🔴 Rôle du ministère de l’agri. dans la défense globale et la souveraineté alim.: audition M. Fesneau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 66 %Attaque 22 %Défensif 12 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment votre ministère se mobilise-t-il pour intégrer la souveraineté alimentaire dans la politique de défense globale ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quels dispositifs sont mis en place pour assurer la souveraineté alimentaire en cas de crise ou de guerre ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Quelle est l'articulation entre territoires, niveau national et européen pour cette souveraineté ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Comment évaluez-vous notre dépendance alimentaire actuelle ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Quel est l'impact de la guerre en Ukraine sur le monde agricole français ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Comment conjuguer soutien à l'Ukraine et protection des agriculteurs français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:30Ministre de l'AgricultureFait
« la France reste le premier producteur agricole de l'UE »
- 10:00Promesse
« soja ça c'est un problème parce que soja c'est les protéines c'est importé de très loin ça nous met en dépendance donc stratégiquement qu'on récupère le soja je serai assez volontiers »
- 12:00Fait
« on a quand même besoin de construire une résilience qui soit sur la question des engrais de l'énergie sans doute du dialogue commercial renouvelé qui pose la question de l'agriculture comme un élément stratégique »
- 1:00FesneauFait
« c'est compliqué de recréer de la biomasse chez nous ça se mais c'est la Mongolie la Mongolie c'est qu quatre fois la France peut-être 10 fois la France bref c'est c'est teres immenses »
- 2:00FesneauPromesse
« on a besoin il faut qu'on identifie ce qu'on a commencé à faire parce que je vous dis qu'on va travailler sur un plan de souverainté engrais les secteurs stratégiques »
- 3:00FesneauFait
« les outils de biocontrôle les phyos c'est un objet les les les semences c'est un objet absolument central »
- 4:00FesneauFait
« j'ai aucune intention que ça soit d'autre que les européens ou la France qui tiennent les semences »
- 5:00FesneauFait
« détenir la semence c'est détenir la propriété de la semence et je préfère que ça soit sur le continent à 27 que ailleurs »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
un ministre de l'Agriculture est auditionné dans cette commission devant cette commission mais je pense qu'il s'agit véritablement de réparer une anomalie puisque on se dit souvent qu'entre nous on est la Commission des forces armées mais on est aussi la commission de la Défense nationale qui comme vous le savez mes chers collègues est par nature interministérielle car oui l'agriculture est bien pourvoyeuse de souveraineté alimentaire et est donc une composante clé de la Défense nationale d'un d'un pays on dit souvent d'ailleurs dans les slogans pas de pays sans paysans il n'y a d'ailleurs quand on garde à l'échelle internationale aucune grande puissance militaire qui ne soit pas également une grande puissance agricole car la guerre comme vous le savez mes chers collègues c'est l'affrontement des volontés et on peut aussi imposer sa volonté par la fin j'avais moi-même eu l'occasion en 2019 de cigner une tribune avec notre ancien collègue Jean-Baptiste Morau intitulé paysan et soldats même combat elle est d'ailleurs toujours en ligne si vous souhaitez la consulter et 5 ans après ce ce constat me semble plus que jamais pertinent ce lien entre agriculture et défense et du reste inscrit dans notre code de la défense qui désigne l'alimentation comme un des 12 secteurs d'activité d'importance vital c'est pourquoi notamment on peut saluer le rôle clé de l'Union européenne sur les sujets agricoles dont la PAC la politique agricole commune est le premier budget je crois avec plus de 50 milliards d'euros chaque année l'importance du sujet alimentaire se constate également dans la guerre d'agression de la Russie en en Ukraine vous avez tous suivi depuis peut-être 10 ou 15 ans voir un peu plus le réarmement AG russe qui a été vraiment spectaculaire puisque les Russes ont quasiment redressé un secteur productif pour à la fois retrouver une sécurité alimentaire domestique et s'affranchir de certaines dépendances envers des pays qui leur fournissaient des des produits agricoles en grande quantité ce qui les rend aujourd'hui beaucoup moins sensible aux sanctions et en parallèle vous avez noté que la Russie a utilisé l'arme alimentaire en tentant de bloquer les exportation écréenne de céréales par la mer Noire et la mer d'Azof vous le savez dans un monde en tenstion la préservation de notre souveraineté alimentaire est plus que jamais un élément déterminant pour la résilience de notre pays à C ton il nous a paru utile monsieur le ministre de vous entendre sur la façon dont la souveraineté alimentaire est intégrée à notre politique de défense globale comment euh votre ministère se mobilise sur ces sujets comment é évaluez-vous notre dépendance alimentaire quels sont aujourd'hui les dispositifs mis en place pour assurer notre souveraineté alimentaire en cas de crise et en cas de de guerre également et plus globalement à quel échelon penser cette souveraineté alimentaire notamment quelle est l'articulation qu'on peut trouver entre les territoires vous avez peut-être entendu parler mes cher collèg des plans alimentaires territoriaux qui se déploient actuellement dans nos territoire qu est l'articulation entre le territoire le niveau national et le niveau européen et puis pour conclure je souhaite également saluer et remercier le travail de nos agriculteurs et l'ensemble des acteurs de notre alimentation je pense notamment aux industries agroalimentaire qui sont des acteurs de notre souveraineté et souvent les démarches qu'ils on engage en matière de souveraineté sont aussi vertueux sur le plan Environnmental permettant de moins grande dépendance de moins grand transport à l'échelle internationale je pense qu'on est tous convaincu que la France a besoin d'une agriculture dynamique productive et innovante et on compte sur chacun de nos agriculteurs chacun de nos acteurs des industries agroalimentaires leur dire également aux agriculteurs que dans le contexte actuel la Russie cherche à attiser tous les troubles pour diviser des démocrati et miner la cohésion nationale affaiblir les gouvernements en place permet bien entendu de les rendre moins aptes aux menaces et à renforcer parfois des forces plus complaisantes envers ces régime autoritaire et toutes ces actions sont djormais bien documentées grâce à l'action du viginum et nous aurons l'occasion demain d'auditionner le SGDSN qui nous permettra sans doute d'en savoir plus euh voilà et puis monsieur le ministre vous pourrez également nous parler euh de l'adhésion de l'Ukraine même si celle-ci est encore loaine puisque bien entendu c'est une des sources de désinformation de la Russie a qui vise à montrer que l'adhésion de l'Ukraine aurait des des effets très négatif sur notre agriculture voilà sans être plus long monsieur le ministre je vous cède désormais la parole merci beaucoup monsieur le Président Mesdames et Messieurs les Députés j'allais dire ça me rappelle des souvenirs j'étais comme souvent les présidents de groupe membres de la commission de la défense au début du début c'était en 2017 donc je suis très heureux de retrouver cette commission et des visages que j'ai connu à ce moment-là dans cette commission et merci de m'accueillir effectivement c'est assez rare d'ailleurs ça prouve quelque chose que le ministre de l'Agriculture soit appelé à dialoguer à échanger avec la commission de la défense ça montre que quelque chose d'ailleurs a changé et ça montre ce que vous avez dit monsieur le Président le fait que covid plus guerre en Ukraine plus grand dérèglement géopolitique plus quand même à venir grand dérèglement climatique tout ça pose des questions qui soient des question qui puisse relever de la Défense nationale de l'intérêt national et de la stratégie nationale je vais essayer de pas être trop long quand on dit ça généralement on l' trop mais je vais essayer d'ATT ses courts pour que vous puissiez me poser toutes les questions que vous souhaiteriez sur ces sujets là alors il y a deux sujets pour moi il y a le sujet de la souveraineté puis le sujet de la résilience la résilience elle a été quand même très éprouvée sur la question du covid globalement et bonant malant comme dans tous les pays ça s'est mis en place parfois de manière difficile mais globalement ça a trouvé son chemin mais on y reviendra peut-être tout à l'heure mais je vais commencer par les sujets de souveraineté dans un monde qui est singulièrement inquiétant de ce point de vue-là d'abord rappel que le Président de la République avait parlé de souveraineté alimentaire européenne cé en 2017 dans son discours de la Sorbonne qu'en 2022 les 27 étatsmembres avaient réaffirmé ou affirmé plutôt l'idée de réduire nos dépendances aux importations à l'échelle de l'Union européenne au-delà des mot faudra voir ce qu'on peut faire est ce qui a été fait ou pas fait faut dire les choses comme elles sont pardon de ma voix mais un salon plus tard c'est pour en faire toutes les semaines des salriculture rappelez en outre que d'abord 1 la France reste le premier producteur agricole de l'UE 2 elle exporte toujours beaucoup je vais le redire juste après on est passé du 2e au 5e rang alors il y a une part de perte net si je peux dire d'export il y a aussi une part de d'émergence d'un certain nombre d'acteurs les Russes les Ukrainiens un certain nombre d'acteurs du continent je pense américains je pense au brésiliens ils n'étaient pas sur ces espaces là et donc c'est ils sont montés puissamment avec ce que je dis toujours faut mesurer ce que c'est en terme de surface des pays qui ne sont absolument pas comparables au nôtres je rappelle toujours que de têtes la le rendement à l'hectare de blé aux États-Unis c'est 30 quinau sauf qu'ils ont quelques hectares de plus que nous donc ils font du volume sans productivité forte nous c'est plutôt 60 et donc on n'est pas du tout sur les mêmes échelles et quand on parle aux Russes aux Américains ou au canadiens ou à d'autres évidemment on est sur des échelles puissantes et quand tout d'un coup c'est c'est ces puissances là se réveillent et font de la productivité lutte contre le gaspillage souvent en début de chaîne c'était le sujet des Russes en particulier évidemment ça a des effets qui se voit dans le marché euh mondial 2è donc on on a plutôt une place plutôt dégradé plutôt dégradé aussi par l'émergence d'autres puissance j'y reviendrai juste après de nous souffrons quand même d'un certain nombre de dépendance aux importations dans plusieurs domaines je pense à la dépendance par exemple à l'alimentation euh animale je pense en particulier au soja ça date d'il y a 30 ans c'était les accords du Gat et on paye encore à l'époque l'ouverture qui avait été faite c'était le gâ hein je crois euh sur le produit d'importation venant du continent américain et qui font que on est resté on s'est laissé mettre en situation de dépendance et comme c'est pour l'alimentation évidemment animale évidemment ça pose un problème plus un deuxième problème qui est que pour un certain nombre de cas ça peut être un produit de la déforestation on est en même si on est en interdépendance et on exporte aussi on est en situation de dépendance sur les fruits et légumes sur la volaille sur les engrais azotés ça c'est un sujet stratégique parce que on l'a vu à la fois au moment de la crise covid mais on l'a vu là évidemment pendant la guerre émergente en Ukraine euh envoler des prix plus capacité à fournir ou pas fournir or on a besoin d'engraé azoté et donc la capacité et ça fera partie d'ailleurs des sujets de souveraineté sur lequel on va travailler cette année à retrouver de la capacité ça veut dire qu'on est des unités qui fabriquent de l'azote et deuxième élément qu'on essaie de glisser de l'azote minéral vers l'azote organique comme on dit donc c'est c'est là-dessus qu'on trouvera aussi peut-être notre voie les matières grasses les additifs pour l'industrie alimentaire sont encore ou le matériel agricole même là si c'est plutôt une dép européenne avec d'autres pays européens je veux dire c'est quand même des sujets qui sont devant nous et sur lesquels nous devons travailler et puis évidemment l'énergie fossile c'est pour ça que le sujet de décarbonation est non seulement un sujet d'intérêt climatique mais aussi un sujet d'intérêt stratégique parce queêtre à ce point encore dépendant pour le gaz ou pour d'autres produits pétroliers de cela c'est quand même se mettre en situation de grand risque quand on voit les fluctuations que nous avons devant nous deuxième élément sur les vulnérabilités et les risques la question quand même du changement climatique avec structurellement une baisse devant nous des rendements avec des risques de de cumulle sécheresse inondation plus je je on parle assez peu du stress thermique mais il y a des choses qui poussent plus à 40°gr ou à 35 et donc on a quelque chose autour de ça qui doit se travailler ça veut dire qu'on doit faire évoluer les les variétés çaà dire qu'on doit sans doute faire évoluer dans certains territoires les assolements sinon on aura des problèmes il me semble que c'est un élément important j'ajoute une troisième vulérabilité alors je fais pas le lien avec la covid directement mais le covid la maladie hémorragique épisotique qui frappe le sud de la France c'est une maladie du dérèglement climatique et donc on va voir émerger un certain nombre de maladies sanitaires que nous ne connaissions pas ou plus pas ou plus les deux sont valables qui risque de faire peser des risques très lourds sur un certain nombre de production la maladie hémorragique est un sujet de grande préoccupation pour le ministère alors de court terme mais globalement il va falloir qu'on s'arme pour éviter ça alors ceci dit empêcher les moustiques de voyager c'est compliqué puisque c'est bien le vecteur en l'occurrence mais on a quandême quelque chose d'une contrainte sanitaire qui va peser qui peut désorganiser puissamment un certain nombre de filière il suffit de voir ce qui s'est passé en Chine ou même en Pologne en Allemagne sur la Pest porine qui est quand même un N frontière italienne hein donc je travaille beaucoup avec mes collègues italiens pour essayer de trouver des solutions mais enfin c'est plus facile de barrer le la plaine entre l'Allemagne et la France que de barrer la la frontière italienne la BO y mettre des chasseurs ça complique quand même le travail on va dire les choses comme elles sont donc ça c'est un premier risque c'est le risque que de de en tout cas une vulnérabilité sur laquelle il faut travailler c'est celui-là deuxième évidemment c'est quand même le renouvellement des générations moi je pense que c'est tout l'objet du texte c'est pas le seul objet du texte mais il me semble que c'est un élément important même si je m' dis pas trop longtemps là-dessus c'est un sujet qui me paraît important 3è élément la perte de biodiversité alors c'est le corelaire un peu du dérèglement climatique la