Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 15 décembre 2025 88 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalDéfenseSécurité

L'intégrale du lundi 15 décembre 2025

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 37 %Attaque 34 %Défensif 29 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:24OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes d'accord avec cette décision d'abattre les troupeaux touchés par la dermatose nodulaire ?

  • 8:56OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous attendez du déplacement de la ministre de l'Agriculture en Occitanie ?

  • 10:42OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'argent mis sur la table pour les indemnisations vous semble suffisant ?

  • 12:22OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez que c'est encore aux régions de gérer les fonds européens pour l'agriculture ?

  • 13:56OuverteRéponse directe

    La France demande un report du vote européen sur le Mercosur. Vous soutenez cette demande ?

  • 15:05OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous craignez une crise agricole de grande ampleur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:48InvitéFait
    « Il faut isoler les troupeaux, il faut mettre en quarantaine, il faut faire des analyses de sang mais on n'abat pas un troupeau parce qu'une vache réagit, c'est pas logique. »
  • 3:24InvitéFait
    « Je sais que c'est une épreuve extrêmement douloureuse, mais c'est aujourd'hui nécessaire si on veut protéger les éleveurs qui ne sont pas encore touchés. »
  • 7:28Fabien GenetFait
    « Je crois que le gouvernement prend les moins mauvaises décisions. Il fait confiance aux scientifiques, il fait confiance aux vétérinaires. »
  • 10:52JournalisteChiffre
    « Vendredi, la région Bourgogne-Franche-Comté a voté une aide de 300 euros, en plus de l'aide de l'État pour les éleveurs qui sont obligés d'abattre. »
  • 11:32Fabien GenetFait
    « Je crois qu'elle prend en compte à la fois la valeur marchande des bêtes, mais également leur potentiel génétique, également leur pouvoir de production. »
  • 15:12Fabien GenetChiffre
    « La PAC, c'est près de 9 milliards d'euros. C'est l'équivalent de deux tiers des revenus des agriculteurs. »
  • 16:15InvitéChiffre
    « Cela fait 4 milliards d'euros en moins dans les caisses de l'État. »
  • 19:23InvitéChiffre
    « Le Sénat a voté à la hausse de 6,7 milliards d'euros du budget des armées. »
  • 20:02InvitéChiffre
    « 4 000 postes d'enseignants supprimés l'année prochaine. »
  • 23:06InvitéChiffre
    « La majorité de droite du Sénat a supprimé 1 milliard d'euros pour le programme France 2030. »
  • 37:26InvitéFait
    « Trump est favorable à Poutine fondamentalement »
  • 38:06InvitéFait
    « le chancelier Merz a pris des positions très courageuses »
  • 41:00InvitéFait
    « je n'en sais rien »
  • 41:06InvitéFait
    « je pense qu'il est inadmissible de demander à l'Ukraine d'abandonner des territoires qu'ils ont défendus »
  • 41:23InvitéFait
    « quand on cède des territoires, nous quand on a cédé l'Alsace-Moselle en 1871, on l'avait perdu »
  • 42:17InvitéFait
    « son but c'est de détruire un pouvoir démocratique autonome et souverain proche de l'Occident intégré à l'Union Européenne »
  • 1:06:03InvitéFait
    « Quand il y a une crise agricole c'est toujours attention danger tel que soit le gouvernement parce que la colère vient souvent justement du fin fond des campagnes elle monte vers les villes. »
  • 1:06:44InvitéFait
    « Je comprends la détresse de ces paysans qui voient leur cheptel partir comme ça si vous me permettez en fumée c'est terrible. »
  • 1:10:15InvitéFait
    « On leur dit on va attendre six mois que vous vous calmiez et puis là on fera passer le Mercosur tout le monde sait que le président de la République a un double discours. »
  • 1:10:25InvitéFait
    « Qui va contrôler les importations nous n'avons pas les moyens de le faire il faut rétablir la souveraineté agricole et la primauté de l'agriculture française notamment dans la commande publique. »
  • 1:22:36PrésentateurFait
    « Une solution à deux États est essentielle pour garantir durablement la paix et c'est le choix du président de la République. »

Temps de parole

  • Présentateur58 %
  • Invité24 %
  • Invité 28 %
  • Invité 35 %
  • Invité 42 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce lundi 15 décembre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. La mobilisation des agriculteurs se poursuit après l'abattage de plusieurs bovins pour tenter d'endiguer la dermatose modulaire. Une mobilisation qui pourrait prendre de l'ampleur avec la décision cette semaine de l'Union Européenne sur le Mercosur, dont la France demande le report. Le gouvernement est-il face à un cocktail explosif ?

On en parle dans une heure avec Yves Tréard et Émilie Zapalski. Jour de vote pour le budget au Sénat, modifié par la droite et le centre. Trop pour permettre un compromis doté le pays d'un budget au 31 décembre, comme l'espère Sébastien Lecornu. On pose la question dans quelques instants au sénateur à l'air de Sénéloir, Fabien Genet. Les discussions entre Américains et Ukrainiens débutées hier vont se poursuivre. Aujourd'hui, peuvent-elles acter un plan de paix sans concession territoriale à la Russie ? Dans une demi-heure, on reçoit l'ancien président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée, Jean-Louis Bourlange.

Et puis à la une de la région, nous vous emmènerons dans les caves de Champagne classées au patrimoine de l'UNESCO. Vous pourrez bientôt les visiter grâce à un projet de numérisation. Le sénateur de la Marne, Cédric Chevalier, nous en dira plus. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Alexandre Poussard. Bonjour Ariane. À la une de ce lundi 15 décembre, un Français parmi les victimes de l'attentat terroriste antisémite en Australie. Il s'appelait Dan Elkayam, âgé de 27 ans. Il était ingénieur informatique. Emmanuel Macron a exprimé à ses proches la pleine solidarité de la nation.

Dan Elkayam fait partie des 15 victimes de l'attentat antisémite perpétré dimanche sur une plage de Sydney en Australie pendant la fête juive de Ranouka. En France, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a appelé les préfets à renforcer la sécurité des lieux de culte juif. La ministre de l'Agriculture attendue en Occitanie aujourd'hui. Annie Gennevar va essayer de calmer la colère des éleveurs opposés aux abattages massifs de troupeaux touchés par l'épidémie de dermatose nodulaire. Hier, les agriculteurs ont bloqué de nombreux axes routiers en Occitanie. Fabien Récar.

2:25
Invité

Au sud de Bordeaux, cette nuit, l'autoroute A63 bloquée par les agriculteurs. Comme en Aveyron ou en Haute-Garonne, les blocages et actions se sont multipliées hier dans tout le sud-ouest contre l'abattage systématique des troupeaux imposés par les autorités pour tenter d'endiguer l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse qui touche les bovins. Il faut isoler les troupeaux, il faut mettre en quarantaine, il faut faire des analyses de sang

2:52
Présentateur

mais on n'abat pas un troupeau parce qu'une vache réagit, c'est pas logique.

2:55
Invité

Mais ça c'est la politique du gouvernement aujourd'hui qui sont vraiment, ils sont à l'Assemblée, ils sont en train de calculer pour ne pas perdre leur poste et l'agriculture est en train de mourir. Apparu en juin dernier en Savoie, la maladie s'est propagée à plus d'une centaine de foyers partout en France. En attendant la campagne de vaccination d'un million de bêtes promise par le gouvernement, la crise sanitaire menace de virer à la crise politique. Je sais que c'est une épreuve extrêmement douloureuse, mais c'est aujourd'hui nécessaire si on veut protéger les éleveurs qui ne sont pas encore touchés.

On ne peut pas de manière systématique et sans discernement, sans prendre en compte les spécificités, abattre systématiquement tous les troupeaux. Imaginez que pour un éleveur, la détresse que c'est, et en tant qu'écologie je le partage, d'envoyer à la mort des animaux qui sont sains. Afin de lancer la campagne de vaccination, la ministre de l'Agriculture Annie Gennevard se rend aujourd'hui à Toulouse, où les agriculteurs l'attendent sur un autre sujet brûlant, l'accord de libre-échange avec le Mercosur, que la Commission européenne souhaiterait voir ratifiée samedi prochain au Brésil.

4:04
Présentateur

Et justement dans ce contexte, Alexandre, la France demande un report du vote européen sur le Mercosur. Le compte n'y est pas, a indiqué l'entourage d'Emmanuel Macron. Le président français a demandé à la Commission européenne un report de l'examen de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur en Amérique latine. La France demande des mesures de protection des agriculteurs et une réciprocité dans les pesticides utilisés. Les États membres de l'Union européenne doivent approuver cet accord cette semaine. Journée de grève au Musée du Louvre.

Les syndicats appellent les salariés du Musée du Louvre à la grève pour dénoncer des conditions de travail, je cite, toujours plus dégradées et la détérioration de l'accueil du public. Un appel à la grève en pleine tourmente pour le Musée du Louvre un mois après le cambriolage spectaculaire qui a mis au jour d'importantes failles de sécurité dans le musée le plus visité au monde. Il y a un an, Mayotte était balayée par le cyclone Chido. Le cyclone Chido avait ravagé l'archipel en décembre dernier faisant 40 morts selon le bilan officiel. Alors comment avance la reconstruction de l'archipel un an après Chido ?

La ministre des Outre-mer, Naïma Mouchou, a entamé samedi une visite à Mayotte pour voir, je cite, ce qui a été fait et ce qu'il reste à faire. Merci Alexandre, à tout de suite. Et bonjour Fabien Genet. Bonjour. Merci d'être avec nous, vous êtes sénateur à l'air de la Saône-et-Loire. On va revenir avec vous, évidemment, sur les dernières heures de l'examen du budget au Sénat. C'est jour de vote aujourd'hui. Mais d'abord, comme tous les jours, on commence par la une de la presse régionale. On a sélectionné trois titres. D'abord, la une de la dépêche. Horreur à Sydney, 16 morts, une attaque terroriste visant la communauté juive a fait 16 morts, dont un Français hier sur une plage de Sydney.

Les assaillants étaient un fils et son père qui a été tué. La deuxième une, celle du Midi Libre, abattage des troupeaux, le nom du monde agricole. Les agriculteurs qui bloquent et exigent de l'État d'autres solutions face au drame de la dermatose nodulaire. Et puis la dernière une, c'est celle de Sud-Ouest, municipale, l'écologie, nouvel enjeu, les questions environnementales qui constituent une attente des populations et un enjeu du débat des prochaines élections. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Je crois que nous allons revenir sur l'agriculture.

Vous me permettrez de prendre la première une sur l'horreur à Sydney pour dire l'effroi que j'ai ressenti hier lorsque j'ai vu les images de cette nouvelle attaque terroriste antisémite dont un de nos compatriotes a été victime. Je pense bien sûr à ses proches, à sa famille et à l'ensemble de ceux qui sont blessés ou qui ont perdu la vie. Ça fait écho chez moi à un déplacement que j'avais pu faire en Israël juste après le 7 octobre pour aller rencontrer les familles des victimes. Et depuis lors, effectivement, on sent la montée de l'antisémitisme.

Et je crois que dans notre pays aussi, nous devons absolument tout faire pour lutter contre cet antisémitisme galopant qui endeuille la communauté juive, mais qui endeuille plus largement l'ensemble du monde. Et qui inquiète, vous l'avez dit aussi en France, Laurent Nunez, qui demande de renforcer la sécurité autour des lieux de culte juif. Il y a de quoi s'inquiéter ? Je crois, oui, qu'au-delà de ces menaces éventuelles, cette montée de l'antisémitisme qui se traduit par un nombre de faits antisémites absolument intolérables doit appeler à la mobilisation de tous, à la cohésion des communautés en France. Je crois que c'est absolument essentiel.

