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Podcast / conversationHugoDécrypte (sur YouTube)· 28 août 2023 13 minDivertissementEurope & internationalÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

Comment la Russie, la Chine et l’Arabie Saoudite veulent bouleverser les USA

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    « Le groupe va représenter environ 46% de la population mondiale, et environ un tiers des richesses mondiales qui sont produites chaque année. »
  • 4:02PrésentateurFait
    « L'un des enjeux, c'est de limiter l'utilisation du dollar américain pour favoriser donc l'utilisation de leur propre monnaie dans les échanges internationaux. »
  • 4:32PrésentateurFait
    « Il a même été évoqué lors de cette réunion des BRICS la semaine dernière, la création d'une monnaie commune. »
  • 8:07PrésentateurFait
    « Les mathématiques sont de nouveau obligatoires en première et en terminale. »
  • 8:23PrésentateurChiffre
    « Ils seront rémunérés à hauteur de 50 euros par semaine en seconde, 75 euros en première par semaine donc, et 100 euros par semaine en terminale. »

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et tout en train d'assister à la naissance d'une alliance pour faire trembler les Etats-Unis et dominer l'économie mondiale. La semaine dernière, le sommet des BRICS, un groupe de 5 pays émergents qui réunit le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud, a annoncé que 6 nouveaux membres allaient les rejoindre le 1er janvier 2024. Les BRICS passeront donc de 5 à 11 pays, de quoi largement commencer à peser dans le monde, et notamment pour la Chine qui voit une opportunité de promouvoir son modèle face à l'Occident. On va donc analyser tout cela ensemble. Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien, c'est donc le sujet à la une des actus du jour.

En attendant, au passage, un nouveau studio qui arrivera pour ce format dans quelques jours, on est en train de le préparer. En attendant, on continue en fond vert. Bon alors déjà, histoire de remettre un petit peu de contexte, les BRICS, c'est donc, je le disais, un groupe de 5 pays émergents, donc des pays qui connaissent une croissance rapide. Même si aujourd'hui, le terme de pays émergent, il est questionné, parce qu'évidemment, dans ces puissances-là, la Russie, la Chine, l'Inde, le Brésil, ou encore l'Afrique du Sud, il y a des puissances qui sont quand même bien installées. Mais donc, ces pays, ils se réunissent depuis 2009.

Mais leur objectif, c'est donc de renforcer leur poids ensemble, et de faire avancer leur point de vue dans les négociations internationales. Ça peut être le cas, par exemple, lors du G20, une réunion, donc, des 20 pays les plus puissants du monde. Mais alors, qui sont ces nouveaux pays qui ont rejoint les BRICS, et en quoi ces nouvelles intégrations annoncées la semaine dernière sont intéressantes pour faire des BRICS une alliance qui pèse ? Bon, déjà, je le disais, les BRICS, ils vont passer de 5 à 11 pays. Bon, forcément, numériquement parlant, c'est toujours plus avantageux.

Le groupe va représenter environ 46% de la population mondiale, et environ un tiers des richesses mondiales qui sont produites chaque année. Bon, mais en plus, en termes de pays qui rejoignent les BRICS, c'est pas n'importe quel pays. Il y a d'abord des pays du Moyen-Orient. On peut citer l'Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, l'Iran, ou encore l'Égypte, qui est à cheval entre l'Afrique et le Moyen-Orient. C'est intéressant, ces pays-là, parce que c'est des grands fournisseurs et producteurs de pétrole, ce qui, forcément, en termes d'économie mondiale, est un atout considérable.

Le groupe a aussi renforcé sa présence en Afrique, en intégrant donc l'Égypte, je viens de le dire, mais aussi l'Éthiopie, et enfin, une intégration nouvelle en termes d'Amérique latine, avec l'Argentine, deuxième plus grand pays de la région, qui intègre donc les BRICS. Bref, si on regarde tout ça sur une carte, on se rend bien compte que ce groupe commence à s'élargir, surtout que, de base, il comptait déjà les deux pays d'Asie les plus peuplés au monde, j'ai nommé donc la Chine et l'Inde.

Alors, comme l'écrit le journal Le Monde dans un article que je vous mets en description, dans les médias chinois, l'organisation des BRICS est clairement décrite aujourd'hui comme un groupe constituant une opposition au G7. Le G7, c'est donc une réunion de sept grandes puissances mondiales, la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, le Japon, l'Italie et le Canada. Autrement dit, le G7, c'est clairement essentiellement, pour la très grande majorité, des puissances nommées occidentales.