biodiversité c'est un auxiliaire important pour l'agriculture et donc la perte de biodiversité c'est un risque pour l'agriculture à terme donc ça vient pas s'opposer pour moi la polinisation c'est c'est un élément essentiel de la vie agricole et donc c'est pour ça aussi qu'il y a des sujets à traiter sur la pollinisation et puis deux le travail qu'on doit faire sur les objets de biocontrôle alors comme on est en commission défense on est toujours un peu paranoïque-ce est-ce qu'il y a des œuvres de déstabilisation par le du du du biocontrôle qui virait faire l'inverse j'en sais rien sans doute que les esprits malins ont déjà inventé ça ou imaginer ça c'est pas ce qu'on a sous les yeux en tout cas c'est pas ce qu'on craint pour l'instant il me semble que c'est un élément important voilà ce que je voulais vous dire pour ça troème élément contexte particulier de la guerre en Ukraine parce que ça vient au-delà de la crise covid la crise covid elle a montré le dérèglement des chaînes de production et de la dépendance à des facteurs de production qui étaient extérieur quand plus rien ne circule la guerre en Ukraine vient montrer et mettre en exerc quand même une stratégie russe tout le monde à l'époque s'en était un peu moqué ils ont ils ont poussé sur deux feu ils ont dit énergie agriculture et tout le monde a dit tout ça c'est ringar le pétrole et les C ré tout ça c'est les objets du passé bah la vérité c'est qu'ils avaient la vérité m'oblige à dire c'était pas complètement inexact comme stratégie parce que quand vous êtes à ce point dépendant de l'énergie des autres et quand même dans un monde avec le dérèglement climatique et avec quand même 7 puis 9 milliards d'habitants qui a tant besoin de se nourrir vous avez quand même des leviers qui sont assez puissants pour dérégler le le monde vous avez dit monsieur le Président que l'invasion en Ukraine avait produit un certain nombre de choses d'abord faut pas complètement sous-estimer alors on en verra pas tout suite les effets mais l'effet du minage d'un certain nombre de territoires de production agricole qui vont rendre impropre à la production un certain nombre de territoire ukrainien j'é très frappé de ça quand j'y étais au mois de novembre il y a quand même un sujet devant nous de territoires qui vont être entiers qui ne vont plus être cultivable avant la série desminages malheureusement qu'on a connu dans notre pays a quelques dizaine voir une centaine d'années donc là on a un travail qui et c'est une opération structurelle pour empêcher les agriculturs Ukrainiens d'y revenir donc c'est des zones de non conflictualité pour l'instant mais pour y revenir il va falloir qu'il y ait des travaux d'où d'ailleurs les initiatives qui sont prises par l'Europe et la France sur le sujet donc ça c'est un sujet deuxème élément initiative initiale de de de Vladimir Poutine c'est de bloquer les voies d'exportation des céréales ukrainiennes par la voie de la mer Noire auquel ont répondu des corridors de solidarité sur le continent européen l'idée étant de venir on vient les stocker sur le continent et après on les ressort la vérité c'est qu'on les a stocké avec une vraie difficulté à les sortir une fois que c'est sur le continent ord comme vous le savez en terme de logistique quand vous chargez décharger vous faites monter vos coups donc les céréales ukrainiennes se sont trouvé sur le marché dans des conditions de compétitivité qui n'étaient pas les mêmes le corridor mer Noire s'est réouvert mais dans l'intervalle il y a une stratégie très évidente du pouvoir russe qui est une stratégie de saturation des marchés naturels de l'Ukraine en particulier sur le continent africain voire sur l'Asie par que toutes ces céréales elles n'étaient pas objectivement au démarrage destiné à l'Europe à 27 je veux dire et donc c'est ce qui aboutit il y a une question tout à l'heure à l'Assemblée c'est ce qui aboutit à une profonde désorganisation des marchés plus des phénomènes opportunistes ne nous cachons pas je pense en particulier à la volaille puisque là on a quelques deux ou trois opérateurs qui rent sur le sujet et donc on a une déstabilisation extrêmement profonde des marchés cont tenu des corridors désorganisés et une deuxième déstabilisation qui est une stratégie absolument offensive de Vladimir Poutin qui est une stratégie de saturation par ses propres productions des marchés naturels de l'Ukraine y compris des marchés franais hein nous avons sur le continent africain un certain nombre de marchés qui ont été perdus pourquoi parce que sous couvert d'aide alimentaire on donne les céréales pour être sûr qu'au moins de ce point de vue-l on a saturé les choses pas impossible que dans les réflexions que mène un certain nombre de ces pays la volonté de ne pas se retrouver dans la main d'un seul quand on se nourrit vaut mieux pas être dans la main d'un seul surtout quand il peut être instable géopolitiquement je parle et donc il y a sans doute des des initiatives à prendre au niveau européen pour R comment dirais-je réinstaurer des couloirs commerciaux qui soient des couloirs me semble-t-il importants et donc on a je l'ai dit au Conseil des ministres récemment on a intérêt à permettre à l'Ukraine de retrouver ses voies commerciales naturell trème élément sur l'Ukraine je suis déjà trop long mais qu'est-ce qu'on fait l'Ukraine dans l'espace européen d'abord l'Ukraine est en sur le continent européen c'est pas le Brésil mais c'est comme le Brésil donc on a à nos portes le Brésil bon pourquoi parce qu'ils ont des structures d'exploitation immense hyper compétitif sur un sol hyper compétitif pour ceux qui ont été en Ukraine disons qu'ils ont un sol riche et en plus un sol riche sur 15 m d'épaisseur ou 20 m d'épaisseur TER ce qu'on appelle les TER noir avant qu'il les use il va passer un peu de l'eau sous les P de la Loire puisque la Loire c'est plutôt ça chez moi qui coule donc il faut qu'on il faut qu'on ait une stratégie avec l'Ukraine qui soit une stratégie claire d'abord un il ne peuvent pas rentrer dans l'espace européen tant qu'il ne correspondent pas nos standards de production les standards c'est standards environnementaux en particulier mais aussi les standards d'exploitation par que quand j'étais en Ukraine et qu'on m'a dit il y a un petit agriculteur qu'il avait 15000 hectare j'ai dit tout de suite c'est pas tout à fait la même dimension n'oublions pas que c'est le produit de l'histoire he c'est le massacre de Staline de la population agricole qui fait que tout de suite se sont constitués des gros espaces c'est le produit de l'histoire he ces structures là c'est pas juste des affreux capitaliste avant c'était déjà ça les structures agricoles après ça s'est privatisé à la chute euh à la chute du régime soviétique mais c'est le produit de la famine ukrainienne qui a fait disparaître la classe paysane dans ce pays donc il y a plus de classe paysane dans ce pays donc c'est un petit sujet devant nous parce que les les structures à 100 ou 150 hectares on va les voir un peu être en difficulté et d'ailleurs dans la guerre elles sont encore plus en difficulté que les autres donc premier élément ça ils ne peuvent pas rentrer en tout état de cause dans des conditions telles qu'elles sont aujourd'hui c'est dans 10 ans c'est dans 15 ans c'est dans 20 ans j'en sais rien mais toujours est-il que ils seront de toute façon à côté de nous à produire du blé à des prix compétitifs des céréal désolé au protéagineux de la volaille et donc il me semble que dans une stratégie bien pensée on devrait en faire plutôt des alliés pas pour venir sur notre marché mais des alliés pour être aussi notre fire de lance dans la bataille mondiale qui va se faire sur l'alimentation c'est plutôt comme ça qu'il faut penser le partenariat ukrainien après qu'il soit dedans ou dehors n'est plus le même sujet euh dès lors qu'on n fait pas des des des opérateurs de la souveraineté nationale ou de la souveraineté européenne à eux seul com même il pourraitun partie une partie le faire et donc on a besoin de de travailler en se disant c'est une puissance agricole elle l' et qu'est-ce qu'on fait de cette puissance agricole dans l'espace européen pas évidemment faire rentrer l'Ukraine avec des surfaces agricoles pour certaines exploitations à 10000 ou 40000 hectares pas question que ces gens là touche la pque dans des conditions que Cell qu'on connaît ça marche pas me sembleil c'est un élément important j'en finis parce que je suis déjà beaucoup trop long et ça permettra d'aller aux questions le on a besoin de travailler sur plusieurs sujets d'abord essayer sur les questions de souveraineté de réfléchir à ce que sont les éléments de souveraineté j'ai parlé du plan de souveraineté sur les engrais j'ai décidé de lancer un plan de souveraineté sur le blédir c'est pas énorme le blédire en surface mais c'est hyper stratégique parce que c'est notre front notre dialogue avec en particulier les Italiens et les Espagnols nous sommes une terre qui peut faire du blé dur et il y a pas beaucoup de terres qui peuvent faire du blé dur dans le monde il y a un peu les Canadiens un peu les Américains évidemment le bloc j'allais dire soviétique russe et ukrainien pardon euh et donc qu'on a besoin parce que c'est quand même un éliment de base et un aliment de base y compris sur le la rive sud de la Méditerranée il vaut mieux que ce soit nous qui produisions que d'autres fournissent il me semble que c'est un élément important même chose sur la question des protéines végétales avec un intérêt et environnemental climatique et un intérêt de souveraineté même chose aussi sur la les les fruits et légumes premier élément deuxième élément ce que je ve vous dire c'est la Pâque euh vous l'avez dit je crois monsieur le Président c'est la première politique intégrée européenne conçue elle a été conçue pour assurer l'approvisionnement en quantité progressivement en qualité à des prix qui étaient rémunérateurs et qui étaient maîtrisable en terme d'inflation bon c'était ça le fondement n'a pas bougé il me semble que dans la stratégie de la la PAC pardon il manque deux dimensions la première c'est une dimension stratégique c'est désormais que l'alimentation est une arme bah il faut se comporter comme le fait que ce soit une arme et sortir de la naïité de dire après tout et on l'a vu un peu dans les accords de libre échange et dans la politique la traditionnelle politique commerciale de l'Union cétait une politique en disant à la fin si on produit que de la haute technologie de la voiture et que en échange on nous nourrit considérant que l'agriculture était une économie de pays pauvre comme ça quand même jeux dire il faut pas sous-estimer ce qui s'est passé pendant 30 ou 40 ans sur le sujet et dès lors qu'on considère que c'est une économie de souveraineté de première des libertés il faut que la pack elle serve aussi un objectif stratégique qui est nourrir sa population européenne et penser son environnement parce que une fois que Monsieur Poutine ou un autre parce que je veux pas me polariser que sur lui déciderait de mettre sous son jou alimentaire tel ou tel pays le jour il retire le jour et que nous n'avons pas les capacités de production c'est des d'immense flux migratoire qui s'organiseront on pourra faire tous les trucs qu'on veut dire tout ce qu'on veut quand les gens ont faim FL migratoire ça commence souvent par ça et donc c'est une question de souveraineté à nos frontières aussi Qui est qui est posée me semble-t-il sur ce sur ce puis deuxième élément on a besoin on est obligé de penser le monde avec population croissante des organisations géopolitiques et des règlements climatiques l'an dernier nous avons apporté 2 20 millions de tonnes de plus en gros de céréales sur le continent européen une partie venant d'Ukraine une partie venant de Russie hein pourquoi parce que parce qu'elle a eu de la sécheresse en Italie et du et de la flotte enfin des inondations et en Espagne une immense sécheresse il faut quand même qu'on ait un système qui ne nous mette pas en tension tel que nous soyons à ce point pas capable de 40 millions de tonnes de céréales importé dans l'espace européen c'est quand même un tout petit peu un crève cœur alors pas nous français puisque nous nous sommes très largement exportateurs et donc on a besoin de travailler làdessus et donc la PAC doit aussi penser ces objectifs dans un objectif dans une logique de dérèglement climatique et il me semble que c'est un élément important et puis enfin j'en ai vraiment fini l'idée c'est de travailler aussi à tous les échanges je pense qu'on a des sujets d'innovation c'est l'objectif de France 2030 des objectifs de planification il faut qu'on fasse évoluer nos modèles il faut qu'on se dise quels sont les objets stratégiques en termees d'alimentation on peut être moins dépendant que d'autres gérer de l'interdépendance c'est pas la même chose que subir de la dépendance et donc faut choisir nos objets céréales pour moi c'est structurellement historiquement la matière première agcole une des plus importantes le sujet des engrais est un élément très important parce que de de cela découle le reste au fond et c'est là-dessus qu'il faut qu'on essaye me semble-t-il de travailler et puis enfin un dernier point donc sur la question de de la résilience alors le ministère l'agriculture était peu rompu à l'exercice on va dire les choses comme ils sont mais c'est normal parce qu'on a vécu 80 années sans se poser la question d'une rupture de chaîne alimentaire d'une l'équivalent d'une grippe espagnole encore qu'il a eu moins de mort heureusement chez nous euh l'équiv bon mais on a besoin de construire des modèles quand même et de penser notre modèle en se disant euh et donc on on est tout à fait intégré à un certain nombre de choses cellule interministérielle de crise cellules de crise et de soutien tout ça sétant activé au moment de la crise covid forcément un peu imparfaitement mais on est en train de travailler dans le cadre de la résilience nationale sur une stratégie nationale de résilience on est plutôt au démarrage des travaux qu'à la fin des travaux donc je pourrais pas vous en dire grand-chose on a besoin de travailler ça on a besoin aussi me semble-t-il de travailler sur qu'est-ce qui se passe s' un covid qu'est-ce qui se passe s un conflit qu'est-ce qui se passe sur événement climatique majeur genre CRUD 1910 estce qu'elle viendra je pas faire dans le cataclysmique mais un jour on aura des niveaux d'eau alors heureusement on a fait des réserves d'eau je dire des bassines en amont de la scène ce qu'on appelle la Forêt d'Orient qui sont un truc complètement artificiel d'ailleurs au passage désormais classé en Natura 2000 si on avait pas ça aujourd'hui on aurait des épisodes qui seraient très compliqués mais on n pas été loin en 2016 et un jour probablement nous aurons des épisodes majeurs sur lequel il faudra travailler ça nécessite d'ailleurs qu'on ait un peu de souplesse et d'agilité compris dans nos règ je suis très fasciné C travail qu'on fait là de simplification je parle pas de la crise agricole travail de simplification c'est quand même quelque chose qui rend agile les process que des agriculteurs soient obligés d'aller dire queils sont inondés dans le Pas de calis il me semble que c'est un peu dommage qu'ils ai besoin de remplir un formulaire