Et l'actualité, c'est aussi la mobilisation des agriculteurs qui se poursuit. On l'a vu dans le journal, les blocages, notamment dans le sud-ouest, après que le gouvernement a décidé d'abattre les troupeaux de bovins touchés par la dermatose nodulaire. Déjà, est-ce que vous êtes d'accord avec cette décision ? Est-ce que le gouvernement gère bien ? Écoutez, je crois que le gouvernement prend les moins mauvaises décisions. Il fait confiance aux scientifiques, il fait confiance aux vétérinaires.

Je crois que nous avons la chance en France d'avoir un système sanitaire très efficient avec, sur le terrain, des vétérinaires ruraux qui connaissent la profession, qui sont en parfait dialogue avec les agriculteurs. Cette maladie est arrivée très tard en France. Elle est arrivée à l'été. et je crois que tout est fait pour l'éradiquer sur le sol français. Et pour cela, ça passe par les trois piliers de la stratégie qui a été mise en place par le gouvernement, que ce soit le dépeuplement des foyers qui sont touchés, que ce soit la vaccination autour, mais également l'interdiction des déplacements des bovins. L'idée, c'est de pouvoir éradiquer cette maladie, ce virus, sur le sol français.

Et avec, vous l'avez dit également, de la vaccination, un million de bovins déjà vaccinés, un million qui vont l'être. La zone vaccinale a été élargie. C'est la bonne stratégie ? Oui, je crois que, vous savez, c'est un élément auquel nous sommes très sensibles au Sénat, dont on parle souvent, c'est la territorialisation des politiques publiques. Je crois qu'en l'espèce, toutes les régions d'élevage ne sont pas les mêmes. Dans le sud-ouest, il y a des races avec moins d'effectifs. Donc, il faut protéger le travail génétique également des agriculteurs. Et je crois que la ministre a eu raison d'étendre à toute la région Occitanie cette politique vaccinale.

Et la ministre, justement, de l'Agriculture, qui est aujourd'hui en Occitanie, à Toulouse, notamment pour lancer la nouvelle vaccination, qu'est-ce que vous attendez de ce déplacement ? Est-ce qu'elle devrait aller sur les points de blocage à la rencontre des agriculteurs ? Je crois qu'il faut absolument maintenir le dialogue qui est le sien, d'ailleurs, avec la profession agricole, avec ses représentants, avec l'ensemble des éleveurs sur le territoire. D'ailleurs, la politique sanitaire a été négociée également, a été informée auprès de ce qu'on appelle le Parlement sanitaire. Donc, ce n'est pas la ministre qui, toute seule dans son bureau, a pris ses décisions.

Elle s'entoure de tous les avis. Et je crois qu'effectivement, aujourd'hui, au-delà de la DNC, il y a d'autres sujets sur la table qui angoissent beaucoup les agriculteurs. Et comme sénateur de Saône-et-Loire, moi qui suis né, qui ai grandi, qui vit en Charolais, vous imaginez combien ces images d'abattage dans les fermes, ça peut me prendre aux tripes. Donc, je comprends la colère des éleveurs. Je comprends leur désespoir. Je sais aussi qu'ils ont une formidable capacité de résilience, d'adaptation, une ambition de bien faire leur travail. Et donc, je crois que nous devons, les pouvoirs publics, être à leur côté pour les accompagner dans cette nouvelle crise.

Et justement, on va aller chez vous dans votre département, vous l'avez dit, à la région des Vaches-Charolaises. On va à Chalon-sur-Saône. Bonjour, merci. Bonjour, bonheur, mon terre, Johnny. Merci beaucoup d'être avec nous, chef des informations du journal de Saône-et-Loire. Benoît, avant vos questions, d'abord, est-ce que vous pouvez nous faire un petit point, justement, sur la situation en Saône-et-Loire ? C'est du l'air, mais elle est quelque peu encerclée. On en a au sud, on en a à l'est. Donc, la rache charolaise, le berceau du charolais, d'en parler, monsieur le sénateur, n'est pas encore directement touché. Mais les zones d'exclusion nous concernent déjà directement.

Benoît, justement, vous avez deux questions pour le sénateur. Oui, vous l'avez dit, vous connaissez bien, monsieur le sénateur, la rache charolaise. Alors, on l'a dit, pour l'instant, les foyers ne sont pas encore arrivés jusqu'à chez vous. Mais se pose déjà la question des indemnisations. Vendredi, la région Bourgogne-Franche-Comté a voté une aide de 300 euros, en plus de l'aide de l'État pour les éleveurs qui sont obligés d'abattre. Vous, vous savez, tout le travail que nécessite, notamment sur la génétique, le fait d'élever une vache, et notamment charolaise. Est-ce que l'argent qui est mis sur la table aujourd'hui vous semble suffisant ?

Pourquoi les régions sont obligées de rallonger derrière ? Bonjour, Benoît. Excusez-moi de vous avoir réveillé si tôt ce matin. En tous les cas, je crois que sur les indemnisations, c'est un sujet que nous avons souvent abordé avec la ministre. On a fait relayer les demandes du terrain. Je crois qu'elle prend en compte à la fois la valeur marchande des bêtes, mais également leur potentiel génétique, également leur pouvoir de production. Je crois que ce qu'il faut surtout veiller, c'est que lorsqu'il y a dépeuplement d'une ferme, il faut absolument aider les éleveurs à retrouver rapidement un cheptel.

Et on le voit en Bourgogne-Franche-Comté, ce n'est pas toujours facile puisqu'il faut aller chercher des bêtes dans d'autres exploitations. Et souvent, dans les zones réglementées, justement, les transferts d'animaux ne sont pas possibles. Donc il y a une période de latence qui est plus ou moins grande. Et donc on est en train de voir avec la ministre pour justement peut-être allonger la durée durant laquelle on va prendre en compte le préjudice de l'éleveur. Donc c'est des calages à faire. Mais je crois que là aussi, en France, nous avons la chance d'avoir un État qui, encore aujourd'hui, est capable de venir en appui aux éleveurs lorsqu'ils traversent des crises.

Benoît, vous avez une autre question. Oui, on parlait de la région Bourgogne-Franche-Comté. On sait que dans cette région, ça patine au niveau des aides européennes qui sont versées via l'Europe par la région. Aujourd'hui, c'est très compliqué pour que les aides arrivent dans les fermes de Bourgogne-Franche-Comté, de Saône-et-Loire notamment. Est-ce que vous pensez que c'est encore aux régions de gérer ces fonds européens pour l'agriculture ? Écoutez, vous savez, moi, en fond de la décentralisation, j'ai toujours pensé que lorsque les sujets étaient gérés en proximité, ils étaient mieux.

Et donc, c'est pourquoi j'avais plutôt un a priori positif à ce qu'il y ait transfert de la gestion de ces aides à la région. Effectivement, en Bourgogne-Franche-Comté, on a eu beaucoup de difficultés, ce qui a mis un certain nombre d'agriculteurs, et en particulier de jeunes agriculteurs qui venaient de s'installer dans la difficulté. C'est pourquoi, d'ailleurs, le Sénat, nous avons envoyé l'un des meilleurs d'entre nous, Jérôme Durin, mon collègue socialiste de Saône-et-Loire, qui a quitté le Sénat pour prendre la présidence de la région Bourgogne-Franche-Comté.

Et j'espère qu'au-delà des différences politiques que nous pouvons avoir, j'ai vraiment l'espoir qu'il pourra améliorer les choses parce que, d'ailleurs, ces sujets, on les avait vus également avec les collectivités locales où la région avait aussi beaucoup de mal à verser en des temps raisonnables les subventions. Je crois qu'il y a vraiment un effort collectif à faire sur le sujet. Merci, Benoît. La une journal de Saône-et-Loire, autre sujet de son logement prévu à la Fontaine-au-Loup. C'est à la une de votre journal. Merci, Benoît, d'avoir été avec nous. On continue à parler d'agriculture parce que, cette semaine, il y a une décision très attendue sur le Mercosur.

Décision au niveau européen. La France le qualifie toujours d'inacceptable, cet accord. Mais a-t-on vraiment les moyens de s'y opposer ? Oui, je crois qu'il faut créer un rapport de force. C'est ce que fait la ministre, le Premier ministre, le Président de la République, qui a déclaré qu'effectivement, cet accord ne pouvait pas être signé en l'État. Ce n'est pas toujours ça, un appelé rapport de force en Europe. Il faut trouver des alliés. Effectivement, l'État de la France aujourd'hui, le désordre politique, le désordre budgétaire, fait que notre crédibilité vis-à-vis des pays européens est moins grande. Et donc, je pense qu'on a un peu plus de mal à créer ce rapport de force.

Mais il est absolument essentiel pour défendre notre agriculture et pour rejeter ce Mercosur qui ne respecte pas l'équité entre les différents modes de production. Il faut absolument que nous ayons ces clauses de sauvegarde, ces clauses miroirs pour que les mêmes normes s'appliquent également aux produits importés. Et puis également des enquêtes pour qu'à la frontière, on vérifie la qualité des produits qui vont être offerts à la consommation de nos concitoyens. Hier soir, la France a demandé le report du vote prévu des États européens, vote prévu cette semaine. Vous soutenez cette demande ? Oui, bien sûr. Il faut se donner un peu plus de temps pour obtenir ces résultats.

Dermatose, Mercosur, il y a aussi la question de la PAC. Est-ce que vous craignez une crise agricole de grande ampleur ? Est-ce que le mouvement va s'amplifier pendant les prochains jours ? Vous savez, la PAC, c'est près de 9 milliards d'euros. C'est l'équivalent de deux tiers des revenus des agriculteurs. Pour la France, c'est absolument énorme. L'agriculture française connaît des difficultés. Nous avons essayé d'apporter au Sénat avec mon collègue Duplon un certain nombre de solutions qui puissent permettre de soutenir les agriculteurs. Mais effectivement, sur la PAC, il y a de quoi allumer une crise très importante. Vous pensez qu'elle va s'amplifier ?

Parce que pour le moment, par exemple, la FNSEA n'est pas rentrée dans le mouvement. Vous pensez que ce mouvement va prendre de l'ampleur ? Je crois qu'il faut, pour éviter cela, apporter les réponses que les agriculteurs attendent. On va passer à l'actualité du Sénat. Et c'est aujourd'hui jour de vote pour le budget. Et Alexandre, c'est votre éclairage. La majorité de droite sénatoriale qui a remanié ce budget de l'État, notamment la fiscalité des entreprises. Oui, les sénateurs de droite et du centre ont supprimé une mesure phare de ce budget prévu par le gouvernement. Une hausse d'impôts exceptionnelle sur les sociétés pour les grandes entreprises qui ont réalisé des bénéfices importants.

résultat de cette suppression au Sénat. Eh bien, cela fait 4 milliards d'euros en moins dans les caisses de l'État. Mais la droite sénatoriale assume au nom de la stabilité fiscale pour les entreprises.

16:24
Invité

La stabilité fiscale est l'un des premiers sujets de préoccupation des chefs d'entreprise. Tous les entrepreneurs que j'ai rencontrés me disent la même chose lors des auditions. Il est quelque part incompréhensible que le gouvernement choisisse cette facilité de taxer les entreprises plutôt que de réduire les dépenses.

