mécanismes d'inflation c'est-à-dire que il doit avoir des négociations salariales dans les entreprises dans les branches professionnelles qui permettent de compenser l'inflation des salaires on veut pas l'indexer nous on veut des négociations vous savez aujourd'hui il y a à chaque revalorisation du SMIC on est à peu près à 130 branches qui sont en dessous qui démarre avec des minimas en dessous du SMIC là il faut des mécanismes beaucoup plus dynamiques dans les branches en termes de négociation et donc il faut des incitations en direction des branches professionnelles du côté patronal pour négocier donc il y a un sujet salaire qui est posé à travers ses branches et à travers les négociations annuelles obligatoires aujourd'hui si on fait le bilan sur 2022 il y a des endroits où ça s'est passé avec des négociations salariales qui ont été à la hauteur des endroits où on a des stations salariales qui ne compensent pas l'inflation et il y a eu parfois des augmentations à travers la prime de la prime Paypal ou donc qui compensaient plus ou moins il y a des endroits où ça ne compense pas du tout il y a des secteurs professionnels où il y a une perte de pouvoir d'achat qu'est-ce qu'on fait énorme là je crois qu'il faut vraiment inciter à une revalorisation des des grilles salariales dans les branches professionnelles vous savez quand vous avez trois ou quatre échelons qui sont en dessous le SMIC avant même de avant même de discuter dans les entreprises du salaire ça veut dire que vous restez au SMIC pendant des mois et des mois des années des années sans compenser de reconnaître d'abord votre compétence parce classification et sans compenser les pertes de pouvoir d'achat donc il y a vraiment une logique de politique salariale qu'il faut distinguer de de la discussion qu'on a aujourd'hui sur le partage de la valeur ajoutée mais il faut le distinguer mais la question salariale doit être intégrée quand même dans les discussions qu'on a avec le patrona wake c'est un peu compliqué comme les comme moi le travail le salaire c'est ce que vous vous recevez en fonction de la tâche que vous effectuez c'est ce qu'on vous paye pour faire ce travail le partage de la valeur c'est ce qui vous revient quand vous êtes un salarié parce que vous avez créé de la valeur ça passe donc pas seulement par le salaire les hausses de salaire mais il y a aussi les prix la participation m'intéressement le numéro 2 du Medef me disait Patrick Martin quand on met tout sa bout à bout ça compense l'inflation tous ces mécanismes c'est vrai ou c'est pas vrai c'est pas vrai le le en moyenne faudrait regarder ça se discute mais c'est pas les moyens qui comptent vous voyez bien que les salariés de ce pays ils en ont un peu assez qu'on les considère en moyenne c'est-à-dire puisque il y a eu des augmentations qui dans certains secteurs c'est vrai parce qu'il y a de la valeur créée ou parce que il y a beaucoup de participation d'intéressement masque finalement la réalité de salariés plus modeste ça marche pas vous savez les dispositifs de participation intéressement ça existe pour à peu près en moyenne 55% des des salariés mais 83% des salariés des grandes entreprises en bénéficient et 17% les autres des salariés de moins de 10 donc vous voyez c'est pour arrêter de fonctionner en moyenne aujourd'hui dans tout un tas d'entreprises il y a pas de mécanisme distribution de la valeur de la valeur créée c'est pour ça que nous dans la négociation réclame la participation des dispositifs de participation ou d'intéressement obligatoire de l'entreprise et un calcul simplifié aujourd'hui cette obligatoire la participation au-delà de 50 salariés vous plaidez-vous pour abaisser ce seuil pour élargir la participation de participation pour toutes les entreprises obligatoires et que ce soit avec un mécanisme de calcul qui soit très simple que dit patronat le patronat est opposé à ça la négociation est aujourd'hui dans une forme d'impasse en tout cas dans une grosse difficulté le patronat aujourd'hui les seules propositions qu'il fait c'est non obligations de mécanisme de participation et allègement fiscaux qui existent déjà renforcement le renforcement du forfait social renforcement des allègements fiscaux pour distribuer de de enfin le fruit de la valeur créée aux salariés franchement c'est pas sérieux donc on est dans une négociation qui est aujourd'hui est en panne du certaine manière on a jusqu'au 31 janvier on a une dernière séance le 31 janvier moi je le dis au patronat de toute façon c'est très sérieux je leur dis en direct aussi si vous ne trouvez pas un point d'accord si on n'arrive pas à trouver un point d'accord et vous ne faites pas un effort de toute façon on plaidera après auprès du gouvernement pour qu'un dispositif obligatoire existe mais mais prenez conscience que c'est beaucoup moins intelligent que sur l'été capable de trouver un point d'accord ce que propose le gouvernement c'est notamment cette prime Macron versée en 2021 à 4 millions de salariés pour un montant moyen de 500 euros montant qui a été rehaussé en 2022 à 710 euros est-ce