parce que nous l'avons collectivement produit comme ça je fais de gr enfin personne quand il y a un M d'au il y a 1 m d'eau en fait ça se voit normalement on a suffisamment de satellite pour pouvoir le documenter donc voilà ce que je voulais vous dire j'ai été trop long pardon mais il me semble que c'est des éléments extrêmement stratégiques que nous avons avec une prise de conscience progressive trop lente à mon goût il n'est pas complètement àodun que le ministère s'appelle celui de la souveraineté alimentaire ce qui m'oblige à rendre beaucoup de compte sur le sujet alors qu'on démarre mais c'est pas grave on va essayer d'avancer parce que la souveraineté c'est long à reconquérir retrouver de la souveraineté fruits et légumes faut planter des arbres faut faire de la transfo faut former des gens faut trouver de la main d'œuvre et c'est pas je passe de 50 à 100 % d'un claquement de doigt c'est un tout petit peu plus long souveraineté blédure c'est de la recherche de l'innovation de l'accès à l'eau et des agriculteurs qui recroient à la filière blédure donc c'est quand même un peu de temps ce dit il faut bien commencer et c'est ce qu'on essaie de faire aussi comment pour les questionna ah c'est pour les questions ah cé pour les questions très bien très bien merci beaucoup monsieur chacun fait comme il veut voilà Monsieur merci beaucoup monsieur le ministre je je note donc qu' il y aura potentiellement des diapositives pour les pour les réponses espèce de faux teasing mais euh en tout cas merci pour cette présentation je pense à la fois dynamique complète et je pense avec une bonne auteur de vue géographique et et historique je pense que tout le monde ici aura bien noté que la France dispose des d'atou historiques en matière d'agriculture qui est aussi lié à sa stratégie de de puissance qu'on a besoin à la fois de protéger mais qu'on a aussi besoin de réactiver euh certains réflexes et organisations qu'on avait notamment pendant la la guerre froide euh nous allons désormais prendre les interventions des orateurs de groupe pour le groupe Renaissance la parole est à Lisiane metteiller merci monsieur le président monsieur le ministre au nom du groupe Renaissance je vous remercie sincèrement pour votre participation à notre commission de la Défense nationale et des forces armées alors auditionner un ministre de l'agriculture dans notre commission n'est pas courant car nos sujets semblent à priori éloigné et je dis bien a priori car votre intervention éclairante nous démontre qu'il n'en est rien eu égard au contexte actuel et ces deux domaines sont plus que jamais étroitement liés cela témoigne d'une véritable prise de conscience stratégique de l'Europe en matière de politique agricole ce secteur demurant un enjeu de souveraineté pour l'Europe et de stabilité pour le monde et je voudrais revenir sur la récente interview du 22 février à l'hôtel de Matignon du Premier ministre Gabriel Atal qui s'est prononcé favorablement au développement du secteur de l'agriculture en France impliquant de placer cette dernière rend des intérêts fondamentaux de la France au même titre que la sécurité la défense et l'énergie la crise sanitaire et la guerre en Ukraine ont rappelé l'importance stratégique de notre agriculture en effet si l'insécurité alimentaire s'est accrue dans le contexte de la pandémie de covid-19 la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine a engendré une hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires les Russes en son'en prenant à la sécurité alimentaire notamment à la fixation de prix zéro prix pays africains ont fait de l'alimentation une véritable arme de guerre et vous venez de le rappeler dans vos propos liminires C in gérence délibérée mais en lumière les enjeux complexes qui entourent désormais la disponibilité et l'accès aux ressources alimentaires à l'échelle mondiale dans le contexte actuel où l'on observe une multiplication des conflits aux portes de l'Europe il est impératif que les tendances évolue il ne s'agit plus uniquement de s'assurer de la sécurité lors du cheminement des produits alimentaires mais d'aller à la quête d'une souveraineté alimentaire c'est-à-dire produire plus protéger mieux et surtout franciser les chaînes d'approvisionnement aussi après 2 ans de conflit quel est l'impact de la guerre en Ukraine aujourd'hui dans le monde agricole en France et comment protéger les agriculteurs français sans se désolidariser des agriculteurs Ukrainiens je vous remercie merci Monsieur le Ministre euh j'en ai un peu parlé mais je je j'en dis un peu plus bon l'impact sur le monde agricole il est un des importations plus puissantes volail EUF sucre même si le sucre la difficulté a été masqué par un des cours historiquement haut et donc c'était compensé dans ce registre là mais la mer refluant toujours dans ce genre de registre évidemment là on a une difficulté donc on a eu d'abord ça deuxème élément euh c'est le sujet alors du coup là on a décidé ce que j'ai dit tout à l'heure à l'Assemblée nationale d'abord moi j'avais demandé il y a un an qu'on n pas des mesures pour 2 ans parce que des marchés comme ça c'est trop sensible pour ne pas avoir des clauses revoyur assez revoyure pardon assez régulièr parce que et nous avions raison de le faire parce que bah on fait des mesures d'ouverture abaissement des droits de douane on verra bien ce qui se passe dans 2 ans bon moi j'avais le sentiment déjà qu'il se passait quelque chose qui pouvait être désorganisant à quoi s'ajoute d'ailleurs sur la filière volaille une brèche qui s'est ouverte à l'époque contenu de la grippe aviaire puisque nous avons une baisse de production un certain nombre de territoires qu'on pas pu produire et donc évidemment le tout cumulé affaibli plutôt la filière même si évidemment nous avons puissamment accompagné la filière donc un certain nombre on est passé parfois du simple au triple euh sur ces volets là et donc ça ça ça a déstabilisé nos marchés mais puisqueil y a plus de droit de douan et qui sont d'ailleursun certain point de vue plus compétitif le deuxième sujet plus inquiétant que j'ai sous les yeux moi je pense c'est le marché des céréales parce qu'on a à la fois du volume et du prix la D organisation du marché des céréales le fait qu'il y ait des positions attenties que les Russes jouent avec des prix cassés partout fait queon est en train d'avoir une réorganisation des marchés qui est très lourde de conséquence qui fait qu'on va on va demander à activer aussi des clauses c'était pas dans le même le marché des céréales était déjà libéralisé en fait de fait depuis 2019 bien avant la guerre donc on avait pas de sujet là de compétition les Ukrainiens allaient sur leur marché nous on allait sur les nôtres les Russes venaient pas mettre la pagaille globalement dans C dans cette C périodeel on avait plutôt un un marché des céréales qui était à la fois dynamique en volume et et et correct en prix sauf que le l'effet blocage que je disais tout à l'heure mer Noire plus offensive russe au sens stratégique sur les marchés notamment africains asiatiqu fait que les Ukrainiens ne trouvent plus leur débouché que les prix s'ffondent en partie et que par ailleurs ils viennent sur le marché européen donc on va c'est le cas d'un règlement de 2015 autant je me souviennne qui va permettre d'activer des mesures de contingentement c'est ça de fait qui permet de dire tel volume et pas tel autre mais si on veut aller au bout de la logique et que ça ne fasse pas produise pas un effondrement des prix ou une désorganisations il faut qu'on s'organise aussi de regarder ce que vont devenir ces céréales ukrainiennes et donc comment le continent européen l'U 27 avec les Ukrainiens essay d'avoir une politique active de reconquête d'un certain nombre de marchés il me semble que c'est là-dessus qu'on qu'on va travailler est-ce qu'il y a d'autres filières qui sont en risque peut-être au léoprotéagineux encore que nous ne sommes pas dans une situation actuel de difficultés majeur je pense qu'on a sous les yeux les principales difficultés j'ai un dernier élément sur lequel je suis extrêmement vigilant c'est parce que je vois les opérateurs jouent particulier ceux qui travaillent sur la volaille on va contingenter à partir du mois de juin puisque le le c'est qu'est-ce qui se passe entre aujourd'hui et le mois de juin je vrais pas qu'on nous sursature d'ici le mois de juin et qu'après on dise bah trop tard c'est rentré donc on est en train de regarder travailler avec la Commission en tout cas j'ai pris l'initiative avec plusieurs collègues européens de dire faut qu'on envoie des signaux avant enfin les signaux sont envoyés avant mais il faut pas que les sign envoyés avant donne l'envie à des opérateurs malintentionnés de venir inonder de dire l'année 2024 est faite pas grave si je peux plus exporter en au 1er juin j'aurais déjà fait mon volume donc ça c'est un élément de vigilance pour moi pour être tout à fait transparent avec vous parce que là il y aurait un sujet il y aurait un sujet majeur merci monsieur le ministre pour le groupe rassemblement national la parole est à Frédéric bocaletti merci monsieur le Président Monsieur le Ministre la crise agricole majeure que traverse actuellement la France trouve largement sa source dans les décisions calamiteuses des gouvernements successifs et dans les normes désastreuses imposées par l'Union européenne cependant il est clair que la guerre en Ukraine joue également un rôle particulièrement important dans les difficultés que peuvent rencontrer nos agriculteurs celle-ci s'exprime d'ailleurs au-delà des difficultés d'approvisionnement en matière première et de la hausse du coût de production en ce sens la concurence des volailles ukrainiennes écoulé sur le marché européen est largement dénoncée par les producteurs français c'est c-ci vient perturber un marché français qui a connu plusieurs crises ces dernières années et peine à retrouver des couleurs nous entendons tout à fait le besoin de soutenir le secteur agroalimentaire ukrainien central dans l'alimentation et la stabilité mondiale toutefois cela ne doit pas se faire au détriment de nos producteurs français comment comptez-vous donc conjuguer ces deux impératifs plus largement les répercussions du conflit à l'échelle mondiale et internationale sont très lourdes le grenier de la planète qui était l'Ukraine a évidemment perdu en capacité d'exploitation en raison de la guerre plus de 10 % des teres ukrainiennes seraient miné et un/art serait s contrôle russe réduisant également les capacités de production dans ce contexte les difficultés d'alimentation des population viennent renforcer l'instabilité de certains pays nombre d'entre eux sont déjà en crise ou en situation de famille notamment le continent africain il serait donc intéressant de savoir si votre ministère est engagé dans une démarche de sauvegarde de la stabilité de ces pays et dans quelle mesure il l'est et enfin puis qu'il me reste quelques secondes monsieur le ministre je me réjouis qu'il soit utilisé et très largement maintenant le terme de souveraineté alimentaire même si honnêtement je fais partie d'un mouvement politique qui l'a défendu il y a pas quelques jours quelques mois quelques années mais des décennies et je regrette qu'à l'époque on a été ringardisé donc maintenant nous allons attendre les propositions qui seront faites par le gouvernement pour la souveraineté alimentaire je vous remercie merci monsieur le ministre monsieur le député comme vous êtes taquin je vais commencer par la fin je pense qu'on on commence collectivement à partager ce que le concept de souveraineté il y avait quelque chose me semble-t-il mais je ne suis pas un comment dirais-je un historien de votre formation politique mais il y avait quelque chose dans vot formation politique qui était quand même un peu autarsique que j'entends parfois aussi c'est des débats publics hein on va pas ça mérite ni votre énervement ni le mien mais il me semble que l'idée qui serait que la souveraineté ça serait du juste je produis français je mange français avec ce que je décris c'est tragique donc il faut accepter que la souveraineté elle s'exerce aussi au travers de la capacité exportatrice et de l'acceptation de l'importation et ça c'est un élément important deuxième élément alors la crise ukrainienne elle vient à la fois perturber nos marchés puis les marchés mondiaux j'ai essayé d' décrire ce quiétait la stratégie de Poutine est visible au moins celle-là on peut pas lui reprocher d'avoir une stratégie la question c'est nous d'avoir une contre stratégie c'est ce que j'ai essayé de décrire de dire on peut pas avoir une désorganisation des marchés qui soit telle qu'au fond le continent africain dans son entièreté alors c'est pas il est pas venu nous expulser que l'Ukraine de ses marchés même le continent européen a perdu un certain nombref le continent lu à 27 pardon a perdu un certain nombre de ses marchés dans une espèce de logique ou de chantage ou de stratégie de bas prix euh et donc moi je fais un travail c'est vrai que c'est d'ailleurs un un sujet assez nouveau être en commission de défense et faire à ce point de la diplomatie c'est c'est c'est pas tout à fait la l'histoire habituelle du ministère de l'Agriculture ni du ministre les voy les voyages forment la jeunesse vous me direz mais c'est pour ça que je continue à explorer un certain nombre de de territoire et de pays j'irai au Maroc à la fin du mois d'avril j'ai déjà été j'avais été en Ukraine pour ce motif là j'irai sur le continent africain parce qu'on a besoin in de renouer un dialogue avec ces territoires là avec ces paysl à un dialogue de coopération il va y avoir un truc d'ailleurs assez étonnant c'est que ces pays qui sont habitués à une économie une agriculture résiliente ont des choses à nous apprendre sur la résilience au problème de l'eau marocains ils savent des choses sont un peu plus enavance que nous sur ce sujet là les Africains aussi sur certains systèmes donc c'est c'est d'ailleurs un espèce de de schéma assez intéressant de ce point de vuel de tous les pays se posent la question de leur souveraineté et tous les pays se posent la question dans une acception qu'on peut essayer de partager euh et leur souveraineté dans le dérèglement climatique et tr tout le monde voit le jeu maintenant international sur ces questions euh et donc j'ai bien l'intention effectivement d'aller euh regarder ce qu'on peut faire en terme de coopération réciproque pour moi il pas du tout question de dire de j'ai nous avons intérêt à ce que ces pays-là eux-mêmes trouvent les voies alors ils pourront pas le faire pour la totalité et pour tous les territoires de ces pays-là a l'Égypte ne peut pas nourrir l'ensemble de sa population c'est c'est raconter ce qu'on veut l'accès à l'eau les sols et cetera ne peuvent pas permettre mais qu'on essaie dans un certain nombre de pays de travailler d'ailleurs c'est des initiatives qui été prises par le Président de la République la ceinture verte et autres sujets de cette nature lutte contre la la la désertification et autonomie en particulier autonomie protéique donc j'ai bien l'intention de le faire après ce qu'il faudrait qu'on fasse l'idéal ça serait qu'on alors moi jeis en français si je peux dire l'idéal c'est qu'on serait c'est qu'on puisse