16:47
Présentateur

Et toujours sur cette fiscalité des entreprises, la majorité de droite du Sénat a également restreint la taxe sur les holdings familiales, ces sociétés dans lesquelles sont parfois placées des biens immobiliers, des objets de luxe tout simplement pour échapper à l'impôt et faire de l'optimisation fiscale. Alors en revanche, le Sénat a voté des hausses d'impôts pour les géants du numérique, notamment les plateformes américaines comme Google qui monopolisent le trafic sur Internet et génèrent d'importants revenus publicitaires avec les données de leurs utilisateurs.

Fabien Genet, cette hausse d'impôts sur les grandes entreprises qui font des bénéfices qui a été supprimée par la droite sénatoriale, ça va être un point clé de la négociation en commission mixte paritaire entre 7 députés et 7 sénateurs pour avoir une version commune de ce budget. Est-ce que les sénateurs LR doivent y renoncer à cette suppression ? Je crois qu'il faut vraiment tout faire pour avoir un budget. D'ailleurs, le Sénat s'est mobilisé pour cela. Nous avons étudié près de 5 000 amendements. Je voudrais rendre hommage à Jean-François Husson, le rapporteur général du budget, qui a passé des nuits et des jours cela avec l'ensemble de mes collègues.

Je crois qu'au Sénat, nous avons fait un travail très sérieux. Je crois d'ailleurs que les Françaises et les Français le reconnaissent. Il faut maintenant arriver aux différents calages. Ce que nous avons en tête, c'est l'horizon du déficit, puisqu'il faut absolument le maîtriser. Il faudrait arriver à le faire passer sous la barre des 5 %. Donc après, ce sont des calages. Il faut aussi éviter l'inflation des taxes, l'explosion des impôts, parce que cela aurait un effet qui pourrait briser la croissance qui se maintient à un niveau assez faible aujourd'hui en notre pays.

Mais quand même, est-ce que ces grandes entreprises qui font des bénéfices, elles peuvent faire un effort pour combler le déficit l'année prochaine ? Je crois qu'elles l'ont déjà fait l'année passée. À chaque fois, on dit que c'est exceptionnel. Je crois qu'il faut absolument créer de la croissance. Il faut laisser les entreprises également respirer. Vous savez, à Digouin, là où je suis l'élu, j'ai vu la fermeture d'entreprises. Et lorsque je rencontrais les chefs d'entreprise qui délocalisaient, ils me parlaient souvent du niveau de taxes et d'impôts trop importants en France. Nous avons perdu comme ça tout le secteur de la céramique dans ma commune.

Donc je suis très attentif à ce qu'effectivement, on ne fasse pas n'importe quoi. Moi, je crois que, par exemple, aller également chercher des recettes sur les grandes entreprises du numérique qui payent, on le sait, très peu d'impôts à cause de l'optimisation fiscale. Là, il y a une source de recettes tout à fait importante pour que simplement ces entreprises soient au même niveau que le plombier de Digouin. Et si on regarde les dépenses prévues dans ce budget de l'État romanier par le Sénat, la prime est donnée au ministère régalien. Oui, puisque le Sénat a voté à la hausse de 6,7 milliards d'euros du budget des armées dans le contexte du réarmement de l'Europe et de la guerre en Ukraine.

Le budget de la sécurité également, c'est-à-dire les moyens pour nos forces de l'ordre, est en augmentation avec une hausse de 371 milliards d'euros pour l'année prochaine, tout comme le budget de la justice qui connaît une augmentation de 266 millions d'euros dans son budget. Des hausses de crédit pour le régalien, en revanche, beaucoup de politiques publiques qui vont voir leurs moyens diminuer l'année prochaine. Par exemple, l'écologie qui est la grande perdante de ce budget, sortie du Sénat avec 3 milliards d'euros en moins pour l'année prochaine, 1 milliard d'euros en moins pour les politiques sociales de solidarité et puis 4 000 postes d'enseignants supprimés l'année prochaine.

Une coupe qui est justifiée par la baisse du nombre d'élèves selon le gouvernement. Fabien Genet, quand on regarde ces dépenses qui ont été votées au Sénat dans le budget, des hausses pour les armées, la police, la justice, mais des baisses pour le reste, c'est un vrai budget marqué à droite avec des marqueurs politiques forts sur le régalien. En tout cas, je crois que ça répond à une nécessité absolue aujourd'hui que de répondre aux urgences, aux urgences régaliennes. Le chef d'état-major des armées devant le Congrès des maires a expliqué l'état des menaces. Vous savez que la défense en France est assurée pour beaucoup par notre dissuasion.

La dissuasion, ça repose aussi sur une crédibilité et il faut que nos armées soient crédibles et pour cela, devant les menaces qui augmentent, que ce soit du côté russe, que ce soit du côté du Proche et du Moyen-Orient, la menace terroriste, on en parlait en début d'émission, qui est encore très prégnante et la situation au Sahel nous inquiète beaucoup, je crois que nous devons être crédibles et nos armées doivent avoir des moyens comme la justice, comme la sécurité. Et donc, si on veut contenir le déficit, il faut faire des choix. Ce sont des choix difficiles à faire. et je crois que c'est l'honneur du Sénat que de s'y résoudre.

Notamment un choix qui a été fait, 3 milliards d'euros en moins pour l'écologie. La transition écologique, ce n'est pas une priorité pour les LR ? Si, bien sûr. C'est une transition, c'est une obligation pour le pays. Il y a tout de même beaucoup d'argent qui est mis sur la table à ce sujet, avec également une stratégie qui est un peu défaillante. On attend toujours la programmation pluriannuelle de l'énergie qui pourrait donner un cap. pour autant, l'électrification de notre pays doit s'amplifier. Il y a des vrais sujets qu'avec la commission du développement durable, d'ailleurs, nous avons abordés.

Mais c'est vrai, je le répète, que la situation budgétaire extrêmement tendue doit nous imposer des choix. Et les choix, c'est d'ailleurs l'honneur de la politique que de faire des choix, les choix en ce moment sont très difficiles. Sur l'écologie, puisqu'on va parler des connectivités dans quelques instants, il y a aussi la question de la baisse du fonds vert. Est-ce que c'est judicieux de baisser ce fonds vert qui aide les collectivités justement en matière d'écologie ? Dans un monde parfait, nous aurions aimé pouvoir maintenir ce fonds vert qui vient aider en particulier les collectivités à assurer leur transition.

La ministre a voulu nous rassurer en nous disant qu'en 2026, il y a des élections municipales. Donc effectivement, peut-être un peu moins de projets qui vont sortir sur cette année. Mais effectivement, on l'a bien senti d'ailleurs dans les débats en séance. Il y a des interrogations. On va mettre cette année beaucoup d'argent sur les énergies renouvelables puisqu'il y a des systèmes d'accompagnement du photovoltaïque et des éoliens qui fait qu'on va passer de 4 à 7 milliards d'euros. Ces automatiques sont des contrats signés. C'est quand même beaucoup d'argent mais je pense qu'on a commencé d'ailleurs à le faire dans le budget.

On peut réinterroger un certain nombre de dispositifs de soutien puisque ces technologies deviennent matures et pouvoir, dans le budget suivant, réaffecter des fonds au fonds vert. Il y a eu un vote surprenant ce week-end. La majorité de droite du Sénat a supprimé 1 milliard d'euros pour le programme France 2030 qui finance l'innovation des entreprises. Pourquoi ce coup de rabot si large sur l'innovation ? Vous savez, là encore, je le répète, au regard du déficit, au regard de la menace réelle qui pèse sur notre pays si les taux d'intérêt augmentent et si la charge de la dette venait à exploser, nous devons être raisonnables.

Effectivement, sur ce budget, c'est plusieurs dizaines de milliards d'euros, plus de 50 milliards d'euros qui sont consacrés. On peut effectivement réinterroger les dispositifs au vu de leur efficacité. C'est ce que le rapporteur général du budget a fait, mais je crois qu'il reste encore quelques euros pour soutenir l'innovation dans notre pays et heureusement encore. Un mot le disait sur le budget des collectivités. Le Sénat a moindri l'effort demandé initialement par le gouvernement aux collectivités. c'est suffisant, c'est 2 milliards du coup maintenant l'effort au lieu de 4,7. Oui, je crois que là aussi le Sénat est dans son rôle de défendre les collectivités.

On défend les collectivités parce que les collectivités ce sont des acteurs de proximité qui sont là pour accompagner nos citoyennes et nos concitoyens dans des moments difficiles que traverse le pays. L'effort qui a été demandé était beaucoup trop important donc nous avons effectivement réduit celui-ci même s'il reste encore un effort important d'autant plus que dans ma commune je le vois bien lorsque je vote le budget il y a les hausses de cotisations de la CNRACL il y a l'inflation donc les dépenses des collectivités ont toujours tendance à augmenter alors que les recettes souvent stagnent.

Nous avons également soutenu les départements qui sont en très grande difficulté avec l'effet ciseau qu'ils connaissent entre leurs dépenses sociales qui explosent et leurs recettes les DMTO qui pour l'instant n'ont encore pas redémarré. Les frais de notaire. Voilà, les frais de notaire. Donc le fonds de soutien a été porté sur proposition du Sénat à 600 millions d'euros mais effectivement il fallait absolument rester raisonnable et je crois que c'est ce que fait la copie du Sénat que nous allons voter cet après-midi. Alexandre l'a rappelé c'est un budget marqué à droite qui va sortir du Sénat ce soir. Est-ce que vous pensez que ce sera possible dans ces conditions de faire un compromis ?

Est-ce que Sébastien Lecornu a raison de croire encore à un budget au 31 décembre ? Vous n'arrêtez pas de répéter que c'est une majorité de droite. Je vous permettrais moi qui suis rattaché au groupe LR de dire que c'est une majorité de droite et du centre au Sénat. Je crois que nous sommes dans notre rôle de pouvoir être un aiguillon qui va rappeler un certain nombre de réalités face aux passions politiques qui s'expriment à l'Assemblée nationale. C'est dans notre culture également au Sénat que de rechercher des compromis.

Tout ce que nous pouvons obtenir nous ne l'obtenons que par des compromis en commission mixte paritaire donc c'est notre habitude et j'ai confiance au rapporteur général du budget et ses collègues pour négocier cela en CMP et puis je vois que les socialistes commencent eux aussi peu à peu à se mettre au compromis. Ils l'ont fait sur le PLFSS à l'Assemblée nationale donc on peut espérer que devant la nécessité absolue de donner à notre pays un budget ils puissent s'y résoudre. Allez pour terminer on retourne dans votre région non loin de la Saône-et-Loire dans le département voisin de la Nièvre.

Bonjour Chantal-Marie Malus merci beaucoup d'être avec nous vous êtes maire sans étiquette de Château-Chine on va parler d'un tout autre sujet avec vous Madame la maire votre ville va se doter en 2026 d'un bel observatoire expliquez-nous.