Et pour bien comprendre donc ce qui se joue ici, et pourquoi est-ce que les BRICS sont vus par les médias chinois comme un bloc d'opposition aux pays occidentaux, il faut avoir évidemment en tête les tensions entre les Etats-Unis et la Chine, des tensions qui globalement sont présentes depuis des années maintenant. Plusieurs spécialistes en géopolitique parlent même d'une nouvelle guerre froide entre ces deux puissances. Elles prennent plusieurs formes, évidemment militaires, économiques, on peut parler aussi des enjeux en termes de cybersécurité. Il y a des enjeux qui se multiplient, on a eu l'occasion d'en parler dans les actus du jour ces derniers mois.

Et cet élargissement donc avec plusieurs pays, c'est aussi donc une façon pour la Chine de faire comprendre aux pays du monde entier que la Chine peut faire partie, peut travailler avec eux pour se détacher si besoin des Etats-Unis. Bon et là c'est assez intéressant de se pencher sur l'un des enjeux qui a été mis en avant par ces pays qui se sont donc réunis la semaine dernière. L'un des enjeux, c'est de limiter l'utilisation du dollar américain pour favoriser donc l'utilisation de leur propre monnaie dans les échanges internationaux. Ce qui se fait déjà par exemple avec la Chine qui utilise le yuan pour régler ses achats de matières premières auprès de la Russie.

Ça fait suite notamment aux sanctions qui ont été imposées par les pays occidentaux contre la Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine. Et en allant encore plus loin, il a même été évoqué lors de cette réunion des BRICS la semaine dernière, la création d'une monnaie commune. Une monnaie commune donc entre tous les pays membres des BRICS. L'idée toujours là, c'est de se détacher du dollar américain et de prendre une forme d'indépendance dans les échanges internationaux.

Alors après, attention, quand on parle de monnaie commune ici entre tous les pays des BRICS, c'est pas forcément une monnaie comme l'euro où en gros les pays iraient abandonner leur monnaie locale ou nationale pour avoir une monnaie commune. Là simplement, eh bien ce serait une monnaie qui viendrait s'ajouter tout simplement aux monnaies locales et donc ce serait une monnaie supplémentaire pour faire des échanges entre ces pays-là sans avoir à passer par le dollar. Voilà donc pour comprendre un peu les ambitions et ce qui a été évoqué lors de ce sommet des BRICS. Maintenant, une fois qu'on a dit tout ça, il faut quand même nuancer certains de ces aspects.

nuancer notamment les projets d'expansion de ce groupe des BRICS. Déjà, premier élément, on entend parler beaucoup d'alliance, ça reste un groupe de discussion. On n'est pas dans une intégration qui est aussi poussée que l'Union européenne ou autre et qu'on soit pour ou contre d'ailleurs la vision d'une intégration comme l'Union européenne où il y a une monnaie commune, des projets communs qui sont très forts, y compris en matière de frontières ou autre. Là, dans le cas des BRICS, c'est surtout un groupe qui se réunit, qui discute pour trouver des synergies. Mais on n'est pas un degré d'intégration qu'on peut avoir pour l'Union européenne, par exemple.

Et d'ailleurs, c'est un élément important à avoir en tête, au-delà évidemment des différences géographiques puisque les pays sont un petit peu éclatés partout dans le monde. Ce qui peut en faire d'ailleurs une force, mais forcément c'est différent de l'Union européenne. Il faut aussi noter qu'il y a des divergences très fortes d'un point de vue économique, politique, géopolitique, idéologique, bref, sur beaucoup de ces pays-là. Au sein même d'ailleurs de ce groupe, il y a certaines tensions. On va parler des tensions entre la Chine et l'Inde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui est toujours d'actualité.

Les deux pays se disputent notamment le contrôle d'une région sur leurs frontières dans l'Himalaya. Tout ça pour dire donc qu'il faut voir ça comme un groupe qui cherche à trouver des synergies, notamment face aux États-Unis, mais que forcément on est sur une configuration qui est différente. Par ailleurs, sur l'opposition aux États-Unis, il faut quand même noter qu'au sein de ces BRICS, il y a l'Inde, c'est le I des BRICS. Et justement, l'Inde est quand même très proche encore des États-Unis aujourd'hui. C'est un partenaire majeur. Et donc l'idée que les BRICS deviennent une alliance en quelque sorte contre les États-Unis, ça reste quelque chose à nuancer tant que l'Inde y est présente.