le faire en en stratégie européenne aussi pour un certain nombre de secteurs que je pense que là on aurait un intérêt à montrer la puissance européenne et la volonté européenne sur le sujet je finis juste ça c'est l'occasion de le dire le le le l'erreur collective européenne sur le sujet c'est qu'on a ce que je disais tout à l'heure désarmés sur la question de la souveraineté agricole et quand vous regardez les américains ils ont jamais désarmés sur la question de la souverainé c jamais et quand on se bataillait avec eux sur les accords commerciaux il y a 30 ans il y a 40 ans il y a 50 ans c'était ils étai déjà sur la questioncool donc eux ils faisaient du nucléaire de l'armement de la techno et tout le reste et ils avaient un petit truc que personne regardait en Europe qui était l'agriculture et quand vous regardez les puissances les chinois ils se sont jamais désintéressés des questions agricoles les Indiens il s'y intéresse de plus en plus et donc on a quelque chose quand on est un continent comme on est puissant comme nous sommes ce privé de cette puissance là c'est pour ça qu'on a intérêt à dialoguer avec les autres c'est c'est c'est dommage le terme est faible monsieur le ministre quand on regarde le Conseil de sécurité sur les CIN membres seuls les Européens ont baissé un peu la garde à ce sujet là ni les Russes au contraire ils ont réarmé agricolement de manère agricole de manière massive depuis 20 ans ni les américains ni les Chinois et donc ce réveil est tout à fait salutaire pour la France insoumise la parole est à Christophe be monsieur le Président Monsieur le Ministre semble que vous entretenez une confusion entre souveraineté alimentaire autonomie alimentaire et sécurité alimentaire la sécurité alimentaire est définie depuis le Sommet mondial de l'alimentation de 1996 par contre la notion de souveraineté alimentaire est plus récente elle a été définie dans la Déclaration des Nations Unies des droits des paysans et des autres populations travaillant en zone rurale en 2018 elle désigent le droit des populations de leur état à définir leur politique et alimentaire sans dumping vis-à-vis des paystiers la France a refusé de la signer pourquoi vos politiques en matière agricole menacent manifestement notre sécurité alimentaire et je constate avec mes collègues l'érosion de notre potentiel productif et la hausse de nos importations de produits agricoles et alimentaires que faites-vous pendant ce temps-là vous concluez des accords de libre échange sans clause de réciprocité alors que les TER agricole représente la moitié du territoire national il y a une hausse des investissements étrangers en France pouvez-vous clarifier ce que vous entendez par souveraineté alimentaire au vu de la confusion qui règne cuide de l'application du dégré monbour en matière de sécurité alimentaire combien de terres agricooles pourrait être concerné les états investisseurs sont-ils de nature être des menaces militaires ou non et dans un contexte de crise climatique d' instabilité politique et militaire dans nombre d'États nous produisons en France il faut le reconnaître d'excellentes rations de combat individuel à anger pour nourrir nos forces armées en OPEX et constituer des réserves en cas d'inondation ou encore de crise politique à l'étranger pourrions-nous être en pénurie en cas de crise sur notre sol ou à l'étranger hormis la question logistique quelle est la part des fournisseurs français de l'Escat danger ces fournisseurs font-ils appel à des agriculteurs Françis et respectet-il les lois égalim merci alors pour ce qui concerne les rations de combat et je pense que ce sera plutôt une question à poser au ministre des armées mais c'est une très bonne question mais ça la question CIT quelle est la part des fournisseurs français pour oui alors monsieur le ministre je pense paszis pas non pardon je ve bien connaître de tous les sujets y compris la ration de combat et de ce qu'il y a dans chaque cantine des écoles de France mais vous allez m'en demander beaucoup là quand même je demande pas de la bienveillance longtemps que j'ai renoncé à ça mais mais il me semble qu'un peu de réalisme je je ne sais pas ce qu'il y a dans la ration de combat j'ai fait mon service militaire je je non mais je sais qu'il y a du paté ENF oui c'était très bien comment et depuis le pat ENF elles ont dû évoluer mais moi moi c'était il y a 30 ans donc mais c'est très bien le pat ENF parce que je vais me faire mettre mal avec les Bretons si je dis autre chose euh d'abord la question souveraineté euh souveraineté sécurité d'abord la définition que vous donnez de la souveraineté alimentaire c'est une définition donnée par via enampessina c'est pas la définition Z définition on peut en débattre on peut ne pas être d'accord et ça peut justifier qu'on l' pas signé deuxème élément la souveraineté c'est pas seulement la capacité à se nourrir la souveraineté c'est la capacité à se nourrir dans les grands dérèglements du monde et c'est aussi la souveraineté alimentaire la souveraineté alimentaire des autres quand vous parlez avec la rive sud de la Méditerranée vous avez des pays qui ne pourront pas couvrir les besoins de leur population à eux seul on peut le tourner dans tous les sens il suffit de regarder la géographie le climat et le reste et c'est pas un Grif fait à ces paysl ils ne pourront pas et nous nous pouvons exporter pourquoi parce que nous avons des terres un climat tempéré et des agriculteurs qui depuis des siècles le font donc je n'oppose pas la capacité des pays dans la mesure du possible à être le plus capable cap de produire mais aussi le fait que tout le monde ne pourra pas produire c'est c'est une vue de l'esprit d'ailleurs je sais pas si on peut projeter juste ça pour le coup cette carte est intéressante puis que il paraît qu'on a des images ça va me divertir au milieu et vous aussi peut-être celle-là ça aujourd'hui c'est la production non c'est pas celle d'avant la dépendance c'est celle-là ça c'est la dépendance alimentaire dans le monde c'est la carte de la dépendance bah l'Afrique l'Asie quand vous sommez le la population ça doit faire 3 ou 4 milliards de personnes pas complètement rien il y a certains pays qui vont pouvoir accéder à une meilleure autosuffisance donc pardon les pays qui sont env c'est les pays qui sont exportateurs les pays en ja qui sont pas dépendants alimentairement en net on va dire globalement et plus sffoncés plus ils sont importateurs jeose et plus sffoncé en jaune plus ils sont importateurs donc et vous voyez que quand même vous avez et après vous la carte suivante comment oui mais c'est pas très étonnant et après la carte suivante c'est la production de blé parce que c'est pas mal de réfléchir céréales dans le monde en 2050 il y a plein de cartes intéressantes du G d'ailleurs là-dessus vous voyez que les pays déjà très nettement importateur vont avoir une difficulté vous voyez que le continent européen va avoir un gros problème compris la France ce qui nécessite d'ailleurs de nous adapter mais et et quand vous faites la carte production de biomasse et donc pas le blé seulement la la carte qui reste verte c'est la carte des Russes parce qu'ils vont pouvoir mettre en culture des terres que ils ne pouvaient pas mettre en culture du fait du froid bon c'est comme ça mais c'est pas on y peut rien je m'en félicite pas mais c'est une réalité qui va s'imposer à nous et donc le continent à UE à 27 si on le pend juste dans l'espace français et qu'on pense pas cette carte de souveraineté qui va être un grave problème parce que vous voyez le Brésil et cetera parce que là on est plus en en finesse de géographie voyz l'Inde voyez la Chine en surface parce que le reste c'est déjà du désert le flan ouest de la Chine vous avez devant vous et nous avons devant nous un grave problème et si ça on n tient pas compte dans nos stratégies européennes et nationales je pense qu'on on fait une lourde erreur trè et c'est pour ça qu'on a besoin d'accord libre échange ou de commerce j'en sais rien mais ça si on fait pas de d'accord de commerce je sais pas comment on va faire en fait parce que sauf à ce que vous me disiez que on sait inverser vous voyez la carte de l'Espagne la carte de l'Ouest de la France du Sud Ouest d'ailleurs c'est la carte aussi de la crise agricole en partie hein c'est une carte d'un modèle qui est en train de d'être en but à dérèglement climatique c'est 2050 c'est pas dans c'est une génération donc ça va aller vite et là on a un sujet et quand vous regardez les populations afférentes à ces territoires là ça va être assez lourd il y en a plein d'autres mais vous me réinviterez monsieur le Président les terres agricoles euh enfin capté par les puissances étrangères globalement en fait c'est un c'est une vue de l'esprit j'ai pas les chiffres en tête mais d'ailleurs pourquoi on n pas ça et donc on doit pouvoir collectivement s'en féliciter parce que le droit du fermage le bail en France qui est ultra dérogatoire au droit de propriété quand vous regardez bien dans le détail c'est les je suis pas sûr même que les révolutionnaires de 89 avaient ça en tête ça n'est pas passé par les fourches Codine du Conseil constitutionnel ce texte là mais le droit à bail c'est un droit ultra protecteur de l'exploitant y compris dans sa succession et c'est pour ça un qu'on a des prix plutôt modérés des terres et des beaux et deux pour ça que aucune puissance étrangère ne peut vraiment venir et que ceux qui sont venus sont généralement repartis parce qu'ils ont pas trouvé les choses en revanche là vous avez raison il y a un certain nombre de pays qui ont peu de surface arable qui vont sur le continent africain ou sur d'autres continents alors ça vous avez raison et ça c'est un élément géopolitique alors ça serait une carte qu'on pourrait vous faire c'est la carte des surfaces dans ch chaque pays qui n'appartiennent pas au paysans de ces pays mais en France objectivement c'est ultra marginal ce d'autant le droit au bail plus les investissements le contrôle des investissements étrangers en France qui vient comme vous le savez ramasser ces chosesl si j'avais il y avait des chos qui était dévoyé donc c'est pas un risque national objectivement il y a un petit risque quand même pour le coup au risque de vous étonner faut dans ce que je vais dire c'est faut faire attention à la financiarisation du système agricole et dans les textes que nous all avoir à voir le bail l'exploitation familiale la structure ga est assez protectrice de ça mais on voit bien aujourd'hui la montée du prix des terres il y a quand même des gens qui vont un peu plus spéculer qu'on spéculé avant avant un propriétaire foncier agricole il venait chercher son bail il avait du patrimoine il en étéit content il demandait à l'agriculteur d'entretenir assez correctement ses terre point à la ligne même chose pour la forêt mais compte tenu des enjeux géopolitiques et des cartes que je viens de montrer les terres vont être rares en production et vont avoir de la valeur plus puissante et au-delà de la seule production agricole production de biomasse stockage de carbone et cetera et là il y a un petit risque non pas étranger mais à la fin qui qui à qui appartiennent les millions d'hectares de terre françaises et ça il y a un sujet sans doute devant nous mais c'est pas un sujet investissement étranger sujet investissement étranger c'est c'est un certain nombre de pays qui vont en Afrique qui vont aller en en Ukraine d'ailleurs en Ukraine il y a beaucoup d'investissement étranger la propriété ukrainienne est pas seulement ukrainienne et qui vont aller chercher des terres arabes parce qu'ils n'en ont pas eux donc ils vont aller chercher leur souveraineté chez les autres et ça pour le coup c'est un problème me semble-t-il merci monsieur le ministre pour le groupe les républicains la parole est à Nathalie ser merci monsieur le Président Monsieur le Ministre euh un constat et quelques questions vous avez dit construire la souveraineté ça prend du temps vous avez dit la souveraineté c'est aussi la capacité exportatrice vous avez Avaz dit la capacité à se nourrir surtout et en plus dans les grands dérèglements climatiques du monde très bien donc pourquoi tout court si vous voulez euh du coup pourquoi sur transposton depuis 2017 euh pourquoi permet-on à des organismes euh tels que les soulèvements de la terre d'être au salon de l'agriculture ça c'était la réflexion je vous le monre pas par particulièrement de répondre sur le sujet euh la question depuis 1982 il existe des protocoles qui sont signés entre le ministère de la Défense et celui de l'éducation nationale pour développer le lien entre la jeunesse et la défense depuis mai 2016 la signature du protocole interministériel développant les liens entre cette fameuse jeunesse et la la défense et la sécurité nationale intègre le ministère de l'Agriculture il s'agit notamment de prendre prendre en compte les 190000 élèves et étudiants de l'enseignement agricole qui constitue effectivement une forte communauté éducative donc c'est un vrai vrai bel enjeu il y avait CIN axes prioritaires je reprendrai pas les axes l'action conjuguée et inédite de ces trois ministères contribue à renforcer le lien entre la jeunesse et la défense dans un contexte national marqué par la nécessité d'accroître la cohésion républicaine et citoyennees donc le Diagnos de 2016 était plutôt bon enfin je trouve qu'il était même très pertinent euh 8 ans après après le cout d'éclat des étudiants à agrotech Paris en mai 2025 sur je cite n de 22 je cite nos métiers sont destructeurs euh quel bilan tirez-vous de ce protocole euh et je vous pose la question est-il prévu un autre protocole puisque depuis 2016 il y en a pas eu de nouveaux qui ont été signés merci et merci en tout cas d'aborder le sujet des lycées agricoles pour lequel vous êtes ministre de tutelle privé et publque c'est d'ailleurs une spécificité française dont il faut se féliciter non pas que je veux garder mon précarré avec vigilance mais je fais comme tous les ministres de la Culture je tiens l'enseignement agricole P que sa spécificité d'abord à travers le monde tout le monde regarde ses spécificité d'un enseignement agricole qui soit bien lié à son ministère de production si je peux dire de je le dis au passage c'est alors c'est un des rares enseignements malgré la baisse démographique qui a plutôt une stabilisation voit une légère augmentation de ses effectifs qui signal de c'est un des un des enseignements qui est le plus enfin qui un le plus intégré on a un taux d'internat qui est très élevé et deux qui intégre le plus de jeunes qui sont parfois dans des situations initiales sociales qui sont désespérés on va dire les choses comme ils sont et ils trouvent souvent leur chemin il y a 200 métiers et cetera premier élément deième élément vous avez raison ça c'est Al comment les sujets agricoles poussent les autres mais il faut qu'on réinitie ce protocole parce que je pense que c'était une bonne idée je partage votre sentiment et qu'on a besoin dans ce lien armée nation dans ce lien défense dans ce lien souveraineté désormais que la souveraineté est plus explicitement posée au milieu de la table de travailler avec les écoles sur ce sujet on a besoin aussi de dans les écoles en particulier les écoles supérieures de un de un peu de retrouver