26:30
Invité

Oui effectivement on a choisi de redynamiser la ville en ayant un projet sur les sciences participatives avec plusieurs thèmes alors vous avez comme thème l'histoire la biodiversité la géologie et le thème phare ce sera l'astronomie avec l'arrivée de trois télescopes nous avions à Château-Chinon deux anciens bâtiments celui qui est le poste météo et puis l'usine des eaux donc on a choisi de rénover ces deux bâtiments pour ce qui est de l'usine des eaux elle accueillera un planétarium avec une trentaine de places et puis l'ancien poste météo lui accueillera ce qui est vraiment une grande première pour notre territoire mais pour la France un télescope Dobson avec un mètre d'objectif avec un objectif d'un mètre ce qui est sur le nord de la France ça n'existe pas plus une grande coupole et deux télescopes en remote le remote ce sont des télescopes que l'on peut prendre en main depuis son ordinateur n'importe où dans le monde en France et on sera certainement jumelé avec d'autres télescopes donc ça c'est vraiment le projet phare de la mandature et le projet phare pour Château-Chinon c'est un projet qui va créer et ça nous le voulions absolument des emplois et des recettes s'agissant des emplois nous avons déjà un premier emploi de créer c'est celui de préfigurateur et sur le fin 2026 fin 2026 nous ouvrirons cette astronomie et on compte sur trois ennemis ETP en plus donc pour Château-Chinon c'est vraiment et pour le territoire parce que nous pensons aussi territoire qui est un territoire un peu en souffrance comme beaucoup de territoires

28:42
Présentateur

et justement madame on va faire réagir Fabien Genet à ce projet et à l'importance pour le territoire oui alors c'est dans le département d'à côté du mien mais mon collègue Pascal Pommé le maire de Chisset en Morvan m'en a parlé puisque c'est un astronome aguerri et donc il soutient tout à fait ce projet c'est un très beau projet qui attrait également au classement du site en réserve internationale de ciel étoilé donc je crois que c'est un très beau projet où on peut effectivement voir les étoiles et d'ailleurs je crois madame le maire que le site que vous voulez installer sera installé au lieu dit du calvaire et donc je crois que c'est pour la semaine qui arrive finalement une très belle métaphore que de se dire qu'à partir d'un calvaire après le calvaire on peut espérer voir les étoiles et donc merci de ce signe d'optimisme madame le maire que vous nous offrez dans un moment difficile que nous allons traverser cette semaine pas sûr que les étoiles soient alignées pour le budget si si

29:43
Invité

il faut être confiant mais c'est vrai que ce budget pour les communes et ça vous le savez monsieur le sénateur c'est quand même source d'inquiétude parce que si je rebondis sur notre projet c'est un projet à plus de 5 millions d'euros donc vous comprendrez pour une petite commune comme la mienne c'est beaucoup d'argent alors on est soutenu principalement par l'État on a été soutenu dès 2021 par le plan avenir montagne du massif central et ça c'est important parce que je vous avoue pour une jeune mère puisque c'est mon premier mandat comme moi signer des montants tels que cela c'est pas simple madame Malus un dernier mot

30:35
Présentateur

parce que évidemment quand on pense château chinon on pense à François Mitterrand juste est-ce que vous avez prévu dans votre commune quelque chose pour les 30 ans de sa disparition ce sera le 8 janvier

30:45
Invité

alors c'est effectivement prévu le département le conseil départemental a tout un travail sur le musée François Mitterrand et sur l'ancienne du musée du costume ça s'appellera la cité des présents François Mitterrand et le 10 mai 2026 il y aura l'inauguration officielle de ce musée revu alors ce sera plus trop tout à fait c'est plutôt le musée de la diplomatie et de la mode mais le musée de la diplomatie bien sûr s'articulera sur tous les objets que François Mitterrand a offert à notre département et c'est vrai ne pas parler de François Mitterrand quand on est à Château-Chinon ce serait quand même un peu même si je suis sans étiquette une aberration parce que c'est pour ça mais du coup

31:40
Présentateur

évidemment on reviendra on vous réinvitera vous nous raconterez comment justement vont se passer les commémorations de l'être en temps de sa disparition merci beaucoup merci d'avoir été avec nous depuis Château-Chinon merci Fabien Genet d'avoir été notre invité Alexandre on se retrouve nous dans 20 minutes et oui on verra que l'écologie est un enjeu des prochaines élections municipales et d'abord on accueille l'invité de l'entretien Jean-Louis Bourlange nous rejoint je vous en prie installez-vous juste là merci beaucoup d'être notre invité vous êtes ancien député Modem ancien président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale et on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France bonjour Stéphane bonjour Auriane Jean-Louis Bourlange bonjour un mot pour commencer Jean-Louis Bourlange sur ce qui s'est passé hier en Australie et cette attaque terroriste antisémite qui a fait 15 victimes dont un français comment vous avez réagi en découvrant ça ?

33:00
Invité

c'est une espèce de reproduction à peine en miniature enfin en miniature de ce qui s'était passé en Israël il y a deux ans et c'est évidemment absolument abominable le développement de l'antisémitisme et général il est il est terrifiant il est terrifiant parce que là on ne parle pas d'antisionisme de choses etc on parle d'un rassemblement religieux de juifs et on procède à leur assassinat moi je suis vraiment profondément impressionné par ce qui arrive aux communautés juives dans tout le monde et notamment évidemment à la communauté de juifs en France j'ai pas mal d'amis juifs qui vivent vraiment très difficilement aujourd'hui leur vie quotidienne quand ils sont dans des dans des banlieues dans des choses comme ça ils ont des comportements de dissimulation de leur religion de frayeur leurs enfants sont amenés à être très discrets et sont menacés tout ça est intolérable tout ça reproduit ce qu'on a connu pendant la guerre et je comprends vraiment l'extrême angoisse des juifs c'est affreux en plus alors on dit il faut faire plus il faut faire c'est très difficile de faire plus on garde des synagogues on fait ce qu'on enfin c'est un terrorisme général un antisémitisme c'est vraiment effrayant la France c'est quand même un pays contrairement à ce qu'on dit on lit l'affaire Dreyfus etc ça a marqué l'importance des antisémites ce que montre le livre de Denis Oliven notamment c'est un peu le contraire c'est que les juifs avaient cette maxime heureux comme Dieu en France et nous avons été le pays qui a accueilli qui a émancipé les juifs le premier qui a eu les premiers ministres juifs où la deuxième république crée mieux qui a eu des présidents du conseil juif qui a vraiment et qui s'est battu pour la réhabilitation d'un capitaine juif comme partout dans le monde on avait cette réputation et il faut qu'on la garde et il faut qu'on protège les juifs mais là sur l'affaire d'Australie on ne peut qu'être profondément solidaire en revanche il ne faut pas déraper et dire que c'est parce que on a reconnu l'autorité palestinienne c'est pas vrai la preuve ce qui s'est passé en Israël c'était contre un gouvernement qui justement refusait l'autorité palestinienne et s'opposait au Hamas en vérité il faut bien voir qu'il n'y aura de paix durable comme le pensait Isaac Rabin il n'y aura de paix durable dans cette région qu'à partir du moment où les palestiniens auront sous une forme ou sous une autre la possibilité d'avoir une expression politique mais c'est pas parce qu'ils ne l'ont pas que soit étant quoi que ce soit justifiable explicable les horreurs auxquelles on a assisté

36:27
Présentateur

Stéphane on passe à un autre sujet d'actualité c'est la question de l'Ukraine Oui les discussions se poursuivent aujourd'hui à Barlin entre le président ukrainien et les négociateurs américains est-ce que vous pensez qu'un accord de paix est possible ?

36:38
Invité

Je n'en sais rien je ne suis pas dans les boules de cristal je trouve qu'aujourd'hui le président ukrainien qui est un homme très intelligent je crois qu'on on doit mesurer à quel point cet homme a non seulement beaucoup de courage mais énormément de lucidité politique il a compris qu'il ne fallait pas qu'il était essentiel vital pour son peuple qui ne s'oppose pas frontalement à monsieur Trump il fait preuve de beaucoup de bonne volonté il ne peut pas aller au-delà de ce qui est décent il montre toute sa volonté de paix en espérant que Trump dont l'oscillation est permanente il y a quand même une certaine constance Trump est favorable à Poutine fondamentalement il y a quand même une certaine constance de Donald Trump il porte la voix de Vladimir Poutine oui maintenant on est très clair on a le document stratégique on voit bien une solidarité profonde avec tous les partis et tous les pays en Europe qui sont pro-poutiniens mais en même temps il est tenu par un certain nombre de choses l'Ukraine c'est un grand combat l'opinion américaine reste contrairement à ce qu'on dit favorable à l'Ukraine les Européens et ça compte quand même ça compte même si on dit qu'on est faible et c'est vrai qu'on n'est pas au niveau où on devrait être mais le Royaume-Uni l'Allemagne fédérale la France ce sont des pays qui restent très attachés le chancelier Merz a pris des positions très courageuses rappelant d'ailleurs les accords de Munich en disant que alors que son pays avait annexé avec Hitler un certain nombre de provinces il dit qu'il ne faut pas répéter cela et puis il y a quand même une réaction très forte au congrès américain et dans les urnes ce qui s'est passé récemment électoralement montre que je ne pense pas que le parti républicain soit prêt à abandonner totalement et rapidement la doctrine de Reagan le grand succès des américains ça a été un succès républicain avec Reagan et là Trump est en train de démanteler tout ça donc il est il est certainement désireux de faire le maximum de plaisir pour des raisons épouvantables c'est-à-dire faire du business avec Poutine mais il est quand même tenu à un peu de prudence si je vous comprends bien c'est plus les américains eux-mêmes

39:01
Présentateur

qui ont le plus de chance de faire en sorte que Vladimir Zelensky ne soit pas contraint à une espèce de capitulation face à Poutine

39:09
Invité

c'est quand même des choix plus que les européens ce sont des choix géopolitiques les américains le peuple américain assurément mais vous voyez une ville comme New York ils sont sur Gaza ils sont extrêmement équilibrés et sur ces affaires ukrainiennes les gens sont quand même extrêmement solidaires mais les Etats-Unis ne peuvent pas sans risque très important détruire complètement comme ils l'annoncent pourtant dans l'ANSS détruire les fondements de l'ordre occidental qui a été établi la NSS que vient de publier Trump c'est le contraire absolu de la NSS numéro 8 qui avait été publiée par Truman et qui définissait le cadre occidental les américains en ont quand même énormément profité nous en avons énormément profité nos valeurs en ont énormément profité moi je ne puis pas croire qu'aux Etats-Unis il n'y ait pas encore beaucoup de gens qui soient acquis acquis à l'état de droit acquis à la liberté acquis à la solidarité avec les occidentaux acquis à une régulation concertée de l'économie alors ils ne s'expriment pas beaucoup sans doute pour une part parce qu'ils ont peur parce que cette administration américaine est terrible dans les administrations ceux qui ne marchent pas droit sont impitoyablement évincés etc.

en revanche quand on leur donne un bulletin de vote pour l'instant on verra ce que ça donne au moment des mid-terms mais quand on leur donne un bulletin de vote ils expriment une réserve assez forte à l'égard

40:51
Présentateur

Juste sur l'Ukraine M. Bourlange est-ce que vous pensez que Volodymyr Zelensky réussira à préserver son intégrité territoriale ou est-ce qu'il sera contraint de céder des territoires ?