que c'est bien on se dit qu'on est loin du plafond de 6000 euros potentiel et puis c'est au bon vouloir de l'employeur donc c'est d'abord dire lorsque des salariés 4 millions de salariés et touchent 500 euros de plus à travers une prime dire que c'est pas bien c'est de ne pas le faire quand on a un syndicaliste parce que j'imagine que pour un certain nombre de salariés ça a été bénéfique mais un c'est pas obligatoire vous l'avez dit deux ça sert à rien de fixer un plafond astronomique pour finalement ne pas avoir ne pas ne pas y arriver et 3 nous on pense que c'est dispositifs de prime ça doit être en cas de non de non de non-accord de non accorde faire la participation c'est à dire que ça peut pas être le dispositif pérenne vous voyez ce que je veux dire il faut un dispositif qui soit obligatoire là c'est au bon vouloir donc il y a eu des périodes spécifiques avec le covid la période poscovide l'inflation etc on a bien vu que ça a pu marcher pour 4 millions c'est pas neutre mais ça ne marchera pas les années à venir si on remplaça obligatoire ne tant que fille est parti naissent le patron de la CGT dit et c'est vrai une prime c'est ponctuel alors que le salaire c'est tous les mois mais en même temps de manière exceptionnelle une prime ça peut aider à booster le pouvoir d'achat oui vous savez c'est toujours faut pas être déconnecté de la réalité quand vous versez et il faut il peut y avoir dispositif de prix mais nous ce qu'on préconise avant tout c'est des revalorisations salariales et des dispositifs de répartition de la richesse créée d'entreprise qui soit pérenne donc pour tous c'est participation pour tous c'est clair bon d'ailleurs le gouvernement va mettre en place le dividende salarié en gros dès que l'entreprise verse des dividendes aux actionnaires elle doit récompenser aussi ses salariés ça vous plaît c'est saugrenu vous n'êtes pas contre parce que c'est une façon de contraindre quelque part les patrons à redistribuer la valeur peu importe ce soit le bon terme ou pas ça existe enfin on peut le faire en élargissant les dispositifs de participation ce qu'il faut ce qu'il faut se dire c'est il se passe quoi c'est qu'est-ce qu'on entend par dividende verset vous voyez dans tout un tas d'entreprises ça sera pas la dividende notamment les entreprises assez petites ce sera pas la dividende versée à des actionnaires dont on sait pas où en fonction du cours de la bourse donc il faudra trouver une méthode de de calcul qui soit autre nous on est plutôt en fonction de des bénéfices créés par entreprise qu'il y a une part qui mécaniquement automatiquement reverse ça s'appelle la participation ouais bien sûr voilà c'est pour ça que j'ai essayé de l'expliquer différemment mais ça s'appelle la partie situation mais oui mais c'est ça qu'il faut faire il faut un dispositif simplifié dans le calcul déjà on est là il faut l'élargir le rendre obligatoire aux entreprises de moins de 50 salariés bien sûr aux entreprises de moins de 50 et minimum avec un système minimum de participation avec non je crois avec une famille sur une base 100 il y a 100 de valeur créée il faut qu'on calcule qu'il y a tant qui reviennent aux salariés parce qu'ils ont participé à la création de cette formule de calcul qui est très complexe pour la simplifier objectivement faut la simplifier parce que généreuse pour les salariés oui je vous remercie de le proposer mais non mais c'est surtout faut la simplifier parce que l'idée c'est pas de complexifier ce que disent ce que disent ce que vivent des chefs d'entreprise dans les petites entreprises mais ici c'est simple c'est un pourcentage et que c'est et que c'est facile à calculer il y a aucune raison de pas le généraliser et aussi un autre mécanisme qui plaît au gouvernement c'est la super participation en gros elle traverse salarié des entreprises qui réalisent des super dividendes en gros des dividendes qui sont supérieurs de 20% la moyenne des 5 dernières années pardon c'était pour être précis là aussi vous êtes ouvert quel que soit le nom l'appellation en fait nous on est ouvert à ça et il faut il faut effectivement que quand il y a des déversements beaucoup de versements de dividendes ça il y a aussi une part qui a eu salarié mais on aurait tort dans le débat actuel de polariser seulement sur les grandes entreprises dont on connaît les grands noms et dans on se dirait c'est celle là celle-là parce que bah on a tort les stigmatiser en tout cas on a tort de croire que de faire croire qu'on aura réglé le problème de partage de la valeur ajoutée quand on aura traité le sujet dans ces entreprises là c'est ce que dit le patron de la CGT en disant regardez 80 milliards d'euros de dividendes vers fonctionnaires sur le CAC 40 mais sur les dividendes versés aux actionnaires il y a deux il y a deux actions qu'il faut mener c'est il faut de l'inversement salariés à proportion c'est une évidence et puis il faut regarder aussi ça veut dire de participation qui soit et les boutiques d'ailleurs souvent dans les grands groupes super participation etc oui bien sûr pour ça c'est pour ça