parfois le fil de l'exploitation agricole et de la production je pardon de ce que je vais dire monsieur le président mais fut un temps quand j'ai fait mon service où je voyais beaucoup de gens qui devaient faire leur service mais qui ne faisaient pas leur service qui trouvaient toute Voise des moyens moi qui a fait un peu pioupou euh c'est bien aussi que des gens qui se forment à l'agriculture dans les écoles supérieures il voi un jour un exploitant agricole pas une insulte c'est pas une offense et et et pour connaître un certain nombre d'ingénieur agronome le stage en immersion en entreprise d'un mois dans une exploitation qui laitière qui porcine qui céréalière n'est pas inutile et mauvais pour la santé c'est pas une question d'idéologie vont dans une exploitation j'ai bien entendu idéologie deuxème élément oui je je pense qu'on a besoin pour les raisons qu'on vient d'évoquer de souveraineté de de vous m'avez pas entendu dire qu'il fallait pas fallait pas fallait en rabattre sur les questions des règlements climatiques de biodiversité jamais c'est pas une question d'idéologie c'est une question de nécessité mais l'idéologie qui mais juste j'ai bien j'ai bien entendu que c'était pas moi vous mettiez en cause mais en revanche je combattrai toujours une idéologie qui consiste alors qu'on est formé pour aider l'agriculture àointer du droit à l'agriculture c'est quand même un truc curieux comme si les médecins viilipendaient leur malade voyez c'est quand même concept assez bizarre moi j'ai besoin d'ingénieur agronome j'ai besoin de techniciens qui viennent accompagner les agriculteurs leur dire c'est compliqué mais on va vous accompagner j'ai un problème dans Les pyèes Orientales j'ai plus d'eau ou pas assez d'eau comment je fais pour trouver un système résiliant et pas qu'il leur disent arrêtez de faire du maïs parce que de toute façon ils en font plus ils en ont jamais fait parce que dans Les pyénes Orientales à Perpignan c'était pas une terre de production de maïs donc oui on a besoin y compris d'avoir une dimension dans les écoles supérieures et pas que je pense que dans les lycées agricoles aussi ça pourrait se faire une dimension souveraineté mais la souveraineté elle passe aussi par la résilience des systèmes voyez ce que jeux dire on a besoin d'organiser quelques chose qui permettent de travailler de travailler là-dessus et puis enfin les réation j'ai j'avais la première fois que j'ai été invité sur les sujets que nous évoocons aujourd'hui c'était par le chef d'état-major de la marine qui m'avait demandé d'intervenir au salon de l'agriculture l'an dernier et après à l'IHEDN parce que justement il y avait ces sujets là sur la table donc on a besoin un de le faire dans les les établissements d'enseignement supérieur et de renforcer ce qui été ce protocole deux il faut qu'on le fasse dans les lycées agricoles et tr je pense c'est l'objet il compris de la ploa de travailler à l'école primaire pour dire l'agriculture c'est un objet de souveraineté aussi puissant que bien d'autres sujets parce que tant qu'on aura pas remis ça dans nos inconscients collectifs moi je suis un enfant qui à qui on a appris quand on était à l'école qui avait l'économie primaire l'économie secondaire l'économie tertiaire on expliquait que l'économie primaire allait disparaître que c'était résiduel que le secondaire c'était quand même un truc de pays pauvre et qu'à la fin nous vivrions dans le monde heureux de l'économie de service j'ose pas dire combien d'années plus tard mais une bonne quarantaine d'années plus tard j'ai l'impression qu'on en est collectivement revenu mais c'était quand même ce qu'on enseignait et il y a pas de de reproche à faire aux enseignants dans le collectif nous estimions que nous ét dans une logique où l'agriculture pouvait rester résiduelle les guerres les désordes géopolitique nous oblige à ça donc je pense que le primaire aussi est un endroit où on doit c'est pas c'est pas lien armée nation quand on fait en établissement supérieur mais c'est ce lienl de ce que sont les enjeux du moment et l'enjeu agricole est un enjeu du moment je pense qu'il faut le restaurer a-udelà de ce qu'on peut faire dans les établissements d'enseignement agricole merci pour le groupe démocrate la parole est à jeunev darusec merci monsieur le Président Monsieur le Ministre bon beaucoup de choses ont été dites et développées donc c'est vrai que quand nous arrivons en en position disons pas dernière mais avantdernière position c'est un peu difficile de renouveler les choses mais ce débat est très intéressant ce débat est très intéressant parce qu'il nous montre d'abord que on est d'accord l'alimentation l'agriculture c'est une arme c'est une véritable arme ça peut devenir une arme pour certains d'ailleurs monsieur Poutine s'en sert très bien pour déstabiliser les marchés et j'aurais une première question qui sera bien sûr de la politique fiction qui n'arrivera jamais àon envisage-t-on une stratégie quand le président de la République dit Monsieur Poutine ne doit pas gagner il y a aussi dans le domaine agricole des répercussions si Monsieur Poutine gagnait quel serait le niveau de déstabilisation pour nos agriculteur il serait très puissant je pense deuxè deuxème chose je suis très intéressée et peut-être pourrions-nous développer des sujets de résilience alors j'ai bien compris qu'on en était au départ mais les sujets de résilience ce sont vraiment des sujets de sécurité pour notre pays qui sont majeurs alors la résilience entraîn rat Trelle les agriculteurs seront en première ligne des facteurs de résilience devront-ils envisagon qu' qu'il change de de mode de culture qu'il change de culture la résilience fera intervenir aussi l'industrie agroalimentaire euh devra at-elle évoluer la résilience devra faire aussi concerner les nos concitoyens devront-ils changer d'alimentation donc on a tout un pan qui est très passionnant à étudier à envisager et potentiellement à structurer je parle en cas de conflit majeur très simplement et quel doit être le niveau de cette résilience est-ce que ça doit être régional est-ce que ça doit être national est-ce que ça doit être européen donc on a vraiment cette réflexion à voir je crois importante dans notre 21e siècle qui est très perturbé et cette réflexion et bien elle s'impose à nous parce que il faut protéger les populations la fin étant fa im étant bien entendu un des dangers majeurs que puisse courir une population et un pays monsieur le ministre merci beaucoup parce que ça permet parce que j'avais l'idée m'avait traversé la tête et j'avais oublié c'est quoi la bonne échelle de la souveraineté de la sécurité alimentaire parce que ça c'est un c'est un bon sujet de réflexion premier élément de réponse oui l'alimentation est devenue une arme elle a toujours été d'une certaine façon qu en tout cas il y a des des des empires des puissances qui l'ont toujours considéré comme quelque chose qui était un élément central de leur stratégie de souveraineté et d'indépendance je suis très frappé de voir avec quand je rencontre un certain nombre de collègues européens évidemment extraeuropéens à quel point sans être utopique et inutilement utopique mais c'est bien d'être utopique parfois sur les sujets de dérèglement climatiqu et de résilience des systèmes agricoles il y aurait quand même besoin de coopération j'y ajoute un élément c'est que nous avons nous le sirad l'INRA et un certain nombre d'organismes qui sont reconnus mondialement pour Laur capacité de recherche d'accompagnement de développement sur les sur différents lieux et et qui peuvent être aussi des vecteurs de cette volonté de coopération parce que on aurait paradoxalement plus que jamais besoin de coopération et on est dans un monde qui est dé coopératif si je peux dire les choses ainsi et quand même la raison à un moment devra l'emporter parce que si on est dans un monde décoopératif on va avoir des sujets d'alimentation de continents entiers qui vont venir déstabiliser emble de la de la planète Terre parce que on est quand même très interdépendant de cette question là donc on a quand même me semble-t-il des éléments à travailler en tout cas une réflexion à travailler et nous pourrions nous en stratégie française et européenne être ceux qui disent nous on veut de la coopération et céder parce que moi il m'intéresse que le continent africain se nourrisse et cetera et cetera et cetera si je veux développer les choses deème élément les éléments de la résilience c'est c'est plein de choses la résilience c'est d'abord les facteurs de production les phyos les engrais les semences nous sommes un leader mondial de semence il serait utile me semble-t-il que nous continuions à conforter les leaders mondiaux de semence que nous avons nous avons des des des vraiment des leaders mondiaux donc là c'est le sujet des moyens de production pour eau de l'accès à l'eau dire l'agrin a besoin d'eau pour essayer de développer un certain nombre de semence donc si nous perdions des opérateurs comme Cuxa pour une erreur tragique parce que des leaders mondiaux de somance va y en avoir je préfère qu'il soi sur le continent européen et mieux encore je préfère qu'il soit français et nous avons une expertise reconnue dans le monde de recherche et d'innovation ça amène d'ailleurs à la question sur la question européenne d'un débat qui est sur la table aujourd'hui les nouvelles techniques génomiques on peut se croire une île déserte sur le continent européen on a besoin des nouvelles techniques génomiques dès lors qu'on a mis quelques balises parce que en terme de résilience face au dérèglements climatiques de réduction des produits phyau c'est un outil hyper puissant deuxième élément on a besoin de construire la résilience des systèmes ça m'amène à l'agroalimentaire d'ailleurs c'est-à-dire que il y a des territoire où le la production va va évoluer en fonction en particulier du dérèglement climatique mais ça pose toute la question non seulement de quelle production peuvent être sur le territoire de quels sont les moyens de facteur de production en particulier l'eau qu'on peut asseoir sur ces territoirees quand même pour assurer le minimum qui permet quand même d'avoir une agriculture euh s'il y a pas d'accès minimum à l'eau dans les Pyrénées Orientales il y aura rien pas pour comment on dit pardon l'expression faire pisser de la vigne 300 he l'hectare ce qui n'existe pas enfin c'est pour donner un excès c'est juste pour que la viille ne Meur pas c'est juste ça ça c'est une résilience la viille ne Meur pas c'est une résilience l'abricotier ne Meur pas c'est une résilience donc cette question de gérer cette eau non pas dans une logique que certains veulent caricature de productivisme mais dans une logique de comment s tient parce que si un pied de vigne ne résiste pas à la sécheresse je sais pas bien ce qui peut résister à la sécheresse en fait la broussaille puis l'incendie mais et donc ça on a besoin de le construire et donc on a besoin de se dire comment vont évoluer les systèmes quel type de production quels sont les volumes qui pourraont être produit et comment vont s'organiser les outils de transformation ce qui a un temps long hein quand on réfléchit c'est du temps long simplement si on veut compris sortir de la crise agricole il faut qu'à la fois on gère l'urgence que je m'emploie à faire et après qu'on leur dise bon pyené orientale comment on va faire vous aviez une vocation arbau maréchage qu'est-ce qu'on peut maintenir comment ça peut évoluer quelle est la place de l'élevage qu'est-ce qu'on fait dans les zones de montagne qu'est-ce qu'on pourra plus faire comment réutilise l'eau enfin bref c'est tout il faut mettre un un moi j'ai bien la volonté de faire de ce territoire on va all largir pour pas faire de jaloux aux frontières mais je vois bien que certains s'en contenteraient mais de montrer ce qu'on peut essayer de construire comme modèle un peu plus résilient attention à pas construire des modèles aussi où on on construit sur des châteaux de sa parce que ça serait une petite erreur me semble-t-il 3è donc la résilience c'est les systèmes de production les outils de transformation et ça c'est un sujet important et puis après quelle échelle de résilience alors je tout mon général comme dirait l'autre je pense qu'il c'est à toutes les échelles que ça se construit je pars du au niveau européen et mondial on a quand même besoin de construire une résilience qui soit sur la question des engrais de l'énergie sans doute du dialogue commercial renouvelé qui pose la question de l'agriculture comme un élément stratégique d'un débat je rêve du jour où on dira on a fait moins d'échanges sur tel produit parce qu'on a choisi de défendre le produit agricole ça soit plus ancré dans les dans les et ça c'est plutôt au niveau européen deuxième élément on a besoin de penser au niveau européen ce que c'est qu'une stratégie mondiale sur l'alimentation et qu'est-ce qu'on a dire dire à la fois pour assurer nos productions nos voisinages et les dérèglements qu'on a sous les pieds ou sous sous la vue devant nous ça c'est plutôt européen niveau national c'est d'essayer de regarder y compris dans ce que je viens de dire d'adaptation des modèles quels sont les sujets sur lesquels on considère qu'on est en capacité de fournir nous-mêm à des prix qui soient et des coûts qui soi dans l'ordre de la compétition pour le coup européenne et puis il y a quand même je trouve que la tradition au fruits et légumes françaises on peut pas l'avoir perdu en 30 ans sans se dire qu'on doit pouvoir la retrouver en tout cas en partie après on aura une question c'est dans ces évolutions de modèle je rappelle que 50 % de nos céréales au moins sont exportés que peut-être montrer derailleèurs le graphique c'est l'occasion de le montrer merci euh ça c'est le taux d'approvision oui oui tu le PRC l'autre le précédent est plus explicite en tout cas pour moi c'est compliqué hein la technologie le taux d'autoapprovisionnement par décroissant pour la France voyez euh on a quand même sous la barre noire c'est on n'est pas autosuffisant sur la barre sur la barre on est donc on est quand même sur un certain nombre de secteurs mais il est ennuyeux que sur les fruits et légumes tempérés on soit pas autosuffisant il est ennuyeux que sur la viande bovvine on est en limite mais quand même on puisse ne pas être autosuffisant il est ennuyeux je le dis parce que soja ça c'est un problème parce que soja c'est les protéines c'est importé de très loin ça nous met en dépendance donc stratégiquement qu'on récupère le soja je serai assez volontiers voyez après des sujets sur l'orge de brasserie on est leader mondial je crois de très loin bon c'est dommage de la brasserie je vux pas faire la promotion avec modération mais c'est pas que pour le manger hein pour ceux qui l'aurent oublié donc voilà c'est je pense que nous au niveau national on a ça et puis après on a besoin de penser des plans de reconquête en se donnant des objectifs production résilience et adaptation des règles éement climatiqu et compris les stratégies de décarbonation il me semble que ça ça peut être ça peut être intéressant est-ce que c'est intangible de dire que on est sur la poue de laitcrémé à 250 % du taux d'approvisionnement peut-être que les modèles peuvent évoluer après il y a des sujets sur