41:00
Invité

Je crois que je n'en sais rien ça dépend de ce qu'on appelle l'intégrité territoriale personnellement je pense qu'il est inadmissible de demander à l'Ukraine d'abandonner des territoires qu'ils ont défendus qui n'ont même pas été occupés par les Russes quand on a fait quand on cède des territoires nous quand on a cédé l'Alsace-Moselle en 1871 on l'avait perdu c'est un fait donc je crois que ça serait très difficile pour lui de l'accepter alors ils sont en train de construire d'essayer de construire des cathédrales de papier c'est-à-dire un cessez-le-feu des zones démilitarisées tout ça n'a pas grand sens en réalité une zone démilitarisée d'une partie du territoire que les Russes considèrent comme le leur c'est inimaginable pour les Russes une zone démilitarisée de l'autre côté ce qu'il faut c'est préserver absolument la capacité de défense de l'Ukraine en réalité Poutine ne poursuit que très secondairement la conquête territoriale il va s'en servir parce que s'il obtient quelque chose il pourra expliquer qu'il a gagné la guerre et ça il est assez bon pour ce genre de choses mais son but n'est pas celui-là son but c'est de détruire un pouvoir démocratique autonome et souverain proche de l'Occident intégré à l'Union Européenne ça il ne peut pas le supporter il veut que l'Ukraine soit une Biélorussie et c'est là le véritable enjeu les concessions territoriales il faudrait bien en faire dans la limite que je viens de rappeler mais ce qui est absolument vital c'est qu'on garde un pouvoir démocratique souverain à Kiev

42:41
Présentateur

Un mot juste sur l'Union Européenne Stéphane Oui on a une manifestation d'agriculteurs qui est attendue jeudi prochain à Bruxelles il y a toute la crise agricole en ce moment en France est-ce que vous pensez que la crise agricole la colère agricole peut revenir où est la crise agricole elle est aujourd'hui d'abord française avant d'être européenne

43:06
Invité

Je ne sais pas elle est en tout cas certainement très largement française et elle dépasse très sensiblement les deux débats qui sont sur la table actuellement qui sont le problème de cette épidémie et des abattages de troupeaux d'un côté et le problème de la signature du Mercosur de l'autre je crois que le problème fondamental c'est que la crise du système agricole du modèle agricole français est vraiment très profonde et donc génère dans le milieu agricole une angoisse qui se cristallise qui entraîne des mécontentements des agitations sporadiques un peu partout sur n'importe quel problème là sur les méthodes qui ont été préconisées par le ministre par la ministre qui est une femme très compétente moi je l'ai connue au parlement national elle n'était pas de ma sensibilité elle était LR et j'ai toujours trouvé que c'était une vice-présidente à l'époque extrêmement remarquable donc je crois que c'est un très bon ministre les organisations syndicales étaient d'accord sur l'approche mais le milieu est exaspéré le milieu est angoissé et sur le Mercosur je ne dirais qu'une chose moi j'ai toujours été favorable au Mercosur je suis à contre-courant de tous mes collègues au parlement j'étais et du chef de l'état et du gouvernement le chef de l'état ça a changé vous comprenez ça me fait rigoler tout ça ils étaient pour le CETA le CETA c'est appliqué le CETA c'est le traité avec le Canada ça a marché parfaitement alors ensuite on est contre le Mercosur le président de la république a fait vraiment des numéros que je trouve tout à fait abusifs en Argentine au début de l'année puis après il a dit c'est pas si mal que ça si on a quelques garanties on ne peut pas parler aux gens comme ça le Mercosur ça se défend un argument simple la France est déficitaire sur le plan agricole à l'intérieur de l'Union Européenne elle est excédentaire à l'extérieur de l'Union Européenne alors on ne va pas nous dire que ce qu'il faut c'est rester dans l'Union Européenne alors qu'il y a des marchés à conquérir ça pose c'est une démarche c'est pas du tout un accord de libre-échange général c'est un accord de libre-échange sur l'industrie sur le commerce mais sur l'agriculture c'est un contingent tarifaire extrêmement limité ça pose effectivement un problème sectoriel aux producteurs de viande qui est quand on voit la comparaison avec le CETA c'est très limité mais enfin ça pose un problème et ce problème il fallait dès le départ l'envisager et le traiter par des moyens simples et rigoureux parce qu'il n'y a aucune raison que les producteurs de viande soient la variable d'ajustement d'un traité qui est globalement favorable à l'ensemble de l'économie française

45:51
Présentateur

donc là vous ne dites pas il faut plus de clauses miroir il faut des clauses de scavgarde ce que demande la France

45:55
Invité

les clauses si on rentre dans le dossier technique moi si vous voulez j'applique sur cette affaire il y a un propos du Talmud qui me plaît beaucoup le Talmud dit si quelqu'un est condamné à l'unanimité il faut immédiatement le libérer parce que ça veut dire qu'il n'a pas fait valoir ses droits à la défense c'est le cas du Mercosur le Mercosur a été condamné partout sans avoir été débattu le problème dans ce pays c'est qu'on ne débat pas et le Parlement peut-être le Sénat est-il plus adapté à cela que l'Assemblée nationale mais on ne débat pas en profondeur des problèmes on ne pose pas sur tous les domaines sur le domaine stratégique sur le domaine européen sur le domaine économique quelle est la politique économique qu'il faut faire comment effectivement relever les défis technologiques comme nous y invite Draghi sur tous les sujets il y a un immense étouffoir qui repos et on ne discute que deux choses à qui on va prendre de l'argent et à qui on va en donner et ça ça tient lieu depuis en tout cas la dissolution ça tient lieu de débats politiques

47:06
Présentateur

– Bon là vous nous dites il a mal géré Emmanuel Macron il a mal géré ce dossier du Mercosur

47:09
Invité

– Je crois qu'il a vraiment voulu exploiter surfer sur un mécontentement très profond des agriculteurs en se disant c'est un domaine de politique internationale je suis compétent je vais coller à la population et en réalité tous ceux qui observent attentivement la chose savent que c'était certainement pas dans un rejet du Mercosur pas plus que ça a été dans un rejet du CETA parce que l'Assemblée nationale était contre le CETA le traité avec le Canada alors que c'est entièrement bénéficiaire pour la France comme on a des crises des contradictions des difficultés extrêmement profondes on a tendance en France à multiplier les boucs émissaires les excommunications et ça c'est la marge d'une démocratie malade

48:06
Présentateur

– Juste pour terminer sur le Mercosur avant de parler du budget hier soir la France a demandé le report du vote européen prévu cette semaine c'est une erreur ?

48:13
Invité

– Écoutez c'est le report je comprends je comprends vraiment le Premier ministre qui se dit je vais en plus signer ça cette semaine mais ça tombe très mal effectivement – Mais ça peut enflammer les campagnes des agriculteurs ?

– Je crois qu'on va mettre vous savez c'est quand même l'exploitation agricole à deux UTH comme on disait en bonne technocratie agricole c'est-à-dire à deux unités de travail humain papa, maman et les vaches c'est un modèle qui est très très fragile quand on voit la façon dont se développent les exploitations agricoles en Allemagne ou ailleurs et donc on est fondamentalement fragile et ça c'est quelque chose que donc on surveille le monde agricole comme le lait sur le feu parce que ça ça explose – Comment vous interprétez la demande de report de Sébastien Lecornu par rapport – Écoutez il n'a pas envie il a les agriculteurs qui sont au bord de la

49:08
Présentateur

– Oui mais ma question c'est est-ce que ça prouve qu'il n'y a pas de minorité de blocage – Ah bah non

49:13
Invité

mais ça on le savait – On n'a pas de minorité de blocage et on n'a pas d'autorité il faut il faut voir que tout ce qu'on fait

49:19
Présentateur

– Ah on n'a pas d'autorité on n'a plus d'autorité au sein de l'Union Européenne – Tout ce qu'on fait

49:21
Invité

depuis depuis 18 mois c'est depuis la dissolution la dissolution a été quelque chose de catastrophique pour l'image de la France et notre incapacité à gérer correctement nos problèmes budgétaires fait que nous n'avons plus nous n'avons pas d'autorité politique et morale c'est très nouveau la France est depuis le début à l'origine elle est non seulement à l'origine mais elle est le fer de lance de l'Union Européenne et là nous continuons à parler notamment sur l'Ukraine tout ce que dit le Président de la République est très juste nous parlons nous parlons mais nous ne sommes plus écoutés il y a un problème très profond c'est pourquoi moi je pense je pense qu'il faut qu'il faut accepter un envoi aux urnes non pas par la démission du Président de la République mais en tout cas par la dissolution je pense que les Français ont le droit de ils vont probablement faire de mauvais choix de mauvais choix quand on voit ce que les Français pensent et de tout ils refusent effectivement la réforme des retraites la réforme les Français l'écart entre les besoins du pays et les aspirations des Français n'a jamais été aussi grand n'a jamais été aussi grand et donc celui qui arrive en disant on va faire des réformes on va changer on va faire des efforts il est chassé par refusé par 80% des gens c'est ce que disait par exemple un homme comme Patrick Artus qui vient de publier un livre plein de propositions extrêmement modérées mais il dit il disait l'autre jour sur une radio mes propositions ne sont pas néolibérales elles sont bonnes pour tout le monde mais 80% des Français sont cons donc il y a un problème très profond d'adéquation du peuple français à la réalité du 21ème siècle qu'il n'aime pas qu'il redoue

51:22
Présentateur

Un dernier mot Monsieur Bourlan comment vous avez regardé ces débats budgétaires et notamment les divisions au sein du socle commun du camp gouvernemental

51:29
Invité

Moi je l'ai dit j'ai regardé ça je crois que Sébastien Lecornu a fait le seul compromis qu'il pouvait faire donc si on estimait qu'un compromis était nécessaire il fallait le suivre mais ce compromis a été payé du renoncement de l'immobilisme du renoncement du refus des deux choses qui sont nécessaires c'est-à-dire l'effort et le changement il n'y a ni effort ni changement et nous ne pourrons pas continuer indéfiniment comme ça il faudra bien qu'on prenne des mesures qui mettent ce pays en capacité de sauver son économie de préserver son modèle social et d'assurer son autorité à l'extérieur

52:16
Présentateur

Une dernière question

52:17
Invité

Est-ce que vous avez des nouvelles de François Bayrou ? Qu'est-ce qu'il devient ?

Je crois qu'il a eu un petit problème de santé la semaine dernière donc je pense que ce n'est pas un problème grave sinon non j'ai eu des contacts amicaux avec lui mais vous savez je dois dire que depuis qu'il avait été nommé Premier ministre depuis le 13 décembre de l'année dernière je n'ai eu en fait aucun vrai contact vraie conversation politique avec lui je n'ai jamais j'ai eu des moments amicaux je l'ai soutenu psychologiquement je lui ai apporté mon soutien psychologique dans des moments terribles pour lui comme l'affaire Bétarane mais en revanche sur le plan politique il n'a pas souhaité pas plus qu'à personne d'autre d'ailleurs il n'a pas souhaité m'associer

53:07
Présentateur

oui j'avais

53:09
Invité

j'avais des choses oui je le regrette j'avais des j'avais une certaine idée de ce qu'il pouvait faire et dire et moi je n'avais pas j'avais aucune envie de reprendre du service si vous voulez mais je pense que j'étais un visiteur du soir qu'on pouvait qu'il aurait pu consulter de temps en temps et j'avais effectivement des choses à dire notamment sur sa déclaration de politique générale je crois que c'était le moment et ce moment a été manqué il y a un an donc en janvier de passer un pacte avec les français de faire une grande déclaration qui expliquait ce qui était possible ce qui ne l'était pas et qui précisait notamment ce qu'on pouvait attendre d'un contact avec les socialistes et ce qu'on ne devait pas accepter d'eux il y avait je crois une clarification à faire qu'il a essayé de faire avec beaucoup de courage après et que Sébastien Lecornu

54:03
Présentateur

a réussi il a réussi là où François Bayou

54:05
Invité

a échoué non Sébastien Lecornu a fait autre chose et parce que justement Michel Barnier et François Bayrou avaient échoué Lecornu a simplement fait des concessions il n'y a pas il n'y a justement pas eu c'est ça le problème et je comprends très bien Sébastien Lecornu a estimé qu'on ne pouvait pas faire un véritable pacte gouvernemental dans ces conditions actuelles et qu'il fallait donc discuter il a manœuvré très habilement avec Ford d'un côté les socialistes de l'autre avec Wauquiez en réalité ce qu'il a obtenu quand même des concours évidents du côté de LR mais ça a été simplement la négociation au fil des abandons et il ne reste pas de ce qui a été voté une ligne claire et satisfaisante pour le pays