Bref, des discussions importantes, un intérêt évident à construire quelque chose sans passer par les États-Unis. Pour autant, donc, il y a quelques limites, quelques nuances à observer dans tout cela. Dans tous les cas, c'est intéressant à observer. Je vous mets des liens en description si vous voulez en savoir plus. Et avant de donner la parole à Anaïs pour les actualités en bref, je voulais continuer avec un petit sujet rapide. Oui, je suis bavard aujourd'hui. On va parler en effet de tout ce qui change dans les écoles, les collèges et les lycées à partir de la rentrée 2023. Gabriel Attal, le nouveau ministre de l'Éducation nationale, a été interviewé lors du JT de TF1 dimanche soir.

Il y a eu quelques annonces qui se sont complétées à d'autres annonces. Ça me semble donc intéressant de faire un petit point très rapidement. Bon, déjà, si vous allez passer le bac ou alors que vous avez des enfants ou des petits-enfants, je sais pas, qui vont passer le bac dans les prochains jours, sachez que les épreuves de spécialité qui avaient lieu donc au mois de mars seront désormais déplacées au mois de juin. Par ailleurs, autre info à noter, pour les terminales, le grand oral sera allégé de 5 minutes. Et pour les premières, eh bien, les épreuves orales de français vont porter sur 16 textes au lieu de 20.

Par ailleurs, autre changement important qu'on peut noter, les mathématiques sont de nouveau obligatoires en première et en terminale. Ils font donc à nouveau partie du tronc commun au bac alors que depuis 4 ans, les maths étaient proposées seulement en option. Un changement aussi très rapidement à noter maintenant pour les élèves de lycées professionnels. Eh bien, ils vont désormais toucher un petit peu d'argent pendant leur période en entreprise. Ils seront rémunérés à hauteur de 50 euros par semaine en seconde, 75 euros en première par semaine donc, et 100 euros par semaine en terminale. Ça, c'est donc pour les changements au lycée.

Concernant les collèges maintenant, les sixièmes auront dès cette année une heure par semaine de renforcement ou d'approfondissement en français ou en mathématiques. Ça viendra en fait remplacer l'heure de technologie qui était prévue en sixième et qui est donc supprimée. Autre changement qu'on peut noter, c'est le dispositif devoir fait qui permet aux élèves de faire leurs devoirs au collège plutôt que chez eux. Il sera rendu obligatoire en sixième, mais évidemment à l'échelle de chaque établissement, l'organisation reste à définir. Allez, j'enchaîne rapidement, je sais que je les enchaîne assez vite, mais au moins vous avez l'état des lieux rapidement.

Concernant les CM1 et les quatrièmes, de nouvelles évaluations nationales avec des épreuves de français et de mathématiques auront lieu cette année. Et l'objectif, c'est tout simplement de tester le niveau des élèves. Enfin, pour terminer, deux changements qui sont valables pour tous les établissements scolaires à partir de septembre. Premier changement, vous en avez peut-être entendu parler, l'abaya, un vêtement à l'origine répandue dans certains pays du Maghreb et du Golfe. est désormais interdit à l'école. L'abaya, c'est donc en quelque sorte une robe qui couvre l'ensemble du corps, sauf la tête et les mains.

Il faisait débat depuis plusieurs mois avec certains établissements qui ne savaient pas si ce vêtement était considéré comme un vêtement religieux ou non. Et donc, le gouvernement a tranché. Selon le gouvernement, il s'agit d'un vêtement religieux. Il s'agit donc d'un vêtement qui serait contraire à la laïcité qui doit s'appliquer à l'école. Autrement dit, à partir de la rentrée, le gouvernement a tranché. Il ne sera plus possible de porter l'abaya, une mesure qui a fait beaucoup réagir et beaucoup de débats depuis son annonce hier. Enfin, dernier changement qu'on peut noter, un élève responsable de harcèlement scolaire pourra désormais être changé d'école.