lesquel on a une capacité une productivité on est plutôt meilleur que d'autres ça serait dommage de pas en profiter reste le niveau local que le président d'ailleurs a évoqué alors autant j'ai du mal à à converser avec le l'idée enfin à converser à à me convertir plutôt à l'idée du localisme autant je pense que y compris dans la résilience en cas de gros accidents l'idée de savoir où on peut s'approvisionner dans une chaîne ce qu'on a fait pour le covid n'est pas complètement inintéressant en même temps ce que nous savions faire dans les années 20 30 40 et qui a fait que chez nous il y a eu moins de drame même s'il y en a eu beaucoup déjà en pendant la deè guerre mondiale que dans d'autres pays parce que mais nous étions un pays éminemment rural beaucoup moins urbain là nous avons une concentration urbaine c'est un fait qui fait que évidemment aller s'approvisionner chez le voisin c'est plus tout à fait la même chose par nature euh mais il me semble qu'on doit pouvoir construire je trouve que les programmes alimentaires territoriux ils ont un intérêt de valorisation des produits agricoles ils ont un intérêt de penser le système comment dirais-je dans sa dans sa capacité à fournir les cantines la Restauration il ne pourra jamais enfin les Bretons fournissent beaucoup plus qu'ils ne produisent parce que heureusement parce que la terre d'île-de-fance ne peut pas produire autant que les habitants d'île-de-fance et donc va bien falloir qu'on qu'on accepte que le localisme doit s'entendre dans une version quand même un peu élargi et puis par ailleurs on fait plutôt des nectarines et des pêches en langue d'oc Roussillon qu'en Bretagne et c'est faire offense à personne plutôt des des pommes à sidre si je peux dire donc c'est aussi ça les territoires français même si la France n'est pas un grand pays en surface ils ont quand même leur spécificité donc mais construire une résilence mais moi ça répond plutôt à la question d'une crise d'un gros je pense que si on avait une stratégie on en parlit avec le président tout à l'heure si on avait une stratégie de résilience qu'on va travailler nous au ministère dans la stratégie de résilience le sujet c'est la chaîne alimentaire comment se construit donc c'est agroalimentaire grande distribution alors il m'arrive de parfois V pander la grande distri mais reconnaissons que dans cette ce mode là ça aide hein il faut penser à alors c'est toujours un peu le problème de la commission de la défense c'est qu'on pense toujours un peu au pire pour l'éviter ou pour l'anticiper mais il faut le faire il me semble que là on a quelque chose à construire et le local peut avoir cette vertu là en plus d'autres vertus qui sont celles de comment dirais-je de de mieux valoriser des produits en tout cas une partie des produits dans un certain nombre de territoires merci monsieur le ministre et comme on parlait de l'échelle internationale j'ai profité de votre réponse pour me rendre compte que le budget du Programme alimentaire mondial donc pour permettre la sécurité alimentaire population qui en ont besoin c'est 10 milliards d'euros par an à comparer par exemple au budget des casques bleus les opérations de maintien de la paix 6 milliards donc on met presque deux fois plus d'argent et c'est heureusement pour aider les les gens à se nourrir partout dans le monde que pour envoyer des des casques bleus pour le groupe socialiste la parole est à Mélanie tomand merci monsieur le président monsieur le ministre au nom du groupe socialiste je vous remercie de venir nous rappeler l'indispensable combat pour notre souveraineté alimentaire vous avez dit dans dans votre propos la disponibilité la gestion et la sécurisation de nos ressources agricoles sont remises en question aujourd'hui par l'instabilité géopolitique mais aussi par le changement climatique et c'est bien de se l'entendre dire y compris dans notre commission le contexte récent en Europe de l'Est nous a montré que ces ressources pouvaient devenir un enjeu puissant voire une véritable arme de guerre je voulais revenir sur le caractère stratégique de nos ressources avec en 2022 en novembre 2022 dans le cadre d'un entretien accordé à à ouestfance notre ministre des Armées Sébastien Lecornu qui mettait en exerg l'apparition d'un chantage aux matières premières alimentaires la guerre en Ukraine a montré que ses ressources pouvaient être instrumentalisées à des fins purement géopolitiques et militaires et c'est ce qu'a fait Vladimir Poutine en juillet 2023 lors du non renouvellement de l'accord séréalier ukrainien on a aussi évoqué la semaine dernière notre vulnérabilité sur les stocks d'engrais alors par quel type de dispositif et renforcer la souveraineté alimentaire française et d'autre part notre autonomie en matière de production agricole est-ce que une politique nationale de stockage publ des denrées alimentaires est par exemple envisageable en cas de crise et existe-t-il un renforcement des politiques interministérielles en la matière j'avais une deuxième question qui concerne les opérateurs d'importance vitale sans nous les dévoiler est-ce que vous pouvez monsieur le ministre nous éclairer sur les types d'opérateurs d'importance vitale qui sont listés par votre par votre ministère dans le secteur de l'alimentation et de l'agriculture puisque là aussi en matière de stratégie de de protection de de nos ressources cette question peut être utile enfin j'avais une dernière question sans doute une question liée au aux discussions avec les agriculteurs sur nos barrages récemment pour faire écho aussi à la concurrence déloyale notamment mené par l'Ukraine en matière de volaille la volaille ukrainienne c'est une réalité elle entre en concurrence avec la production de nos de nos agriculteurs et votre graphique démontre que finalement en matière de poulet il y a il y a un vrai sujet quel moyen pour R forcer les contrôles de ces denrées alimentaires qu'on importe à nos frontières et en particulier via nos ports les ports sont des endroits des espaces d'intérêt stratégiqu en la matière est-ce qu'on renforce les contrôles via les ports français Le Havre marseillefusse par exemple où est-ce qu'on renforce les contrôles directement dans les pays compétiteurs pour s'assurer que nos produits indispensable à la souveraineté française répondent aux normes qualités de notre souveraineté le le travail est-il bien fait en la matière en particulier dans les ports et est-ce que vous envisagez des renforcements de procédures en la matière Gabriel Atal en tout cas s'était engagé à renforcer ses contrôles je vous remcie monsieur le ministre c'est c'est pas deux questions c'est 5 non mais c'est pas reproche mais c'est alors je vais commencer par la volaille alors le graphique il montre deux choses graphique était à peu près le même avant la guerre en Ukraine il s'est sans doute dégradé mais on avait déjà un problème je vais vous dire le problème qu'on a c'est qu'on peut plus faire sortir un bâtiment d'élevage de volaille dans ce pays donc on va faire en sorte qu'on en sorte des bâtiments parce que plus personne ne veut voir un bâtiment d'élevage de volaille dans dans son voisin chez son voisin tout le monde trouve que c'est moche que ça pue que je sais pas quoi euh et et ça si on veut de la souveraineté il va falloir qu'on l'assume c'est d'ailleurs l'occasion de dire que c'est pour ça qu'on va simplifier et que y compris dans le plan de souveraineté élevage on va se donner des objectifs et les objectifs c'est un objectif de production et un objectif de production sans bâtiment ça va pas marcher notre truc et donc on il faut qu'on qu'on assume collectivement le fait que cette reconquête sur la filière poulet elle va passer par plus d'élevage et pas pas simplement pardon je c'est pas ce que vous avez dit du tout mais pas simplement 10 poules il va falloir qu'on ait des bâtiments d'élevage je rappelle qu'en Ukraine les bâtiments d'élevage c'est 1 million 2 millions 100 millions attendez attendez c'est pas ce que je vais dire mais si on pouvait ne pas vilipander des élevages qui font 5000 10000 ou 15000 volailles qui sont plutôt des petits élevages qui sont plutôt des élevage qui permettent à des gens en zone intermédiaire d'avoir un complément qui avec des canards qui avec de la volaille faut qu'on sorte des images d'épinales il faut visiter un élevage de 2500 poulets en quatre bâtiments ou 3000 et vous verrez que franchement si on appelle ça industriel ça va être compliqué quand même on arrivera pas en tout cas à reconquérire donc on pourra toujours montrer des graphiques mais il va falloir être cohérent nous-même premier élément de deuxè élément sur la question du stockage alors le stockage c'est un vieux débat européen parce que je rappelle que la dernière fois qu'on a fait des capacités stockage cétait dans la pack alors national ou européen mais j'imagine mal contenu d'un du fait que sur le lait on exporte autant sur les céréales on exporte autant que ça soit pas dans un cadre européen sauf que dans le cadre européen ça coûtait une fortune et ça a fini par être simplement de la production de la production puisque de toute façon en revanche je trouve que la question que vous posez qui peut être une comment dirais-je une question de stock stratégique comment on résiste et ça fait partie d'une partie de la réponse sur dans les éléments de d'identification de sites stratégiqu les sites pour moi de cette nature là sont stratégiques les sites d'eau sont stratégiques voyez parce que ça c'est des site si on a un problème d'ailleurs quand Poutine fait la guerre c'est ça qui bombarde c'est les barrages sont des sites stratégiques en fait c'est pas que pour l'alimentation hydroélectrique si vous faites sauter serponçant vous avez un problème donc c'est ces éléments là sur lesquels il faut me semble-t-il cont travail mais qu'on se pose la question parce qu'en fait on a des stocks stratégiques de pétrole tout le monde le sa c'est euh on a des strocks de stratégiques de médicaments autant je me souvienne et la question de savoir est-ce qu'il y a une utilité mais pour moi elle devrait être plutôt européenne parce qu'il y a une question de solidarité européenne est une question qui est assez juste sur lesquel dans la résilience il faut sans doute me semble-t-il travailler après et je finis pardon sur j'ai imparfaitement répondu sur les poulets Ukrainiens euh d'abord c'est pas dans nos ports qu'ils arrivent la géographie m'oblige à dire que c'est plutôt dans les porortes d'avant et assez peu au Havre parce qu'il faut faire un grand tour pour les volails Ukrainiennes donc ils viennent de plus près donc c'est plutôt les ports néerlandais et autres c'est par là que ça rentre personne ne peut garantir que il y a pas des gens qui échappent au contrôle on a deux sujets c'est j'allais dire l'EUR la francisation c'est plutôt l'européanisation c'est-à-dire que ça rentre en Pologne c'est transformé puis PF c'est devenu européen donc là il y a des contrôles à faire il y a des contrôles à fairees dans les ports et c'est tout l'objet me semble-t-il d'une d'organisme de contrôle européen pour le coup ce que je préfère qu'on le fasse en européen ce que je veux être sûr que tout le monde joue la même partition dans chaque pays européen pour faire en sorte qu'on s'assure bien que quand dit pas plus de tant de volume de poulet ukrainien c'est bien c'est bien pas plus de tant de volume de poulet ukrainien mais c'est c'est pas tant le Havre et faux sur ces sujets là le Havre c'est plutôt les céréales mais c'est pas là elle file plutôt qu'elle n'arrive au Havre majoritairement Ran et sur le poulet il arrive plutôt à Rotterdam et c'est plutôt je fais pas de Grif au néerland mais c'est plutôt par là que ça arrive que par ailleurs me semble-t-il mais ça ça n'obert pas la nécessité me semble-t-il de le faire de le faire en européen parce que je pense que c'est un peu important c'est 1 % en gros des de ce qu'on contrôle qui est considéré comme non conform et qui est qui est qui est qui est tapé par les services de contrôle je pense qu'il y a des choses qui se passent objectivement sur ces questions là je je ne nous sens pas assez opérant au niveau européen sur cette question des contrôle voilà donc faut juste faut avoir un corp de contrôle européen prier élément et deuxième élément qui soit doté de moyens qui lui permettent d'aller un peu partout en Europe pour vérifier que quand on vous dit poulet d'Europe c'est bien un poulet d'Europe c'est valable pour le miel c'est valable pour des tas de sujets il y a des opérateurs indélicats on va pas dire le contraire merci pour le groupe horizon la parole est à loï carervan merci monsieur le Président je voudrais commencer par saluer au nom du groupe horizon votre présence devant cette commission monsieur le ministre je crois qu'elle illustre deux choses qui sont intrinsèquement lié d'abord notre stratégie parlementaire transpartisane monsieur le Président et l'investissement par la Commission de l'entièreté de son champ euh avec un concept large de la de la Défense nationale et puis une prise de conscience c'est une politique de souveraineté alimentaire industrielle stratégique portée par le Président de la République et je crois que c'est heureux parce que avec le covid puis l'Ukraine nous avons pris finalement deux fois la même leçon à la fois celle de notre dépendance au flux mondiaux et l'extrême fragilité de ceci vous avez parfaitement exposé monsieur le ministre les enjeux les principes de la résilience dans dans vos matières mais j'ai encore un peu de mal à voir concrètement où est-ce que l'on en est je remercie ma ma collègue Mélanie Thomas qui m'a ôté la question de la bouche sur la question des des stocks stratégiques à l'image des hydrocarbures mais moi je voudrais vous interroger sur où est-ce qu'on en est concrètement de par exemple la cartographie et l'identif des fragilités sur les facteurs de production clé où est-ce qu'on en est sur l'éventuel travail de relocalisation de la production de certains de de par exemple des des engrais azotés ou de la construction d'alternatives quand quand elle quand c'est la piste à à explorer est-ce qu'il existe des outils juridiques par exemple de blocage des exports sur certaines matières premières agricoles qui nous permettent de retenir celle-ci euh en cas de crise est-ce qu'on a des plans par filière pour celles qui sont les plus faibles comme les fruits et légumes que vous avez mentionné pour revenir et repasser au-dessus de la barre voilà si on vous pouvait décliner un peu concrètement sur ces matières merci beaucoup monsieur le ministre monsieur le député caravrant d'abord il vous aura pas échappé que il y a 3 ans nous av même pas commencé à balbucier cette conversation tout le monde considérait que oui on perdait un peu mais que la question de la souveraineté n'était pas majeure deuxème élément il y a des éléments concrets mais je suis sûr que vous avez pu en prendre connaissance mais le plan de souveraineté fruits et légumes ça existe je vous invite à regarder ce qu'on fait sur la filière blédure je vous invite à regarder ce qu'on fait sur la filière protéine c'est des plans des moyens de la PAC parfois donc on a bien ça sur la table après on a besoin de travailler sur la question Enis azoté mais qui arrive assez tardivement dans le procès