55:00
Présentateur

Merci Jean-Louis Bourlange merci beaucoup pour votre analyse merci d'avoir été notre invité Stéphane Léune de Ouest-France l'Australie endeuillée par un attentat antisémite merci Stéphane et on passe tout de suite à l'info dans nos régions C'est l'heure de notre reportage en région Chamonix station emblématique des Alpes voit sa population permanente fondre année après année les prix de l'immobilier atteignent des sommets tandis que les résidences secondaires se multiplient réduisant ainsi l'accès au logement pour les locaux face à cette érosion la mairie déploie des mesures inédites pour soutenir les habitants et préserver l'équilibre de la ville reportage de Jérémy Hines Chamonix ses paysages enneigés et ses maisons fermées une bonne partie de l'année ici 70% des logements sont des résidences secondaires avec une forte incidence sur le prix des biens selon cet agent immobilier la fourchette basse par exemple on a ce petit deux pièces qui est à 305 000 euros avec Vumont-Blanc en très bon état en plein centre-ville la fourchette haute on est là pour un appartement en plein centre-ville aussi Vumont-Blanc dernier étage à 850 000 euros pour un peu plus de 57 mètres carrés résultat des habitants permanents qui ne peuvent plus se loger parfois certains sont obligés

56:21
Invité

d'aller habiter un petit peu plus loin à l'entrée de la vallée voire même en bas de vallée

56:25
Présentateur

Alors la mairie a décidé de lutter location de courte durée limitée à un bien par propriétaire interdiction de construire de nouvelles résidences secondaires et plus de logements réservés aux habitants permanents comme cette résidence aux loyers accessibles depuis trois mois Fatma en est l'une des premières locataires une vraie libération

56:46
Invité

Quand j'ai commencé à chercher effectivement dans le parc privé je me suis dit oulala je vais me retrouver dans un studio à 700 800 euros et pouvoir accueillir mes enfants ça va être compliqué Une politique vitale

57:05
Présentateur

selon le maire de la commune Il est évident

57:08
Invité

qu'on n'est pas un parc de traction on a une population on a des écoles on a une vie sociale et il faut continuer à entretenir cette vie sociale et l'une des briques essentielles de cela c'est la politique du logement si on n'a pas de logement à proposer

57:22
Présentateur

on n'a plus de fonctionnaires qui viennent s'installer les services publics ne tournent plus notre population du coup ne peut plus continuer à vivre Chamonix espère regagner son logement par an pour les résidents permanents Et on va poursuivre l'info dans nos régions on est en train de discuter Cédric Chevalier bonjour merci d'être là sénateur les indépendants de la Marne vous êtes avec nous pour cette partie inforégion on va parler champagne dans quelques instants mais d'abord à la une de la revue de presse Alexandre le drame de Sydney qui fait la une de la presse régionale Oui un père et son fils ont ouvert le feu pendant une dizaine de minutes dimanche sur une plage de Sydney pendant la fête juive de Ranouka faisant 15 morts et 40 blessés parmi les victimes une fillette de 10 ans décédée à l'hôpital et un français Danel Kayam un ingénieur informatique âgé de 27 ans le premier assaillant a été abattu par la police tandis que le second est lui blessé dans un état critique comme beaucoup de chefs d'état dans le monde Emmanuel Macron a réagi en promettant je cite que la France continuera de lutter sans faiblesse contre la haine antisémite Les agriculteurs qui manifestent contre les abattages de troupeaux touchés par la dermatose nodulaire Le nom du monde agricole à l'abattage massif de troupeaux titre le journal Le Médilibre la filière bovine sous tension à la une du télégramme hier les agriculteurs ont bloqué de nombreuses routes dans la région Occitanie pour protester contre ces abattages massifs de troupeaux touchés par l'épidémie de dermatose nodulaire Les agriculteurs demandent d'autres solutions au gouvernement comme une extension de la vaccination à l'ensemble des troupeaux La ministre de l'Agriculture Annie Gennevar est ce lundi en Occitanie pour échanger avec les éleveurs mécontents et puis le gouvernement fait face à une coalition inédite de deux syndicats agricoles la Confédération Paysanne plutôt à gauche soutenue par la France Insoumise et la Coordination Rurale plutôt à droite soutenue par le Rassemblement National Cédric Chevalier une petite réaction justement à cette colère agricole vous les comprenez les agriculteurs et est-ce que vous redoutez que cette colère prenne de l'ampleur parce qu'il y a la dermatose mais il y a aussi cette semaine des décisions européennes sur le Mercosur Oui je les comprends d'autant plus c'est que lorsque vous faites un abattage de l'ensemble des troupeaux c'est votre travail c'est votre outil de travail qui disparaît je crois aussi qu'on maltraite notre agriculture depuis de nombreuses années à un moment donné il faudra avoir un vrai débat est-ce qu'on aime ou on n'aime pas notre agriculture et comment on les accompagne parce qu'on sont des femmes et des hommes qui donnent pour l'ensemble et aujourd'hui la colère qui est en train de monter vous parliez effectivement de l'abattage mais aussi Mercosur on l'a vu avec d'autres problématiques il y a une vraie crainte que ce monde agricole disparaisse moi je suis originaire d'un territoire qui est agricole on sait aussi que derrière ça il y a toute une industrie il y a un certain nombre de choses il faut qu'on fasse extrêmement attention mais je crois qu'il va falloir vraiment poser la question de savoir quelle agriculture on veut et comment on veut l'accompagner la souveraineté alimentaire ce n'est pas un vain mot aujourd'hui et dans les enjeux internationaux je pense qu'il faut avoir un oeil bien précis sur ce milieu agricole qui est un élément essentiel de notre souveraineté l'écologie l'écologie l'écologie l'écologie l'écologie sera l'un des enjeux des municipales c'est la une de Sud-Ouest oui les questions environnementales sont une attente importante de la population et vont former un enjeu du débat des prochaines élections municipales estime le journal Sud-Ouest exemple dans plusieurs communes comme à Sarlal à Canada en Dordogne le maire Jean-Jacques Peretti l'explique je le cite avant le Covid l'écologie était un dossier normal mais depuis quelques années c'est devenu une urgence d'abord en termes de coûts énergétiques et puis les habitants ont maintenant un véritable besoin de nature explique le maire qui a construit durant son premier mandat des parkings avant de les détruire il y a quelques années pour renaturer sa commune et rendre les sols plus perméables allez c'est lundi on termine par du foot Alexandre pour vous faire plaisir Auriane après la victoire de l'Olympique de Marseille c'est un cadeau titre le journal La Provence avec quand même un but refusé un peu litigeux mais on ne dira rien les Marseillais qui remontent sur le podium pour les fêtes de fin d'année en revanche un nul décevant pour Strasbourg face à l'Orient à la une des dernières nouvelles d'Alsace et puis c'est la fête pour les équipes du Nord c'est-à-dire dans le journal La Voix du Nord Lens va finir cette année à la tête de la Ligue 1 après sa victoire 2-0 contre Nice et puis Lille l'a aussi emporté à Auxerre 4 à 3 dans un match complètement fou et puis il y a autre chose à la une de La Voix du Nord c'est champagne et oui La Voix du Nord rappelle qu'on fait aussi du champagne dans les Hauts-de-France notamment dans le département de l'Aisne où 7 millions de bouteilles ont été vendues en 2025 Et ça fait la transition donc c'est bien fait cette émission Transition on va parler champagne avec vous du coup Cédric Chevalier 2025 marque la décennie d'inscription au patrimoine de l'UNESCO des coteaux maison et cave de champagne et alors il y a un projet de numérisation qui est en cours expliquez-nous Alors tout à fait c'est porté par la mission qui existe depuis plus de 10 ans qui a porté cette inscription à l'UNESCO alors lorsqu'on parle de champagne on pense aux vignes on pense aux bouteilles mais il y a un patrimoine qui ne se voit pas qui se visite mais qui ne se voit pas forcément c'est les caves et donc le projet CELAR qui recoupe un certain nombre d'acteurs avec scientifiques avec l'université Rennes-Champagne-Ardenne et la mission vise à cartographier en 3D l'ensemble des caves qui se trouvent sous nos pieds Et on voit les images parce que mieux connaître ces souterrains c'est aussi mieux les protéger c'est aussi ça l'objectif ?

C'est ça c'est déjà les valoriser parce que c'est quelque chose qu'on visite mais c'est aussi anticiper son vieillissement les protéger parce que c'est vraiment un patrimoine qui existe depuis maintenant plusieurs décennies plusieurs même je dirais siècles mais qui voilà et si on ne fait pas attention ce patrimoine demain pourrait être amené à se fragiliser peut-être pas à disparaître mais quand même Et il y a aussi un autre enjeu c'est d'analyser l'impact du dérèglement climatique en plaçant des capteurs dans certaines caves ?

Tout à fait tout à fait la champagne comme d'autres on parlait de l'agriculture mais comme aujourd'hui on parlait d'écologie c'était un enjeu pour les municipales aujourd'hui la champagne fait face aussi au réchauffement climatique et se doit aujourd'hui aussi d'anticiper et les caves en souffrent comme les autres Et voilà merci beaucoup Cédric Chevalier Ça a l'air de vous faire pétiller Non voilà non mais parce que effectivement on me rappelle à juste titre on a vu plein de bouteilles de champagne et on va en boire à Noël avec modération Voilà je le précise Merci Cédric Chevalier d'être venu nous parler de ce beau projet Sénateur les indépendants de la Marne on va revenir à la mobilisation agricole qui se poursuit on l'a vu dans la revue de presse et dans le journal les agriculteurs qui disent non à l'abattage des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire la ministre de l'agriculture Annie Jeannevar attendue aujourd'hui en Occitanie On voit ça avec Fabien Reca

1:04:02
Invité

Au sud de Bordeaux cette nuit l'autoroute A63 bloquée par les agriculteurs comme en Aveyron ou en Haute-Garonne les blocages et actions se sont multipliées hier dans tout le sud-ouest contre l'abattage systématique des troupeaux imposés par les autorités pour tenter d'endiguer l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse qui touche les bovins Il faut isoler les troupeaux il faut mettre en quarantaine il faut faire des analyses de sang mais on n'a pas un troupeau parce qu'une vache réagit c'est pas logique Mais ça c'est la politique du gouvernement aujourd'hui qui sont vraiment ils sont à l'assemblée ils sont en train de calculer pour ne pas perdre leur poste et l'agriculture est en train de mourir Apparu en juin dernier en Savoie la maladie s'est propagée à plus d'une centaine de foyers partout en France en attendant la campagne de vaccination d'un million de bêtes promise par le gouvernement la crise sanitaire menace de virer à la crise politique Je sais que c'est une épreuve extrêmement douloureuse mais c'est aujourd'hui nécessaire si on veut protéger les éleveurs qui ne sont pas encore touchés On ne peut pas de manière systématique et sans discernement sans prendre en compte les spécificités abattre systématiquement tous les troupes Imaginez que pour un éleveur la détresse que c'est et en tant qu'écologie je le partage d'envoyer à la mort des animaux qui sont sains Afin de lancer la campagne de vaccination la ministre de l'agriculture Annie Gennevard se rend aujourd'hui à Toulouse où les agriculteurs l'attendent sur un autre sujet brûlant l'accord de libre-échange avec le Mercosur que la Commission européenne souhaiterait voir ratifiée samedi prochain au Brésil

1:05:41
Présentateur

Et on va en parler avec vous Bonjour Richard Réard Merci d'être là comme tous les lundis directeur adjoint de la rédaction du Figaro Et bonjour Emile Merci également d'être avec nous communicante fondatrice de l'agence Émilie Conseil On le voit la mobilisation agricole qui s'est poursuivie tout le week-end Yves Est-ce qu'on va vers une amplification de cette mobilisation Est-ce que pour le gouvernement c'est attention danger ?