Ça évite donc à la victime de devoir changer d'école elle-même. Désormais, c'est la personne à l'origine de ces faits de harcèlement qui devra changer d'établissement. On vous a préparé d'ailleurs sur Instagram un post qui récapitule tout ça, pour que vous puissiez avoir l'essentiel et enregistrer tout ça. Le nom du compte, c'est Hugo Décrypte, vous n'êtes pas encore abonné, mais je pense que vous commencez à le savoir. Je vous laisse avec Anaïs pour les actualités en bref, et je reviens juste après. Merci Hugo, et salut à tous. On commence avec la situation au Niger.

Un mois après le coup d'État qui a renversé le président Mohamed Bazoum, les militaires désormais au pouvoir avaient lancé un ultimatum à la France, exigeant le départ du Niger de l'ambassadeur français avant dimanche soir, car celui-ci n'aurait pas répondu à une invitation du nouveau ministre nigérien des Affaires étrangères, mais par les militaires. Les putschistes n'ont pas autorité pour demander le départ de l'ambassadeur, a alors répondu le ministère des Affaires étrangères français. L'ultimatum a donc expiré, et Emmanuel Macron a confirmé ce lundi que l'ambassadeur français allait rester, je cite, malgré les pressions.

En parallèle, ce week-end, une manifestation en soutien au coup d'État a réuni plusieurs milliers de personnes à Niamey, la capitale du Niger. Des unités de police supplémentaires ont donc été déployées dans le quartier de l'ambassade de France. On vous tiendra au courant. Deuxième actu, en Ukraine, les forces armées ukrainiennes auraient gagné du terrain dans la région de Zaporizhia, dans le sud du pays, et ont un rapport publié ce samedi par l'Institut américain de la guerre. En fait, l'armée ukrainienne se rapprocherait de plus en plus des lignes défensives russes, et aurait notamment repris Robotin, un petit village situé juste en plein cœur de la ligne défensive russe.

L'objectif des Ukrainiens serait donc désormais de reprendre les villes de Tokmak et de Melitopol, afin de couper l'approvisionnement à une partie de l'armée russe. Par ailleurs, dans un message publié ce dimanche sur les réseaux sociaux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé que l'Ukraine se préparait, je cite, à un mois de septembre productif. Troisième actu, l'ancien président américain Donald Trump aurait récolté plus de 7 millions de dollars supplémentaires pour sa campagne présidentielle de 2024, depuis l'apparition de son mugshot, c'est-à-dire la photo de sa brève arrestation, prise le 24 août dernier dans une prison d'Atlanta aux États-Unis.

Concrètement, la photo a rapidement été utilisée sur de nombreux produits dérivés. Ils sont en fait vendus sur le site internet officiel de la campagne de Donald Trump, comme des tasses, des t-shirts ou encore des casquettes. Donald Trump a ainsi collecté plus de 20 millions de dollars sur ces trois dernières semaines, période au cours de laquelle il a été inculpé. Pour vous donner un ordre de comparaison, ce chiffre représente plus de la moitié de ce que Trump a récolté au cours de ses 7 premiers mois pour sa campagne présidentielle. Alors pour rappel, cette photo est historique, car c'est la première fois qu'un ancien président des États-Unis est contraint d'en faire une.

Il est accusé d'avoir tenté de manipuler les résultats de la présidentielle américaine de 2020. On termine avec une info sport. La France a remporté une médaille d'argent ce dimanche au championnat du monde d'athlétisme à Budapest sur l'épreuve du relais masculin en 4x400 mètres. Le quatuor français a même battu par la même occasion le record de France de la discipline vieux de 20 ans. Ironie de l'histoire, c'est la toute première médaille de la France remportée sur ses championnats et ça arrive le dernier jour de la compétition. Au moins, l'honneur est sauf.

Les dirigeants de l'athlétisme français ont rendez-vous au ministère des Sports ce mardi pour expliquer cette contre-performance à moins d'un an des Jeux Olympiques de Paris. Merci beaucoup Anaïs pour ces actualités. En bref, le débat aujourd'hui, c'est le suivant. Le retour des mathématiques obligatoires en première et en terminale est-il une bonne chose ? Ça se passe directement dans l'onglet Communauté pour voter. Rendez-vous sur Instagram pour plus d'actualités. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches. Et puis je vous dis à demain pour une nouvelle vidéo.