c'est plutôt la crise ukrainienne parce que tout le monde trouvait génial tout le monde que les Biélorusses et les Russes nous fournissent en angraiseutê théorie des avantages comparatifs bien connu qui disait ça c'est un truc puis c'est compliqué puis c'est polluant parfois puis c'est des C vaisaux partout et donc ça va être beaucoup plus simple pour tout le monde de le faire chez le voisin bon et donc c'est le travail qu'on va mener cette année et d'ailleurs dont on aura la charge agè panier runaché sur cette question de plan de reconquête eng gré sachant que c'est à deux échelles c'est un et là aussi c'est comme les bâtiments d'élevage de volail il va falloir qu'on accepte d'avoir des usines qui produisent des engrais hein parce que moi je sais pas faire autrement et de il va falloir qu'on réfléchisse sur engrais minéraux vers engrais organique ce qui est compliqué parce que les zones où on a besoin des engrais sont pas tout à fait les zones d'élevage et transporter de l'engrais organique enfin bref c'est la rationalité économique n'est pas encore tout à fait avérée ce qui posera des questions de coût et donc de prix he on pas se raconter d'histoire parce que regagner sa souveraineté c'est un prix c'est un coup et donc un prix il me semble que c'est un élément important et donc et on va continuer à décliner comme ça on a devant nous la volaille j'en ai parlé mais je considère que la volaille et le port mais en particulier la volaille c'est une question d'abord de simplification parce que c'est un bel objet de diversification pour les gens qui font des grandes cultures et notamment dans les zones intermédiaires d'avoir un atelier dans les tailles que je viens d'évoquer de volaille c'est un bon objet une fois qu'on est un peu débarrassé de la grippe avière je touche du bois mais pour l'st l'ANT on est plutôt dans un horizon sans mauvais jeu de mots plus plus plus plus favorable et ça faut qu'on travaille sur donc l'idée c'est de continuer à décliner des plans de souveraineté filière par filière avec des moyens qui sont ceux de la planification écologique après on a besoin de reconstruire ce que je disais tout à l'heure territoire par territoire un certain nombre de de de de production ou de zones de production structurelle qui vont changer du fait du dérèglement climatique qu'est-ce que je fais en lang de crousillon quelles sont les productions qui on va pouvoir pousser est-ce qu'il y a un peu de diversification à rajouter un peu plus d'Olivier un peu plus de c un peu plus de ça je rappelle qu'on est pas du tout autosuffisant en olive hein c'est marginal mais enfin c'est quand même pas complètement hidou après tout si on veut couvrir des besoins et que ça vient matcher avec un problème de dérèglement climatique c'est pas complètement ido quant à l'affaire des stocks stratégiques j'ai dit ce que j'en pensais mais je pense que dans le travail que nous avons à faire de la résiliance est-ce que c'est utile ou pas c'est une bonne question ça répond aussi à la question d'ailleurs de ce que vous dites est-ce qu'on peut empêcher des importations bah pe on a fait tout au covid vous savez hein ouais les non j'ai bien compris les exportations c'est je suis pas sûr qu'il y a besoin de se compliquer la vie sur un certain nombre de sujets que immédiatement si nous avions un sujet nous nous délibérerions la même vitesse si jamais tout à coup on sit il s'avérrait que sur les céréales on était en capacité de manquer c'est pas ce que vous avez dit d'ailleurs mais nous nous faisons pas trop peur sur le sujet parce que en céréales en lait en pomme de terre ce qui sont quandme un peu des en en sucre qui sont quand même tout petit peu des produits de base parilleurs attention nous-même c'est pour ça qu'on a besoin de le penser en résilience européenne parce que si nous on ferme les frontières sur les sucres ça va avoir un petit effet dans le monde comme sur l'orge comme sur les céréales parce que nous sommes un gros opérateur mondial contrairement à la il y a des sujets sur lesquels on a on a a décroissance a été pas bonne et cetera mais sur les les produits que je viens d'évoquer si on sort du marché faut vraiment une situation crise qui soit une situation de crise assez dramatique pour être dans cette configuration là mais dans le plan de résilience qui est travaillé évidemment il y aura cette question là c'est qu'est-ce qu'on estime de stratégique c'est plutôt autour des céréales que les sujets doivent se se se concentrer parce que c'est le bout c'est le début de la chaîne et puis c'est la c'est l'alimentation de base historiquement c'est celle-là par laquelle on commence pour le rester et donc c'est un élément et donc on peut aussi ne pas donner des agrément d'exportin ça c'est pas compliqué de faire ça mais on en on n'est pas encore là mais c'est dans une stratégie quelque chose qu'il faudra poser merci monsieur le ministre et d'ailleurs sur la question des stocks stratégiques on devra se poser la question dans le CRE de ce site sur ce qu'on demande aux citoyens eux-même il y a beaucoup de pays qui demandent à leur concitoyens d'avoir chez eux quelques jours d'avance d'eau et d'alimentation en France on a plutôt tendance à dire vous inquiétez pas l'état sera là dans tous les cas je pense qu'on devrait se poser cette question là à l'issue du cycle nous avons terminé avec les orateurs de groupe j'ai été saisi de cinq questions individuelles que je vous propose de prendre de manière grouper la parole est à Corine Vignon merci monsieur le Président alors monsieur le ministre vous avez déjà répondu en partie à ma question puisque je m'intéressais au à volaille euh ceci dit bon j'ai il y a peut-être deux trois choses qu'on peut qu'on peut voir ensemble euh donc bien évidemment cette filière volail s'inquiète de l'augmentation des importations ukrainiennes la la libéralisation du marché intérieur décidé en soutien à l'Ukraine a des effets notoires puisque les importations ont bondit de 180 % entre 15 et 25000 tonnes de volaill arrivent chaque mois en Europe en France les importations de volaill ont augmenté de 74 % au 1er semestre 2023 en somme le marché européen est inondé de poulet ukrainien que nous retrouvons dans les produits transformé dont les prix d'achat sont à minima deux fois moins cher que ce produit en France alors bien entendu notre soutien à l'Ukraine doit rester sans faillees et ne se questionne pas euh cependant celui-ci doit se faire en protégeant nos éleveurs français impactés par l'ouverture euh du marché ainsi Monsieur le Ministre euh quelle mesures comptez-vous prendre pour protéger le le le le marché intérieur euh comment contrer ces produits c'est toutes ces productions intensives hein qui ont des bâtiments comme vous le dis qui compte un ou 2 millions de poulets voire plus est largement discutable en matière de qualité de viande et je ne parle même pas d'un sujet qui m'est cher mais c'est le bien-être animal donc même pas on en parle donc comment voyez-vous les choses et en plus vous me disiez qu'il était difficile d'implanter de nouveaux élevages en France donc comment faire je vous remercie merci la parole est à Muriel lev merci monsieur le Président Monsieur le Ministre avec le modèle agricole industriel actuel nous sommes rapidement dépendants des intant en Grais et pesticides que nous importons massivement alors que nous pourrions nous en passer vous avez dit que vous ne savez pas faire ça mais je vous assure qu'il y a des chercheurs qui ne demandent qu' qu'à renseigner de nouvelles façons de faire comment comptez-vous faire pour faire de la souveraineté alimentaire une priorité si vous continuez à prendre des mesures qui vont à l'encontre de la préservation de la biodiversité du viivant je parle notamment de la suspension du plan du plan écofito et de deuxème 2è question en avril 2023 l'Observatoire défense et climat a publié un rapport intitulé les ressources agricoles face au changement climatique en jeu de défense et de sécurité qui reprend ses problématiques et propose des pistes de de résolution l'un des objectifs mentionnés est l'ouverture de groupe de réflexion interministérielle pour amorcer une réelle coordination entre notamment le ministère des armées et le ministère de l'Agriculture est-il donc prévu de construire un tel groupe de réflexion ministérielle et comment au niveau institutionnel vous comptez mettre en place une vraie coordination entre les deux ministères pour garantir que les questions de sécurité alimentaire soient complètement intégré à la stratégie française de défense donc deux questions très différentes merci merci la parole est à Julien rcoule merci monsieur le président monsieur le ministre au sein de cette commission et particul particulièrement parmi les députés du rassemblement national nous exprimons depuis longtemps notre préoccupation quant à la potentielle perte de notre souveraineté industrielle et militaire c'est pourquoi nous avons toujours défendu la production de nos armes et de nos munition en France en parallèle d'un soutien massif à nos entreprises du secteur de la défense les crises internationales ne sont pas exclure comme en témoigne la situation suivant la guerre en Ukraine après le 24 février 2022ù nous avons fait face à d'importantes tensions concernant nos importations notamment en ce qui concerne les munitions de petit calibre pour lesquels nous pensions être à l'abri de tout problème approvisionnement le problème est le même pour l'agriculture nous devons être en mesure de nourrir notre peuple si jamais les sousbrosau géopolitiques venent à entraver considérablement nos importations de produits alimentaires ainsi ma question est simple monsieur le ministre vous qui avez défendu de pendant de nombreuses années les traités de libre échange avec le monde entier êtes-vous désormais conscient de la nécessité pour notre pays d'atteindre une souveraineté alimentaire en défendant nos agriculteurs et nos pêcheurs français ils ne peuvent plus être confrontés à une concurrence déloyale mettant en danger non seulement leurs leurs exploitations mais aussi la sécurité alimentaire globale de la France en cas de difficulté d'approvisionnement pour nos importations de produits alimentaires je vous remercie merci la parole est à Jean-Pierre Cubertafon merci monsieur le Président gassillou Monsieur le Ministre chers collègues monsieur le ministre les dérèglements climatiques vont bouleverser des stratégies de sécurité alimentaire des états entraînant des réaction en chaîne sur les écosystèmes et un risque de crise accrue fragilisant les systèmes agricoles en réponse à ces enjeux on constate un mouvement de protection des souverainetés alimentaires nationales et de Hauses des tensions géopolitiques lié à ces questions nous l'avons bien vu l'offensive menée par la Russie contre l'Ukraine a bouleversé la sécurité alimentaire mondiale en bloquant l'exportation des céréales ukrainiennes la Russie déstabilise les marchés agricoles mondiaux et plonge de nombreux pays dans un risque de crise alimentaire monsieur le ministre pensez-vous que notre pays soit à l'abri de toute tentative de déstabiliser tion par une autre puissance géostratégique usant de tactique alimentairire ce conflit montre aussi les risques que présentent une dépendance trop importante en d'aré alimentairire étrangère monsieur le ministre la souveraineté alimentaire française est-elle en ce sens assuré considérez-vous que notre pays soit aujourd'hui dans une situation lui permettant l'autonomie stratégique alimentaire autrement de quel pays dépendons-nous le plus sérieusement en ce qui concerne l'approvisionnement alimentaire monsieur monsieur le ministre je vous remercie merci et enfin la parole est à Vincent Bru merci monsieur le président monsieur le ministre je vais revenir moi aussi sur le dérèglement climatique et ses conséquences qui risquent d'amoindrir les espaces cultivables en France incendie sécheresse inondation pluie torrentielle l'agriculture et l'élevage deviennent de plus en plus des activités très difficile dans beaucoup de nos départements dans ce contexte ma question porte sur sur notre capacité à conserver notre souveraineté alimentaire dans le cas où nos espaces agricoles exploitables seraient amenés à se réduire ou à réduire leur productivité comment pourrions-nous compenser ces pertes sans dépendre davantage des importations je vous remercie merci j'été saisi d'une dernière question la parole est à Michel martinezon elle était prévu mais bon c'est pas grave merci monsieur le Président donc en préambule monsieur le ministre puisque vous m'avez fait le plaisir de citer plusieurs fois les pirèes orientales et que vous êtes venus il y a pas longtemps à Terraz et à Perpignan euh et que vous avez vu à quel point notre territoire était empreint la sécheresse suite au changement climatique voilà je voulais juste vous rappeler que nos viticulteurs parceque vous avez parlé de la vigne et de pas oublier nos viticultteurs et nos paysans petit aparté euh de député donc ma question est la suivante la guerre en Ukraine a soulevé de nombreux problèmes agricoles dont un majeur celui li à h gré la Russie étant le deuxième exportateur mondial le conflit a fait flamber le cours de ce produit de fertilisation la Chine un premier exportateur a décidé de ralentir ses exportations afin de ne pas approuvir ses stocks et de ne pas subir de pénuries ce qui aggrave les tensions sur le marché en 2021 le Haut Commissariat du plan indiquait que la France importait 60 % de l'agré qu'elle consommait dans le cas où notre pays devrait entrer dans un conflit de haute intensité comment la France se protège-t-elle se projette-t-elle pour garantir suffisamment d'engrais à nos agriculteurs afin d'éviter une crise alimentaire je vous remercie monsieur le ministre pour répondre à C question et éventuellement apporter un mot de conclusion euh d'abord sur la question des volailles j'ai déjà commencé à répondre la nouveauté il y avait déjà des volailles ukrainiennes sur le sol et la conjonction de la baisse des droits de Douine plus de la crise chez nous a produit ça moi il me semble qu'on a un sujet à poser sur la table c'est un sujet aussi l'information du consommateur et d'étiquetage européen ou national peu importe en l'occurrence que je pense que le sujet il est là y compris avec la question qui a été posée tout à l'heure de quand même pouvoir vérifier qu'on me vend pas du de l'Européen quand c'est extra union à 27 je pense que la transparence elle a son intérêt sur le sujet ça me permet de dire une chose passage ça peut être un l'objet d'un débat entre nous sur la question du bien-être animal c'est un sujet légitime de préoccupation d'ailleurs que je partage contrairement à caricature qu'on fait de mes positions là-dessus en revanche si c'est pour en rabattre sur la souveraineté et la sécurité alimentaire c'est non je le dis très clairement parce que je ne laisserai pas d'autres que nous nourrir nos nos frontières à l'extérieur de l'Europe au motif simplement du bien-être animal je le regrette il y a un certain nombre de pays qui demandent des animaux vivants qui nécessitent du transport qu'on essaie de travailler et on partage ce point de vue sur l'amélioration des conditions avec du bon sens que vous avez queon partage oui mais si à la fin