1:06:03
Invité

Oui Quand il y a une crise agricole c'est toujours attention danger tel que soit le gouvernement parce que la colère vient souvent justement du fin fond des campagnes elle monte vers les villes Et les révoltes paysannes il faut toujours s'en méfier C'est d'ailleurs l'histoire de France est marquée de révoltes paysannes qui ont marqué je dirais des tournants dans l'histoire dans notre histoire Bon là si vous voulez le sujet il est tout à fait délicat et c'est pas moi qui vais y répondre est-ce qu'il faut abattre quand il y a une bête qui est touchée par cette maladie les experts et tous les spécialistes disent qu'il faut abattre et je comprends la détresse de ces paysans qui voient leur cheptel partir comme ça si vous me permettez en fumée c'est terrible c'est terrible alors à cela s'ajoute le Mercosur ça le Mercosur je vous dirais une chose moi c'est que je pense que c'est pas un si mauvais accord que ça je ne pense pas pourquoi parce qu'il y a des contreparties qui ne sont pas des contreparties agricoles certes mais qui évidemment peuvent être intéressantes pour l'Europe donc est-ce que le Mercosur va détruire l'agriculture française j'en suis pas persuadé du tout en revanche ce qu'il faut faire c'est défendre l'agriculture française faire en sorte qu'il soit soutenu et le problème c'est que depuis 20 ans la population agricole a été divisé par deux il y a beaucoup de suicides il y a beaucoup de détresse dans les campagnes donc c'est ça

1:07:36
Présentateur

un difficile renouvellement des générations aussi à Émilie

1:07:39
Invité

on peut s'attaquer à ça

1:07:39
Présentateur

du coup Annie Gennevar est en Occitanie aujourd'hui notamment sur la campagne de vaccination c'est une période c'est un sujet compliqué pour le gouvernement c'est un sujet très très compliqué il y avait déjà eu ce soubresaut de cette maladie en juin en Savoie et ça avait été réglé à partir de la vaccination mais on sent bien qu'il y a quand même un côté il y a l'export ou alors la vaccination il y a aussi ce rapport-là parce que si on vaccine tout ça veut dire qu'on est vraiment contaminé par cette maladie et ça veut dire qu'on ne peut plus exporter et c'est un milliard d'euros je crois qui est en jeu donc il y a ces injonctions un peu contradictoires pour les agriculteurs et je crois que là on arrive au sommet au maximum de ce qu'on peut c'est-à-dire qu'on leur demande de produire on leur demande de nous nourrir on leur demande de faire la transition écologique sans les aider tellement on leur demande de se passer de tous les phytos tous les produits qui peuvent être nocifs pour nous et on ne les aide pas à trouver d'autres solutions globalement donc là ça commence à faire beaucoup vous avez parlé du Mercosur c'est pareil le Mercosur c'est une histoire d'argent vous l'avez dit il y a des contreparties qui nous permettent d'exporter des choses qui peuvent être très juteuses pour nous mais de l'autre côté on va être obligé d'accepter des viandes enfin des animaux qui ne respectent pas les normes qu'on s'impose nous-mêmes ça fait beaucoup je trouve pour la besace des agriculteurs qui ne gagnent quand même pas beaucoup de leur activité donc je pense que c'est un sujet qu'il faut prendre vraiment très au sérieux Annie Gennevard au début avait dit j'irai pas sur place sur le terrain elle y va on sent que les agriculteurs commencent à être évidemment défendus par les citoyens on sent que là il y a un soutien sur le terrain des citoyens c'est ça qui peut être dangereux c'est que d'un coup ça commence à faire boule de neige on sent qu'il y a un peu des tentations d'ex-gilets jaunes enfin un peu parce que là on voit qu'il y a la confédération rurale et la confédération paysanne donc les deux bords gauche, droite voire extrême droite gauche qui se rejoignent sur l'idée de défendre ces agriculteurs ça peut être assez explosif là et pas encore la FNSEA pour le moment parce que la FNSEA défend justement cette partie plus export donc dit attention pas de vaccination collective parce que ça voudrait dire que vraiment nos cheptels sont complètement investis contaminés par cette maladie et donc on ne pourrait plus exporter et autre sujet agricole inflammable vous en avez parlé c'est la question du Mercosur puisqu'une décision européenne est attendue cette semaine la France demande le report de cette décision on va voir ce qu'en dit Laurent Jacobelli le porte-parole du Rassemblement National et la ministre de l'Agriculture Annie Genva

1:10:09
Invité

les agriculteurs ne sont pas dupes on leur dit on va attendre six mois que vous vous calmiez et puis là on fera passer le Mercosur tout le monde sait que le président de la République a un double discours quand il est au Brésil il dit les arcs hors du Mercosur sont très bien et quand il revient à Paris il dit qu'ils ne sont pas acceptables qui va contrôler les importations nous n'avons pas les moyens de le faire il faut rétablir la souveraineté agricole et la primauté de l'agriculture française notamment dans la commande publique

1:10:37
Présentateur

si l'accord restait en l'état le président de la République le Premier ministre le gouvernement l'ont dit c'est non ça n'est pas acceptable et la France a pris la tête du combat pour dire on ne peut pas l'accepter tel qu'il est alors tous les pays européens on est 27 ne partagent pas l'opinion de la France mais beaucoup de pays s'inquiètent de la même façon et veulent avoir des garanties donc rien aujourd'hui ne permet en l'état si les choses ne bougent pas s'il n'y a pas de meilleure protection dû signer cet accord voilà la France a pris la tête du combat d'Yanny Gennevar mais est-ce que si on en est à demander un report du vote c'est pas qu'on l'a perdu ce combat est-ce qu'elle pèse encore aujourd'hui la France dans l'Union Européenne sur ce sujet ?

1:11:18
Invité

c'est pas une question de pèse de peser ou pas peser c'est une question de règle du jeu la règle du jeu on est minoritaire on est minoritaire apparemment on s'était donné l'objectif de rallier à notre cause plusieurs pays européens et qui ne veulent pas pour des raisons qu'on a évoquées tout à l'heure c'est-à-dire qu'ils pensent que le rapport le rapport je dirais intérêt avantage inconvénient et l'or est profitable bon ben voilà il faut arrêter aussi de sans arrêt se dire on a plus le poids qu'on avait dans le temps et tout mais non il y a des règles du jeu pardon c'est pas totalement faux non plus c'est pas complètement faux évidemment mais c'est sûr que la France c'est plus la France coloniale non plus des années de l'avant-guerre mais Jean-Louis Bourlange

1:12:03
Présentateur

il nous disait que depuis la dissolution la France avait perdu son autorité dans l'Union Européenne

1:12:07
Invité

bah évidemment on a une économie qui n'est pas extrêmement florissante on a effectivement un pouvoir qui est quand même vacillant donc c'est compliqué

1:12:16
Présentateur

oui moi je pense que la question c'est au-delà même de la France c'est l'Europe comment elle peut imposer un peu des règles du jeu qui soient un petit peu plus respectables pour elle on parle tout le temps de close miroir on n'arrive pas à les avoir c'est-à-dire qu'on impose aux autres la même chose qu'on s'impose pour nous en termes environnemental écologique ou quoi ça c'est pas normal il faut qu'on arrête d'être naïf je pense qu'en effet la France c'est pas le tout c'est l'Europe c'est la puissance que représente l'Europe et qui n'arrive pas à négocier de ce côté-là et dans plein d'autres domaines que l'agriculture après sur la parole d'Emmanuel Macron je peux comprendre que les agriculteurs n'y croient pas trop parce qu'il a défendu le fait de se battre contre le Mercosur après il a eu des petites phrases en disant que finalement le Mercosur c'était pas si mal pour les aspects dont on parlait donc c'est difficile de lui donner beaucoup de gages dans la parole d'autant plus que comme on le disait à l'instant cette instabilité politique montre qu'il n'a plus tellement le pouvoir même sur son pays des décisions suspension de la réforme des retraites par exemple alors que c'est sa grande réforme donc je comprends que ce milieu-là des agriculteurs soit un petit peu en retrait par rapport aux croyances qu'ils peuvent avoir Et c'est ce que pointait Laurent Jacobelli le porte-parole du Rassemblement National un double discours d'Emmanuel Macron

1:13:30
Invité

Oui mais ce qui est souvent le cas C'est le même temps

1:13:33
Présentateur

Ça va profiter au RN cette colère agréable Évidemment

1:13:36
Invité

tout profite au RN aujourd'hui même si le RN n'a pas grand chose de nouveau à dire ou de vraiment je dirais pertinent mais c'est sûr que le RN qui n'a jamais et on vous le dit souvent d'ailleurs ça qui n'a jamais gouverné c'est un des avantages qu'ils ont puisqu'ils sont comptables de rien et on entend souvent parmi les français des gens qui disent mais on ne les a jamais essayés donc voilà donc ils sont difficilement critiquables aussi même si à mon avis ils défendent des positions qui sont très souvent illisibles notamment en économie où on ne sait vraiment pas trop ce qu'ils veulent ils ne le savent pas eux-mêmes d'ailleurs mais effectivement le RN au moins en plus il est identifiable parce que vous n'avez pas de guerre des chefs pas pour le moment vous avez une direction vous avez un discours il n'y a pas de fausses notes je dirais

1:14:32
Présentateur

là où ils ne sont pas complètement idiot c'est sur la commande publique on entendait Jacobelli dire ça peut être un levier la commande publique favoriser des produits français et notamment des produits de l'agriculture donc on a quelques petits leviers quand même à activer mais moi je trouve que par rapport à la crise Covid où on s'est rendu compte que l'agriculture c'était essentiel ne serait-ce que pour nous nourrir et qu'on importait beaucoup de choses alors qu'on produit énormément de choses même qu'on importe j'ai l'impression qu'on n'a pas beaucoup avancé depuis cette crise Covid pour défendre justement cette filière agricole et agroalimentaire par rapport à la grande distribution on n'y arrive pas il y a plein de lois qui sont faites égalime 1 égalime 2 on aura égalime 3 ou 10 on n'y arrivera toujours pas donc je pense qu'il faut vraiment s'activer là-dessus et c'est vrai que le RN utilise ça comme levier moi je suis d'accord avec vous je pense que sur le plan économique et c'est pas mal qu'ils commencent à parler et à s'exprimer justement sur leurs idées parce qu'on voit que les mesures elles sont très rares elles sont très contradictoires les unes envers les autres et elles fabriquent pas beaucoup plus de bons que ce qui se passe actuellement donc autant qu'ils lèvent le voile sur ce qu'ils proposent vraiment une colère agricole qui renaît à 3 mois des municipales ça peut avoir un impact vous pensez Yves sur le scrutin ou pas ?

1:15:45
Invité

ah bah oui bien sûr évidemment bah oui puisque là en l'occurrence c'est aussi la France rurale qui s'exprime je dirais dans toutes ses composantes donc évidemment que c'est un conflit si jamais il dure si jamais il devient de plus en plus je dirais violent et bien effectivement ça peut avoir des implications terribles

1:16:08
Présentateur

Emilie justement on va parler des municipales et notamment des municipales à Paris avec ce sondage paru hier dans le Parisien qui donne la gauche en tête en cas d'union c'est un sondage premier tour qui donne la gauche en tête en cas de fusion des listes entre le PS le PC et les écologistes devant Rachida Dati et en troisième position Pierre-Yves Bonazel le candidat d'horizon renaissance quels premiers enseignements on peut tirer de ce sondage Emilie ?