vous savez il faut pas se masquer derrière quelques quelques réalités qui existent et sur lesquelles il faut traiter les choses pour qu'il y a un meilleur partage de la valeur ajoutée dans les grandes entreprises mais en se disant quand on aura réglé ça on aura réglé le problème de travailleurs dans tout dans toutes les entreprises c'est pas vrai le problème il est d'abord pour les entreprises des petites les petites entreprises l'entreprise de taille intermédiaires les PME etc où il faut trouver un mécanisme facile à mettre en oeuvre qui permettent la le partage la valeur ajoutée dans les grandes entreprises si vous voulez sur les faits bon vivre pardon pour les salariés dans les grandes entreprises ils ont la participation les salariés ils ont l'intéressement ils ont il y a beaucoup de choses oui mais bien sûr parce que parce qu'il y a eu de l'action syndicale aussi bien sûr parce qu'il y a de la richesse créée ça veut pas dire que il faut pas qu'on réfléchisse quand même à des dividendes qui sont qui sont chaque année en tout cas depuis deux ans toujours plus important l'idée pour la CFDT c'est pas simplement de de partage de la valeur mais sur les le le le dividendes notamment ce que rapporte le capital je crois qu'il y aura besoin aussi de d'aller vers une politique fiscale qui soit qui soit plus juste et qu'on avait fait l'impôt sur les sociétés la France qui revient de loin oui oui mais il y a la CFDT elle a jamais été pour le contre-rétaurer des marches aux entreprises vous savez le pacte de responsabilité le cice etc ça peut avoir du sens mais quand les super dividendes ou il y a outrance d'une certaine manière dans le versement des dividendes parfois avec des mécanismes d'optimisation fiscale etc il est pas anormal de se reposer la question de comment il peut ça peut contribuer aussi à la richesse nationale s'il y a trop de dividendes c'est au détriment des des salariés des salaires on va pas dans toutes les entreprises ça peut être dans certaines entreprises ça peut être au détriment des salariés et de leur salaire de leur de leur participation y compris parce qu'elle n'existe pas mais dans d'autres dans d'autres cas ça peut être au détriment de la valeur de la de la richesse nationale quand on parle de l'enrichissement des actionnaires on dit souvent il vient des dividendes mais si on regarde bien les choses ça vient plutôt ça vient des dividendes bien sûr mais surtout de la valorisation des marchés boursiers et si les bourses sont beaucoup montés regardent le poids boursier du CAC40 dans le PIB c'était 50% en 98 on est à 100% aujourd'hui c'est de la faute entre guillemets notamment des banques centrales des politiques de taux d'intérêt très très faible donc l'enrichissement des actionnaires est venu pour partie vivante surtout de la hausse de la valeur de leurs actifs liés aux politiques monétaires extrêmement similiantes stimulante pendant des années et des années donc on est sorti d'ailleurs là aujourd'hui mais c'est pour ça que il faut pas que c'est plus complexe que vous savez il y a deux choses il faut pas deux risques qu'il faut vers lequel il faut pas aller le premier qui serait dire il y a rien à bouger là-dessus et la répartition de la valeur créée est non elle est pas juste aujourd'hui donc c'est pour ça qu'on a souhaité s'engager dans cette dans cette négociation et qu'on espère que si elle n'aboutit pas mais le gouvernement commence à responsabilité puis à l'autre risque d'avoir lequel il faut pas tomber qu'il serait de trouver anormal que quelqu'un qui investit n'est pas un juste retour de son investissement et sa prise de risque mais il y a une distorsion aujourd'hui une profonde distension qui s'est créée notamment dans certains secteurs professionnels mais surtout dans certaines entreprises et donc le rétablissement de la répartition entre le capital et le travail il est absolument nécessaire pour que ce soit plus juste et pourquoi ne pas plaider à Laurent Berger pour une un développement une massification de l'actionna salarié comme ça on aligne un peu les intérêts entre les actionnaires et les salariés vous savez quand vous êtes salarié vous vous [Musique] des partenaires sociaux pour l'instant non la négociation n'est pas terminée mais c'est vrai qu'il y a pas de on n'est pas sur la bonne voie pour un accord parce que donc ça risque de finir avec le dividende salarié oui mais là encore le moment venu je dirais au gouvernement il faudra faire quelque chose d'intelligent qui soit qui soit quand même dans praticable pour que le but finalement c'est que la richesse soit mieux répartie d'entreprise notamment dans les pays que ce soit pas juste cosmétiques notamment dans les petits évidemment notamment dans les petites et les moyens d'entreprises je vous remercie pour cet entretien de Robert à vous secrétaire général de la CVT merci beaucoup voilà c'est la fin de pourvu que ça dure l'émission qui rend les correspondables sur Public Sénat émission à voir ou revoir sur Public Sénat qui a du replay bien sûr sur publicena.fr rendez-vous dans deux semaines [Musique]