c'est Poutine qui va encore continue à nourrir l'extérieur de nos frontières parce que nous aurions les mains propres mais nous n'aurions plus de mains euh ça me pose une difficulté c'est la limite de l'exercice d'ailleurs me semble-t-il et la nécessité que N nous avons collectivement de sortir de la naïveté euh deuxème élément sur la question pardon qui est posée par Mame de la question du modèle agricole alors pardon j'aime beaucoup les chercheurs et cette précaution de langage est en prise montrez-moi celui qui va vous expliquer qu'on peut faire sans fertilisation l'agriculture je vous assure que il y a besoin de fertilisation ce qu'on appelle des engrais mais les engrais peuvent être de différentes natures mais il y a pas d'agriculture sans engrais il va falloir qu'on se le mette sans fertilisation non mais non mais on est d'accord mais vous dites on peut faire sans engrais bah les engrais ne nous obsédons pas sur les engrais ils peuvent être minéraux ou organiques il va falloir qu'on se le dise deuxième élément je veux bien qu'on fasse les grands soirs et les grandes bascules sans les phyos mais on va vite collapser c'estàdire que ce qui se passe aujourd'hui en France y compris les débats que nous avons avec le monde agricole c'est quand même la capacité que nous avons eu à priver les agriculteurs que français d' un certain nombre de produits parfois et à ce momentl on produit plus parce qu'on a pas forcément les techniques alternatives pas forcément et je dis pas qu'on les trouvera pas je dis juste qu' mais nous sommes sans doute le gouvernement qui aura mis plus de moyens sur ces questions là je le répè 250 million d'Ur personne l'a fait avant nous donc moi je suis très très à l'aise mais vous savez parfois la recherche médicale cherche depuis 40 ans des vaccins depuis 50 ans sur des maladies et on n pas toujours trouvé et parfois en conscience faudra dire on n pas trouvé je je comprends l'impatience mais quand j'ai entendu quelqu'un dire sur la betterraave il y a 3 ans on a trouvé la solution bah quand on a pris le premier P on a on a perdu 40 % de production bon donc ça marche pas aussi pas c'est compliqué notre truc mais il faut chercher je suis d'accord avec vous mais il faut qu'on cherche pour pouvoir trouver des des éléments importants de d'alternative écopyo je répète la suspension c'était pour travailler sur l'indicateur la position du gouvernement a été donnée sur l'indicateur ça ça ne ça n pas sur les ambitions je vous assure que les programmes de recherche n'ont pas été interrompus pendant un mois ni à l'inrae ni dans les instituts techniques et qu'on dépotte parce que moi mon intérêt c'est qu'on trouve des stratégies alternatives et deux qu'on a une stratégie de réduction des phyos en particulier ceux qui posent le plus de risque parce qu'à le terme ils seront au niveau à un niveau ou un autre ils seront sortis donc vaut mieux préparer les agriculteurs plutôt que de les mettre au mur il me semble que c'est un élément important oui on a besoin et je partage la nécessité de se coordonner avec les les collègues de la défense sur un certain nombre de sujets ça je pense que ça fait partie du travail que vous menez au fond qui va nous inciter collectivement à se dire quelle est la résilience qu'on organise euh monsieur monsieur rancou oui faut nourrir le peuple mais vous qui êtes d'une terre viticole éminemment viticol si j'ai bonne mémoire c'est pas à la carte en fait le commerce si jamais je prive l'ude puisque c'est votre département de toute capacité d'exp que ne croyez pas que si vous dites moi je veux pas des produits non mais alors on peut fermer les frontières avec les Espagnols aussi mais vous me direz ce qu'on fait des vaches mais ce modèle qui consiste à faire française qui passe la frontière espagnole ce modèle qui consiste à faire dès que j'ai un problème je rentre en conflictualité à la fin c'est la mort de l'agriculture française regardez la courbe les céréales le lait le vin les fromages l'orge si on fait entre guillemets la guerre économique avec tout le monde qu'on essaie d'avoir des i mais vous dites le vin espagnol il vient bah oui il y a le vin espagnol qui vient uttance sont pas passages ce que je dire et quiitent des PES de crise sur le dos des viticulteurs au doigt ou français tous les opérateurs français sont pas des opérateurs qui sont très maximisent leur profit donc ce je les ai à l'il pour être clair avec vous donc c'est pas que la faute aux espagnolsès une fois qu'on dit c'est la faute aux Espagnols on sera bien content le jour on dira les beins il partent plus le jour on dira le blé dur j'en veux plus le blé tout court j'en veux plus et on aura gagné quoi en fait dans cette guerre on aura donné exactement ce que voulait Poutine c'est-à-dire la guerre de l'Europe contre elle-même et je suis pas sûr que vos viticulteur au doigt il aura gagné quelque chose après qu'on a besoin dans les accords internationaux de regarder ce qui fait qu'il y a des filières qui sont plus handicapé que d'autres les ins ou les bins parfois mais le CTA c'est bon pour l'agriculture française on peut le mettre dans tous les sens on peut l'écrire la phrase dans tous les sens c'est 200 millions de plus d'exportation française c'est un fait c'est un fait avéré bon il y aura des votes bientôt mais il faudra que les gens qui votent contre ils aillent devant les producteurs laitiers expliquer qu'ils sont privés de 200 millions d'exports pas de problème mais il faut que chacun assume parce que moi je ne suis pas un un libreéchangiste pardon l'expression échau parce que des fois ça peut bon bref je suis pas un tenant du libre échange je vous vois déjà rigoler ça pas faire la phrase de la soirée acharné mais on a besoin de commerce par on a besoin de commerce plus équilibré mais l'ude est un pays d'export oui et mais après on peut essayer de trouver des solutions mais le commerce c'est j'importe j'exporte sinon ça marche pas notre truc et sinon on aura une difficulté pardon d'AV faire cette digression mais c'est un sujet important deuxè élément ça me permet de dire sur les sujets tout à l'heure on disait Poutine désorganise les marchésal où les agriculteurs payent parfois un peu ont le sentiment d'être les seuls contributeurs l'inflation c'est la guerre en Ukraine l'inflation c'est pas l'inflation de surchauffe économique l'inflation qu'on a eu elle non mais cette C ce sursaut inflationniste c'est c'est simplement l'énergie mis dans le tube comme on dépend on est très énergétivore énergivore pardon et et qu'on a besoin de sortir de cette souveraineté quand vous mettez une augmentation des prix du pétrole du gaz et du reste à ce momentl bah vous le retrouvez dans tout la chaîne de production parce que les bouteilles du Fitou et tout le reste ça dépend quand même un petit peu d'énergie donc cette crise inflation doit nous informer nous nous nous édifier donc je pense qu'on a besoin monsieur le Président de penser la chaîne de production globale c'est dire le prix du gaz en Russie ça a des effets sur le prix de ma bouteille de vin à la fin et donc ça finit par coûter cher euh et je finis avec les deux les trois dernières questions sur la question des territoires oui le la question posée par Jean-Pierre cubert à fond sur la question dé stabilisation il y a une stratégie une vraie stratégie russe c'est déstabilisation des marchés déstabilisation des territoirees déstabilisation européenne et reconnaissons qu' faut être très vigilant là-dessus je n'ai pas aimé les mesures unilatérales des Polonais fermant leurs frontières parce qu'ils étaient débordés de serré à la du reste parce que je considère que c'est dans l'espace européen mais la la la l'impératif européen c'est que l'Europe réponde et laisse pas les Polonais que la Commission laisse pas les Polonais 8 mois face à ce problème en leur disant mais mais non mais non c'est qu'un sujet à l'échelle macro européenne il y a peu de céréales et ça c'est il y a il y a une stratégie de déstabilisation très claire vis-à-vis des Ukrainiens je rappelle que si les Russes avaient gagner la guerre dans les deuxières semaines ils auraient la main en terme de puissance agricole sur la capacité à mettre le feu au monde donc c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est ce qu'a dit jeun VIè d'arus et donc cette cette vigilance là on a intérêt qui pas de sa on peut pas regretter le monopole parfois américain ou chinois ou autre et pas s'inquiéter d'un monopole Russo ukrainien donc on n pas intérêt du tout à ça mais vraiment pas intérêt parce que sinon on va ça va vite déstabiliser et donc on a ça permet de construire c'est ça qui comme ça qu'on va construire notre autonomie stratégique alimentaire et qu'on puisse décider de ce qui relève pour moi les fertilisants pour moi euh globalement les céréales parce qu'elles sont en bout de chaî en début de chaîne de production y compris pour la Viion tout ça c'est des éléments extrêmement sur lesquels il faut être extrêmement vigilant monsieur Bru Vincent Bru a parlé de la question des espace cultivable alors oui on a alors on a deux sujets il y a trois sujets celui qui a été évoqué par votre collègue tout à l'heure c'est l'accaparement des terres pas en France mais ailleurs arable parce que ça c'est quand même un sujet de souveraineté pour les pays qui vont être victime de ça et donc une puissance agricole qui pour la première fois sera porté pardelà les frontières quand même un sujet un petit peu de on a un risque me semble-t-il de perte de surface alors c'est pas de pertere de surface vraiment c'est de terre qui ne soit plus capable de et c'est là qu'on a besoin de construire territoire par territoire de la résilience je suis pas sûr qu'on soit encore en stade en France contenu à datte du règlement règlement climatique mais de ça peut être devant nous assez compliqué hein je suis pas sûr qu'on en soit là mais ça veut dire faut quand même changer des modèles quelque part dans un certain nombre de territoires il y a des endroits on fera plus la même chose qu'on se le dise il faut qu'on essaie de trou le modèle y compris le modèle agroalimentaire qui va avec on pourra pas faire exactement ce qu'on faisait depuis 50 ans chez nous mais ça n'est pas de on fait plus d'agriculture on fait quelque chose qui puisse dans le dérèglement climatique et le dérèglement des températures évoluer différemment puis un troisème risque c'est ce qui n'est pas un risque principalement européen mais vous avez beaucoup de territoires où les terres sont devenu non fertile contenu surpâurage surxploitation érosion nous on a un petit sujet érosion dans certains départements euh parce que les plues abondantes ou brutales font de l'érosion donc on a besoin de travailler sur les sujets d'érosion en particulier c'est le sujet principal chez nous de la perte physique des terres il y a beaucoup de pays qui sont en train de quand vous êtes des pays immensesant je me souvienne quand j'avais été en Mongolie on m'avait expliqué que du fait du surpâurage lié au Cachmir au et donc aux chèvres c'était 25 20 à 25 % des terres qu'on est si met surpaturé sauf que dans un pays où il fait - 20°gr du 1er septembre au 1er avril c'est compliqué de recréer de la biomasse chez nous ça se mais c'est la Mongolie la Mongolie c'est qu quatre fois la France peut-être 10 fois la France bref c'est c'est teres immenses mais enfin quand même il y a un moment voyez pour tout le monde et les la question pour le pour les gouvernements de Mongolie c'est d'essayer de reconquérir d'éviter une un surpaturage qui ferait qu'à la fin mais ils ont besoin du cachemir parce que le cachemir c'est quand même leur richesse principale Z c'est là qu'on a des équipes compliquées et cette usure des terres agricoles pour des raisons sur pâurage ou autre c'est valable dans beaucoup de continents et donc c'est pour ça que je fais cette digression par rapport à votre position initiale ça va être un sujet chez nous c'est plutôt un sujet un peu climatique enfin un peu pas mal climatique et un peu érosion mais il faud être vigilant sur la question de l'érosion parce qu'évidemment c'est un élément euh important euh madame Martinez j'ai oublié votre question d'abord j'ai entendu qu'il fallait pas oublier les viticulteurs j'avais pas l'impression d'avoir oublié les viticulteurs dans dans Les pyèes Orientales d'aords j'oublie personne dans Les pyénes Orientales par que c'est un peu une obsession depuis que je suis arrivé de obsession d'emmerde si je peux dire que j'essaie de lever les unes après les autres et la question d'après c'était quoi le quoi le pardon l'ENG sur l'engra oui bah ce que j'ai dit tout à l'heure ça revient à ce que j'ai dit tout à l'heure c'està-dire qu'on a besoin il faut qu'on identifie ce qu'on a commencé à faire parce que je vous dis qu'on va travailler sur un plan de souverainté engrais les secteurs stratégiques qui fait que si jamais on a pas on a un vrai problème de production l'engra est un élément absolument central pour moi les outils de biocontrôle les phyos c'est un objet les les les semences c'est un objet absolument central j'ai aucune intention que ça soit d'autre que les européens ou la France qui tiennent les semences on a des nidur Mondiaux va falloir qu'on les aide vraiment et qu'on les aide plus qu'on les ennuie pour pas dire un autre mot voyez ce que je veux dire parce que ça détenir la semence c'est détenir la propriété de la semence et je préfère que ça soit sur le continent à 27 que ailleurs quel que soit le ailleur j'aime tout le monde mais enfin personne n des intentions naïves dans cette affaire là et donc c'est là qu'il faut qu'on identifie un certain nombre de chos monsieur le Président puisque vous m''invitez à faire un mot de conclusion je voulais juste vous dire merci comme vous l'avez vu il me reste encore un peu d'énergie de ça mérite sans doute que à un moment ou un autre on puisse faire et compris parce que vous allez rendre des conclusions et dire un peu ce qu'il faudrait qu'on fasse qu'on puisse approfondir un certain nombre de sujets et nous le chemin qu'on aura fait dans l'intervalle de vos discussions puis ça ça m'invite à travailler ce que je fais régulièrement mais un peu plus avec mon mon collègue le Cornu parce que je pense que cette question là elle est un peu émergente beaucoup émergente et elle nécessite sans doute d'accélérer un peu sur un certain nombre de processus pour pour que chacun y voit clair merci en tout cas de votre présence merci beaucoup monsieur ministre pour cette très éclairantes et votre auteur de vue géopolitique je pense qu'on est rassuré de voir la prise en compte des sujets de défense au sein de de vos travaux et on vous encourage à poursuivre vos efforts effectivement on pourra vous proposer peut-être d'ici quelques mois de venir à votre rencontre au ministère avec des députés représentants de de tous les groupes pour approfondir potentiellement ces ces sujets et faire un point de situation en tout cas vous pourrez compter je pense sur chaque député de la commission de la défense pour mettre en avant l'argument de souveraineté pour soutenir notre agriculture et les transformations qui qui s'empos mais chers collègues prochaine audition demain à 9h30 avec le secrétaire général à la défense et la sécurité nationale bonne soirée à tous
Marc Fesneau