Ben que c'est que la gauche il y a quelque chose qui se passe on l'a vu au niveau du budget il y a un moment un petit peu plus de gauche j'ai l'impression que ce qu'on a eu auparavant avec avec cette espèce d'offensive du PS de négocier avec le gouvernement je pense que ça a donné un petit peu une espèce de fenêtre de tir on l'avait vu déjà aux élections européennes avec les 14% qu'avaient réussi à avoir Raphaël Glucksmann il y a quelque chose des soubresauts de la gauche qui commence à arriver et on voit que là elle passe devant Rachida Dati au premier tour ce qui est intéressant aussi c'est de voir que c'est sans LFI sans la France insoumise donc ce décrochage de cette gauche plus traditionnelle partie de gouvernement a vraiment fait ce divorce annoncé et globalement ça a l'air quand même de fonctionner ça ne lui crée pas beaucoup de difficultés de se séparer de LFI après on verra au cas par cas au niveau des municipales sur le terrain mais on voit qu'il y a quelque chose qui se passe en tout cas de ce côté-là

1:17:45
Invité

Oui alors ce qui est intéressant c'est que la gauche est divisée puisqu'il y a LFI qui fait sa campagne de son côté et la droite est divisée aussi parce que Rachida Dati elle souffre de la présence de Pierre-Yves Dubonazel qui était un candidat de centre droit enfin de macroniste maintenant ou plutôt philippiste parce que c'est Doir Philippe donc

1:18:08
Présentateur

ils ne vont pas

1:18:11
Invité

se faire de cadeaux j'ai l'impression et c'est ça le problème je pense que le jeu est tout à fait ouvert là c'est un sondage de premier tour si vous faites des reports de voix il faut voir comment ça se présente tout est possible et d'ailleurs vous pouvez être maire de Paris en étant minoritaire en voie c'est exactement c'est un peu une élection comme aux Etats-Unis

1:18:30
Présentateur

et un mot aussi parce que il y a les divisions de la gauche il y a les divisions de la droite et puis il y a aussi deux candidats qui sont testés un candidat RN Thierry Mariani une candidate reconquête Sestara Knafo qui à eux deux font 14% qui pour l'électorat parisien est quand même quelque chose c'est extraordinaire parce que ce n'était pas du tout l'extrême droite pour les parisiens habituellement on n'en voit pas la tête d'un donc oui il y a cette poussée y compris au niveau de la capitale bon après il faut voir réellement ce que ça fait moi je suis assez sceptique sur ces sondages parce que au fil des années on a toujours annoncé le raz-de-marée rassemblement national alors c'est vrai qu'on a un certain nombre de députés qui sont arrivés ça c'était une première d'abord 88 puis maintenant on en est à 146 je crois si on additionne ceux de Ciotti donc oui il y a une véritable progression et ça se traduit aussi au niveau du municipal et je pense qu'on va en avoir on a de plus en plus d'élus RN en France donc ça paraît assez logique c'est cohérent par rapport à ce que les gens votent avec la petite musique de Sarah Knafo sur une éventuelle alliance union avec Rachida Dati notamment dans l'entre-deux-tours oui alors ça dépend parce que

1:19:46
Invité

si Sarah Knafo arrive à faire plus de 10% au premier tour elle peut se maintenir et je pense qu'elle enfin je ne sais pas ce qu'elle fera mais effectivement oui c'est aussi un réservoir de droit pour Rachida Dati mais c'est un réservoir de droit si elle fait moins de 10% si elle fait plus de 10% est-ce qu'elle ne va pas avoir l'ambition d'aller plus loin je ne sais pas et c'est sûr qu'il y a l'équation de Sarah Knafo dans l'histoire je pense que c'est la personnalité de cette femme qui joue beaucoup dans les bons sondages qu'elle a quand même néanmoins

1:20:19
Présentateur

un mot sur une autre ville c'est Menton ville où se présente Louis Sarkozy fils de Nicolas Sarkozy ils étaient d'ailleurs tous deux dans le coin ces derniers jours qu'est-ce qu'on peut dire de cette campagne de ce début de campagne de Louis Sarkozy c'est assez particulier parce que complètement parachuté un Menton avec un maire sortant oui un RN qui est très fort qui ne risque pas de lâcher l'affaire on sait que dans le sud de toute façon dans ces coins-là il y a beaucoup de rassemblements nationaux et ça fonctionne très bien il y a des ALR aussi je pense qu'il y a des ALR qui vont se présenter aussi et qui croient qui étaient dans l'équipe sortante qui sont beaucoup plus présents et beaucoup plus habitués à ce territoire parce que Louis Sarkozy même s'il emmène son papa là il va faire des dédicaces et qu'il va rameuter évidemment du monde voilà c'est quelqu'un qui débarque plateau télé oui il vient des Etats-Unis principalement il ne connaît pas du tout non mais franchement je pense que pour les gens du coin qui sont habitués à voir des RN et des ALR qui sont là tous les matins qui sont là au marché du citron ou à la fête du citron de Menton c'est un peu particulier de voir ce Parisien ça peut avoir ce Parisien américain franco-américain ça peut avoir du succès momentané mais je ne suis pas sûre que ça puisse construire une véritable campagne dans le dur ça peut marcher

1:21:44
Invité

je ne connais pas assez bien la ville de Menton parce qu'il y a une histoire il y a Menton c'est Menton je ne connais pas tellement je vois à peu près la sociologie mais il faut voir il faut voir s'il peut y arriver mais qui s'affiche

1:21:55
Présentateur

en campagne avec son père c'est un peu fond

1:21:58
Invité

pardon

1:21:59
Présentateur

c'est un plus ou un moins

1:22:00
Invité

c'est plutôt un plus à mon avis parce que Nicolas Sarkozy va être plutôt assez populaire dans cette région mais la popularité ne fait pas l'élection en plus il faut voir c'est vrai que c'est assez étonnant de le voir parachuter dans cette ville mais s'il a choisi cette ville c'est qu'il y a sans doute des raisons je ne sais pas on va voir on va voir

1:22:19
Présentateur

et on suivra évidemment ça allez on va parler du dernier thème de ce club on va revenir sur ce qui s'est passé hier en Australie et cette attaque terroriste antisémite qui a fait 15 victimes on va écouter à ce sujet la ministre Amélie de Montchalin c'était ce matin On peut tout à la fois considérer qu'une solution à deux états est essentielle pour garantir durablement la paix et c'est le choix du président de la République et tout à la fois s'engager résolument et n'avoir aucune limite dans la protection de nos concitoyens qu'ils soient juifs qu'ils soient musulmans qu'ils soient chrétiens bref qu'ils soient français et je pense qu'il ne faut pas là aussi attiser ce qui ne doit pas l'être il y a une partie qui est diplomatique il y a une partie qui est sécuritaire et l'un et l'autre peuvent tout à fait être ensemble tenus et c'est bien la position française En réponse aux propos notamment de Benyamin Netanyahou nouvel acte antisémite qui illustre Émilie la montée justement de l'antisémitisme Ah oui c'est dramatique c'était terrible de voir ces images de cette plage qui est habituée à être vraiment très gaie très sympa et là c'était terrible et de voir aussi les deux les deux coupables le père et le fils Maintenant j'entends Amélie de Montchalin dire ça peut pas nous empêcher de soutenir cette solution ça a été un peu tardif au niveau de l'État je trouve après le 7 octobre d'être sur cette position alors évidemment il y avait cette attaque atroce et cet acte de terrorisme contre l'État d'Israël mais c'est vrai qu'on a eu l'impression qu'on a mis du temps à soutenir aussi les Gazaouis et maintenant on est beaucoup plus clair sur cette idée de défendre y compris un État palestinien enfin une double tête en tout cas et je pense que même s'il y a ce genre d'acte et même s'il y a évidemment une menace très forte en ce moment sur les Juifs que ça soit en France ou dans le monde entier on sent qu'il y a de plus en plus d'actes antisémites il ne faut pas que ça nous empêche d'être sur cette position qui est très particulière à la France et qui l'a toujours été d'être sur ces deux États et de défendre à la fois Israël et les Juifs et la Palestine parce que moi ça me paraît très très important

1:24:23
Invité

oui la France a toujours défendu une solution à deux États bon ça va être on parle un peu dans le vide puisque de toute manière aujourd'hui Benjamin Netanyahou est malheureusement pas sur cette ligne là de moins en moins mais ce qu'il faut voir aussi c'est l'antisémitisme qui règne en Australie je suis tout à fait honnête moi j'ai découvert avec cet horrible massacre qu'il y avait un antisémitisme assez virulent en Australie même en Australie il y a quand même une terre très particulière qui est une terre de pionniers qui est une terre d'immigration précisément et je ne savais pas qu'il y avait cet antisémitisme qui est quand même aussi très présent évidemment dans notre vieille Europe

1:25:14
Présentateur

et justement avec l'inquiétude jusqu'en France Laurent Nunette qui disait à l'intérieur qui a appelé à renforcer la sécurité autour des lieux de culte juive de toute façon on le sent depuis l'attentat et depuis tout ce qui se passe après il y a des partis politiques qui jouent un peu avec le feu aussi sur beaucoup d'agressivité et qui font monter l'antisémitisme moi je pense vraiment donc évidemment il y a des risques on sait aussi que dans des crises où il y a beaucoup d'instabilité politique là je parle de France de la France on cherche toujours des coupables et voilà c'est des coupables habituels c'est toujours ça qui fonctionne bien et oui je pense qu'il faut faire très attention au niveau sécurité mais bon les attentats qui aurait pu imaginer sur cette plage en Australie c'est le propre des attentats d'arriver n'importe où et d'être imprévisible un dernier bruit

1:26:02
Invité

oui oui il faut faire très attention et la France effectivement elle a malheureusement vit dans un climat qui est un climat souvent détestable de ce point de vue entretenu par des forces politiques qui en font un commerce électoral absolument odieux et c'est vraiment détestable il faut vraiment dénoncer ça dès que c'est possible

1:26:22
Présentateur

et en ce lendemain d'attaquants antisémites en Australie l'histoire du jour c'est ce monument en hommage à Bernard Lazare qui a été inauguré hier à Nîmes Bernard Lazare était journaliste écrivain il fut le premier à s'engager dans la défense du capitaine Dreyfus convaincu de l'innocence du capitaine il a été suivi par des intellectuels comme Gide, Proust ou encore Zola ce monument de 6 mètres de haut vous le voyez c'est à lire dans le midi libre aujourd'hui ce monument de 6 mètres de haut est une histoire ancienne il a été inauguré en 1908 c'était l'une des premières oeuvres publiques honorant une figure Dreyfusard il a fait l'objet d'attaques à l'époque royalistes et antisémites il a été vandalisé puis démoli en 1942 sous le régime collaborationniste de Vichy et il a donc été reconstruit à l'identique réinstallé à Nîmes qui est la ville natale du journaliste à l'occasion des 160 ans de sa naissance il a donc été dévoilé hier en présence de l'arrière petit-fils d'Alfred Dreyfus comme un devoir de mémoire voilà

1:27:20
Invité

l'histoire

1:27:21
Présentateur

l'histoire à lire ce matin dans le midi libre merci beaucoup merci merci beaucoup Emilie d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis cet après-midi vous pourrez suivre en direct sur notre antenne le vote du budget ici au Sénat et on en parlera demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada

L'intégrale du lundi 15 décembre 2025 · Pourquijevote